Par Lucas
C’est un peu ce que j’ai envie de dire à chaque fois que j’entends quelqu’un se vautrer allègrement dans ce poncif : « célacriz ».
Purée, mais la crise c’est Wonderwoman : elle supporte à elle seule tous les maux de la Terre. Dès qu’il y a un truc qui ne va pas c’est la fautàlacriz.
Je ne sais pas pour vous mais perso ça m’agace prodigieusement cette facilité et ce fatalisme !
Facilité parce que si on se sortait les doigts du cul, si on allait de l’avant on pourrait trouver des solutions sûrement plus efficaces que les classiques remèdes plus ou moins keynésiens.
Fatalisme parce que la gente del barrio se complait là dedans pour justifier tout et n’importe quoi.
Tu n’trouves pas de boulot ? Ah bah oui mais c’est la crise.
Le cout de la vie augmente ? Ah bah oui mais c’est la…
Les bébés phoques sont tués ? Ah bah oui mais c’est…
Tiens d’ailleurs c’est étonnant qu’on ait pas dit que c’était la fautalacriz le coup des deux marins qui ont chaviré au Vendée Globe et le motard qui s’est tué au Paris-Dakar-mais-en-fait-cette-année-c’est-en-America-del-Sud-et-s’ils-ont-émigré-c’est-la-faute-aux-terroristes-c’est-pas-la-fautalacriz.
Bon d’accord, je suis un peu mauvais esprit. Mais pour moi c’est aussi un bon prétexte pour évoquer autre chose. J’en ai tellement marre qu’on nous impose des images comme des vérités. Tellement ras le bol de cette lobotomisation. « Le Bac S, c’est le meilleur » ; « Les Allemands sont plus rigoureux que les Français » ; « Le Bourgogne, ca donne mal au crâne ». Entre autres…
La crise, ça fait 3 mois que les média nous la balance à toutes les sauces.
Si on fait le bilan des actions gouvernementales en Europe qui soient des actions non pas réparatrices mais « proactives » (pffff, vocabulaire école de commerce) pour lutter contre cette stagnation et relancer l’activité, eh bah ledit bilan est nul.
Faut arrêter les conneries. Les salaires n’ont pas baissés, le niveau de vie non plus (cf numéro spécial de Capital en fin d’année) mais on a tellement martelé « célacrwahiz » que les ménages sont devenus circonspects donc ont restreint la conso. D’ailleurs, je suis sûr que les média ont un rôle dans le maintien et le renforcement de ladite crise, tout ça parce que ça fait vendre du papier que de mettre ces 5 lettres en gros titre partout…
Mais si on se bougeait tous un peu les fesses, y aurait pas moyen de relancer la machine ?
Rappelez-vous vos cours au collège où on nous a appris le coup des cycles Juglar et Kondratieff (c’était au collège parce qu’après au lycée j’ai fait littéraire et c’est surement pas là que j’ai appris ces trucs là…).
On est en phase descendante depuis quelque temps alors maintenant on se sort les doigts du cul et on va de l’avant pour remonter la pente. Allez, on consomme, on rigole, on s’éclate. On chante tous « We are the Weeeeeeeeeurld »
Et pour se redonner le moral, on fait plein de jeux de mots pourriiiiiiiiiiis comme nous le propose Al Dente La Crise.
T’as Vu la Crise ? Quess qu’elle a grossi !
C’est la Crise sur le Gateau !
Il fait froid, la Crise fait son Show !
Ne Mets Pas tes Doigts Dans la Crise !
La Crise : What Else ?
Tiens, avant que vous ne mettiez vos commentaires pour dire à quel point je suis un gros naïf et que je mérite des claques et bordel Louka laisse nous bader en paix, je vous mets un lien vers une anim que j’avais faite. J’avais honteusement copié la diatribe d’Edward Norton dans « la 25 ème Heure ». Ca s’appelle YANAMAR et c’est sur cette page.
Pour la suite de « Comment j’ai séduit ma Libraire » on va temporiser un peu le temps que Nina me dise si l’histoire vaut la peine d’être publiée.

































