2006 sera mon année

Comment réussir sa vie ? Bon, techniquement, je ne sais pas mais je pense qu’il faut mettre le maximum de chances de mon côté, d’où mes bonnes résolutions, crue 2006.

 

J’ai lu l’autre jour dans je ne sais plus quel magazine que pour remplir ses résolutions, il en fallait de petites. Certes, j’ai donc rayé de ma liste gravir le Mont Blanc, je ne suis pas alpiniste… Cependant, c’est pas une raison pour viser petit. Je suis une fille qui a des ambitions, hors de question d’y renoncer. Je sais ce que je vaux, quand même…

 

Alors, j’ai un plan. Déjà, je ne cherche plus que dans la rubrique emploi des sites mais aussi dans la rubrique stage. En effet, j’ai réfléchi. L’inactivité, c’est clairement pas mon truc : moins j’en ai faire, moins j’en fais, ce n’est pas très positif comme attitude. J’ai l’impression que je m’abêtis à force de ne rien faire donc je dois me bouger. Dans la mesure où mes parents peuvent « m’entretenir », si j’ose dire, je pense qu’il est préférable de faire un stage (rémunéré quand même) dans le journalisme que n’importe quel boulot payé au SMIC qui m’éloignera de ma voie. Honnêtement, je n’ai rien contre les téléopérateurs, j’ai bossé tantôt à la Poste, mais suivre cette voie me paraît dangereux. J’en ai parlé à Anne qui a un peu galéré à la sortie de ses études, aussi, et nous sommes d’accord : ce genre de travail alimentaire peut nous entraîner dans une routine dont on finit par ne plus sortir. Elle-même a fait du téléacting (comme ils disent) et à la fin de son contrat, elle a hésité à renouveler, je l’ai poussée à ne pas le faire : ça ne lui plaisait pas du tout et elle était trop qualifiée pour ça. Car après le CDD arrivait le CDI et pour partir de là… Finalement, elle n’a pas rempilé et elle a bien fait puisque quelques temps après, elle a trouvé un boulot correspondant à ses compétences et la femme qu’elle remplaçait a eu la bonne idée d’avoir des exigences telles pour son retour que l’entreprise a décidé de se passer d’elle.

 

Pour être journaliste, faut pas que je m’éloigne de ce métier, au contraire : un stage, j’en ai fait un nombre certain mais en même temps, ça permet de se faire des contacts et on ne sait jamais, il y a parfois des perspectives d’embauche… Mon cousin travaille depuis 3 ou 4 ans chez Milan Presse suite à un stage, par exemple… Mais ça ne m’empêche pas d’envoyer des CV pour un emploi, j’envoie des CV et j’ai un plan : construire un CV en ligne avec press book téléchargeable. Je n’espère pas qu’un employeur tombera dessus par magie et m’embauchera, c’est pour permettre aux gens qui reçoivent mon CV de

– consulter immédiatement mon press book

– voir que quand je dis que je maîtrise l’html sur mon CV, c’est pas du vent.

Par ailleurs, je vais écrire au maximum pour mes webzines et multiplier les sujets sur les médias. L’idée est la suivante : j’interviewe un ou plusieurs journalistes sur un sujet donné, ça permet déjà de me constituer un petit carnet d’adresses et comme je suis maligne, je leur envoie l’article une fois écrit, pour qu’ils puissent lire ma prose…

 

Pour réussir tout ça, il faut avoir un emploi du temps et s’y tenir. Je pense agir comme ceci :

 

8h30-10h30 : réveil tranquille. Petit déjeuner, lecture des blogs, coup d’œil sur les dépêches en ligne, sites d’emploi et mails

 

10h30-12h : piscine (oui, faut bien compter le temps d’y aller, de revenir, de se changer, de se doucher donc voilà).

 

12h-14h : déjeuner, écriture loisir…

14h-19h : écriture d’articles journalistiques, travail sur mon site, visite sur les sites emploi.

 

19h-23h : loisirs en tout genre.

 

Le tout, c’est de s’y tenir ! Mon père m’a filé un gros agenda de sa banque, je vais pouvoir inscrire en détail à l’intérieur les articles en préparation et tout ça…Bon, ça, c’est si je trouve pas un stage ou un boulot, évidemment… Déjà, je ne pourrai pas le faire avant la deuxième semaine de janvier et encore, je pars en Bretagne voir Guillaume à ce moment-là mais si je n’ai pas de stage ou de boulot à mon retour de Bretagne…

 

Bon, cette année sera essentiellement placée sous le signe du boulot, donc, vous l’aurez compris. Ce n’est pas pour autant que je n’ai pas pris de résolutions pour ma vie privée. Déjà, j’ai décidé d’avoir une vie plus sage : moins de sorties, moins de cuite. Je ne crois pas qu’une vie dissolue soit la meilleure voie pour réaliser mes projets précédents. En 2005, j’ai bien (trop ?) profité de la vie, il est temps de se recentrer un peu. De toute façon, ça me fatigue un peu cette vie futile et je n’ai pas vraiment les moyens de faire la bringue tous les soirs. Mieux vaut faire la fête pour de vraies occasions et en profiter que tout le temps et ne plus apprécier.

 

De la même façon, terminées les brouettes avec des gars pour qui je ne ressens absolument rien, j’ai pu constater que ce n’était pas toujours sans conséquences. Mon ego apprécie peu de se faire cracher dans la gueule par des mecs qui étaient ravis de me trouver à une époque, je n’ai aucune envie de devenir un égout séminal. A partir de maintenant (et même déjà avant), je ne veux plus que des belles histoires, pas de bises après une fellation ou autre. Je ne brouetterai plus avec quelqu’un qui ne me plaît pas plus que ça… Evidemment, rien ne peut me garantir que je me planterai pas mais au moins, je n’aurai rien à me reprocher. De toute façon, le sexe pour le sexe ne me tente plus. Cela ne veut pas dire que je dirai non à toutes les relations ne menant pas directement à l’autel mais juste que je suis lassée des connards qui prennent et partent sans donner.

 

Enfin, en vrac, j’ai des petites résolutions faciles à tenir. D’abord, j’ai décidé de passer moins de temps sur les blogs. Je les lis, je commente et basta. Concernant celui-ci, je continue à écrire et à répondre aux comms mais pas en permanence. J’ai envie de profiter de mon temps libre pour écrire, faire de la photo, des trucs du genre… Et surtout, je vais devenir (un peu) plus égoïste… Parfois, je fais les choses pour faire plaisir alors que ça m’emmerde profondément, il est temps de penser un peu à moi…Ça peut paraître curieux comme résolution mais elle est nécessaire pour moi.

 

Voilà… Pas de Mont Blanc, à voir si je tiens ou pas !

Bonne année !!

Aujourd’hui, c’est le premier jour de l’année, un jour où généralement,on ne fait rien. Un jour qui compte pour du beurre. La veille, on s’est autorisé tous les excès : c’est pas tous les jours qu’on change d’année… Que l’on soit seul, en famille ou entre amis, on n’a pas hésité à reprendre un bout de gâteau, un petite coupe de champagne, une gorgée de bière… Enfin, chacun son péché mignon.
 
Le lendemain, quoi qu’il arrive, on se lève tard, on traîne au lit pour récupérer de cette folle nuit. Peut-être certains d’entre vous auront trouvé une charmante moitié et commenceront l’année à deux. Il faut dire qu’il n’y a pas plus douce façon de bien démarrer 2006 qu’en se réveillant auprès d’une personne qui nous séduit, de s’embrasser et de brouetter, si le cœur nous en dit. Pour ma part, j’ai dormi chez Anne donc pas de brouette !
 
Tous ces excès nous rendent indolent : le jour de l’an, on ne fait rien ! On se lève souvent tard (très tard), aux petites heures de l’après-midi. Forcément, ce rythme inhabituel ne nous réussit pas plus que ça… On traîne en pyjama ce qu’il reste de journée. Et si on prenait un bain, histoire de se délasser et effacer les
traces de la nuit. C’est ce que je préfère, le jour de l’an, le bain post fiesta…
 
Ensuite, on prend son téléphone et on appelle ceux à qui on a envie de souhaiter la bonne année… La nuit tombe déjà sur cette journée qui n’a servi à rien, la première de l’année.
 
Certains ont peut-être un repas de famille. Petite, j’allais faire la tournée des tantes avec ma grand-mère, des tantes et mes cousins. Il y avait la
cousine de ma grand-mère puis la sœur de mon grand-père, elles nous donnaient des gâteaux, des biscuits, des bonbons, on se gavait à tel point qu’on ne mangeait rien le soir. Les deux sont mortes depuis, hélas. Je regrette un peu de ne pas avoir connu la seconde actuellement car c’était une sacrée pro de la brouette, paraît-il… Elle était mariée à un homme qui s’appelait Fiacre et elle
aimait répéter : « Moi, je n’ai eu qu’un seul fiacre dans ma vie et j’en ai jamais changé ! », « mais qu’est-ce qu’elle a eu comme roue de secours ! » ajoutait
ma mère quand elle me racontait ça. Elle était chouette ma tante, elle adorait les rugbymen… Il est clair que le même sang coule dans nos veines !
 
Bref, on commence l’année sur un vide, sur une journée creuse… D’ailleurs, vous noterez que nos bonnes résolutions ont cours à partir du 2 janvier…
 
D’ailleurs, moi, j’ai trop travaillé pour aujourd’hui, je m’arrête donc là, on reparlera des résolutions demain… Maintenant, je vais prendre un
bain ! Mais avant, je te donne les deux phrases qui ont marqué le réveillon.
 
Mister Big : « 2006 sera dans ton cul ou ne sera pas. »
 
Gauthier par SMS : « on a survécut ! Bonne année… Plein de sexe surtout. » Je tiens à préciser que j’ai respecté l’orthographe dudit texto… Parce que Gauthier, quand son portable lui dit que survécu ne prend pas de « t », il râle et décide de l’ajouter au dictionnaire…
 
Sur ce, bonne année lecteur !
 
 (à venir, la photo du réveillon des vingtenaires, quand je les aurai reçues et retravaillées ! ;))

Bi l’an

Chaque année, nous voici face à un terrible moment, en ce mois de décembre : le bilan de l’année. Personnellement, j’en fais toujours deux par an (d’où le titre, je suis en forme pour les jeux de mots à la con, en ce moment) : un en juin, lors des vacances et un en décembre, à la fin de l’année. Mes rêves pour 2005 se sont-ils réalisés ? Heu…
 
La santé
Rien de particulier à signaler, j’ai toujours mon appendice et mes amygdales, je ne me suis pas encore reproduite. Aucune maladie particulière ne s’est manifestée, si ce n’est mon mal de cou chronique en été qui me bloque. Sinon, je suis toujours en parfait état de marche, merci.
 
Les études
Terminées, donc, le point positif de l’année, je pense. J’ai plutôt bien réussi cette année de master, je suis assez contente du résultat si ce n’est que le directeur de master semble avoir une dent contre moi : il m’a foutu un 2,5/10 qui ne me semble pas justifié (si ce n’est par le fait que nous sommes en désaccord sur le sujet) et un 13 au rapport de stage là où les autres ont eu entre 16 et 19… Et une mention bien qui s’envole, du coup. Peu importe, comme m’a dit mon tuteur de stage, la mention, les employeurs s’en foutent. Moi moins mais je me console en voyant les excellentes notes que j’ai eues dans les autres matières : c’est pas compliqué, ma moins bonne note est 11, en droit (j’en avais jamais fait de ma vie) et je culmine à 16 ou 17 en module technique. Faut dire que j’ai bien bossé cette année, mon diplôme, je le méritais. Ceci étant, je me demande encore si j’ai fait la bonne formation, tant je n’ai rien appris, mais je crois que c’est pareil pour tous les DESS. Ce que je regrette surtout, c’est que personne ne nous a aidé durant l’année. A la réunion de rentrée, mon cher directeur de master s’extasiait : « oui, dans 6 mois, vous serez peut-être à Atlanta à faire un reportage sur CNN ! ». Waouh, ça fait rêver, que de perspectives ! Résultat, au moment de chercher des stages AUCUN coup de main mais vraiment aucun. Et quand on trouvait, c’était l’apothéose. Prenons notre amie Clara qui sue sang et eau pour se dégoter un stage d’observation de quinze jours à France 3 national. Elle annonce ça à notre directeur qui fait : « ah mais fallait me le dire que vous cherchiez à France 3, je connais M. Tartempion, là-bas ! » Alors, d’une part, pour lui dire, il aurait fallu qu’on le voit et puis forcément, il a beau jeu de dire ça APRES.
 
Je me suis démerdée toute seule pour mes stages avec plus ou moins de réussite (plus pour le premier, pas du tout pour le second). Et là, voici que je reçois au mois d’août une lettre de l’IEP me demandant de filer mes contacts pour constituer un fichier… Non mais ils rêvent les yeux ouverts ! Pendant 6 mois, nous n’avons eu aucun interlocuteur, nous nous sommes démerdés seuls pour tout et là, ils arrivent la bouche en cœur et osent nous demander ça. Curieusement, j’ai omis de répondre…
 
Enfin, retenons juste qu’après 7 ans d’études, me voici bardée d’un beau bac+5… qui ne me sert à rien pour l’heure mais patience…
 
Le boulot
Bon, on va mettre les stages dans cette catégorie, histoire de…
Premier stage, tout nickel : pas rémunéré, certes, mais des tickets repas à 8,60 € par jour et la carte orange à moitié remboursée, on ne s’en sort pas si mal ! Mais surtout, on travaillait dans une ambiance vraiment bon enfant, je ne me suis pas ennuyée pendant deux mois et demi. Puis là-bas, j’ai rencontré Zoé qui est une de mes grandes amies parisiennes… C’est là-bas que j’ai commencé mon blog. J’ai des souvenirs magiques de ce stage, des expériences inoubliables qui me serviront longtemps pour mon métier. Finalement, il aurait été rémunéré avec un boulot à la clé, ça aurait été parfait.
Deuxième stage, tout faux. Dès le départ, je ne le sentais pas, j’aurais jamais dû y aller. J’explique : je réponds à une annonce sur un site Internet, j’envoie des dizaines de candidature et c’est la première (seule) réponse positive, les autres postes ayant déjà été pourvus. Donc en rentrant de Clermont Ferrand où j’avais couvert un match, traînant ma valise et pestant après la pluie qui tombe alors que je suis en t-shirt et pantacourt, je vais à un entretien pour ce poste. J’erre dans un quartier très populaire, perdue, agacée, le pauvre Gauthier se prend mon énervement dans la tête (« fais chier, elle est où cette putain de rue ! Il est trop moche ce quartier ! »). Bon, finalement, je trouve, c’est dans un immeuble dont le porche est bloquée par de grosses grilles… Ambiance ambiance ! Je sonne et j’attends, un mec vient m’ouvrir (y a pas d’interphone ?), je rentre et, ô surprise, les bureaux sont en sous-sol : le rez-de-chaussée qui doit faire 2 m² ne sert strictement à rien. Je descends, donc, l’entretien se passe nickel. Rémunération ? Non, rien de rien. Ma mission ? Je dois travailler sur la culture dans les collectivités locales et territoriales. C’est plutôt positif : je n’ai jamais fait de journalisme culturel et se faire des contacts dans ces collectivités est un bon plan. Mais avant, j’explore quelques autres pistes dont RMC. Une heure de métro pour m’entendre dire : « vous n’êtes pas assez autonome en radio mais je mets un point d’honneur à rencontrer toutes les personnes dont le CV est passé en interne. » Ben j’aurais préféré que tu m’appelles pour me dire ça directement, une heure de métro aller, autant au retour, pour dix minutes d’entretien, j’ai autre chose à faire !
 
Donc me voici à mon stage. Le premier jour, j’arrive, on me présente mes costagiaires, un sympa et un autre que je trouve mignon sur le coup (Nina, tes lunettes, tu devrais les mettre…) mais glacial comme c’est pas permis.
« Tu…tu as un or… ordi p…p…portable ?  (oui, il bégaie mon tuteur de stage)
Oui mais chez moi, je savais pas que je devais l’amener…
Ben oui, c’est mieux… En attendant, travaille sur ce poste ».
Seigneur, j’allume, windows 95 ! C’est une blague ? Bon, je passe la journée à écrire un article sur open office dans un silence de mort mais comme je suis pas connectée à Internet, je bosse vite et bien. Le lendemain, j’arrive avec mon pc portable qui n’est plus tout jeune. Trois quart d’heure avec cette foutue sacoche, ça a de quoi vous foutre de mauvais poil. Le café lyophilisé, l’absence de lumière et les frais de bouffe aussi. Alors, quelles sont mes prochaines missions ? Réfléchir à la conception du site Internet de mon tuteur de stage, un dossier sur droit et e-administration. Ah, je dois aussi faire une interview de M. Tuteur pour son site Internet… Là, ça commence à puer l’arnaque : elle est où la culture ? Comment ça, je bosse que sur le site Internet de M. Tuteur et de son association ? A partir de là, je me suis mis en état de « démission mentale », comme dirait Max sur son blog. Moins j’en foutais, mieux c’était : je séchais un jour sur deux ou presque, prétextant des maux de tête (j’ai de nouvelles lunettes) à répétition ou des conneries du genre… Un jour, le monsieur m’a quand même demandé si j’avais des problèmes de santé : « non, non ! ». Quand je venais, je partageais mon temps entre : écriture de mon blog, réponse aux commentaires, fumer, fumer, boire du café, pisser, aller chercher à manger, partir à 16h, déjeuner pendant deux heures avec des copines, prendre mon après-midi… De toute façon, dès que M. Tuteur n’était pas là, il nous foutait dehors car il n’y avait qu’un jeu de clé… Il m’est ainsi arrivé un jour d’arriver à 9h45 et de repartir à 11h30… Me vriller l’épaule pour si peu, ça a de quoi agacer…
 
En juillet, nous étions plusieurs stagiaires, un que je n’ai vu que deux ou trois fois (le glacial) et l’autre, autrement plus sympa qui ne supportait pas trop le stage non plus mais qui, lui, le faisait sérieusement. Sa mission : outre un dossier sur l’intranet (que M. Tuteur m’a demandé de relire pour corriger les fautes, me voilà secrétaire de rédaction !), il devait trouver des CV en ligne de personnes pouvant donner des cours d’informatique pour l’association… Donc on allait toujours fumer en même temps histoire de papoter deux minutes et se défouler un peu : stage de merde ! Puis vint le mois d’août où je n’allais plus travailler puisque le monsieur était en congés je sais plus où donc trois semaines à moisir chez moi en faisant semblant de travailler sur mes dossiers : droit et e-administration, mais aussi l’employabilité dans les TIC et, surtout, je devais réfléchir à comment promouvoir un magasin d’accessoires de boxe qui allait ouvrir pour un ami de M. Tuteur. Finalement, je n’ai rien foutu, j’ai terminé mon stage en ayant rien fait sur ces sujets-là et quand il a fallu rendre mon dossier sur l’e-administration en octobre, je l’ai pas fait, M. Tuteur ne m’a jamais relancée. Sur le coup, j’avoue que j’ai culpabilisé mais finalement, comment pouvait-il décemment vendre ce stage en promettant des sujets culturels ? Comment pouvais-je sortir de là la tête haute en disant que j’avais acquis une nouvelle expérience journalistique ? La cata.
 
Et depuis ? Rien. Quand tout se passe bien, le dernier stage est celui qui permet de trouver du boulot, raté ! Mais en ce moment, je suis en mode recherche activé, je regarde même les stages car je préfère un stage faiblement rémunéré que rien foutre chez moi. Je suis journaliste, pas testeuse de canapé.
 
Amitié
Là, encore, il y eut des hauts et des bas, des amitiés éphémères, certaines sont nées, d’autres sont mortes.
 
Commençons par mon ex meilleur ami, Yohann… Et bien ça fait maintenant un an que je n’ai plus de nouvelles de lui et je ne sais absolument pas pourquoi. La dernière fois que je l’ai vu, j’ai pressenti le malaise… En fait, je l’ai trouvé par hasard à une caisse à la FNAC l’hiver dernier. Oui il faut savoir qu’il vit depuis deux ans en Suède et ne rentre que pour Noël et en été… Donc là, surprise : le voilà en France ! On discute et on s’arrange en rendez-vous. J’ai la sensation curieuse qui si nous nous étions pas croisés ce jour-là, je ne l’aurais pas vu… On se retrouve donc le jour dit, on papote, je me dis que je me fais des idées, on se file un autre rendez-vous mais il m’appelle la veille pour me dire qu’il a pas le temps de me voir mais pour se faire pardonner, il me livre un scoop sur les Feux de l’Amour. Oui, avec Yohann, les Feux de l’Amour nous faisaient hurler de rire, on adorait quand Victor buvait avec insistance dans un verre vide et ce genre de trucs à la con. Alors voilà, près de 10 ans d’amitié et la seule chose qu’il a à me dire, c’est une connerie sur un soap opera ? Là, je ressens le malaise. Je pars sur Paris, j’envisage de lui envoyer un mail pour lui dire mais c’est bientôt mon anniversaire… il oublie. Et depuis ? Plus de nouvelles. Il ne m’a pas appelée cet été quand il était sur Toulouse (il ne sait pas que je vis sur Paris), il ne m’a pas appelée cet hiver pour dire qu’il était là, non plus… Certes, j’aurais pu appeler mais s’il a oublié mon anniversaire, ce n’est pas un hasard. Je sais pas, je reste persuadée que si je l’avais pas croisé à la fnac l’hiver dernier, on ne se serait pas vus des vacances.
 
Sinon, sur Paris, je me suis fait pas mal de relations assez éphémères, y a qu’à voir l’évolution des participants aux vingtenaires : une doit partir, une autre arriver, il me faudrait aussi un(e) autre remplaçant… Je me suis fait de bons copains ici, notamment Zoé que j’ai rencontré dès mon arrivée puis Tink, Sab, Banana, Agnès, Bouki et quelques autres. D’autres m’ont déçue mais c’est la vie.
 
Amours
Oh, le gros dossier, puisque comme dans les horoscopes, je vais tout mettre en vrac dans ce domaine à savoir les brouettes et le reste… Donc assoyez-vous bien confortablement, allez vous chercher un petit thé ou un café, Yome, tu peux allumer une clope (j’adore ta photo sur le sujet, au passage), c’est parti.
 
Je ne la jouerai pas chronologique, on s’en fout. Je vais pas revenir sur chaque histoire, on s’en fout aussi, juste faire un rapide bilan. Globalement, cette année a été plutôt riche en brouette mais relativement pauvre en belles histoires même si… Un rateau magistral avec Julien m’a un peu fait partir en vrille cet été mais globalement, je ne regrette rien, ce n’est pas mon genre. J’ai fait des rencontres plutôt agréables, il faut bien l’avouer : Louis avec qui je suis restée amie, Reno avec qui je papote de temps en temps et qui m’explique les dessous de son métier (auquel je ne connais rien donc chaque conversation est riche en enseignement). Il y a également Jean, un vrai ami avec qui on peut parler de sujets graves ou de sujets plus légers… Concernant Laurent, il est revenu d’Afrique et il y a peu et m’a sauté virtuellement dessus comme un chat sur ses croquettes mais je ne pense pas le revoir. Il est clair que ce monsieur n’en n’a que pour mon sex appeal alors je pense que je vais zapper. Quand les choses évoluent de cette façon, je trouve que la brouette est un moyen très agréable pour faire connaissance.
 
Evidemment, parfois, je tombe mal, c’est inévitable… Il faut dire qu’en général, je ne fais les choses à moitié mais là, je me suis dépassée… Entre le goujat égoïste qui prend sans donner et le névrosé paranoïaque bouffé par la haine, je ne sais lequel est le pire. Mais je crois que les deux m’ont donné une leçon : comme quoi, dans toutes choses, malheur est bon. Avec eux, j’ai pu mesurer l’étendue de ma naïveté : non, l’homme n’est pas bon par nature. Ceci étant, je pense que chacun a ses excuses : Benoît est encore jeune et a beaucoup à apprendre (quoi qu’à 24 ans, il serait temps…) pour se comporter correctement avec les femmes. Je pense que quand il se sera pris une bonne dizaine de râteaux, il aura compris. Quant à l’autre, je sais pas, je n’ai rien compris à cette histoire. J’ai une idée de la réelle raison de son comportement mais tout de même… Détester au point de vouloir faire souffrir une personne qu’on a vue une dizaine d’heures, ça ne me paraît pas très normal. Mais peu importe, au fond, ces deux histoires appartiennent au passé.
 
Côté « amoureux », il y eut Arnaud, donc, mon petit ami officiel de l’année et ce ne fut pas une réussite, finalement. Pourtant tout avait bien commencé et les trois semaines passées ensemble furent parfaites, on se voyait un soir sur deux, on passait de doux moments à deux… Mais voilà, un jour, il se dit qu’il était temps de mettre les voiles et il oublia de me prévenir. Dommage, mais en même temps, ça m’a permis de vivre LA belle histoire de l’année, mon idylle avec Guillaume, donc. Comme on se voit peu, on profite à fond de chaque moment sans se poser de questions. Et pour l’heure, ça me va parfaitement. C’est vrai que, parfois, j’aimerais qu’on vive plus près l’un de l’autre pour se voir quand on veut mais on peut déjà se parler tous les jours sur MSN ou par téléphone, c’est déjà pas si mal. Et, au moins, on ne peut pas dire que la routine nous menace.
 
Globalement, 2005 n’a pas rempli mes espérances, je pensais que ce serait mon année. J’espère que 2006 sera plus clémente… A suivre.
 
 
 

Belle pour les fêtes

Pour terminer l’année en beauté, voici un sujet léger sur le réveillon et ses préparatifs esthétiques, dirons-nous.
 
Depuis 1997, je fête le réveillon avec les amis. Les participants ont évolué mais le principe reste le même : soyons les plus beaux ou les plus belles. Costards et robes de
soirée, gel et paillettes, osons tout ! Après tout, c’est pas tous les jours le nouvel an !
 
 
Robes de soirée toutes plus glamour les unes que les autres, laquelle choisir ? La plus brillante, la plus décolletée, la plus folle ! Et le maquillage, les bijoux, craquons, craquons ! Mais pourquoi toute cette frénésie pour une seule soirée ? Quel intérêt de se faire à ce point belle alors que le Président de la République ne viendra pas ? Tout simplement pour soi.
 
Il faut l’avouer n’importe quelle fille a de l’allure dans une robe de soirée. J’avoue que des fois, les jours où je m’ennuie, je m’amuse à ressortir les miennes du placard et à les passer, pour voir…Oh, on dirait une princesse ! Et voilà que mon moral remonte en flèche. Alors puisqu’on a une occasion par an de la porter, faisons-le ! Pas besoin d’un luxueux réveillon pour le faire, même une petite sauterie entre amis pour fêter la nouvelle année est prétexte à se parer de mille feux. Je me souviens d’un réveillon dans le fin fond de la campagne midi-pyrénéenne (suis même pas sûre que les portables captaient) pour le réveillon 2000-2001 (il me semble). Au menu : raclette. Très franchouille, donc. Le tout avait lieu chez Rachel, qui aime bien s’habiller pour le réveillon sauf que sa panoplie d’Esmeralda était bizarre. En haut, elle avait mis un top qui s’accrochait autour du cou en strass argenté, en bas, une jupe longue en panne de velours noir… Je me souviens, quand on est arrivés, Gauthier a hurlé dans la voiture : « ah non, c’est trop moche ce qu’elle porte ! ». De mon côté, j’avais enfilé une robe de soirée rouge toute simple mais magnifique, que je m’étais offerte. D’ailleurs, ce soir-là, j’étais tout simplement sublime (pardon pour la modestie)… Sur certaines photos, on dirait
une gravure de mode !
 
Mais pourquoi a-t-on ce désir d’être belle pour une soirée, comme ça ? Je pense que nous avons toutes un syndrome Cendrillon : une fois nos robes enfilées, nous voici
princesses pour la nuit, irrésistibles et conquérantes. Si on est célibataire, on devrait trouver notre prince. Si nous sommes en couple, notre chéri tombera encore plus profondément amoureux de nous. La jeune fille ordinaire a désormais le look d’une vraie héroïne de conte de fée. Notre robe glisse et suit nos mouvements à la perfection, transformant le moindre geste en un ballet d’une grâce folle. On se fait prendre en photo de face, de profil, debout, assise… Notre sourire étincelant est des plus sincères : on se sent belle, on éblouit l’assistance sans même le faire exprès. Bref, on se constitue un bel album qu’on pourra montrer à ses enfants, rougissant de plaisir quand ils crieront : « oh, comme t’étais belle maman ! Tu étais une princesse ? » ou à son correspondant meetic, en espérant qu’il craque. Enfin, que de bonnes raisons ! Pour ma part, ça me fait une source inépuisable d’avatars MSN… Et puis j’ai trop la classe en robe de soirée, il faut bien l’avouer.
 
Par ailleurs, c’est pas tous les jours le nouvel an et pour bien commencer l’année, il faut ce qu’il faut. On dira que je suis superstitieuse, certes, mais en général, réveillon pourri, année pleine de soucis. L’an dernier, le réveillon avait été plutôt sympa mais très tourné sur le sexe, tout comme mon année… Comme quoi : les réveillons les pires ont donné les millésimes les plus merdiques. Quoi que l’année 2005 n’a pas du tout fait honneur au réveillon, il faut bien l’avouer. Franchement, on avait bien ri, même devant le film japonais sado masochiste qu’on a coupé au milieu après la scène de la tortue. Bon, allez, petite aparté, je vous raconte (enfin, ce que j’ai compris) ! Tout commence par une femme nue en botte allongée sur une table d’accouchement, un mec lui injecte une drogue et elle part en live… Dès le départ, j’ai pas trop compris. Ensuite, on se retrouve dans un building genre La Défense mais à Tokyo, un homme d’affaire fait venir une pute et la place devant sa fenêtre ! « enlève ta culotte ! Plus vite ! Non moins vite ! Recommence… » Bon, à la fin, il fait nuit et la fille est trempée de sueur. Après, le monsieur fait venir sa femme, je rate quelques trucs et à un moment, il colle un gode ventouse (j’en ai parlé ailleurs, je sais plus où) sur le miroir et la
prostituée s’empale joyeusement dessus tandis que monsieur levrette sa femme et que les deux femmes sont face à face (je crois qu’elles se parlent, j’en suis plus sûre). Scène suivante, la scène de la tortue, celle qui nous a fait couper ce… hum… film. Donc y a une prostituée (la même ?) qui arrive chez une maîtresse SM et y a un monsieur, vénérable homme d’affaire qui est là pour se faire humilier. Déjà la maîtresse SM lui enlève sa perruque et lui fait : « oh, tu ressembles à une tortue ! ». Puis la voilà partie à branler notre prostituée qui jouit puis elle la fait uriner dans une soucoupe qu’elle place devant le nez de notre tortue : « bois ! ». Il rechigne mais elle insiste donc il finit par l’obéir mais comme il n’a pas été sage, la voilà qui s’équipe d’un gode ceinture et se met à sodomiser notre monsieur Tortue à sec… Là, on a arrêté, on est passé sur le DVD des Dieux du Stade… Oui, au début, on a ri à ce
film mais pendant la scène de la tortue, pas trop quand même…
 
Mais sinon, le repas était bon, on a vu plein de rugbymen à poils à la télé et ma blonditude s’est réveillé lors d’une séance photo. Anne, inspirée, décida soudain de prendre nos chaussures (avec nos pieds dedans en photo) donc Lucie, Anne, une autre fille et moi posons nos petons côte à côte et Anne fait : « dites cheese ! » et la seule blonde qui s’exécute, c’est moi, évidemment…Et voilà qu’ils se foutent tous joyeusement de ma gueule…
 
Mais ce qui compte, c’est que j’avais une belle robe, l’an dernier, noire, assez courte, avec des manches genre kimono et un décolleté que j’avais rebaptisé dépoitriné.
 
Et bien, comparé à cette année, ma tenue de l’an dernier était soft ! Tout d’abord je mettrai une combinaison noire décolletée jusqu’au nombril… pour de vrai ! Enfin, pas
si bas mais vraiment pas loin…Et surtout, j’ai fait l’achat d’un magnifique boa noir tout doux qui va faire un effet fantastique avec ma combinaison. Pour les bijoux, il faut que j’en achète, je n’ai rien, mais j’ai des vues sur un sautoir so glamour et so hype (comme on se croirait dans un magazine féminin, tout à coup)et de longues boucles d’oreilles. Pour le maquillage, faux cils, si j’arrive à les mettre, et gloss. Des paillettes ? Evidemment ! Bref, je serai une princesse sans son prince mais tellement bien dans sa tête et dans sa peau qu’elle commencera forcément bien l’année 2006. Bien dans mes bottes (même si elles m’ont fait souffrir le martyre quand je les ai achetées, ces garces), je souris à la vie et exalte d’optimisme : belle comme je suis, la vie ne peut que me le rendre !
 
Car au fond, c’est ça, l’idée : je me pare telle une prêtresse païenne pour saluer comme il se doit la nouvelle année en espérant qu’elle m’apportera ce que je désire. Qu’elle commence par m’apporter un boulot, pour le reste, on verra pour mon anniversaire.

Temple solaire quand tu nous tiens…

Par Gauthier
Une fin d’année 2005 à la hauteur de l’année écoulée. En effet il reste encore 3 jours avant 2006 et je ne sais toujours pas si on va y arriver. Océane vous a expliqué dernièrement que par sa faute, et son entière et exclusive faute, l’année 2005 fut longue, extrêmement longue… Je ne vais pas revenir sur le pourquoi du comment, mais il n’empêche que je ne comprends toujours pas comment en ce 28 décembre 2005 je suis encore en vie. Pour ceux qui ont pris le blog en route vous pouvez toujours vous reporter à mes articles précédents. Rien que cet été ce fut mémorable…
 
Donc que se passe-t-il dans ma vie actuellement pour que je n’en vois pas le bout de c’te putain d’année de mes deux … Je suis actuellement en vacances, et pour fêter ça, je suis redescendu dans ma belle ville rose. Je vis donc chez papa-maman (ouais je sais ça fait bizarre mais mes parents n’ont toujours pas divorcé, je sais je ne suis pas normal), et ce pour 17 long jours. J’ai eu du mal à m’habituer à Paris, mes amis me manquaient, mes parents aussi quelque part, mais là je dois vous dire quelque chose de très sérieux, la prochaine fois que je reviens à Toulouse, je vais à l’hôtel !
 
PUTAIN MAIS QU’ILS ME GONFLENT LES VIEUX !
 
J’en parlais à Océane cette semaine et elle me répond « mais Gauthier, en fait, là, tes parents considèrent que tu as encore 15 ans, ils t’empêchent de sortir, de prendre le voiture, de te coucher tard, de vivre ta vie comme tu veux, et ça te fais chier ? Ben écoute réagis comme si tu avais 15 ans, tu vas voir ça va les calmer.. » Ben je dois avouer que c’est pas con du tout comme idée, donc me voilà lundi soir à faire… le mur ! Si j’ai 24 ans, et je fais le mur une fois que mes parents sont couchés…  Mais où va le monde ?
 
Pourquoi ça se passe mal avec eux ? Bon vous connaissez ma tendance à l’alcoolisme festif, et donc le week-end où je suis revenu ils m’ont prévenu « on te prête les voitures, mais si tu en abîme une, c’est fini tu roules à pied ». Ok message reçu… Déjà le soir même Mister Big vomit sur la voiture que j’utilise (à savoir celle de ma mère). Pas bien ! Mais ils ne disent rien. Le jeudi de la semaine suivante je vais en boite, la boite où Océane travaille, et on se met complètement minable. Je finis à parler à des gens dans une langue qui m’appartient, je suis tellement saoul que je ne sais pas ce que j’ai fait 70% de la soirée (ça fait un gros trou ça quand même). Et en sortant sur le parking un gentil monsieur me parle, on papote de je-ne-sais-plus-trop-quoi, et en même temps je me retrouve à fumer un joint qui sort de je ne sais où ! Là je suis fini. Mais encore faut-il traverser Toulouse, qui conduit ? Personne ? Bon tant pis c’est moi… Et dans une avenue suffisamment large pour passer trois semi remorque de face, j’accroche un rétro… aïe… Là Mister Big qui connaît mes parents, me dit « tu t’es fait arracher le retro sur le parking pendant que tu étais dans la boite, tu t’es fait arracher le retro sur le parking… » Et il me le répète à peu près 20 fois dans l’espoir que je m’en souvienne le lendemain. Quand j’ai raconté ça à mon père bizarrement il ne m’a pas cru, moralité, j’ai plus droit de toucher aux voitures.
 
Voilà pour la petite histoire. Mais s’il y n’y avait que ça… Donc je passe mes journées à me faire grave iech dans ma banlieue lointaine (à 20km de Toulouse ya rien à faire…) et pendant ce temps que se passe t il dans la civilisation ? Océane et Mister Big cumulent les problèmes… Surtout Mister Big le pauvre, il lui en arrive des vertes et des pas mûres en ce moment, d’ailleurs je profite de notre notoriété pour lancer le grand « Mister-Big-o-thon » Donnez, donnez, Dieu vous le rendra… Mais il vous racontera ses malheurs mieux que moi.
 
Donc fin d’année pourrie, pas de zizi. Oui hier je devais retrouver un chouchou pour aller faire des galipettes. Enfin quelque chose de positif pendant mes vacances, on doit se retrouver au sauna vu que chez mes parents on ne peut pas, et chez lui non plus. Donc je me pointe dans un sauna glauquissime de ma belle ville rose à l’heure dite. J’attends, j’attends, j’attends, je fini par rentré parce qu’il fait -15°C, je me retrouve à thon-land. Que des vieux à poils en train de s’enculer dans tous les coins, ça sent le vieux sperme, le vieux cul, bref je suis aux anges… j’attends toujours. Là je reçois un texto « j’ai cassé ma voiture je suis rentré chez moi pour pleurer », ben ma fin d’année pourrie est contagieuse en plus ! Super !!! Donc je suis seul, nu, au milieu de vieux qui s’enculent… Je décide de baiser quoiqu’il m’en coute. Et merde après tout j’ai fait 30 km pour arriver là, je mérite ma pipe. Je cherche un mec de moins de 35 ans, et je fini par en trouver un, il a mon âge, il est beau, il me plaît, et à mon avis je lui plais puisqu’il me suit partout (oui un jour je vous ferai un article consacré aux saunas, ce merveilleux monde à part). Je rentre dans le hammam, il me suit, je m’assoie, un mec s’assoit à coté de moi dans le brouillard et commence à me caresser. Je me laisse faire, il m’embrasse, je me laisse faire, il me prend par la main pour m’emmener dehors et se trouver une cabine, je me laisse faire. Retour à la lumière : ARGH C’EST PAS LE BON ! Et me voilà devant un mec de 35 ans mais bien bien sonnés qui m’entraîne dans une cabine, et moi avec mon érection rouge de honte à ne pas savoir quoi dire (il vient quand même de me tripoter pendant 15 min sans que je ne proteste). Je m’esquive prétextant un besoin urgent de me laver ! Et puis je réfléchis « après tout il est bien aussi, un peu âgés, mais bon je le répéterai pas… ». Et je m’enferme dans une cabine, il me fait comprendre qu’il veut se faire sodomiser, je m’exécute, mais ça ne rentre pas, même à grand renfort de poppers ça ne passe toujours pas, il passe sur moi et il s’assoie comme un bourrin sur mon sexe, forcement avec l’élan là ça passe, bon je n’ai pas souvent mal quand je baise, mais cette fois je me suis fait défoncer le pubis, bref il prend son pied, il jouit en deux min et se sauve… Et moi je fais quoi ? Bon ok j’ai compris je me branle et je vais me coucher. SOIREE DE MERDE !!!!
 
Donc programme de la fin de semaine, je prépare le réveillon, je refuse de rencontrer de nouvelles personnes, je refuse de prendre la voiture, je refuse de baiser, je refuse de boire, je refuse de respirer, bref, en fait je vais peut être me coucher et attendre 2006 sous ma couette… Parce que à notre niveau le suicide collectif n’est pas loin, mais alors pas loin du tout, surveillez votre télévision, si vous entendez parler d’un nouveau « Temple solaire » sur Toulouse, c’était nous 😉

Le petit garçon qui ne croyait plus au Père Noël (2/2)

Par contre, l’idée de la réalité des monstres me chagrinait bien plus que d’avoir perdu mes illusions sur les gentils personnages couvrant les enfants de cadeaux et de chocolat : je me retrouvai seul dans ma chambre à supporter cette terrible vérité, mes yeux ne cessaient de balayer la pièce à la recherche du méchant monstre prêt à me croquer dans mon sommeil car, comme tous les êtres maléfiques, ceux-là sont fêlons, ils n’attaquent jamais un enfant encore conscient. Et les fantômes, alors ? Ils adorent agiter leurs chaînes à travers les maisons, la nuit, pour effrayer leurs occupants et surtout les jeunes enfants, ils flottent au-dessus du sol, drapés dans leur linceul blanc car ils sont trop lâches pour présenter leurs vrais visages… Mais ils ne sont pas dangereux, ils ne tuent pas les enfants, ils se contentent de les effrayer. Soudain, je repensai au plus terrible de ces êtres maléfiques, le plus vicieux aussi : le monstre caché sous le lit. Mes copains et moi en parlions en cachette à la récréation car l’un d’entre nous, Julien, nous raconta qu’il l’avait vu et nous buvions littéralement ses paroles. Normalement, le monstre sous le lit ne laissait pas de témoins vivants, il avait bien essayé de manger Julien mais il avait hurlé et ses parents étaient arrivés à temps pour le sauver.
« Il était comment ? demanda l’un d’entre nous.
– Horrible ! Il était énorme, nous décrivit-il en réalisant un arc de cercle avec ses bras pour tenter de nous représenter la taille de la créature. Il faisait au moins trois mètres et devait peser deux-cents kilos !
– Bah, n’importe quoi ! lâcha Arnaud, visiblement sceptique. S’il était aussi gros, il rentrerait pas sous ton lit.
– Mais je l’ai vu et je te jure qu’il était comme ça ! C’est parce qu’il grandit quand il sort de sous le lit, il doit être plus petit en dessous. Il était tout poilu et il avait un gros nez qui dépassait des poils, tout long et tout plein de boutons et puis il avait des yeux rouges comme mon lapin sauf que, ceux-là, ils brillent dans la nuit et même que c’est ça qui m’a réveillé ! Alors, là, il a avancé ses mains toutes pleines de doigts avec des griffes longues comme ça, nous indiqua t’il en plaçant sa main gauche largement au-dessus de son index droit, et il a failli m’attraper alors, moi, j’ai crié tant que j’ai pu et mes parents sont arrivés et ils m’ont sauvé.
– Ca existe pas, les monstres, intervint à nouveau Arnaud. C’est mon papa qui me l’a dit.
– C’est parce que les parents ne le voient pas, le monstre ! Mes parents m’ont dit que j’avais fait un cauchemar mais c’est pas vrai, il était là et maintenant, j’ai peur de m’endormir. »
Comme je comprenais les craintes de Julien, je restai allongé sur mon lit, le plus droit possible pour éviter qu’un de mes pieds aille faire une escapade hors du matelas et se transforme en véritable appât pour le monstre, comme les asticot de papa lorsqu’il allait à la pêche. Je tendais l’oreille pour guetter le moindre bruit, je percevai en fond le son de la télévision dans la chambre de mes parents mais une sonorité bien plus inquiétante résonna à mes oreilles : une respiration sifflante et rapide : le monstre sous le lit, il était là, il allait me manger ! Complètement paniqué, je ne parvenai pas à trouver de solution pour lutter contre lui, il ne semblait pas effrayé par la lumière, je savais que Julien dormait, lui aussi, avec une veilleuse, et je n’avais aucune arme sous la main. Au comble du désespoir, je me mis à hurler pour alerter mes parents qui arrivèrent rapidement, sans doute inquiétés par mon terrible cri.
« Louis, qu’est-ce qu’il y a ? s’enquit mon père qui avait chaussé ses lunettes de travers dans sa hâte à me secourir.
– C’est le monstre sous le lit, il va me manger ! répondis-je en sanglotant.
– Mais les monstres n’existent pas, tu le sais bien. Viens regarder sous le lit, tu verras qu’il n’y a rien.
– Non, je ne veux pas… Il va m’attraper et me manger !
– Mais non, je suis là, tu ne risques rien. Viens regarder, tu verras que tu ne crains rien. »
Je finis par sortir de sous mes draps et, à contrecœur, je m’agenouillai pour découvrir, qu’effectivement, il n’y avait rien sous mon lit, hormis un petit mouton de poussière mais les paroles de Julien me revinrent en mémoire : « C’est parce qu’il grandit quand il sort de sous le lit, il doit être plus petit en dessous». Donc, cette petite vérification ne me rassura absolument pas et j’étais prêt à tout pour ne pas retourner dans mon petit lit car je savais qu’une fois mon père parti, il allait sortir du lit et grossir.
« Alors, tu as vu quelque chose ?
– Non, mais Julien a dit qu’il était tout petit sous le lit, ce n’est qu’après qu’il grandit.
– Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? me questionna mon père, en fronçant les sourcils. Il te raconte de drôles d’histoires, ce Julien, c’est un sacré menteur.
– Non, c’est toi le menteur !
– Enfin, Louis, ce ne sont pas des façons de parler à son père, me gronda-t-il. Les monstres n’existent pas et ce garçon t’a raconté ça pour te faire peur.
– Non, non, c’est pas vrai, je le sais ! Les monstres existent et pas le Père Noël, vous faites qu’à mentir tout le temps ! explosai-je.
– Comment ça, le Père Noël n’existe pas ? »
Il se tourna vers ma mère d’un air perplexe, celle-ci haussa les épaules pour lui signifier qu’elle ne comprenait pas plus que lui cette brusque attitude et je sentis que l’explication familiale arrivait à grand pas, ce qui m’arrangeait : tant qu’ils étaient là, le monstre se tenait tranquille.
« Louis, commença ma mère d’une voix douce, je t’ai expliqué tout à l’heure pourquoi il y avait deux Pères Noël dans la rue, je croyais que tu avais compris.
– Oui mais tu m’as menti, je le sais : tu as dit que les rennes ne volaient pas !
– Quand ai-je dis ça ?
– Quand je te l’ai demandé. »
Elle se pinça les lèvres, visiblement navrée d’avoir laissé échapper une telle vérité et cherchant un échappatoire mais devant son silence éloquent, mon père tenta de prendre le relais.
« Elle t’a dit ça parce qu’elle ne pensait pas aux rennes du Père Noël, celles-ci sont très spéciales et peuvent voler.
– N’importe quoi ! Et la petite souris, où elle trouve les sous qu’elle me donne ?
– Dans sa tirelire.
– Ca rentre pas dans un trou de souris, une tirelire, c’est comme les cloches, c’est pas elles qui cachent les œufs dans le jardin, ça vole pas, d’abord ! Vous ne faites qu’à me mentir. »
Mes parents se regardèrent longuement, s’interrogeant en silence sur l’attitude à suivre et, comprenant qu’il était désormais trop tard pour me convaincre de la réalité de leurs contes de fées, il valait mieux déballer la vérité. Mon père me souleva de terre et me posa sur mon lit, assis, de sorte à me mettre dans une position confortable pour m’asséner la terrible vérité.
« Tu es un grand garçon, Louis, tu grandis très vite et je pense que tu es maintenant en âge de comprendre certaines choses. Comme tu l’as toi-même deviné, le Père Noël n’existe pas, tout comme les cloches de Pâques et la petite souris mais nous ne t’avons pas raconté tout ça pour se moquer de toi mais parce que tous les enfants ont besoin de croire en ces personnages pour rêver un peu et avoir des références positives…
– C’est quoi, ça ?
– Heu… Comment dire ? Ce sont des gentils à qui tu dois penser pour être content, voilà. Tu te souviens comme tu étais content quand tu cherchais les chocolats dans le jardin, quand tu ouvrais tes cadeaux de Noël ou quand tu as trouvé une petite pièce sous ton lit à la place de ta dent ? Si nous t’avions pas raconté ça, tu n’aurais pas connu ses joies.
– Et le monstre sous le lit ? Vous m’avez menti pour que j’ai pas peur ?
– Non, il n’existe pas, lui, pas plus que les fantômes.
– T’es sûr ?
– Certain.
– Moi, je sais pas trop : comme vous me dites que le Père Noël existe alors que c’est pas vrai, le monstre sous le lit existe et vous me dites que c’est pas vrai pour que j’ai pas peur.
– Non, Louis, je te jure qu’il n’existe pas. Crois-tu que nous te laisserions seul dans ta chambre si un monstre risquait de te manger ? »
La question était intéressante, je réfléchis un instant et décrétai qu’il avait raison : aucun parent normalement constitué ne laisseraIt son enfant courir un danger mortel. Cependant, toutes mes craintes n’étaient pas évanouies, je repensai à la respiration sifflante que j’avais entendu et je n’avais pas très envie de dormir seul alors je décidai de faire un petit caprice.
« Oui, peut-être, mais Julien l’a quand même vu et moi, j’ai peur, je veux pas dormir tout seul.
– Tu veux dormir avec nous ? me demanda gentiment ma maman.
– Oui, répondis-je d’une petite voix.
– Allez, viens, bonhomme, dit mon père en me prenant dans ses bras. Mais demain, je te montrerai qu’il n’y a pas le moindre monstre sous ton lit. »
Effectivement, le lendemain, nous inspectâmes longuement le dessous de mon lit et je pus constater qu’il n’y avait aucun moyen pour un monstre d’arriver par là mais, au fond, je le savais déjà, j’avais eu tout la nuit pour réfléchir à l’improbabilité de son existence.
Je déteste Noël car c’est à cette occasion que j’ai perdu toutes mes illusions qui faisaient de moi un petit garçon comme les autres et je pense avoir perdu une partie de mes rêves. Sans doute ce traumatisme enfantin explique-t-il mon attitude très, voire trop, pragmatique et cynique, je ne me permets pas de perdre du temps à rêver à des choses improbables car, trop tôt, j’ai appris que tous ces êtres magiques n’existent pas. J’en ai longtemps voulu aux hommes se déguisant en Père Noël lors des festivités pour mieux charmer les passants et leur demander la charité, j’eus même, pendant un temps, une fâcheuse tendance à leur donner un bon coup de pied dans le tibia en les traitant de menteur, ce qui me valait de terribles remontrances mais ça me soulageait toujours un peu. Car si le personnage du bon Père Noël fait rêver tous les enfants qui, la nuit de Noël, quittent en douce leur lit pour tenter de voir son traîneau traverser le firmament, les adultes n’hésitent pas à exploiter le pauvre vieillard pour s’en mettre toujours plus dans les poches.

Le petit garçon qui ne croyait plus au Père Noël (1/2)

(Voici une nouvelle que j’ai écrite il y a 3 ou 4 ans sur Noël, je l’ai trouvé d’actualité donc la voici, en deux épisodes car elle est trop longue… J’espère que ça vous plaira).

Pour la plupart des gens, Noël est une période magique, une parenthèse bénie suspendue entre deux années, où toute la famille est réunie, où tout le monde s’aime et s’offre des cadeaux, un sourire béat aux lèvres. L’euphorie gagne les gens au fur et à mesure que les clochettes résonnent dans l’air froid, précédant l’arrivée d’un individu grassouillet et barbu vêtu de rouge qui souhaite un joyeux Noël à tout le monde d’une voix anormalement grave. Tout le monde aime le Père Noël… tous sauf moi.
Qui suis-je donc ? J’en vois déjà qui formulent des hypothèses pour expliquer ma haine de Noël : s’agit-il d’un anarcho-révolutionnaire crachant sur le Père Noël parce qu’il s’habille aux couleurs de Coca-Cola ? Peut-être un anti-capitaliste forcené ne supportant pas les fêtes commerciales parce que l’argent des honnêtes contribuables passe directement dans la poche de magnats du jouet et du chocolat qui se foutent bien de l’esprit de Noël ? Peut-être un solitaire frustré qui ne peut le fêter à personne et préfère dire qu’il n’aime pas les festivités plutôt que de pleurer sur sa condition ? Pas du tout, vous vous trompez. Je ne suis qu’un ancien petit garçon déçu d’avoir été abusé par ses parents, laissez-moi vous raconter mon histoire.
Je m’en souviens encore, c’était l’hiver 85, j’avais cinq ans. J’étais un petit garçon qui ne se distinguait pas des autres, emmailloté dans un épais blouson de Noël, un bonnet m’obstruant partiellement la vue et une écharpe qui me piquait le cou et le menton, tout cet attirail pour me protéger de la morsure du froid. Une entreprise tellement réussie que je mourrais de chaud. Ma main enserrée dans une épaisse moufle bleue tenait celle de ma mère qui flânait tranquillement dans la rue, allant de vitrines en vitrines, ce qui ne me plaisait pas trop car je craignais de la voir entrer dans un magasin de vêtements. Il n’y avait pas pire torture pour moi, je détestais ces interminables séances d’essayage, ma mère me faisant enfiler tout ce qui lui tombait sous la main, même les habits les plus laids. Mais elle ne faisait que regarder et m’emmena même devant la vitrine d’un magasin de jouets pour me demander ce que je voulais recevoir du Père Noël, une tâche bien plus agréable ! Alors que je lui désignais la moitié des jouets exposés, arrive un être épais et barbu engoncé dans une douillette tenue rouge : le père Noël lui même, en train de secouer une cloche.
« Maman, maman ! me mis-je à hurler, au comble de l’excitation. C’est le Père Noël ! »
Ma mère me sourit et me demanda si je voulais lui dire bonjour, je répondis par l’affirmative avec un enthousiasme forcené, je courus vers lui et en me jetant sur ses jambes pour l’enlacer, je faillis le faire tomber.
« Hé bien, doucement mon petit bonhomme, me fit-il d’une voix commune qui me déçut un peu, je m’attendais à une voix beaucoup plus grave et chevrotante.
– Bonjour, Père Noël ! Tu as reçu ma lettre ? m’enquis-je avec angoisse, apeuré à l’idée de ne pas recevoir de cadeaux.
– Oui, bien sûr, mon petit…
– Louis, intervint ma mère.
– Mais je le savais ! Mais as-tu été bien sage ?
– Oui, oui, oui, répondis-je d’une voix suppliante, espérant que ma mère n’allait pas cafter ma belle fresque sur la tapisserie du salon.
– Alors, tu auras tes cadeaux au pied du sapin. »
Fou de joie, je repartis dans la rue, trottinant gaiement auprès de ma maman quand, au détour d’une rue, nous trouvâmes à nouveau le père Noël… sauf que ce n’était pas le même homme : celui-ci était plus mince, plus grand et surtout sa peau était noire comme l’ébène, ce qui m’interloqua : jamais je n’avais envisagé que ce personnage puisse être noir. Alors, ce Père Noël devait sans doute être un faux, tout comme celui à qui il avait parlé : le Père Noël ne savait-il pas le prénom de tous les enfants ? Ma mère avait pourtant été contrainte de le lui souffler. Choqué, je cessai de marcher et quand elle me demanda ce qui m’arrivait, je me mis à pleurer violemment.
« Mais qu’est-ce qui t’arrive, Louis ? me questionna-t-elle, gênée par cette scène. Pourquoi tu pleures ?
– Parce que le Père Noël est faux !
– Mais enfin, qu’est-ce que tu racontes ?
– Parce qu’il y en a un, là, qui est tout noir !
– C’est parce que le Père Noël a des employés qui l’aident, pour que tous les enfants puissent leur parler, tu comprends ?
– Alors il existe vraiment ?
– Mais bien sûr que oui. C’est fini ce gros chagrin ?
– Oui. »
Mais en réalité, ça n’était pas fini, des milliers de question me trottaient dans la tête : d’où sortent ces employés ? Pourquoi le Père Noël ne peut pas aller dans toutes les rues alors qu’il arrive à visiter toutes les maisons durant une nuit ? Toutes les maisons… c’était beaucoup pour un seul homme alors y avait-il plusieurs Pères Noël… ou il n’existait pas.
Je rentrai chez moi et, tout en buvant mon chocolat chaud, je réfléchis profondément à la question et plus j’y pensais, plus l’existence du généreux vieillard et de ses rennes volants me semblait suspecte. D’abord, les rennes, ça ne vole pas dans la mesure où ça n’a pas d’ailes. Ensuite, pourquoi le Père Noël s’embêtait-il avec des bêtes alors qu’il existe des avions supersoniques et puis, les rennes, ça ne galope pas très vite, comment pouvait-il faire le tour du monde en une nuit en s’arrêtant à chaque maison pour déposer des cadeaux et manger quelques biscuits laissés exprès pour lui ? Enfin, pourquoi se fatiguait-il à fabriquer ses jouets dans une usine avec des elfes alors qu’il pourrait acheter les mêmes dans les magasins et gagner du temps ? Toutes ces questions me poussaient à conclure qu’il n’existait pas mais je ne parvenais pas à m’y résoudre, je décidai donc de piéger en posant des questions indirectes.
« Maman, est-ce qu’un animal peut voler sans ailes ? »
Elle réfléchit un instant pour être sûre de ne pas répondre trop vite par l’affirmative mais ne voyant pas quel animal pouvait lui servir de contre-exemple, elle finit par répondre par la négative.
« Tu es sûre ?
– Oui, bien sûr, un animal a besoin d’ailes pour voler.
– Et les rennes ?
– Les rennes ? Non, ça ne vole pas. »
Alors il n’existait pas, mes parents m’avaient menti durant cinq ans, je fonçai dans ma chambre pour pleurer, désespéré de découvrir que ce sympathique personnage n’était qu’un mythe mais comment avais-je pu croire qu’il existait un individu qui ne faisait rien d’autres que de fabriquer des jouets pour des enfants pas toujours très sages : moi-même, j’avais quelques forfaits à mon actif et, pourtant, je n’allais pas être privé de jouets.
Je fus interrompu dans mes réflexions par mon père qui vint me chercher pour le dîner, je me forçais à avaler ma portion de raviolis gratinés, plat dont je raffole en temps normal puis, après avoir avalé mon dessert, ma mère me conduisit à la salle de bain pour faire ma toilette avant de me coucher.
« Tu me lis une histoire ? quémandais-je, espérant oublier mes tristes découvertes avant de dormir.
– Il est déjà tard, Louis, il est temps de dormir.
– Mais j’ai pas sommeil !
– Louis, ça suffit, il faut dormir. Allez, bonne nuit. »
Elle éteignit le plafonnier mais prit soin de me laisser ma petite veilleuse en forme de lapin bleu car j’avais toujours du mal à m’endormir dans le noir, j’étais angoissé par les monstres cachés dans les ombres et malgré l’explication de mes parents insistant lourdement sur l’inexistence de ces êtres, je ne me sentais en sécurité qu’avec une source de lumière à mes côtés car j’étais persuadé que ces démons fondaient à la lumière comme neige au soleil car ils étaient essentiellement composés d’ombres. Mais si mes parents m’avaient encore menti et que les monstres existaient vraiment, après tout ? Un mensonge en entraîne souvent un autre. Je me faisais alors la liste des êtres censés exister et ceux qui étaient soit-disant le fruit de mon imagination, le résultat fut plutôt édifiant. D’un côté, je devais renoncer à l’idée séduisante de la petite souris, des cloches de Pâques et des gentilles fées qui exaucent les vœux des jolies princesse, d’un autre côté, je réalisai que les monstres, fantômes et le vilains gnomes à la peau verdâtre couverte de pustule et aux oreilles tordues et pointues vivaient bel et bien. Bien sûr, il me parut soudain absurde qu’une petite souris puisse prendre une dent pour me donner une petite pièce en échange car les animaux n’ont pas d’argent, surtout ces pauvres petits rongeurs bien trop faibles pour pouvoir transporter facilement toutes ces pièces et puis, qu’aurait-elle fait de mes dents ? Si elles tombent, c’est qu’elles sont mortes, elles ne doivent plus être d’une très grande utilité. L’idée des cloches volantes est tout aussi farfelue : d’une part, les cloches ne volent pas et, surtout, elles n’ont jamais eu le moindre rapport avec le chocolat ! Pourquoi les adultes inventent-ils de telles histoires abracadabrantes ? Pour acheter notre bonne conduite ? « Si tu n’es pas sage, le Père Noël ne te fera pas de cadeaux, les cloches ne passeront pas chez nous, je jetterai ta dent et la petite souris ne passera pas… » Combien de fois ma mère m’avait menacé de la sorte ? Toujours est-il que je me sentais complètement idiot d’avoir avalé de telles couleuvres durant les cinq années de ma petite vie, j’étais réellement fâché contre moi-même car j’avais tous les éléments pour démonter leurs histoires à dormir debout mais je n’avais rien remis en question… pourtant, un pépé qui vole dans le ciel dans un traîneau tiré par des rennes qui volent alors qu’ils n’ont pas d’ailes, ça n’a vraiment rien de crédible ! En plus, je n’avais pas de cheminée…

Joyeux Noël !

Aujourd’hui, c’est Noël. Après avoir déballé vos beaux cadeaux, vous foncez ici voir mon nouvel article, bande d’intoxiqués ! Et comme je suis sympa, je mets à jour même les jours fériés. Aujourd’hui, je vais vous raconter l’histoire de Noël… l’histoire de mes Noël.

 Premier souvenir de Noël, en 81, j’avais donc un an et quelques et je me souviens juste de trucs en plastiques tout rond en forme de H qui s’emboîtaient et un jouet rond qui avait une ficelle : quand on tirait, ça faisait un bruit d’animaux. J’avoue que c’est mon tout premier souvenir, je ne suis même pas sûre de vraiment m’en souvenir, peut-être ai-je reconstruit mes souvenirs par des photos parce que se souvenir d’un truc qu’on a vécu quand on avait même pas deux ans, ça me paraît gros… Cette même année, à la fin des fêtes, le sapin, tout sec, m’est tombé dessus, il paraît que j’ai hurlé comme jamais. Là, je m’en souviens pas, j’ai dû occulter. N’empêche que depuis, j’ai toujours peur de me faire piquer par un sapin (vive les sapins normands !).
 
Après, c’est un peu confus. Les Noëls se suivent et se ressemblent… Je me souviens, une année, on était allés au parc pour jouer (il devait faire un froid de canard, ils sont fous mes parents !). Ma maman nous surveillait pendant que mon papa s’éloignait discrètement. On s’en est donné à cœur joie et quand on est revenus à la maison (mon papa était revenu), il y avait les cadeaux au pied du sapin ! J’étais émerveillée. Je me souviens, cette année-là, ma sœur a eu un train un peu bizarre, les wagons étaient des gros carrés… Ce Noël me marqua et pendant longtemps, je n’ai pas compris pourquoi Noël c’était un coup le matin, un coup l’après-midi, un coup le soir… Oui, à l’époque, les dates, ça ne voulait rien dire pour moi.
 
Ensuite, pendant longtemps, le Père Noël est entré en scène. En fait, on ouvrait les cadeaux le soir, on regardait le programme de Noël à la télé puis ma mère nous disait que le Père Noël allait arriver donc il fallait se cacher, on montait en courant dans ma chambre (la plus grande), accompagnées de ma maman. Mon père sortait discrètement et sonnait : ding dong ! Il ouvrait la porte et dialogue :
« Bonjour !
– Bonjour Père Noël
– Alors, est-ce que Nina et Alice ont été sages cette année ?
– Oh, je sais pas !!
[Nous, en haut, doucement : si ! si ! si !]
– Oui, elles ont été sages.
– Alors, elles vont avoir leurs cadeaux ! »
Mon papa installait les cadeaux en bas puis une fois fait, le Père Noël disait au revoir et on avait le droit de descendre. Pendant des années, j’y ai cru dur comme fer. Une fois, mes parents nous ont fait une blague : le Père Noël allait monter dans nos chambres mais il fallait se cacher parce que s’il nous voyait, on aurait pas nos cadeaux ! Je me suis cachée sous ma couette (top original), morte de trouille mais le Père Noël n’est pas monté, finalement…
 
Il y avait une autre mythologie en rapport au Père Noël. A l’époque, nous habitions dans un appartement en rez-de-chaussée dans une résidence donc nous n’avions pas de cheminée, ce qui me turlupinait beaucoup : un Père Noël, ça passe par la cheminée, il vient par où, le nôtre ? Par la porte, nous l’avons vu plus haut mais nos voisins du 2e étage, amis de mes parents, avaient une cheminée : le Père Noël passait donc forcément par chez eux ! Mais c’est bien sûr.
 
Sinon, je me souviens d’une année, j’étais petite, j’étais allée chez ma nounou pour le Noël. Ma nounou était la mère d’une camarade de classe de ma mère et elle avait plusieurs enfants à charge. Sa fille cadette avait une dizaine d’années de plus que moi, un peu plus, peut-être et donc, elle ne croyait plus au Père Noël. Je me souviens, ma nounou m’expliquait chaque année qu’en allant au supermarché, elle croisait le Père Noël qui faisait ses courses pour nous. Sous-entendu : j’ai acheté vos cadeaux. Et il est très aimable, ce monsieur, il nous faisait toujours passer un bonjour. Donc une année, nous voilà dans le salon quand la fille de ma nounou se met à crier : « oh, le Père Noël ! », en regardant par la fenêtre. Je me précipite à la fenêtre mais ne voit rien. « Mais si, là, regarde ! » Ben non, je n’ai rien vu et ça m’a franchement désappointée.
 
Il y eut une année aussi où il se passe quelque chose de terrible…mais de très drôle. Dans le journal, il y avait une annonce : appelez le Père Noël. Nous voici donc joyeusement réunis autour du téléphone, papa, maman, Alice et moi. Quel moment solennel ! Ma mère compose le numéro et met le haut-parleur et là : « salut, cochonne, c’est le Père Noël lubrique, je vais venir visiter ta culotte ! » (un truc du genre). Mes parents, mortifiés, tardent à couper la conversation tandis qu’Alice et moi pouffons : « Le père Noël, il a dit culotte ! ». Hé oui, dans le journal, l’annonce pour le Père Noël était accolée à celle d’un autre genre de Père Noël et ça a fait un vrai scandale car mes parents n’ont pas été les seuls à se tromper.
 
Puis vint le jour terrible de la révélation. J’étais en classe de CE1 avec une prof vieille fille qui était sévère mais juste. Quand on avait des bonnes notes, on avait des petites images et au bout de dix, on avait un poster (moi j’aimais mieux les petites images, des vignettes panini, les posters étaient moches). Quand on était pas sage, elle nous tapait sur le bout des doigts avec une règle, mais ça ne m’est jamais arrivé, ça. Non, moi, je me prenais juste des C et des D en écriture. Un jour, pendant le cours, je ne sais plus de quoi on parlait mais la révélation vint : « oui, c’est comme la Petite Souris ou le Père Noël, ce sont des contes, ça n’existe pas ! » et là, tous mes camarades : « oui, bien sûr, ça n’existe pas ! ». Et moi, je me prends un monumental coup de massue. Je me souviens ce jour-là m’être sentie désespérée pour la première fois de ma vie : le Père Noël n’existe pas ? Mes parents m’ont menti ? A bien y réfléchir, souviens-toi cette nuit où tu avais senti la main de maman glisser sous ton oreiller alors que tu y avais mis ta dent de lait… Et la fois où au lieu de trouver une pièce de 10 francs, tu avais trouvé une pesetas ! Ca aurait dû te mettre la puce à l’oreille ! Ce que tu as été naïve, ma pauvre fille ! Ce jour-là, je n’ai pas pleuré, uniquement par fierté : les autres semblaient savoir que le Père Noël n’existait pas, je ne voulais pas passer pour une sotte.
 
Depuis, les Noëls ont moins de saveur. Je n’avouerai que deux ans après à mes parents que je n’y crois plus, je me suis toujours tue pour préserver Alice. Mon père ne jouait plus au Père Noël, il attendait qu’on soit couché pour mettre les cadeaux au pied du sapin. Quelques années plus tard, quand ma sœur arrêta de croire, aussi, on faisait Noël le soir, ce qui était une mauvaise idée en soi vu qu’on voulait toujours profiter de suite de nos cadeaux…
 
Une année, ce fut terrible. On savait où nos parents cachaient les cadeaux donc on était allées, avec Alice et nos voisines, voir ça de plus près, on avait dé scotché les paquets et vu tous nos cadeaux. Ben, cette année-là, le déballage fut nettement moins beau et je regrette encore de l’avoir fait. Car ce qui est bien à Noël, c’est avant tout la surprise, selon moi. Le plaisir de déballer et de voir ce que l’on nous a offert. Le plaisir de voir le visage de l’autre s’animer en découvrant le beau cadeau qu’on lui a fait. Cette année-là, j’ai pris une leçon et je ne l’ai plus jamais refait.
 
Du coup, nouvelle tradition : le 24 décembre, pour tromper notre excitation, ma sœur et moi allions au cinéma (ce qui permettait à notre mère de pouvoir faire ses paquets cadeaux tranquille) voir le dernier Disney. Curieusement, en grandissant, l’attente m’a paru moins pénible. Ca fait même deux ou trois ans que je réalise pas que nous sommes déjà Noël (et que je suis à la bourre dans mes cadeaux).
 
Noël, c’est souvent une mauvaise période dans ma famille : il y a toujours des décès autour de nous à ce moment-là, des drames. Les quelques jours précédant le réveillon sont généralement tendus, chaque année, y a des engueulades dans la famille, peut-être parce que l’hiver débute et que le moral baisse, peut-être parce qu’on est stressés par la course aux cadeaux, qu’il manque toujours un truc à la dernière minute…Je me souviens d’une année où ma mère m’a envoyée chercher des serviettes en papier au supermarché… un 24 décembre à 18 heures ! Donc chaque année, je déteste le mois de décembre jusqu’au 24 au soir où tout se détend, tout va mieux, tout se règle. Puis le 25, on s’échange nos cadeaux dans l’amour et l’harmonie. J’ai rarement été déçue, faut l’admettre… Cette année, je n’ai pas fait de liste donc ce sera la surprise totale… Et c’est tant mieux !
PS: Oui, c’est moi sur la photo en grenouillère rouge. J’étais mignonne, hein?

Voyage humanitaire

Il y a… houlà… 10 ans, je participe à un convoi humanitaire organisé par une association étudiante. Il s’agit d’apporter médicaments, matériel médical et plein de petites choses en Roumanie. Pendant le préparation du convoi, je commence a bien accrocher avec une des filles du convoi. 

Episode 1 – Les cibiesCe qui est sympa dans un convoi de ce type, c’est l’usage des cibies. Et je me lance lors du deuxième jour du convoi dans une drague par cibie (nous n’étions pas dans la même camionnette dans cette rotation). Au mieux, elle marche dans le coup, au pire c’était juste pour rire puisque devant tout le convoi (nous étions 12) à l’écoute de nos provocations verbales. Là où c’était moyen, c’est que le responsable du convoi était l’ex de mon objectif et qu’il voulait profiter du convoi pour ressortir avec elle…
Bref ! la rotation suivante fait que je me retrouve seul avec « elle » pendant deux heures… les gros blancs, les malaises… ça voulait dire que soit je lui avais foutu la honte, soit qu’elle avait été plutôt sensible…

Episode 2 – Cette première nuitLa nuit, on se retrouve à dormir dans la même camionnette… L’un contre l’autre, on s’est serré, puis on s’est embrassé… Ce qui était moyen, c’était qu’on était quand même 4 les uns contre les autres… et mes 2 autres copains m’ont dit le lendemain qu’on avait fait un bruit épouvantable en s’embrassant comme des phoques… Bon, on s’est dit qu’on se trouverait un moment plus tranquille plus tard

Episode 3 – Le pique niqueLe big boss a dû être au courant, ce qui n’était pas difficile et nous a séparé quand le convoi s’est séparé en deux directions… je ne lui en veux pas du tout… dans les 2 convois suivant que je dirigeais je faisais la même chose, car les couples qui se créént, ce n’est pas toujours bon pour l’ambiance de groupe. Mais je me dis qu’il y avait quand même une arrière pensée. Bref, quelques jours après on se retrouve dans notre point de ralliement roumain… on fait un grand pique nique avec tout un village à 2 ou 300 personnes, très sympa, très convivial. On se dit avec la belle que l’on vas’écarter un peu discrètement pour s’amuser un peu à l’abri des regards… au milieu des champs. Mais le pique nique s’est achevé plus vite que prévu et ils se sont rendus compte qu’il manquait 2 personnes. Et alors que nous étions au milieu de belles caresses, on entend du bruit, une sorte de battue… mais ce sont nos noms qu’ils scandent… pour la discrétion, on repassera.

Episode 4 – Le retourSur ces avancées encourageantes, on se retrouvera seuls, une fois dans la même camionnette. J’ai profité qu’elle soit au volant pour l’embrasser, la caresser un peu et finalement mettre ma tête sur les genoux… A l’arrêt suivant, je vois bien que le boss n’est pas très content… un ami vient me voir discrètement… il m’explique que pendant toute cette séance d’amourades de deux heures… ils avaient roulé juste derrière nous et avaient de très bonnes places pour le spectacle… le boss n’était pas très heureux et il y avait une ambiance un peu lourde…

Episode 5 – Une soirée d’intégrationPeu de temps après, notre asso organise un week end d’intégration pour les étudiants étrangers. Nous partons tous en Normandie pour une soirée de débauche… Mais voilà, j’étais un peu malade, gros mal de tête… je vais me coucher avec un duvet parmi les premiers… je monte dans une grande chambre et me met au fond… J’y suis bientôt rejoint par ma belle qui vient dormir contre moi… mais pas plus… si vous avez bien suivi j’avais la migraine (non, pas ce soir chérie)… Au réveil, je me rend compte que nous sommes seuls dans cette immense pièce alors que les non-campeurs… étaient aglutinés dans une pièce plus petite… ils n’avaient pas voulu nous déranger… bon, discrets je vous dis…

Episode 6 – un Réveil d’intégrationMais puisqu’on est seul, on en profite… elle me rejoint dans mon duvet, on se retrouve vite nus. Elle vient sur moi, se découvre un peu, les seins à l’air en face de moi… et là… c’est le drame… son ex (vous savez le « boss ») déboule d’un coup dans la chambre, nous surprenant dans une situation à l’inverse de l’équivoque… « euh, le p’tit déj’ est prêt… » « oui, on va pas tarder, merci »

EpilogueCette relation a duré un mois… c’était très compliqué car à vrai dire j’étais pas vraiment célibataire à ce moment, enfin je ne rentre pas dans les détails mais imaginez juste que ça en rajoute une couche côté discrétion. J’ai vite perdu de vue la miss alors que je suis encore en contact avec « le boss »… après deux années pas évidentes (en plus il y a eu des conflits associatifs) on est devenu très potes… comme quoi, tout est possible, sortez avec l’ex d’un gars dont vous voulez devenir l’ami !