Le baiser

Par Tatiana

Aujourd’hui je vais vous parler de la manière d’embrasser. Je vais essayer de faire ça bien parce que ca peut vite devenir nul à lire ce genre de truc.

Recemment sur le blog de Yojik je suis tombée sur cet article. Je vous laisse le soin de le lire, je pense pas qu’il m’en voudra de lettre un lien ici vers l’article. De son article j’en ai conclu que quelqu’un qui ne sait pas danser risque d’être dépossédé d’un certain talent concernant d’autre aptitudes. En gros si le slow c’est l’amour debout, vous devinez la suite. Mais c’est pas vraiment de ça dont je veux vous parler (donc non j’ai pas fait d’étude comparée).

En fait moi j’avais déjà ce genre de théorie mais concernant la façon d’embrasser. Je pense que tout le monde est d’accord avec moi si je dis que la manière dont embrasse quelqu’un est très révélatrice de sa manière d’être et aussi de sa manière de faire l’amour. Bon la bien sûr je parle de mon point de vue et donc surtout par rapport aux baisers que des hommes m’ont donnés. J’ai eu le droit à plein de sorte de baisers différents mais j’en ai retenue deux particulièrement : celle que j’adore par dessus tout et celle que je déteste. La manière que j’adore c’est quand les lèvres viennent se poser délicatement sur les votre comme si elles étaient tellement précieuses qu’il en fallait pas les abîmer. Elles se frôlent, se touchent, se serrent et restent appuyer l’une contre l’autre de plus en plus longtemps. Et c’est tout naturellement, l’échange se prolongeant, que les langues viennent elles aussi à se rencontrer et se mêlent ni trop vite ni trop lentement tout en douceur et en souplesse. C’est le genre de baiser qui vous donne des frissons. Moi quand on m’embrasse comme ça, ça me donne très envie d’approfondir la relation (oui je sais c’est moche comme jeu de mots mais c’était facile). Et en général je n’ai jamais regretté.

Par contre la manière que je déteste c’est quand monsieur a cru bon d’enfouir brutalement sa langue dans ma bouche, comme ça sans prévenir. Nos bouches n’ont même pas eu le temps d’apprendre à se connaître que BAM ! violation de domicile. Là en général ça coince. Surtout si il n’y a aucune sensualité dans le baiser et qu’il devient quelque chose de mécanique genre 100 tours à la minute. C’est pas un régime de moteur qu’on est en train de faire que diable !!! En plus une des premières idées qui me traverse l’esprit à ce moment là c’est que le mec en question n’est pas très à l’écoute de sa partenaire. Donc à éviter. Je suppose que les mecs auront le même point de vue par rapport aux nanas, alors surtout n’hésitez pas à donner votre avis. Et puis ajoutons également que chacun a sa manière privilégiée d’embrasser. Je ne pense pas que ce genre de chose soit universel. Enfin c’était la réflexion du dimanche après-midi, sur ce bonne semaine !

Alerte à Malibu et les bonnasses en maillot rouge

A présent que Lil a fait son article sur Alerte à Malibu, je peux faire le mien, nananère. J’ai récemment re découvert cette série. Voire découvert tout court car moi, je m’étais arrêtée après l’époque Eddy-Shawny parce que Pamela, David et tout, ils me plaisaient pas. C’est comme Sauvés par le gong, ils ont voulu mettre des nouveaux élèves car les anciens étaient partis à la fac mais c’est pas pareil.

 

Au début Alerte à Malibu, c’était donc Mitch Buchannon aka David Hasselhoff, le beau sauveteur avec des vrais poils, père célibataire de l’horripilant Hobby, gamin parfait qui ne fait jamais de conneries, contrairement à ses potes. Bref, le gamin hyper fayot qui n’arrête pas de dire à son papa qu’il l’aime, qui a craqué sur toutes les sauveteuses sans s’en taper une…


Après, il y avait Eddy, le sauveteur charmeur d’1m50 qui se tapait la sauveteuse méga bonne Shawny, blonde et pulpeuse. La première à avoir posé dans Playboy de la série, d’ailleurs. En fait, il avait pas trop le choix Eddy puisque l’autre sauveteuse, Jill (jouée par un ex miss America mais dans toutes les séries, y a une ex miss America !) a été mangée par un requin. Après, y avait Craig et un beau qui s’appelait Ken, je crois, avatar de Crocodile Dundee avec son chapeau de cow boy et ses bottes. A un moment, il avait un magasin de surf aussi. Puis à la fin d’une saison, quand Shawny et Eddy décident de faire un bébé, on vire tout le monde et tout nouveau casting, y a que Mitch qui reste. A la place de Shawny, Eddy et tout ça, voici C.J, Summer, Matt et Stephanie. C.J, c’est Pamela Anderson qui a un vraie rôle de composition, il faut le dire. Parce que la C.J, elle a un cœur encore plus gros que ses seins, c’est la princesse romantique éternelle amoureuse. Et elle n’a du sexe que quand elle aime.

 

Et c’est un peu tout le paradoxe d’Alerte à Malibu : d’un côté, des nibards en veux-tu en voilà et de l’autre, une pudibonderie hallucinante. Parce que dans Alerte à Malibu, y a les gentils et les méchants. Les purs qui ne sexent que quand ils sont amoureux, qui ne boivent ni ne fument et les autres, ceux qui sexent juste comme ça, qui boivent et fument. Par exemple, dans les héros pas très sains, on a Logan et Nelly. Logan, c’est le surfeur type avec un lacet autour du cou, cheveux longs blonds et tout, il est fiancé à Caroline (aka Jasmine Bleeth, la plus belle, je pense) qui est neuneu qu’elle en peut plus. Mais Logan, il arrête pas de la cocufier mais le sexe, c’est mal alors ça lui retombe toujours dessus. Genre il couche avec une Blonde (bon, ok, elles sont toutes blondes) pour que son père finance une ligne de fringues de son pote mais finalement, le pote en question le vend et wala, il l’a dans le cul. Après, il se fiance avec la
princesse Caroline (mouarfffff !) mais il couche avec Nelly la pétasse dans sa maison tout en baie vitrée et forcément, Caro les voit et rompt les fiançailles. Nelly aussi est une pute puisqu’elle essaie de se taper Matt-David Charvet, fiancée alors à CJ mais il refuse ses avances donc elle l’accuse de harcèlement puis après, elle roule une pelle à Cody la bombasse (il est niais qu’il en peut plus mais quel corps) alors que Caroline a des vues dessus (mais finalement, il sort avec CJ) et se tape donc Logan. Mais après, rassurons nous, elle aura droit à sa rédemption, la petite Nelly puisqu’elle va se marier avec Mitch.

D’ailleurs, à ce sujet, si vous fantasmez sur Mitch, mesdemoiselles, je vous conseille de changer de cible car ses copines finissent toujours par crever. On a la blonde qui crève de leucémie, une journaliste qui se fait buter dès le lendemain de la rencontre (ils avaient même pas couché, bouuuuuuuuuuuh !), Stéphanie (la sœur de Caroline, la princesse, ils sont forts les scénaristes…) chope un cancer de la peau… Bon, c’est sûr, elle pouvait pas choper un cancer du sein, c’est la seule de la série qui n’en a pas, mais vraiment pas. Moi, au début, Stéphanie, je croyais vraiment que c’était un travelo car dans le générique, on la voit courir de face et ses seins, on dirait trop des pectoraux. Il faut savoir que la mortalité est assez élevée à Malibu, quoi qu’il en soit. Bon, j’ai parlé de Jill qui s’est faite manger par un requin, les copines de Mitch et y en a plein d’autres. Par exemple, l’autre jour, Mitch va parler à Kay, blonde serveuse
et prof de voile. Kay est courtisée par son amoureux d’enfance, surfeur de son état, elle hésite car il est pas très sérieux mais finalement, elle finit par craquer, ils vont se marier et tout mais juste avant, y a la compète de surf qui déchire sa mère. Et, comme de par hasard, le surfeur y passe ! C’est balloooooooooooot mais ça permet à Mitch de dire au petit frère du dit surfeur que l’âme de son frère est présente dans chaque vague (oooooooooh). Mais bon, la mer, ça rigole pas, quoi, ça tue. D’ailleurs, dans Alerte à Malibu, y a plein de créatures terrifiantes genre anguilles géantes, croco ou requins qui grignotent les gens… Ca rigole pas ! Alors forcément, y a des gens qui en meurent…

Enfin, Alerte à Malibu , ce sont surtout les scènes de 5 mn en musique qui mettent en scène l’héroïne en train de marcher sur la plage en robe blanche, rejointe par son homme et ils se font des bisous parce qu’ils s’aiment-euh ! Alors, bon, c’est sûr que faire un épisode de 45 mn en mettant des clips régulièrement, c’est un peu facile. Mais bon, ces scènes musicales kitschissimes sont vraiment cultes ! Maintenant, j’ai appris que Baywatch allait être porté à l’écran et je me pose la question : aurons-nous droit aux scènes en musique ? La petite amie de Mitch crèvera-t-elle ? Que de questions existentielles !

La gestion des loisirs en période de chômage

Quand on est chômeur, pour les autres, par définition, on n’a rien à faire. Enfin, rien n’est moins faux parce que chercher du boulot, ça prend du temps, beaucoup. Non mais c’est vrai, il faut tenir son CV à jour, écrire les lettres de motivation, trouver les adresses des recruteurs, envoyer nos candidatures (surtout pas de mails groupés, ça ne ferait quand même pas sérieux), consulter les annonces et y répondre. Et pas trop s’éloigner de l’ordi pour être dans les premiers à répondre à la dite annonce. Mais comme on est au chômage, on n’a pas d’horaires. Si on doit déjeuner avec des ami(e)s, c’est nous qui nous déplaçons. Normal, normal. Puis l’avantage, c’est que ça nous aère. Parce que, pour ma part, mon taf, je le cherche chez moi, je passe la journée sur mon ordi à ne voir personne donc dès que je peux avoir un semblant de vie sociale, je profite.

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Mais du coup, j’en viens à culpabiliser. Bon, quand c’est un déjeuner, je pars vers 11h30 de chez moi, je peux revenir vers 14h30-15h, ça laisse encore beaucoup de temps pour chercher du travail. Mais parfois, je prends un après-midi pour voir quelqu’un, aller au cinéma, lire ou faire des courses autres qu’alimentaires. Et je culpabilise un peu. Non mais c’est vrai, je cherche du taf, j’ai pas le temps de glander, je le ferai quand j’aurai un boulot et que je prendrai mes RTT. Non parce que le cinéma, le verre au café, tout ça, ce n’est pas précisément gratuit. Or je vis grâce aux sous que me donnent mes parents et ils m’entretiennent pas pour que je glande.

 

Pourtant et pourtant, il faut se ménager des temps de détente. Oui, chercher du boulot, c’est du plein temps mais faut savoir sortir un peu le nez de ses recherches. Sur une centaine de mails que j’ai envoyés en quelques jours, je n’ai eu que 4 réponses (c’est déjà pas mal, me direz-vous, je le concède). Quand j’ouvre ma boîte mail, mon cœur bat la chamade, je n’ai qu’une peur : qu’elle soit vide. Ou alors qu’elle soit pleine de mails non délivrés destinés à la base à des gentils rédac chefs. Je sais, c’est un peu curieux comme réaction. Mais la recherche d’emploi peut vite être décourageante, quand on fait la comparaison entre mails envoyés (beaucoup), réponses reçues (carrément moins) et entretiens obtenus (là, on les compte sur les doigts de la main). Parfois, je traîne sur les forums de journalistes comme ceux sur categorynet et c’est hyper angoissant. « Moi, j’ai fait une école supra reconnue, ça fait 10 ans que je suis pigiste et que j’ai du mal à joindre les deux bouts ». Dès que je lis ça, ça donne une grosse envie de baisser les bras. Sauf que moi, je suis journaliste et c’est tout, c’est ce que je veux faire, je peux pas renoncer comme ça. Bref, tout ça est fortement anxiogène et non, je ne suis pas quelqu’un de particulièrement anxieux ou stressé. Or comment chercher efficacement du travail si on est dans une espèce de cercle vicieux qui fait qu’à l’arrivée, on se sent une merde ?

 

Il est donc important de se ménager des plages détente de temps en temps. Après tout, un cinéma, ça ne dure que 2 à 3h. Refaire le monde avec un(e) ami(e), ça redonne le sourire et foi en l’avenir. Même si c’est stérile et qu’on ne fera rien changer, on s’en fout. Et puis quand on passe l’après-midi à parler de tout et de rien mais surtout d’actualité, ça donne la sensation d’être intelligent. Ca ouvre les écoutilles et c’est important car rien n’est pire que de fonctionner en circuit fermé. Après, bien sûr, tout est question de modération, je m’offre pas un
après-midi détente tous les jours non plus. Mais une fois par semaine, c’est déjà bien.

Sous le soleil par LilVirgo et Nina

Avec LilVirgo, notre grande spécialité, c’est de sauter du cop à l’âne. Et voici comme on passe des gens qui se la pètent avec leur culture à Sous le Soleil. Ca se passe de commentaires. (à noter une phrase = une réplique, sinon, c’est illisible)

Nina : Ben, disons que voilà, tu as fait des études et tout, tu es très forte, y a des sujets que tu maîtrise mieux que moi mais bon, si je te lance sur le
Canada et le Québec, je te mets ta race!! 😉

LilVirgo : parce que à mon école, les conversation un peu « poussées » fonctionnent uniquement comme ça
Nina : Oui, c clair. Moi, je sais pas trop mais y a des fois, j’ai pas envie de parler donc ça m’arrange que la conversation file sur un sujet que je connais pas
LilVirgo : uais mais à ce moment là, je te caserai sur a/la série qui se passe au canada, b/les états-unis qui sont pas si loin, bim bam boum, rapport de force
inversé, niark niark. moi ce que j’apprécie particulièrement, c’est les mecs qui parlent de leur domaine, mais qui cherchent à t’inclure dans la conversation en te briefant sur tel ou tel détail.
C’est EUX les plus intelligents de la vie

Nina : Et là, je te renvoie sur Alerte à Malibu et je glisse sur Sous le soleil et je te pile!! ben, moi, quand un sujet me passionne, j’ai tendance à en parler pour convaincre les autres que c intéressant
LilVirgo : ah nan sous le soleil, j’crois pas, nan
Nina : Après, je me perds pas dans les détails qui rendent le discour incompréhensible. Ben, écoute, j’ai vu deux épisodes aujourd’hui sur TMC, c’est
affreux. Déjà, l’Américaine, elle est hyper chiante.

LilVirgo : hihi ! Avec mon frère on regardait et on essayait de deviner les dialogues et de pronostiquer l’arrivée du « je sais plus où j’en suis » dans l’épisode
Nina : Ben, c la série mal conçue de base : tu sais dès le début de l’épisode ce qu’il va se passer. Rien qu’avec le résumé au départ. Par contre, comme je regarde qu’un épisode tous les trois ans, je suis tjrs larguée, vu qu’ils s’échangent les maris
LilVirgo : jess c’est un des personnages phares, fais gaffe, elle vient même de lancer une ligne de vêtements
Nina : Elle est plus maire? Prof de danse? Animatrice radio? Serveuse? Elle s’habille comme un sac en plus!!
LilVirgo : ben jess, elle a commencé mannequin, puis barmaid, puis gérante de night club, puis danseuse, puis maire. ben oui. c’est l’actrice, hein, qui lance la ligne de vêtements. la fan de mode dans la série, c’est valentine, la nympho qui a eu un mome avec alain après avoir été défigurée, qui a été refigurée, a lancé un magasine de mode, a fait je sais plus quoi et est je sais plus quoi. elle a dû se marier 4 fois, elle
Nina :  Ah, j’ai raté le mannequin et le night club. Elle avait une boutique avec la mère de Laure à une époque
LilVirgo : oui le truc de fringues
Nina : A un moment, elle avait une soeur aussi
LilVirgo : oui qui est morte, je crois
Nina : Oh mince alors, je savais pas!!
LilVirgo : jeanne, la doctoresse qui prenait une blouse xxs et qui se tapait baptiste
Nina : Là, déjà, suis tombée dessus samedi, j’ai appris que Caroline avec un 2e enfant (mais je sais pas avec qui). Non, elle se tapait Alain
LilVirgo : avec le sosie de son premier mec je crois. oui mais avant de se taper alain elle s’est tapé baptiste
Nina : Ah ouais, c’était super naze cette histoire. Oh la pute!
LilVirgo : ce qui a failli provoquer la rupture avec la régulière
Nina : Quand il était avec Laure ou Jessica ou entre les deux?
LilVirgo : qui était déjà jess, je crois. laure c’était au tout début quand elle a trompé grégory avec (je pense que là, tu copie-colles cette conversation et
t’as un post « sous le soleil » tout beau tout frais pour demain)

Nina : Oui et après, il est revenu et il la voulait
LilVirgo : oui, mais finalement il s’est mis avec valentine
Nina : Mais à un moment, il était avec une Anna, mais je sais plus qui c’est
LilVirgo : qui avait divorcé d’alain puis alain s’est fait passer pour mort, ce qui a fait revenir valentine
Nina : Oh putain mais j’ai raté ça!!!
LilVirgo : et grégory, gentleman, s’est effacé. remarque qu’il lui renvoyait l’ascenseur : grégory avait bien piqué laure à alain (le jour de leur mariage en plus)
Nina : Ah mais c’est Gregory qui s’est mis avec Valentine? Ah mais oui!!
LilVirgo : mais oui!
Nina : Ok, je croyais que c’était Baptiste avec Valentine mais ça me paraissait pas logique
LilVirgo : déjà, il avait trompé laure avec elle quand il faisait du bateau. non c’est grégory avec valentine quand il est revenu pour la deuxième fois d’entre
les morts

Nina : Oui, je m’en souviens, elle est apparue le jour du mariage
LilVirgo : oui ça doit être ça
Nina : Puis Grégory, il était mort en mer lors de la nuit de noces, normalement
LilVirgo : il est mort en mer deux fois en tous cas
Nina : Il va revenir, tu penses? Jamais deux sans trois
LilVirgo : ah parce qu’il est re-mort, là??? parce que moi, la mort en mer, c’était y a longtemps la première fois
Nina : Je sais pas
LilVirgo : puis il était revenu vite
Nina : Ah mais ok, ça, j’avais zappé
LilVirgo : puis il est re-mort pour de vrai pour quitter la série mais 8 ans après il est revenu
Nina : Oui mais non, c’était pas pour de vrai
LilVirgo : (fred deban devait pas arriver à percer)
Nina : Ben, comme tous. Ils sont tous revenus, quasi, sauf Mallaury Nataf
LilVirgo : naaaan « mort pour de vrai » pour dire c’est pas du pipeau, mais en fait 8 ans après si. ouais, elle elle est jamais revenue. remarque, ne jamais dire « fontaine ». y a bien louis qui est revenu sous la forme d’un agent secret taciturne et ténébreux
Nina : Oui, remarque, vu qu’elle a fait la ferme célébrité, ça m’étonne. Ouais mais il était nul lui
LilVirgo : alors qu’avant c’était l’esthétique barman dreadeux
Nina : Il a une gueule d’abruti, je trouve
LilVirgo : ah ben il est assez raté, c’est sûr
Nina : Puis il joue mal en plus
LilVirgo : euh… Nina… ils jouent tous très mal dans cette série
Nina : Ahahahahahhahahha. Putain, tu me fais rire!!! C vrai en plus
LilVirgo : ben oui!
Nina : Moi, j’aime bcp Jessica qui a un peu le même jeu d’acteur à base de « toujours ouvrir la bouche »
LilVirgo : non la pire c’est laure quand même
Nina : Elle, c’est plus le serrement de machoîres, en fait
LilVirgo : ben elle c’est à base de chaque phrase est dite sur le même ton avec lequel elle a dû réciter la mort du loup d’alfred de vigny en cm1
Nina : Ouais, carrément!! 😀 Ben, la nana, on lui a dit qu’elle ressemblait à Carole Bouquet, elle doit penser que ça suffit
LilVirgo : ben sans doute
Nina : D’un autre côté, elle joue dans Sous le Soleil, pas dans un film de Truffaut
LilVirgo : seulement voilà. carole bouquet est glam, pas elle. carole bouquet fait n°5, elle fait un soap français. sachant qu’en plus carole bouquet n’est pas l’actrice la plus géniale de la vie… oui voilà
Nina : Ben, honnêtement, je trouve pas la ressemblance si frappante que ça. Tu la sens plus dans le rôle de miss camping que celui de miss Channel 5
LilVirgo : ben oui c’est à peu près tout à fait ça
Nina : Et la musique?? Et la musique!!
LilVirgo : ben écrite par pascal obispo. notons quand même que caro, avant d’être avocate de renom crypto goudou, a quand même été chanteuse à succès tronchée par un musicos de talent (sam), puis a tenu un ranch pour se tenir à l’écart du monde du showbiz
Nina : Moi, j’adore!
LilVirgo : tiens, dans les métiers de jess, j’ai oublié « présentatrice radio »
Nina : Comme ça fait trop partie de l’action. Oui, moi, je l’avais dit!! Oui, surtout j’aime bien la nana qui devient avocate en 6 mois
LilVirgo : ben comme celle qui devient maire après barmaid, c’est pas mal j’avoue
Nina : C clair
LilVirgo : y aussi la stripteaseuse qui a acheté une boîte de nuit, mais je me rappelle plus son nom, j’avoue
Nina : Et qui passe de maire à animatrice radio car elle file son poste à son mari. Marie?
LilVirgo : oui!!! marie c’est ça, elle se tape un vieux, nan?
Nina : Oui, le père de Laure. Qui était maire, en plus, nan??
LilVirgo : non, tu confonds avec le père de louis et grégory, là. le père de laure, je crois qu’il était grrrrrrand médecin de renom d’où la carrière de laure
Nina : Non, je suis pas sûre… Quoi que… Y en a un qui se tape Sophie Favier à un moment
LilVirgo : notons aussi le parcours de blandine, la maman : femme au foyer se reconvertit vendeuse dans un magasin de fringues avant de s’improviser proviseur de lycée. sophie favier? tiens, j’avais oublié son passage…
Nina : Ah ouais, énorme. Oui, elle était la secrétaire malsaine qui provoque le divorce. Je crois que c’est entre les parents de Laure
LilVirgo : ah je me souvenais pas de ça, tiens…
Nina : Ouais, mais je suis plus sûre… Disons que c’était au tout début
LilVirgo : et moi j’ai jamais vu de rediff c’était que du « inédit sur tf1 »
Nina : Non, l’été, ils rediffusent

Et on est parties sur autre chose. Bon j’avoue que sur le sujet, Lil, elle assure plus que moi!

Fais sonner ton phone, je te dirai qui tu es

Va te promener dans la rue lecteur et regarde ou plutôt écoute. Rapidement, tu vas entendre une sonnerie de portable, voire même plusieurs. Oui, le concert des bip bip est
devenu permanent et tu entres dans la vie privée des gens sans même le demander. Parce que savoir que la bonne femme assise derrière vous dans le train s’est faite défoncer toute la nuit, c’est une info dont on se serait aisément passé.

 

Alors, le portable, c’est comme les fringues : ça vous place de suite une personne. Moi, par exemple, dans mon désir de trouver du travail, j’ai une sonnerie triste à pleurer
« musique SFR ». En gros, j’ai pas personnalisé. Bon, déjà, je suis pas téléphone et puis toutes celles que j’ai en rayon sont pourries. Bon, je pourrais télécharger des sonneries plus
sympas mais soyons honnêtes, votre chanson préférée devient de suite merdique transformée en sonnerie de portable. Non parce que pour vous donner un genre « je suis une personne de goût », ils mettent plein de musique classique sur votre portable. Mais bon, même avec un clavier bontempi, on rend mieux la beauté de l’œuvre originale. Moi, je serais Mozart, Bach, Beethoven, Vivaldi ou tout ça, je crois que je me retournerais dans ma tombe ! Bien sûr, moi aussi, j’aimerais une musique que j’aime trop en sonnerie, genre un mp3 ou chais pas mais honnêtement, à force d’entendre toujours la même sonnerie, je finirai par la détester, cette sonnerie.

 

Et puis, ma sonnerie donne une indication sur ma personne. Je me souviens, un soir, avec l’asso, on avait une réunion et le portable de Simon, consultant en costard, se
déclenche : Madonna. Fou rire général. Non mais là, y a comme une contradiction dans l’image qu’il envoie quand même « je suis un professionnel qui met des costards et même une cravate… et quand mon portable sonne, c’est Madonna ». Non parce que la sonnerie, c’est une identité. D’ailleurs y a qu’à voir le business (horripilant) autour de ça. Genre les pubs de 30 secondes qui passent sur le câble : « tu veux une sonnerie qui déchire ta mère ? Envoie « déchire » au 82828 ! ». En ce moment, la grande mode, ce sont les rappeurs qui
vous font un jingle exprès genre Joey Starr : « ROAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRR T’AS TON PHONE QUI SONNE ! ». Remarque, moi, une sonnerie comme ça, c’est sûr que je vais répondre mais ça risque de pas me mettre de très bonne humeur pour écouter mon interlocuteur… Bon, ils en font tous, c’est trop la mode… Et comme un filon, on l’exploite à fond, on fait aussi des messageries du genre et même des gadgets qui vous mettent de la musique ou je sais pas quoi quand vous appelez. Alors petite mise en situation. Imaginons M. Employeur, il trouve mon CV génial, il me veut donc il m’appelle. Moi, je suis dans le métro, j’entends pas (parce que j’ai pas mis la sonnerie Joey Starr). Donc pendant que ça sonne, il a droit à une musique pourrie et là, messagerie, une star trop funky lui chante de laisser un message. Et bien, je vous parie que ça va pas le motiver pour m’embaucher le gars.

 

D’ailleurs, les messages répondeur, c’est rigolo. Moi, je suis une rebelle, le mien, c’est madame SFR qui informe que « vous êtes bien sur la messagerie vocale du 06 machin… ». Bon, étant en recherche d’emploi, je devrais effectivement le personnaliser mais j’ai toujours l’air agressive sur mes messages répondeur genre « bon, j’aime pas qu’on
m’appelle et qu’on me dérange, laisse un message, des fois que je serais motivée pour te rappeler ». Par contre, dans ma famille, ils sont trop doués.

Mon papa : « Bonjour, vous êtes bien sur la messagerie du Dr Bartoldi, le Dr Bartoldi n’est pas joignable pour l’instant alors laissez un message au Dr Bartoldi et le Dr Bartoldi vous rappellera dès que possible ». Bon, à chaque fois, je suis morte de rire et je peux pas m’empêcher de commencer le message par : « ici la fille du Dr Bartoldi… ». Bon, il m’a expliqué que ses patients étant vieux, ils comprenaient jamais trop ce qu’il se passait. Ma mère, elle, elle AR TI CU LE bien, genre : « Bonjour, vous êtes sur la messagerie de Maman Bartoldi… Je ne suis pas joignable pour le moment… Alors laissez moi un message… A bientôt… ». Mais le roi et la reine, ce sont Alice et Yohann. Alice fut ado donc elle a fait le traditionnel « allo ? Allo ? Allo ? Bon, j’entends rien alors laisse un message » avec la musique à fond derrière. Mais celui qui m’a fait mourir de rire, c’était le « Ouais, t’es bien sur le répondeur d’Alice, keep cool get funky, allez, laisse-moi un message ! ». Je rigolais tellement que j’ai dû lui laisser un message incompréhensible. Quant à Yohann, à une époque, c’était (voix chuchotante) : « Chut, je suis à la bibliothèque, laissez moi un message après le bip ». Et un jour, sa grand-mère complètement tarée lui laisse un message sur le même ton donc en chuchotant : « oh pardon, je te rappelle plus tard ». Faut dire que sa grand-mère lui avait laissé dans le temps un message de dix minutes à base de « Yohann, je sais que tu m’entends, décroche… Allez, Yohann, arrête maintenant… ».

Bref, pour moi, le portable n’est en aucun cas un gadget, c’est juste un truc chiant qui permet aux gens de me contacter en permanence ou presque. Bon, c’est pratique quand on

attend un coup de fil important et qu’on peut pas rester devant son téléphone mais moi, ça me saoule plus qu’autre chose… Alors par pitié, arrêtez avec vos sonneries merdiques, ce sera déjà ça de gagné.

J’’me les gèle

Voilà, là, je suis pas inspirée pour écrire un truc intelligent donc on va faire un article idiot qui fait du bien au cerveau. Toi, lecteur, tu viens d’allumer ton ordi et de vérifier tes mails, t’as la tête dans le pâté, je le sais alors pas de considérations ésotériques à la con aujourd’hui. Non, aujourd’hui, on va faire de la météo.

 

Je sais pas chez toi mais ici, à Paris, il pèle et pas qu’un peu. Enfin, rien que de très normal pour un 23 janvier, ok… Sauf que trois jours avant, il faisait 10 degrés de plus au moins ! Donc, forcément, mon petit corps, il comprend pas ce qu’il lui arrive… Non parce qu’il était habitué à se balader que normalement couvert, avec un t-shirt, un pull et un manteau même pas fermé. Là, de suite, il faut rajouter les couches parce que bon, c’est pas que je peux pas me payer le luxe d’être malade mais ça me ferait profondément ch***. Mon petit nez est bien trop joli pour être écorché à coup de kleenex. Donc le manteau, je le ferme, je rajoute une écharpe, des gants (en cuir d’Italie, cadeau de Noël) et un chapeau parce que mes oreilles étant une zone érogène cruciale de ma personne et que je ne veux pas qu’elles perdent de leur sensibilité. En somme, opération : pas de peau exposée.

Chez moi, j’ai remonté le chauffage et tout mais je me pèle quand même un peu. Alors là aussi, les grands moyens s’imposent. Couette supplémentaire, gilet avec ma grosse chemise de nuit (là, je sens que mon potentiel de séduction atteint des sommets). Bon, je vous rassure, je mets pas encore les chaussettes. En plus de ça, je bois plein de boissons chaudes genre thé, café, tisane et eau chaude au citron (tout ça sans sucre parce que je vous dis pas, sinon). Sans parler des soupes, of course. Et puis y a la douche bien chaude juste avant d’aller au dodo. Puis même des bains, des fois, soyons folles.

Bon, en dehors de ces considérations passionnantes, j’ai l’impression que tout le monde en a pris un coup au moral. Moi, d’abord. Pourtant, tout va plutôt bien en ce moment mais bon, j’ai froid, ça me fatigue, j’ai surtout envie de m’enrouler dans les draps, c’est pas glop glop ! Mardi, je voulais faire du podcast vidéo en ville, je déjeune en ville avec ma copine Sab (qui m’a fait attendre en plein froid, la cruelle, j’ai cru que je me transformais en pingouin) et je décide d’aller faire un tour sur le parvis de Notre Dame pour trouver deux ou trois personnes à interviewer. Mais en fait, vu le froid, je me suis rapatriée direct aux Halles. Ce froid soudain semble avoir figé Paris sur place. Demandez aux gens comment ils vont, vous aurez droit à un « bouaf ! » ou un truc du genre. Le froid, on aime pas ça et c’est tout. Si encore il neigeait, ça compenserait mais même pas !

 

Je me souviens de ce mois de février (ou de mars, je sais plus) 2005 où je foutais les pieds dans la capitale pour un entretien de motivation pour mon stage. Il neigeait, tout le temps et Paris sous la neige, ça a vraiment une autre gueule, c’est magique. Bon, j’avais prévu de déambuler joyeusement dans les rues mais vu que je sentais déjà plus mes orteils, j’ai décidé d’aller déambuler aux Galeries Lafayette. Histoire de bien me prendre dans la gueule que Paris, c’est plus cher que la province. Alors j’ai craqué sur deux robes, ce jour là, genre « ouah, trop jolie », ma main, fébrile, saisissait avec une certaine anxiété l’étiquette et… la relâchait, effrayée, tel un enfant qui aurait pris un serpent pour un bâton. 324 euros la robe bout de tissu. Et ta sœur, elle bat le beurre ?? Oui, moi, l’hiver, je l’aime que pour la neige, le chocolat chaud et la cheminée chez papa maman. Le reste, ça m’emmerde. Le ciel gris, la nuit tout le temps, la pluie glacée, le nez qui coule, la pulpe des doigts qui menace de faire exploser ma petite peau, mes mains incapables d’attraper quoi que ce soit dès qu’elles sont sorties des gants. Et encore, là, j’ai eu la bonne idée d’arrêter de fumer donc pas besoin d’enlever les gants pour allumer cette foutue clope de mes fesses. J’aime pas la nature morte, la boue après la neige, les gens qui font la gueule et la mode cette année tellement terne. En hiver, on n’a pas idée de ne vendre que du noir, du gris et, à la limite du prune. Faites péter le orange, le rouge, le fuchsia,
je sais pas moi ! C’est pas parce que c’est moche dehors qu’il faut qu’on s’adapte, bordel. Moi, en signe de protestation, je mets mes lunettes de vue rouges, na.

 

Les gens chouinent parce qu’il n’y a plus de saison. Et ben, ok, c’est vrai mais moi, il me manquait pas l’hiver. Surtout qu’il neige même pas !

Les joies des relations amoureuses

Depuis le temps que tu me connais, lecteur, tu as dû remarquer un truc récurrent chez moi : je suis une merde intégrale en matière de gestion des sentiments et, de ce fait, des relations amoureuses. Je dis bien amoureuses, pas sexuelles. Récemment, j’expliquais à un ami qu’hormis avec Guillaume, mes relations n’avaient pas été significatives dans leur durée (2 mois et demi, après, record battu !). Et là, ce gentil jeune homme me demande si j’ai pas aussi ma part de responsabilité là-dedans. Après l’avoir éviscéré avec un cure-dent*, j’ai réfléchi à la question.

 

 

Bon, dans ma vie, je considère de façon unilatérale avoir eu 6 petits amis. Mais en fait, y en a deux, je suis plus très sûre avec le recul mais on va rester à 6 quand même. Bon, bien sûr, l’histoire marquante de ma vie, c’est Guillaume 1er. 4 ans et demi, pas une engueulade, une relation tranquille au possible (et reposante, nostalgie, nostalgie…). Le reste, ça a été passion (ou pas d’ailleurs), quelques temps marchant main dans la main et on se sépare, sur le quai d’une gare. Bon, alors, certes, il y a souvent des histoires avec une autre femme ou des problèmes qui font que j’ai pas ma place dans la vie du jeune homme. Si je reprends la liste, à part pour Arnaud (mais je n’ai jamais eu le fin mot de l’histoire), je peux trouver une bonne excuse pour dire « c’était lui et pas moi ». D’ailleurs, c’est ce qu’ils me disent tous « c’est moi, c’est pas toi ». Oui mais arrive un moment où on se demande ce qu’on a fait. Parce que, ouais, ok, tous des connards, si on veut, mais quand même. En plus, je tombe même pas que sur des connards donc ça vaut pas.

 

Donc, je réfléchissais à tout ça en me brossant les dents. Oui parce que curieusement, quand je me toilette, je réfléchis à ma vie mais je sais pas pourquoi. Donc j’essayais d’analyser ma vie sentimentale en essayant d’isoler ce qui avait fait que ça avait marché avec Guillaume et pas avec les autres. M. MSN a suggéré que mon problème était que je m’enflammais trop vite. Je ne nie pas avoir une tendance à m’emballer toujours un peu trop vite mais c’est pas tellement un problème en amour, c’est un problème partout, dans toutes les sphères de ma vie. Une annonce ANPE qui correspond 100% à mon profil ? Je m’imagine déjà aller travailler dans cette entreprise. Avec les hommes, je m’imagine pas forcément mariée avec X gosses avec un mec qui me fait vraiment craquer, quand même, mais bon… Ceci étant, ça n’a pas été un souci avec Guillaume 1er alors que nous avons consommé très rapidement (genre suite au premier baiser). Alors que ma pensée cheminait dans ma petite tête et que ma brosse à dent frottait avec vigueur mes dents, projetant du dentifrice sur le miroir (oui, les brosses électriques, c’est bien mais faut faire attention),il m’a semblé voir un souci comportemental autrement plus grave, à savoir que je n’envoie pas de message. Enfin, si mais pas comme il faut donc il n’est pas perçu comme il devrait.

 

Servant de docteur des cœurs pour la moitié de mes contacts MSN, je suis un peu effrayée par les nanas (car ce sont souvent elles) qui sont incapables de passer une heure sans avoir le besoin de communiquer leur amour à leur roudoudou adoré. Perso, je préfère respecter l’espace vital de chacun. Je dis pas que je suis complètement réfractaire aux textos et aux manifestations amoureuses, pas du tout. Mais moi, je serais un mec, je recevrais trente textos par jour à base de « je pense à toi, j’ai envie de te voir », ça finirait par me saouler. Sauf que ce sont peut-être elles qui ont raison. Disons que je pars du principe qu’il vaut mieux que je fasse pas chier mon nouvel homme, que je lui foute pas la pression… Sauf que, du coup, à force d’être distante et de me blinder, je suppose qu’ils finissent par penser que je ne les aime pas et me quittent sans trop d’état d’âme. Même dans les ruptures, je m’efface, je me bats pas. J’accepte la décision sans discuter, histoire de ne pas me mettre à pleurer devant lui. Mais alors, pourquoi ça a marché avec Guillaume et pas avec les autres ? Parce que Guillaume, je le voyais quotidiennement à la fac donc pas de questions de textos à envoyer ou pas, coup de fil à passer. A une époque, on était même 24h/24 ensemble, 5 jours sur 7 (ouais, le week-end, chacun sa vie, faut pas déconner non plus). C’était d’une simplicité agréable. Les autres, je les fréquentais pas quotidiennement, à cause de la distance ou du travail ou des choses comme ça. En gros, si je suis nulle en gestion d’une relation amoureuse, c’est un peu parce que je sais pas faire.

 

Evidemment, j’essaie de me soigner, d’arrêter de croire que je « dérange » systématiquement mon mec et que je peux l’appeler juste pour prendre des nouvelles et pas parce que j’ai une raison précise. Enfin, je fais ça aussi dans ma vie, je n’appelle jamais personne « juste comme ça », je parle rarement aux gens sur MSN « juste comme ça ». Du coup, je passe pour une bêcheuse mais bon.

 

Quoi qu’il en soit, va falloir que j’apprenne un peu à exprimer mes sentiments sans avoir peur d’effrayer monsieur. Après tout, avoir envie de l’entendre, de lui parler, de le câliner, c’est pas non plus une demande en mariage !

 

* En vrai, aucun jeune homme n’a été blessé dans cette histoire, juste un peu de feutre sur le nombril mais c’est pas ma faute.

Ciao l’’abbé !

En tant que journaliste, je me dois d’être au top de l’actualité donc aujourd’hui, je vais vous parler de l’abbé Pierre, hé oui. Hier, je me lève aux petites heures de l’après-midi
(hum, no comment !), j’éteins la radio avant qu’elle ne m’énerve, je trafique et puis, à un moment, je décide d’allumer la télé. Là, en lieu et place des téléfilms débiles de l’après-midi, l’abbé Pierre. Enfin sa biographie narrée par Patrick Poivre d’Arvor. Un coup d’œil sur le site du Monde et c’est bon, j’ai compris : il est mort.

 abbe-pierre

Alors le but de cet article n’est pas de vous raconter la vie de ce monsieur, de réaliser une hagiographie comme on en verra 150 sur les blogs dans les prochains jours. Alors
comment parler d’une « célébrité » décédée sans parler de sa vie, me demandes-tu, lecteur ? Mais en te parlant du traitement journalistique de l’événement, of course.

Alors voilà, l’abbé est à peine décédé que TF1 nous gratifie d’un beau reportage émouvant avec la voix sensuelle de PPDA qui narre les événements de la vie de l’homme qui dit non à la pauvreté en cet hiver 54. Ironie du sort, il est mort l’hiver où des jeunes bruyants avaient lancé leur propre initiatives des villages de tentes, les enfants de Don Quichotte. Puisque c’est pas le sujet de l’article, je donne viteuf mon avis sur le sujet, tiens. C’est vrai que la méthode est discutable, que ça faisait très bobo qui s’engagent, tout ça. Mais franchement, est-ce que c’est important tout ça ? Le gouvernement a (ENFIN) réagi en proposant des lois. Bon, après, on peut discuter de leur efficacité. Mais revenons à notre abbé.

L’abbé Pierre, c’est un peu le vieil oncle qu’on voit à Noël, on l’aime bien même si on sent qu’il glisse un peu vers l’âge où les souvenirs se font brumeux et le dentier baladeur. Le genre qu’on installe en bout de table et qu’on feindra de ne pas écouter pendant qu’il vous raconte sa guerre (une mondiale, Algérie, vous avez le choix) et qui s’assoupira avant le café. Mais on l’aime toujours bien. D’ailleurs, il était depuis si longtemps personnalité préférée des Français que je me demande encore pourquoi on persistait à poser la question aux gens. Et voilà, comme un homme de son âge, il est décédé. Le Français chéri disparaît, il s’agit de pas se louper, maintenant.

Comme vous pouvez vous en douter, les reportages sur sa mort étaient prêts depuis longtemps, on rajoute deux, trois images de l’hôpital où il est décédé et hop, on vous tient tout un JT ! Car il faut savoir que dans les rédactions, y en a plein de nécrologies de prêtes. Y a les classiques : Fidel Castro (ça va se révéler utile très bientôt, je pense) ou Boris
Eltsine, je suppose qu’ils en ont déjà faite une sur Benoît XVI… Et des plus étonnantes. Quand j’ai emménage à Paris en avril 2005, j’ai partagé mon appart 15 jours avec Clara qui faisait alors un stage à France 3. Elle m’a montré la liste des nécrologies prêtes et c’était marrant : Rainier (ah, ils s’en sont servis), Philippe Noiret (ah, ils s’en sont servis), Jean Paul II (ils ont plus rien en rayon !) mais aussi Liza Minelli ! Bon, ok, elle est rongée par l’alcool mémé mais elle est encore verte : son dernier mari l’a quittée car elle le battait !

Bon, évidemment, il faut les réactualiser, des fois parce que bon, la nécrologie de JP II, ça devait faire 10 ans qu’elle était prête et il en a eu du temps pour faire des choses, pépé. Parce qu’il était peut-être mourant mais quand même ! Alors là, pour remettre au goût du jour vos nécrologies, pas de panique, il suffit d’embaucher quelques stagiaires, vous leur filez les reportages sur votre moribond et ils vous remontent ça. C’est la magie du journalisme.

Enfin, une personnalité qui meurt, comme ça, ça fait toujours un peu bizarre. Je ne dirai pas que ça me fait de la peine parce que, franchement, c’est pas vrai. Mais c’est un peu comme l’arbre que j’avais devant ma fenêtre et qu’un jour, on a abattu parce qu’il était mort : il faisait partie de mon paysage et le fait qu’il ne soit pas là m’étonne… Pendant deux ou trois jours. Puis on s’habitue, on se souvient même plus de l’ancien arbre, depuis qu’ils en ont mis un nouveau. Une autre personne prendra sa place dans le classement des Français préférés, peut-être Zidane, peut-être un autre, qu’est-ce qu’on s’en fout, au fond.

En attendant, ça me fait penser que mon armoire explose, va falloir que je trie, je pense qu’Emmaüs sera ravi de récupérer des fringues que je mets plus. Bien que je re-rentre dans certains de mes pantalons, ça en fait autant à garder. Hé ouais, moi, de plus fumer, ça me fait même pas grossir !

Remplacer le besoin par l’envie?

Par Marine

Je voulais vous parler de Perrine.
Perrine, je la connais depuis du temps déjà.

16 mars 1992.

Dans la cour de ma nouvelle école. Tout le monde s’agglutine autour de moi. Je suis l’attraction. La nouvelle. Tout le monde est gentil. Moi, cette école, je la trouve juste… petite. L’ancienne me paraît immense à côté. Elle me manque. Ces nouveaux gens, je ne sais pas ce qu’ils me veulent. Vers le mois de mai. On a cours d’allemand. Le « maître » n’est pas là. On écrit des mots à la craie, sur le tableau. Elle, elle prend sa craie pour mettre « L’amitié vaut plus que tout » de sa plus belle écriture. C’était une de mes premières copines, alors. Pas la meilleure, ni la plus proche.

 

14 ans après, quand je lui rappelle ça, elle se moque. De la phrase ou d’elle-même?
Elle l’a fait mentir, cette phrase. Elle a grandi vite, Perrine. Elle a pas eu trop le choix, aussi. Elle a vu des hommes assez vite, elle a été la première à « le faire », dans mon entourage. Même si c’était pas du tout trop tôt. Elle m’a prise sous son aile quand j’étais timide et gauche. Elle m’a mise à l’écart quand je l’étais moins. Ou du moins quand je ne voulais plus l’être. Puis le temps a fait son oeuvre. Nos rapports se sont normalisés. Et j’ai une place à part. Je suis celle qui a réussi à sortir du schéma relationnel qu’elle établit avec ses proches, bien malgré elle-même. Aujourd’hui, elle est ma plus ancienne amie. Une des plus proches, aussi.

Quand je la regarde, parfois, je repense à la phrase écrite à la craie, sur le tableau de l’école primaire. Elle l’a fait mentir, cette phrase. Elle la fait mentir. Mais au plus profond, elle hurle de vérité. Pour Perrine, l’amitié vaut plus que tout. C’est un besoin plus qu’une envie. Ce qui rend ses amitiés souvent malsaines d’ailleurs. Tentaculaires, fusionnelles, oppressantes, exclusives. Exclusives du reste du monde. Quand on est le reste du monde, pour un instant, c’est dur. Puis on prend ses distances. On déteste Perrine. On la rejette. On lui veut du mal. Pas tant pour ce qu’elle est, mais pour ce qu’on est. Mais quand, en dépit de cela, on reste, et on garde une place, Dieu que c’est apaisant, d’être amie avec Perrine.

 

Perrine, elle a pourtant des difficultés. Elle sait pas ne pas être amoureuse. Oh bien sûr c’est beau d’être amoureux tout le temps, me dira-t-on. Oui, mais non. Perrine, elle est pas amoureuse d’un homme, mais de l’amour, de la stabilité. Comme pour ses amis, en fait. Elle a besoin d’être la fille stable, d’être la fille posée et rangée, alors que dans le fond, et elle le sait, et ça lui fait peur, elle n’est pas comme ça. Perrine, elle a passé 3 ans avec un homme. Qui venait de l’autre bout de la terre. Et qui y habitait. Elle a passé trois ans entre chez elle et le bout du monde. Et elle était heureuse. La distance, ça peut se surmonter. Perrine, elle est célibataire depuis peu. Elle reprend une nouvelle vie, elle essaie la légèreté. Seulement, elle y arrive pas. Si elle sort avec un homme, faut qu’elle se sente amoureuse de lui. Sinon ça va pas. Faut qu’elle rentre dans un rang. Alors ça me fait mal pour elle. Elle a peur de rentrer dans le moule de la célibataire endurcie, qu’elle dit. Elle me regarde, en disant cela. Mais dans le fond… Elle sait que j’ai pas tout à fait faux. Que ce qui est bon pour moi ne l’est pas pour elle et inversement. Mon problème à moi, il est inverse du sien. Moi j’ai besoin d’aimer pour être avec quelqu’un. C’est mon tort. Elle, elle a besoin d’être avec quelqu’un pour aimer. C’est le sien.

Aimer qui? Soi ou l’autre? Les deux, mon général.
 

Alors des fois, je me dis que Perrine devrait prendre ma place, un petit peu, découvrir qu’on peut profiter du quotidien tout seul, pour l’apprécier plus avec quelqu’un. Quand je lui ai dit ça, hier, Perrine, elle m’a répondu : « de toutes façons, les amies, y a que ça de vrai!! ».

 

Ben oui. Ca doit être que l’amitié vaut plus que tout ma belle. Elle t’aidera aussi à aimer.

Les Guignols

Ca fait longtemps, il me semble, que j’avais pas parlé télé alors allons-y gaiement. Bon, honnêtement, j’aurais préféré vous parler d’Alerte à Malibu ou de Sous le Soleil mais pour
le premier, j’ai promis à Lil de lui laisser la priorité (elle vient précisément de le faire, dingue!) et pour le second, faut que je reprenne la conversation que j’ai eu avec la même Lil sur le sujet mais là, j’ai la flemme en fait.

 Les Guignols : l'intégrale

Donc quelle est l’émission que je regarde à peu près quotidiennement et ce depuis plus de 10 ans ? Les Guignols de l’info. Honnêtement, je me souviens pas depuis quand je
regarde exactement, je me souviens juste d’avoir appris que le nouveau Premier Ministre était Balladur par les Guignols, donc en 94. Moi, à l’époque, je savais même pas qui c’était Balladur. Mais je pense que les Guignols ont joué une part dans mon apprentissage de la politique française. Attention, je parle pas des opinions, hein ! Je parle juste du nom des politiques. Donc voilà, ça fait presque 13 ans (aïe) que je mate tous les soirs ou presque cette émission satirique. Sauf que plus le temps passe, moins ça me fait marrer, j’avoue.

 

Les Guignols ont actuellement trois auteurs à plein temps, d’après wikipédia dont l’indétrônable Bruno Gaccio. Enfin, indétrônable, c’est même pas vrai, il part à la fin de
l’année. Donc Gaccio que tout le monde connaît plus ou moins, colérique (et vas-y que je casse la gueule à des photographes) et méchant. Il se sert des Guignols pour régler ses comptes persos et ça, j’avoue que ça me gonfle. C’est comme se retrouver au milieu d’une dispute entre deux personnes qu’on ne connaît que de nom et qu’on nous impose limite de choisir un camp. Et vas-y que je descends Durand, et vas-y que j’attaque maître Collard qui a eu le « malheur » de défendre une association de trisomiques contre Timsit (à cause d’un sketch écrit par M. Gaccio, comme de par hasard)… Perso, je ne suis pas fan du tout de Collard et de sa prédilection pour les affaires peoplo-médiatiques mais c’est pas le seul, il y a Me Vergès dans le même cas aussi… Bref, si certains sketches me font mourir de rire et deviennent des gimmicks genre « à l’insu de mon plein gré », « putain deux ans » ou encore « travailleurs, travailleuses, on vous ment, on vous spolie »… Et tout ça. Seulement, comme tout, les blagues les plus courtes sont les meilleurs. Certains sketches sont répétés à l’envi et à la fin, ça ne fait plus rire du tout. Bon, bien sûr, faire 5 mn de sketchs par jour, c’est pas évident non plus mais quand même.

 

Au-delà de ça, ce que je trouve fantastique chez les Guignols et surtout leurs auteurs, c’est l’image qu’ils ont d’eux-mêmes et de leur pouvoir. On prétend toujours que les
Guignols ont fait élire Chirac, ce qui me fait hurler. Si on regarde l’audience des Guignols, ils ont fait leur meilleur audience en 98 (soit trois ans plus tard), avec 6.8% d’audience.
6.8% ! C’est carrément rien. Donc en 95, on était encore en dessous. Or qui regarde les Guignols, concrètement ? Des gens qui ont une culture politique, déjà. Non mais faites regarder les Guignols à un étranger francophone qui ne connaît rien à la politique française, s’il rit une fois, ce sera le bout du monde. Comment comprendre la satire politique si on ne comprend pas la vie politique à la base. Ainsi, pendant longtemps, ma sœur qui ne s’intéressait absolument pas à l’actu n’aimait pas du tout les Guignols, ça ne la faisait pas rire. Par ailleurs, si en 95, ils ont réussi à faire élire Chirac, comment se fait-ce qu’en 2002, alors qu’ils avaient fait du gros contre Chirac avec Super Menteur et co, il se soit retrouvé au second tour et élu président ? Je vous pose la question. Perso, j’affirme haut et fort que les Guignols n’ont jamais eu d’influence sur ma façon de voter. Je dois juste reconnaître qu’ils m’ont rappelé qu’il devenait urgent que je m’inscrive sur la liste électorale de mon bled parisien. Ceci étant, les instances les plus hautes se méfient des Guignols, j’ai lu dans un journal y a quelques temps que les attaques systématiques des marionnettes contre Sarkozy inquiétaient le staff de ce dernier. Ouais, moi, c’est sûr, qu’on souligne la petite taille du monsieur, ça me donne trop pas envie de voter pour lui…

 

Autre fait que « j’adore », c’est le fait qu’ils ne supportent aucune attaque. Ils se sont pris quelques procès sur le coin du nez et à chaque fois qu’ils ont franchi la ligne rouge, ils en ont refoutu une couche par derrière. Par exemple, ils créent une polémique en montrant Raymond Barre nu pour la pré campagne de 95. Ils font un nouveau sketch où ils floutent
le pénis ou rajoutent un slip… Quand ils ont crée une nouvelle polémique en annonçant qu’ils s’arrêtaient, ils ont fait un sketch quelques jours plus tard où on voit les trois auteurs et De Greef attachés sur des croix sur le toit de Canal + pour faire acte de pénitence. Trop drôle… Cette histoire d’arrêt de l’émission, justement : formidable coup de pub. Le vendredi, ils annoncent leur arrêt, reprenant en 5 minutes tous les griefs qu’on leur a adressé (dont l’élection de Chirac). Le lundi, ils reprennent comme si de rien n’était, augmentant leur audimat qui atteint… 6.5%.

 

Aujourd’hui, dès qu’ils sont attaqués, ils répondent aussi sec : « c’est scandaleux qu’on ait pas le droit de rire de tout ». Rire de tout, oui. Se servir d’une émission satirique pour « détruire » une personne qu’on aime pas, non.