Belle-famille, je t’aime …ou pas.
Stage ta mère !
C’est la misère : je cherche du travail mais je n’en trouve pas. Décidée à ne pas quitter le journalisme de vue, je décide de chercher un stage mais, là, il est difficile de ne pas se faire piéger. Mon dernier stage, narré ici, fut une pure catastrophe, il faut bien le dire : pas rémunéré, exploitée, peu considérée, je devais amener mon propre ordi… C’était limite si je ne devais pas amener mon propre café ! Pour éviter tout ça, j’ai décidé d’être plus exigeante.
Le mois dernier, j’ai donc passé un entretien dans la mairie où travaillait Bouki. A la gare, en attendant que notre train parte, nous discutons avec Helmut et, je ne sais plus pourquoi, le sujet dérive sur les stages. C’est fou le nombre de gens prêts à accepter un stage non rémunéré… De toute façon, si on est payés, c’est, au mieux un tiers du SMIC. Mais pour ma part, il est hors de question de ne pas avoir un petit pécule pour mon prochain stage.
Pour moi, il y a différentes catégories de stages : ceux que l’on sollicite et ceux que l’on trouve par annonce. Dans la première catégorie, quasiment tous les stages que j’ai fait. Dans ces cas-là, il me paraît assez légitime que l’entreprise refuse de me payer : ils n’avaient pas forcément besoin de moi, c’est moi qui veut aller chez eux. Ceci étant, dans le journal local où j’ai travaillé et lors de mon premier stage parisien, j’ai eu des compensations. Pour le premier, j’ai eu droit à 210 euros (150 euros pour mes écrits plus 60 euros pour les photos) de gratification. Pour le second, outre les tickets resto et 50% de la carte orange, j’ai eu un aller-retour pour ma ville natale où j’allais couvrir un match (et passer le week-end chez papa et maman), un aller-retour et nuit à l’hôtel à Clermont et un aller en avion pour Toulouse (après, j’étais en vacances donc je suis revenue plus tard).
Dans la deuxième catégorie de stages, où je postule actuellement, il est hors de question de se passer d’un minimum de rétribution : s’ils mettent une annonce, c’est qu’ils ont besoin de quelqu’un, qu’ils y mettent le prix. J’avais trouvé mon deuxième stage catastrophique sur le net, une annonce : le mec avait besoin de gens pour travailler, les stagiaires, c’est le pied, c’est de la main d’œuvre gratuite. Moi, je dis non. Je ne réponds qu’aux annonces qui donnent dès le départ le salaire car les « à négocier », ça veut dire qu’il n’y en aura pas mais on peut vous filer une prime, on ne sait jamais… Donc non. Après tout, je fais le travail d’une personne, je fais mes 35 heures, voire plus. Souvent, au bout de trois jours, on est totalement autonomes donc il ne faut pas déconner, on mérite un salaire !
Mais les entreprises savent très bien qu’on n’a pas le choix, beaucoup de formations se terminent par un stage obligatoire. Du coup, on voit des annonces hallucinantes genre un grand éditeur qui propose un stage de 6 mois à un an à 300 euros par mois ! J’appelle ça tout simplement de l’exploitation. Un an, y a des CDD plus courts que ça ! Et le pire, c’est qu’ils savent très bien qu’ils trouveront quelqu’un. On voit de ses annonces, des fois ! Y en a une qui a été dénoncé moult fois : une entreprise qui recherche un stagiaire photographe
non rémunéré mais la personne doit avoir un appareil photo numérique dernier cri, un mac et des logiciels de retouche particulier… Comme plusieurs personnes ont dit, manquerait plus qu’on paye pour avoir un stage
Pourtant, je ne nie pas l’utilité des stages. J’ai appris plus au cours de mes stages qu’au cours de mes études. Dans mon master, j’ai appris (vaguement) à me servir du matériel mais rien ne nous apprend à affronter la vie au sein d’une rédaction. De fait, j’ai fait un stage dans une radio nationale d’une semaine. En gros, je posais mon cul sur une chaise à agresser les journalistes pour qu’il me donne quelque chose à faire (« silvouplé une brève a écrir, silvouplé ! »). Et bien, ce fut bien instructif que les cours de radio que j’ai eu cette année, par une journaliste de ladite radio. Ce n’est pas la journaliste qu’on doit remettre en question, je l’ai trouvée bonne enseignante mais le journalisme, ça ne s’apprend pas en théorie, ça se vit sur le terrain, y a que comme ça qu’on apprend. Le journaliste n’a pas d’horaire : on a la journée pour écrire notre ou nos papiers, à nous de gérer. Pas mal de métiers sont comme ça. Par exemple : prof. On peut croire que c’est réglé comme du papier à musique : le lundi, 2h avec la 6ème 1, le mardi, une heure avec la 5ème 3… Mais après, faut gérer la préparation des cours, la recherche des documents, la correction des copies. Ma tante est prof, Lucie et Guillaume mon ex aussi, je vois comment ils procèdent. Ça, aucun cours ne nous apprend à faire, à nous de démerder. En plus, la position de stagiaire est assez rassurante : on fait le travail d’un journaliste mais si pépin il y a, la responsabilité tombe sur le tuteur de stage, jamais directement sur nous. Ce n’est pas pour autant qu’il faut en profiter…
Donc je ne suis pas contre les stages, bien au contraire, je suis même en train d’en chercher un si je ne trouve pas d’emplois mais le système est en train de se corrompre : chaque formation professionnalisante (et il y en a) ne peut s’achever qu’ainsi et on ne peut pas remettre en cause ça. Le problème ne vient pas des écoles (quoi qu’il faudrait qu’il y ait plus de suivis à ce niveau-là, ma sœur est partie trois mois à Londres pour faire… des photocopies !) mais surtout des entreprises qui savent que cette main d’œuvre très bon marché voire gratuite existe. Pourquoi créer un poste alors qu’il y aura toujours un stagiaire pour faire le boulot ? Depuis le temps que je consulte les annonces, je vois que certaines entreprises recrutent régulièrement des stagiaires : même texte, même poste, même rémunération, quand il y en a. J’ai même vu que mon tuteur de stage de cet été recherchait un nouveau stagiaire. Et il est toujours marqué : « gestion de la culture dans les collectivités » et « rémunération à négocier ».
Y a-t-il cependant une solution ? Est-il possible de demander aux entreprises de limiter le nombre de stagiaires et la durée du stage ? Pourquoi pas mais comment le prendra-t-on quand on nous répondra : « ah ben non, on peut pas vous prendre, on a atteint notre quota ! ». Non, le problème est plus au niveau de la rémunération : si on veut quelqu’un pour faire un travail, il est normal qu’il soit rémunéré. Parce que l’expérience, ça ne nourrit pas son homme… Après tout, on fait notre travail comme les autres, il n’y a pas de raison… Et puis si ça pouvait nous permettre de cotiser, ce ne serait pas plus mal…
Enfin, le débat naît, je ne sais pas trop ce que ça va donner, je ne suis guère optimiste. Je pense que le débat va faire long feu mais les entreprises apprécient trop les avantages des stages pour y renoncer sans lutter. En attendant, moi, je cherche toujours…
A qui tu ressembles ?
Pendant les vacances, Guillaume m’a initiée à un nouveau jeu (non sexuel, bande de pervers !) : le site myheritage. Vous mettez votre photo sur le site et il vous calcule votre ressemblance avec des personnalités. Comme j’ai trouvé ça très amusant, j’ai testé avec plein de photos et les résultats sont parfois très surprenants. En tout cas, pour lui, ça marche puisqu’il ressemble à Ewan
McGregor à 72% (ahah, je suis trop forte, je l’avais dit avant !).
un petit espace entre mes deux incisives mais sinon…). Celle qui est ressorti systématiquement, c’est Aishwara Rai, une star de Bollywood… On a effectivement la même forme des yeux, en amande, mais sinon, la ressemblance n’est pas des plus frappantes. Dans le vexant, j’ai eu un Ariel Sharon… Ah ? Enfin, j’ai visiblement un visage très féminin puisque j’ai eu très peu d’hommes. Ma sœur, à l’inverse, a un visage un peu plus carré et a eu beaucoup d’hommes dans les résultats (dont Keanu Reeves, pas des moches). A l’inverse, Guillaume a eu quelques femmes dans ses résultats, sans doute parce qu’il a des traits fins… Et puis il a des cils, c’est pas juste que des hommes aient de si beaux cils alors que nous, on doit mettre du mascara dessus pour avoir un plus beau regard. La nature est parfois curieuse, tout de même.
file un coup de coude et me montre un monsieur en faisant : « Hugues Auffray
connaît pas, trouver une ressemblance entre une personne et une autre doit nous rassurer, quelque part. J’avoue que j’ai hérité de ce mauvais trait de ma mère, je trouve des ressemblances à tout le monde. Ca horripile mon père, nous, ça nous fait rire!
idiot mais j’aimais tant mon grand-père que lui ressembler physiquement est un grand honneur. Surtout, j’avais peur de tenir certains de mes traits de ma grand-mère, son épouse, donc, mais visiblement, je dois tout à mon papi, youpi ! Ma soeur, par contre, tient du côté maternel (même si, de loin, on se ressemble, comme quoi…). C’est très impressionnant : si on regarde des photos de la soeur de ma mère jeune, c’est Alice, trait pout trait. Une fois, petite, cette fameuse tante amena ma soeur à son boulot et tout le monde lui dit : « On saurait pas que tu n’as pas d’enfants, on penserait que celle-là est à toi ! ».
Drague à la pizzeria
Par Fanficsworld
– Super ! Que je lui répond ;
– Alors, je vais avoir le droit à un petit cadeau, après ça ? » Là, je sors les deux tickets restaurants… « »Oh, je crois qu’il va y avoir un petit pourboire ! Vous garderez toute la monnaie des tickets ! » Il rigole… « Désolé, mais on ne rend pas la monnaie sur les tickets restaurants. » Et à nouveau, me voilà gêné. « Euh… bah alors y’aura pas de pourboire, j’ai pas d’argent à part ça !
– Je sais pas, moi… qu’il me lance alors (il se laisse pas démonter, le bougre !) ; Je pourrais peut-être avoir un numéro de téléphone ? » Cette fois, c’est moi qui reste sans voix quelques secondes. J’avais déjà de doutes avant, mais là c’est officiel : je me fais draguer par un homo ! Mesdames et messieurs, sortez le champagne : c’est la première fois que ça arrive ! Je suis re-gêné méga beaucoup, je bafouille n’importe quoi, et je conclut sur un mensonge honteux… « Euh, je suis désolé… j’ai pas le téléphone…
– Voyons… dit-il d’un air gentiment railleur ;
– Si si je vous jure ! Mes parents veulent pas de téléphone, ils… euh… » Je m’arrête là, il rigole, il me lance un dernier regard amusé déçu, puis s’en va. A la fin, je me lève de table et je m’en vais en baissant les yeux. Il me salut, et je bredouille un « au revoir, merci » et me précipite vers la sortie lol Après ça, je précise qu’à chaque fois que je passais devant la pizzeria et qu’il me voyait, il m’adressait de grands signes et sourires amusés. C’était mon premier et dernier homo, je m’en rappelle encore, tellement j’ai été gêné à l’époque lol Il faut dire que c’était pas une petite drague là, il a carrément tenté de me brancher grave lol Du vrai rentre-dedans ! Aujourd’hui, j’ignore encore à quel point il a tenté de me draguer. Je me plais à penser qu’il n’avait qu’envie de draguer un petit mec, histoire de se marrer. Bien entendu, ce n’est pas sûr du tout… et jamais je ne saurai le fin mot de l’histoire. Car aujourd’hui, le restaurant est fermé depuis longtemps (dommage, je serai bien allé lui dire deux mots lol Pour savoir, une bonne fois pour toutes lol).
J’aime pas l’hiver
Un article triste
Marabout d’ficelle
Hier soir, je suis allée voir un voyant qui lit l’avenir dans le marc de café. Il est fort, il est très fort, ça en devient gênant… On a l’impression qu’on peut rien lui cacher ! Avant de vous raconter mes prédictions (plutôt positives) d’hier, revenons un peu sur mes expériences de voyance.
Pendant longtemps, je me suis « contentée » de faire des échanges sur un forum ésotérique, c’est à dire tirage contre tirage. Mais j’ai arrêté la voyance depuis quelques temps, essentiellement parce que j’en avais marre de trop vivre en fonction des prédictions qu’on me faisait. Mes dernières expériences datent de septembre, en voici le récit !
Début septembre, je suis allée voir un voyant dans un restaurant avec Zoé, mon ancienne collègue, et Gauthier. Le principe est simple : on mange au resto et, si on veut, on se fait lire l’avenir dans le marc de café pour la modique somme de 15 euros. Ce n’est pas très cher pour une voyance. Personnellement, je ne suis allée voir des voyants payants que deux fois, dont notre ami caféinomane. La première fois, je n’avais payé que cinq euros pour une voyance totalement à côté de la plaque : « vous allez trouver l’amour auprès de quelqu’un que vous connaissez déjà, un collègue qui est plus jeune que vous. Ça se fera pendant une soirée. Vous savez qu’il est attiré par vous mais vous ne voulez pas le voir. »
– Non mais vous verrez au moment venu. »
Alors résumons : je suis au chômage donc pas de collègue. Au moment du tirage, j’étais en stage… Si on rajoute le stage précédent, deux jeunes hommes avaient la donnée « plus jeune » mais :
– le premier, certes très mignon, était très sympathique et plutôt mignon mais nous nous sommes vus qu’une paire de fois et nous ne nous sommes jamais dragués.
– le second, très gentil, m’a draguée comme un malade en commençant toutes ses phrases par : « et alors, ma copine… ».
Bon, en gros, j’ai perdu 5 euros et je suis un poil énervée car on avait le « choix » entre trois voyants et j’ai pris le plus mauvais. 2 heures d’attente pour dix minutes de cartomancie, n’importe laquelle de mes copines ésotériques aurait pu le faire. Et puis quatre mois plus tard, toujours pas de collègue plus jeune… Alors, certes, Guillaume est plus jeune que moi mais c’est pas mon collègue et on n’a pas « conclu » en soirée ! Donc plantade.
Suite à ce premier échec, je me laisse convaincre par Zoé d’aller voir M. marc de café. Elle m’a vanté ses qualités mais comme je suis St Thomas, j’aime voir pour croire d’autant que le monsieur lui a prédit ce qu’elle voulait entendre, on a toujours tendance à les croire, ces gens-là.
Donc on se rend au restaurant avec Gauthier et la demoiselle, elle passe à la voyance en premier puis je lui succède. Je bois le café, infâme et plein de dépôt (mais c’est fait exprès), je dépose ma tasse en faisant une grimace et j’attends car M. marc de café est parti. Il revient, me salue en me demandant mon prénom puis il regarde dans la tasse avec attention.
« Vous avez une personne importante pour vous dont le prénom commence par A. Qui est-ce ?
– Elle a deux ans de différence avec vous ?
– Bon, c’est donc elle. »
Voilà, dès le départ, je suis calmée. Et il est fort, le monsieur, j’ai l’impression qu’il lit directement dans ma tête, me révélant mes hantises les plus profondes. D’abord, ça commence de façon soft, il explique que ma présence ici n’est pas logique. Je le regarde, me demandant ce qu’il veut bien dire… Il m’explique que je ne veux pas écouter ce qu’il me dit, que je suis sceptique. Ce n’est pas faux : quand la prédiction m’arrange, je la garde, sinon, je jette. Après, il me parle de mon manque total de confiance en moi avec les hommes mais je devrais pas… Ensuite, il me dit qu’il faut que j’arrête d’avoir peur de finir seule, ça n’arrivera pas puis il me sort : « Ça sert à rien d’avoir peur des enfants, vous en aurez ! » Pourquoi il utilise le pluriel ? Ensuite, il me dit d’être plus égoïste et que je n’étais pas ma mère… Ensuite, il part sur autre chose : « vous allez bientôt avoir une proposition d’emploi, faudra l’accepter ». Comme si j’allais refuser ! Mais sur le coup, je suis un peu étonnée : je vois pas comment on pourrait me proposer quoi que ce soit, je pense plutôt que ce sera une réponse positive à un de mes envois de CV… Puis il me parle d’un homme plus âgé que moi dans mon entourage « j’espère que c’est le bon car c’est quelqu’un de bien ! ». A l’époque, j’étais avec Arnaud, plus âgé que moi donc j’ai tendance à penser que c’est lui.
Puis il repart sur ma sœur : « elle a une fatigue qui n’est pas normale, elle devrait faire du sport ». Ma sœur est hypothyroïdienne… Mais le plus fort, ce qui m’a beaucoup émue : « Qui est mort dans votre famille ?
– Ben, plusieurs personnes, hélas.
– Qui est mort près de l’eau ? »
Sur le coup, je pense à une noyade, personne n’est mort ainsi puis je me connecte sur mon grand-père, décédé à Perpignan, près de la mer donc je lui dis ça et il me fait :
« Oui, c’est lui, il vous protège. »
C’est con mais je suis émue aux larmes, essentiellement parce que j’ai toujours su que mon grand-père était auprès de moi, je rêve souvent de lui alors que ça fait 19 ans qu’il est mort…
Bon, petit bilan. Alors pour la proposition d’emploi, j’en ai eu deux, une qui n’a abouti sur rien (le remplacement de Bouki) et mon entretien de lundi qui est en attente (j’en parlerai quand j’aurai la réponse). Côté cœur, mon histoire avec Arnaud a tourné court donc bon…
Hier soir, nouvelle tentative, je bois mon café pas bon, le monsieur me regarde et me fait : « Détendez vous, vous êtes toute stressée ! ». Effectivement, ma vie est tellement au point mort que s’il me fait une mauvaise prédiction, je vais me mettre à pleurer. Il regarde et me fait : « A ou C, c’est vous.
– Si, si. C’est quoi votre nom ?
Bon, mes autres prénoms et mon signe astrologique ne coïncidant pas, il finit par penser à quelqu’un d’autre, ma sœur, en l’occurrence (encore). Il me demande si elle m’influence… Mmmm… Il est sûr que de voir ma sœur avoir réussi ce dont je rêvais (un boulot dès la sortie des études) et qu’elle m’envoie des annonces, essaie de me conseiller donc, effectivement, je ne peux nier une certaine influence sur moi. Mais ma sœur ne reviendra plus dans les prédictions. Après, il fait : « vous avez assez pleuré ! » puis il me signale qu’il serait temps de se mettre au sport (heu…) et que j’avais tout pour plaire aux hommes et que je devais arrêter d’en douter (c’est pas moi qui en doute, ce sont eux !). Puis, il reprend : « N’ayez pas peur de finir seule, ça n’arrivera pas, vous aurez des enfants…Trois ! »
Trois enfants ! Bon, je vais m’acheter un dictionnaire des prénoms, en prévision… Y a quelques prénoms qui me plaisent déjà mais en général, ils ne plaisent pas à mes compagnons…C’est marrant, ado, j’étais persuadée que j’aurais trois enfants, c’était un espèce d’idéal : 2 garçons et une fille. Mais trois, c’est chiant : tout est fait pour 4 ou pour 6, pas pour 5 ! Enfin bref.
On passe sur le professionnel : « vous allez avoir une proposition d’emploi très vite, en février, c’est réglé. Il y a quelqu’un avec un double prénom, c’est avec lui que vous allez travailler. » Je lui parle de mon entretien de lundi et il me décrit une des personnes que j’ai rencontrées de façon très convaincante, je suis bluffée. Donc, pour lui, j’ai le boulot. Youpi !
Ensuite, l’amour, houuuuu ! Bon, tout va évoluer durant les trois prochains mois, je vais être raide dingue d’un homme qui a une « faiblesse aux yeux »… Ce qui ne m’étonne pas, vu ma passion pour les binoclards. Oui un homme à lunettes, je trouve ça sexy ! Sauf s’il a des lunettes en plastique à la Annette dans Premiers Baisers parce qu’on n’a plus huit ans, quand même… Je lui demande si je le connais déjà et il me fait « j’espère pas parce que vos histoires sentimentales jusque là, c’est pas ça, sauf le garçon avec qui vous étiez en 2001 (Guillaume, donc). » Pif, paf, dans les dents ! Enfin, cerise sur le gâteau, cherry on the cake (oui, j’aime bien faire mon Nelson Monfort, des fois), il me sort spontanément : « vous allez publier un livre… un livre pour enfants. » Alors là, je suis aux anges ! Un livre ! Le rêve de ma vie.
Franchement, je suis bluffée. Je sais que certains voyants se basent sur la psychologie mais il y a des choses qu’on ne peut dire comme ça… Comment pouvait-il savoir que j’aimais écrire ? Que ma meilleure histoire d’amour était avec le garçon avec qui j’étais en 2001 ? Que je cherchais un métier dans la communication (oui, il me l’a dit) ? A quoi ressemblait l’une des personnes que j’ai rencontrées lundi ? Il y a des choses trop précises pour n’être que du flan…Enfin, on verra déjà en février où j’en suis niveau boulot !
Mister vingtenaire!
Bon, voilà, les résultats sont tombés, nous avons un gagnant. Comme je suis sympa, je mets même les six premiers !
Alors, tatatan, je vous la joue pas du 6e au 1er puisqu’il suffit de descendre l’ascenseur pour voir de suite le premier donc
aucun intérêt !
Alors, Mister vingtenaire 2006 est : le candidat 43 alias Sechev ! (il a aussi envoyé des photos de sa tête, hein !)

Le premier dauphin est le candidat 24, alias Corentin !

Le deuxième dauphin est le candidat 3 alias Niko.

Arrive ensuite (là, je mets plus les photos) : Stef, David et Lolo.
Meilleure photo : Corentin
Stef.
Classement par « étoile »
(chaque jury devait donner son podium : une première place = 3 étoiles, deuxième place = 2 étoiles et troisième place = 1 étoile).
1er : Niko (14 étoiles)
2e : Sechev (13 étoiles)
3e : Bernardin (8 étoiles)
Comme des stars
en faire autant… Je n’ai pas tant d’aventures amoureuses que ça et même, en ce moment, c’est d’un calme ! Evidemment, c’est super flatteur, ce succès inattendu mais somme toute relatif : 1400 personnes sur 60 millions de Français, y a pas non plus de quoi se pavoiser. Et puis, les vingtenaires ne sont pas censés aboutir à quelque chose de concret. Un livre ?
Non, certainement pas ! J’écris depuis que j’ai 15 ans (bon, c’était merdique, à l’époque, je l’avoue) et j’adore ça mais quitte à être publié, je voudrais que ce soit pour mes romans, pas pour ma vie… Je n’ai pas envie d’être connue sous le nom de Nina Bartoldi, pas du tout. Nina marque une période de ma vie qui s’achèvera un jour et je ne prendrai plus ce nom.
je suis très belle, j’ai un visage de princesse… Non, je plaisante ! Enfin, peu m’importe qu’on me trouve conne sur ce que j’écris, un article est torché en trente minutes maxi, c’est bourré de fautes d’inattention… Mais qu’on en déduise que je suis une mauvaise journaliste, là, ça me fait hurler. Personne ne sait comment je travaille dans une rédaction. Je n’écris pas un article sérieux de la même façon : je fais des recherches documentaires, je relis, je travaille sérieusement. Pour le blog, je ne peux perdre trop de temps dessus, je suis en recherche d’emploi et ça me prend du temps… De la même façon, quelqu’un avait accusé Loui d’être un mauvais infirmier en lisant son blog. Mais comment se permettre un tel jugement ? D’autant qu’à travers ses planches, j’aurais dit précisément l’inverse, on sent qu’il est très proche de ses patients et qu’il fait ce métier, très difficile, avec cœur. Mais bon, ce doit être le jeu, on nous juge sur la parcelle de nous qu’on montre. Mais Loui est tellement plus que son petit personnage, je suis tellement plus que Nina… Ce n’est pas parce que je ne vous fais pas tous les jours un bilan de ma recherche d’emploi que je ne cherche pas. Ce n’est pas parce que je ne fais pas une revue du livre que je viens de terminer que je ne lis pas, ce n’est pas parce que je ne vous parle pas de musée
que je n’y vais jamais… Sans doute est-ce le jeu : dès qu’on s’expose un peu, on est vite détestés, voire haïs. Personnellement, la haine étant l’exact contraire de l’amour, on ne peut haïr que quelqu’un qu’on a aimé… Je n’ai jamais pu détester une personnalité quelle qu’elle soit, je n’aime pas certaines mais les détester… Je garde mes sentiments pour les gens qui les méritent. En effet, ces gens-là ne jouent aucun rôle dans ma vie. Par exemple, je n’aime pas Ophélie Winter car elle représente le vide artistique pour moi… Ce n’est pas pour autant que, si je la croisais dans la rue, je l’agoniserais d’insulte ou que je me sens emplie de haine quand je l’aperçois…
qu’il aurai jugé « merdique » ? Non. Parce que si j’écris, c’est d’abord pour moi. Puis, comme m’a dit très justement Gauthier, pour un commentaire insultant, nous avons des dizaines de sympathique. Dois-je arrêter mon blog parce qu’un courageux au pseudo « pouetpouetcacaprout » m’a dit que j’étais moche (comment pourrait-il le savoir ?) alors qu’à
côté, il y a des Stef, Yome, Fanfics, Gloups, Lefroid, Zibro, Nico, David… qui sont là tous les jours à lire nos histoires et à nous donner leur avis (pas toujours en accord avec le nôtre) ? Non, certes pas.




