Etes-vous sex friend addict ?

Cette semaine est sorti un nouveau magazine féminin, Grazia, que je ne pouvais qu’acheter pour me faire un avis, je vous le donnerai demain ou après-demain ou plus tard, j’ai pas décidé. Mais oui, vous l’aurez.

Vers la fin du numéro, je découvre un article témoignage, comme il y en a dans la plupart des magazines féminins, le fameux « j’aurais pas cru que ça m’arrive un jour et pourtant », à forte teneur en histoires sexuelles et croustillantes. En temps normal, je zappe un peu ces articles, ne sachant ce qui tient de la réalité ou du fantasme du journaliste chargé de cette rubrique. Mais là, le sujet m’interpelle et de toute façon, étant dans le train à destination de ma ville natale, je n’ai pas grand chose à faire de plus.


Voici donc l’histoire de Charles, un sémillant jeune homme qui s’inscrit sur meetic et tombe dans le piège classique : je peux potentiellement exploser mon tableau de chasse sans lever le petit doigt ou presque. S’ensuivent 18 mois de sexe avec tout un tas de femmes avant de se rendre compte qu’il est totalement drogué à cette fast séduction et que, globalement, aucune fille ou presque n’a de chance de se voir offrir un deuxième rencard.


Fréquentant par intermittence ce genre de site, je prends soudain pleine conscience que si je reste à un petit niveau (non parce que le monsieur peut avoir jusqu’à 4 rendez-vous par jour, moi pas, je bosse), dès que je retombe là-dedans, ça vire au n’importe quoi. En gros ; t’es mignon, on parle sur MSN mais si t’es trop lourd, t’es déjà éliminé. Si tu es supportable, on va s’arranger une soirée partie de jambe en l’air et tu dégages. Ah toi, tu es mignon et intéressant donc on va essayer de se revoir quand même, surtout si tu es bon amant (c’est pas si fréquent)…


On tombe dans un espèce de cercle de malbaise : tu as faim, tu commandes un mec, hop, livrée à domicile, t’es rassasiée sur le coup mais ça ne dure pas, tu as vite la dalle à nouveau et tu recommences… Lui, lui, lui, non, pas lui… Seulement, voilà, au bout d’un moment, le malsexe ne te donne pas une bonne image de toi, au contraire. Les adeptes du malbaise se rencontrent souvent entre eux donc ces mecs ne couchent pas avec toi par attirance pure mais par envie de se vider (même si certains regards restent flatteurs).


Puis arrive le moment où ça devient limite blessant. Car dans le lot, il y a forcément des mecs intéressants et les voir disparaître dès qu’ils ont renfilé leur boxer pour ne plus jamais avoir de nouvelles, aïe. D’un autre côté, je me plains mais il m’arrive aussi d’en faire autant alors… Heureusement pour moi, le ras le bol arrive vite et je finis par tout couper et m’imposer une période d’abstinence choisie, un vrai régime qui me permet de retrouver le plaisir de soirées calmes à trafiquer ou me reposer sans avoir à gérer mon harem sur MSN.

En plus, le harem a tendance à se coucher tard et en période de pic de malbaise, je ne me couche jamais avant 2 ou 3h du matin. Epuisant.

Quand ça veut pas…

Dimanche, dans le train, j’ai écrit 5 articles pour la semaine. Arrivée dimanche soir à la maison, le temps que je papote un peu avec Vicky, je ne les ai pas récupérés. Pas grave, Ella m’ayant envoyé deux articles, j’avais de la marge.

Hier soir, j’ai bien pensé à mettre les articles sur ma clé USB.

Ce matin, j’ai pris la clé USB dans les mains, je l’ai posée sur mon bureau le temps de récupérer un numéro de téléphone sur mon ordinateur. J’ai oublié la clé. Pas grave, il me reste un article d’Ella.

Sauf qu’entre hier et aujourd’hui, mon ordinateur a décidé que le PDF, il allait se contenter de l’afficher et que pour copier/coller le texte, je peux aller me brosser.

J’avais donc plusieurs solutions :

– ne pas écrire. Mouais non, j’ai envie de chouiner un peu.

– écrire un article tout neuf. Pas le temps

– retaper l’article d’Ella. Pas le temps.

– m’asseoir par terre et pleurer. Mais j’aime pas pleurer en public, surtout que ça va ruiner mon maquillage.

Donc à la place, vous avez le droit à cet article bâtard dans lequel il n’y a rien si ce n’est le fait que j’ai pas le temps, trop. Et puis, tiens, je vais vous parler de ma déprime de rentrée alors que normalement, la rentrée, c’est un moment où j’ai bouffé du lion et que j’ai envie de tout casser, dans le sens positif du terme. Mais là, il fait moche et mon chat déprime alors je
reviendrai la semaine prochaine tout casser, promis.

Au fait, si toi, derrière ton écran, tu as envie de m’apprendre le russe, je veux bien parce que les écoles, je vais pas m’en sortir. J’hésite à m’acheter une méthode assimil qui me permettrait certes d’en faire quand je veux mais je me connais, je vais pas le faire. Ou alors y a une prof qui a l’air sympa à Plume sur Berges, ça me coûterait 32 € dont la moitié déductible des impôts… Mais si je me mets à fond dans le sport plus le russe, force est de constater que je n’aurai plus une soirée de libre, déjà que… Ton avis lecteur ?

Tu vois, des fois, j’aime bien te parler comme ça, en freestyle, je raconte un peu tout et rien, je m’ouvre à toi, en tout bien tout honneur, bien sûr. Je pourrais presque imaginer que nous sommes seuls autour d’une table de resto, toi et moi, ambiance tamisée, nos chardonnay prennent une teinte dorée dans la lueur des bougies, je joue négligemment avec les miettes de la table. As-tu remarqué comme un éclairage réussi rend toujours les gens beaux ?  Des fois, j’ai envie de revenir à des articles plus toi et moi, chabadabada, t’en penses quoi ? Oh, je ne te raconterai pas
mes histoires de fesses ou mes projets les plus secrets mais en gros, ouvrir la page blanche et écrire, écrire, sans savoir où je vais et si je ne vais nulle part, ce n’est pas grave, comme une vraie conversation, quoi.

Allez, dès que mon chat arrêtera sa dépression (je culpabilise à mort), j’irai moi même mieux et je vais te la casser, la baraque. La saison 2009-2010 s’annonce sportive, équilibrée (au niveau alimentation), dynamique et sans doute coquine même si ma libido est assez fonction de la météo. Et en hiver, elle roupille un peu.

Bon, j’ai du boulot par dessus la tête, je cesse ici mes élucubrations.

J’te claque la bise !

Chroniques d’une râleuse

Par Ella Sykes

I) Entourage

Bien voilà, ça y est ! J’y suis ! J’ai le mal du pays. Oui ça devait bien arriver un jour où l’autre,n’est-ce pas ? À priori, je m’étais toujours dit que c’était encore un de ces maux totalement imaginaires que s’inventent les gens misérables incapables de gérer leurs émotions, à la recherched’un bouc-émissaire. Me voilà contrainte d’admettre le contraire.

En fait, il se passe tant de choses dans ma vie depuis que je suis arrivée, que je me fais l’impression d’être un second rôle dans une tragédie grecque. Je résume : au cours de ce programme universitaire dans lequel je suis inscrite, j’ai fait la connaissance de 5 filles. Je peux déclarer sans ambages que nous sommes devenues amies à force de travailler dur ensemble (suer collectivement nous a probablement rapproché ?) et plus proches encore suite aux nombreuses mines que nous nous sommes payées tous les samedis soirs dans différents bars de la ville au son des
groupes pop/rock plutôt nuls qui s’y produisaient (mais le vomi et les délires alcooliques aussi solidifient les relations entre humains ?).

Il y a donc une petite blonde aux cheveux longs cuivrés, plutôt rondelette mais terriblement sexy. On aurait envie de croquer dans sa peau tant elle est charmante. Elle s’habille toujours avec ce soupçon de classe et d’élégance empreinte d’humilité qui donne envie à celui qui la regarde, de l’embrasser fougueusement. Pourtant, elle est gênée par ses kilos supplémentaires, rêverait de maigrir pour choper tous les Jude Law de la planète, tout en n’ayant pas le courage ni la volonté nécessaires pour aller courir et acquérir le statut de sex symbol. C’est la fillette qui est
toujours de bonne humeur, toujours optimiste, toujours souriante et prompte à s’amuser. On s’imagine qu’elle est fondamentalement droite et honnête.

Puis, il y a une française amoureuse d’un québécois. Toute en finesse, elle a un sourire, une peau et une silhouette d’enfant qui ferait craquer n’importe lequel d’entre vous messieurs. Elle a acquis un accent qui se situe à mi-chemin entre l’accent québécois et français. Du coup, on aurait presque l’impression qu’elle parle comme une Belge. Dommage. Cependant, elle est brillante, douée et parfaite. Elle s’avance dans la vie avec un sérieux et une légèreté tranquilles, un respect des autres et une humilité qui frisent l’insoutenable. Elle est irréprochable.

Vient ensuite cette grande brune aux cheveux sombres magnifiques, un sourire tendre, des yeux rieurs et une silhouette sportive et énergique. Elle vit avec son petit ami et a tout de la jeune fille québécoise type, c’est-à-dire rangée à 23 ans, sûre d’elle et de ses projets futurs : un mariage, des enfants par douzaine, un bon job, et une maison dans un coin sympa histoire de pouvoir se réveiller avec le bruit des oiseaux en arrière fond et le soleil à portée de main. Elle est sans doute la personne la plus généreuse, honnête et gracieuse que j’ai eu l’occasion de rencontrer.

Il y a aussi une autre brune. Elle et moi c’est l’histoire des meilleures ennemies, un jour c’est l’amitié folle et les soirées délirantes à picoler, sortir, et rire. Et le lendemain, sans trop que l’on sache comment ni pourquoi, c’est la guerre froide. Elle me fait penser parfois à ma soeur : ombrageuse comme un cheval effrayé, peu sûr d’elle même mais en temps, qui rêve de tout exploser, de tout explorer et de tout conquérir. Elle aime les relations humaines et approche les autres avec une naïveté, une soif et un désir enviables. Elle tombe toujours sous le charme du
mauvais gars, en souffre, puis m’en veut lorsque je lui fais remarquer que les hommes sont des misérables petites choses non fiables.

Et enfin, il y a la rebelle du groupe. Elle me ressemble trop, nous réagissons de la même manière et ce, sur tous les sujets. Lorsqu’elle est triste ou en colère je sais toujours comment lui parler, car au fond, je m’adresse à elle comme si je me parlais à moi. Elle donne l’image d’une fille forte, inébranlable dans ses convictions, intouchable, insensible parfois, orgueilleuse, intransigeante alors qu’elle n’est qu’une petite fille qui a besoin d’être constamment rassurée. Elle est cependant irrésistible dans une certaine mesure. Et elle, là où elle a du bol, c’est qu’elle a trouvé le seul me sur terre capable de lui parler et de l’accepter comme il se doit. Je sais bien la plaie que ce genre de fille pourrait représenter pour un mec puisque je suis comme elle, Sauf que moi, je n’ai pas eu sa chance, et que je n’ai pour l’heure pas encore rencontré ce type extraordinaire qui aurait des couilles suffisamment monumentales pour me supporter et venir à
bout de ma mauvaise foi et de mon caractère imbuvable.

Je pourrais aussi mentionner l’existence d’un homme que j’ai l’occasion de rencontrer de temps à autre dans le cadre de mon stage. Il est professeur à l’université et je dois dire qu’il est parfaitement charmant. Mais ce qui tyrannise ma curiosité et excite mon intérêt est qu’il possède pas moins de 2 doctorats alors qu’il n’a que 31 ans. Oui, parce que ce qui me fait bander moi, ce sont les hommes brillants. Il est brun et s’habille comme les métrosexuels parisiens, chose plutôt rare dans une ville où tout le monde se contente de porter des baskets et des jeans et où sexy
pour une meuf équivaut à se ballader à moitié à poil dans un tee shirt à bretelles riquiqui et un short jean bariolé.

Tout ce joyeux petit monde anime ma petite vie depuis presqu’une année entière.

Évidemment, je passe sous silence le pote canon de mon colocataire et son sourire ravageur avec qui il pourrait bien se passer quelque chose s’il n’y avait pas cette échéance au bout du chemin. En octobre, il part 6 mois en Europe pour se retrouver seul avec lui-même comme il l’a si bien dit. Je passe encore sous silence l’affreux collègue de travail que je me tape. Oui, un gros tas de geek passionné de jeux de rôles médiévaux qui se prend pour le roi du pétrole et qui a décidé que le travail allait se partager comme lui il avait décidé. Et bien sûr, il a décidé d’en faire le moins
possible, oui parce que vous comprenez, un gros porc, ne peut pas trop faire d’efforts sinon il est épuisé le pauvre chou. Du coup, qui se tape le plus gros du boulot ? Allez quoi, un effort, merde !

Bah oui c’est moi, c’est Bibi !

Courrier des cœurs, réponse à Lilith

Cette semaine, Lilith nous a posé la question suivante :

« Voici ma petite question sans originalité et qui a peut être été traitée par le passé. Mais je suis une grande folle et je me lance : Je suis avec un jeune homme adorable et admirable depuis le mois de juin. Tout se passe très bien, aucune ombre au tableau si ce n’est que je dois quitter la ville d’ici un mois afin de m’installer à Paris. Lui reste à Dijon. Comment gérer cela? Car même si je tiens énormément à lui, les tentations de la capitale risquent de faire succomber la jeune étudiante de 20 ans que je suis. A bientot et bonne continuation, Lilith, lectrice assidue des Vingtenaires »



La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous pensons de ce cas.

Enzo : Chère Lilith, tu répond toi-même à la question. Tu ne doutes pas de lui, tu doutes de toi. Enfin tu n’as pas l’air de douter, malgré les hyperboles, on sent que tu as l’air de voir très clairement ce qui va arriver. Dijon n’est pourtant pas si loin de la capitale il me semble, enfin peut-être est-ce mal désservi. Ou qu’il te faut une présence plus importante. Soyons glauques et hyperviolents, trois solutions s’offrent à toi :
1- « ne nous soumet pas à la tentation et délivre nous du mal » > tu « résistes » aux tentations et tu tiens jusqu’à chacune de vos retrouvailles, car après tout il est « adorable et admirable », il n’y a « aucune ombre au tableau » et tu « tiens énormément à lui ».
2- « aimez-vous les uns les autres » > vous devenez un « couple libéré » (comme c’est intitulé dans les articles de journalistes), pour satisfaire vos appétits réciproques, après tout il y a les « tentations de la capitale » qui crient fort dans tes oreilles.
3- « faites-ce que je dis, pas ce que je fais » (c’est aussi dans la bible je crois) > tu lui dis la première solution, tu fais la seconde solution de ton coté. C’est ignoble mais on sent dans tes mots que tu as cette option en tête parmi les autres.
P.S. : Lilith, démon féminin (entre autres), très portée sur la chair, un pseudonyme choisi à dessein ?

Lucas : Bon je crois qu’Enzo a très bien résumé. Tu vas arriver dans un espace merveilleux pour les vingtenaires. Je veux dire par là que tu n’auras plus aucun impératif familial, plus aucune pression plus ou moins implicite, tout un personnage à façonner sur la scène parisienne. Ceci associé au fait que tu vas découvrir plein de tentations, je parle des beaux mecs mais aussi de comportements nouveaux, plein de nouvelles choses qui vont et viennent vite, très vite, tout ça à appréhender dans ta vie sociale, avec un rythme intense. Je ne dis pas que Dijon est le trou du cul du monde mais le fait de s’émanciper du berceau familial ça fait un electrochoc. Je parie que tes parents ne vont pas te reconnaître quand tu vas revenir pour Noël… De fait, tu n’oublieras pas de chanter une chanson à ton mec en repartant à Paname début janvier :
http://www.youtube.com/watch?v=NIZMpbb9FRA

Summer : Lilith, je vais répondre une chose que je déteste dire mais malheureusement pour toi la réponse à ta question est laisse faire le temps et tu verras! Enzo t’as décrit les cas de figures, je pense que c’est plus un fait qu’un choix au final : soit il te manque à en crever et la distance bien que souffrance n’empêchera rien, soit tu passes au suivant ( j’ai bien failli mettre au pluriel…), soit tu restes dans le flou artistique du libertinage, la vie te le dira, tu verras bien ce que tu ressens à
ce moment là. Sinon pour répondre à Enzo oui, la référence est biblique mais déformé ( évangile de saint Matthieu)

Enzo : Louka > « tu vas découvrir plein de tentations, je parle des beaux mecs mais aussi de comportements nouveaux, plein de nouvelles choses qui vont et viennent vite, très vite, tout ça à appréhender dans ta vie sociale, avec un rythme intense » C’est vrai que Paris c’est différent de la province, on a du mal à se faire aux free hugs qui virent en partouze dans le métro mais sinon ça se ressemble quand même au niveau comportement social XD (Louka ça fait vraiment chanteur de pop-rock actuel, c’est voulu ? :p)

Summer > Je disais ça pour plaisanter en plus ^^ Il est fort ce Saint Matthieu ! Enfin j’imagine que c’est pas un commandement.
Sinon il y a aussi la solution « séquestration dans la cave » mais comme elle se dit jeune étudiante, elle ne doit pas avoir assez de place pour !

Keira : Aaah, la fameuse question des relations longue-distance…

Personnellement je n’y crois pas. Enfin, à moins d’avoir une volonté en acier trempé et une libido inexistante.

Et puis Lilith, rien que ton énoncé… Enfin bref, t’as pas l’air de vraiment vouloir faire l’effort surhumain d’attendre pendant un mois ou plus avant de retrouver l’extase donc… je te le dis franchement, si t’as pas la volonté…

Tu as 20 ans, tu es jeune, tu vas découvrir l’ivresse des soirées parisiennes… 

Laisse-le tomber et vis ta vie.

En plus comme tu le dis toi même, la tentation sera forcément présente à un moment ou un autre, donc au lieu de devenir une belle salope qui trompe ton petit ami, autant jouer la carte « faut être honnête je vais craquer ». Il le prendra forcément mal mais faut pas se leurrer, il doit avoir les même doutes que toi.

Bobby : Bon, moi je viens de Dijon, et faut pas exagérer non plus : depuis la capitale burgonde, tu arrives à Paris en 1h40 pour pas trop trop cher avec la carte 12-25, et le samedi, tu as une super offre à 15 euro l’aller-retour (bon, au passage tu te tapes 6h de train en une journée mais c’est faisable, surtout avec des potes). Donc la « distance » Paris-Dijon, c’est pas un bon argument du tout, Dijon-Bordeaux à la limite je comprendrais, mais là non. En revanche, le fait que tu sois attirée par l’ivresse parisienne, ça, ça me parait un peu plus problématique (pour ta relation, je veux dire). Et à vrai dire, puisque tu poses la question et que tu sembles, au fond, avoir déjà trouvé ta réponse, allons-y gaiement et sans scrupules : plonge toi dans la folie de la capitale, enivre toi ! A quoi bon venir à Paris si c’est pour ne jamais en savourer la folie nocturne ? (au fait, si besoin est, je me ferai un plaisir de guider une nouvelle venue originaire de ma Côte d’Or natale dans la capitale !)

Tatiana : Bon alors effectivement j’ai envie de te dire que ta distance la c’est que dale, du pipi de chat, insignifiant, bref petite joueuse. Moi c’était des milliers de km et des dizaines d’heure d’avion alors fait pas ta malheureuse hein. 😉 Bon je crois que tu as déjà la réponse à ta question car si déjà tu te poses la question c’est que toi tu n’es pas prête à avoir ton copain loin de toi. Tu veux l’avoir à dispo sous la main et pas à 1h40 de train.
Donc tu as les choix d’enzo maintenant à toi de voir.

Jane : A 20 ans, tu penses que l’amour est plus fooort que tout, et que la distance, ranafoutre, on tiendra. J’ai testé, 2 fois, la relation à distance.
La première fois, j’ai craqué, style option 3 d’Enzo.
La seconde fois, il a craqué, option rupture haineuse pour tenter de camoufler le fait qu’il me trompait allègrement.
Depuis, bizarrement, je n’ai pas retenté.
Après, de toute façon, Enzo a bien résumé la situation. Bon courage!

Petite Cervoise : Lilith, pour faire ton choix et décider où balance ton coeur, profite de ton jeune âge pour investiguer sur tes
sentiments dans l’un de ces centres de méditation :
– Le Madam, 128, Rue La Boétie Paris 8e
– Le Cab, 2, place du Palais Royal Paris 1er
– La bellevilloise, 19-21, rue Boyer Paris 20e
– Le NY club, 130, rue de Rivoli Paris 1er
– Le chacha, 47, rue Berger Paris 1er
Si Dijon te tend toujours les bras, alors l’amour est décidemment en toi, tel le tigre de Frosties, et tu as bien de la chance. Préserve-le et fais venir l’homme à Lutèce, pourquoi pas ?
Si au terme de ce recueillement, tu ne sais plus trop où se trouve Moutarde-city et que tu n’as pas terriblement envie d’investiguer sur sa localisation, il ne te restera plus qu’à vivre une vie revée d’étudiante à Paris : régime surimi Lidl / boites de nuit.
en vous remerciant,

Diane : Chère Mrs Hyde de l Eve,
Si tu (te) nous poses la question, ça veut bien dire que Hormones en folie (tu as 20 ans, que diable(sse) !!) + capitale en rut a tendance à prendre le pas dans ton esprit sur ta petite histoire bien récente avec le colonel moutarde, et que tes interrogations sont plutôt dues à ta conscience de « fille bien » et à cette fameuse case « rêve, prince charmant & romance » que toute jeune fille normalement constituée, qu’elle ait été élevée à coup d Astrée ou de Dawson, possède à plus ou moins haut degré. (que toutes celles qui n ont pas soupiré de langueur quand Johnny dit « on laisse pas bébé dans un coin » me jettent la première pierre)
Bref, gogogadgeto profitonsdelajeunesse

Nina : Pour ma part, je me demande déjà pourquoi tu te poses la question. Au bout de 3 mois de relation amoureuse, à 20 ans, on
croit que rien ne nous séparera jamais. Après ta vie t’appartient, comme on dit donc tu peux dire non, si tu veux vraiment protéger ton couple, sinon… Quel que soit ton choix, de toute façon, tu as 20 ans, la vie est pleine de surprise alors sors, amuse-toi, mets toi les limites qui te conviennent. Après, je n’ai pas compris qu’il y avait une possibilité que vous vous retrouviez dans la même ville à un moment donc bon, les relations à distance, ça tient pas toute la vie non plus. Mais si tu as vraiment envie que ça dure avec lui, à toi de jouer.

Voilà, si vous aussi, vous avez envie que l’on solutionne vos problèmes sentimentaux grâce à nos avis
éclairés, on n’hésite plus, on laisse un comm, on m’envoie un mail (nina.bartoldi’at’gmail.com), un coucou sur Twitter et Facebook.

La meute

Ce matin, je lisais un article très long chez Presse-Citron mais néanmoins intéressant sur le phénomène de meute, phénomène bien connu par tout blogueur ne faisant pas l’unanimité… Soit par tout blogueur, quoi. L’idée ? Quand un détracteur ouvre la porte, une foule s’y précipite.


Si je n’ai pas la popularité et, donc, le nombre de détracteurs allant jusqu’au troll souvent de Presse-Citron (et Dieu merci, au passage, même si le mien de troll doit être mort, ça fait un mois qu’il n’est pas venu faire son gogol « anulingus…hin hin hin…anulingus », mes trolls sont très évolués), à mon plus humble niveau, je l’observe. Et sur pas mal de blogs aussi.


Imaginons que j’écrive un article (je me prends en exemple parce que c’est plus simple, c’est pas pour faire ma victime) sur n’importe quel sujet qui ne fait pas l’unanimité. D’abord, 3 ou 4 comms sympas de gens qui m’aiment bien, souvent me connaissent et ne me prennent pas au pied de la lettre. Parce que oui, en vrai, ça se voit de suite quand je fais une blagounette alors qu’à l’écrit, moins, surtout pour ceux qui sont aux aguets, prêts à me fondre dessus. Non parce que par exemple, savez-vous que le mec qui se faisait appeler Littré dans le temps qui est devenu Louis (heureusement qu’il a changé de pseudo parce qu’un mec qui s’appelle Littré, qui fait une faute du genre : « vous pensaient (véridique) » et m’explique qu’il ne lira jamais Lolita car ça fait l’éloge de la pédophilie, il n’avait plus aucune crédibilité), cette personne donc est venue sur mon blog via son netvibes.  Ce qui me rassure, c’est qu’il ne poste qu’un comm tous les 6 mois, ce que je suis irréprochable le reste du temps, dis donc ! Bref donc n’importe quel blogueur a droit à un lectorat hostile plus ou moins important selon la personne et attendant la moindre occasion de taper.


Et là, un commentateur décide de taper le premier. Quoi que des fois, il ne tape pas, il dit juste que vous avez tort selon lui parce que. Il en faut peu pour lancer la meute. Et tout à coup, les commentaires négatifs, allant crescendo dans l’agressivité pleuvent.  Un peu comme si dans la rue, un premier mec vous filait un coup de pied et comme vous êtes un peu diminué, les autres en profitent pour filer des coups, sachant que vous ne pourrez pas vous défendre. Quoi que moi, perso, au vu de ma taille, je pense pas qu’il faille attendre que je sois diminuée pour me frapper… Enfin, je me comprends. Et c’est systématique. Prenez n’importe quel blog, c’est toujours pareil, les comms sont sympas jusqu’à ce qu’un tape et que les autres se sentent en droit de continuer à taper, de façon désordonnée et disproportionnée.


Et ça me fascine. Pourquoi la meute attend que le premier loup ait mordu ? Quitte parfois à déformer ses propos premiers pour envoyer du bois lourd  à la gueule du blogueur ? Je veux dire qu’à poster un comm trollesque (je rappelle que le comm trollesque n’est pas un comm contre-argumentatif, soyons clairs, on a tout à fait le droit de ne pas être d’accord, le tout est de le dire sans traiter le blogueur de noms d’oiseaux) ne met personne réellement en danger, faut y aller vraiment fort pour que le blogueur puisse porter au mieux une main courante. Alors évidemment, ça peut démontrer que la meute n’a pas d’arguments en soi et qu’elle attend que quelqu’un daigne faire le détracteur pour applaudir et dire « ouais, trop pareil ! ». Mais quand même, j’ai du mal à croire qu’une contre-argumentation soit si compliquée à monter…  Ou alors la meute s’ennuie et veut voir dégouliner le sang donc met de l’huile sur le feu… Ouais possible.

Le syndrome Jonathan

Ok, je l’avoue, je suis tombée dans le piège Secret Story, je ne peux m’empêcher de regarder. J’ai beau avoir une violente envie de gifler Benjamin Castaldi dès qu’il ouvre la bouche (et c’est hélas très souvent), je ne peux pas m’en empêcher. Alors, je pourrais me cacher derrière des prétextes vaseux à base de « mais c’est sociologique ! » mais en vrai, je regarde parce que ça m’éclate, que ça a sur moi un espèce d’effet de fascination/répulsion et que j’ai même mes chouchous (Cindy et Emilie, si vous voulez savoir).


Pourtant, force est de constater que les personnes enfermées là-dedans ressemblent toutes à des gens de notre entourage, à des personnalités type. Prenons Jonathan par exemple. Pour vous expliquer un peu, Jonathan est un grand gaillard au visage simiesque (si !), au tatouage énorme sur le torse, à la pudeur inexistante (alors que c’est même pas lui qui a la plus grosse, d’après ce que l’on sait, c’est Léo, je crois, celui qui en avait une tellement énorme que même Cindy à la petite vertu était impressionnée. Ou alors, c’est Bruno ?), au regard vide. Bref, un candidat de prime abord assez bovin qui n’est pas sans nous rappeler un Félix, par exemple (loft story 2) et sans doute d’autres dont j’ai oublié l’existence. Et pourtant, le secret de Jonathan, c’est d’avoir le QI d’Einstein. J’entends des gens rire, là… Oui, Jonathan est intelligent. Ce qui ne veut pas dire qu’il a du vocabulaire, de la culture ou qu’il parle un français au moins correct. Non, je suppose que son intelligence est surtout mathématique et qu’il peut résoudre une équation du 3e degré les doigts dans le nez mais dans l’émission, ça ne se voit pas.




Le problème de Jonathan, c’est que comme il se sait très intelligent face à ses petits camarades qui ont l’air de ne pas avoir dépassé le CM2, il essaie de toujours « la leur faire à l’envers » (son expression chérie). Comme il n’est pas foutu de trouver un secret tout seul, il passe un deal avec Maija puis Sabrina (Maija trouve son secret à lui puis celui de Sabrina, récoltant les cagnottes et lui arrive après pour donner celui de Maija et devenir le roi du pétrole. Là, effectivement, on voit que les nanas sont très cons d’accepter). Il se fait prendre la main dans le sac. Et comme si ça suffit pas, quand la prod lui fait une blague énorme (laisser traîner une fausse liste de secrets prétendant que Cindy est membre de l’académie
française. Cindy qui a donc 26 ans et qui passe son temps à se montrer à poil), il tombe dans le panneau. Enfin, dernier exemple de la subtilité du monsieur : quand il est enfermé dans une pièce secrète avec Emilie (ils se font griller en 30 secondes quand celle-ci se met à crier) donc pour faire croire que, si, si, il est sorti, il enregistre un faux coup de fil pour Bruno (pour l’anniversaire de celui-ci) et dit, en gros : « Ah, ben A L’EXTERIEUR, c’est plus pareil, c’est bizarre d’être DEHORS, on se verra DEHORS, blablabla ». Grillé par ses camarades qui trouvent ça vraiment suspects. Tu m’étonnes…


Or maintenant, regardons dans notre entourage. Qui n’a pas un Jonathan dans son entourage, aka le mec qui se croit hyper intelligent, qui essaie de nous la faire « à l’envers ». Le problème de ces êtres suprêmes est qu’ils capitalisent sur la connerie de ceux en face. Par exemple, dans Secret Story, Jonathan se heurte fréquemment à Cindy qui a beau dire plein de gros mots est loin d’être conne et démêle le nœud de ficelles en trente secondes chrono. Ce qui est d’ailleurs assez jouissif car elle ne se prive pas de le tacler ensuite. Le Jonathan se la joue bon pote, confident, soutien mais il ne faut pas se leurrer, la seule chose qui l’intéresse, c’est dominer (d’où sa préférence pour les faibles caractères et les naïfs) et tirer son épingle du jeu.


Alors que faire face à un Jonathan qui a la subtilité d’un éléphant chaussé de sabots en plomb ? Finalement, ne faisons rien, laissons-le se créer ses supers plans et supers combines et observons l’air de rien. C’est tellement jouissif un être supérieurement intelligent qui ne nous la fait pas… (ni à l’endroit, ni à l’envers). La meilleure façon d’embobiner un Jonathan est justement de lui faire croire qu’il nous a emballé dans son truc. Si tu savais, mec… Parce qu’en fait, le problème principal du Jonathan est son égocentrisme. Pour manipuler les gens, il faut se la jouer discrète et ça, ça lui est juste impossible.


Faudra que je vous parle du syndrome Kevin, à l’occasion

L’aventure c’est l’aventure !

Par Keira

Il était temps de m’y mettre, mon premier article sera donc le reflet de ma personnalité de geekette. Parce que oui, la geekette se répand dans le monde et qu’elle a le droit de s’exprimer.

Cela fait maintenant 6 ans que je traîne ma souris sur des forums internets divers et variés. Ce n’est pas grand chose me diront certains, mais c’est aussi beaucoup.

Je suis d’une nature assez réservée et finalement, grâce à internet j’ai appris à me mettre un peu en avant.

Je ne sais pas si vous connaissez le principe de l’IRL (In Real Life) mais en gros ça consiste à rencontrer en vrai, des gens qu’on connaît virtuellement.

J’ai fait de très nombreuses IRL, que ce soit des habitués des forums ou des blogs (les Vingtenaires par exemple), j’ai rencontré beaucoup de personnes connues sur la toile. Et certaines de ces personnes sont devenues des amis proches.

Depuis quelques mois, je suis ce qu’on appelle une Youtuber.

C’est à dire que je poste de blogs vidéos (vlogs). Ou alors je crée aussi des petites vidéos de maquillage, je soutiens des causes etc…

Et c’est donc sur Youtube que j’ai fait la connaissance d’une communauté anglophone très soudée, très inventive et très drôle.

Dans trois jours, je vais faire l’expérience d’une IRL géante. A Londres.

Et autant vous le dire tout de suite, mon petit cœur bat très fort car je pars seule et que je ne connais pour l’instant qu’une minorité des personnes qui seront présentes. Nous serons 400 !

400 personnes décidées à s’amuser, visiter, filmer, créer et voulant se connaître.

Je serai la seule française présente. Ca me met légèrement la pression.

Pourquoi y aller ?

Tout simplement parce que ça va être encore une fois une expérience exceptionnelle, que je vais pouvoir me tester, tester mon aisance en compagnie de gens qui ne parlent pas ma langue. C’est d’une certaine façon une manière d’évacuer de façon puissante ma grande timidité.

Dans une IRL, on ne peut pas tricher, on ne peut pas se cacher. Tout le monde essaye de parler à l’autre et on est obligé de s’y plier. C’est un test assez impressionnant. L’ayant déjà passé dans ma langue maternelle, je me suis dit « jette-toi à l’eau » et je verrai si je peux gérer tout ça en anglais.

Et ça va forcément être très stressant quand j’apercevrai la foule, mais en même temps terriblement excitant. Je me jette littéralement dans l’inconnu, que ce soit Londres que je n’ai pas visité depuis un bon moment, les différents quartiers que je ne connais pas et où j’ai rendez-vous et enfin ces gens que je n’ai jamais approchés.

Evidemment ce n’est pas un challenge aussi énorme qu’il y paraît, il a des choses beaucoup plus impressionnantes qui sont faites chaque jour. Mais pour une timide comme moi, c’est déjà énorme.

La prochaine étape sera de partir vivre dans un autre pays, mais pour cela, il faudra d’abord que je termine mes études !

Si vous en avez l’occasion, je vous conseille de tester ces fameuses rencontres de groupe, internet n’est pas qu’un repaire de menteurs, loin de là. Et certaines des rencontres qu’on peut y faire vous changent profondément.

C’est toi la rentrée littéraire

Par Lucas

Chaque année, c’est la même chose.
Chaque année, les libraires n’ont pas de vacances.
Chaque année, il faut qu’ils choisissent parmi 300 nouveautés à mettre en place en rayon (au delà des 20 titres phares qui seront bien markétés par les maisons d’éditions et que tout le monde voudra lire).
C’est dingue ce pseudo événement de merde.
Je suis blaszzzzzzé
Par plein de choses.

Le fait tout d’abord qu’il faut créer  un événement pour qu’on daigne s’intéresser à l’actualité éditoriale. On est soi disant dans un pays qui lit. Quand je vois que le chiffre d’affaire du jeu video est de 40 milliards dans le monde (Courrier international du 20 août) je me demande comment faire pour rendre aux bouquins une présence plus grande. D’ailleurs, dans un article du NYTimes, (toujours dans CI), un auteur explique comment il a écrit son roman de SF en pensant à son adaptation en jeu vidéo. On ne pourra avancer dans le jeu qu’en connaissant  des choses racontées dans le roman…

C’est marrant cet imbroglio des deux mondes.
Ça me rassure aussi.

Pour moi les seules passerelles qu’il y avait entre le texte et l’image (mais un jeu n’est pas qu’une image…) c’était l’adaptation de roman en film.
Je suis défait les rares fois où je vais voir un film tiré d’un bouquin. Le pouvoir des mots est tellement plus évocateur que les images ternes qu’on nous sert…
Bon d’accord,  vous allez dire que les temps changent, que « les gens » ne veulent plus lire, gnagnagna.
Je soupire dans mon coin.
Et je ne parle même pas des mères de famille qui lisent Elle et Madame Figaro puis qui vont acheter des bouquins une fois que la critique est tombée dans ces bouses magazines…
Premier point

Vient ensuite, le fait que certains auteurs nous sortent un bouquin chaque année à cette même période. Quand je dis ça, je pense évidemment à Amélie Nothomb.
Son Voyage d’hiver sorti il y a une semaine ne m’a pas emballé.
Le Fait du Prince
s’est révélé niais et sans relief, là où elle aurait pu développer plein de trucs intéressants (oui avec des conditionnels, la vie est simple)
Ni d’Eve ni d’Adam
était un énième Amélie au Japon,
Journal d’hirondelle
avec son tueur né était chiant à mourir et.. oh !

Bah voila : il faut remonter à Acide Sufurique pour avoir un bouquin qui tienne la route où elle évoque et développe une réflexion implicite au texte sur la téléréalité (ici je fais un p’tit salut à mon ami Stan. Si vous ne savez pas pourquoi, lui il le sait).
Un bouquin qui m’avait fait croire que l’auteur d’Attentat et de Mercure avaient retrouvé de l’allant après Antechrista et Robert des Noms Propres. Bah non, faut pas rêver…

Bon, OK,  je fais une pause pour recevoir dans la face les centaines de réponses des lectrices et lecteurs offusqué(e)s devant mes partis pris (Mais arrêêêêêêteeu, moi j’ai adoréééééééé).
Voila, je vous remercie d’avoir râlé, n’hésitez pas à en rajouter, pendant ce temps là je continue.

Quand je reprends la liste des bouquins, je suis perplexe.
Cette année, les éditeurs de Marc Lévaille et Guillaume Mussal ont cru que ça allait le faire de sortir les derniers étrons de leurs poulains avant les vacances. Vous me direz, c’est toujours ça de moins à évincer sur les rayonnages. Bien sûr, j’ai feuilleté un peu les pages et j’ai pris la 4eme de couv de Musso. Là, j’ai baaaadé : San Francisco, une histoire d’amour, un truc inexpliqué, bref, la recette habituelle. D’ailleurs le premier témoignage d’une lectrice sur le site de la Fnac (oui je fais des bafouillles documentées) ledit témoignage est donc éloquent :

 » J’aime lire ses livres car il me transporte loin du train-train quotidien, il me fait rêver, voyager et quand arrive la fin je me dis déjà et attend le prochain avec impatience… »

Alors je pose la question,suis-je un pseudo intello de façade qui se la raconte en stigmatisant ce genre de bouquins ?
Bon vous me direz que les derniers bouquins que j’ai achetés ou empruntés n’étaient pas non plus des essais : le dernier Paul Auster,  » Man In the dark« , un Zweig que j’avais jamais lu « La confusion des sentiments« , « Le Japon n’existe pas » que je vous conseille, et « Eloge de Rien » un mini bouquin publié aux Editions Allia, une maison qui a une ligne éditoriale terrible avec des formats minuscules.

Restent quand même des poids lourds de l’édition. Bons ou mauvais.  Encore un Beigbeder, par exemple. Après99F, Nouvelles sous Extasy et l’Amour dure 3 ans (celui-là je l’ai adoré), j’ai essayé les autres mais j’ai décroché. La critique dit que c’est un roman très personnel. Mais ils le sont tous. Faut-il donc que je m’intéresse au dernier ?
Et puis quand on voit la flopée d’auteurs méconnus, on est perdu.
Comment choisir ? Sur quels critères juger ? La couleur flashy de la couverture qui attire l’oeil ? La 4eme de couv ? Le titre prometteur ?

Ma libraire nous fait des soirées tous les 6 mois pour nous présenter des coups de cœur qu’elle, son associé ou ses deux employés-etudiants ont pu avoir. En outre, elle met des petits cartons pastels sur les romans qu’elle a kiffé pour expliquer en quoi c’est un bouquin terrible.
Mais il y a en tellement…
J’ai adoré « Le Japon n’existe pas » et « Sur la Plage« . J’ai boucou aimé La formule préférée du professeur et « Fuck América« .
Entre autres.
Des centaines d’autres.
Pour les personnes qui n’ont pas une relation telle avec leur libraire et qui achètent leurs bouquins à la Fnac en s’arrêtant sur la tête de gondoles « nos meilleures ventes », quid juris?

Bon OK.  Ma libraire, est parfois complice.
Les auteurs connus à fort tirage sont mis en avant. Il faut bien qu’elle gagne sa vie. Quand je rentre chez ma libraire, juste devant l’entrée il y a un présentoir spécial, rempli des derniers Musso et Levy, ainsi que du dernier Kennedy, lequel a publié lui aussi un nouveau roman en mai : je n’ai lu aucunes critiques mais après la douche froide de « La femme du Vème », j’étais peu enclin à
me jeter sur le nouveau.
Vous allez me dire que Douglas a fait exactement comme Marc et Guillaume vu qu’il finit en queue de poisson en jouant la facilité avec un épilogue surnaturel…
Pour moi, c’est vraiment un coup de poignard dans le dos.

Ce qui était intéressant chez lui, c’est le fait qu’il prenne des faits de sociétés comme thème de roman : l’impératif de la réussite sociale dansl’Homme qui voulait vivre sa vie (j’ai adoré ce bouquin), le poids de l’image sociale dans Rien ne va plus, etc.
Là, c’est plus « un américain à Paris » mais sans le coté cinglant de l’humour anglais de « A Year in The Merde » ou romanesque de Hemingway et consorts.
Affligeant.

Je suis donc bien con de critiquer Mussal et Lévaille.
Pour autant, Mister Doug, peut-on esperer que l’opus sorti en mai est plus sympa ?
J’ai des doutes…

Je repense à Simenon et San Antonio, qui nous sortaient un roman tous les 6 mois (une fois, Simenon à mis 2 jours pour écrire un Maigret…).
Je pense à Mary Higgins Clark qui nous lâche des polars à la chaine.
Je pense à Higgins qui nous sort des épisodes de Sean Dillon tous les ans,
à Grisham qui nous pond un thriller juridique dans la même période.
S’il n’avait pas mourru si vite, est-ce que Stieg Larsson nous aurait sorti une nouvelle saga aussi efficace que celle qui peuple les tunnels de ma RATP ?

Vous allez surement me répondre que personne dans la vie ne choisit sa couleur, l’important c’est d’écouter son cœur. Les apparences et les préférences ont trop d’importance, acceptons les différences, c’est vrai, faut de tout tu sais, faut de tout c’est vrai, faut de tout pour faire un monde.
Oui.
Mais…
Ca m’agace quand même qu’on soit submergé à un moment « T « de bouquins en tout genre là où un livre génial sorti en mars aura plus de mal à se faire connaitre.
Bon c’est vrai que l’Elégance du Hérisson, avec tous ces passages reulou au-delà du sujet principal très prenant, ce bouquin donc était sorti en dehors des circuits et que ca n’a pas empêché un succès de masse. Comment l’expliquer ds ces cas là ? Le bouche à oreilles ? Le fait que l’auteur joue sur l’image des classes sociales ? Le fait que…
Peu importe…
J’aimerais bien avoir votre avis, tout de même !

Allez je vous laisse sur un test rigolo.
Lisez 10 pages d’un levaille ou d’un mussal puis allez lire un extrait des œuvres de JLB dans le roman La Petite Marchande de Prose de Daniel Pennac. Vous allez voir, ça va vous rappeler quelque chose…

Au fait, je ne regarde jamais la télé, mais est ce qu’il y a des pubs pour les bouquins ?

L’amour, l’amour, l’amour

Mon cher moi d’avant,

Voilà, tu es une jeune fille romantique toute en fleur (mets ton biactol, je t’ai dit), tu passes des heures à rêver de tel ou tel garçon, de préférence celui qui est « loin là bas », à qui tu ne parleras probablement jamais. Et un jour de déprime, tu réfléchis « un couple,
c’est un mec qui veut sortir avec moi et moi qui veux sortir avec lui. Impossible ». Mais si, ma chérie !


En fait, depuis que tu as l’âge de t’intéresser aux garçons, ça colle pas bien et de façon générale, ça continue. Enfin, non, tu vas vivre de belles histoires et même une qui durera 4 ans et demi (héhé) mais faut dire que t’es un peu chiante aussi. Revenons au lycée, puisque tu devais avoir 16 ans quand tu as fait ce terrible constat. Toi, tu veux toujours le mec « là bas » qui n’a pas le moindre copain en commun avec toi. Tu vois, là, tu es en seconde et tu es raide dingue de Pierre, le grand brun de 2nde 3 mais désolée de te décevoir, les seuls mots que tu lui adresseras seront : « oh pardon ! » quand tu lui rentreras dedans sans même faire exprès (ce qui est étonnant, nous connaissant, on peut être assez tarées pour parler à un mec, tu vas bientôt le découvrir, le prochain aura droit à un coup de fil anthologique). Donc pendant que tu te pâmes d’amour pour le beau Pierre (et ensuite des Fabien, Julien, re un Pierre et y en a eu d’autres mais je me souviens plus), tu dis non à tous les mecs qui s’intéressent à toi car tu veux rester disponible pour ces bellâtres à qui tu ne parles pas.



Dinde ! Déjà, pose-toi 5 mn et réfléchis un peu. Tu es typiquement le genre de fille à tomber amoureuse de l’amour plutôt que d’une personne. Tu ne tombes pas amoureuse d’un garçon parce qu’il te plaît mais parce que tu ne supportes pas l’idée de ne pas être amoureuse. Sauf que tu as l’espèce de réflexe idiot  de ne pas tomber amoureuse qui pourrait éventuellement l’être de toi, histoire que tout le monde soit content, noooooooon, le mec là-bas, beau gosse ou pas, d’ailleurs, c’est tellement plus drôle. Et après, tu ne comprends pas pourquoi tu as une vie amoureuse toute pourrie. Mais c’est si simple ma fille : c’est parce que tes problèmes sentimentaux, tu te les créés toute seule comme une grande.


Alors si tu lis cette lettre un jour des fois qu’on inventerait un moyen de faire voyager les écrits, ouvre tes écoutilles et écoute bien, prends même des notes. De 1, non, tu n’es pas moche, t’es juste habillée comme un sac mais je te parlerai fringue un autre jour. De 2, malgré tes plans tordus pour éventuellement parler au beau mec là-bas dont tu as décidé de tomber amoureuse, tu n’arriveras jamais à rien parce que dans ta tête, tu es toujours très motivée pour aller leur parler mais une fois en face… Rassure-toi, avec le temps, tu prendras confiance en toi. De 3, sortir avec un mec ne signifie pas se marier avec lui. Si ça ne le fait pas, tu as le droit de rompre, ce n’est pas grave mais va savoir ce que tu manques si tu ne tentes pas le coup.  Les princes charmants ne sont pas tous lointains… Quoique vu ta passion pour Guillaume le crétin, lui, il aurait été loin, ça aurait un peu pardonné ton coup de cœur…



Bref, souffle un coup et dédramatise. Les mecs, c’est pas si compliqué, faut juste vouloir. Soigne-toi, sois moins bloquée sur le beau mec là-bas qui ne doit avoir aucune conscience de ton existence et tu verras, de suite, ça ira mieux.

La prochaine fois, je te parlerai fringues, tiens.

Le retour de la question love and sex

Plusieurs personnes m’ont réclamé à corps et à cris le retour de la question love and sex alors c’est reparti pour un tour ! Donc, toi, là, derrière ton écran, si tu
as une question à nous poser, tu prends ton petit clavier et tu nous l’envoies à nina.bartoldi ‘at’ gmail.com. Tu peux éventuellement l’envoyer sur Facebook voire même twitter mais résumer une question en 140 caractères, c’est pas facile !

Allez, je vous attends et mes copains vingtenaires aussi !