Clara

Je parle à ta copine pour de draguer. La semaine dernière, nous cheminions, Clara et moi quand un jeune homme nous regarde arriver et vient m’adresser la parole : "Ouah, elle est mignonne ta copine!" Je le regarde un peu atterrée tandis que Clara avance à toute vitesse, ne cherchant même pas à comprendre ce que le type avait pu me dire. Ce plan est bien minable car : la principale intéressée n’a même pas écouté ce que le jeune homme avait à dire et en plus, c’est limite vexant pour moi qu’un mec m’adresse la parole juste parce qu’il est intéressé par ma copine (et moi, je pue le pâté?). De toute façon, comme a dit Clara elle-même : "non mais t’as vu sa tête? Quel connard, va!"

Les filles à la vanille et les gars au chocolat

Non, ce blog n’est pas devenu l’annexe du fan-club d’Alain Souchon. Je te rassure, lecteur, je continuerai encore et toujours à parler d’amour et de
sexe car je sais que tu aimes ça.

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de l’incompréhension entre les hommes et les femmes, d’essayer de comprendre pourquoi on s’acharne à rester ensemble alors qu’on ne se supporte pas.

Hommes/femmes : les raisons de la mésentente

Voici un titre prometteur qui s’assimile à de la publicité mensongère : je ne sais pas pourquoi on s’accorde si mal et je me demande même si
quelqu’un le saura un jour. Je pourrais expliquer que c’est parce que les femmes sont romantiques et font rimer amour avec toujours et que les hommes veulent juste semer à tout vent. Mais c’est faux.

En fait, j’avais prévu d’écrire cet article il y a 15 jours. J’étais dans un magasin de chaussures en train de choisir avec soin les futures
tortionnaires de mes pauvres petons quand un mec accompagné de deux filles est passé derrière moi en beuglant : « Putain ! On est là pour acheter une paire de sandales alors tu vas pas me casser les couilles à tout regarder ! ». J’ai de suite aimé sa poésie, à ce garçon, tant de beaux mots dans une même phrase, on frôle l’indécence. J’avais donc décidé de faire un article en forme de lettre ouverte à cet individu, lui expliquant deux, trois vérités sur les femmes. Evidemment, je sais qu’il ne l’aurait jamais lu, il avait plutôt le genre à s’étaler lamentablement sur un canapé avec une bière à la main et consommer tout ce qui passe à la télé. Je ne l’imaginais pas lire la moindre ligne de quoi que ce soit…Pas même de Football
Magazine.

Mais hier soir, j’ai croisé la route d’un autre jeune homme. J’étais seule dans un bar, j’attendais mes camarades du webzine dont le toujours-aussi-sexy Enguerrand (il dégage un truc, lui… Je suis sûre qu’il est taureau. En plus, il a un appartement à Montmartre et les taureaux qui ont vécu à Montmartre ne m’ont laissé que de bons souvenirs de brouette…). Pour m’occuper, j’en étais réduite à me tirer les cartes… Alors, lecteur, sache qu’il va m’arriver plein de choses bien : l’amour, l’argent, le travail. Bon, je vais avoir un accident, aussi, sans doute en me rendant au boulot ou en rentrant chez moi mais rassure-toi, ça n’a pas l’air bien grave. Ou alors, ce sera de nuit, mais peu importe.

Je jouais donc avec mes petites cartes quand une voix masculine a attiré mon attention, je lève discrètement les yeux et voit un mec qui parle avec
virulence à une demoiselle, je ne comprends pas tout ce qu’il dit car je suis assez loin (et sourde, de surcroît) mais voici ce que j’ai compris. Ce garçon est amoureux. Il sort avec l’élue de son cœur mais celle-ci l’a blessé, profondément… Je crois qu’elle l’a trompée mais je ne suis pas sûre.

Jeune homme, je ne te connais pas et il est peu probable que tu lises cet article. Quand bien même ce serait le cas, il est peu probable que tu te
reconnaisses. Ceci étant, je te dédie cet article car tu m’as émue, j’ai senti ta détresse et la jeune fille avec qui tu parlais aussi.

Sur ce blog, les vingtenaires ne parlent que des garçons que nous aimons puis, parfois, détestons. Je ne sais combien de fois nous avons dit :
« les mecs sont tous des connards ! » ou autres amabilités du genre. Mais tous les hommes ne sont pas des connards, j’en connais des bien, mon ex en tête.

De l’autre côté, il ne faut pas croire que toutes les filles sont de parfaits modèles de vertu, pauvres victimes des hommes… Tu vois, jeune homme, tu m’as montré que nous, femmes, ne sommes pas vierges de tout reproche. Pour ma part, je me considère comme quelqu’un d’honnête, je ne veux faire souffrir personne : je n’ai jamais promis le mariage à un gars dont je n’attendais rien, juste pour avoir l’honneur d’être brouetté par lui. Une fois en couple, je n’ai jamais trompé personne (malgré certaines tentations). Cependant, là où j’ai été lâche, c’est quand de gentils garçons se sont intéressés à moi sans que ce soit réciproque, mon silence éloquent a failli me coûter une amitié (on n’a pas idée de tomber amoureux de sa meilleure amie, aussi…). Je ne sais pas dire non donc, pour éviter de le faire, je fuis… Ce n’est pas très glorieux, je sais.

Alors, jeune homme, tu es au bord des larmes dans un café exagérément cher, ton amie ne sait pas quoi te dire pour te consoler. Evidemment, elle te dira : « mais écoute, elles ne sont pas toutes comme ça… ». C’est vrai…C’est comme les hommes « ils ne sont pas tous comme ça »…

Et pourtant, les filles veulent toujours acheter des sandales quand les hommes veulent regarder leur match de foot. Sommes-nous à ce point
incompatibles ?

Les gays ont tout compris

Si on s’entend pas avec le sexe opposé, autant pactiser avec nos semblables, alors. Souvent, lorsque je discute avec des gars sur Internet, je leur signale que les filles sont bien plus faciles à comprendre que les garçons. Je suis de mauvaise foi, j’avoue.

Ainsi, pour être heureux en amour, il faudrait être gay ? Trop facile et totalement faux. Si vous lisez les aventures de Gauthier, vous pouvez
constater que ce n’est pas plus facile pour lui que pour nous, pauvres hétéros…

Je crois que le problème ne vient pas d’une incompatibilité homme/femme mais de la confrontation de deux egos. En effet, en amour, on a une idée précise de ce qu’il nous faut, on projette cet idéal sur l’autre et quand ça ne coïncide pas, forcément, nous sommes déçus. En même temps, ça ne coïncide jamais.

Prenons le cas de Louis, dont j’ai parlé ici précédemment. Il cherche une femme mythique, une sorte de Clara Morgane en tenue d’infirmière qui ne passerait pas ses journées au téléphone et qui le laisserait faire de la moto dès qu’il lui en prend l’envie… En résumé, une « sois belle et tais-toi » . Résultat, ce jeune homme n’a jamais vécu de grandes histoires d’amour.

Je ne sais pas, pour ma part, quel est mon idéal masculin, mais je sais ce que je ne supporte pas chez un homme : la bêtise, la jalousie,
le mensonge, le manque de curiosité, d’être nu en chaussettes (petite blague…). Je n’aime pas les hommes feignants, sales… Enfin, sans avoir un profil type, je suis exigeante et chaque homme que je croise a des défauts… Oui, il faut l’admettre, l’homme parfait n’existe pas. La femme parfaite non plus, d’ailleurs.

Je crois que l’amour est plus difficile à trouver que l’amitié… On pardonne beaucoup plus à un ami qu’à sa douce moitié mais, en même temps, l’amitié n’exige aucune exclusivité. En effet, même si c’est douloureux de se fâcher avec un ami, on en a toujours un autre pour se consoler. Alors qu’une moitié, on en a qu’une (sinon, on appelle ça un tiers). Nous devons la choisir avec soin car nous sommes censés passer notre vie avec elle… Si on se trompe, bonjour l’angoisse !

A nos jeunes âges, il est encore temps de rectifier le tir mais à force de collectionner les échecs sentimentaux et histoires sans lendemain comme
d’autres collectionnent les petites cuillères décorées aux couleurs du petit port de pêche (chacun ses passions…), on finit par se poser des questions. Ne trouvera donc jamais le bon ? N’attire-t-on que des connards ? La société nous impose une telle image du couple qu’on se désespère à 20 ans de ne pas être encore aux portes du mariage.

Amour, amour…

Pourquoi ne pas profiter de la vie tant qu’on est jeune : si on considère aujourd’hui qu’un couple moyen a environ 2 à 3 enfants et qu’une femme
a la ménopause vers 50 ans, pas la peine de commencer à se reproduire avant 30, 35 ans (surtout si nos bambins sont assez rapprochés). Donc on a le temps… Et pourtant ! Pour ma part, j’ai vécu une belle histoire d’amour jeune (19 ans), j’étais prête à me marier et faire des enfants  Un an après la rupture, je ne regrette rien mais je me rends compte que
beaucoup de choses me manquent. J’adorais les câlins du matin, les câlins pour me consoler d’une dure journée, les blagues idiotes que nous étions les seuls à comprendre, des tas de petits détails que je n’ai pas trouvés avec mes camarades de brouette. Et surtout, cette certitude étrange que je ne trouverai jamais l’amour toujours.

Alors que je regardais ce jeune homme en train de pleurer, je me posais une question existentielle : le bonheur ne se vit-il forcément qu’à
deux ? Non mais quel délice de se laisser aller dans les bras de notre garçon au chocolat, même s’il est imparfait…et qu’on ne se comprend pas.

Pensée de vingtenaire

Par Anne

Le célibat à 25 ans
Une chose est sûre, en ce qui me concerne, ce n’est pas un choix mais un manque d’occasion ,car si elle s’était présentée je l’aurais chopée au vol  avant qu’elle ne m’échappe. C’est bien la seule chose dont je sois sûre car aux autres questions existentielles qui apparraissent chaque jour, je ne connais pas vraiment la réponse:

-Suis-je une espèce née pour être/ vivre seule?

-Est-ce que je suis trop…bizarre/instable/ immature/ indépendante/ égoiste/ exigeante… ?

-Vais-je trouver un jour quelqu’un avec qui partager sinon ma route, au moins un bout.

-Est-ce que je ne mérite pas de trouver quelqu’un?

 

Et les questions de comparaison avec les gens en couple:

-Comment font les autres pour y arriver? (ça semble si facile!)

-Quelle est la différence entre elle et moi, en quoi suis-je diférente des autres femmes?

Le temps de se poser toutes ces questions et j’ai pris 5 ans dans la gueule!

Je ne suis pas ce que je pensais que je serai il y a 10 ans de ça. A part le job (merci ma bonne étoile) je n’ai pas la maison, le jardin ni le poulallier, ni le mari qui passe la tondeuse, ni le gosse qui laisse trainer ses jouets pouet pouet dans toutes les pièces de la maison. Je me contente de mon 30m², je supporte mes voisins bruyants, la rue qui bourdonne 20h sur 24h. Mais je ne lâcherai mon appart pour rien (sauf pour la maison et le reste). Ici est ma vie. La ville. Mes amis, les innombrables terrasses de café, les cinés, les théâtres, les indénombrables magasins, le bord de l’eau et les tam-tam, les glaces d’Octave, la salsa… je ne sais pas si je pourrais échanger tout ça, tout de suite, plus tard,oui, quand on sera toutes et tous (les vagins d’abord) casés, la routine et qu’on n’aura plus le temps de rien faire.

Il y a un temps pour tout, je m’en fous de ressembler à une barrique pendant 9 mois, de crier, de pleurer pour délivrer un colis de 4 kg auquel je changerais des milliers de couches au cours de ses 2 ou 3 premières années, qui ne voudra plus me faire de bisous à partir de 8 ans et qui me fera la gueule de 12 à 18 ans, qu’est-ce que c’est à côté de l’emerveillement de le voir et de le faire grandir, de lui donner de l’amour, les petites choses de la vie qui nous font sourire à un moment inattendu, est-ce que ça ne vaut pas un bon film, une vodka coca en terrasse, des commérages de langues de vipère ou encore une soirée en boite?

Peut-on trouver le temps d’être à la fois maman, épouse (ou concubine quoi), femme et copine?

Ma nuit avec Reno (version non censurée)

(A la demande générale, je réécris mon article sur ma rencontre avec Reno en axant mes propos plus sur lui et en donnant (un peu) plus de détails).

Attente dans le métro

Mercredi soir, 20 heures. Je suis sur le quai du RER, désappointée de ne pas avoir rencontré Nicolin et Reno. Alors que mon regard se perdait sur le panneau d’affichage indiquant les gares desservies (l’autre jour, par inattention, je n’ai pas pris la bonne ligne), mon portable se met à sonner. Je regarde et je vois « appel masqué », je pense donc qu’il s’agit de mes parents (encore !) mais au lieu de la voix féminine et enjouée de ma mère, j’entends une voix masculine marquée par un fort accent marseillais : « Nina ? ». Nina n’étant pas mon vrai prénom, je me doutais que j’avais Reno himself au téléphone. Je lui explique gentiment que tout le monde était rentré chez soi et que je comptais en faire autant. Il me demande de les attendre, d’autant qu’il pensait que j’avais compris qu’il dormait réellement chez moi.

Me voici donc à errer pendant une demi-heure dans la station Châtelet qui n’est pas la plus belle de Paris… Ceci étant, n’importe quelle station est glauque après 20h, tout est fermé… J’essaie donc de m’occuper en passant des coups de fil (personne ne répond), en regardant les bandes annonces sur les écrans plats de la station (il y en a deux qui passent en boucle), je descends sur les quais, je remonte… Et je ne peux pas fumer.

Enfin, une demi-heure plus tard, mon téléphone sonne et c’est Nicolin, cette fois-ci. On essaie de se retrouver, ce qui n’est franchement pas évident : pour ceux qui ne sont jamais descendus à la station Châtelet, elle est tentaculaire… Donc, je vous retranscris la conversation :

« Vous êtes où ? demandai-je.

– Heu… On est… à la porte Lescot ! Ouais, on prend cette sortie là.

– Je la trouve pas votre sortie, je suis à… à… Putain, j’ai pas mes lunettes, j’y vois rien. Alors… euh… Place Châtelet, non… Et là ? Place Châtelet… Mais je la trouve pas votre porte ! Vous avez pris quel RER ?

– Heu…Ah mais non mais on n’est plus là, maintenant, on est à la sortie 10, « rue de la Ferronnerie ».

– Ah, y a un nouveau panneau ! Ah ben je viens de trouver la porte Lescot !

– Ouais mais on n’est plus là !

– Ah, je viens de trouver la sortie 10 ! Vous êtes où ? Vous avez passé la barrière ?

– Ouais.

– J’y suis aussi… »

Bon, on finit par raccrocher pour ne pas dépenser nos forfaits malgré nos conversations passionnantes, je trace comme une folle à travers la station quand soudain, je vois deux gars arriver face à moi. Il faut savoir que j’avais trouvé sur un site Internet des photos de Nicolin et Reno m’avait dit qu’il faisait environ 1,90 mètre. Donc je vois ce grand gars aux yeux bleus qui arrive vers moi accompagné de son copain, plus petit. Je me mets en travers de leur chemin en hurlant : « hééééé stop, c’est moi ! » (j’assure toujours, niveau discrétion). On se fait la bise puis nous voilà partis à la recherche d’une sortie dans cette foutue station que j’honnis de tout mon cœur.

Et glou et glou et glou !

Enfin, nous voici à l’air libre et mes deux comparses font la moue : ils ont quitté leur soleil marseillais pour trouver la grisaille parisienne. Nous nous posons à un café, chacun commande une boisson puis nous discutons beaucoup du blog, de ma rencontre avec les fans quelques instants plus tôt. Puis ils me parlent un peu de leurs projets, de leur rendez-vous avec les producteurs sans rentrer dans les détails. Reno me raconte que l’un des producteurs étaient gay et qu’il avait demandé à Nicolin de jouer avec ses yeux, idée que je trouve marrante.

Ensuite, Nicolin me demande si je crois que ce qu’il raconte dans son blog est vrai ou pas, il m’affirme que oui et Reno commence à me montrer les poils de son torse pour me prouver que rien n’est inventé. Il est vrai que, tout comme sur le blog, il est poilu mais j’avoue que j’étais agréablement surprise par son physique. Sur le blog, Nicolin le représente toujours en version lilliputienne, avec une coiffure que je qualifierai d’expérimentale et un peu grassouillet… En fait, sur le blog, il a de faux airs de Bart Simpson !

On continue de discuter, Reno m’adresse quelques sourires, je le trouve vraiment charmant  mais je ne commence pas à me faire mes films, toujours persuadée qu’il ne venait pas dormir chez moi. Je passe en tout cas une charmante soirée, je suis ravie d’avoir rencontré ces deux Marseillais, on boit, on discute, tout va bien. A un moment, Reno me révèle qu’il est taureau et je commence à m’exciter : un taureau ! Je ne suis pas une acharnée de l’astrologie, je précise, mais les taureaux, ils m’attirent comme une folle… Déjà qu’il me plaisait bien…

Après tout, chacun nos critères de sélection : Victoire apprécie particulièrement les Bélier et les Verseaux. Je me souviens d’une conversation avec Linga, Athéna et une autre copine du forum ésotérique où nous parlions des hommes ainsi : « Moi, j’adoooooooore les Taureaux mais j’aime pas les Cancers ». Donc, pour information, je suis très attirée par les Taureaux, j’aime bien les Balances et les Lions (Victoire va s’étrangler en lisant ça), je n’apprécie pas trop les Cancers, Gémeaux et Vierges… Ceci étant, si un sosie de Brad Pitt venait me draguer et qu’il était cancer, je ne ferais pas grand cas de son signe astrologique !

Bref, Reno était donc taureau, il me plaisait de plus en plus ce garçon ! D’autant qu’il n’avait rien du garçon timide que j’imaginais, il a pas mal de choses à dire et c’est plaisant. A un moment, Nicolin nous annonce qu’il doit y aller et, là, je réagis enfin : Reno a vraiment prévu de venir dormir chez moi… Je réfléchis à toute vitesse : ai-je une tenue décente pour dormir ? Oui, en été, quand il fait chaud, je dors nue comme un ver… Après tout, je vis seule, ça dérange qui ? Sur ce point, c’est bon, le problème est réglé. Après, je passe en revue l’état de mon appartement et c’est un peu la panique : j’ai du linge qui sèche dans la salle de bain (dont mes jolis strings), j’ai des vêtements qui s’empilent sur un fauteuil, il me reste de la vaisselle sale dans l’évier… Bonjour la honte !

Papotage sur canapé

On se rend tous les trois au métro, je m’assois à côté de Reno et on commence à papoter de la vie parisienne, Nicolin nous abandonne quelques stations plus tard mais le pauvre était exclus de la conversation. Nous arrivons enfin à ma station, nous descendons et Reno admire mon quartier tout en m’expliquant que, pour un Marseillais, la vie parisienne est un cauchemar. Il est vrai que, pour ma part, je suis une vraie citadine, la vie parisienne me va comme un gant.

En cheminant, je lui avoue que je n’avais pas prévu sa venue et je le mets forcément mal à l’aise… Par moment, je mérite des claques. Je le rassure en lui disant qu’il n’y a aucun problème, j’ai deux lits donc… Gentiment, il me dit que si je veux descendre sur Marseille, il me rendra la pareille.

On arrive enfin chez moi, je lui offre gentiment un verre de Taillefine à la fraise (tellement glamour) puis, après laissé un petit mot sur le blog de Nicolin, nous allumons la télé et éteignons la lumière… Et c’est parti pour une folle discussion. Nous parlons de pas mal de choses, le boulot, les amours… J’avoue m’être pas mal lâchée et m’être beaucoup dévoilée. En plus d’être passée pour une incorrigible bavarde, il a dû me prendre pour une psychopathe. Sur le sujet des amours, il se montre plus discret, je lui tire un peu les vers du nez concernant sa dernière relation. Il en parle avec beaucoup de tendresse et je suis très émue par son histoire (que je ne raconterai pas ici), je le trouve très beau quand il s’ouvre un peu…

On continue à discuter tout en glissant furtivement l’un vers l’autre. Mon regard glisse le plus discrètement possible de ses yeux à ses lèvres mais je ne tente rien, persuadée que la nuit sera sage. J’aime bien ses yeux, ils pétillent, ça lui donne un air malicieux.

Il est vraiment adorable, il me fait pas mal de compliments sur me dessins (menteur !) et sur mes articles, s’extasiant sur mon histoire d’autobronzant (en réalité écrite par Gauthier), sa gaffe me fait beaucoup rire…

Je continue à papoter de je ne sais plus quoi (oui, en fait, je suis très vite mal à l’aise quand je me retrouve seule avec un garçon charmant) quand, soudain, il se penche vers moi et me dépose un rapide baiser sur les lèvres. Complètement décontenancée, je le regarde d’un air ahuri, il hausse les épaules en souriant. Et bien, si tu veux la jouer comme ça, allons-y gaiement. Je lui rends son baiser et après une brève séance de pelotage sur mon canapé (durant laquelle beaucoup d’objets se sont retrouvés au sol), nous émigrons vers mon lit, autrement plus confortable.

Incroyables brouettes

On s’adonne à un très rapide effeuillage, le vêtements volent un peu partout, et c’est parti pour une folle brouette que je ne raconterai pas en détail (c’est pas un blog porno, ici). Il est vrai qu’il est poilu, il est également tout bronzé. Je passe sur nos expériences anatomiques e nos jeux acrobatiques… Après une brouette endiablée et un câlin post-coïtal bienvenu, Reno me déclare qu’il a soif, il se lève pour aller se servir un verre et là : HORREUR ! Il a gardé ses chaussettes. J’avais écrit il y a peu de temps un article sur les « tue l’amour » et j’avais évoqué le cas de l’homme nu en chaussettes… Heureusement que je ne m’en suis pas rendue compte avant !

Bon, il ramène son verre et enlève ses chaussettes, on boit un peu et on s’allonge tranquillement, multipliant les douces caresses. J’adore ces moments où on est l’un contre l’autre, on ne dit rien, on ne fait que s’effleurer du bout des doigts, lentement… A un moment, inspirée, je commence à lui mordiller l’oreille mais il commence à rigoler : « ah non, arrête, ça me chatouille ! ». Je ne comprends pas qu’on puisse ne pas aimer ces caresses auriculaires, ce sont les meilleures (ou presque). Ceci étant, il a bien compris que j’adorais ça et entreprend de faire subir les derniers outrages à mon lobe… Soudain, au milieu de ses léchouilles, les deux Monaco qu’il a bus en début de soirée se rappellent à notre bon souvenir et il me lâche un petit rot…Et voici comment des caresses très prometteuses se transforment en fou rire. Ensuite, alors que je l’embrassais avec frénésie, il commence à me lécher le menton et me sort la déclaration la plus originale qu’on m’ait jamais faite : « j’adore ton menton, il est trop beau ! »

Quelques temps plus tard, on finit par s’endormir. La nuit fut courte, entrecoupées de doux câlins et d’autres plus coquins. Au petit matin, on se réveille doucement et il commence à me caresser le visage pour me dire bonjour… Ça me change des jérémiades de mon chat et de ses bêtises… Du coup, on s’est accordé un réveil coquin…

Le temps passe et il est temps de se lever (à 10h50, il était temps). Après une bonne douche et quelques bêtises postées sur le forum, on se dirige tranquillement vers le métro.

Au revoir, mon Marseillais !

Je suis claquée et ne me montre pas bavarde… Il faut savoir que je ne suis pas du matin, je ne peux faire mieux que du « oui… non… heuuuuuu… ». Je m’affale à côté de lui dans le métro, il me remercie pour la nuit puis me quitte quelques stations plus loin après un petit bisou. Je termine mon trajet et essaie de me donner une contenance avant de rejoindre les autres… Mais, honnêtement, j’aurai eu : « j’ai brouetté toute la nuit » tatoué sur le front que ça n’aurait pas été plus flagrant. D’ailleurs, j’étais tellement fatiguée que j’ai manqué de tomber dans les escaliers du métro car j’avais mal évalué la hauteur de la marche…

Je rejoins les autres, ne brillant pas par ma jovialité habituelle (d’ailleurs, sur tous les dessins des blogueurs, je suis morte), heureusement que j’avais rencontré la plupart d’entre eux la veille ! Sab a dû comprendre de suite ce qu’il s’était passé vu qu’elle m’a demandé de suite : « Alors, ça s’est passé comment hier soir ? » avec un petit sourire en coin. J’ai préféré ne pas rentrer dans les détails, ne sachant trop s’il fallait hurler sur les toits cette histoire de brouette ou la passer sous silence.

Au restaurant, Nicolin nous a fait à tous un beau dessin, j’ai eu droit à un Reno torse poil en train de se questionner sur l’éventualité d’une brouette… Ainsi donc, tout était programmé ? Aurais-je été naïve de croire que ce jeune homme ne cherchait qu’un abri pour la nuit et qu’il ne pensait absolument pas à mal en me demandant de l’héberger ? Franchement… peu importe ! Cette soirée a été très surprenante pour moi et très agréable, en fin de compte. A présent, je le dis : vive les Marseillais !

La semaine d’Océane

Par Océane

Le problème avec ce type de résumé, c’est que vu nos états, arriver à remettre les évènements dans l’ordre est aussi compliqué qu’un casse tête japonais et je ne vous parle même pas de la discipline qui consiste à leur donner une date précise : c’est purement et simplement une torture chinoise…

Vers la fin de la semaine dernière, enfin celle d’avant quoi, je dirais jeudi, j’appelle un pote très très gay mais très très beau et très très proche aussi pour qu’on se raconte nos pathétiques petites vies qui piétines allégrement depuis un an…On était crevés tous les deux et assez tristes aussi. Tous nos potes étaient de sortie mais nous suite des problèmes bassement techniques, nous étions chacun coincés chez soit avec pour seule compagnie un paquet de clopes quasiment vide et une bouteille d’eau de vie de prune pour lui et de mirabelle pour moi…

Je vous passe les détails mais les deux insomniaques pathologiques que nous sommes sont rapidement allés se couchés et ont passé une très bonne nuit !!!

Vers le début de la semaine, je dirais lundi, je n’avais plus de télé ce qui veut dire pas de Dolmen et quand on a décidé d’être socialement pathétique, être privé du feuilleton pourri de la 1 est synonyme d’échec cuisant… 

 suis donc partie me coucher en bougonnant que c’était trop nul na !!!

Mardi : rendez vous chez mon ami Mirabelle (cf. jeudi pour ceux qui lisent en diagonale) où il y avait tout plein de gens. Ce qui nous donne une soirée très arrosée, à jouer au trivial poursuite….

Mercredi : travail la journée avec une sensation assez épuisante d’avoir enfiler un casque trop petit et de ne plus pouvoir l’enlever.

Sortie le soir avec Gautier où ma fois on ne s’est pas ménager non plus et effectivement une nounou pour la nuit à 45 FR, ça va faire des heureux…

Jeudi : c’est le quatorze juillet ? Ha ben j’ai fait le ménage avec ma mère…

Mon père m’a installé mes 14 chaînes, je suis à nouveau une femme comblée au quotidien !!!

Du coup, j’suis partie dormir chez eux, puis après on est allé à la campagne…

 Vive les vaches quoi !!!!…

Athéna

Nom : Athéna

Age : 27

Signe astro : scorpy

Profession :  je cherche à changer de voie

Situation amoureuse : Célibataire en chasse du grand amoouuurrrrrrrr

Lieu de chasse favori : meetic …. Quoique …..

Ce que vous cherchez : amoooouuuuuuuur

Liaison amoureuse la plus longue : 2 ans et demi

Votre meilleur souvenir en amour : ça existe ???

Une anecdote marrant en matière de sexe : ramener un mec chez moi ( moi complètement saoûle ), nous au pieu, mes potes et copines à côté … je quitte le môssieur avant l’acte ( il  arrivait pas à mettre le préservatif ) et vais pleurer dans les bras de mes potes et copines en disant qu’ils sont tous des salops et pensent tous qu’à me sauter ….  Rahhhh …. L’alcool ….

Vos règles et devises : ne couche jamais avec un pote …. Même après de longs mois d’abstinence.

Petite présentation : désespérément seule

 

Si vous étiez une chanson : titanic ( je suis en train de couler )

Si vous étiez un livre : Tristan et Iseult ( à la recherche de Tristan )

Si vous étiez un film : Les liaisons dangereuses

Si vous étiez un arbre : saule pleureur

Si vous étiez une fleur : une orchidée

Si vous étiez un animal : un chat

Si vous pouviez être invisible, vous iriez espionner : c’est déjà fait, pas besoin d’être invisible, suffit de changer de pseudo

 

Ma vertu préférée : la virginité ( recherche la mienne )
Le principal trait de mon caractère : du caractère
La qualité que je préfère chez les hommes : qu’ils fassent la vaisselle
La qualité que je préfère chez les femmes : Gentillesse
Mon principal défaut : la rancune
Ma principale qualité :
l’écoute
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : leur gentillesse
Mon occupation préférée : internet
Mon rêve de bonheur :
mariée, 2 enfants ( oauip, c’est peu glamour )
Quel serait mon plus grand malheur ? : Vieille fille ( je vais pourtant sur la voie )
A part moi -même qui voudrais-je être ? : la copine de Keanu Reeves
Où aimerais-je vivre ? :
dans mon patelin de province avec moman à côté et des animaux.
La couleur que je préfère : violet
L’oiseau que je préfère : perroquet
Mes auteurs favoris en prose : Stephen King
Mes poètes préférés : Verlaine
Mes héros dans la fiction : Pffff j’y crois plus
Mes héroïnes favorites dans la fiction : Catwoman
Mes héros dans la vie réelle :
Un de mes potes homo qui a un copain dans chaque coin du monde ( mais comment fait-il ??? …. Je lui demande désespérément sa recette …. Mais j’y arrive pas )
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : Les suffragettes
Ce que je déteste par-dessus tout : l’infidélité ( de mes mecs )
La réforme que j’estime le plus : la liberté de contraception
Le don de la nature que je voudrais avoir : clairvoyance
Comment j’aimerais mourir :
très vieille mais ça ne risque pas avec un paquet de clope par jour ……
L’état présent de mon esprit : Relisez le haut, ça en donne un aperçu

Nicolin et Reno

Sous-titre : quand les blogueurs se rencontrent (et non « à la découverte du triolisme »)
 
Acte 1 : les discussions sur le blog
La semaine dernière, je visite le blog de Nicolin, comme tous les jours, et interpelle le jeune homme sur le fait que certaines lectrices pourraient vouloir le draguer pour paraître dans son blog. On discute sur son chat à peu près privé et il m’informe de sa venue sur Paris cette semaine. Sur ce, on rentre dans un jeu de « brouettera, brouettera pas », en gros, puis il me propose de venir le chercher, lui et son copain Reno, à la gare. Les fidèles lecteurs parisiens commencent à s’insurger, réclamant eux aussi le droit de rencontrer les deux garçons dont l’affaire s’organise petit à petit… Le problème, c’est que le choses s’organisent n’importe comment. Il faut savoir que le blog de Nicolin est devenu une sorte de chat entre une dizaine de personnes, les messages fusent de toute part et il est assez compliqué de tout suivre.  
 
Mardi, dans la conversation, Reno me demande de l’héberger, j’accepte, pensant qu’il s’agissait d’un jeu. Au départ, nous devions retrouver les garçons à la gare avec Sab mais nos amis marseillais étant des surdoués du planning, le projet a capoté. En effet, ils arrivaient à 12h30 à la Gare de Lyon et avaient rendez-vous à 13 heures à Saint-Tintouin les Bains, ou un bled du genre bien loin du centre de Paris.
 
Pour nous consoler de l’immense peine qui a envahi notre cœur, Nicolin propose de nous retrouver tous pour un apéro en fin d’après-midi. Motivés, les Parisiens s’organisent et c’est parti pour la rencontre du siècle.
 
Acte 2 : rendez-vous manqué
Le midi, je déjeune avec Sab, une jeune fille adorable. Pendant que nous faisons nos stars sur les bancs du jardin du Luxembourg et que nous nous faisons insulter dans une langue inconnue par un petit con parce que nous n’avions pas voulu signer sa pétition, mon téléphone sonne : Papaiya, une autre fidèle commentatrice du blog, vient aux nouvelles, nous proposons de nous retrouver tous à St Michel à 17h30, les garçons nous ayant dit qu’ils termineraient leur rendez-vous à 17h.
 
J’arrive au rendez-vous et je retrouve Papaiya sur la place. Cette jeune fille tient un blog (dont j’ai mis le lien dans la rubrique appropriée, je vous invite à aller voir !) et se représente si fidèlement que je l’ai reconnue sans problème. Il n’est pas évident de reconnaître quelqu’un à partir d’un dessin mais là, c’est impressionnant ! Sab nous rejoint puis nous attendons…
A 18h15, lassées d’attendre, nous décidons d’aller nous installer dans un café : quitte à attendre, autant poser nos charmants fessiers ! Nous discutons tranquillement quand Sab aperçoit un jeune homme avec une drôle de pancarte. Nous attendions justement un autre fan, Laxigue, je l’appelle sur son portable et il s’agissait bien de ce garçon. L’histoire est amusante : arrivé à 18h à Saint Michel sans savoir à quoi nous pouvions ressembler, il a attendu, encore et encore… Au bout de trois-quarts d’heure, il a trouvé un papier orange fluo dans une poubelle et a emprunté un stylo à un kiosquier. Je tiens à féliciter Sab pour sa bonne vue car, sans elle, il aurait pu tourner longtemps.
 
Nous récupérons donc le jeune homme et, déjà, Sab doit s’en aller car elle a une soirée, elle est très déçue de ne pas avoir rencontré nos amis Marseillais, d’autant que nous n’avions aucune nouvelle d’eux. Laxigue, Papaiya et moi faisons de la résistance mais à 20 heures, nous nous résignons à rentrer chez nous. Alors que j’étais en train de patienter sur le quai du RER quand mon téléphone sonne (oui, ici, c’est merveilleux, je capte même dans les souterrains malodorants du métro et du RER) et me voici en conversation avec Reno qui m’explique qu’ils viennent juste de sortir de leur rendez-vous et que je serais aimable de les attendre.
 
Me voici donc en train d’errer seule dans les couloirs de l’immense station Châtelet. Pour m’occuper, je décide d’appeler Cédric, mon dernier prétendant en date qui, une nouvelle fois, annule notre rendez-vous prévu pour jeudi. J’avoue que j’ai du mal à comprendre ce garçon : il passe son temps à me proposer des rendez-vous et, à chaque fois, il annule. Certes, il a de bonnes raisons (son boulot, son fils), mais ça me fatigue un peu…
Suite à cette petite déception, je décide d’appeler Gauthier mais il ne me répond pas, sans doute trop occupé à se shooter à l’oxygène. Je trompe mon ennui en explorant la station. Au bout d’une demi-heure, enfin, mon portable sonne : Nicolin himself est au bout du fil !
 
Acte 3 : un verre avec les deux zigotos
Commence alors un nouveau jeu : retrouvons-nous à la station Châtelet. Nous tournons en rond, cherchant désespérément une sortie où nous pourrions nous retrouver, je me tue les yeux à lire les panneaux, refusant toujours de chausser mes lunettes de vue (coquetterie oblige). Enfin, j’aperçois la bonne sortie, je m’y dirige. A la recherche d’une issue pour quitter cette foutue station, je croise soudain deux gars et reconnaît Nicolin. En effet, j’avais vu des photos de lui sur le site d’un de ses copains, heureusement ! Sinon, nous aurions pu tourner longtemps avant de nous reconnaître. Je leur saute un peu dessus et nous voilà partis au bar ! On discute, je les trouve très sympas… Nicolin n’est pas aussi « fanfaron » que sur son blog et Reno n’est pas franchement timide. C’est bizarre de les voir en vrai même si je ne parviens pas à fusionner les personnages dessinés et leur version réelle.
 
Ils m’expliquent un peu leur nouveau projet, le rendez-vous avec les producteurs, j’avoue que je suis totalement perdue : je ne connais absolument rien à ce milieu-là. Mais j’écoute avec attention… Après, on parle beaucoup du blog, Nicolin me demande si je crois que tout est vrai ou pas, il est particulièrement fier de ses fans qui participent activement au blog en postant des dizaines et des dizaines de commentaires par jour. Puis il m’avoue qu’il me trouvait bizarre, au début… Il faut dire que sur ce blog, on fait un concours : celui qui postera le message le plus débile a gagné. J’exagère mais tout juste.
 
Il est tard et il est temps de rentrer et c’est là que je comprends, enfin, que Reno ne plaisantait pas quand il disait qu’il viendrait dormir chez moi…
 
Acte 4 : Ma nuit avec Reno
(et voici le chapitre que tout le monde attend).
Nous voici donc partis chez moi ! Nous discutons pas mal de la vie parisienne puis je lui avoue que je ne pensais pas qu’il venait réellement dormir chez moi donc mon appartement n’était pas franchement en ordre (mes strings étaient en train de sécher dans la salle de bain, par exemple, très glamour…). Evidemment, suite à cette déclaration, il s’est senti tout de suite très à l’aise… Parfois, je me dis que je suis trop honnête… Mais je me rattrape en le rassurant : il peut tout à fait rester dormir chez moi, j’ai réellement deux lits (comme je suis naïve).
 
On s’installe sur le canapé, un verre de taillefine à la fraise dans la main (je suis nulle comme hôtesse), on éteint la lumière et on allume la télé pour regarder Nip/Tuck… Enfin, j’avoue que j’ai pas vu grand chose…
 
On parle de pas mal de sujets, de son boulot, de nos amours passées tandis qu’on se rapproche toujours un peu plus l’un de l’autre. Je le trouve super intéressant comme garçon et je me dis que c’est plutôt une bonne chose qu’il reste dormir chez moi, même si je ne pense pas à mal. En fait, je le trouve franchement mignon… Pendant que je lui parle, mon regard navigue de ses yeux qui pétillent (ou qui ont un air pervers, selon Papaiya) à sa jolie bouche mais je reste dans mon coin, persuadée qu’il ne se passera rien. De plus, il a fait une petite gaffe que j’ai trouvée trop mignonne : nous parlions donc de blog et il me dit : « Tu écris trop bien, j’ai bien aimé l’histoire de l’autobronzant… ». Mes fidèles lecteurs savent bien que cette histoire a été rédigée par Gauthier… Puis il m’a félicitée pour un dessin que j’avais fait… Il fallait vraiment que je sois stupide pour pas deviner l’issue de la soirée. Franchement, ce n’est pas par modestie que je dis ça : je suis très mauvaise en dessin.
 
Alors que je lui parlais de je ne sais plus quoi (que je suis bavarde), il dépose un rapide baiser sur mes lèvres, ce qui me surprend totalement. Je me demande quelle tête j’ai fait à ce moment-là mais ça devait être comique… Je devais vaguement ressembler à mon chat quand je lui crie dessus en prévision de la connerie qu’elle va faire. L’étonnement passé, je lui rends son baiser…
 
Pour le reste, je ne rentrerai pas dans les détails, ce fut une nuit très sympa et très câline… Maintenant, j’ai une très bonne opinion des Marseillais… Juste une petite anecdote qui m’a fait rire (excuse-moi, Reno). J’ai eu droit au compliment le plus original de ma vie puisque le jeune homme m’a avoué adorer mon… menton ! D’ordinaire, les hommes s’extasient sur ma poitrine ou mes yeux, mais là… Ceci étant, moi qui me plains toujours que les hommes ne sont pas franchement originaux dans leurs compliments sur ma personne, pour la peine, j’ai été servie.
Acte 5 : le restaurant
Nicolin, s’en voulant d’avoir planté la majorité de ses fans parisiens (tous sauf moi, en fait), décide d’organiser une séance de rattrapage le lendemain midi  à St-Michel. De notre côté, le réveil est un peu difficile, le temps qu’on se fasse beau, me voici en retard. On se traîne jusqu’au métro, je suis complètement éteinte… Du coup, je ne me montre pas particulièrement bavarde mais, en même temps, je ne suis pas du matin. En effet, au réveil, je suis la championne du monosyllabe (ça change). Reno m’abandonne à une station car il avait rendez-vous ailleurs et j’arrive enfin à St Michel, je me hisse hors de la station, manquant de tomber car j’avais mal évolué la hauteur des marches et je retrouve la joyeuse bande à savoir : Sab, Papaiya, Nicolin et Agnès, qui n’avait pas pu venir la veille. Laxigue arrive quelques temps plus tard et nous voilà tous partis dans un restaurant italien avec un serveur à peu près aussi aimable qu’une porte de prison et un patron qui se la jouait Italien, avec un accent très étrange…
Ce déjeuner fut fantastique ! Petit tour de table : Agnès, la seule trentenaire du lot, une vraie frappadingue ! Une personnalité que je qualifierais d’explosive… Chaque phrase est un vrai one-woman-show !
A côté, Papaiya, une jeune femme plus discrète mais qui a un sacré coup de crayon. A la fin de repas, Nicolin et elle nous ont fait des dessins, je suis limite jalouse ! C’est une fille vraiment charmante, paisible mais qui sort quelques phrases bien senties, un humour très fin… Et en plus, elle est adorable, elle m’a proposé de me donner quelques cours sur un logiciel 3D, je suis ravie.
Laxigue, le plus jeune de la bande (17 ans !) nous a fait beaucoup rire, parfois malgré lui. Après l’histoire de la pancarte trouvée dans la poubelle, il était un peu patraque, hier, il avait trop dormi, apparemment… Je me demande lequel de nous deux était le plus amorphe. Enfin, il nous a fait beaucoup rire car, la veille, il râlait car il voulait sortir une blague misogyne à Nicolin. Là, il se prépare, il sort une phrase totalement surréaliste : « Par rapport à ton conseil de kystouille d’hier, j’ai trouvé une phrase pour dire pareil mais plus subtilement…mais je m’en souviens plus ! ». Nous nous sommes quittés à 16 heures, il ne s’en souvenait toujours pas.
Sab, ma préférée, est une fille très calme et très mature, je trouve qu’elle dégage beaucoup de charisme et de douceur. C’est la seule du lot à avoir un vrai boulot (moi, j’ai un stage fictif), elle a dû nous quitter prématurément mais elle a gagné un beau dessin de Nicolin et de Papaiya.
Nicolin, enfin, que dire ? Tant pis, je casse son image mais il n’a rien d’un connard ! Déjà, en lisant son blog, je le trouvais touchant mais là, il faut le voir quand il parle des personnes qu’il aime avec ses yeux bleus qui pétillent…Et puis il nous a payé je ne sais combien de consommations, c’est un grand Seigneur !
Je termine cet article par des messages personnels.
 Nicolin : ça m’a fait plaisir de te voir, même si tu me fais ressembler à Barbie sur ton blog… Merci beaucoup pour le dessin et pour les moments passés ensemble, tu as égayé ma semaine.
Reno : Merciiiiiiiiii beaucoup… On se revoit quand tu veux ! (Après tout, on ne vit qu’à environ 900 kilomètres l’un de l’autre…) Promis, je te rendrai ton T-shirt.
Papaiya, Laxigue, Agnès, Sab mais aussi Tink : J’espère qu’on n’attendra pas le retour des Marseillais pour se faire un apéro ! Promis, la prochaine fois, je serai réveillée.

Antépénultième nouveau départ

Par Océane

Oui je sais, c’est beau l’espoir !

Je viens de relire de vieux textes dont je suis l’auteur ( oui je sais personne n’est parfait !) et je viens donc d’élucider un problème qui me titillait le cervelet depuis quelques semaines…

Je ne comprenais pas pourquoi le départ et la conduite de ma colocataire ne m’avaient pas travaillée plus que ça.

Certes, ça m’a perturbée mais pas autant que ça aurait dû…

C’est tout simplement que j’ai grandi ( et oui, ça fait peur !)

On dit de la salsa que c’est une danse à 4 temps qui se danse à 3 temps.

Je dis de la vie que c’est une danse à 3 temps qui se danse à 2 temps.

Mais il n’y pas de belle dans cette partie me demanderez vous.

Dans certains cas peut-être mais il se trouve que j’ai perdu les deux premières manches, alors de toute manière, je n’y avais pas droit…

Voilà, j’ai donc changé de place tout ce qui me restait comme meuble, ce qui veut dire ( et pas besoin pour cela d’avoir traîné 4 ans ces guêtres sur les bancs de spycho.) nouveau départ.

L’avantage, c’est que ça m’a fait économiser 80 € de coiffeur…

NOUVEAU DEPART

Quand on se sent envahi d’une énergie toute neuve, avec plein de petites résolutions qui changent toute la donne…

Quand on a envie de se battre et de se prouver à soi même qu’on peut le faire…

Quand on se sent la force de fermer une porte et de ne pas rester là planté sur le palier. Non, on avance et on pousse la porte qu’il y a droit devant. La porte qu’on a regardée si souvent et dont on ne sait pas grand chose

NOUVELLE VIE

Avec l’âge, on apprend que nouvelle vie ne rime pas forcement avec destruction totale d’ancienne vie.

NOUVELLE VIE

Oui, ça me plaît assez comme groupement de mots !

Alors pour partir sur des fondations un peu plus stables, je vais commencer par oublier mon DJ.

Et puis si je suis maligne je vais mettre dans le même sac mon Ex ( de toute manière, ils sont tellement pareils au fond que se ne serait pas bon)

Voilà c’est ma semaine de transition…

Lundi 25 juillet 2005 commencera pour moi une nouvelle histoire…

Même si petit Jésus, je le connais ce grand farceur, décide de me faire un dernier clin d’œil, ironie des boucles spatio-temporelles et des cercles entremêlés ( un jour peut-être si vous êtes sages je vous expliquerai ces belles théories) et ben je ne céderai pas.

LUNDI 25 JUILLET 2005 A NEW MOI VA RENAITRE DE SES CENDRES…

Une autre semaine dans la vie d’un pédé

Par Gauthier

Alors cette semaine, j’ai innové sur deux points

1/me suis peut être trouvé un mec

2/je suis allé en Dordogne

Alors commençons par le mec, c’est celui que j’ai embrassé jeudi dernier alors que j’étais complètement saoul. Ben je l’ai revu samedi soir, et dimanche il m’a demandé de venir dormir chez lui, là c classé X.

Non non non non non je ne raconterai pas, n’insistez pas….. Quoi on est là pour ça? Bon ok je vais donner quelques détails alors… Bon il est imberbe, blond, bronzé (je reviendrai sur ce détail ultérieurement) il a 25 ans, et il est beau, voilà très beau, trop? Nan rien n’est trop beau pour moi! Il est passif (tant mieux puisque moi suis actif) et du coup c’est l’éclate totale au lit… Voilà: moi heureux!

Un seul point de détail qui me fait rire, il utilise de l’autobronzant, moralité quand j’ai pris ma douche après je me suis retrouvé avec des traces d’autobronzant aux points de contacts (surtout sur mes hanches!) et j’ai des taches un peu partout, on dirait que je me suis pas lavé depuis 6 mois, c’est glamour à souhait! Bref messiers dames n’utilisez pas d’autobronzant si vous transpirez pendant l’acte sexuel (ce qui doit être le cas de tout le monde actuellement, à moins que vous ne fassiez ça dans votre chambre froide).

Lundi matin je file donc en Dordogne voir Lucie qui passe quelques jours chez ses parents. On visite des grottes, des églises, des wc publics bref on se promène! L’éclate totale, avec du vert de l’oxygène, du vert, du vert, du vert, du vert AAAAAAAAAAARGH JE FAIS UNE OVERDOSE!!!!! Donc je décide de revenir à ma pollution chérie mercredi après midi!

Mercredi soir, soirée éthylique avec quelques amis, dont Océane qui c’est offert une nounou pour 45F la nuit de garde (oui oui c’est en francs il ne faut pas chercher….). Là on c’est fait mal, je croise mon homme en boite et j’était tellement saoul que j’arrêtai pas de le perdre et de paniquer (il était dans un état pire que le mien donc c’est normal que je m’affole non?). Je le dépose chez lui et je rentre en faisant un crochet par quick, histoire de bouziller toute idée d’avoir un ventre plat avant 2008.

Et aujourd’hui, jour de la fête nationale, mon activité se résume à me remettre de ma cuite et à me préparer psychologiquement à aller bosser vendredi et samedi dans un bureau non climatisé (non mais vous avez vu le temps qu’il fait? Je devrais me mettre en maladie! Après on vient nous faire chier avec les conditions de travail des enfants dans les mines et les usines en Chine, mais personne ne se mobilise pour que la clim soit réparée dans mon bureau!!! C’est scandaleux…..)

Et comme ce week end Nina nous honore de sa présence dans notre belle  ville rose, on va faire la fête. En plus Lucie a réussi son concours, donc on  va deux fois plus faire la fête!

Elle est pas belle la vie?????? Moi j’adore!

Louis

Sur Meetic, les photos tardent à être publié, il faut compter environ deux jours pour trouver sa photo sur son profil, à moins de payer. Etant étudiante, je n’avais aucune envie de donner des sous pour que mes photos soient en ligne plus rapidement d’autant que, au départ, je pensais sincèrement que l’aventure tournerait court. Les premiers jours, je m’amusais donc à visiter pleins de profils et à sélectionner des tas de gars, cachée derrière l’icône type que nous attribue meetic quand nous n’avons pas de photos (un œil, en fait, comme c’est sensuel).
 
Une fois ma photo validée, comme je n’avais pas choisi la plus moche, les visites et les flashs se sont multipliés.
Pour mes « recherches », je me suis d’abord limitée à ma ville, la région attendra. Je fais un peu ma sélection, je visite notamment la page d’un jeune homme que je ne sélectionne pas et flashe encore moins (ça, je ne le fais en général qu’après la rencontre, j’avance à couvert…). Le soir où mes photos sont publiées, je reçois un chat de sa part, j’essaie de répondre mais, comme d’habitude, ça ne fonctionne pas donc je lui envoie mon identifiant MSN et nous partons à chatter là-dessus. Il se prénomme Louis, il me bombarde de photos de lui, de sa moto, de sa future nièce, de son futur chat… En fait, je l’ai trouvé très touchant car, lors de notre second chat, il m’envoyait des photos de chats en train de venir au monde tout en se réjouissant du fait qu’il pourrait en récupérer un.
 
On chatte une semaine avant de se rencontrer, notre sujet de prédilection fut de commenter ce qui passait à la télé puisque nous regardions souvent le même programme. A partir du moment où nous avons fixé notre premier rendez-vous (la veille de l’ascension, pour ne pas avoir à se lever le lendemain), la conversation a pris un tour plus coquin tout en restant relativement soft. La veille de notre rencontre, puisqu’il était convenu que Louis viendrait dormir chez moi, nous avons eu une conversation assez hallucinante sur ce qu’il devait amener à la maison ou pas (« des serviettes de toilette, j’en ai de trop mais je n’ai pas de produit pour tes lentilles, vu que je n’en ai pas ! »)… Ca m’a rappelé ma tendre enfance, quand j’invitais des copines à dormir à la maison. Mais quelque part, ce fut troublant : c’était la première fois que je planifiais ce genre de nuit coquine ! Mais, en même temps, c’était excitant.
 
Le lendemain, le jour X, il passe me prendre directement chez moi pour qu’on aille au restaurant et il arrive dix minutes en avance. J’avoue que je ne suis pas habituée du tout aux hommes ponctuels, je suis toujours tombée sur des retardataires, jusque là, donc je n’étais pas tout à fait prête.
 
Il y a toujours un moment angoissant dans ce genre d’aventure : le moment où l’on se découvre physiquement. Est-il aussi bien que sur sa photo ? Ne va-t-il pas être déçu par la version réelle de ma personne ? Eternelles questions qui reviennent à chaque rencontre. Donc, le voilà derrière ma porte, il est temps d’ouvrir… Fin du suspense, nous nous retrouvons enfin face à face. Bon, il ne ressemble finalement à aucun de ses photos mais il est quand même assez charmant, il a d’immenses yeux bleus qui me scrutent de la tête aux pieds. C’est le jeu, après tout.
 
J’enfile ma ceinture toujours sur le regard appuyé du jeune homme et nous voilà partis pour le restaurant, un moment assez pénible, en fin de compte. La cuisine n’est absolument pas en cause mais mon prétendant n’a pas vraiment de conversation donc les blancs s’enchaînent et, à la fin, je ne fais plus l’effort d’entretenir un semblant de discussion. A 21 heures, nous voilà hors du restaurant et nous retournons tranquillement chez moi pour regarder une vidéo, à savoir « les indestructibles » de Disney, une séance hautement érotique, donc. Au moins, devant le film, on n’a pas besoin de faire semblant d’avoir des choses à se dire. Au fur et à mesure, on se rapproche un petit peu, bras contre bras, jambes contre jambes. Mon sens de l’autodérision me pousse à sourire de la situation, j’ai l’impression que nous sommes deux adolescents au cinéma, attendant impatiemment que l’autre fasse le premier pas. Finalement, c’est lui qui agit, sans doute car il connaissait déjà le film. Je commence à sentir ses doigts gratouiller gentiment mon bras, je prends son geste comme une invitation, à raison d’ailleurs. Nos lèvres s’effleurent et c’est parti pour une étrange séance d’embrassades que j’ai un peu de mal à maîtriser. En fait, Louis a une façon assez bizarre d’embrasser, sa langue fait de minuscules incursions dans ma bouche avant de se retirer, j’ai quelques difficultés à attraper le rythme. Le film continue à passer mais on n’y fait plus attention.
 
La nuit fut douce et câline, il est très demandeur de câlins, on s’endort dans les bras l’un de l’autre, c’est agréable et ça me fait oublier le calamiteux début de soirée. Le lendemain, il reste chez moi jusqu’à 16 heures, il pioche dans ma collection de mangas tandis que j’avance dans la lecture de mon roman, toujours aucune communication mais, étrangement, ça me dérange moins. Après le déjeuner, je me blottis contre lui pour regarder la télé…et je m’endors. Je suis assez coutumière du fait. Avec mon ancien petit ami, j’avais cette mauvaise habitude de m’endormir alors qu’on regardait un film et je ratais pas mal de scènes importantes, je ne comprenais plus rien. En même temps, si je m’endormais, c’est que le film n’en valait pas la peine.
 
Il finit donc par quitter mon appartement vers 16 heures en me donnant rendez-vous sur le chat le soir même mais, même sur Internet, la conversation est toujours aussi laborieuse mais je me suis faite une raison : il n’est pas bavard, je ne vais pas le forcer à me sortir de longues tirades.
 
Suite à ça, j’essaie de le recontacter pour qu’on se voit mais il a toujours mieux à faire. Légèrement agacée, je lui demande si il pense qu’on se reverra et, ô surprise, il me répond : « oui, sans doute. ». Bien ! Apparemment, il a été très satisfait de notre folle nuit, j’avoue que j’en suis un peu flattée, même s’il m’a avoué que je n’étais pas précisément son style de fille.
 
A partir de là, je ne le relance plus, occupée ailleurs. Ceci étant, on se parle toujours, il me demande de mes nouvelles, on se tient vaguement au courant de nos vies. C’est amusant de voir à quel point le dicton se vérifie : « je te suis, tu me fuis, je te fuis, tu me suis ». A partir du moment où je ne l’ai plus sollicité, c’est lui qui est revenu à moi jusqu’au jour où il me propose d’aller au cinéma, ce que je m’empresse d’accepter. Ce n’est pas tant que j’avais une folle envie de remettre le couvert avec lui (bien que je garde un très bon souvenir de nos ébats), mais je mourrais d’envie d’aller voir ce film, en l’occurrence Star Wars III, et je n’aime pas aller au cinéma toute seule.
 
Je lui file donc rencard le mercredi, vu que j’avais deux rendez-vous meetic le lundi et le mardi, dont celui avec Julien. Le jour J, le voici donc qui arrive chez moi, toujours en avance. C’est fou, ce doit être le seul individu à pénis qui est équipé d’une montre… Non parce que si on considère mon individu à pénis de référence, Gauthier, on comprend que je sois étonnée par un mec ponctuel. Au moment où il arrive, j’étais en train de rattraper mon chat dans le couloir donc je lui ouvre et ne lui fais ni la bise, ni ne l’embrasse… En fait, je ne savais pas trop ce que j’étais censée faire : nous ne sortons pas ensemble mais dans la mesure où il a exploré mon intimité, dois-je me contacter de lui faire la bise ou un contact linguistique serait plus approprié ? Avec Benoît, on s’embrasse à chaque fois mais, lui, c’est différent, il ne vient me voir que pour me sauter, pas pour aller au cinéma…
 
Il rentre donc chez moi et il s’installe sur mon canapé, tranquille, et reprend sa lecture de mangas tandis que je fais la cuisine, la conversation se limite à des banalités genre « ça va ? Oui, et toi ? ». En même temps, c’était le lendemain de ma rencontre avec Julien et j’étais en pleine réflexion, je n’avais pas envie de parler. Une fois le repas prêt, on mange en silence devant les infos puis on commence à regarder Clara Sheller, je lui explique rapidement l’histoire, mais nous n’avons pas le temps d’admirer cette œuvre française, nous repartons chez lui pour récupérer sa moto et foncer au cinéma.
 
Ici est le départ d’une grande aventure. En effet, j’ai passé 25 ans de ma vie sans poser mes royales fesses sur une moto donc je pressentais le pire… Pourtant, j’étais sortie avec un motard, dans le temps, mais il avait crashé sa moto et n’avait pas d’argent pour la réparer, donc… Bref, je découvre au passage son appartement et je comprends pourquoi il était plus simple de faire des folies de nos corps chez moi : outre la taille de l’appartement, 20 mètres carrés et un bordel indescriptible, son lit est situé en mezzanine. Donc pour s’envoyer en l’air, vous êtes priés de pratiquer le missionnaire, tout autre position étant soit impossible, soit fortement déconseillée (franchement, se fracasser le crâne pendant un coït endiablé, ça vous casse une ambiance…).
 
On récupère casques et gants, l’engin sur lequel je me hisse avec peine (ma souplesse n’est pas en cause : comment voulez vous que j’arrive à faire quoi que ce soit avec un casque intégral ? Je n’y voyais rien !) et c’est parti ! Comme je lui avais avoué ma virginité en moto, il m’avait expliqué comment se comporter, j’ai été très appliquée. J’avoue que cette expérience m’a beaucoup plu et je suis ravie de savoir que mon futur plan brouette (Cédric, j’en parlerai quand ce sera fait) est un motard et qu’il doit me promener sur cet engin-là. En fait, j’ai toujours aimé la vitesse même si, sur la route, je ne me suis jamais prise pour Fangio… Oui, évidemment, ma voiture était une Clio premier modèle mais tout de même…Sur la moto, on ressent très bien la vitesse, c’est vraiment grisant… Cuisses contre cuisses, mes bras autour de sa taille, le vent qui caresse mon casque… C’est hautement érotique, tout ça !
 
Nous arrivons sans encombre au cinéma mais la séance précédente n’est pas terminée donc il me questionne un peu sur mes aventures meetic, ce qui me dérange un peu. Bien que nous ayons partagé une folle nuit ensemble, j’ai du mal à le considérer comme un confident et je lui réponds très évasivement, il en fait autant. Heureusement, il est temps d’entrer dans la salle et la conversation s’arrête là.
 
Une fois le film terminé, on repart en moto, ce qui nous empêche de commenter quoi que ce soit. Devant chez moi, on s’embrasse de façon assez torride pour se dire au revoir (j’avais oublié qu’il embrassait bizarrement), chacun dormira dans son lit, cette nuit. Depuis, il continue à venir me parler. Un soir, alors que je ruminais des idées noires, il vient discuter, m’expliquant qu’il était avec deux amis. Déchaînée, je m’amuse à lui proposer que tout ce petit monde vienne chez moi pour une folle partie à 4, il entre dans mon jeu… Le plan à 4 est compromis car l’un des participants ne veut pas faire de cochonneries en groupe, l’autre est allergique au chat… Nous rigolons puis la conversation s’arrête. Quelques temps plus tard, je vois qu’un nouveau contact m’a ajouté dans sa liste MSN. Louis m’ayant dit qu’un de ses amis avait attrapé mon pseudo, je lui demande si la personne qui m’a rajouté est bien son ami. En effet, étant blonde naturellement, j’avais eu la grande idée d’utiliser mon pseudo MSN pour meetic donc je recevais de nombreuses invitations que je refusais toujours… En fait, la première fois que ça m’est arrivé, je pensais qu’il s’agissait de quelqu’un à qui j’avais effectivement donné mon adresse et je suis tombé sur un lourd… Je lui demande et là, réponse : « oui, en fait, je suis l’ami de Louis, il est parti aux toilettes »(merci de préciser…). Et voici le jeune homme qui commence à me parler. Je découvre qu’il ne sait absolument rien sur moi, si ce n’est : « tu es mignonne et tu n’habites pas loin »… Je me demande ce que Louis a dû dire sur moi pour que ce jeune homme se jette virtuellement sur moi… Je sais qu’il leur a montré des photos de ma personne mais a-t-il raconté nos brouettes ? En attendant, je sympathise avec Aurélien et, maintenant, je suis dans une situation bizarre : Louis me casse souvent Aurélien sans pour autant me déconseiller franchement de coucher avec lui (de toute façon, je fais ce que je veux et je ne suis pas sûre qu’il se passera quelque chose avec lui). Je ne sais pas si j’ai très envie d’être la fille que l’on se passe de pote en pote…
 
Cette semaine, Louis est un peu revenu dans mon paysage, j’avais besoin de ses services, en fait. En effet, je me suis pris un vent magistral avec Julien, le week-end dernier, mon catsitter attitré. Déjà, je narre mes malheurs à Louis sur MSN et ce charmant garçon décide de me remonter le moral en m’assénant une phrase pleine de poésie et d’amour : « Pourtant, tu es un bon coup ! ». Bon, mon ego devrait s’extasier de cette déclaration (bien que je n’ai jamais eu de doutes sur ce point…) mais il faudrait que les hommes comprennent que sous mon opulente et appétissante poitrine, un petit cœur bat. Ayant perdu mon catsitter officiel, je demande à Louis s’il peut le remplacer et il accepte. Voilà une bonne épine enlevée de mon pied, ô joie !
 
Avant de repartir dans ma province, je passe donc chez lui pour lui amener un double de mes clés. Il s’est laissé pousser la barbe et ça lui va bien, ça le vieillit un peu, je trouve. On se fait la bise, cette fois-ci, on discute quelques minutes, il a parfois tendance à me regarder droit dans les fesses (quelle idée !), ce qui me trouble un peu mais je n’ai pas le temps de m’attarder, j’ai un rendez-vous avec une collègue de mon ancien stage. En tout cas, une chose est sûre : je trouve ce garçon sympathique, il est gentil malgré sa maladresse et s’il est tenté pour une nouvelle nuit blanche en ma compagnie, j’accepterai avec grand plaisir…