Bientôt la fin du monde

EDIT : Etant légèrement fatiguée de modérer les commentaires d’islamistes tarés et illettrés qui pensent que je prêche la fin du monde, les commentaires sont désormais fermés. 

Mon calendrier est formel : le 21 décembre approche. Allons-nous tous mourir ? Connaître la fin de notre monde ? Ou juste se réveiller le 22, déçus de n’avoir rien vécu d’incroyable ? Perso, ça m’arrangerait la dernière solution, j’ai un train à prendre…

Curieusement, plus la date approche, moins j’en entends parler. Pourtant, c’est un peu excitant comme concept si on y réfléchit bien. J’étais là le jour où le monde s’est effondré. Bon, si on meurt tous, ça servira pas à grand chose mais il reste toujours le fol espoir de faire partie de quelques survivants. Faudrait pas trop que la planète explose sinon, point de survivants, point d’espoir, ça pue comme histoire. Un grand boum et fin, même pas de quoi faire un film.

Évidemment, reste le scénario d’une incroyable révélation genre Dieu qui descendrait sur Terre pour y apporter (enfin) la paix. Oui parce qu’on sait pas bien ce qu’il a foutu ces quelques centaines de milliers d’années dernières mais il a un peu omis de venir nous dire que se battre en son nom, ça pue. Oui ok, il nous a envoyé un hippie y a 2000 ans qui multipliait les pains et a ressuscité mais ça n’a pas vraiment réglé le problème, bien au contraire. Ceci étant, je trouve l’idée d’une révélation (divine ou non), d’un phénomène qui change tout hyper séduisante. Comme ça, je pourrai dire à mes petits enfants « j’y étais ».

Pourtant, plus on approche du jour J, plus tout ça pue le toc. Pour ma part, ma vie est déjà planifiée au-delà du 21 (genre j’ai un train le 22), je réfléchis ardemment à mes vacances 2013 et même 2014. Oui, je refuse d’arrêter ma vie au 21 décembre parce que merde, j’ai encore trop de choses à faire/voir/vivre. Et je crois que c’est ce qui dégonfle cette belle histoire. Tant que c’était loin, c’était excitant, c’était l’avenir lointain. À présent que ça approche, on se rend compte que la vie, on en reprendrait bien une lichette alors si l’apocalypse pouvait attendre, elle serait bien urbaine.

En attendant, je vais faire ma liste de cadeaux de Noël. Histoire de ne point me trouver dépourvue quand le 22 décembre sera venue.

Les cartes ciné tuent-elles les films petit public ?

Je rappelle que je suis pas cinéphile mais… Mais je prends le métro et je croise régulièrement des affiches exhalant le fumet du navet. Juste ciel, qui peut aller voir un film qui a l’air aussi nul ? Réponse : plein de gens.

J’ai dans mon entourage des gens qui ont des cartes ciné. Régulièrement, ils passent donc leur soirée dans une grande salle sombre pour mater un film, histoire de rentabiliser leur carte. Or quand on a vu les films qui nous plaisaient, sur quoi se rabat-on ? Sur les gros nanards bien juteux.

Je ne juge personne. Après tout, quand j’allume la télé le soir, j’ai pas toujours le courage de me mater un film art et essai, j’ai plus envie de me vider la tête et de reposer le cerveau. De toute façon, je ne regarde la télé que d’un œil, évitons donc les histoires qui m’obligent à être attentive. Alors forcément, je ne peux que comprendre ceux qui, au cinéma, préfèrent rentabiliser leur carte en s’offrant un jacuzzi du cerveau.

Pourtant, ça m’ennuie, au fond. Quand je vois les affiches de films crétins, c’est un peu comme quand j’entends une musique commerciale de mauvaise facture qui cartonne : on nous prend pour des demeurés et c’est trop facile. Je rêve que ce genre de bouse se plantent, que les gens réclament du lyrisme, de la poésie, du rêve. Que les artistes nous donnent leurs tripes et arrêtent d’appliquer une recette commerciale calibrée pour marcher. Qu’on arrête avec cette sensation qu’ils sont là pour cachetonner.

Et pourtant… Et pourtant, moi, il y a des projets professionnels que je dois exécuter pour faire marcher la machine à monnaie, celle là même qui édite mon salaire à la fin du mois. Honnêtement, qui prendrait le risque de n’investir que dans des films condamnés à ne toucher qu’une portion infime du public sans gros blockbuster pour avaler des dollars en parallèle ? Nul n’est philanthrope.

En fait, la question n’est-elle pas plus « pourquoi les producteurs ne se lancent-ils pas plus dans des projets moins accessibles pour tous alors qu’ils engrangent des millions avec des films navets n’ayant pas coûté grand chose ? ». La crise ou la volonté des spectateurs de pas se prendre la tête ?

Faut-il draguer au yoga ?

À présent que le froid s’est installé, retournons draguer à l’intérieur, la motivation pour le jogging étant généralement proportionnelle à la température. Et bah tiens, allons au yoga.

Sur le papier, le yoga, c’est sexy. Des corps qui ploient et se déploient lentement, tout en grâce et en souplesse, suivant la douce voix du yogi. Une communion des corps, une communion des esprits…

Ça, c’est la théorie. En pratique, c’est plus compliqué. Déjà, va trouver un mec en cours de yoga… Le seul de mon corps est agrémenté d’un vagin accompagnateur (sa copine). Mais imaginons pour la suite de cet article qu’il y ait du mâle en cours de yoga et observons le déroulé de la séance.

Au début, fièrement assis sur nos tapis, nous respirons profondément, émoustillés à l’idée de nous soumettre aux consignes du prof. Inspirez, expirez ! Facile. Les premiers exercices sont simplissimes, vas y que je me mets à 4 pattes, la poitrine ouverte vers le ciel et hop chien la tête en bas ! Je suis sexy, je me tends au maximum, je sens mes muscles s’allonger.

Mais ça va se compliquer. Allez, zou, exercice d’équilibre, le truc que je plante à chaque fois. Je n’arrête pas de reposer le pied par terre, je commence à transpirer… Oui, le sexyness et la grâce en prennent un coup. Puis mes pieds sont jamais positionnés comme il faut, mes épaules se contractent toutes seules. Je suis aussi désirable qu’une vieille chemise froissée retrouvée au fond du placard. Mmmm…

Puis bon, tant qu’on y est, on part en chandelle ! La chandelle, j’assure bien. Mais quand il s’agit de mettre nos genoux de chaque côté de nos oreilles et que je me retrouve le nez dans mon périnée, là, autant dire que toute idée de séduction m’a abandonnée. Je me sens limite un peu ridicule et le fait qu’on soit 30 dans ce cas ne me console pas vraiment.

Heureusement, voici les quelques minutes de relaxation où tu manques de t’endormir option bave au coin des lèvres. De toute façon, ça fait bien 20 mn que j’ai oublié mon objectif de séduction.

Conclusion ? Le yoga, c’est génial mais pas pour draguer. De toute façon, vu qu’on est censé se concentrer sur soi et fixer des points dans le vide, comment évaluer les beaux jeunes hommes autour de nous ? Si tant est qu’il y en ait…

La carte de visite, le Graal ultime

Dans le joyeux monde du marketing digital, on joue beaucoup aux chaises musicales et les employés embarquent et débarquent à toute vitesse. Trop vite pour que l’on suive en tout cas. Ainsi, il arrive régulièrement qu’en rendez-vous client ou presta, une personne rougisse légèrement à l’heure des changements de cartes de visite « je viens d’arriver, j’en ai pas encore… »

Pour ma part, j’ai un léger problème relationnel avec les cartes de visite, j’oublie toujours de les donner mais passons. J’aime cependant bien ce petit rituel de la carte de visite car aujourd’hui, en obtenir de le part de son entreprise est fort en symbole. On a quand même investi quelques dizaines d’euros pour écrire sur un bout de carton mes coordonnées et le fait que j’appartenais à la maison. Obtenir ses cartes de visite, c’est un peu comme passer le test HIV dans une relation amoureuse, c’est un signe d’engagement. Ma boîte et moi, on est suffisamment engagés pour avoir nos deux noms sur une même carte…

Du coup, ne pas avoir sa propre carte peut avoir quelque chose d’humiliant. Même si on est en pleine lune de miel (les premiers mois sont toujours idylliques… Comme dans une relation amoureuse), on sent tout de même poindre la possibilité d’une porte de sortie, un « oui, on est bien tous les 2 mais je suis pas encore sûr… ». Professionnellement parlant, ça s’appelle une période d’essai : 1, 3, 6, parfois 12 mois où on s’aime mais on reste un peu sur la réserve. On ne sait jamais, un amour récent est si fragile.

Et puis un jour, elles arrivent. Dans leur petite boîte transparente, elles trônent sur votre bureau. Oh, on sait bien qu’on ne les distribuera pas toutes (surtout quand on n’est pas commercial et que, comme moi, on oublie d’en donner) mais voilà, c’est la petite tape sur l’épaule de ton entreprise qui te dit « je crois en toi, je crois en nous ». La carte de visite, c’est la matérialisation de la relation, une sorte d’alliance en papier glacé ou papier recyclé. D’ailleurs, si vous voulez mon avis, je préfère ces dernières. Petite boîte chérie, inscrivons notre amour au panthéon pro en respectant l’environnement, s’il te plaît. Vous avez désormais votre Graal entre les mains, un petit rectangle qui signifie que oui, vous en êtes. Et que vous distribuerez négligemment lors des rendez-vous clients en adressant un sourire mi-consolateur mi-condescendant à celui avouant qu’il n’en a pas encore…

Pourquoi personne ne pense jamais à fêter ça, tiens ? Ça changerait des pots de départ toujours un peu déprimants…

Et puis, cerise sur le gâteau, ça nous fournit plein de marques pages.

Les filles sont de sortie

Enterrement de vie de jeune fille, c’est parti.

Mes témoins étant super, elles m’ont fait un programme aux petits oignons. Apparté : si je devais un jour me marier, comme enterrement de vie de jeune fille, je veux un week-end trip chouchoutage avec mes amies les plus proches(et pas que des filles, on pourrait inviter Enzo peut-être) Voilà, reprenons. Donc là, dans cette petite histoire, mes témoins ont tout préparé pour que je passe une journée géniale entourée de toutes mes amies et elles n’ont tué personne malgré les récriminations des unes et des autres.

Organiser, c’est bien mais si la vie m’a appris une chose, c’est bien que rien ne se passe jamais tout à fait comme prévu et mes témoins chéries vont vite avoir des envies de meurtre. On a déjà la team « j’avais dit que je venais mais finalement, je peux pas, j’ai vernissage (des orteils) ». On a ensuite la team « je viens pour te faire plaisir mais les activités ne me plaisent pas et je ne fais aucun effort pour me montrer un minimum enjouée ». Dite aussi la team du « je choisis parfois mal mes amies. Enfin, camarades ».

Après le problème des enterrements de vie de jeune fille, c’est qu’il y a des clans du type « copines depuis que je suis sur Paris », « copines de plongée », « copines de taf (passé ou présent) »…Du coup, à chaque « tu te souviens quand… », les 3/4 des convives ne sont pas concernées par cette folle anecdote. L’ennui est donc prêt à fondre à tout moment sur une ou plusieurs des invitées. Excellent entraînement pour la mariée qui doit prendre soin de tout le monde. Comme pour le jour J.

Le jour J, justement. Selon l’avancée des préparatifs, on peut hériter d’une future mariée stressée qui parle en boucle de ce qui n’est pas prêt, qui ne profite qu’à moitié de sa journée parce que oui, c’est chouette de voir les copinettes mais ça prend toute une journée et y a plein de trucs à gérer. Et pour peu que la mariée soit une Bridezilla, la journée risque d’être looooongue…

Bref, malgré le travail acharné des témoins, la journée peut ressembler à une corvée, une bonne action pour notre amie la future mariée qu’on va arrêter de fréquenter tellement elle est chiante. Ou au contraire, une journée géniale qui permet de se faire plein de copines avant le jour J. Ce qui tombe plutôt bien, certaines seront à votre table le jour du mariage.

Mais revenons-en à moi, reine de la journée. Il faut profiter à fond car c’est un peu la dernière sauvegarde avant le boss final. Car maintenant, on va devoir plonger en plein « détails de dernière minute ».

J’ai testé pour vous la naturopathe

Les plus attentifs d’entre vous auront noté que j’ai pas eu une patate d’enfer le mois dernier. Pour tout vous dire, après 3 mois d’une relation idyllique à base de pioupiou les petits oiseaux, l’oiseau s’est retrouvé un bon matin sans ailes. Le pourquoi reste un peu fumeux mais après quelques mois à collectionner les grosses baffes avec élan dans ma gueule, je me suis sentie un peu démoralisée. Le Tiger va avoir besoin d’aide.

J’ai d’abord pensé aller voir un psy, j’ai demandé le numéro à une amie et… Rien. Je n’avais rien à lui dire au psy, je savais même pas pourquoi l’appeler, ma seule récrimination étant que « putain bordel de merde, j’en ai marre d’avoir la lose » mais à part me dire que tout est question d’éclairage (ce que je sais déjà) y avait rien de plus à dire. Donc payer pour des choses que je suis déjà capable de dire, bof…

Et puis Anais a agi. Lors de la Parisienne, elle m’avait parlé d’une naturopathe que consultaient deux de ses amies et je lui avais répondu que j’étais potentiellement intéressée. Alors que j’étais en plein week-end « je ne veux voir ni parler à personne », elle m’envoie donc les coordonnées de la naturopathe. Action, réaction, je prends rendez-vous.

1er rendez-vous. Elle me fait asseoir à son bureau et me demande pourquoi je suis là. Je lui résume les marasmes 2011 et 2012 (oui, finalement, 2012 est une année bien pourrie aussi). Elle me pose des tas de questions sur ma famille, les morts qu’il y a eues, les suicides… Elle est étonnée par ma lucidité sur moi-même, sur le fait que je sais mettre des mots sur mes maux. Bref, je sors de là avec une violente envie de pleurer tant ma vie, c’est de la merde.

2ème rendez-vous, je suis enrhumée, j’ai rendez-vous pour une « thérapie identitaire ». En somme, beaucoup de mes angoisses ne sont pas les miennes et je dois m’en débarrasser. De ça et de ma superstition qui m’empoisonne. Du genre celle qui dit que je peux pas être amoureuse en amour et au travail en même temps. Mais c’est pas ma faute si chaque embellie professionnelle se déclenche relativement en même temps qu’une rupture. À la limite, l’inverse, on peut se dire qu’en période « pioupiou les oiseaux, ce mec est top ! », l’amour peut entraîner des étourderies au boulot donc une (relative) crise professionnelle. Bon, bref, stop la superstition, donc. Elle me fait des massages du ventre et de la tête. On définit sur quoi je dois travailler, elle écrit ça sur un bout de papier et me malaxe. « Le corps accepte le message mais pas votre tête ». Elle fait chier ma tête. Mais à force de manipulation , ma tête a arrêtée de faire sa maline. « Ah Ben je suis contente, vous avez très bien réagi en fait ». Oui…euh… Je sais pas, j’avais jamais tenté alors bon… »

3ème séance, j’ai enfin repris les rênes de ma vie et je vais mieux « bon, on reprend pas rendez-vous, vous n’en avez plus besoin là ». Le Tiger is back ! Je reste toujours la première étonnée de ma faculté à rebondir et à me relever. Je suis la femme-ressort.

Que retenir ? Que je suis faite pour être heureuse, c’est ma nature. Que je dois arrêter les mecs dépressifs et/ou déséquilibrés (mais le dernier, il m’avait pas prévenue !). Qu’il ne faut pas donner à ses enfants des prénoms ayant appartenus à des gens de ma famille… Ce qui est un peu dommage parce que dans le roman que je lis, y a un Vitia, prénom que je trouve super mais c’est le diminutif russe de Victor… Prénom de mon grand-père. Et surtout, surtout… Que je dois arrêter d’être superstitieuse. Moi aussi, je peux être heureuse en amour et au travail.

Est-ce que ça m’a fait du bien ? Oui, carrément. L’histoire ne dira pas si je suis sortie de ma sale déprime par ses soins ou parce que j’ai fait ce que je sais faire de mieux (me bouger les fesses). Néanmoins, je ne sais pas si c’est lié, mais l’eczéma qui me rongeait le pied depuis 2 ans est en pleine régression. Puis ça m’a donné beaucoup matière à réflexion, des tas d’idées d’articles, donc.

Ça tombe bien, ma plume est revenue !

L’intimité de la première nuit

La première fois avec cette personne que vous convoitiez, ce n’est pas seulement une découverte physique, des corps qui se touchent, se caressent, se pénètrent. Il y a aussi naissance d’une bulle, une sphère dorée propre aux amants : l’intimité.

Souvenez-vous de votre première nuit avec cet autre. Repus d’amour, allongés dans le même lit l’un contre l’autre, dans la pénombre, voilà que les langues se délient. Mais la conversation prend un tour et une profondeur différents. On ne parle plus à l’objet de notre convoitise mais notre nouvel amour. Il est certes ambitieux de parler d’amour des la première nuit mais on est dans le cadre d’une histoire d’amour, je rappelle.

Dormir ensemble crée une nouvelle proximité. Entendre l’autre sombrer dans le sommeil, le regarder alors qu’on s’éveille avant lui abandonné dans les bras de Morphée. Plus de jeux de séduction, d’œillades torrides et complices, il/elle est là, brut(e).

Et puis il y a le premier matin. On n’est jamais sexy au petit matin avec la figure chiffonnée, les cheveux en bataille, l’haleine alternative et le mascara au niveau des joues pour celles qui n’auront pas osé briser cette bulle dorée de la première nuit pour aller se démaquiller. Déjà aller faire pipi, c’était limite… Les gens sont parfois différents au réveil. Il y a les hyperactifs volubiles qui font le café, le jus d’orange pressé et les toasts en même temps tout en vous racontant mille choses et ceux qui ne réalisent pas tout à fait qu’ils sont levés et que la journée est déjà commencée et qui n’aspirent qu’au calme et au silence (genre : moi). Ou encore ceux qui répètent un étrange mantra en boucle : café… Café… Café… Forcément, si un volubile s’accouple avec un adepte du silence, ce premier réveil risque d’être… Violent.

Fin du petit dej, embrassades sur le pas de la porte ou sur le quai du métro. « On se revoit bientôt ? » « Oui… »

PS : J’adore tellement ce gif… J’aimerais l’utiliser tout le temps

Choisir un livre à sa couverture

Petit après-midi shopping le week-end dernier avec Amy où je fus raisonnable (vu que j’ai un peu fait des folies vendredi pour mon neveu chéri qu’est pas encore né) : un petit baume pour les lèvres et basta. Jusqu’à ce moment fatidique où nous entrâmes dans une librairie et la boulimie dépensière prit le dessus.

Alors que nous errions au hasard des rayons, j’avisais quelques couvertures fort jolies qui donnent furieusement envie d’acheter l’ouvrage alors même que je ne sais pas du tout de quoi ça parle. Amy me rejoint : »Y a des livres, je pourrais les acheter rien que pour leur couverture… » Ah, me voilà rassurée !

Comme tout un chacun, j’aime la joliesse. Rien que le mot me donne des couleurs aux joues, il me plaît. Concrètement, que ce soit pour une fringue, de la vaisselle, des rideaux, draps… Je veux quelque chose qui me plait. Le simple « fonctionnel et utile » est d’une tristesse… Je préfère écrire dans un joli cahier qu’un tout moche et tout simple, même pour mes notes quasi illisibles de travail (enfin moi, je les relis, pour les autres, faut une pierre de rosace. Non que j’use d’un code très compliqué, juste que j’écris très mal. Bref). La joliesse, c’est juste le baume au cœur, le petit truc qui rend de meilleure humeur, qui rend mon quotidien un peu plus gai. Puis j’aime bien boire dans ma tasse verte à pois blancs, point.

Alors pourquoi les biens culturels échapperaient à cette envie de joliesse ? Combien de fois ai-je été attirée par des cd à la belle pochette ? Même maintenant que je n’en achète plus (parce que j’ai un abonnement spotify, je télécharge pas), quand je me balade dans la catégorie artistes similaires de mon spotify pour trouver de nouveaux artistes, mon premier critère de choix est la pochette. Et parfois, force est de constater que le contenu est loin d’être à la hauteur du contenant…

Superficiel ? Certes mais vu le travail sur les couvertures de livres (loin derrière les pochettes de CD qui nous invitent des le premier coup d’œil dans l’univers de l’artiste), je ne dois pas être la seule à y être sensible… C’est une première invitation, une envie de saisir l’objet pour le retourner et dévorer le 4ème de couverture. Parfois, le sujet nous laisse de marbre et on le repose sagement avant de découvrir une nouvelle couverture promettant milles et uns plaisirs. D’autre fois, les mots nous charment et l’on cède à la tentation, ravi de l’imaginer trônant dans notre bibliothèque.

La couverture ne fait pas le livre, certes. Mais il en fait néanmoins partie, il est une porte d’entrée comme une autre. Son contenu est parfois décevant (les 4ème de couverture vendent parfois plus de rêve que le meilleur des séducteurs) mais on y découvre parfois un trésor de littérature. La superficialité a parfois du bon.

PS : à partir d’aujourd’hui, je mets une chanson sur chaque article, lié ou non à mon blabla, pour le plaisir ! Chaque titre sera rangé dans la playlist Vingtenaires que j’ai créée sur Spotify 

Ca vous gêne pas qu’on se flingue la santé en attendant ?

L’autre jour, j’ai entraperçu une polémique (sans grand intérêt en soi) sur le régime Dukan. En gros : l’obésité a baissé, Dukan dit « ouais, c’est grâce à moi » et tous les autres diététiciens dont son grand rival Jean-Michel Cohen crient au loup. Entre les « non mais c’est hyper dangereux, Dukan » et les, « il n’y a jamais eu d’étude pour connaître les effets d’un régime hyperprotéïné », moi, je tique. Ca dérange personne les préconisations santé potentiellement dangereuses qui envahissent les magazines ?

On sait que la course à la minceur peut faire faire à peu près n’importe quoi. De la prise de médoc dangereux, (Mediator) à la tentative de choper le Tenia, se gaver de laxatifs. Ceci étant, maintenant, on peut s’acheter des pilules minceur sans ordonnance grâce à Alli, le médoc qui te fait chier ton gras, littéralement. La minceur se fait au détriment de ta tuyauterie mais qui ça intéresse, elle ne se voit pas. Idem pour les régimes hyperprotéinés à la Dukan qui te flingue les reins ou te file des troubles cardiaques, ça se voit pas…

Je suis atterrée, vraiment. D’un côté, on nous bourre le mou (justement) à base de bien manger, faire du sport, on nous vante la nécessité d’une bonne santé (somme toute relative vu que tout s’oppose à tout. Tiens, maintenant, faut plus manger de produits laitiers, c’est pas si bon que ça… Vous m’emmerdez là !). De l’autre, on nous survend la minceur, l’hyperminceur même, celle qui défie la loi de l’IMC. On nous gave d’aspartame dont on ne connaît manifestement toujours pas les effets. Minceur, minceur, sois mince ou crève seule car tu ne corresponds pas aux canons de beauté en vigueur. Mais oui, bien sûr…

(c) Calirezo

Je ne comprends pas qu’on nous fasse pas plus d’alertes sur le sujet. On nous dit de bien manger, de ne boire ni fumer, de se laver bien les mains, tout est hyper codé, avec messages qui foutent bien la trouille et nous promettent la mort à chaque dérive. Les régimes, on te dit juste « si tu le fais plus de 15 jours, parles-en à ton docteur ». En attendant, flingue-toi, on s’en fout : ça fera toujours plus de sous pour nous.

Obama we will always love you

Faire un titre reprenant une chanson de Withney Houston presque un an après sa mort, j’ai toujours la palme de la réactivité.

Hier, nous nous sommes tous levés en faisant des galipettes de joie : oueeeeeeeee, Obama est réélu, le monde libre respire. Perso, la nouvelle ne m’a pas vraiment fait l’effet d’une bombe, je n’ai jamais douté de l’issue de ces élections. Je reste sur la sensation que le suspense électoral n’était qu’un scénario concocté par nos amis des médias américains histoire d’épicer un peu tout ça.

Et justement, à propos de médias, ce que je trouve merveilleux dans cette élection, c’est la fabrique du méchant de l’histoire de Mitt Romney. Du moins en France, je n’ai malheureusement pas le temps de faire une étude comparée de la couverture journalistique des élections américaines dans les autres pays (et c’est bien dommage, ce doit être super intéressant). Donc en France, on se passe d’objectivité et on y va à fond pour Obama et contre Romney. D’un côté, un homme élégant, poli, raffiné, cool et noir (on ne se lassera jamais de nous le rappeler), prix Nobel de la paix. De l’autre un Mormon complètement crétin qui veut ouvrir la fenêtre d’un avion parce qu’il a chaud. Au passage, je veux bien son avion parce que moi, j’ai toujours froid là-dedans. En plus, c’est un Républicain comme ce fils de Satan qu’est Bush, imagine le dégénéré total, quoi.

L’affiche est posée, ce sera Super Obama vs Evil Mitt. Parler du fond ? Non mais attendez, les gens, ça les intéresse pas le fond surtout qu’on s’en fout bien, on ne connaît pas grand chose en politique américaine, on se base juste sur la présentation. La politique spectacle, on appelle ça et force est de constater que c’est aussi efficace qu’un blockbuster. On a peur pour Super Obama, il se prend des coups, le Méchant lui fait des sales coups, le ratatine un peu au premier débat, histoire de faire un bon scénario. Jusqu’à l’affrontement final, on retient notre souffle, qui triomphera ? Les Français aiment voir en Obama une sorte d’humaniste éclairé qui sauvera le monde du mortel sable mouvant dans lequel il est en train de s’enfoncer. On repart en pleine Obamania. Oui, oui, c’est bien mais qui peut me dire ce qu’Obama a changé en 4 ans ? L’Irak ? L’Afghanistan ? Guantanamo ? L’économie américaine ? Il y a 4 ans, j’avais déjà souligné qu’on s’emballait un peu promptement. Oh mon Dieu, la vie m’a légèrement donné raison… Mais la machine médiatique a fait oublier tout ça et nous a refait avaler cette belle histoire de sauveur de l’humanité. Et ça marche. Un peu comme Matrix 3, en fait : le 2 était une merde mais pas mal de gens sont allés voir le 3 en espérant un finish incroyable… Bah non.

Alors oui, entre un Démocrate et un Républicain, je respirerai toujours mieux avec le premier mais le monde n’a pas changé… Ni aujourd’hui, ni demain, ni dans un mois ou dans un an. En attendant, si les Français pouvaient autant se passionner dans leur pays que chez les voisins, ce serait teeeeeellement mieux…