Par Océane
Sujet de dissertation : 2005
Introduction générale :
Il était une fois dans une belle ville rose, des gens qui étaient heureux de vivre mais qui seraient tellement mieux morts…
Je possède une grosse douzaine de paires de chaussures différentes (petit chiffre compte tenu du fait d’un ménage par le vide de ma génitrice il y a quelques mois)
J’adore les chaussures, je pourrais aisément en acheter une paire par semaine si j’en avais le temps et les moyens.
L’acquisition et l’arboration d’une paire de chaussures correspond à un voyage à la fois unique et universel.
C’est ce qui prend le plus de temps. C’est quand on a un modèle défini en tête et qu’on le recherche dans le commerce. Forcement il n’existe pas nécessairement, ou bien il n’est pas à la mode…
J’ai notamment une magnifique paire d’escarpin fermée noire que j’ai mis deux ans à trouver…
Cependant une fois qu’on a trouvé les chaussures de ses rêves, on les chouchoute particulièrement, jusqu’à leur décès.
Pendant une séance d’escourniflage pathologique on tombe sur une paire de chaussure trop choupinette. On se voit déjà en princesse avec.
En plus leur prix n’est pas excessif (c’est fou comme la vision des choses peut changer dans des cas comme ça). Et puis sur le coup d’adrénaline de la folie on prend.
Bref le coup de foudre, tout le monde connaît, pas la peine d’en faire un roman !
c’est une sorte de placebo quand la recherche lancinante n’a rien donnée, qu’on a pas eu de coup de foudre, mais qu’on a quand même besoin d’exprimer les sentiments qui sont profondément enfouies dans nos petits cœurs.
En général ce sont des paires plus ou moins bon marché et pas trop laides avec lesquelles on fait quand même un bon bout de chemin.
Soit on adore ces pompes, mais elles sont super super super super super chères
Soit on les déteste, mais il paraît qu’il faut toujours avoir au moins une ou deux paires de chaussures plates (ou pire de sport) dans son armoire.
Ça leur plait toujours aux mères ce genre de pompes ringardes (mais qui font bon genre)
Et bien pour moi, les hommes sont des escarpins, et la monde est un vaste magasin de chaussures (copyright Carrie Bradshaw). Je m’explique, il y a toujours l’éternelle recherche du prince charmant (qui a quand même une fâcheuse tendance à revenir en boucle).
Il existe le coup de foudre qui fait partie des moments magiques gravés au fond de nos mémoires (je ne sais pas si vous avez remarqué mais même si ça fini en eau de poissons, on ne regrette jamais la moindre seconde d’un coup de foudre).
L’achat compulsif est comparable à une incommensurable envie de niquer qui nous fait nous rabattre sur le premier gars qui nous plaît.
Quant au placement, c’est le gars qui sera le gendre parfait, le mec parfait même si physiquement et mentalement c’est pas le top. Qui n’a pas donné sa chance aux gros beaufs qui boit quatre verres de sky et qui s’en vante comme la plus grosse cuite qui n’a jamais pris. En plus il travaille à Airbus, en CDI, c’est parfait !
Bref, tout ça pour dire que je trouve ridicules tous ces gens bien pensant qui nous conseillent de ne pas coucher le premier soir sous prétexte que cet acte est la cause principale du vide intersidéral de nos vies amoureuses…
C’est comme si on voyait une paire qui nous plait (pas de couilles mais de chaussures) et non il faut prendre le risque de l’acheter plus tard et qu’il n’y ait plus notre pointure.
L’acheter sans essayer et se rendre compte trop tard qu’elle fait affreusement mal suite à une malfaçon…