Par Anne
Le célibat à 25 ans
Une chose est sûre, en ce qui me concerne, ce n’est pas un choix mais un manque d’occasion ,car si elle s’était présentée je l’aurais chopée au vol avant qu’elle ne m’échappe. C’est bien la seule chose dont je sois sûre car aux autres questions existentielles qui apparraissent chaque jour, je ne connais pas vraiment la réponse:
-Suis-je une espèce née pour être/ vivre seule?
-Est-ce que je suis trop…bizarre/instable/ immature/ indépendante/ égoiste/ exigeante… ?
-Vais-je trouver un jour quelqu’un avec qui partager sinon ma route, au moins un bout.
-Est-ce que je ne mérite pas de trouver quelqu’un?
Et les questions de comparaison avec les gens en couple:
-Comment font les autres pour y arriver? (ça semble si facile!)
-Quelle est la différence entre elle et moi, en quoi suis-je diférente des autres femmes?
Le temps de se poser toutes ces questions et j’ai pris 5 ans dans la gueule!
Je ne suis pas ce que je pensais que je serai il y a 10 ans de ça. A part le job (merci ma bonne étoile) je n’ai pas la maison, le jardin ni le poulallier, ni le mari qui passe la tondeuse, ni le gosse qui laisse trainer ses jouets pouet pouet dans toutes les pièces de la maison. Je me contente de mon 30m², je supporte mes voisins bruyants, la rue qui bourdonne 20h sur 24h. Mais je ne lâcherai mon appart pour rien (sauf pour la maison et le reste). Ici est ma vie. La ville. Mes amis, les innombrables terrasses de café, les cinés, les théâtres, les indénombrables magasins, le bord de l’eau et les tam-tam, les glaces d’Octave, la salsa… je ne sais pas si je pourrais échanger tout ça, tout de suite, plus tard,oui, quand on sera toutes et tous (les vagins d’abord) casés, la routine et qu’on n’aura plus le temps de rien faire.
Il y a un temps pour tout, je m’en fous de ressembler à une barrique pendant 9 mois, de crier, de pleurer pour délivrer un colis de 4 kg auquel je changerais des milliers de couches au cours de ses 2 ou 3 premières années, qui ne voudra plus me faire de bisous à partir de 8 ans et qui me fera la gueule de 12 à 18 ans, qu’est-ce que c’est à côté de l’emerveillement de le voir et de le faire grandir, de lui donner de l’amour, les petites choses de la vie qui nous font sourire à un moment inattendu, est-ce que ça ne vaut pas un bon film, une vodka coca en terrasse, des commérages de langues de vipère ou encore une soirée en boite?
Peut-on trouver le temps d’être à la fois maman, épouse (ou concubine quoi), femme et copine?