Elle est dans ton cul la crise

Par Lucas

C’est un peu ce que j’ai envie de dire à chaque fois que j’entends quelqu’un se vautrer allègrement dans ce poncif : « célacriz ».

Purée, mais la crise c’est Wonderwoman : elle supporte à elle seule tous les maux de la Terre. Dès qu’il y a un truc qui ne va pas c’est la fautàlacriz.

Je ne sais pas pour vous mais perso ça m’agace prodigieusement cette facilité et ce fatalisme !

Facilité parce que si on se sortait les doigts du cul, si on allait de l’avant on pourrait trouver des solutions sûrement plus efficaces que les classiques remèdes plus ou moins keynésiens.

Fatalisme parce que la gente del barrio se complait là dedans pour justifier tout et n’importe quoi.

Tu n’trouves pas de boulot ? Ah bah oui mais c’est la crise.
Le cout de la vie augmente ? Ah bah oui mais c’est la…
Les bébés phoques sont tués ? Ah bah oui mais c’est…  

Tiens d’ailleurs c’est étonnant qu’on ait pas dit que c’était la fautalacriz le coup des deux marins qui ont chaviré au Vendée Globe et le motard qui s’est tué au Paris-Dakar-mais-en-fait-cette-année-c’est-en-America-del-Sud-et-s’ils-ont-émigré-c’est-la-faute-aux-terroristes-c’est-pas-la-fautalacriz.

Bon d’accord, je suis un peu mauvais esprit. Mais pour moi c’est aussi un bon prétexte pour évoquer autre chose. J’en ai tellement marre qu’on nous impose des images comme des vérités. Tellement ras le bol de cette lobotomisation. « Le Bac S, c’est le meilleur » ; « Les Allemands sont plus rigoureux que les Français » ; « Le Bourgogne, ca donne mal au crâne ». Entre autres…
La crise, ça fait 3 mois que les média nous la balance à toutes les sauces.
Si on fait le bilan des actions gouvernementales en Europe qui soient des actions non pas réparatrices mais « proactives » (pffff, vocabulaire école de commerce) pour lutter contre cette stagnation et relancer l’activité, eh bah ledit bilan est nul.

Faut arrêter les conneries. Les salaires n’ont pas baissés, le niveau de vie non plus (cf numéro spécial de Capital en fin d’année) mais on a tellement martelé « célacrwahiz » que les ménages sont devenus circonspects donc ont restreint la conso. D’ailleurs, je suis sûr que les média ont un rôle dans le maintien et le renforcement de ladite crise, tout ça parce que ça fait vendre du papier que de mettre ces 5 lettres en gros titre partout…
Mais si on se bougeait tous un peu les fesses, y aurait pas moyen de relancer la machine ?

Rappelez-vous vos cours au collège où on nous a appris le coup des cycles Juglar et Kondratieff (c’était au collège parce qu’après au lycée j’ai fait littéraire et c’est surement pas là que j’ai appris ces trucs là…).
On est en phase descendante depuis quelque temps alors maintenant on se sort les doigts du cul et on va de l’avant pour remonter la pente. Allez, on consomme, on rigole, on s’éclate. On chante tous « We are the Weeeeeeeeeurld »

Et pour se redonner le moral, on fait plein de jeux de mots pourriiiiiiiiiiis comme nous le propose Al Dente La Crise.

T’as Vu la Crise ? Quess qu’elle a grossi !
C’est la Crise sur le Gateau !
Il fait froid, la Crise fait son Show !
Ne Mets Pas tes Doigts Dans la Crise !
La Crise : What Else ?

Tiens, avant que vous ne mettiez vos commentaires pour dire à quel point je suis un gros naïf et que je mérite des claques et bordel Louka laisse nous bader en paix, je vous mets un lien vers une anim que j’avais faite. J’avais honteusement copié la diatribe d’Edward Norton dans « la 25 ème Heure ». Ca s’appelle YANAMAR et c’est sur cette page.

Pour la suite de « Comment j’ai séduit ma Libraire » on va temporiser un peu le temps que Nina me dise si l’histoire vaut la peine d’être publiée.

Au nom de l’esthétique, interdisons le botox

De temps en temps, je me plonge dans la presse people, un peu pour mon boulot même si j’ai ordre de ne plus trop m’occuper du site people pour concentrer mes efforts sur mes deux autres site, mais aussi pour le côté gossip qu’on trouve sur certains sites. Ok,
se moquer, c’est mal, gna gna gna mais on ne va pas non plus pleurer des liftings ou liposuccions ratées non plus.

Or depuis quelques temps, nous avons de plus en plus droits à ces visages figés plastifiés effrayants : le botox a encore sévi. Quand on regarde des Nicole Kidman, des Madonna, des Rosanna Arquette, des Demi Moore, j’en passe et des meilleures, j’ai peur, franchement. C’est le bal des sorcières et pas des sorcières sexy à la Charmed, non, les vraies sorcières qui font peur. A l’arrivée, on ne sait plus si c’est la star elle même que l’on voit en photo ou sa statue de cire, c’est troublant. Et quelque part, ça me navre.


Je peux comprendre que quand on a un métier public, on est obligé de faire attention à son image. Les femmes que j’ai citées, leur visage et leurs corps sont un outil de travail qu’elles sont contraintes de plier aux canons de beauté en vigueur. La minceur et la jeunesse sont à la mode, faisons du sport voire liposuçons nous, botoxons et liftons nous. Quand nous, on fait un bilan de compétences, elles, elles passent chez leur chirurgien esthétique. On pourrait les blâmer, leur cracher à la figure que c’est leur faute si nous, pauvres anonymes, sommes obligées de rester minces quoi qu’il arrive et de s’étaler des dizaines de crèmes sur la tronche pour paraître éternellement jeunes. Perso, je fais du sport pour avoir un corps au top et je m’étale tout un tas de produits sur mon petit corps qui ne demande rien mais j’assume : c’est aussi parce que j’aime bien. Surtout parce que j’aime bien. J’ai même commencé l’antirides mais on subit les influences que l’on choisit, finalement.

Seulement, arrive un moment où la course à la beauté provoque des dégâts considérables. Je ne relancerai pas le débat sur la minceur, la minceur est un critère de beauté comme les cheveux longs : tous les hommes n’en sont pas fans, question de goût. Mais certains aiment. Par contre, ne me dites pas que ces visages plastiques et effrayants puissent réellement plaire à quelqu’un et en premier lieu aux propriétaires de ces dits visages. On se retrouve avec des stars de 40 ans qui en paraissent 20 quand elles sont botoxées et maquillées mai elles ont toute la même tronche et je ne parle même pas des implants faciaux pour avoir de bonnes joues rebondies, les injections de collagène qui les font ressembler à Daisy Duck ou autre… Du coup, on se retrouve avec une Meg Ryan qui ne ressemble plus à rien, à part à une starlette qui refuse son âge. Mais au secours quoi ! Et que dire de Madonna qui, sur certaines photos,
ressemble à une sœur cachée des frères Bogdanov… Brrrrr, ça m’en fait froid dans le dos. On gueule parce que ces femmes n’ont pas le droit à un kilo en trop. Là, on oublie la question de la morphologie, certaines femmes sont naturellement minces. Quand je vois ma collègue, Louise, qui revient de son congé maternité aussi mince qu’avant sa grossesse, c’est naturel. Cette femme est taillée pour être mince, elle ne s’est pas fait liposucée. Mais par contre, notre visage se marque au fur et à mesure du temps et ce n’est pas un drame, c’est juste la vie. Dans ma famille, on ride peu mais je sais quelles rides j’aurai parce que c’est génétique, je sais que j’en aurai sur le front et autour de la bouche en premier mais je vais pas commencer à m’injecter du poison dans la figure pour retarder l’inéluctable.  On peut retarder l’inéluctable, rendre son corps tonique et utiliser des crèmes pour garder une élasticité de la peau mais se la figer, pitié. Nous connaissons l’âge de ces femmes, qui veulent-elles tromper ?

Et quelque part, ce qui est dramatique, c’est de lire des articles comme dans Biba qui exalte ces quadragénaires et quinquagénaires qui font de la pub en nous expliquant que le jeunisme est mort. Mais c’est archi faux. Le jeunisme est plus que jamais d’actualité, au point que des femmes ne peuvent plus rire, qu’elles ont perdu tout leur charme pour se ressembler les unes les autres et sortent même avec des petits jeunes. Et on veut me faire croire qu’elles acceptent leur âge ? Heu… Comment dire ? Vous êtes sérieuse là ? Quand on voit Demi Moore avec sa fille, on a du mal à savoir qui est la mère de la fille. Elle a limite l’air plus jeune que moi avec ma mini ridule sur le front.

Ceci étant, moi, j’attends. Le botox est une technique récente, on ne connaît pas les effets à long terme. Pas sûr que dans une dizaine d’années, quand je flirterai avec la quarantaine, on se précipitera encore à se faire des piqûres pour se faire injecter un poison végétal pour avoir l’air plus jeune. Peut-être que d’ici là, on se rendra compte que pouvoir rire ou avoir des expressions faciales est finalement plus important. Ou que, comme les hommes, les femmes ridées ont un sacré potentiel de séduction.

NB : Ayant mis deux heures (pour de vrai) à mettre les deux images, je laisse tomber. Vieux pc agonisant (pas celui du virus, l’autre, 6 ans d’âge). Mais bon, des gens meurent en Palestine, bordel.

Le crachoir ou l’origine de ma lose

Par Keira

Cela fait déjà quelques années que je cultive cet art si précieux qui m’a permis de nouer des liens avec d’étranges individus.

Il faut, pour commencer, avoir une bonne grosse dépression nerveuse pendant votre adolescence. Ca permet de mettre en place de bonne bases de manque de confiance en soi et tout ce qui va avec. Que ce soit le manque de relations, la peur de l’autre et la phobie du futur.

Après avoir découvert un substitut à vos problèmes, qui dans mon cas s’est appelé internet, et rencontré via des forums, un bon paquet de gens dans votre cas, prenez soin de prendre rendez-vous avec un psy-psychopathe qui vous terrorise tellement que vous décidez de retourner passer votre bac après trois mois d’absence au lycée.

Finalement vous arriverez sans doute à passer le bac sans problème grâce à une chance de cocu. Que vous ne pouvez pas être car toujours désespérement seule.

Votre bac en poche vous refusez la pression parentale qui vous voit diplômée de Science-Po dans un futur proche pour vous orienter en fac de cinéma-audiovisuel.

Vous y rencontrez plein de gens bien et vous amusez follement. Vous rencontrez aussi votre premier connard. Que vous larguerez d’une manière aussi minable que le mec. Mais ça vous fera toujours plaisir des années après.

Après trois ans sur les bancs de la fac, un autre petit ami (cette fois beaucoup plus réussi), des flirts et compagnie, vient le moment de se dire que finalement la fac ne sert à rien. Mais ne croyez pas que cette réalité vous soit venue naturellement, vous êtes un peu trop stupide pour cela. Non, vous avez reçu l’aide de connard numéro 2. Celui-là vous ne vous y attendiez pas à son côté connard. Certes, votre mère ne le sentait pas, mais bon… faire confiance à 200% au jugement de sa mère, il faut du temps pour l’accepter. Et vous n’étiez visiblement pas prête.

Erreur de débutante là encore. Vous vous laissez entraîner dans un cycle infernal qui vous fait quitter à la fois la fac et votre maison familiale pour vivre avec des potes et votre mec. Autant dire que l’évolution psychique = zéro et que l’évolution de votre pourcentage de matières grasses dans le corps monte en flèche.

Après un an et quelques mois passés à ne rien faire (sauf cas de grande urgence financière), votre connard et vous ne vous sentez pas en osmose totale et vous retournez chez vos parents. Deux mois après Noël, jackpot, vous êtes cocufiée comme jamais, tout le monde le savait mais personne n’a eu la courtoisie de vous prévenir. Et cela, vous l’apprenez, tant qu’à faire, le jour de la Saintt Valentin.

Evidemment vous vous trouvez dans la foulée un mec gentil que vous traitez mal parce que dans votre tête ça débloque pas mal. Et donc vous le laissez tomber comme une vieille chaussette, ce qui n’est pas dans vos habitudes et crée le début d’une nouvelle boucle de « je suis trop conne, je ne vaux rien ».

Quelques mois plus tard, vous reprenez du poil de la bête et vous dites « fuck les cons, je vais faire ce que j’aime ». Vous voici pleine d’entrain, vos parents vous soutiennent comme toujours et vous avez une illumination « tiens, maquillage c’est bien ! ». Ni une, ni deux… vous foncez !

La rentrée inquiète, c’est pouffe-land à l’horizon, pas trop votre tasse de thé.

Mais vous avez encore de la chance, votre classe est la plus âgée, la plus mature, donc ça se passe bien. Même très bien.

Vous aviez décidé de faire une croix sur l’amour pour les deux années à venir histoire d’éviter les rechutes dans la connerie. Bon choix, vous économisez vachement sur la crème dépilatoire. La première année se termine bien , vous avez même réussi à partir à Londres comme vous le vouliez. Votre stage à la télé était intéressant, vous avez rencontré des célébrités, on dit que vous savez bien maquiller. L’ego est gonflé à bloc.

Deuxième année de maquillage… une classe sans vos copines. Une classe avec son lot de boulets. Ca pourrait aller si vous n’étiez pas l’une des plus âgée, la majorité ayant l’âge de votre petit frère mais avec les envies et les délires de jeunes de 16 ans.

Vous découvrez aussi que vos « amis » de longue date sont chiants. Oui, ça se plaint tout le temps. Et la conversation ne vole pas bien haut. Les soirées sont chiantissimes. Les gens bien ne viennent plus justement pour cette raison.

Les amis ont des métiers qui leurs prennent tout leur temps et parfois ont tellement changé qu’on se dit qu’on a plus rien à leur dire.

Il paraît que c’est ce qu’on appelle « entrer dans l’âge adulte ». Ouais, bah merci bien….

Vous collectionnez donc la lose.

Que ce soit les plans foireux, les soirées pourries, les gens qui vous prennent pour leur mouchoir quotidien mais ne retournent jamais la faveur quand il y a besoin.

Votre crispation est telle qu’on la remarque. Vous êtes à deux doigts d’insulter tout le monde, de hurler, de dégueuler toute la haine et la rage qui vous habite.

Vous n’avez pas souvent été dans cet état. Même jamais. Et c’est difficile à gérer.

Actuellement vous retournez hiberner sous votre couette le soir pour éviter de sortir et voir des gens qui vont forcément vous énerver.

Vous ne retournez pas les appels, vous faites la morte.

Et vous vous dites que la seule solution c’est de prendre son mal en patience, de gagner de la thune et de partir très loin d’ici.

Les petits posts amusants reviendront peut-être un jour. L’esprit léger est souvent là pour votre famille. Qui heureusement ne change pas et à même tendance à s’améliorer tous les jours. Le reste de l’humanité ne vous intéresse pas. Sauf ces gens incroyables qu’on découvre dans Rendez vous en Terre Inconnue. Parfois vous enviez leur ignorance et leur vie dure mais bien remplie de choses essentielles.

Vous avez besoin de spiritualité. Et vous vous demandez si croire enfin en quelque chose ne serait pas un réconfort.

En attendant, c’est le boulot qui vous fait tenir. Dans un sens, c’est déjà ça.

I think I’m paranoid

Hier, il m’est arrivé un truc pas vraiment passionnant, un épisode de plus dans l’éternelle saga « Nina et la loi de Murphy », saga qui commence à me les briser menu, autant vous le dire. Suite à mon emménagement, un soir, prise de folie, je décide de cuisiner. Or j’ai une gazinière, je tourne le bouton, pose l’allumette devant le brûleur et…rien. Je teste tous les brûleurs, rien. Bon, vu que je n’ai toujours pas explosé, je pressens une explication : il faut s’abonner individuellement au gaz (je rappelle que j’ai le chauffage collectif alors j’ai cru que…).



Profitant de ma grippe la semaine passée et de mon assignation à résidence, je demande donc à GDF de me raccorder au gaz. Une gentille dame me répond que des techniciens viendront le jeudi 09 janvier entre 7 et 10h. Mardi, je reçois un sms que je survole confirmant le rendez-vous , siouper ! Et nous voilà le jeudi et je poireaute. A 10h, n’ayant vu personne, je pars de chez moi, furax, sur le mode : « évidemment qu’ils ne sont pas venus, le contraire m’eut étonné, y a tout qui foire en ce moment, blablabla ». Agacée, je vérifie l’heure donnée sur mon sms et je fronce les sourcils. Le sms a été envoyé le 07/01, soit le mercredi et le rendez-vous était pris pour le jeudi 09. Sauf que le jeudi, c’est pas le 09 mais le 08… En fait, si les techniciens ne sont pas passés, c’est juste parce que j’ai retenu la mauvaise partie d’une date erronée. Mais à aucun moment, je n’ai pensé à vérifier, persuadée d’être une nouvelle fois victime de la fameuse loi de Murphy qui me pourrit la vie depuis presque 6 mois maintenant.


Pourtant, j’ai de quoi virer parano. Un autre exemple. Fin novembre, je termine de remettre mon ancien appartement en état (non qu’il soit particulièrement abimé mais le fignolage, ça prend du temps). Or, bonne blague, le double des clés à disparu, je l’avais filé à ma sœur y a un an et quelques et il ne réapparaît pas. Bon, ben vu l’honnêteté de mon proprio, je décide d’aller faire des doubles, ça me coûtera moins cher. Je commence à envisager de ne pas avoir les clés à temps, m’y prenant un peu la veille pour le lendemain mais je trouve un serrurier entre mon domicile et mon boulot, les clés prêtes le soir même, pas de soucis. Le tout pour la modique somme de 45 euros (argh !). J’explique dans la journée à Vicky via mail que j’ai été un peu injuste avec la vie genre j’étais persuadée qu’il y aurait forcément une couille avec ces foutues clés mais non, je les aurais en temps et en heure, merveilleux.



Evidemment, le lendemain, j’ai testé les clés et elles ne marchaient pas. A 2 mn30 de les rendre, c’est la merde. J’explique mon cas à la logeuse (ce n’est pas encore l’état des lieux), elle me laisse un autre jeu de clés et je vais les refaire. Là, ça marche, merci bien. Mais voilà, c’est typique : à l’arrivée, c’est juste pénible et une perte de temps mais j’en ai marre. En ce moment, ma phrase fétiche, c’est « est-ce que je pourrais pas juste avoir tout qui marche pendant 5 minutes ? ». Et bé non. Quand les choses semblent bien se goupiller, y a toujours un truc qui merde. Je passe mon temps à courir, à stresser, à essayer de trouver des solutions alternatives mais rien. Parfois, c’est ma faute (genre mon ordi qui ne démarre plus, c’est un peu parce qu’il est infesté par un virus chopé sur la mule), parfois c’est juste la fatalité qui s’acharne encore et encore (genre le train qui s’arrête en pleine voie alors que je suis pas en avance, n’importe quel problème de transport, un récurent, But qui n’est pas foutu de faire son boulot…).


Mais là, je suis officiellement paranoïaque. Je suis persuadée en permanence que ce que je fais ne marchera pas. Que si je commande un truc sur le net, ça n’arrivera pas. Et c’est assez fatigant à force, cette espèce de poisse qui me rend super négative car je ne suis pas quelqu’un de négatif. Mais force est de constater que ça fait 6 mois que ça dure, depuis que j’ai perdu ma carte bleue, précisément, mon déménagement a connu un nombre incalculable de rebondissements à la mords-moi-le-nœud, l’emménagement un peu moins mais pas forcément mieux, je suis malade… Et j’en viens sincèrement à me demander ce que j’ai pu faire pour mériter ça.



Alors, s’il vous plaît, je peux pas avoir juste quelques minutes de répit ? Genre si la migraine ophtalmique que je traîne depuis deux jours pouvait s’arrêter, ce serait sympa, merci bien. Non parce que là, la crise de nerf se rapproche chaque jour de plus en plus et jeter un ordinateur par la fenêtre (ou un responsable de But Nanterre qui est un fieffé connard mais il n’en a pas fini avec moi), ça peut causer pas mal de dégâts.

Je suis un boulet, je suis littéraire

J’aime bien quand notre gouvernement adoré me fait bien sentir comme un poids pour la société. Il y a quelques temps, Sarkozy avait dit, je cite : « il faut faire en sorte que la section littéraire ne soit pas une voie de garage ! ». Hein de quoi ? Tu veux dire que mon bac, il vaut tripette, que je suis partie là parce que j’ai pas voulu faire un bac pro ? Et là, c’est reparti : tiens, si on supprimait l’hist et géo pour les terminales S ?



J’avoue que cette nouvelle m’a profondément gonflée sur le coup. Vite, vite, produisons des ingénieurs, la culture G et les matières littéraires, mais quelle perte de temps. Qu’est-ce qu’on s’en fout de l’histoire, c’est le passé et c’est loin, loin. La géographie ? Ta secrétaire se chargera de te réserver les billets. Ben ouais, elle, elle a fait littéraire, la pauvresse, et finit comme une conne à taper sur son ordi ce que tu lui dictes… Tu crois que connaître la capitale du Honduras, ça va aider à trouver un vaccin contre le SIDA ou résoudre l’équation de Fermat ? Non alors tu vois que ça sert à rien l’hist et géo.

Evidemment, imagine comme je suis un boulet. Non seulement j’ai un bac littéraire (mais spé maths et je suis hypra forte en sudoku et calcul mental, je ne suis pas trop un cas désespéré) mais en plus, j’ai une maîtrise d’histoire. Mon dieu, j’étais bien mal partie dans la vie, j’aurais pu finir prof d’hist et géo, la matière qui sert à rien, là. Dieu merci, les aléas de la vie m’ont ballotée de journalisme en community management pour atterrir dans une régie pub. Malgré mes multiples voies de garage (j’ai entendu récemment une fille dire « moi, la fac, je voulais pas y aller, c’est pour les branleurs ! ». Ca fait toujours plaisir, surtout que je crois que j’ai jamais autant bossé de ma vie mais bon…), je m’en sors pas si mal que ça pour le moment.

Je force certes le trait mais j’en peux plus de cette culture où l’efficacité prime sur la diversité des connaissances. Sans prêcher particulièrement pour la cause de l’histoire et géographie (je n’ai pas d’actions dans les livres traitant de cette matière), je crois qu’un éventail large de discipline ne fait jamais de mal à personne. Chacun ses domaines de prédilection bien sûr mais dans ma filière pourrie, j’avais aussi des cours de sciences, certes peu poussés mais suffisamment pour comprendre que mettre trop de trucs sur le toit de la voiture la rend moins aérodynamique donc plus lente (et ça coûte plus cher en essence), je connais les principes de base de la reproduction et de l’effet de serre. Ca m’évite par exemple de creuser ma ridule du front que j’ai rebaptisé « ridule de la perplexité » quand on me parle de réchauffement de la planète. Je suis même assez calée pour comprendre les tenants et aboutissants de la grippe A mais j’ai lu un article extrêmement complet sur le sujet, aussi.





Alors c’est sûr que ma culture générale ne me sert pas quotidiennement dans l’exercice de mes fonctions. Par exemple, mon goût pour la renaissance italienne, Moravia ou Rostropovitch, je ne l’utilise pas tous les jours, pas plus que les règles de base de l’aérodynamique ou les ions et les anions et je ne sais plus résoudre une intégrale. Pas même du premier degré. Mais si je n’en ai pas d’utilisation concrète, toutes ces choses ne me paraissent pas inutiles, loin de là. Si on revient à l’hist et géo, qui peut comprendre le monde dans lequel on vit sans maîtriser un minimum l’histoire au moins du XXe siècle ? Et encore, tout ne s’explique qu’en repartant plus rien dans l’histoire, tout en maîtrisant un minimum la géographie, l’histoire des empires. Par exemple, qui sait que l’installation des premières colonies juives en Israël datait des années 20, quand la Palestine était sous protectorat anglais ? Quand on nous dit aujourd’hui que la 4e guerre mondiale risque de partir de cette région du monde, si on n’a pas ce socle historique, on risque de ne pas bien comprendre pourquoi les gens qui vivent là-bas se tapent dessus.

Mais manifestement, pour nos gouvernants, les scientifiques, notre chère élite de la nation, donc, n’a pas besoin de savoir tout ça. Ce n’est sans doute pas dans la géopolitique que se situe le vaccin du SIDA. Par contre, c’est con mais connaître les mouvements des populations à travers le monde pour comprendre la propagation d’une pandémie, ça peut aider… Par exemple.

Ce qui est bien avec l’indécence, c’est qu’elle est sans limite

Ok, j’ai hésité à écrire cet article mais en ce moment, je suis imbuvable alors autant y aller gaiement. Je vous ai déjà épargné mon bilan 2008 qui tournait surtout
autour du fait que rien n’allait depuis quelques mois, ma crise mystique depuis la mort de ma grand-mère, mon amour familial qui explose (tous ces articles ont été écrits, je précise). Mais y a
quand même des trucs qui me font doucement marrer. Notamment l’indécence de certaines personnes que tout le monde reconnaitra, merci (je viens juste d’être au courant des plaintes de la personne
me concernant).




Début décembre, je perds donc ma grand-mère. Quinze jours plus tard, très précisément quinze jours plus tard, Lucie fête son anniversaire sur Toulouse, c’était
prévu bien avant, j’ai été invitée dès novembre. Or qui n’a pas été invité ? Un mec qui, paraît-il, a été un jour mon meilleur ami et qui me prouve une fois de plus que mes deuils, il n’en a
franchement rien à foutre. Vexé comme un pou de ne pas avoir été invité, voilà que tout à coup, ça ne le gêne plus du tout d’être dans la même pièce que moi. Le même qui l’été dernier, alors que
Lucie faisait une fête chez ses parents à lui pour son départ en DOM avait hurlé « je te préviens, si elle vient, la soirée se fera sans moi, il est hors de question qu’on soit dans la même
pièce ». Je voudrais bien croire que les gens changent mais faut pas trop se moquer de moi. Comme de par hasard, quand il est le premier à être invité, il est HORS DE QUESTION qu’on puisse
même envisager ma présence mais quand les rôles s’inversent, de suite, il fait tout pour être présent. Mais quelle classe, ce monsieur.




J’aurais aimé croire qu’il n’était pas au courant pour ma grand-mère mais je sais qu’il n’en est rien, je me demande même limite si ce n’est pas lui qui a prévenu
Lucie puisqu’elle m’a envoyé un texto de condoléances et je ne sais pas de qui elle l’a appris, vu que ce n’est pas d’Anne. Alors quand Lucie m’a demandé si c’était possible qu’il vienne, je lui
ai clairement fait comprendre qu’un type qui hurlait il n’y a pas si longtemps qu’il était hors de question qu’on soit en même temps dans la même soirée ne pouvait agir ainsi que par orgueil mal
placé. Je n’ai pas dit non, je lui ai juste fait comprendre que je n’étais pas en état de supporter ça. Je pense que n’importe qui de décent l’aurait compris. Mais là, j’apprends qu’il
tourne la situation à son avantage, que c’est moi la méchante, qu’il était prêt à enterrer la hache de guerre. Mais quelle hache de guerre ? Il n’y a que toi qui la brandis encore,
expliquant il n’y a pas si longtemps à une amie commune : « de toute les amies de Nina, c’est toi que je préfère », ce à quoi elle a répondu : « C’est marrant, Nina, elle
me parle jamais de toi ! ». Hé oui. Tout ceci était y a si longtemps, dans une autre vie, celle où je n’étais qu’une pochtronne chômeuse et au bord de la dépression (voire franchement
dedans, j’ai du mal à dire). Hé oui, tout ça. Depuis, je suis devenue une grande fille qui travaille, ne boit que de façon épisodique et irait à peu près bien si sa grand-mère n’était pas morte
il y a un mois. Le à peu près concernant les aléas pénibles de mon déménagement.




Alors j’aurais pu être une gentille fille et ne pas souligner mes réticences, le laisser venir à une soirée où la moitié de l’assistance n’avait pas envie de le
voir. Mais j’ai trouvé ça trop facile. On ne peut pas traiter les gens comme de la merde et ensuite leur demander l’indulgence. Il n’était pas question d’enterrer la hache de guerre, il ne
m’aurait pas adressé la parole de la soirée, pas même pour dire bonsoir, son seul but étant de rassurer son ego : ne pas être invité à une soirée, impossible. Parce que je sais pertinemment
que si les rôles avaient été inversés, il aurait tout fait pour que je ne vienne pas. Ceci étant, les rôles auraient été inversés, je n’aurais pas insisté, j’aurais proposé à Lucie qu’on se fasse
un après-midi entre filles ou quelque chose car je sais sa position délicate, c’est pas la peine d’en rajouter.


Bref, je n’aurais jamais imposé ma présence à une soirée où je n’étais pas invitée au départ. Je n’aurais pas forcé cette personne à subir ma présence alors qu’elle
est en plein deuil en faisant tout pour la faire se sentir exclue (car je suis persuadée que ça se serait passé ainsi). Je n’aurais pas osé ensuite me faire passer pour la victime de cette
vilaine qui ne veut pas faire la paix. C’est ce qu’on appelle la décence, dans mon jargon. La classe, aussi.




Il y a des jours, comme ça, où j’ai envie d’envoyer un mail à cette ancienne amie qui avait dit de moi que je ne savais pas m’entourer après avoir rencontré cette
personne indécente. Juste pour lui dire qu’elle avait totalement raison mais que maintenant, j’ai nettoyé mon entourage et n’est gardé que le meilleur. Genre des gens qui ont été là quand ma
grand-mère est partie. Là avec moi, pas contre moi… Parce que c’est bien gentil de jouer les victimes outragées mais s’il avait vraiment été question d’enterrer la hache de guerre, mon
numéro de téléphone et mes mails n’ont pas changés. Le fait de pleurnicher comme un gamin sur son blog plutôt que de m’expliquer en privé qu’il souhaitait qu’on passe tous une bonne soirée est, à
mes yeux, plus révélateur que tout le reste.

 

NB : Si, si, j’ai été soft.

Confessions intimes ou comment je deviens sociopathe

Hier soir, j’ai pas passé une super soirée car j’ai dû me battre avec mon pc qui est mort ou à peu près vu qu’il ne veut plus démarrer. Enfin si mais écran bleu, erreur fatale… Je peux juste accéder au mode sans échec. Si quelqu’un peut m’aider, ce serait adorable, merciiiiiiiii.

Donc j’étais énervée et je décide de regarder Confessions intimes pour me « détendre ». J’avoue que je ne suis pas familière du tout avec l’émission, je l’avais jamais regardée en entier je crois. Et après le visionnage qui laissera des traces mémorables dans ma mémoire, je comprends pourquoi : cette émission nous rendra fous et solitaires, y a pas d’autres issues.

Sans vous raconter les épisodes d’hier en détail, on a eu droit à des couples bancaux avec des mecs tyranniques et machistes, un gamin avec un comportement déviant qui inquiète ses parents et une mère abusive. Moi, à la fin de l’émission, j’ai  juste envie de me ligaturer les trompes et de partir dans un couvent histoire de ne plus jamais avoir à faire avec la gent masculine.

Alors, évidemment, tout ça n’est que mise en scène de pauvres gens limite ravis d’avoir un problème pour passer à la télé. Hier soir, y avait même des gens de ma ville natale, j’avais les racines douloureuses, pour le coup. Je comprends les gens du nord qui râlent de voir que la plupart des cas sociaux télévisuels viennent de chez eux. Ou de Nice pour le lot de cagoles. Si visionner un ou deux reportages comme ça, c’est marrant, autant tout une émission, là, j’ai le vertige. Je suis certes très sensible en ce moment, dans tous les sens du terme, mais bon sang, là, j’ai quand même envie de vomir, envie de frapper le connard avec son chien, le connard qui flique sa femme ou la chiante qui est toujours en train de coller son mari « bon, tu t’occupes de moi, dis, dis, hé, hé ! Regarde moi ! Houhou, parle plus à tes potes ! » Mais au secours, sortez moi de là.

A la limite, moi, j’ai la télécommande, un bouton et le cauchemar est terminé mais toutes ces vies sur le même modèle médiocre, ce désir fou de passer à la télé que je ne comprendrai jamais. Quand je vois des caméras dans la rue pour un micro trottoir, je fais un gros détour, laissant les dindes gloussantes (« hiiii, y a la télé ») faire un coucou derrière. Puis je me pose la question de l’utilité de ces émissions. Trouver ma vie plus belle ? Parce que vous pensee que tout cette misère humaine jetée en patûre aux spectateurs me réconforte d’une façon ou d’une autre ? Ouais, super, je me sens plus belle, plus intelligente, je me rends compte que savoir parler en conjugant correctement les verbes n’est pas donné à tout le monde, même ceux qui s’affirment « littré » (ohohoh!), que je n’ai rien en commun avec cette France deschienne… Mais en fait, non, ça me fait peur. Parce qu’au delà de l’aspect « France profonde » qui se donne à fond pour bien passer à la caméra, y a cette sensation que le bonheur est une chose si fragile et qu’il est vraiment trop facile de tomber dans des comportements hallucinants de bêtise sans même s’en rendre compte.

En attendant, j’ai plus envie de me mettre en couple, plus jamais, et ne pas faire d’enfants car soit ils auront des comportements bizarres, soit je les étoufferai par mon côté mère abusive et ils appelleront TF1 pour régler ce conflit (mais quelle idée) et la fille qui fera peur dans le poste télé, ce sera moi.

La blogosphère, c’est comme le lycée en pire

Vous avez décidé d’ouvrir un blog, félicitations, vous voici sur le point de pénétrer un univers régi par ses propres règles, ses codes, son classement wikio, ses copinages, linkages, black listages, coucheries… Et oui, vous voici de retour au lycée.


En fait, la blogosphère, c’est rigolo si on reste un peu à l’extérieur et qu’on prend tout ça à la rigolade mais pour certain, le blog et sa pseudo influence, c’est la vie, une vengeance sur les années de collège où on était un être invisible pour la plupart de nos camarades. Hé, mec, regarde, je suis devenu un blogueur influent et je vais même à des soirées où y a Bernard Montiel ou Nikos Aliagas. Oui, j’ai assisté à ce genre de soirées, ok, j’avoue mais au lieu de me sentir la plus populaire du lycée, je me suis sentie légèrement has been, étrange…

Bon, il y a de très bon blogs, très intelligents, des gens qui ne cherchent pas à être dans les soirées hypes de la blogo, à être pote avec untel ou unetelle, qui ne linkent personne parce que ça leur est égal et si wikio n’avait pas un nom sensiblement proche de wikipedia, ils n’auraient aucune idée que c’est un truc sur Internet. Mais ceux là ne sont pas drôles à observer. Intéressants en eux mêmes certes mais pas drôles, comment on fait pour se moquer entre nous, après ? Non, nous, on veut les stars, ceux qui pensent qu’être linkés sur plus de 20 blogs « influents » fait d’eux des êtres d’exception. Ceux qui pensent que quoi qu’ils fassent dans la vie nous intéresse et on acheté pour se faire un iphone pour nous tenir au courant minute par minute via leur twitter de leurs moindres faits et gestes. Y en a qui nous expliquent qu’ils attendent le bus 63 (le 63, c’est important, des fois qu’on ait la moindre idée de ce que représente ce bus), qu’ils ont bien mangé, qu’ils jouent à la console… A un moment, j’avoue, pour me moquer de ce petit monde, j’ai fait du heure par heure aussi mais c’est vite lourd. Et j’étais la seule à dire quand j’allais aux toilettes.

Mais ce qui a de génial dans la blogosphère, ce sont les disputes qui se manifestent par des délinkages. Si quelqu’un te délinke, ça va mal. S’il t’enlève de tes contacts facebook, c’est la guerre. Et fais gaffe, ça va super vite, ça m’est arrivé avec une fille, une fois, j’ai toujours pas compris pourquoi. Mais à la limite, tant pis, je perds la moitié des potins de la blogo mais au fond, est-ce réellement si important que des gens que je ne connais que sous un pseudo étaient à une soirée où y avait d’autres gens que l’on appelle aussi par leur pseudo et ils ont bu du champagne et mangé des macarons ? Comme au lycée, quand on savait que la belle gosse de la 2ème3 sortait avec un 1ère moins beau mais un 1ère donc la classe alors que vous n’aviez jamais parlé à aucun des protagonistes de l’histoire.

Autre truc : le bouc émissaire. Un peu comme au lycée, ici le but est de prendre un blog ou style de blog que l’on trouve inférieur pour s’en moquer et dire à quel point, nous, on est intelligents, raffinés, blablabla. Idéalement : le blog de filles. Il faut détester le blog de fille, celui de n’importe quelle modasse (oui, on dit modasse parce que c’est méprisant) et dire à quel point c’est creux, vide, etc. Ok, moi même, il y a des blogs de filles qui me font un peu peur tant ils présentent un vide abyssal mais je ne m’en sers pas de faire valoir surtout que mon lectorat n’est pas très blog et ne connaît pas la plupart de ces « blogs de fille ». De toute façon, à partir du moment où une fille a un blog de filles, c’est qu’elle est forcément très conne, indigne d’intérêt, un peu comme les dindes du lycée qui étaient juste bonnes. Et comme au lycée, les blogueurs mâles se moquent d’elles mais aimeraient se les tirer, en fait.

En fait, pour survivre en blogosphérie, comme au lycée, faut identifier les leaders et faire tout comme eux. Si un pauvre blogueur ou une pauvre blogueuse devient la proie des quolibets des autres, surtout, suis le mouvement, montre le/la du doigt et rit très très fort. Mais si cette personne revient en grâce, surtout, suis le mouvement. Un libre arbitre ? Un minimum de jugeotte qui servirait à souligner le fait que ce n’est pas normal de détester quelqu’un un jour et l’adorer le lendemain ? Tu m ‘écoutes quand je parle ? Esprit lycée, on a dit ! Si t’es pas un leader, tu fais le mouton et te fais pas remarquer, merci.


Sinon, ce que tu peux faire et c’est la meilleure place, c’est ne pas participer à tout ce cirque parce que le lycée, tu trouvais ça globalement chiant, tu fais ton blog dans ton coin, tu rencontres des gens si tu les trouves sympa mais pas au delà. Puis quand tu finiras par trouver ce spectacle pathétique, tu te recentreras de toi même sur les blogs qui te paraissent dignes d’intérêt et tu oublierais l’univers lycée des autres. Parce qu’au lycée, on avait au moins l’excuse d’être ado donc un peu con. Là, c’est effrayant de voir des adultes continuer le jeu. Mais de temps en temps, c’est quand même super drôle.

T’as pris tes résolutions ?

Comme chaque année, il est l’heure de prendre ses bonnes résolutions. Parce que c’est comme ça et c’est tout, une tradition comme celle des voeux. On est le 1er janvier, ta vie doit changer mon ami. Ecrase cette dernière cigarette, finis ce dernier bonbon au chocolat car la diète commence, va courir pour débuter ton année sportive… Bon, comme le 1er tombe un vendredi, on t’autorise à attendre le 05 pour commencer.


Si je comprends bien le côté symbolique du début d’année pour prendre des bonnes résolutions, je suis jamais très chaude pour le faire en début d’année, je préfère attendre mon anniversaire. Car mon anniversaire, c’est le printemps, on est de suite plus motivés pour faire des choses. En hiver, j’ai tendance à être lasse et hibernante alors décider de chambouler ma vie juste parce qu’un chiffre a changé dans la date, bof. De toute façon, les années ne se terminent pas à cette date là, non, non. Si je prends l’année 2006 qui fut merdique, il
faut le dire (et quand j’apprends certaines choses, je me dis qu’une ex amie avait totalement raison en disant que je ne savais pas m’entourer), mais ça a duré jusqu’à tiers 2007, jusqu’à mon anniversaire en gros. A partir de là, ce fut un feu d’artifice : un CDI puis même un autre, des amies qui deviennent mes meilleurs soutiens et alliées, une sensation de bien être persistante. Bref,ça avait mis du temps à partir mais ça a duré ensuite. Et là, je sens que 2009, ça va être pareil. L’hiver va me servir à finir de m’installer dans mon appart et au printemps, je vais tout déchirer. Tout.

Mais voilà, il est de bon ton d’avoir une résolution, au moins une, histoire de donner le change. Alors, arrêter de fumer ? Je ne fume plus qu’en soirées quasiment, c’est juste pour le plaisir, quel intérêt d’arrêter ? Idem pour la picole. Continuer le sport ? Oui bonne idée mais pour le côté révolution de vie, on repassera puisque je continue. Me coucher plus tôt et dormir plus ? Oui, ça, il faudrait mais ça fait presque deux ans que je me dis ça et ça ne change rien, toujours des trucs à faire. Etre plus gentille de façon générale ? Je me suis rendue compte récemment que parfois, ne pas faire d’efforts pouvait être une bonne chose (ça me démange de balancer mais ce serait mesquin). Arrêter de coucher avec Gabriel pour chercher une vraie relation (ou faire de Gabriel mon officiel) ? Je suis de celles qui croient que les choses n’arrivent pas quand on les cherche, surtout en amour (alors que pour le boulot, si, faut chercher). Bon, ok, j’en ai une…

En 2009, je vais faire des économies…


Pour pouvoir me payer des voyages. Voilà. Elle me plaît bien ma résolution pour le coup. Faudrait voir à négocier une augmentation maintenant, pour m’aider dans mon plan de vie. Et vu la crise, je suis mal barrée.

Ah, résolution de dernière minute : arrêter de me polluer le moral avec la crise et tout ce qui va avec. Les choses sont ainsi, faire la gueule n’arrangera pas les choses. D’ailleurs, en 2009, faut que je rééquilibre mes énergies, j’ai trop de noirceur en ce moment pour vraiment avancer.


J’ai également décidé de ne plus tourner gentiment mes articles pour limiter les comms désobligeants vu que ça ne sert à rien, j’en ai quand même. Alors puisqu’on me préfère en mordante, je vais redevenir mordante. De toute façon, qu’est-ce que ça peut bien faire, les ¾ des gens ne m’aimant pas ici ne savent même pas qui je suis, on pourrait être assis à côté dans le métro qu’ils ne me diraient rien. Oui bon, c’est vrai, l’écran et google rendent plus brillants et courageux, sans, il est difficile de s’exprimer pour la plupart d’entre eux. Mais bon, quand je vois Lucas qui dit ce qu’il pense sans se poser des questions, même si je ne suis pas toujours d’accord avec le fond de ce qu’il dit et Dieu merci, au passage, sinon, ça ferait peur, l’essentiel est qu’il dise ce qu’il pense sans chercher à tourner les choses de façon inoffensive. S’il trouve que la plupart des nanas fréquentant le site adopteunmec sont des dindes, c’est son droit. Moi, je m’en fous, j’y suis pas. Ah oui, en 2009, faudrait que je retrouve mon mordant de façon générale, je suis devenue trop indifférente à la société ses derniers temps.


Ah et une ultime résolution pour la route sans aucun rapport avec les précédente : en 2009, je mange une huître. Voire plus si j’aime.

Pour le reste, on attendra le printemps.

Et ce que je craignais arriva… et en fait, c’était pas si mal

Avant de commencer cet article, sacrifions nous à la tradition du 01 janvier, premier jour de l’année et sans doute le plus inutile, le temps qu’on sorte tous de nos comas éthyliques : Bonne année ! Amour, santé, prospérité, travail, famille, (non, pas patrie, c’est pas chez Pétain ici) tout ce que vous voulez. Pour ma part, je fonde de grands espoirs sur 2009, j’en parlerai une autre fois.


Pendant longtemps, j’ai cru que le comble de l’infamie et de la honte sociale était de ne rien faire un soir de réveillon. Si tu ne fais rien un soir de réveillon, c’est que tu es socialement exclu, personne n’a voulu de toi, en gros. Et pourtant, cette année, je fus seule moi aussi, pour le 31. Non que je n’ai pas d’amis qui auraient été ravis de le fêter avec moi, c’est pire : je suis malade. Une bonne vieille grippe qui semblait m’avoir un peu lâchée hier mais qui est revenu à fond aujourd’hui, alors que je dois ranger mon appart pour plausiblement accueillir mon lit samedi (ahahah !). Je crois surtout que je vais me rallonger avec un lait chaud.


Bref, hier après-midi, après une réunion au sommet avec Vicky, on décide qu’il est plus raisonnable de ne rien faire, on se fera un repas plus tard pour rattraper le coup. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se laisser abattre. Etat du frigo : vide. Ok, let’s go. Je m’habille, vais à la Poste qui était fermée parce qu’on est le 31 (qu’ils ferment plus tôt, je veux bien mais 14h, c’est pas vraiment trop tôt ?) puis je me rends chez Picard dit « la Nouvelle Pologne ». Je choisis viteuf de quoi manger et après une queue finalement assez rapide, me voici au Monoprix pour la petite bouteille de champagne (quand même) et des courses de tous les jours. Alors, je vous l’annonce, je vis à côté du meilleur Monoprix du monde : il n’y avait pas de citron. Ni de poche solide vu que la mienne s’est rompue dans le hall de l’immeuble et, curieusement, c’était pas la poche où se trouvait la bouteille de champ. Par contre, j’ai bien remarqué que pendant que je ramassais, un de mes voisins est allé voir son courrier et m’a ignoré ostensiblement et il me semble en plus que c’est mon voisin direct que je trouvais déjà mal aimable.

Bref, après une virée à une Franprix que je viens de découvrir où ils sont aimables (comme quoi), me voici chez moi pour mon petit réveillon. Après avoir trafiqué sur mon ordi, j’ai mangé en regardant des films téléchargés, pause à minuit pour les vœux et c’est reparti jusqu’à 3h30.


Et bien vous savez quoi ? En fait, ne rien faire le 31 décembre au soir n’a aucune espèce d’importance. Quand je me remémore certains réveillons où j’avais voulu que mon esprit sorte de mon corps pour partir de là, je me dis que parfois, passer une soirée peinard entre soi et soi n’est pas si mal. De toute façon, dès le départ, j’avais pas trop le cœur à faire la fête ou autre donc finalement, c’était une bonne année pour tenter le réveillon solo. Je me rattraperai l’an prochain !

Voilà, j’ai survécu à un 31 décembre seule. Par contre, là, j’aimerais un massage car mon dos est en train de mourir.

Une dernière fois : Bonne année à tous, que 2009 soit aussi belle que dans mes espoirs les plus fous.