Le jury pour miss vingtenaire

Voici la liste, messieurs :

– Alain

– Atchoum

– Basic

– Bernardin

– Big Bros

– Bob

– Corentin

– David

– Fanficsworld

– Grenouille bleue

– Jisse

– Lejournaliste

– Matchpoint

– Milan

– MrFish

– Nico do Breizh

– Niko

– Olivier

– Pat

– Pimpin

– Stef

– Stephane

– Tphosphore

– Yome

– Zibro

Pour les vingtenaires : Emma, Gauthier et moi-même. Concernant Sechev et Gloups, je n’ai pas compris si vous vouliez être jurés ou pas donc si oui, je vous rajoute. Et ce sera les deux seuls!

Voilà, merci de votre participation, messieurs, j’espère que vous jouerez le jeu !

Louis sur meetic

Par la force des choses, sur ce blog, nous n’avons vu que le côté « les connards de meetic ». Mais il faut rétablir la vérité et parler des connasses du même site et pour se faire, parlons un peu de Louis.
 
Ce garçon, je l’ai donc rencontré sur meetic, il aura fait au moins une bonne rencontre. Cet été, il croise la route d’Alexia, une meeticgirl « trop bonne » et il me demande régulièrement mon avis. Il faut dire que l’histoire est corsée et notre amie Alexia est un merveilleux cas de psychiatrie (à mon avis).
 
Tout commence cet été, notre ami Louis commence à chatter avec la demoiselle, bon contact. Ils décident finalement de se voir et le jour J, elle doit lui envoyer un texto pour le tenir au courant. Le temps passe. 18 h, heure de leur rendez-vous, pas de nouvelles. 19h, non plus… 20h… Le lendemain… Bref, no news. Il essaie de l’appeler mais tombe sur le répondeur. La demoiselle disparaît également de MSN, il est persuadé qu’elle l’a bloqué. Quelques temps plus tard, revoici la demoiselle. Son absence s’explique non pas parce qu’elle avait trouvé mieux mais parce que son oncle était décédé. Bon, là, effectivement, c’est tout à fait compréhensible… Elle lui explique donc qu’elle n’a envie de voir personne pour le moment mais il n’y a pas d’autres hommes, il n’y a que lui.
 
Episode 2 : La jeune fille revient, un soir, sur MSN, ô surprise ! Elle lui parle, donc, même blabla, il me refait le dialogue en direct. A un moment, il m’explique : « On va se voir ! Elle m’a dit que je pouvais l’appeler demain, elle sera à l’hôpital.
 » Elle est infirmière ? (je rappelle que Louis adore les films pornos donc les infirmières…)
Non, elle est secrétaire.
Qu’est-ce qu’elle fout à l’hôpital ?
Elle va voir son père qui vient d’avoir une crise cardiaque. »
Bon, j’essaie de lui expliquer gentiment que ça sent l’arnaque, son truc : je veux pas dire mais mon père serait à l’hôpital suite à un problème cardiaque, je demanderais certainement pas à un mec de m’appeler à ce moment-là. Il en est tout à fait conscient (ah !) et abonde dans mon sens : « en plus, on n’a pas le droit de téléphoner avec un mobile dans un hôpital. » Exact. Bon, on est deux à sentir le coup foireux, ça me rassure, c’est pas moi qui suis parano. En plus, un prénom de chaude, une profession généralement rangée dans la catégorie cochonne (mais toutes les secrétaires ne sont pas cochonnes, c’est comme les infirmières !) donc je commence à émettre l’hypothèse que cette fiche meetic est un canular.
« Mais quand tu l’as appelée, tu es tombée sur un répondeur automatique ou personnalisé ?
– Non, non, personnalisé. »
Ah, alors.
 
Evidemment, le lendemain, il est tombé sur un répondeur, comme par hasard… Donc il est fâché. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Un soir qu’il est sur meetic, il la voit connectée sur le site (mais pas sur MSN) donc il est fâché et va lui parler en chat et la fille : « oh, salut, comment ça va ? » Mais elle se fout de la gueule du monde ! Et au lieu de l’envoyer promener comme je lui conseillais, il se rabiboche avec elle. Quelques jours plus tard, elle lui envoie des photos d’elle qu’il me fait suivre. Elle est en pull et culotte, elle prend des poses très suggestives mais comme ce sont des photos webcams, on voit pas bien sa tête. Il m’envoie aussi un portrait et, là, j’ai un doute : on dirait un mec en perruque… Après, c’est vrai qu’elle a des gros seins mais comme y a le pull.
 
Mais ce n’est pas fini ! Alors qu’ils se sont réconciliés, voici qu’il reçoit un texto d’elle : « Je suis chez moi, mon cœur, vient me chercher dans une heure… ». Sauf que ce jour-là, il n’avait absolument pas rendez-vous avec elle, ça s’appelle une erreur de destinataire. Donc, là, il est furieux.
 
Mais ça continue ! La jeune fille finit par revenir sur MSN et ils conviennent d’un rendez-vous. Là, j’étais un peu exaspérée par la gentillesse de Louis. J’ai eu droit à un mec sur meetic qui n’arrêtait pas d’annuler nos rendez-vous à la dernière minute, la dernière excuse étant : « on ne peut pas se voir ce soir, je vends ma voiture. » Donc, j’ai effacé le numéro, fin de l’histoire : je n’aime pas qu’on se foute de ma gueule (surtout que c’est lui qui m’a relancée plusieurs fois…). Mais Louis est un gentil donc il accepte le rendez-vous.
 
Le lendemain, il arrive sur MSN et me raconte brièvement : « Alexia, c’est une bombe sexuelle ! ». On parle un peu, je lui demande si elle lui a expliqué l’histoire du texto, elle lui a dit que ce message était destiné à sa meilleure amie. C’est sûr, moi j’aime bien appeler Anne ou Lucie « mon cœur », c’est tellement sympa ! Taquine, je lui demande : « Bon, ben, c’est bien une fille, alors ! » et il me répond : « Oui, j’ai pas vérifié mais oui, apparemment. » Là, je bugge.
« Mais tu as dit que c’était une bombe sexuelle.
Ouais, elle est canon.
Mais t’as pas couché avec elle ?
Non.
Ah, je croyais…
Non, je squatte chez ma mère et elle vit chez ses parents mais on doit se revoir et comme je vais avoir mon appart fini… ».
 
Il est tout content, il m’explique qu’elle lui a filé ses codes meetic pour lui prouver qu’elle n’a échangé des mails qu’avec lui… Oui mais la fonction supprimer, c’est pas fait pour les chiens ! (surtout qu’elle est pas blonde, la fille…). Donc j’essaie de lui opposer cet argument mais non, elle est honnête avec lui et ils vont se revoir. Comme vous pouvez vous en douter, il n’a plus jamais eu de nouvelles. Il a fini par l’effacer de MSN et il m’a dit s’être enlevé de meetic, « pas assez rentable ».
 
Cette histoire prouve à quel point il est facile d’être mytho sur meetic. Bon, je veux bien croire qu’elle ait perdu quelqu’un de sa famille mais la crise cardiaque de son père juste derrière, ça me paraît un peu gros ou alors cette demoiselle n’a pas de chance. Ceci étant, elle se connectait sur meetic pour autre chose que pour lui parler donc il devait y avoir anguille sous roche. Quant au fameux texto, faut vraiment avoir envie de la croire pour avaler une couleuvre pareille. Bref, je pense que cette jeune fille s’était beaucoup amusée avec le pauvre Louis, l’allumant et l’éteignant à sa guise. Hé oui, toutes les jeunes filles qui traînent sur meetic ne recherchent pas forcément le grand amour… Certaines ne cherchent finalement qu’une distraction, parfois cruelle.

Election Miss vingtenaire !

Vous l’attendiez? Nina l’a fait. Voici donc à présent l’élection de miss vingtenaire. Ca marche comme pour Mister vingtenaire, c’est pas compliqué.

 

Mesdemoiselles les candidates, veuillez envoyer à l’adresse suivante : nina.bartoldi@hotmail.fr une (ou plusieurs) photos de votre personne avec un petit texte de présentation (sachant que la photo et le texte sont notés tous deux sur dix).

 

Messieurs, si vous voulez être jurés, inscrivez votre nom en comm et mettez moi votre adresse mail à la place réservée dans les comms, ça m’évitera de courir après pendant 107 ans. Priorité aux candidats de Mister vingtenaire, logique.

 

Notez que les vingtenaires seront jurés et pas candidates.

 

Voilà, à vous, mesdemoiselles ! 🙂 Même lot que les messieurs : le T-shirt vingtenaire et le titre de miss vingtenaire et le droit de boire un verre avec moi si la demoiselle est
intéressée (là, c’est pas un super argument mais bon…)

 

Edit : je prends les candidatures jusqu’au 6 février, résultats le 12 ! 🙂

La saleté

Par Gauthier
Minuit : bilan de la journée, levé à 14h, je traîne tout l’après midi en sous-vêtements, nourriture : nicotine et caféine. Je réponds à mes mails. Je passe sur les chats, je vérifie le blog. Je pars manger à l’extérieur. Des gens me regardent dans le métro, d’autres m’ignorent. Tout est normal, Paris est pleine de gens seuls qui ne communiquent qu’à travers des regards dans le métro. Merveilleuse avancée technologique que le portable, on peut parler, mais pas directement, pas avec les gens que l’on croise, uniquement avec ceux de notre cercle. Ces gens-là, assis en face de moi, ce sont les « autres », je ne les regarde que pour avoir matière à analyser, ou critiquer, ou montrer mon indignation. Ils sentent mauvais, ils ne sont pas beaux. Les « autres » c’est la saleté.
 
Cette saleté me poursuit, s’insinue partout en moi. Elle me dérange. Je dois encore mettre ma main sous mon nez pour respirer du parfum. Je dois détourner le regard, la saleté est visuelle : les SDF, les pauvres, les cons, tout sent mauvais, tout est saleté.
 
Je passe la soirée sur le net, je ne parle qu’aux gens qui m’intéressent, les gens beaux, les gens que je connais déjà, mes amis. Je zappe les autres, toujours ces autres, ils sont partout, la saleté est chez moi. Je me sens agressé, j’ai la nausée. Comment puis-je retrouver le sourire ? Comment pourrais-je avoir envie d’aller vers les autres ? C’est impossible. Je dois conserver ce que je suis, ceux que j’aime, je dois me protéger.
 
Je me sens seul. Personne ne me regarde chez moi, personne ne me parle, personne ne respire mon air, je me protège trop ? Non si j’ouvre la porte les autres vont entrer, et je serais sali.
 
Un homme veut venir se faire baiser. Encore un, c’est le quatrième ce soir qui me le propose. J’accepte, j’ai besoin d’un miroir dans lequel me trouver beau, me trouver important, même si ça ne dure qu’une heure. Je prends une douche, je dois me débarrasser de la saleté, des odeurs, des sensations, je dois être neuf, presque vierge, pour supporter que quelqu’un me touche, me sente, me baise… Je frotte, je commence déjà à me transformer, je le sens. Je suis beau, je suis désirable, je suis cet homme à qui j’aimerais tant faire l’amour, à qui j’aimerais tant donner, sans rien attendre en retour. Comment pourrait-il résister ? J’ai besoin d’être sûr qu’il soit séduit au premier regard, qu’il me déshabille avec ses yeux, qu’il me regarde avec ses mains.
 
La sonnette retentit, avant d’ouvrir la porte je regarde une dernière fois ce visage dans le miroir, j’aime ce reflet. Je mouille mes lèvres quand j’ouvre la porte. Mon cœur s’emballe quand je pose mes yeux sur lui. Il entre en me souriant, il me regarde, il a une lueur dans les yeux. Mais il ne me voit pas, il ne voit que cet homme que j’offre à tous ces amants de passage. Je suis devenu celui que j’aspire à rencontrer, celui que je ne suis pas. Il flatte un étranger, il lui dit les choses qu’il a besoin d’entendre pour se laisser aller. Je deviens complètement l’autre, je sais qu’il est à moi, je l’ai séduit, je le tiens. On s’étend, on se caresse. Nos transpirations se mélangent, nos râles se synchronisent. L’odeur de sa peau, l’odeur de son sexe, l’odeur de son excitation, l’odeur de son plaisir, tout m’envahit et me transporte. Je lui donne tout, je viens en lui, le voile se déchire et je retombe.
 
Je me retire, fébrile, et tel un puceau découvrant l’orgasme je m’effondre sur le lit, je ne le regarde pas, il me parle encore, il me flatte toujours. Je ne suis plus là, je ne veux plus être là. Je touche mon ventre, mon torse, mon sexe, tout est moite, tout est sali. La saleté, elle est encore là, elle vient de moi, elle vient de lui, elle vient de nous. Je ne la subis pas, je l’ai désiré, je la chéris. Pour la première fois de la journée je ressens et j’exalte, bref je vis.
 
Qui sont les autres ? Cet homme dans le métro qui me sourit, cette femme qui rajuste le blouson de son bambin dans la rue, ce SDF qui parle tout seul avec sa bouteille de vin à la main, cet homme que j’invite chez moi à 2h du matin, ce reflet dans le miroir de ma salle de bain ? La saleté c’est les autres, oui, mais c’est moi aussi, elle m’empêche de m’ouvrir, mais j’en ai besoin pour me sentir vivant. Je dois devenir ces « autres » pour la supporter.
 
La vie n’est-elle qu’un cercle où je suis en train de me perdre ?

La nouvelle vierge

C’est moi. Rassurez-vous, respirez, je n’ai pas décidé de me faire recoudre l’hymen : de un j’ai pas les moyens, de deux, je vois pas l’intérêt. Et de trois, je sais même pas si j’avais un hymen au départ car s’il s’est déchiré, il l’a fait tout en douceur et je n’ai rien senti. Oui, ça existe des filles qui n’ont pas d’hymen ou plutôt qui ont un hymen sans membrane. Mais peu importe, le sujet de cet article n’est pas mon hymen. (vous êtes rassurés, je suppose).
 
Comme j’expliquais l’autre jour, en ce moment, ma libido frôle le néant absolu. Normal, c’est l’hiver et j’ai la tête à autre chose. Je n’ai aucune envie de partir à la conquête de qui que ce soit et de tenter de nouvelles expériences à l’heure actuelle. Moi, je veux me glisser dans mon lit le soir avec mon pyjama en pilou pilou (je n’en ai pas mais c’est pour l’image) avec un bouquin, une tisane et mon chat, même pas épilée. De plus, avec Guillaume, on a décidé de passer d’une amitié brouettesque à une amitié tout court donc les possibilités de brouette pour les prochains jours, semaines ou mois sont réduites à néant. Certes, il me reste encore Laurent, un coup de fil et il vient m’honorer comme il se doit mais je n’en ai pas envie, mais alors pas du tout.
 
J’ai donc décidé de me refaire un peu une virginité. D’abord, j’ai besoin de mon énergie pour trouver du travail, leitmotiv obsédant de ces dernières semaines, voire mois. Je ne crois pas que brouetter toute une nuit va m’aider à me lever tôt le matin pour chercher du travail ou écrire des articles (sérieux, pas pour le blog). Et puis si je regarde la chronologie des derniers mois, je n’ai pas passé un mois sans avoir de rapports sexuels réguliers ou non, j’ai enchaîné deux relations plus ou moins exclusives (Arnaud puis Guillaume) donc une petite pause s’impose. Le travail d’abord, le sexe ensuite.
 
Par ailleurs,si on prend l’adage : plus je le fais, plus j’ai envie de le faire (ce qui est plutôt vrai), je perdrais un temps fou à courir après de nouvelles brouettes. Pas le temps, pas le temps. Puis j’ai envie de me poser un peu, passer de bras en bras, c’est bien un temps, c’est éminemment flatteur mais en ce moment, c’est pas du tout ce que je veux. Dans l’idéal, j’aimerais une vraie relation pas trop prise de tête mais j’ai totalement la flemme de chercher et je ne suis pas sûre que ce soit le moment idéal pour construire quoi que ce soit dans ma vie privée. Le boulot d’abord, le boulot d’abord.
 
Et puis, toute cette énergie que je dépensais en brouette, je vais la mettre dans le sport ? Oui, la brouette, c’est du sport mais une brouette par semaine ou par mois ne vaut pas une heure de stepper par jour.
 
De plus, l’abstinence, parfois, ça fait du bien. Sur le forum JNSM, beaucoup de filles sont en « abstinence volontaire » et je les comprends. Le sexe, c’est bien, je ne dirai jamais le contraire, mais c’est tout aussi bien de se poser à un moment et de ne plus pratiquer. D’abord parce que les soirées à bouquiner, c’est tout aussi bien. Ensuite vaut mieux faire une pause que se jeter au cou du premier venu pour quelques galipettes qui ne seront pas forcément divines. J’ai fait ça il y a quelques temps, je sais très bien de quoi je parle. Quand je vois le plaisir que j’ai eu avec Guillaume avec qui j’avais une réelle complicité, je me dis que c’est dommage de se donner à n’importe qui. Le sexe, c’est trop bon pour être bâclé. Et puis reprendre une activité sexuelle après une (petite) pause, c’est redécouvrir certaines sensations, c’est bon. C’est comme la première tartine de Nutella ou la première cuillère d’Haagen Dasz après un régime : c’est tout simplement orgasmique. Et oui, pour apprécier les bonnes choses, il faut savoir s’en priver parfois. Je sais, se jeter sur un pot de Nutella après un régime, c’est idiot mais c’est juste une image.
 
Cette pause, j’en ai besoin. Je crois que quelque part, la frénésie sexuelle des derniers mois m’a un peu fatiguée et j’ai envie de me refaire une santé. Je ne regrette rien mais je dois me recentrer un peu, voir de quoi j’ai envie et avec qui, ne pas me donner au premier venu parce que « une brouette, c’est une brouette ». Ces derniers mois m’ont prouvé que je plaisais, que j’étais jolie et désirable (oui, avant, j’en doutais) et de vivre de jolies histoires. Même les histoires les plus glauques sont matières à enseignement donc pas de panique. J’ai encore des désirs et fantasmes que j’aimerais assouvir (sans que ce soit une obsession) mais nous verrons ça plus tard.
 
Et puis curieusement, je me sens séduisante en ce moment donc aucun besoin de séduire pour me rassurer. Samedi, je me regardais dans la glace, cheveux pas peignés, pas maquillée… Ben je me trouvais jolie quand même. Ça peut paraître bizarre mais pas besoin d’homme dans ma vie, je suis belle sans eux, aussi. Par ailleurs, j’ai la sensation inexplicable que ma prochaine histoire sera quelque chose d’énorme, autant pas me précipiter sur le premier venu… Surtout que Guillaume est passé de la case « amant » à la case « meilleur ami hétéro qui veut pas que je sorte avec n’importe qui ». Il va falloir que je lui communique le pedigree de tous mes prétendants, maintenant… En même temps, c’est réciproque, je vais surveiller ses histoires aussi, j’ai pas envie que n’importe qui me succède dans ses bras.
 
Bref, en somme, je vais profiter un peu de cette période de solitude pour devenir une fille géniale (je le suis déjà un peu, hein) et irrésistible, avec un métier qui rapporte des sous, une femme active des années 2000 comme on les désire. Et parce qu’une fille géniale ne peut attirer qu’un mec génial, mon prochain mec sera forcément bien.
 
Enfin, comme j’ai dit à Gauthier hier : « je me demande combien de temps je vais avoir envie de rester chaste » !

Rencontre amoureuse virtuelle

Par Florent
Ceci n’est pas un plan foireux comme les autres car il s’est passé sur le net
Voila apres mon divorce, au bout d’un an et demi j’ai decidé de mettre toutes les chances de mon coté afin de refaire ma vie. Avec le boulot, ma fille a m’occupé ( c’est moi qui en ai la garde ), le ménage, les papiers … pas le temps de sortir et de rencontrer du monde
Alors je me suis mis a tchater sur le net
Au bout de 15 jours de recherches infructueuses j’ai failli arrêter et c’est là que je l’ai rencontrée. Je me suis mis a parler avec une femme sur le net d’abord puis au téléphone, au bout de 15 jours
Et la le miracle, le bonheur. On avait tout en commun, la même vision de la vie , les mêmes centres d’intérêt, mes mêmes goûts…, bref le bonheur, c’était elle
De jours en jours on s’est de plus en plus senti attiré et tous les soirs on attendait notre appel téléphonique
Tout allé pour le mieux
Alors je suis dit mon grand voila la femme que tu recherches et au bout d’une semaine de téléphone lui ai proposé de nous rencontrer
Le rendez vous a été pris pour le dimanche suivant a 11 h
J’étais aux anges et en meme j’avais tres peur, cela faisait un et demi j’avais pas rencontré une femme
Enfin bon le rendez vous été pris.  Alors le dimanche me suis levé de bonne heure afin de me préparer
Je me suis lavé, rasé, mis ma plus belle chemise, bref j’étais le plus beau lol
Et me voila parti vers l’inconnue, je suis allé chez le fleuriste histoire de faire l’homme attentionné, galant
Bref c’était parti
Et enfin a 11h nous nous sommes rencontré et la….
La surprise fut de taille lol, j’avais oublié un petit détail, on s’était pas vus, ni même en photo
Le clash complet car en fait on s’est pas plu du tout et la j’ai bien senti que ca craignait
On a commencé à se promener, on devait manger au resto et elle a commencé a me dire qu’elle avait mal la tête et moi lui disais que j’étais pressé
Bref chacun de nous cherchait une porte de sortie
Alors d’un commun accord on s’est laissé et à 11h45 j’étais déjà reparti
Comme plan drague c’est pas tres glorieux mdr
Depuis me suis bien rattrapé, j’ai rencontré quelqu’un d’autre sur le net, on s’est montré nos photos et cela fait un an qu’on vit le parfait amour!!!

L’’homme que j’’aime

Comme je suis un peu exhibitionniste, j’ai décidé de faire une déclaration d’amour sur mon blog. Bien sûr, j’aurais pu aller chez Bataille et Fontaine demander au monsieur s’il veut ouvrir le rideau ou pas mais faut pas déconner non plus ! Manquerait plus que j’aille faire le guignol chez Arthur avec son jeu de boîtes que j’ai quand même du mal à saisir (enfin, j’ai pigé le concept, je comprends pas pourquoi y a des gens qui restent là longtemps et pourquoi ils pleurent tout le temps). Bref, il faut savoir dire aux gens qu’on les aime et moi, je le fais en public, en plus, mais avec classe.
 
J’aime, donc. Mais pas comme vous le pensez : juste un amour pur et chaste, une amitié très forte car l’amitié, c’est de l’amour. Hé oui, car l’homme de ma vie, c’est Gauthier.
 
Gauthier, je l’aime quand on parle politique étrangère
Gauthier, il m’énerve à trop boire et à conduire après
Gauthier, je l’aime quand on est sur la même longueur d’onde et qu’on dit les choses en même temps
Gauthier, il m’énerve quand il est en retard
Gauthier, je l’aime quand il prend des délires avec moi
Gauthier, il m’énerve quand il gâche ses possibilités en faisant l’andouille
Gauthier, je l’aime quand on passe des soirées à se vider la tête devant des conneries qui ne font rire que nous ou à peu près
Gauthier, il m’énerve quand il me dit que je vais me prendre un mur alors que je le sais très bien et que je fais semblant de pas voir. Et puis il m’énerve à avoir raison quand il me dit que je vais me prendre un mur.
Gauthier, je l’aime parce qu’on peut parler de tout sans tabou.
 
Mais surtout, Gauthier, je l’aime parce que quand je l’appelle à minuit et demi en larmes, il m’écoute, il me réconforte et même il m’engueule quand je tombe dans le trop mélodramatique. Oui parce qu’il faut le savoir, le Gauthier est équipé d’une fonction « coup de pied au cul ». Exemple, discussion que nous avons eu l’autre soir.
Nina, mode « je chiale » : « Bouhouhou, j’en ai marre, y a rien qui va, je vais rentrer chez mes parents !
Pourquoi ?
Mais je leur coûte trop cher !
Mais enfin, tu vas pas rentrer chez toi ! Tu vas faire quoi, là-bas ? En partant, tu vas juste donner raison à ceux qui attendent que tu te plantes ».
Oui, pour la petite histoire (pourquoi je voulais rentrer), mon proprio refuse de me rembourser ma facture de plombier (800 euros), quand même, sous prétexte qu’il fallait que je fasse juste faire le devis, lui demander et après, faire les travaux. C’est vrai, après tout, qu’est-ce que je fais chier à chouiner pour une fuite dans la salle de bain ? Comme a dit la secrétaire du proprio : « mais une fois que le réservoir aurait été vide, y aurait plus eu d’eau ». Oui, c’est vrai, j’aurais pu patauger une semaine de plus dans ma salle de bain, ce que je suis exigeante, quand même… Donc voilà, mes sous de Noël sont partis chez M. le plombier, mes parents vont sans doute m’aider mais j’en ai marre de leur coûter du fric. Au passage, si un lecteur s’y connaît un peu en droit des locataires, qu’il me fasse signe.
 
Donc, Gauthier (désolé pour la digression moumour). On passe plus de temps à rire qu’à pleurer, quand on est ensemble, mais de savoir que je peux l’appeler au milieu de la nuit et qu’il m’écoutera, j’avoue qu’il y a peu de mecs qui feraient ça pour moi. Et c’est le seul que je peux écouter au milieu de la nuit parce que même si j’aime pas qu’il m’appelle 36 fois par jour, quand c’est grave, j’écoute. Tous les deux, on conchie la terre entière, on emmerde nos concierges et nos proprios, nos profs incompétents et nos tuteurs de stages esclavagistes. On dit du mal des gens qu’on n’aime pas et qu’est-ce que c’est bon ! On va manger des fois au McDo ou alors dans notre chère cantine du Marais, on fume, on rit. Gauthier, c’est le seul mec avec qui je peux délirer sur la vie sexuelle des huîtres. Oui, en fait, la semaine dernière ou celle d’avant (peu importe), je fais : « Pfffff, j’ai la libido d’une huître en ce moment… Quoi que je ne connais rien à la vie sexuelle d’une huître.
Mais attends, les huîtres, ça passe son temps à partouzer sur des poteaux et puis c’est SM, une huître, ça passe sa vie accrochée à un filet. »
Ben voilà, y a que Gauthier pour me répondre ça et me faire rire avec la vie sexuelle des huîtres. Parce que même quand je pleure, il arrive à me faire rire. Hé oui, un Gauthier, c’est magique.
 
Laissez-moi vous raconter notre rencontre (de toute façon, c’est moi la chef du blog, je fais ce que je veux). Tout commence en 1999, fin janvier ou début février, je ne suis plus très sûre. Ce jour-là, il faisait gris et froid et je me gerçais les fesses sur le banc en béton devant l’UFR d’histoire. Je discutais avec Sandrine, notre amie nymphomane amatrice de 106 verte, et Rachel, mon ex meilleure amie frustrée et aigrie. J’avoue que je me souviens pas du tout de quoi on discute quand Sandrine nous ramène soudain un grand gars en faisant : « Ben, voilà les filles, moi je vous ramène un mec ! Gauthier, Nina, Rachel. »
 
J’avoue que je l’avais déjà croisé deux, trois fois, sans lui parler, mais il était difficile de pas le repérer : 1m94, un peu rond (mais pas plus que ça, ça faisait plus rondeurs de la fin de l’enfance qu’autre chose) mais surtout, une doudoune bleu EDF avec deux bandes jaunes fluo sur les manches. Moumour, je suis sûre qu’à l’heure actuelle, tu me détestes d’avoir révélé ce détail. Donc, on commence à discuter, je ne me souviens pas du tout de quoi. On sympathise bien et le lundi suivant, au lieu d’aller en cours de géographie, on va à la cafétéria avec Sandrine et Silvia, une amie andorrane. On retrouve sur place Guillaume, un ami du lycée de Gaugau et on parle de cul, de cul, puis de cul. Petit à petit, je me dis qu’il est plutôt mignon, Gaugau et on dirait bien qu’il me drague, à m’appeler « amour » et à me regarder droit dans le seins. Puis un jour, il découvre mon intérêt pour lui grâce à la finesse de Sandrine et il m’explique : « non mais là, je veux pas de relation sérieuse alors…heu… non. » Ce n’est que six mois plus tard que j’ai appris la vérité : le problème n’était pas tant qu’il ne voulait pas une relation sérieuse, le problème était que j’étais une femme. J’avoue que le jour où j’ai su ça, le râteau que je m’étais pris devint soudain le plus facile à digérer de toute ma vie amoureuse ! Evidemment, certains argueront qu’il aurait pu me le dire avant mais à cette époque, Gauthier était encore officiellement hétéro donc ne le lui reprochons pas.
 
Curieusement, ce vent nous a rapproché et nous sommes devenus inséparables. Ce qui a quand même pas mal aidés fut Internet : à l’époque, on était les seuls à l’avoir et on passait nos week-ends (oui, je ne l’avais que le week-end, chez mes parents, à l’époque) à s’envoyer des mails. Curieusement, notre amitié a dérangé Rachel. En très gros, cette fille était ma meilleure amie mais je pense qu’au fond, elle me détestait. Dès qu’un mec semblait s’intéresser à moi, elle en tombait amoureuse pour mieux me reprocher après le fait qu’il s’intéresse à moi et pas à elle. Nous étions tous trois en cours ensemble et Gauthier et moi nous passions des mots genre : « bite, couille, je te prendrai nue la tête dans le micro-ondes » et autres joyeusetés du genre. Le problème, c’est que Rachel ne supportait pas qu’on parle de sexe donc on ne la faisait pas participer et elle faisait la gueule, persuadée qu’on disait du mal d’elle. Du coup, en cours, elle se mettait entre nous et se penchait en avant pour qu’on puisse pas se passer les mots (qui passaient quand même dans son dos). Je veux pas dire mais je serai jamais assez garce pour écrire des mots méchants sur une fille qui est à côté de moi. Et forcément, elle tombe amoureuse de Gauthier et me voilà à nouveau la rivale. Sauf qu’à l’époque, j’étais maquée avec Pierre le pervers (enfin, façon de parler) et Gauthier était devenu mon meilleur ami. Brouetter avec lui ? Mais ça va pas, c’est limite de l’inceste !
 
Dans les premiers temps, Gauthier m’a apporté une chose précieuse : il m’a appris à jouer à la belote. C’est idiot mais quand je repense à ma première année, ce qui me revient avant tout, ce sont les parties de belote sur la pelouse du Mirail, mon petit pense bête à côté (alors, les atouts c’est valet, 9, as, dix, ça faut tant de points…) et notre merveilleuse façon de jouer, pas du tout à la parlante. Genre : « tu prends ? » Gros raclement de gorge qui veut dire : « si tu prends, connasse, je te pends avec tes propres tripes ». « Heu… non, ça ira ». N’empêche que ça me manque, la belote…
 
Mais notre amitié n’a pas toujours plu mais au fond, on s’en fout : je ne regrette aucune des personnes qui nous a tourné le dos. Hé oui, parler de cul, ça nous fait rire, jouer les pintades, ça nous fait rire. Mais bon, on va pas jouer les sérieux et sages rien que pour plaire. On est comme on est et puis c’est tout.
 
Bien sûr, nous eûmes des orages, 7 ans d’amour, c’est l’amour fol. Mille fois tu pris ton bagage, mille fois, je pris mon envol… Il n’empêche qu’un amour de 7 ans, c’est plus que toutes nos histoires d’amour cumulées (j’ai comme la sensation que cette phrase nous fait passer pour des loosers de l’amour). Même quand on se dispute (généralement, les causes sont oubliées et digérées dès le lendemain), même quand il m’écoute pas, même quand je l’écoute pas, même quand il m’impose Priscilla et Lorie, même quand je veux pas aller voir une daube au cinéma, on s’aime et puis c’est tout. Si un mec n’accepte pas Gauthier, il peut aller se faire voir.
 
En bref : moumour, je t’aime !

Quoi de neuf, doc?

Ceci n’est pas un article mais plutôt une liste de ce qu’il va se passer prochainement sur le blog, soumis à votre avis. En gros : le blog évolue, vous voulez quoi en plus? En
moins? D’accord, pas d’accord? Une vraie consultation populaire, en somme!

Les concours

– Bon, déjà, va y avoir une élection miss vingtenaire, forcément, très réclamée donc messieurs, ce sera à vous de juger (et non, aucune vingtenaire ne se présentera mais elles
jugeront, par contre).

 

– Gauthier m’a fait remarquer (à juste titre) que la bannière était obsolète suite  à certains départs et arrivées donc il serait de bon ton de faire un concours « bannière », à
nouveau! 🙂

 

Les idées à la con

Bon, alors, vu que l’article d’Emma n’est plus listé en 1ère page et qu’on a vrillé toute tentative de communication sur l’article en lui-même, je me demandais si ce serait pas
mieux de créer exprès un article chat linké en première page pour les habitués et ceux qui veulent les rejoindre, avec l’ASV des participants, s’ils veulent le donner, et peut-être la liste des thèmes abordés mais peut-être pas… Enfin, dites moi.

 

Un forum? Je ne pense le créer que le jour où je laisserai tomber le blog, j’ai peur que ça fasse doublon sinon.

 

Bon, voilà, c’est tout, exprimez-vous et si vous avez d’autres idées, remarques, doléances, blagues… On vous attend. Moi, je file, je vais être à la bourre à mon RDV avec notre Gaugau national! 😉

Au pays des cybercafés

Sous-titre : bienvenu à Puceau Land.
 
Samedi 7 janvier, 23h et des poussières. Je rentre chez moi après une journée en famille, je pose mon délicat fessier sur ma chaise de bureau, j’allume mon pc puis je remarque que l’affichage de ma freebox n’est plus le même : à la place de l’heure, le cadran me fait un joli serpentin. Ah, il y a dû y avoir une réinitialisation, ça arrive. Je l’éteins puis la rallume : toujours le serpentin. Ok, j’ai compris, à force de pas vouloir payer France Telecom, ils m’ont enlevé l’ADSL. Je compose fissa le 3000 et paie ma facture avec ma carte bleue : avec de la chance, en début de semaine, ce sera réglé.
 
Lundi, j’essaie de m’appeler pour voir si la ligne est rétablie : « le numéro que vous avez demandé n’est pas attribué… ». Oh ils
m’ont carrément supprimé la ligne ! Bon, résumons nous : j’ai plus de ligne donc impossible de se connecter d’une quelconque façon que ce soit… Pas de panique, j’ai plus d’un tour dans mon sac, comme par exemple, un modem wifi. Donc, je le branche. Youpi, le wifi que je piratais autrefois est revenu ! Mais impossible de se connecter dessus, le signal est trop faible. Bon, il ne me reste qu’une solution : le cybercafé.
 
La veille, j’avais fait preuve de lucidité (pour une fois), j’avais emprunté le net de ma sœur chez qui j’avais déjeuné. J’avais alors découvert qu’il y avait un cybercafé à deux minutes à pied de chez moi, tout va bien. Je m’y rends donc et, ô surprise, il est ouvert (oui parce qu’avec ma lose, j’en doutais). J’avais eu une mauvaise expérience de cybercafé en juin ou juillet : après que le wifi que j’empruntais m’ait lâché et avant que FT se décide à m’installer une ligne (oui parce que dès le départ, ça a été folklorique), je m’étais rendu dans un cyber du côté d’Opéra car je devais envoyer des documents à tout prix. J’arrive donc : un écran pourri qui m’a tué les yeux, un ordi à peu près aussi vieux que moi et c’était tenu par une Asiatique qui devait faire un jeu en ligne car il y avait une musique étrange, un peu style Castlevania époque NES. Au bout d’une demi heure, me rendant compte que je n’arrivais pas à envoyer les documents que j’avais mis sur disquette ET sur clé USB, je décide de partir : je ne supporte plus ni l’écran, ni la musique. Et la bonne femme m’annonce : 6 euros. Quoi, 6 euros la demi-heure ? Bon, alors, je vous le dis, n’allez surtout pas au cybercafé qu’il y a dans un passage près de l’Opéra, c’est l’arnaque totale.
 
Là, bonne surprise : 10 euros les 6h, ça me paraît raisonnable. Donc je m’installe dans un confortable siège en cuir, tout fonctionne (sauf qu’ils n’ont pas word mais l’éditeur de texte open office… Tiens, ça me rappelle mon dernier stage, comme c’est amusant…). J’arrive à 16h, je commence à trafiquer. 17h, arrivent des gamins genre 10-15 ans (enfin, 15 ans, c’est le max) avec leur sac à dos de cours, ils s’installent par ci par là dans la salle et ils commencent une partie de jeu en ligne où il faut se tirer dessus, le fameux Counter Strike, je suppose. Et là, c’est parti : « T’es où ? Oh, zyva, tu m’as tué bouffon ! » le tout prononcé avec la voix caractéristique des jeunes hommes de leur âge, c’est à dire en pleine mue… Un coup dans les grave, un coup dans les suraigus… Donc, j’espère que sur mes trois enfants supposés, j’aurai… hum… trois filles ! Et vas-y que ça court partout, que ça va regarder sur les écrans des copains. J’envoie un cri de détresse à mes correspondants MSN : « au secours, je suis à puceau land ! ».
 
Je finis par me déconnecter et par rentrer chez moi. Le lendemain, j’arrive à 16h30 et il y a déjà une bande d’ados (je sais pas si ce sont les mêmes). Non mais ils ont jamais cours ? Et quand bien même, ils n’ont jamais de devoirs ? A mon époque, après l’école, je rentrais directement chez moi… Certes, les cybercafés n’existaient pas à cette époque mais tout de même ! En plus, là, un des gamins (qui doit avoir dix ans à tout casser) n’arrête pas de changer de poste et squatte de temps en temps celui à côté du mien. Ce que je n’apprécie pas des masses car j’ai l’impression qu’il reluque ce que je fais et, ça, ça m’emmerde (surtout que je suis en train de réserver mon billet de train pour la Bretagne). De temps en temps, ses copains viennent le voir, s’appuyant sans vergogne sur mon siège… J’ai beau soupirer bruyamment et lancer des regards noirs, on dirait que je n’existe pas. Après, le petit gamin va jouer sur un nouvel écran et il parle à ses potes, c’est marrant. D’abord, un de ces copains lâche une belle salve d’insultes et il lui fait :
« Non mais Luc, fais attention, nous ne sommes pas dans un lieu privé mais dans un lieu public » (texto).
Mais j’avoue que là où j’ai manqué d’éclater de rire, c’est quand il fait : « Non, mais m’appelle pas comme ça, tu m’appelles Stéphane ou
alors « la salamandre ». ». Il s’y croit trop, le gamin, il exhorte ses copains à parler dans leur casque alors qu’ils sont côte à côte…
 
A un moment, il y a eu une dispute : « Non mais comment t’as fait pour avoir un revolver, toi ? 
– J’en ai pas.
– Mais si, bouffon !
– Non, j’ai un couteau et une mitraillette et un pistolet…enfin non ! ».
Faut apprendre à mentir, mon petit. A un moment, j’ai entendu qu’il était question d’avoir tué Sarkozy : l’univers des Geeks est vraiment bien étrange !
 
En tout cas, je vais faire le maximum pour régler rapidement ce problème d’Internet (c’est pas gagné, ça, non plus…)parce que passer deux heures à essayer de travailler alors que des gamins virevoltent autour de vous en hurlant : « bouffon, ta mère, t’es où ? Ah, connard, tu me tires dessus ! ». Même les filles s’y mettent : aujourd’hui, j’étais à côté d’une Geekette qui était tellement dans le jeu qu’elle n’entendait pas son portable sonner. Et c’était du genre sonnerie gonflante, c’était un mec qui parlait, il devait imiter le diable de Tazmanie parce que j’ai rien compris à ce qu’il a dit ! Mais comme je suis garce, je lui ai pas dit, à la fille, que ça sonnait…
 
Sinon, dans le côté, « faune du cybercafé », j’ai aussi croisé un étrange personnage : une vieille dame qui erre d’écran à écran et
qui est venue parler au petit cité plus haut (la salamandre, souvenez-vous !). « Et tu fais comment pour faire ça ? Et tu fais comment pour faire ça ? ». Moi, je fais semblant de ne rien entendre, le casque vissé sur la tête (alors qu’il ne me sert qu’à entendre le « toudoudou » de MSN).
 
Enfin, parlons du geek breton, enfin, le seul spécimen que j’ai vu. Je vais au cybercafé, donc, je travaille quand soudain, j’entends cette voix typique des garçons entre 13 et 16 ans débiter des conneries à vitesse hallucinante en parlant trèèèèès fort. Mais ce qui est impressionnant, c’est qu’il n’arrête pas ! Y a pas de bouton stop ? A un moment, je me lève pour partir et là, j vois le gars : la trentaine… Mais comment on peut avoir la voix qui mue à trente ans ? Ça me dépasse ça. Au passage, il me décoche un regard plein de sous-entendus, aaaaaaaah ! Mais il se prend pour qui, le trentenaire prépubère ? C’est pas avec la sublime manifestation de sa connerie à laquelle j’ai eu droit que je vais avoir envie de lui parler…
 
Il y a des jours où je me dis que je suis salement mysanthrope… Et d’autres où je me dis que j’ai hâte de retrouver mon net à la maison ! Dieu merci, l’école d’à côté a un wifi non sécurisé, net à volonté ! 

Les petits bonheurs

Il y a quelques temps repassait à la télé Amélie Poulain, film culte de notre génération, il paraît. Bon, honnêtement, moi, Amélie Poulain, je l’ai trouvé chiant la première fois que je l’ai vu, j’ai plus apprécié le deuxième visionnage. Quelque part, ce film, c’est une espèce de blog filmé : des petits riens collés bout à bout pour faire une histoire. Mais ce n’est pas le sujet de l’article. Ce que je retiens de ce film, c’est ce que j’appelle la philosophie des petits bonheurs.

Souvent, quand on demande aux gens une définition du bonheur, on a souvent le trio : amour, argent, travail. Voire la santé, ce qui nous fait donc un quatuor. Moi comme les autres, d’ailleurs, mon idéal de bonheur, c’est d’avoir un boulot qui me plaît et bien payé, avec un homme qui me comble pi peut-être un ou des enfants et un chat. Sauf que pour le moment, je n’ai que le chat. Ce n’est pas pour autant que je suis malheureuse. Bon, ça me lourde de pas avoir de boulot, c’est évident et vous le savez mais ça ne me rend pas malheureuse pour autant. Car rien ne vaut la philosophie des petits bonheurs.

Mais qu’est-ce que donc ? En fait, c’est très simple : c’est se réjouir à la moindre occasion. Par exemple, mes petits bonheurs à moi, c’est une discussion entre amis, un délire sur MSN avec
Gauthier, une discussion rapide avec un ou une inconnue dans la rue (quand il ne s’agit pas de drague), un truc à la télé qui me fait rire, lire mon magazine dans le bain, le bain tout court, une
soirée en amoureux. Manger des grenades, acheter un truc joli, faire un câlin à mon chat… Tout est source de bonheur quand on y pense, il suffit d’être attentif.

En grandissant, je me suis rendue compte qu’il ne fallait pas attendre ce bonheur ultime pour être heureux. D’abord parce que rien ne me dit que j’arriverai à l’atteindre un jour et quand bien
même, il est toujours entaché de soucis. Exemple, mes parents : le boulot qui plaît, des sous pour vivre confortablement (sans pour autant payer l’ISF, je vous rassure), l’amour, les enfants et
même un chat à tête de clown (je l’adore la chatonne de mes parents). Ben mes parents essuient quand même des soucis : récemment, on a appris que ma mère développait une maladie dégénérative. Heureusement, ça peut se soigner mais c’est pas agréable comme nouvelle. Bon et puis trente ans qu’ils sont ensemble, ils en ont traversé des épreuves et des pas drôles. Mais bon, c’est la vie, on est tous logés à la même enseigne. La vie en rose, ça dure pas, c’est comme ça.

Donc plutôt que d’attendre ce GRAND bonheur, autant profiter des petits. Comme on est bien dans ses pompes après une soirée entre amis, comme on est rayonnant, vous ne trouvez pas ? C’est que du bonheur, comme dirait Arthur, je crois…. Ah non, c’est Castaldi, plutôt… Oh merdouille, je sais plus. Le tout, c’est de savoir le reconnaître. Le bonheur, ce n’est pas forcément gagner des mille et
des cents à la télé, il y a des choses tellement plus accessibles, tellement plus bêtes qu’on n’y pense même pas. Le bain, par exemple, mais quel délice ! Quand je me plonge dans l’eau et que j’ai
la sensation que mon corps se dissout dans le liquide parfumé (oui, je mets des sels dans mon bain, c’est encore meilleur). De sentir la vapeur d’eau qui tapisse ma peau, mes narines. Après une
bonne lecture, je me bichonne, petit gommage et compagnie, le peton. Je ressors de là comme après une mue : apaisée, heureuse, détendue. C’est le cas de le dire, tout baigne.

Le problème, c’est qu’on nous force à avoir la folie des grandeur, « on a soif d’idéal » comme dirait Souchon. On allume la télé, on est bombardés par des produits de luxe, on voit des gens gagner
de l’argent en ouvrant des boîtes… Trop facile. On ouvre nos magazines (y compris sérieux), nous revoilà avec nos produits de luxe, nos femmes tellement belles grâce à la retouche informatique, des concours faciles où on peut gagner jusqu’à 10 000 euros en envoyant par coupon réponse la réponse à la question : « qui présente telle émission tellement populaire que même dans ta grotte, t’en as entendu parler ». Mais jusqu’à quel point tout cela crée une frustration ? Par exemple : ce qui me rendrait heureuse, c’est de m’acheter ce petit gâteau tout joli. Non, je veux ressembler à une
Adriana Karembeu miniature donc hors de question de manger un truc de plus de 3 calories. En plus, là, c’est l’effet vicieux des régimes : à force de se priver n’importe comment, on craque et nous
voilà à dévorer un paquet de biscuits et à culpabiliser. De la même façon, on va économiser drastiquement pour s’acheter, mettons, une super télé. Du coup, plus de cinéma, plus de resto, plus de magazines, plus de livres, CD… Bon, à la fin, on arrivera peut-être à l’acheter la télé mais les programmes resteront toujours aussi merdiques. Economiser, oui, c’est bien, mais ne nous interdisons pas un petit plaisir de temps en temps. Quand un CD me plaît, je l’achète. Chaque mois, je me paie Cosmo. De temps en temps, je me fais un petit resto avec Gauthier ou un cinéma. Le tout est de ne pas abuser, ce n’est pas ce que je dis. Mais bordel, une soirée dans un petit resto à refaire le monde, ça me booste pour la semaine, ça !

Récemment, je suis allée dans le sud ouest pour un week-end coquin avec Olivier. Entre autres choses, nous sommes allés à la plage. Allongée sur le sable, les yeux face au ciel bleu (qui avait eu
la gentillesse de se découvrir peu après notre arrivée), bercée par le bruit des vagues, ça m’a frappée : j’étais heureuse. J’ai retenté l’expérience le 1er novembre. J’ai un peu fait chier mes
parents pour aller à Perpignan sur la tombe de mon grand-père puis on est allé manger en bord de mer (mon papa s’est d’ailleurs trouvé une cousine lointaine au restaurant), je me suis fait un
méli-mélo de poisson délicieux. Puis on s’est promenés au bord de la plage, j’ai plongé mon petit peton dans l’eau. Le soir, nous sommes rentrés, tous sourires : une journée parfaite. Toute simple
mais parfaite. En plus, en furetant chez un bouquiniste en bord de plage, j’ai trouvé un Moravia que j’avais pas ! Finalement, le bonheur, quand on y pense, c’est tout les jours qu’on peut
l’avoir.