Comme des stars

Il y a quelques mois, j’avais écrit un article sur les blogs. A l’époque, j’étais une inconnue, j’avais une dizaine de lecteurs à tout casser. Aujourd’hui, mon regard sur ce phénomène a un peu changé, j’ai moins de naïveté et voici ma nouvelle réflexion sur le sujet.

Mercredi dernier, je passe la journée en compagnie d’un autre blogueur : Loui. C’est un jeune garçon vraiment très intéressant, on a discuté longuement du phénomène blog et cette conversation vaut, à mon avis, son pesant d’or. Pourquoi écrit-on un blog ? Comment faire face à notre « succès » ? Comment ne pas avoir envie d’abandonner, parfois ?

Quand j’ai commencé ce blog, je ne m’attendais absolument pas à tout ce qu’il s’est passé. Me voici aujourd’hui à 1400 lecteurs par jour, pour la plupart anonymes. Pourquoi viennent-ils ? Pourquoi se passionnent-ils pour nos vies somme toute normales ? De façon tout à fait objective, je suis une fille comme les autres, pas mal de nanas de mon âge peuvent
en faire autant… Je n’ai pas tant d’aventures amoureuses que ça et même, en ce moment, c’est d’un calme ! Evidemment, c’est super flatteur, ce succès inattendu mais somme toute relatif : 1400 personnes sur 60 millions de Français, y a pas non plus de quoi se pavoiser. Et puis, les vingtenaires ne sont pas censés aboutir à quelque chose de concret. Un livre ?
Non, certainement pas ! J’écris depuis que j’ai 15 ans (bon, c’était merdique, à l’époque, je l’avoue) et j’adore ça mais quitte à être publié, je voudrais que ce soit pour mes romans, pas pour ma vie… Je n’ai pas envie d’être connue sous le nom de Nina Bartoldi, pas du tout. Nina marque une période de ma vie qui s’achèvera un jour et je ne prendrai plus ce nom.

Le problème quand on a un succès d’estime, c’est qu’on récolte vite quelques ennemis. Curieusement, le succès engendre systématiquement la jalousie. Loui en fut victime et de façon assez violente… Moi aussi. Personnellement, ça ne me touche pas dans la mesure où les gens s’attaquent à Nina et pas à moi, même ceux qui m’ont fréquentée de façon éphémère. Peu m’importe que les gens aient une mauvaise opinion de Nina, au fond, ils ne connaissent pas mon vrai nom et, s’il le faut, ils me côtoient tous les jours et m’adorent…

Cependant, il y a certains comportements que je ne comprends pas. Qu’on soit en désaccord avec ce que je dis, c’est normal et si ça peut engendrer un débat comme sur l’article Politique, j’en suis ravie… Mais qu’est-ce qui pousse les gens à être insultants envers nous ? Qu’on apprécie pas mon blog, mes idées, ma personnalité (du moins, ce qui transparaît sur le blog), soit. Qu’on me crache à la figure de façon aussi violente, là… Je pense qu’il y a d’autres façons pour marquer sa désapprobation que l’insulte. Il est vrai que, personnellement, quand je tombe sur un blog que j’aime pas, je passe mon chemin, je n’ai pas envie de traiter l’auteur dudit blog « d’enfoiré de connard qui doit être trop moche et qui pue du cul ». Si je suis en désaccord avec ce qui est écrit et que j’ai envie de le dire, rien ne m’empêche d’être courtoise. Evidemment, les insultes sont souvent de la provocation, l’anonymat est grisant, je peux aller sur n’importe quel blog et insulter les gens en les traitant de tous les noms, je ne risque rien… Oui parce qu’en général, ces gens-là sont très courageux. Samedi soir, je n’avais plus le net, donc, et Gauthier m’appelle pour connaître le fin mot de l’histoire et me dit : « On a encore été insulté ! » Emma était furieuse paraît-il. Moi, ça m’interpelle. La plupart des insultants lise le blog avec attention pour mieux nous cracher à la gueule : « t’es qu’une grosse conne inintéressante ! » Alors pourquoi tu lis mon blog, andouille ? Y en a certains qui devraient visiter un lieu fantastique qui s’appelle Sainte Anne à Paris, Beaupuy ou Marchand à Toulouse, ça leur ferait le plus grand bien…

Nous restons interdits face à de tels comportements. Loui m’a expliqué que suite à un mail particulièrement violent, il avait failli arrêter son blog. Moi même, j’ai été tentée de le faire après l’épisode « Raphaël écrit des insanités sur moi ». Non pas que ça m’ait touchée, c’était trop gros pour être crédible mais je me suis posée la question : est-ce que ça en vaut la peine ? Le blog est un loisir, pour moi, ça me permet d’écrire, occupation que j’adore, mais si c’est pour ramasser tant de haine, le jeu en vaut-il la chandelle ? Evidemment, il était hors de question d’arrêter pour si peu, ces personnes n’attendent que ça mais c’est vrai que des fois, on se demande ce qu’on a fait pour mériter ça.

La seule insulte que je ne supporte pas, c’est quand on m’attaque sur mon professionnalisme. Je m’en fous qu’on me dise que je suis une vilaine pas belle : je plais au seul mec qui m’intéresse en ce moment donc les autres, ça ne me touche pas. Et puis personne n’a vu mon visage donc je vois pas comment on peut dire que je suis moche. D’ailleurs, je ne le suis pas,
je suis très belle, j’ai un visage de princesse… Non, je plaisante ! Enfin, peu m’importe qu’on me trouve conne sur ce que j’écris, un article est torché en trente minutes maxi, c’est bourré de fautes d’inattention… Mais qu’on en déduise que je suis une mauvaise journaliste, là, ça me fait hurler. Personne ne sait comment je travaille dans une rédaction. Je n’écris pas un article sérieux de la même façon : je fais des recherches documentaires, je relis, je travaille sérieusement. Pour le blog, je ne peux perdre trop de temps dessus, je suis en recherche d’emploi et ça me prend du temps… De la même façon, quelqu’un avait accusé Loui d’être un mauvais infirmier en lisant son blog. Mais comment se permettre un tel jugement ? D’autant qu’à travers ses planches, j’aurais dit précisément l’inverse, on sent qu’il est très proche de ses patients et qu’il fait ce métier, très difficile, avec cœur. Mais bon, ce doit être le jeu, on nous juge sur la parcelle de nous qu’on montre. Mais Loui est tellement plus que son petit personnage, je suis tellement plus que Nina… Ce n’est pas parce que je ne vous fais pas tous les jours un bilan de ma recherche d’emploi que je ne cherche pas. Ce n’est pas parce que je ne fais pas une revue du livre que je viens de terminer que je ne lis pas, ce n’est pas parce que je ne vous parle pas de musée
que je n’y vais jamais… Sans doute est-ce le jeu : dès qu’on s’expose un peu, on est vite détestés, voire haïs. Personnellement, la haine étant l’exact contraire de l’amour, on ne peut haïr que quelqu’un qu’on a aimé… Je n’ai jamais pu détester une personnalité quelle qu’elle soit, je n’aime pas certaines mais les détester… Je garde mes sentiments pour les gens qui les méritent. En effet, ces gens-là ne jouent aucun rôle dans ma vie. Par exemple, je n’aime pas Ophélie Winter car elle représente le vide artistique pour moi… Ce n’est pas pour autant que, si je la croisais dans la rue, je l’agoniserais d’insulte ou que je me sens emplie de haine quand je l’aperçois…

Malgré cette aversité et cette haine que je déclenche parfois, je persiste et signe. Pourquoi ? J’ai réfléchi, samedi soir, dans mon bain, sur la question, j’ai repensé à ma conversation avec lui. Si un jour, j’édite mes romans, j’aurai forcément des détracteurs, personne ne fait l’unanimité. Arrêterai-je d’écrire parce qu’une personne aura mis le feu à mon livre
qu’il aurai jugé « merdique » ? Non. Parce que si j’écris, c’est d’abord pour moi. Puis, comme m’a dit très justement Gauthier, pour un commentaire insultant, nous avons des dizaines de sympathique. Dois-je arrêter mon blog parce qu’un courageux au pseudo « pouetpouetcacaprout » m’a dit que j’étais moche (comment pourrait-il le savoir ?) alors qu’à
côté, il y a des Stef, Yome, Fanfics, Gloups, Lefroid, Zibro, Nico, David… qui sont là tous les jours à lire nos histoires et à nous donner leur avis (pas toujours en accord avec le nôtre) ? Non, certes pas.

Et oui, car à y réfléchir, nous sommes comme de petites stars, avec nos fans et nos détracteurs mais comme a dit si bien Gauthier : « continue à nous insulter, nous, on s’en fout, ça fait grimper nos stats ! ». De mon côté, j’aurais plutôt tendance à dire que plutôt que de nous insulter sur des conneries futiles et superficielles, que le détracteur nous offre une critique argumentée et respectueuse de notre travail, ça nous donnera plus envie de l’écouter.

Patte de lapin et fer à cheval

Il y a des moments où, dans la vie, les embrouilles s’accumulent sans qu’on comprenne bien ce qu’on a fait pour mériter ça. Personnellement, ça doit faire six mois que les petits tracas de la vie quotidienne s’accumulent. Certes, il n’y a pas mort d’homme mais parfois, on aimerait vraiment pouvoir s’en prendre à quelqu’un tellement ça fatigue.

Je vous avais déjà raconté mes loses. J’avoue que, jusque là, j’étais du genre chanceuse dans la vie : toujours au bon endroit au bon moment. C’est pour ça que je ne pensais pas connaître le chômage un jour : j’aurai forcément la bonne opportunité à la sortie de mon stage. Tout faux. Depuis, je suis devenue la postuleuse folle, je réponds à toutes les annonces qui correspondent à peu près à mon profil, je parle de mon chômage à tout le monde, au cas où la personne connaîtrait quelqu’un qui travaille dans la presse. Mais ma chance m’a abandonnée, on dirait.

Retour chez mes parents pour les vacances, youpi, un peu d’air pur et de vie en communauté. A peine rentrée, je peux mesurer la malchance familiale… Oui parce que la lose, c’est héréditaire, ça me vient de mes parents. Donc pour l’anniversaire de mon père, ma mère décide de lui offrir un GPS. Ma tante va donc en acheter un à Toulouse et nous le ramène. Mon père a hâte de l’essayer, il monte à l’ordinateur familial, il met le CD d’installation et…rien. Je fouille dans l’ordi, je clique sur le fichier « install », il veut pas partir, sous prétexte que ce n’est pas une application valide. Application valide toi même ! On tente l’installation manuelle, toujours rien. Bon, très bien, on va aller faire un tour à Toulouse pour leur signaler le problème. Donc c’est parti, trois quarts d’heure aller, trois quarts d’heure retour, tout va bien… Arrivée au magasin, je vais au SAV qui m’envoie gentiment bouler : je suis priée de me rendre au rayon correspondant. De toute façon, je suis une bonne femme, ils me prennent de haut genre : « t’es trop conne, tu peux pas comprendre un objet aussi évolué. » Un poil agacée, j’y vais et je tombe sur un gentil vendeur et je lui explique mon problème, il teste le CD et… ouf, ça lui fait pareil ! Il me propose donc de me filer le CD d’installation du modèle d’exposition mais, heureusement, avant de me le filer, il le teste : même souci. TOUT VA BIEN ! Il regarde la notice : « Ah mais regardez, y a un numéro au cas où le logiciel marcherait pas, ça doit arriver souvent… Il faut les appeler et ils vous enverront un nouveau CD.
– Ok… Et on a combien de temps pour changer le GPS ? »
C’est pas que je pressentais que ça allait arriver mais bon… Je rentre dans ma ville, de mauvaise humeur, j’arrive chez moi et je vois le chat du voisin jouer dans le jardin… Mais que sont ces étranges cristaux que j’aperçois ? Je sors, curieuse et là, c’est le drame : ces charmants cristaux sont de l’eau séchée : une canalisation a pété et pulvérise de l’eau partout ! Au secours !

Bon, on a coupé l’eau et une semaine plus tard, je retournais sur Toulouse changer le GPS puisque j’ai jamais pu joindre le constructeur du GPS… Quand j’appelais, une gentille dame m’explique que tous les correspondants sont en ligne mais on va me prendre, pas de panique. Au bout de 10 minutes à attendre le même refrain, je raccroche. Je réessaie, un quart d’heure à entendre toujours la même dame… Excédée, je décide donc de ramener le tout et je me suis jurée de ne jamais acheter de matériel informatique de cette marque là. Donc je me tape un nouvel aller-retour sur Toulouse, je me fais rembourser. Sauf que je m’étais garée dans un parking que je connaissais pas et que la porte que j’avais empruntée pour sortir ne permettait pas de rentrer dans le parking… J’erre, donc, et je finis par demander à un vigile :
« Bonjour, on fait comment pour entrer dans le parking ?
– Ah bé c’est pas compliqué, vous prenez l’ascenseur, là, et vous ouvrez la porte avec le ticket de parking.
– Mais j’ai pas de ticket, j’ai payé avec ma carte bleue… ».
Donc le vigile a gentiment demandé un ticket au pc sécurité pour me permettre de récupérer enfin ma voiture. Donc je suis rentrée chez moi de mauvais poil…

2006 commence, ça ira forcément mieux… Grossière erreur. Lundi 2 janvier, mon père m’amène à la gare : je retourne sur Paris où je retrouverai Guillaume, youpi ! J’avais réservé mon billet sur le net une semaine avant, j’avais pris une place en 1ère vu que c’était le même prix qu’en seconde. Je retire mon billet et là, je m’énerve : je n’ai pas de place attitrée, « place assise dans la mesure des disponibilités ». Je commence à râler mais mon père me rassure : en première, y a toujours de la place. Je monte dans le train, je range mon sac comme je peux en me faisant un merveilleux bleu sur le bras gauche et je vais m’asseoir : c’est vrai, y a plein de place ! Mais à Bordeaux, c’est la ruée et je me retrouve… debout ! Folle de rage, j’appelle mon père pour me plaindre : « tu vois, je te l’avais dit ! ». Et là, le contrôleur passe et il se prend tout dans la gueule : « Non mais c’est scandaleux, j’ai payé 80 euros et je me retrouve debout !
Ah oui, ça arrive…
Mais quand j’ai réservé sur Internet, il était marqué « place assise garantie » et là, je n’en ai pas ! »
Bref, je fais une scène pas possible, une nana (assise) se fout limite de ma gueule, qu’elle m’énerve pas trop, celle-là aussi. Le contrôleur fait le tour et confirme qu’il n’y a plus de places assises (comme si j’avais pas pu le constater par moi-même, je le savais, déjà !) donc il m’explique comment faire les démarches pour me faire rembourser. Ainsi, me voici donc assise sur les marches à côté de la porte (oui, tous les strapontins étaient pris, aussi). Et bien figurez-vous que les portes d’un TGV sont mal isolées… Donc j’arrive sur Paris d’humeur massacrante, je me vrille le doigt avec ma valise à roulette qui a tendance à se retourner, je suis de mauvais poil, je vais mordre quelqu’un ! Heureusement, je retrouve Guillaume à la gare, ça va mieux mais les galères ne sont pas terminées. On arrive à ma maison, je prends mon courrier : j’ai reçu un colis le lendemain de mon départ de Paris, soit quinze jours auparavant… Or la poste ne garde les colis que 15 jours ! Je suis à nouveau furieuse : j’avais demandé à l’expéditeur de me prévenir s’il m’envoyait ce colis ! Mais ça, encore, c’est rien !

Guillaume entre dans la salle de bain et en ressort aussi sec : quelle odeur là-dedans ! On se croirait dans une grotte : affreusement humide et ça pue la moisissure. Effectivement, par terre, il y a une grosse flaque… Non, je n’avais pas oublié de couper un robinet, ça s’appelle une fuite. Là, tout ça cumulé, j’ai eu envie de pleurer… Le lendemain, je vais à la Poste : mon colis est reparti. Et pour finir dans la lose, France Telecom m’a coupé mon ADSL samedi, donc je n’ai plus le net… De plus, mes parents sont venus sur Paris, ce week-end, ce qui a donné : ma sœur et moi malades dans la nuit de vendredi à samedi, mon père malade samedi en fin de journée et ma mère malade dans la nuit de samedi à dimanche. Mais quelle famille !

Pourtant, peut-être que tout va s’arranger : jeudi, on m’a remplacé ma chaudière et le plombier a remplacé mon réservoir de WC qui fuyait… Maintenant, faut que j’envoie la facture à mon proprio qui me doit 800 euros, maintenant, youpi… Mais à présent, je peux prendre une super douche chaude (avec de la pression ! C’est nouveau, ça, pour moi, dans cet appart) et ma salle de bain ne sent plus mauvais, il n’y fait plus si froid. De plus, j’ai un déjeuner lundi avec de possibles futurs employeurs donc à suivre… Ma lose serait-elle en train de partir ? Les six derniers mois m’ont appris à ne pas crier victoire trop vite…

Information importante

Je suis au regret de vous annoncer une bien triste nouvelle. En effet France Telecom a décidé de pourrir la vie de notre chef et lui a coupé sa ligne.

Elle ne peut donc plus lire vos com’ et y répondre, elle ne peux pas non plus publier les articles prévus…

Le blog reprendra une activité normale d’ici quelques heures tout au plus nous l’espérons tous (lundi matin?).

En attendant c’est moi le chef, alors tenez vous bien parce que maintenant j’ai directement accès à vos e-mail, adresses ip et autres moyens de vous tracer lol

Passez tous un bon week end, bisous 😉

Petite drague en boîte

Par Manonthemoon

Thierry se forçait a croire qu’il n’avait rien fait de mal ! Apres tout, il n’était pas le premier. Puis tout avait était si vite. D’abord les petits regards, tous ces sous entendus, le sentiment de se comprendre a demi mots, le désir, corps pour corps, ne pas oser, puis si, enfin, pour le bonheur de chacun…sur le moment il ne pensait pas faire quelque chose de mal, seul sa conscience formaliste lui disait de se confesser, bien qu’il soit athée. « allons bon mon p’ti Thierry, il ni a pas de mal a se faire du bien ! ». Non, il n’était pas le premier, il savait éperdument que d’autres médecins ont déjà brouettés leur patients. Mais il ne parvenais pas a oublier qu’il était vétérinaire…

 

Un gros désolé pour ce texte minable, je n’ai guère eut le temps pour véritablement me pencher la dessus (m’y suis pris un peu tard faut avouer…) mais s’il est possible de te rendre autre chose, ou plutôt quelque chose, le 12, fait signe et j’aviserais =)

 
Bonne chance pour ton concours !
 

Merde, je peux pas rester la dessus, j’envoi quelque chose d’autre, attention, impro (t’as même les comm’ qui vont avec ^^)

 
Hum hum
 

Un matin comme un autre, metro, ANPE, dodo, la 1ere étape s’annonce olfactivement complexe, la 2e nerveusement tendue, et la 3e seras enfin la pour faire le pont avec la 1ere…youpi !

 

J’attendais mon RER comme a l’accoutumée, la gueule dans le rectum, le rectum a la clavicule, 12.6g de caféine dans le sang, mais toujours ce sale goût de weed crameux de la veille au fond de la bouche, qui te tire la langue et t’arrache les yeux. Finalement, je n’irais pas a la recherche de croûton aujourd’hui, mieux a faire. Je fous dredg a fond dans ma 205 diesel blanche, et je roule, je roule…Devenue décapotable, mes cheveux aux vent, la musique résonne dans mes tympans, Hollywood capitale du chewim-gum me permet d’oublier la bedave de la soirée, les yeux stop de picoter, comme dirais un gaulois au gros ventre, quand l’appetit vas, tout vas, et le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai faim…J’ère sans but jusqu’à la soirée, me fait beau, du moins prend une douche, j’attend 2h pour partir dans la boitounette de village, plus tu y vas tard moins tu dépenses, question de tactique…Tite chemise retourné sur le col en V du polo Ralph Lauren, le tout sur un fute sombre et des shoe dites « classes » qui te destroy le pied comme Lorie te destroy ta journée. L’air d’un clown, mais bon, parais que ça fait bien…je roule toujours dans ma 205 diesel blanche, ce coup si c’est Interpol en musique de fond, suffis d’avoir un peu de calme avant la tempête…je rentre sans trop de problème, ils manques de monde la dedans, guerre que les survet’ basket casquette qui rentrent pas, même mes converse auraient pu le faire…après 2 verres au bar, je décide d’accoster, une jolie brune, l’air énigmatique, pas la fille a danser ou a boire, parfait…attaque ciblée, le sempiternelle « ça manque un petit peu d’ambiance non ? » pour aborder, tout se roule et se déroule, le plus normalement qu’il soit, elle ne me regarde pas spécialement, pourtant je pense avoir le succès qu’il faut…je look de plus près, elle dois avoir la 25aine, commerciale (se voit aux chaussures) et narcissique (comme tout commercial) bref, une proie tellement sur d’elle, de sa supériorité, qu’elle en devient parfaite pour se distraire un soir en servant de vide couille. Pas un pas sur la piste de danse, je sens qu’elle veux s’amuser un peu, je lui propose de sortir, elle me dis « ou » je lui répond « ou vous voulez… » en pensant très fort « pourvu qu’elle aime les 205 diesel blanche… ». Bref, 2 heures après, nous nous sommes tranquillement chez moi, teille de tequila quasi a poil sur le lit, elle commence a sérieusement relooker un peu plus bas que ma tête, moi je ne fais pas que commencer mais je n’ai plus a me cacher. Espérons qu’elle boive assez, fin pas trop, les douches romaines c’est pas mon trip…je la regarde, pour le moment chacun a enlevé lui même ses vêtements « il fait chaud tu trouves pas ? » mais chacun, du moins moi, souhaite plus ! Décide de partir a l’assaut, quand elle me sort soudain qu’il faut qu’elle rentre chez elle, qu’elle n’a pas le temps, qu’elle est désolé, elle me glisse un faux numéro sur la table, pas même un regard en sortant, rien, que dalle…

Bastien, un ami, le lendemain matin « sexe le persil entre les dents »

Je tiens a signaler que cette histoire est entièrement vrai (pas moi ^^) et que j’espère que la personne concerné (un certain Julien) ne lira jamais ceci…

Il était une fois dans une ville rose

Par Océane

Sujet de dissertation : 2005

 
Vous avez 3h
 

Introduction générale :

Il était une fois dans une belle ville rose, des gens qui étaient heureux de vivre mais qui seraient tellement mieux morts…

Courage plus que 72 heures… 
 
 
Les escarpins
 

Je possède une grosse douzaine de paires de chaussures différentes (petit chiffre compte tenu du fait d’un ménage par le vide de ma génitrice il y a quelques mois)

J’adore les chaussures, je pourrais aisément en acheter une paire par semaine si j’en avais le temps et les moyens.

L’acquisition et l’arboration d’une paire de chaussures correspond à un voyage à la fois unique et universel.

 
Plusieurs catégories se distinguent :
 
1 la recherche lancinante

C’est ce qui prend le plus de temps. C’est quand on a un modèle défini en tête et qu’on le recherche dans le commerce. Forcement il n’existe pas nécessairement, ou bien il n’est pas à la mode…

J’ai notamment une magnifique paire d’escarpin fermée noire que j’ai mis deux ans à trouver…

Cependant une fois qu’on a trouvé les chaussures de ses rêves, on les chouchoute particulièrement, jusqu’à leur décès.

 
2 le coup de foudre

Pendant une séance d’escourniflage pathologique on tombe sur une paire de chaussure trop choupinette. On se voit déjà en princesse avec.

En plus leur prix n’est pas excessif (c’est fou comme la vision des choses peut changer dans des cas comme ça). Et puis sur le coup d’adrénaline de la folie on prend.

Elles sont parfaites pour ma tenue sexy sauvage.

Bref le coup de foudre, tout le monde connaît, pas la peine d’en faire un roman !

 
3 l’achat compulsif

c’est une sorte de placebo quand la recherche lancinante n’a rien donnée, qu’on a pas eu de coup de foudre, mais qu’on a quand même besoin d’exprimer les sentiments qui sont profondément enfouies dans nos petits cœurs.

En général ce sont des paires plus ou moins bon marché et pas trop laides avec lesquelles on fait quand même un bon bout de chemin.

 
4 le placement
Pour le placement deux options :

Soit on adore ces pompes, mais elles sont super super super super super chères

Soit on les déteste, mais il paraît qu’il faut toujours avoir au moins une ou deux paires de chaussures plates (ou pire de sport) dans son armoire.

Perso, je m’arrange pour que ce soit ma mère qui raque.

Ça leur plait toujours aux mères ce genre de pompes ringardes (mais qui font bon genre)

 

Et bien pour moi, les hommes sont des escarpins, et la monde est un vaste magasin de chaussures (copyright Carrie Bradshaw). Je m’explique, il y a toujours l’éternelle recherche du prince charmant (qui a quand même une fâcheuse tendance à revenir en boucle).

Il existe le coup de foudre qui fait partie des moments magiques gravés au fond de nos mémoires (je ne sais pas si vous avez remarqué mais même si ça fini en eau de poissons, on ne regrette jamais la moindre seconde d’un coup de foudre).

L’achat compulsif est comparable à une incommensurable envie de niquer qui nous fait nous rabattre sur le premier gars qui nous plaît.

Quant au placement, c’est le gars qui sera le gendre parfait, le mec parfait même si physiquement et mentalement c’est pas le top. Qui n’a pas donné sa chance aux gros beaufs qui boit quatre verres de sky et qui s’en vante comme la plus grosse cuite qui n’a jamais pris. En plus il travaille à Airbus, en CDI, c’est parfait !

Bref, tout ça pour dire que je trouve ridicules tous ces gens bien pensant qui nous conseillent de ne pas coucher le premier soir sous prétexte que cet acte est la cause principale du vide intersidéral de nos vies amoureuses…

C’est comme si on voyait une paire qui nous plait (pas de couilles mais de chaussures) et non il faut prendre le risque de l’acheter plus tard et qu’il n’y ait plus notre pointure.

L’acheter sans essayer et se rendre compte trop tard qu’elle fait affreusement mal suite à une malfaçon…

C’est nul !

Nota Bene…

Bon, aujourd’hui, il devait y avoir les résultats de mister vingtenaires mais comme je n’ai pas reçu les notes de pas mal de membres du jury, ben, c’est retardé… 🙁

PS : Clio, tous les mails que je t’envoie me reviennent, t’as pas une autre adresse (désolée mais je n’ai aucun autre moyen de te joindre!)

Je baise donc je suis… ?

Dans notre entourage, nous avons tous la personne qui ne se lasse de nous raconter ses exploits sexuels, en long, en large et en travers, nous énumérant avec plaisir les détails scabreux. Au mieux, c’est gênant, au pire, c’est franchement insupportable…


 Souvenez-vous, la nympho ex-copine d’Anne dont je vous avais parlé, celle qui arrive et qui lance : « ouah, j’ai testé la sodomie, c’est trop génial ! ». Mais qu’est-ce qui peut pousser une personne à annoncer un truc pareil à une tablée dont elle ne connaît qu’une personne ? De la même façon, Guillaume mon ex m’avait parlé une fois d’une fille qu’il connaissait à la fac (avant que je n’arrive, ouf !) qui racontait tous les détails de sa folle vie sexuelle avec son copain, genre « ohlala, on l’a fait dix fois ce week-end dont une fois sur la table basse, une autre dans la salle de bain… ». Il m’a expliqué qu’il a rompu les liens avec cette demoiselle le jour où elle a raconté que pendant que son copain baisait une nana dans la chambre, elle s’était faite attraper par le chien. Là, j’avoue que je n’étais pas là quand cette fille a raconté ça mais j’ai parfaitement compris pourquoi il l’avait viré de son entourage…

Pourquoi les gens se mettent à raconter en détail leur vie sexuelle ? Honnêtement, parler sexe, c’est plaisant, j’aime bien, mais je parle de sexualité, pas de ma sexualité… Je me vois mal expliquer le plus naturellement du monde que mon brouetteur m’a fait ci et ça puis ça et là, j’ai joui comme une folle. Déjà, je trouve ça très prétentieux de penser que les détails de ma vie sexuelle puisse intéresser les gens. Parler de sexe en général, oui, parler de sexe pour révéler toute une intimité, non. On s’en fout de savoir que Paul et Stéphanie pratiquent régulièrement la position dite du ciseau maltèque sur la table du salon… D’ailleurs, après, on sera bien dégoûté à chaque fois qu’on mangera sur cette fameuse table. De plus, raconter les détails croustillants de mes ébats, c’est, quelque part, trahir la confiance de mon partenaire. Il y a quelques années, ma sœur fréquentait une pintade finie et une autre nana. Bon, il y eut un gros clash entre elles trois, ma sœur d’un côté, les deux autres de l’autre. Ma sœur fut victime de quolibet, elles la surnommèrent « PQ », sans que
personne ne comprenne pourquoi et leur classe (école de commerce, quand même, on n’était plus au collège) était divisée en deux. Bref, pendant cette gue-guerre ridicule, les deux étaient très complices au point qu’elles se racontaient tout. La fille plutôt sympa mais naïve et influençable calquait sa vie sexuelle sur celle de l’autre pintade au point qu’un soir, elle voulut mesurer le sexe de son petit ami pour comparer avec celui du copain de ladite pintade… Alice nous racontait donc ça lors d’un repas dominical où Guillaume était présent, moi, je m’esclaffais : « Mais qu’elle est conne ! ». Après le repas, Guillaume me dit : « tu sais, j’espère que tu parles pas comme ça à tes copines de ce qu’on fait tous les deux, ça me gênerait… ». Honnêtement, je n’ai jamais su combien mesurait le sexe de Guillaume ni d’aucun de mes amants vu que je me suis jamais amusée à mesurer mais je vois pas ce que ça pourrait amener au débat de déclarer : « mon mec a un pénis de 20 centimètres ! ». Au mieux, j’ennuie les gens en ma présence, au pire, ils me prennent pour une mytho (mais ça existe un pénis de 20 cm et même plus !).

Evidemment, je raconte parfois des anecdotes amusantes comme la fois où Guillaume et moi étions en pleine action dans ma chambre chez mes parents, nous étions seuls dans la maison… Tout à coup, la porte s’ouvre et grince, raaaaaaaaaah ! On stoppe tout, on se bloque et… ben, c’était juste un courant d’air mais ça nous a beaucoup fait rire ! Bon, voilà, ça, c’est amusant et ça ne dérange personne. J’en ai plein mes tiroirs des anecdotes comme ça mais là n’est pas le sujet de l’article.

Alors pourquoi des gens se sentent obligés de tout nous raconter, ne nous épargnant pas le moindre détail sordide ? Est-ce par obsession du sexe ? Non, je ne crois pas : je connais des gens qui ont une sexualité riche mais qui racontent succintement. Prenez Gauthier, par exemple : si vous relisez ses articles sexuels, vous remarquerez qu’il ne s’étend pas sur les détails et nous lui en sommes tous reconnaissants ! Donc ce n’est pas ça… Alors quoi ? Est-ce un relent de l’adolescence ? Vous savez, à l’adolescence, il y a une espèce de phase où pour être « in », faut parler cul, tout le temps, sinon on est relégués dans la case « coincée du cul ». A l’adolescence, où l’on cherche désespérément à informer la terre entière que « on l’a fait ». Je me souviens d’une fille que je n’aimais pas du tout en terminale qui était avec moi en cours d’italien. C’était de la pintade pur jus, celle-là, une vraie de vraie, genre la fille qui est au bord de la crise de nerf parce qu’elle a perdu son miroir de poche et qui se repeigne en examen (véridique pour les deux). Donc un jour, nous attendions la prof d’italien qui ne venait pas, pour changer, quand pintade première se mit à hurler : « Oui, moi, ma pilule, je la mets sur ma table de nuit pour pas oublier ! ». Avec Cécile, on se regarde et on se met à hurler : « Et tes capotes, tu les achètes où, toi ? ». Foutage de gueule ? Oui, complètement, surtout que j’ai appris plus tard que la pintade était, à ce moment-là, vierge…

Ainsi donc, parler de sa sexualité serait une façon de montrer que nous sommes libérés, loin des tabous de certaines franges de la société ? Peut-être mais je ne suis pas sûre… Il y a, certes, une certaine volonté d’appartenance : je vais parler cul à des gens qui m’ont l’air branchés sur le sujet pour intégrer leur bande. Ceci étant, parler sexe, c’est bien mais on aime bien changer de sujet, de temps en temps. Avec Gauthier, on parle politique internationale, avec Anne, boulot, avec Lucie, de nos perspectives d’avenir… Bref, une personne qui ne me parlera que du cul risque de m’ennuyer très vite. De la même façon, les personnes qui font en sorte qu’on ait l’impression que leur vie ne tourne qu’autour
du sexe, qui passent leur vie à traîner dans les sex shops, de regarder des films X… et qui nous le racontent au cas où on n’aurait pas compris, ces personnes qui devraient se balader avec un T-shirt : « j’aime le sexe » pour qu’on comprenne bien l’idée, ces gens-là me fatiguent vite. Oui, le sexe, c’est agréable, c’est super… Mais y a pas que ça non plus donc change de disque… Et arrête de nous faire croire que tu adores ça, on va finir par trouver ça suspect…

Mais je crois que l’explication ne réside pas là. Souvent, les gens qui ont une vie sexuelle débridée et qui en parlent à longueur de temps sont des gens peu sûrs d’eux… C’est du moins l’impression que j’en ai. Et si ce n’était pas « je baise donc je suis » mais « je baise donc je plais » qu’il faut dire ? Là, je crois qu’on touche un point essentiel. En parlant à tout le monde de sa sexualité, la personne prouve qu’elle plaît à qui en douterait : « ouais, ok, je louche peut-être et j’ai les
pieds palmés mais je me suis tapée trois mecs en une semaine, tu peux en dire autant ? » Heu… non mais en même temps, je trouve ça pitoyable de le clamer à qui veut l’entendre ! De plus, je ne crois pas qu’avoir une sexualité débridée avec un tas de mecs différents soit une garantie de notre beauté ou de notre sex appeal… Beaucoup de filles ont une réputation de
« chaudasse », entretenue par leurs discours sur le sexe, d’ailleurs. « Moi, je baise tout ce qui a un pénis ! ». Et bien le jeune homme qui entend ça et qui n’a pas vu une femme à poil depuis quelques temps va lui sauter dessus sans se poser de question ! Est-ce qu’elle lui plaît ? Peu importe, une fille comme ça veut juste se faire tirer : une fois utilisée, on la jette, on s’en fout. Personnellement, c’est pas quand je passe la nuit avec un type qui cherchais avant tout un coup à tirer que je me sens la plus belle. C’est plutôt quand mon partenaire attend de moi un peu plus qu’une simple brouette, que ses sentiments pour moi sont sincères. Là, oui, je me sens belle.

Quoi qu’il en soit, si vous êtes du genre à raconter votre vie sexuelle dans les moindres détails, sachez que c’est plutôt gonflant…

Le sexe à l’hôpital : info ou intox? (volume 2)

Par Emma

Voilà la suite de l’article d’hier. Après avoir démystifié l’image de l’infirmière-chaudasse (pleurez pas les mecs je sais c’est dur à avaler) je vous parle aujourd’hui d’une réalité que je ne peux nier : oui il y a des histoires de cul à l’Hôpital…

            Mon premier article vous narrait mes relations difficiles avec l’amour et tout ce qui va avec. Si vous l’avez lu, vous aurez donc remarqué que j’ai eu une liaison amoureuse avec un collègue infirmier. Et même si je ne mets pas notre relation sur le même plan que d’autres histoires plus crues, nous avons quand même fait l’amour dans la salle de repos et dans la salle de réunion du service… (ben on s’était débrouillé pour faire des nuits ensemble…). Souvenez-vous de mon article… vous voyez le sale con TMM (Très Mal Monté pour les connaisseurs lol) à qui je veux aller régler ses comptes ? Ben encore un infirmier… pas un de mes collègues directs, il travaille dans le secteur d’à côté. Avec lui je n’ai jamais rien fait à l’hôpital, il n’a été qu’un « coup pour rien » en qui j’ai voulu croire pour m’aider à oublier mon ex. Echec sur toute la ligne… ! et puis dernière nouveauté, il paraît qu’un charmant jeune homme infirmier lui aussi dans un autre secteur ma trouve charmante… A suivre ! Bref, voilà pour ma part. Parlons maintenant de mes collègues ! (gniark gniark gniark).

            Disons que c’est plutôt calme à notre niveau… Je peux tout de même signaler une relation croisée : Un de mes collègues (nous l’appèlerons B) sort depuis 3 ans avec une infirmière du secteur d’à côté (nous l’appèlerons V). C’est une histoire de « je t’aime moi non plus » assez compliquée. Bref, à une époque où ils étaient séparés, V est vaguement sortie avec TMM. Je récapitule : B sortait avec V qui a rompu et qui est allée avec TMM qui a rompu et qui est allé avec moi, et là ben moi j’ai rompu au moment où B et V revenaient ensemble. Vous suivez ?

            Une autre relation à la « fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis », un de mes collègues infirmier et l’une des 2 assistantes sociales du secteur, ensemble depuis plus ou moins 2 ans, mais bon, avec eux on a un peu de mal à suivre !

C’est à peu près tout pour mon service, il y a bien quelques rumeurs de temps à autres, mais rien de vraiment étayé par des faits réels, rien à prendre au sérieux. Au niveau de l’Hôpital, par contre…

            Là, les histoires de cul au fil des années et des pavillons, il y en a en-veux-tu-en-voilà ! Difficile de tout vous raconter, surtout que je ne suis trop « récente » pour être au courant de toutes les sauteries historiques de mon établissement. Mais je vous dois bien un petit aperçu !

            La dernière anecdote croustillante en date remonte à l’an passé. Posons le cadre : notre hôpital a explosé avec AZF, nous étions donc (on a réintégré il y a juste 3 semaines) en location sur 3 étages d’un hôpital appartenant au C.H.U. La surveillance classique est assurée par les agents de sécurité du C.H.U, disposant d’un PC sécurité et de caméras judicieusement disposées. Putain de caméras !! Un rapport est un jour remonté à notre direction pour préciser que des images de 2 soignants avaient été tournées dans l’escalier de secours. Pourquoi un rapport me direz-vous ? Parce que ça parlait pas trop clinique et recherche diagnostique dans les escaliers… d’ailleurs, on ne parle pas la bouche pleine…

            Ensuite, il y a un pavillon réputé pour être quasi boite à partouze ! Je te chope, je la chope, il me chope… notamment un aide-soignant affamé qui pécho tout ce qui passe à sa portée, stagiaires y compris ! C’est le pavillon qui détient le record de divorces pour cause de sexe entre collègues ! Je pense quand même que le travail dans ce service étant peu gratifiant et moyen intéressant, le sexe et la drague sont une roue de secours…

 

            Voilà, il y a bien sûr d’autres histoires, mais je vais pas non plus vous étaler la vie privée de mes collègues (quoi c’est déjà fait ??!).

Peut-être que le milieu difficile qu’est un hôpital majore et excite la séduction, passer par des moments difficiles peut « encourager » à aller chercher un certain réconfort ou à décharger ses émotions d’une façon ou d’une autre, mais je pense très sincèrement que dès que l’on mélange des hommes et des femmes, on prend le risque que des histoires naissent entre eux, et ceci dans tous les milieux professionnels.

            Donc, au final, thèse, antithèse, synthèse, je vous dit que NON, l’hôpital n’est pas un baisodrome !!! Non mais !

Le sexe à l’hôpital : info ou intox?

Par Emma

(Si avec un titre comme ça, on n’est pas répertorié sur Google…) 😉

Je voudrais m’attaquer aujourd’hui au vieux mythe des relations sentimentales et surtout sexuelles à l’Hôpital. Ah ! Les coucheries incessantes dans le milieu hospitalier… ! Infirmiers et infirmières, infirmières et médecins, médecins et secrétaires… à en écouter la croyance populaire, un hôpital est un vrai baisodrome ! Ca brouetterait (suis pas sûre de ma conjugaison… Nina ?) jusque dans le bloc opératoire… Je ne sais pas vraiment d’où vient cette légende, j’ai entendu un jour que la perception de « l’infirmière salope » était en rapport avec le fait qu’avant, les soignantes étaient des nonnes. Que cette population devienne soudainement laïque, libérée des vœux pieux des bonnes sœurs et souvent féminine en rapport à des médecins essentiellement hommes (à l’époque) a ensuite déchaîné les fantasmes et les représentations populaires. Mais ça n’explique pas tout.

 

            Combien de fois, en annonçant mon métier, je me suis entendue rétorquer par un libidineux au QI d’huître, l’œil lubrique et la bave aux lèvres : « Ah ouais t’es infirmière ? Arg…Et alors, c’est vrai que vous êtes nues sous vos blouses ??? » Rien ne peut me m’excéder autant, j’ai immédiatement le bazooka qui me démange. « ET BEN NON DUCON ! » s’entend d’ailleurs souvent répondre le gros tacheron sus décrit, ce qui ne le calme pas toujours… -oui, le con est souvent incurable-. Bon sang, mais c’est totalement imbécile ! Nue sous ma blouse ? Mais pourquoi ? Je crois qu’il faut démystifier cette idée saugrenue, au-delà du fait que c’est un cliché débile dénué de sens. Parlons pratique : nue sous une tenue d’infirmière, ok, ça donne quoi ?

            1) Nos tenues sont très peu seyantes et loin d’être glamours : un pantalon blanc droit noué à la taille , un haut informe au décolleté serré en V et manches à mi-bras ; le tout taillé dans un coton rigide et épais, très régulièrement nettoyé à la lessive industrielle ultra-décapante et super-désinfectante. Autant vous dire que nues là-dessous, on aurait vite des soucis d’allergies ou d’irritation dans les endroits « sensibles ». Et lorsque nous portons des « blouses » (et c’est peu souvent) nous les mettons par-dessus nos vêtements… désolée messieurs… !

            2) Rappelons le contexte : nous travaillons dans un HÔPITAL. Donc : maladies transmissibles, champignons, bactéries, virus, pipi, caca, vomi, pourri, crachats, autres… L’hygiène hospitalière est implacable pour protéger les patients et le personnel des infections. Nues sous nos blouses ne serait qu’un risque supplémentaire d’attraper la première saleté qui passe, et je ne parle même pas de l’hygiène de base de chacun bien évidemment… (beurk)

            3) Nouveau rappel du contexte : certaines (et certains), comme moi, exercent en psychiatrie. Nous prenons en charge des patients à la pensée dissociée, envahis d’hallucinations auditives et visuelles, de façon générale très délirant -souvent sur un thème persécutoire, ça arrive aussi sur un mode érotomane-, parfois en phase maniaque avec un comportement sexuel « hyper-développé »… Et nous faisons face presque quotidiennement à la violence. Au vu du tableau, le moindre signe « sexy » ou « aguicheur » -voir même rien du tout- risque de faire immédiatement flamber les délires et les passages à l’acte potentiels. Donc, minimum de prudence –et d’intelligence- exigée…

 

            Vu sous cet angle, beaucoup moins sexy de suite l’infirmière, pas vrai ? Bien sûr, il y aura toujours quelques personnes pour arborer malgré tout des signes extérieurs de « sexualité portes ouvertes » ; mais ce genre de personne se retrouve dans tous les milieux, pas seulement à l’Hôpital. Qui n’a jamais croisé une « salope » au cours de sa vie ??? Au boulot ou ailleurs ? Il n’y a pas forcément une exception pour le milieu hospitalier, on trouve ce genre de spécimen partout…

           

            Je me dois tout de même afin de rétablir un certain équilibre, de vous parler des histoires de cul hospitalières de ma connaissance. Oui, cela existe ! (Vous êtes content, hein ?) Je vais me limiter à ce dont je peux vraiment parler, c’est-à-dire des relations dans l’Hôpital où je travaille, et plus particulièrement dans mon secteur. Mais pour cela, il va falloir patienter, la suite demain !