Albator de Shinji Aramaki

Comme certains ont pu le deviner hier, j’ai une certaine culture manga et la saga Harlock, ça me parle à mort. En fait, j’ai lu Galaxy Express 999 et quelques volumes d’Albator, justement, et j’adorais notamment la lutte de Maetel et Esmeraldas contre leur mère Prometheus. Bon, on casse direct le suspenses : elles ne sont pas dans le film. Mais Albator restant un personnage sombre et intrigant, allons voir ce petit bijou d’animation.
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Point 1 : l’animation justement. J’ai vu le film en 2D dans une petite salle MAIS en VO et pardon mais si y a bien un truc que je ne supporte pas de voir en VF, ce sont les productions japonaises (même si je ne comprends strictement rien mais franchement, regardez Evangelion en japonais et en français et vous comprendrez). Ceci étant, malgré la 2D, niveau spectacle, ça claque. L’Arcadia est monumentale et les mouvements dans l’espace tout à fait fluides, on suit facilement l’évolution. Alors que pardon mais dans pas mal de films avec batailles spatiales, y a toujours un moment où je suis perdue. Malgré le passage dessin animé/animation, on reconnaît à peu près les personnages et l’univers gothique. Seul (gros) bémol : Mime qui me paraît assez loin du souvenir que j’en avais et mon compagnon de virée a été un peu traumatisé par son string enfilé sur sa combinaison mais passons. Niveau décor, je suis totalement conquise. Passons à l’histoire.
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La conquête spatiale a permis aux Humains de partir essaimer un peu partout dans l’univers mais sans jamais réellement trouver une planète aussi hospitalière que la Terre donc ils décident finalement d’y retourner mais y a plus la place pour tous ces individus là et ça vire en guerre spatiale pou retourner sur Terre. Finalement, la Coalition Gaïa prend le pouvoir et décide de faire de la Terre un sanctuaire sacré où plus personne ne peut aller. Albator n’approuve pas cette décision et entre en rebellion. Oui, ceux qui connaissent l’univers Harlock ont donc remarqué que ça n’a strictement rien à voir avec les histoires déjà développées. Il s’agit officiellement d’un préquel à la saga finalement. Gros mouais.
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Parce que c’est le léger souci de ce film qui avait pourtant pu être un de mes films préférés de la vie. Oui, on se prend une sublime claque avec les images mais l’histoire, pffff. Le périple commence par l’arrivée d’un jeune homme au bord de l’Arcadia. On découvre très vite que c’est un espion à la solde de la Coalition, envoyé directement par son frère paraplégique qui a l’air un peu vicieux. Sur Mars où il vit, il est assisté par une jeune femme dont on comprend très vite qu’elle est au coeur du trio amoureux (avec les deux frangins donc). Notre jeune garçon commence donc à tenter de deviner les secrets de l’Arcadia en déambulant en son sein (scène plus ou moins copiée du manga ou du dessin animé, je ne suis pas sûre mais ça m’a bien rappelé quelque chose) mais on découvre vite qu’Albator et Mime ont très bien percé le jeu du petit jeune. Ils oublient néanmoins de prévenir Kei qui lui raconte tout le plan : ils vont faire péter tous les noeuds du temps de l’univers pour revenir à l’époque où les hommes vivaient sur Terre.
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De là, on se retrouve dans un scénario à multiples rebondissements, le jeune homme change 4 ou 5 fois de camp et nous fatigue légèrement, son frère reste méchant et pervers mais on apprend que, ô surprise qu’on n’avait pas vu venir, il est paraplégique à cause de son frère. La fille ne sert pas à grand chose au passage. Bref, la lutte entre les frères rangerait presque Albator dans un de ses classiques blockbusters américains avec une petite dimension écologique. Heureusement, il existe également tout un questionnement sur le choix entre vérité et illusion, la manipulation des masses…
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Bref, oui, j’ai aimé. J’ai cru lire un jour qu’il s’agissait du premier film d’une trilogie mais j’ai jamais retrouvé cette info donc j’ai dû la rêver. Dommage car même si cette histoire de frères m’a un peu saoulée, le spectacle est tel que j’en aurais bien repris deux louchettes.

Ch…ch…ch…ch…Changes !

Par Keira

 Tout d’abord : Bonne année !

Voilà, ça c’est fait.

Ensuite. Je disais hier à Nina que j’allais faire un petit article mignon en partie sur le réveillon et la famille mais comme tout le monde le fait… bah non.

Donc pour changer un peu j’ai décidé de revenir à ce que je faisais avant. Une critique ciné.

Bon, là j’ai été inspirée par Nina et sa critique d’Indiana Jones. Mon cerveau étant au point mort jusqu’à demain (la rentrée des classes, youpi !) je m’autorise une critique pas très constructive visant seulement à avoir des réponses de gens intelligents. Oui, je suppose que mes lecteurs sont intelligents.

Vous me l’avez prouvé un certain nombre de fois, donc je veux en avoir la certitude absolue.

Je vais vous parler du film… *roulements de tambours*… Avatar !

Et tout ça avec trois semaines de retard sur tout le monde.

Parce que j’aime ça.

J’aime bien James Cameron, autant vous le dire tout de suite. Pas toujours pour les raisons que tout le monde penserait évidentes. Je ne suis par exemple, pas une fan de ses personnages qui sont toujours très… stéréotypés. Ni de ses dialogues. Qui sont souvent assez creux. Je ne suis pas non plus une fan de ses élans sentimentaux. En fait ce que j’aime profondément chez Cameron c’est sa capacité à titiller mon imaginaire. A me faire rêver.

Il avait réussi à me faire rêver avec Abyss et Titanic (ouais, quand même, une croisière comme ça… c’est pas mal, non?) et là il vient de m’achever avec Avatar.

Le pitch pour ceux qui ne l’ont pas vu c’est un mix entre Pocahontas et un film bourrin à la Schwarzy avec un méchant ayant le niveau intellectuel d’une huître et des grosses cicatrices. MAIS ! On s’en fout.

Pourquoi ? Parce que bordel… c’est d’une beauté ! Et en plus le monsieur Cameron, il ne fait pas que s’amuser avec un univers dingue, il le sublime avec la 3D.

Je ne sais pas si comme moi, vous en aviez marre de cet abus des effets 3D dans les animations qui finissaient par vous coller une migraine atroce… si c’est le cas, Avatar va vour réconcilier avec la 3D.

Parce que même si elle est très souvent présente, contrairement à d’habitude, ce n’est pas pour qu’on ait l’impression de se faire bouffer par tout ce qui bouge, mais simplement là pour apporter une profondeur de champs hyper réaliste, créer une ambiance avec des insectes qui volent autour de nous. Nous plonger finalement, dans cet univers magnifique de la planète Pandora.

L’autre bonus du film en plus de cet univers dingue c’est le soin apporté à la création d’une mythologie, d’une culture complète de ce peuple Naavis (vous savez, les schtroumpfs-félins). Mister Cameron a prit le soin de demander à un super prof d’université de créer tout un langage et tout le tralala pour que ce peuple soit crédible. De même, on sent l’intervention d’ethnologues dans le soin apporté aux rituels montrés, que ce soit les rites chamaniques, la communion avec la nature, le respect de la nature. Tout ceci n’est pas sans rappeler certaines des tribus qu’on peut croiser dans nos documentaires.

Donc voilà, même si le scenario n’est pas vraiment à la hauteur, on s’en prend plein la figure visuellement. Surtout en 3D d’ailleurs.

C’est un film qui nous dit clairement « Il y aura un avant et un après Avatar », un peu à la façon de Tron à son époque. C’est aussi un film qui nous emmène dans un autre univers cool, qui nous rappelle que nous aussi, à une époque éloignée, nous étions un peu ces Naavis. C’est un film écolo à fond. Un film humaniste à fond.

Bref, c’est plein de bonne intentions et alors que ça dure près de 3h, on ne s’ennuie pas une seule seconde.

Comme quoi. James Cameron. Est. Super. Fort.

Ouais !