Spectacle insoutenable d’une véritable émotion

Mardi soir, aux petites heures de la nuit (enfin, 1h, ça va), la télé tourne en boucle sur I télé sur l’édition de la nuit présentée par Thierry Dugeon (j’ai dû chercher son nom sur wikipedia, j’avoue) et une fille avec plein de beaux cheveux mais un peu tarte. Je vous en parlerai une autre fois. J’entends sans réellement écouter, il y a une histoire de séisme en Haïti mais je ne percute pas trop.

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Là, ils annoncent un duplex téléphonique avec un dénommé Jimmy Jean-Louis, acteur que je ne connais pas, qui est d’origine haïtienne. Au vu du physique du dit Jimmy, là, je scotche sur l’écran. Comment est-il possible que je ne connaisse pas cet ultime beau gosse ? Mais mon emballement est vite calmé par ce qu’il se passe sur mon écran. Alors que Thierry Dugeon lui demande s’il a des nouvelles d’Haïti, Jimmy explose et se met à pleurer. Je suis tétanisée par ce qu’il se passe, je me rends soudain compte de quoi on parle exactement, de la gravité de la situation. Thierry Dugeon bégaie un peu et finit par essayer de calmer Jimmy : « je comprends que vous soyez émus mais est-ce que vous pouvez nous dire… ».

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La télé bannissant au maximum le direct, on n’est plus habitués à ce genre de spectacle, l’émotion étant en général mise en scène au préalable. Cette explosion de sanglots, tout à coup, qui prend à la gorge, prenant au dépourvu le présentateur. Les larmes des gens, des inconnus j’entends, me mettent toujours mal à l’aise car je ne sais pas quoi faire. Je
me souviens d’une fois où j’étais dans le métro, dans mes premiers mois à Paris, je me souviens, j’étais avec Anne. On discutait quand je vois arriver une fille, accompagnée de sa copine, en larmes. Elle pleurait toutes les larmes de son corps, c’était horrible. Je me suis retrouvée tétanisée, ne sachant trop que faire.. Dois-je feindre l’indifférence comme tout le monde, faire comme si je ne la voyais pas en décrétant que sa copine allait la consoler ou lui adresser un geste, quelque chose ? Evidemment que je n’ai rien fait, le contraire aurait sans doute été déplacé.  Mais je n’aime pas assister à la détresse des gens que je ne connais pas car je ne peux rien y faire.

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Mais surtout, la détresse de Jimmy rendait le drame encore plus réel. Je dois regarder les journaux télés depuis 15 ans et à force de voir des drames quasi en direct grâce aux vidéos des amateurs, on perd un peu la réalité du truc, on a parfois l’impression que tout est scénarisé. Typiquement, le tsunami m’a fait un peu ça sur le coup, on voyait un
déferlement de vidéos (sans mauvais jeu de mots), on ne comprenait pas trop le drame de la situation. Surtout qu’à force de nous répéter les choses, elles perdent leur sens. Vous savez, c’est comme quand on répète un mot et qu’il finit par ne plus rien dire. Ben là, pareil, on nous répète le drame, on nous repasse les vidéos, on nous balance des chiffres tellement énormes qu’ils en deviennent surréalistes…

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Et là, c’était pareil, j’entendais vaguement séisme, catastrophe, incroyable… Jusqu’aux larmes de Jimmy. Des larmes hors reportage estampillé « l’émotion est palpable » ou autre formule consacrée pour dire que les gens sont malheureux. C’est en entendant les sanglots de Jimmy à un moment qui n’est pas programmé que j’ai réalisé toute cette
indifférence face à des drames qui paraissent irréels à la télé. Enfin, peut-être pas indifférence mais sensation d’irréel, plutôt. Pour une fois, l’émotion avait sa place dans un JT sans que tout ça soit orchestré. Et c’était troublant.

L’avant, le présent, l’après

Par Bobby

Quand je suis arrivé dans l’équipée des Vingtenaires, je venais d’avoir vingt ans. Et puis j’ai arrêté d’écrire pendant presque un an, comme si mes vingt-et-un ans étaient passés en un instant. J’ai vécu une longue relation, ma première vraie longue relation. Quinze mois. Et puis voilà que j’ai vingt-deux ans, et que tout s’arrête. Angel et moi, nous nous séparons, et je ne sais pas ce qui va se passer. Inutile de vous détailler le pourquoi du comment de cette rupture, ça reste une affaire privée. J’ai parfois pensé à écrire à mes collègues pour le Courrier du Coeur de manière anonyme, mais sans jamais oser. Et puis, de toute façon, Nina est trop forte, elle m’aurait illico démasqué avec mon IP.

Ce que je trouve dommage, en relisant mes articles ici, ce sont les sautes dans le temps. Je voudrais tout consigner, jour après jour, les pensées, les apparences, les modifications imperceptibles, afin d’observer a posteriori la lente évolution des choses qui m’entourent. Garder une trace de nos hésitations quotidiennes, et pas seulement faire un signe une fois qu’on a pris tel ou tel chemin. C’est peut-être pour ça que je préfère le cinéma à la photo, parce qu’il capture un flux et non pas des instantanés. Depuis quelques temps, j’essaye d’approfondir en permanence ma réflexion
sur le cinéma, et sur la création en général. Parce que j’ai des idées qui fleurissent dans ma tête chaque jour, mais qu’il faut apprendre à les trier : savoir garder les vraies intentions, et élaguer le reste, tout ce qui est futile et frivole. Ca doit être parce que je suis en fac, et mes études de philo y sont sans doute aussi pour quelque chose. Je suis heureux d’être étudiant en université et que l’on m’incite à remettre les choses en questions, y compris celles qui me tiennent le plus à coeur. Bien sûr, je ne dis pas qu’il faut être en fac pour apprendre à être un tant soit peu sceptique, mais quand je vois la façon dont les études universitaires sont dépréciées, y compris par des gens en licence, quand je vois à quel point on nous fout la trouille avec l’avenir, à nous menacer de nous perdre dans une voie sans issue, alors qu’une orientation plus professionnelle nous serait plus bénéfique, j’ai juste envie de hurler.

Je crois que j’ai envie de faire de la connaissance mon cheval de bataille pour la vie. Au delà de l’amour et du bonheur matériel. Je crois que je veux faire de longues études et de la recherche. Et je crois même que je veux devenir universitaire. Parce que je ne me plierai jamais aux exigences idiotes de l’industrie cinématographique. Parce que je préfère expérimenter ma tambouille audiovisuelle en dehors de mes heures de travail sur le cinéma et la culture plutôt que de faire des films qui plaisent au public et dans lequel les producteurs peuvent couper sans scrupule. Je
veux faire de l’art, pas des compromis. Je sais que ça ne sera pas facile, bien sûr, je sais aussi que c’est un milieu rude, compétitif, parfois cruel et financièrement apocalyptique. Mais j’ai déjà trouvé un master intéressant à la Sorbonne qui me fait bien bander et j’ai l’immense chance d’avoir des parents qui me soutiennent. Affaire à suivre…

La minceur des people, tout est relatif

Régulièrement, je lis la presse féminine et depuis quelques temps, je constate un truc étrange… Les commentaires sur la sveltesse (ou non) des célébrités féminines. Bon, masculines aussi mais moins puisque qui dit magazine féminin dit lectRICE dit on se compare aux stars. Enfin, normalement.

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Or, la majorité des stars sont belles et athlétiques. Forcément, moi, j’aurais 3h de sport par jour, je serais ultra goalée aussi. Mais voilà, ma profession ne m’impose pas d’être d’une sveltesse exemplaire et si je veux faire du sport, je suis priée de le faire hors heures de bureau. Je peux même pas négocier, je ne rencontre quasi jamais de clients et
mon poids de base ne menace pas les chaises du bureau. Alors du coup, dès qu’une star a un gramme de cellulite et je dis bien un gramme, on la montre du doigt en ricanant. Des fois même quand on suppose que la star a pris 3.5 g pendant le réveillon (cf cet article hallucinant). Haaaaaaaaaaan Britney, elle est grasse et Demi Moore aussi (enfin, plus maintenant) et Rihanna, et Lady Gaga et je ne sais plus qui…

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Vous allez me dire, quand son corps est un outil de travail (enfin, façon de parler), c’est légitime qu’on se permette de critiquer, même si ce n’est pas très fin. Surtout quand la différence entre la version naturelle et la version photoshopée s’élève à 10 kg à minima. Ok, admettons. C’est vrai qu’on pourrait y voir une volonté de montrer la réalité, que les chanteuses n’ont pas 3 mètres de jambes, blablabla. Mouais mais je suis pas sûre de saisir l’intérêt de fustiger le moindre gramme de graisse quand même, ce n’est pas un bon exemple pour la jeunesse.

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Ah mais si, justement, je suis mauvaise langue ! Les magazines ont décidé d’aller dans la décomplexion et de nous mettre des femmes avec des formes. Ouiiiiiiii ? Là, je pouffe un peu. Dans le même numéro, on nous colle une nana taille 42 nous expliquant qu’elle est mannequin grande taille mais trop belle, elle s’assume, yahoo ! Mais à côté, on a droit à tout un tas de mannequins tellement photoshopées qu’on se demande encore comment leurs immenses jambes si fines peuvent tenir leur cage thoracique. Mais surtout, j’ai l’impression qu’on applaudit toutes les excentricités des + de 36 (la taille, pas l’âge) car elles s’assument.

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Cas concret : Beth Dilo des Gossip. Alors là, tout le monde crie au génie, à la meuf trop cool parce qu’elle est obèse (oui, je suis désolée mais là, oui)mais se fringue hypra moulant, elle s’assume. Non mais pardon mais c’est atroce, c’est vulgaire, c’est moche, rien de ce qu’elle porte (fringue ou maquillage)ne la met en valeur. Prenez Marianne James, par exemple, elle, elle sait se mettre en valeur. Je l’ai croisée une fois dans la rue, elle est juste sculpturale, il n’y a pas d’autres mots. Beth, on dirait un rôti. Mais le pire dans l’histoire, c’est que quand Britney Spears porte une tenue similaire, ça rit grassement sur sa cellulite. Politiquement correct, vous avez dit ?

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Parce que oui, j’ai la sensation que derrière tout ça se cache une immense hypocrisie qui finir par me crisper légèrement. Se moquer des filles sveltes, c’est trop cool, allons y gaiement. Mais les autres, oh bah non, alors, louons leur féminité, leurs rondeurs en des termes tellement édulcorés et métaphoriques qu’on sent que le sujet met vaguement mal à
l’aise…


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J’ai lu quelque part que le magazine idéal serait celui où toutes les femmes seraient traitées de la même façon (et avec la même visiblité). C’est pas gagné. En attendant, j’ai pas compris si je devais être très mince ou très grosse…

Ode au fessier masculin

La semaine dernière, en papotant sur Twitter, j’ai découvert une terrible vérité, délivrée par Happy loser (oui, c’est son pseudo) : beaucoup de femmes ont tendance à négliger le fessier masculin dans les caresses. Choquée par cette déclaration, j’ai décidé de défendre cette noble cause comme j’ai par le passé défendu le cunnilingus (d’ailleurs, c’est pas pour autant qu’il faut oublier ce combat
, merci).

 
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De prime abord, je n’ai pas compris. S’il y a une partie que j’aime chez l’homme, ce sont bien ses fesses (ainsi que ses épaules et son cou, sans parler de son sourire et de son regard, miam miam !). Qu’y a-t-il de plus charmant, franchement ? J’aime les tripoter, les caresser, les prendre à pleine main pour contrôler le rythme de ses coups de reins… Non mais les fesses masculines, c’est la vie ! Pourquoi ne pas leur accorder toute l’attention qu’elles méritent ?

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C’est vrai qu’en temps que fille, mes fesses sont toujours honorées avec délice. Non, je ne suis pas en train de parler de sodomie ! Mais les mecs aiment les fesses féminines, du moins les miennes. Faut dire que je lésine pas : je les chouchoute. Enfin, pas particulièrement, je les soigne tout comme le reste de mon corps : crèmes hydratantes, huile d’argan, gommage au savon noir… Résultat : c’est doux comme de la soie. J’avoue que quand je lis dans mon lit, nue (c’est-à-dire pas en ce moment, il fait hélas trop froid), j’ai tendance à me caresser nonchalamment la peau des fesses parce que c’est douuuuuuuuuux !

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Mais pourquoi les filles ne tripotent pas les fesses des mecs pareil ? Il est vrai que, proportionnellement, il me semble que les mecs utilisent moins de crème hydratante que nous (mais ont-ils la peau aussi sèche ?) et que si je prends comme référence mes fesses, la peau des fesses masculines est moins douce mais… ce n’est pas ce qui me freine. Alors je me suis demandé si certaines filles ne le tripotaient pas uniquement pour ne pas passer pour une grosse cochonne, au sens péjoratif du terme. Pour ma part, il me semble que malaxer des fesses fait quand même nettement moins salope qu’avaler ou se faire retapisser la face, par exemple mais bon, chacun ses tabous.

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Puis je me suis demandée s’il n’y avait pas une autre explication qui impliquait cette fois ci nos amis les hommes eux-mêmes. Non, je ne vais pas leur reprocher de ne pas utiliser de crème hydratante corporelle. Mais voilà, il semblerait que chez certains hommes, une virilité mal placée sacralise les fesses. Et qu’y toucher évoquerait trop une certaine homosexualité. Ce que j’ai toujours eu du mal à comprendre. Qu’un mec n’aime pas qu’on explore son anus, ça, je dis pas, chacun son truc. Mais qu’il assimile ça à de l’homosexualité alors que c’est moi dans le lit, heu pardon ! On peut difficilement me confondre avec un mec. Du coup, si on tombe sur des mecs qui refusent le tripotage de la fesse, n’a-t-on pas tendance à renoncer à le faire ensuite ? Du coup, je me demande si c’est pas un peu la même chose pour le cunnilingus.

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Alors de là me vient une question : faut-il fournir à nos partenaires sexuels un espèce de mode d’emploi sexuel précisant que ça, on aime alors merci de pratiquer dans la mesure du possible ? (ou inversement, j’aime pas, laisse tomber) C’est d’un triste ! Je préfère préconiser l’audace. Tenter un cunni ou un malaxage voluptueux des fesses n’ayant tué personne, peu importe de quel côté on se trouve, rien ne vaut la tentative. Au pire, on nous indiquera gentiment que non, c’est pas trop apprécié, merci.

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En attendant, mesdemoiselles, ne négligez pas les fessiers masculins, ils sont si adorables !

La télé, c’est moche, vilain, beurk…

Hier, j’ai donc parlé télé, je vais continuer, histoire d’énerver les gens, un peu. Ben oui, maintenant que Lucas est parti, je suppose que je dois prendre le rôle de poil à gratter (de toute façon, quoi que je dise, y a toujours un con qui finit par m’insulter, je suis blasée). Alors je parle télé, cet objet honnis par tous ceux qui veulent faire les intellos.

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Posture de départ : la télé, c’est le mal, c’est l’abêtissement donc crier haut et fort qu’on ne regarde ou qu’on ne possède pas de télé passe déjà pour un intellectualisme. Vois-tu, moi, je suis un peu trop intelligent pour regarder ce genre d’appareil du démon. Et si on ose dire que nous, non seulement on a une télé mais qu’en plus, on la regarde, on perd de suite 10 points dans leur estime. Même si, comme moi, on a encore une télé à tube cathodique. Donc postulat de départ : j’ai pas la télé, je suis une personne intelligente. C’est tellement Glucksmannien comme réflexion. Glucksmannien de André Glucksmann, s’entend.  Pour résumer un postulat de Glucksmann sur le 11 septembre, par exemple, il estime qu’il ne faut surtout pas chercher à comprendre les motivations d’Al Qaïda car les comprendre, c’est commencer à les légitimer. En tirant l’exemple (un peu par les cheveux, certes), c’est un peu pareil avec la télé : je préfère ne pas la regarder de peur de constater que ce n’est pas si merdique que ça.

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Nos intellectualistes anti télé par principe nous expliquent donc qu’ils préfèrent lire le journal ou écouter la radio (il semblerait que la télé empêche tout ça comme lire les magazines féminins empêchent de lire Courrier International). La radio ? Tiens, tiens… Petit cours d’histoire en forme de point Godwin : la radio n’était-elle pas l’outil d’asservissement du peuple préféré d’Hitler ? Mais oui, mais oui… Ca voudrait dire que ce n’est pas un média en particulier qui est le diable mais la capacité des gens à recevoir le message diffusé ? Parce que ça aussi, ça me fait rire « les gens, ils croient tout ce qu’ils voient à la télé ! ». Mais c’est qui, ces gens ? Toi ? Moi ? Les voisins ? Ceux qu’on ne connaît pas du tout mais qu’on sait intellectuellement, socialement et tout ce qu’on veut inférieurs à nous ? Que l’on protège les enfants, cible fragile et impressionnable, de certains programmes du fait que leur intellect est en pleine construction, je comprends. Mais pourquoi les autres, ces gens, ne seraient-ils pas, comme moi, capable de faire la part des choses ? Je veux bien croire que j’ai une intelligence supérieure (un peu de pommade ne fait jamais de mal) mais puis-je sérieusement penser que les gens sont tous plus cons que moi et ne sont pas capables de se faire une opinion par eux-mêmes ?

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Bien sûr, je suis parfois interpellée par le niveau de certaines émissions, je ne comprends pas pourquoi des tas de gens se précipitent dans des émissions du genre Super Nanny, Confessions Intimes, On a échangés nos mamans ou regardent des Attention à la marche, La roue de la fortune ou Tournez manège. Ceci étant, je fais ma Glucksmann, je ne connais de ces émissions que ce qui passe au zapping puisque je suis au boulot quand ils passent (et en vacances, je ne regarde pas la télé. Pas par intellectualisme mais parce que j’ai pas envie). Ceci étant, la télé est comme n’importe quel média, elle est ce qu’on en fait. Savez-vous qu’il existe des documentaires super biens, très enrichissants et super bien foutus ? Qu’on peut aussi apprendre des choses si on en a envie en regardant la télé ?


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Alors j’entends déjà les commentaires d’ici : toi, tu dis ça alors que tu regardais Secret Story 3, tu te fous du monde. Bon, de un, je ne vois pas en quoi le fait de regarder Secret Story m’empêcherait de regarder aussi des documentaires, par exemple. Ensuite, il est vrai que je suis globalement une mauvaise spectatrice puisque même quand elle est allumée, j’oublie parfois de regarder ce qu’il s’y passe, ce qui fait que je ne comprends pas les intrigues policières ou je réalise au bout de 10 mn que je me suis arrêtée sur la chaîne bande-annonce. Et que dire du soir où j’éteins la télé, je pars dans la salle de bain et je me rends compte que j’ai juste aucune idée de ce que j’étais en train de regarder. Normal, la télé est allumée quand j’écris car elle me déconcentre moins que la musique (j’ai tendance à vite me mettre à chanter).

Et sinon, commencez à affûter vos armes pour descendre Internet en flèche, c’est le futur média du diable (enfin, ça a déjà bien commencé).

Une cure detox qui me fait bien flipper

J’ai décidé en mon âme et conscience que le samedi, s’il n’y avait pas de question love and sex (essentiellement parce que j’ai oublié de le faire, j’ai eu une semaine trop chargée, je m’excuse), j’allais parler télé. Parce que moi, j’aime ça la télé et plus un programme est merdique, plus je l’adore : je vais pouvoir le critiquer. Je suis un peu la Guy Carlier des blogs mais avec plein de kilos en moins (je sais pas combien, je sais plus où il en est parce qu’à un moment, il avait un peu maigri). Sauf qu’à la fin, je vire pas aigrie et misogyne.


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Hier soir, aux petites heures de la nuit (23h et quelques), je me dis que je commence à fatiguer et que j’allais partir me coucher. Hibernation et émotions fortes de la semaine obligent même si ça m’embête un peu, j’ai du boulot de tarée ce week-end (oui, je sais…) donc ça m’aurait arrangée de pouvoir profiter de la soirée. Mais là, commence une émission dont je ne verrai certes pas la fin mais qui m’interpelle : Marine teste une cure detox. Marine est une journaliste blonde et sympathique qui se met en scène dans diverses situations pour vivre les choses comme par exemple un dîner nudiste (ok, c’est joyeusement racoleur, celui là). Cette fois ci, Marine part en cure detox : en gros, elle va nettoyer son corps. Cool, tiens, ça m’intéresse. Oui, il semblerait que la trentaine approchante me force à me préoccuper de mon intérieur. Pas mon appart, ma tuyauterie, j’entends.

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Sauf que je déchante vite et je me pose une question : cette cure, telle qu’exposée, n’est-elle pas dangereuse ? Je vous explique un peu : c’est la cure de Marine Méchin, une nana qui était dans la Star Ac 8 (la dernière ?) et passait son temps à insulter les élèves pour les pousser à se surpasser. Je suis tout à fait convaincue qu’à 16 ans, on a quotidiennement besoin d’entendre qu’on est une petite merde et qu’on devrait limite avoir honte d’exister, ahem… Donc j’ai un peu cherché sur le web des infos sur la Marine Méchin, j’ai pas trouvé grand-chose à part qu’elle pratique le Wu Wang, un truc qu’elle a découvert en Asie ou je ne sais quoi. Bon, fin de la recherche documentaire (ah, si, elle aurait bossé pour Sarko et déclare être lesbienne mais ça ne va pas nous aider).
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Donc la journaliste Marine et une poignée d’autres nanas se retrouvent en stage. Elles sont une dizaine, le stage coûte 750 à 1250 € et vous allez voir comme c’est tout bénef pour Marine (la coach). Premier jour, les nanas arrivent. Repas du soir : quelques grains de raisins puis une séance de gym pas piquée des vers jusqu’à 2h du mat. Là, notre coach annonce : demain, rendez-vous à 6h en bas, on marchera pendant 4h ! Je vous distribuerai à toutes un verre d’eau chaude avant de partir ». Donc les nanas se lèvent affamées car elles n’ont mangé que du raisin la veille, elles font de l’exercice pendant 4h (sans eau au passage,enfin, je n’en ai pas vu en tout cas) et après, que font-elles ? Elles mangent du raisin ! Bref, en résumé, durant ces deux trois jours, elles ne mangent pas, boivent de l’eau chaude, avalent des gélules pour se « purger », font de l’exercice et, comme le dit une nana « de toute façon, elle fait tout pour nous faire craquer ». Alors le côté detox, là, il y est à mort vu qu’il y a même un exercice pour filer la nausée aux nanas. Sauf que, pour ma part, jeûne+exercice physique+purge, je trouve ça légèrement dangereux… Surtout que je sais pas mais le côté « on mange des grains de raisin, on prend des gélules pour aller aux toilettes et on se file la nausée », ça me rappelle vaguement les clichés typiques de l’anorexie.

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Je veux bien comprendre le côté dépassement de soi, je dis pas. Mais arrive un moment où je trouve ce genre de conneries dangereuses à faire et à montrer. On m’a toujours expliqué qu’il ne fallait surtout pas sauter un repas (ce que je fais hélas parfois), qu’il faut varier son alimentation et surtout, SURTOUT et c’est ce qui me choque le plus dans l’histoire : s’hydrater. Déjà, je vois dans quel état j’étais après quelques heures de jeûne total lors de ma journée Ramadan, la déshydratation me donnait l’impression d’avoir du sable dans le cerveau alors là, marcher 4h sans eau, c’est limite criminel.
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Bref, vous l’aurez compris, cette émission m’a énervée, malgré la personnalité franchement sympa de Marine la journaliste. Je comprends le principe de tester son corps, aller puiser dans ses réserves, se détoxifier en sortant ce qu’on a mauvais en soi mais là, non, ça fait limite secte et je le répète, c’est dangereux. Et je pense limite inutile car après avoir quasi jeuné pendant deux ou trois jours, le retour même doux à une alimentation normale, vous allez reprendre tous les kilos perdus avec même un petit bonus. Parce que le corps réagit à la privation « j’ai pas eu assez de réserves, je vais stoquer un peu plus » (source : la diététique pour les nuls). Si y a un truc que j’ai bien compris en terme de diététique, c’est que rien ne vaut un régime équilibré, le reste n’est qu’une perte de poids temporaire. Mais là, le pire, finalement, c’est qu’on vend la cure comme une détox, pas comme un régime genre « tu vas revenir toute purifiée ». Tu vas en chier (au sens propre du terme) mais tu reviendras soulagée (y a un sens propre, si j’ose dire, là aussi). Sauf que pendant cette cure, la Marine la coach remue la merde (au sens figuré cette fois-ci), pose les nanas face aux échecs de leur vie, leurs angoisses… et leur fait « non mais moi, je suis pas psy ! ». En gros, je souligne ce qui ne va pas dans ta vie et démerde toi pour régler ça toute seule ou avec l’aide d’un thérapeuthe. Ouiiiiiiii ? C’est vrai, rien ne vaut un bon petit cassage psychologique pour repartir sur de bonnes bases. Ou sombrer un peu plus loin dans la déprime.

Message de service : Puisqu’on parle tuyauterie, petit coup de main à une opé en ce moment : Activia a créé une page pleine de conseils pour récupérer des excès des fêtes. C’est par que ça se passe, pour ceux que ça intéresse.

Tu seras un garçon, mon enfant

Héhé, pour une fois, je vais être en phase avec l’actu. Lundi, après mon déjeuner en super compagnie, je fais un tour sur Voici.fr histoire d’assurer une douce transition entre la pause et le travail. Et là, que vois-je ? Carla Bruni Sarkozy est en visite en Inde. Comme qui dirait on s’en fout. Ok moi aussi. Mais ce qui m’interpelle, c’est quand elle va demander au gardien du temple de Fatehpur Sikri de tomber enceinte… d’un garçon. Quelqu’un peut me rappeler dans quel siècle on vit ?

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D’une part, faire un tel voeu dans un pays qui connaît un triste phénomène d’enfanticide quand les parents ont une fille du fait des lois eugénistes, ça me paraît incroyablement mal venu. Qu’il s’agisse d’une boutade ou d’un voeux pieux, peu importe. Il me semble qu’en tant que représentante d’un pays où l’on peut encore choisir le nombre d’enfants que l’on va avoir et qu’avoir une petite fille n’est pas un drame (à priori), il aurait été de bon ton de dire « priez pour que j’ai un enfant », POINT. Voire « une petite fille » parce que de mémoire, son cheeeer mari et elle-même n’ont eu que des garçons jusqu’à présent donc un bébé rose, ça leur ferait découvrir de nouveaux univers, waouh.

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Ensuite, rappelons à Mme Sarkozy que techniquement, ce n’est pas elle qui décide du sexe de son enfant ni son ovule, c’est le petit spermatozoïde qui gagne la course. Donc à la limite, si on doit éventuellement faire porter la responsabilité du sexe de l’enfant sur un membre du couple, c’est plus au monsieur. Bien qu’on va me dire que ça dépend, tu comprends, selon l’environnement, c’est plus les spermos X ou Y qui vont mieux se porter et donc auront plus de chance d’arriver au but donc ça dépend de l’alimentation de la maman puis c’est une question de position aussi parce que tu comprends, les Y, sont un peu feignasses. Donc Carlita, si tu veux un petit boy, privilégie la levrette voire la fameuse position du marteau-piqueur. On dit aussi que les orgasmes favorisent les spermos Y,
toujours bien feignants donc si tes parois sont toutes vibrantes de jouissance, ça les aide à avancer. Oui, je sais, on dit surtout beaucoup de conneries, tout ça n’est que de la loterie. Mais techniquement, c’est quand même le spermatozoïde qui détermine le sexe du foetus.

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Enfin, mais surtout, pourquoi un garçon ? Vois-tu, Carla, je passe mes journées sur des forums féminins parce que c’est mon métier et dans le lot, y a beaucoup d’aspirantes maman. Des femmes qui tentent, qui ne parlent plus que de dpo (date prévue d’ovulation) de c12 (12e cycle depuis arrêt de la contraception) j35 (35e jour de ce dit cycle sans règles), d’opk (ovaires polykystiques) et je te passe les anovulations, l’endiométrose, l’azoospermie et autres joyeusetés du style. Il y a aussi des femmes en parfait état de marche, en couple avec un homme sans aucun problème non plus et ça ne transforme pas. Ou pire, ça n’accroche pas et les fausses couches se multiplient. Ces femmes et ses hommes-là, vois-tu, ce qu’ils veulent par dessus-tout, c’est un enfant. Avec ou sans pénis. Ils s’en foutent, ils sont en souffrance de ne pas avoir d’enfant alors l’un ou l’autre, ce sera un vrai bonheur. Et pour les couples n’ayant pas de problème de stérilité, le sexe est souvent un détail aussi.

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Et puis pourquoi spécifiquement un garçon ? Ah ben oui, le fameux héritier, suis-je bête ! C’est marrant, pourquoi ça t’angoisse , Tu crains le même sort que Joséphine en son temps , Oui, je sais que Nico, il fait un peu penser à Bonaparte (je ne ferai aucune assimilation physique, note), tellement que j’oublie parfois qu’il est pas Corse, le tien. Tu crois qu’il te répudierait telle une fiente de scarabée juste parce que SON spermato était marqué du sceau du X ? Mais ma fille, l’histoire (avec un petit h, je parle de celle de ton mari, pas du
monde) ne t’a-t-elle donc rien appris ? Ses 2 précédentes épouses lui ont donné un héritier (et même deux pour la première) mâle et elles ont fini divorcées. Ok, Cécilia, elle s’est barrée mais c’est pas la question. Alors je me demande, Carla, souhaites-tu être la troisième « ex Mme Sarkozy » ? Souhaites-tu lui donner un fils pour oublier le petit Louis parti aux Etats-Unis avec sa môman
(oh, je suppose bien qu’il y a garde partagée quand même) ? Souhaites-tu donner un camarade de jeu à ton Aurélien qui s’ennuie ferme chez sa nounou pendant que tu cours le monde ? Ou alors penses-tu juste qu’encore aujourd’hui, un héritier vaut plus qu’une héritière et ravira le corps de ton macho ? Tu sais, les lois saliques, ça fait un petit moment qu’on ne les applique plus en France.


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Quoi qu’il en soit, Carla, tu as beau être capricieuse, la nature le sera toujours plus que toi. Si d’aventure, tu tombes enceinte, merci de t’en réjouir quel que soit le sexe de ton enfant. Et puis, égalité sexuelle faisant, peut-être que ta rejetonne, un jour, elle sera Présidente de la République. Comme papa. Quel bel héritage, ne penses-tu pas ?

Comme une évidence

Par Lucas

Vous vous rappelez de ma bafouille sur Adopte un Mec ? J’y suis retourné récemment. Sauf que là j’ai pris un abonnement. Pour essayer de trouver un peu d’affection, un sourire et une complicité, un regard et une connivence ; comme disait Delerm « cet air un peu penché… » Avez-vous pris quelques minutes pour aller regarder les photos et lire les profils des femmes sur AUM ?
C’est fascinant.

La plupart du temps, les nanas sont blasées archi blasées par le jeu concupiscent des mecs libidineux et navrants. Bien sûr, il y a les ingénues et toutes les gamines, il y a  celles pleines d’énergie et d’enthousiasme, d’autres qui sont catégoriques et intransigeantes : si tu cherches un coup d’un soir, passe ton chemin (car c’est bien connu, le mec va le mettre en gros sur son profil…)

Et puis il a les tristes qui m’attristent, celles qu’on a envie de consoler, celles qui déguisent derrière un sourire factice ou une pause neutre, derrière des phrases retenues et policées, toute une angoisse et une inquiétude, plus ou moins cachées. Il ne faut pas être grand clerc pour le deviner…
Et ca m’a rappelé cette vidéo qui a fait débat sur mon profil Facebook quand je l’ai postée et que je vous invite à regarder avant de lire la suite de mon propos car je dévoile l’intrigue…

 

« J’attendrai le suivant. »
Faut-il comprendre dans ce titre que cette femme, derrière cette mélancolie, va quand même aller de l’avant ?
Va-t-elle « attendre » le prochain bonhomme qui passe ?
Va-t-elle « attendre » le prochain train pour retourner à son quotidien terne et triste ?
Va-t-elle « attendre » le prochain train c’est-à-dire se jeter sur les rails ?

Pour ma part j’ai rencontré quelqu’un,
Moment fugitif
Après un échange de mails et d’impressions, de ressentis et d’expériences. Une complicité.
Comme une évidence.
Je l’ai vue lundi après midi
Elle est arrivée et je l’ai embrassée. Sur les lèvres. Elle a souri. On a recommencé,
Comme une évidence.
on a passé deux heures ensemble. quelque chose de serein. je n’avais pas été aussi heureux depuis 3 ans. Un désir de l’écouter, d’être là pour elle,
Et que mes envies dansent. (©Grand Corps Malade)

Et puis, 6 heures après,
elle m’a dit que c’était terminé.
J’ai pulvérisé mon record de short time story.

Je suis fragile, je te sens fragile, et je ne crois pas qu’on pourra s’aider
Pour s’épanouir dans un couple il faut être bien et je ne t’ai pas senti tout a fait reconstruit et moi je ne le suis pas non plus .. je me suis trop battue, je ne sais pas si j’aurai la force.

Je crois que depuis 3 ans je balade une image de mec faible et que je me complais là dedans car mes parents m’avaient asséné que je n’étais pas guéri et qu’il fallait 3 ans pour celà, un point c’est tout. J’ai eu beau tempeter le medecin a parlé en eux et m’a assommé. Pendant un an, j’ai donc loosé.
Et periclité. Pire, la nana avec qui je bosse la mémoire depuis 1 an et demi m’a dit que j’avais bien évolué les 6 premiers mois mais que depuis un an la dépression m’avait fait décliner…

Cet accident, on en a fêté les 3 ans le 1er janvier.

Avant j’étais anxieux mais entreprenant, pugnace et volontaire,
Aujourd’hui je reste persuadé que la reconstruction elle passe par ma  volonté et Nina me l’a clairement fait comprendre avec un mail d’engueulade vif et percutant. Ce qui m’agace, c’est que
j’aurais donc du suivre ma logique d’avant, il y a un an, et envoyer chier mes parents, tout médecins qu’il étaient. Avoir une politique résolue, pleine d’allant et d’envies. J’aurais dû rebondir
et en profiter pour essayer de trouver en moi une raison d’aller de l’avant là où je la cherchais dans ma présence pour les autres auparavant…

Et ceci étant dit

Je me casse.
J’ai 30 ans.
Les Vingtenaires c’est fini.
Vient un moment où il ne faut arrêter de se demander si on va passer le pas et où il faut franchir le gué.
Histoire de se mouiller.
Je veux aller de l’avant.
Je veux pouvoir me regarder dans une glace et être fier de moi.
Je veux qu’on me regarde en face et qu’on soit fier de moi.
Je veux retrouver cette apparente facilité et qu’elle ne soit plus apparence mais réalité,
Je me suis rendu compte lundi que j’étais dans un rôle et que ce n’était pas moi au fond qui évoluait dans la société civile.
Je veux montrer au monde que le P-O timoré et faible, le P-O inquiet et pusillanime n’existe plus . Le P-O qui emmerde les lecteurs des Vingtenaires avec ses atermoiements depuis 2 ans.
P-O, c’est à dire mon vrai prénom.
Ceci est donc un départ définitif.
« Il vient toujours un temps où il faut choisir entre la contemplation et l’action. Cela s’appelle devenir un homme. Ces déchirements sont affreux. Mais pour un cœur fier, il ne peut y avoir de
milieu. » A. Camus.

Je tiens à remercier les lecteurs qui ont suivi mes bafouilles depuis 3 ans et fait des comm souvent sympas; J’espère que quelques textes leurs ont plu.
Je tiens à saluer les Vingtenaires et j’espère bien qu’on va rester amis (et pas seulement dans l’acception que Facebook donne à ce mot) car je veux me persuader que je serai un être meilleur une fois que j’aurai un boulot.
Je vous souhaite à tous une vie pleine de joies éparses, et  vous laisse avec une petite pause sérénité sur cette page , 4 minutes 33 qui m’apaisent à chaque fois que je les vois (en HD c’est encore mieux)
Et cette fois-ci, sans retour,
Lucas tire sa révérence

Cours pour adultes… ceux qui ne bossent pas

J’avais donc décrété que je prendrai des cours de dessin cette année. Mais voilà-t-il pas que je me retrouve dans le même drame que les cours de russe : si tu sors pas du boulot avant 18h, c’est mort, tu peux pas y aller. Et les chances que je puisse m’éclipser du boulot avant 18h sont…d’aucune.

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La plupart des cours pour adultes commencent à 18h30, je ne parlerai pas de ceux qui se déroulent en plein milieu de journée. Question : en tant que cadre dans le secteur tertiaire, précisément celui où quitter le boulot avant 19h ne peut être qu’exceptionnel (ok, ça dépend des boîtes, certaines sont plus cools que d’autres sur la question), on fait comment ? Ah oui, il y a des cours le samedi, youpi ! Sauf qu’ils sont généralement pris d’assaut et qu’il est difficile de pouvoir s’y inscrire. Parce que dans la masse des adultes avides de savoir, je ne suis pas la seule à ne pas finir à 17h30, hé oui.

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(c) Frank Horvat

Alors je me pose une question : à qui sont destinés les cours pour adultes ? Quand j’étais chômeuse, j’aurais pu y aller (et avec le recul, je me dis que j’ai peut-être été conne de pas le faire) mais d’abord, il faut voir le prix : 300 à 400 € les cours annuels sans forcément la possibilité de payer en plusieurs fois, ça fait une sacrée somme pour les chômeurs. Ensuite, le chômage, idéalement, n’est pas censé durer. Si je profite d’une inactivité pour commencer un cours, si je trouve du travail, je suis censée abandonner et tant pis pour mes deniers engagés ? Parce que le souci, c’est que je ne veux pas faire ces activités dans le cadre d’un DIF ou CIF (formations pour adultes payées par les entreprises). J’imagine trop le truc : « Salut boss. Dis, tu voudrais pas me financer des cours de russe et de dessin ? Non mais je sais, sur le papier, y a rien à voir avec mon taf mais imagine qu’on ait une opé avec une marque russe, ce serait un plus, non ? Et le dessins, ça pourrait servir dans le cadre de la communication visuelle, c’est que je voulais prendre comme DIF à la base. Alors
tu dis oui ou tu dis non ? Okayyyyyy, je te laisse réfléchir parce que là, je sens que ta spontanéité te pousse à me dire non ».


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(c) Axl gribouille


Oui, c’est vrai que le russe ne m’aidera en rien et que le dessin ou la maîtrise du photoshopage et co n’est pas précisément en première ligne de mes compétences professionnelles. Même si la comm visuelle me plaît bien et que j’ai envie de poser mon DIF là-dessus car je manque de qualités ergonomiques, globalement. Mais ces cours, je veux les prendre pour m’améliorer de façon personnelle, faire des trucs dans mon appart, ça n’a rien de professionnel. C’est juste une envie, comme ça, un truc qui me rend frustrée de pas le faire. Mais voilà, avec la voie que j’ai choisie, point de salut avant 19h et à cette heure là, tous les cours ont commencé.

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Ah, on me chuchote que j’ai qu’à faire mon autodidacte. Ouais mais je me connais. Le soir, je rentre, j’ai tendance à ne rien faire, surtout pas prendre un cahier pour noter des caractères russes ou pour dessiner. D’abord parce que le russe, c’est quand même pas la langue la plus simple du monde et si un livre me donne des astuces, il ne me fait pas parler. Ensuite, pour le dessin, je me connais, je vais tenter, râler et laisser tomber, j’ai pas assez d’autodiscipline en la matière. Pourtant, si je regarde par le passé, j’ai appris le html toute seule comme une grande et je maîtrise pas si mal photoshop et ça, j’ai appris toute seule. Comme pas mal de trucs mais fallait que je suis obligée de le faire pour m’y pencher. Aujourd’hui, je découvre le php grâce à wordpress et je m’en sors pas si mal mais mes interventions sont menues, je ne change que du détail. Mais le dessin ou le russe, je me connais, je vais faire « raaah, graaaaa, je suis nulle » et laisser tomber.

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Conclusion ? Vivement la retraite !

Petit PS sans rapport : depuis notre week-end à Marseille, The Body Shop et moi, c’est une folle histoire d’amour (sans rire, je ne cesse de m’émerveiller sur le miracle que représente le masque en gel pour mes maux de tête et je ne vous parle pas du baume à la cerise que je me tartine quotidiennement pour lutter contre mes points secs). Du coup, on se raconte tout et des fois, je cafte un peu. Là, par exemple, je vous annonce que The Body Shop fait des soldes allant jusqu’à –
50 % ! Alors si vous voulez le même baume à la cerise que moi (ou bien d’autres choses), vous savez où aller, c’est pas compliqué.

Ch…ch…ch…ch…Changes !

Par Keira

 Tout d’abord : Bonne année !

Voilà, ça c’est fait.

Ensuite. Je disais hier à Nina que j’allais faire un petit article mignon en partie sur le réveillon et la famille mais comme tout le monde le fait… bah non.

Donc pour changer un peu j’ai décidé de revenir à ce que je faisais avant. Une critique ciné.

Bon, là j’ai été inspirée par Nina et sa critique d’Indiana Jones. Mon cerveau étant au point mort jusqu’à demain (la rentrée des classes, youpi !) je m’autorise une critique pas très constructive visant seulement à avoir des réponses de gens intelligents. Oui, je suppose que mes lecteurs sont intelligents.

Vous me l’avez prouvé un certain nombre de fois, donc je veux en avoir la certitude absolue.

Je vais vous parler du film… *roulements de tambours*… Avatar !

Et tout ça avec trois semaines de retard sur tout le monde.

Parce que j’aime ça.

J’aime bien James Cameron, autant vous le dire tout de suite. Pas toujours pour les raisons que tout le monde penserait évidentes. Je ne suis par exemple, pas une fan de ses personnages qui sont toujours très… stéréotypés. Ni de ses dialogues. Qui sont souvent assez creux. Je ne suis pas non plus une fan de ses élans sentimentaux. En fait ce que j’aime profondément chez Cameron c’est sa capacité à titiller mon imaginaire. A me faire rêver.

Il avait réussi à me faire rêver avec Abyss et Titanic (ouais, quand même, une croisière comme ça… c’est pas mal, non?) et là il vient de m’achever avec Avatar.

Le pitch pour ceux qui ne l’ont pas vu c’est un mix entre Pocahontas et un film bourrin à la Schwarzy avec un méchant ayant le niveau intellectuel d’une huître et des grosses cicatrices. MAIS ! On s’en fout.

Pourquoi ? Parce que bordel… c’est d’une beauté ! Et en plus le monsieur Cameron, il ne fait pas que s’amuser avec un univers dingue, il le sublime avec la 3D.

Je ne sais pas si comme moi, vous en aviez marre de cet abus des effets 3D dans les animations qui finissaient par vous coller une migraine atroce… si c’est le cas, Avatar va vour réconcilier avec la 3D.

Parce que même si elle est très souvent présente, contrairement à d’habitude, ce n’est pas pour qu’on ait l’impression de se faire bouffer par tout ce qui bouge, mais simplement là pour apporter une profondeur de champs hyper réaliste, créer une ambiance avec des insectes qui volent autour de nous. Nous plonger finalement, dans cet univers magnifique de la planète Pandora.

L’autre bonus du film en plus de cet univers dingue c’est le soin apporté à la création d’une mythologie, d’une culture complète de ce peuple Naavis (vous savez, les schtroumpfs-félins). Mister Cameron a prit le soin de demander à un super prof d’université de créer tout un langage et tout le tralala pour que ce peuple soit crédible. De même, on sent l’intervention d’ethnologues dans le soin apporté aux rituels montrés, que ce soit les rites chamaniques, la communion avec la nature, le respect de la nature. Tout ceci n’est pas sans rappeler certaines des tribus qu’on peut croiser dans nos documentaires.

Donc voilà, même si le scenario n’est pas vraiment à la hauteur, on s’en prend plein la figure visuellement. Surtout en 3D d’ailleurs.

C’est un film qui nous dit clairement « Il y aura un avant et un après Avatar », un peu à la façon de Tron à son époque. C’est aussi un film qui nous emmène dans un autre univers cool, qui nous rappelle que nous aussi, à une époque éloignée, nous étions un peu ces Naavis. C’est un film écolo à fond. Un film humaniste à fond.

Bref, c’est plein de bonne intentions et alors que ça dure près de 3h, on ne s’ennuie pas une seule seconde.

Comme quoi. James Cameron. Est. Super. Fort.

Ouais !