Partir ou rester ?

Au fur et à mesure que le chômage s’allonge, on commence par se poser la question de sa localisation géographique. Suis-je au bon endroit ? La France étant un pays peu décentralisé, vivre à Paris / Ile de France paraît un choix stratégique. Mais pour autant, ce n’est pas là que tout se passe.


Au départ de mes recherches, je me limitais à l’Ile de France tout en louchant vers Midi Pyrénées, mon pays. Je me limitais bêtement, devrais-je dire. Ensuite, j’ai commencé à ouvrir mes recherches. Est-il si grave de partir dans une autre région si j’y trouve du boulot ? Je ne le souhaitais pas forcément mais après tout, j’ai bien quitté Toulouse pour Paris, je sais que je peux le faire. Même s’il est vrai que dans mon métier, la place to be reste définitivement Paris, surtout si on veut une vraie évolution professionnelle. Ceci étant dit, des carrières sont tout à fait possibles dans de grandes villes comme Lyon, Marseille, Lille… et pourquoi pas Toulouse, aussi. Et de belles carrières.

Pourtant, j’ai toujours pensé que l’adresse marquée en haut à gauche du CV, la mienne, pouvait être un facteur positif ou négatif pour un entretien. En gros, si j’étais retournée à Toulouse et que j’envoyais une candidature à Paris, est-ce que les 700 et quelques kilomètres qui me séparent du recruteur ne sont pas un handicap en soi ? Techniquement non. Ca pourrait même être un avantage si je montre que je suis prête à faire un aller-retour juste pour un entretien, motivée la fille. En contrepartie, l’avantage d’être sur place, c’est qu’on peut prendre un rendez-vous le jour pour le lendemain, c’est drôlement plus pratique.

Pour un CDI, le choix n’est guère compliqué mais quid d’un CDD ? A l’époque où je fréquentais Guillaume 2 (qui vivait en Bretagne), il m’envoyait parfois des annonces pour des CDD à Nantes ou dans son coin. Louables attentions mais je ne voyais pas bien comment gérer le truc. Par exemple, un CDD de 3 mois, ok, mais je fais quoi de mon logement parisien ? Je le garde en louant un meublé sur Nantes en attendant, laissant mes parents payer le loyer de l’appart parisien ? Dans mon cas, ça n’aurait pas vraiment changé de ma période de chômage mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Sur le coup, je m’étais vraiment posé la question vu qu’un CDD, c’est toujours ça de pris (et une ligne en plus dans le CV) mais n’est-ce pas beaucoup de tracas pour rien ? Je ne connais personne à Nantes, il va falloir que je trouve un appartement en urgence que je ne garderai que 3 mois, un meublé… A l’arrivée, ce
CDD ne risque-t-il pas de me coûter plus qu’il ne va me rapporter ?


Si j’avais connu quelqu’un dans la ville, le questionnement aurait été plus simple. 3 mois est certes une longue période pour une cohabitation mais au vu de ma situation, je pense que peu de personnes refuseraient de me tendre la main, je l’espère tout du moins.

Et si nous avons des attaches affectives dans la ville où nous vivons, que nous sommes en couple ? Il est facile de partir quand rien ne nous retient mais autrement ? L’amour à distance, ça ne marche que dans les livres et encore, la plupart du temps, même pas. Doit-on réellement faire passer le travail avant le reste ? Là, impossible de répondre de façon générale, chacun ses priorités et puis, ça dépend des corps de métier. Dans le journalisme, les choses se passent essentiellement à Paris, rester sur la capitale paraît être une bonne idée. Mais il y a des métiers où la mobilité n’est pas un choix mais un devoir. L’enseignement par exemple.Une fois votre CAPES en poche, vous partez là où on vous dit d’aller, Lucie s’est
ainsi retrouvée deux ans à l’académie de Guadeloupe. Au vu de l’actualité du moment, nous sommes ravis de savoir qu’elle n’y est plus. Avait-elle le choix ? Non.


De façon générale, j’ai quand même tendance à croire que la mobilité reste une bonne chose. Ca montre qu’on est prêt à quitter notre région pour du boulot. Quant à l’expatriation, nous verrons ça une autre fois.

La double arnaque des vacances de Noël

A la mi septembre, j’ai entamé les négociations avec Ioulia et Simon : je veux la semaine de Noël, je laisse celle du réveillon. A ma presque grande surprise (Simon est juif donc Noël, il s’en fiche un peu, déjà), je n’ai pas eu à discuter, c’était la semaine du réveillon la plus dure à obtenir. Maintenant, je sais pourquoi : les vacances de Noël, c’est l’arnaque.

Déjà, quand j’étais à la fac, je devais me résigner : aux vacances de Noël, quoi que tu en dises, tu ne révises pas. Pas tellement par flemme (enfin, si aussi) mais par manque de temps. Cette année, je comptais sur les vacances pour faire baisser ma tension en me reposant et en allant à la piscine de ma ville natale (de 16 à 17h30, seul créneau horaire d’ouverture qui m’arrange, l’autre étant 12-14h), je souhaitais aussi déménager le blog vers une autre plate forme (spoiler, on va dire), dompter wordpress, écrire des milliers d’articles, commencer des projets que j’ai en tête depuis des lustres. Mes vacances en vrai ont ressemblé à ça : vendredi, train et repos ; samedi, rhume, voiture, courses et soirée pour les 28 ans de Lucie ; dimanche, rhume, sapin, rangement de la chambre de Yohann qui arrive le lendemain ; lundi : courses, aller chercher Yohann à la gare, courses ; mardi : courses, paquets cadeaux ; mercredi : courses, paquets cadeaux, expédition mystérieuse au cœur de la nuit, préparation du réveillon, réveillon ; jeudi : Noël donc cadeaux, manger, digérer, manger, dormir. Là, vendredi, c’est mon premier vrai jour de vacances sachant que je dois encore aller faire des courses cet après-midi et aller voir ma tatie. Demain, virée à Toulouse pour aller voir ma dernière aïeule encore en vie (ça va être un peu bizarre, je crois), mamie Bartoldi et dimanche, départ. Donc on résume : ma tension doit toujours être au plafond, j’ai pas eu le temps d’aller à la piscine (qui m’a semblé fermée quand on est passé devant avec Yohann, de toute façon), de migrer le blog ou de même me pencher sur wordpress, je n’ai AUCUN article en avance, ceux que j’avais écrits dans le train sont déjà publiés.


Mais en plus, il y a une double arnaque dans l’histoire. On m’avait dit : « ah, tu descends dans le sud, tu vas avoir du beau temps ». Ouais, c’est ça ouais ! Depuis que je suis arrivée, j’ai vu le soleil deux fois : dimanche et deux heures mardi après-midi. Le reste du temps, un brouillard à couper au couteau. Et aujourd’hui, il tombe des flocons énormes, le jardin est tout blanc, il neige. Et curieusement, c’est un peu ce qui me rend plus légère. Les vacances ont été un peu mornes : premier Noël sans ma mamie alors qu’on n’a pas eu le temps d’encore tout à fait réaliser son départ (enfin, moi, j’ai parfois du mal à réaliser), Yohann qui ne va pas bien non plus à cause de sa famille biologique qui est en dessous de tout. D’ailleurs, je réalise à quel point ma famille est globalement parfaite. Même si on se chamaille des fois, on est très « tribu ». J’en parlerai plus un autre jour, là, j’alourdis mon article qui se veut léger, faute !


Bref, j’ai jamais trop aimé les vacances de Noël, sauf quand j’étais petite. Maintenant, c’est la course au cadeau, la course au réveillon, la course à tout. Je pensais revoir mes amis de Toulouse vus samedi soir pour l’anniversaire de Lucie, je réalise que je n’aurai pas le temps.  J’avais promis à M. Le chien qu’on se verrait, j’ai pas eu le temps. Je m’étais promis d’avancer sur certains plans, ce fut impossible. Et lundi, retour au boulot, aussi crevée qu’au départ. Prochaines vacances ? Pas programmées pour le moment mais je sens qu’en février, je vais m’offrir une semaine chez mes parents à dormir. Non mais !

Plaît-il ?

Bon, il est vrai que je n’ai rien écrit depuis jeudi mais j’ai de bonnes raisons.

–  Vendredi : train à 7h54, arrivée 13h40. Je suis rentrée chez mes parents, j’ai mangé, j’ai lu des magazines, j’ai dormi sur le canapé et le soir, j’ai regardé Shrek 3 à la télé avec ma môman qui, contre toute attente, a bien aimé.

– Samedi, levée à 9h30, courses de Noël, emballage, déjeuner, douche, départ pour Toulouse, après-midi shopping avec Anne, anniversaire de Lucie, retour à la maison à 2h30.

– Ce matin, levée à 11h20 avec un gros mal de tête (non pas dû à l’alcool mais au fait qu’évidemment, je suis malade), ménage et cuisine avec maman qui s’est probablement fracturé un doigt et qui est de très mauvaise humeur contre mon papa et les chats qui ont fait caca dans le salon.

 



D’où j’aurais eu le temps d’écrire un article, hein ? Bon, j’en ai deux ou trois d’avance sur mon pc portable écrits dans le train mais ce ne sont pas des articles du dimanche… En fait, sur les deux d’écrits, y en a un, je ne me souviens plus du tout de quoi il parle… Je suis fatiguée moi. Bref, tout ça pour dire que non, je n’abandonne pas le blog et qu’il reviendra rapidement en publication quotidienne mais c’est vrai que ces deux derniers mois ont été très compliqués et que je me suis laissée déborder. Et en 2009, je vous annonce que si tout se passe comme je le souhaite, je vais être débordée mais je trouve que c’est une bonne chose.  Mais l’heure du bilan et des perspectives n’a pas encore sonné, je ne suis pas
très sûre d’avoir envie de faire un bilan 2008 vu comme la fin d’année a été merdissimale. Et il reste encore 10 jours…

Bon, je retourne à mon mouchoir papier qui est en train de se déliter (c’est le troisième depuis que je suis levée), j’ai du boulot cet après-midi : ranger du bois, ranger la chambre d’amis, faire le sapin. Je ne suis pas sûre que je puisse faire baisser ma tension pendant les vacances. Ah oui parce qu’en prix bonus 2008, j’ai de l’hypertension, maintenant.



En tout cas, promis, je reviens bientôt, en espérant que le feu de l’écriture me rhabite parce que je trouve que ce que j’écris en ce moment, c’est de la
merde.

Bien à vous, petits lecteurs.

NB : Qui n’a pas fini ses cadeaux de Noël, que je me sente moins seule ?

NB encore : une vidéo pour relever le niveau de ce pitoyable article, elle illustre bien mon humeur du moment même si ça n’a aucun rapport avec un arrêt de la cigarette (je n’ai pas arrêté de fumer, j’ai juste pas envie de fumer en ce moment, nuance)

 

Retournement de situation

JF ch F2

Cruelle désillusion : l’appart que je voulais n’est plus en location apparemment, ce qui veut sans doute dire que je n’en serai pas l’heureuse locataire vu que je n’ai reçu aucun coup de fil à ce sujet. Or après mes histoires de lose avec ma carte bleue et autres déceptions de petit ordre, je suis assez déprimée. Je revis un peu les heures noires du chômage, quand les entretiens n’aboutissaient à rien. Même si l’enjeu n’est pas aussi important, ça me rappelle quand même ces mauvais souvenirs et je m’en serais bien passée.

Une semaine après la disparition de l’annonce, je me lève et me dis qu’il faut que je reprenne mes recherches. Des apparts bien, j’en trouverais d’autres. Et puis j’ai découvert un parc sympa dans ma ville, ce n’est pas parce que je n’ai pas l’appart à 3 mètres de là que le quartier m’est interdit. Puis il me semble avoir vu un panneau à louer sur l’immeuble voisin, je peux toujours me renseigner…

Forte de ma nouvelle volonté de trouver un appart, même si je commence à douter de mon dossier, j’arrive au boulot, salue Ioulia, pose mon fessier sur mon siège et à peine ai-je posé mon fessier sur ma chaise que mon poste sonne. « Et allez, ça commence… Allo ?

– Mlle Bartoldi ?

– Oui.

– Bonjour, agence immobilière Machin, donc pour l’appartement à Plume sur Berges, il faut qu’on décide d’une date d’entrée dans les lieux, votre dossier est bon. »

Hein ? Quoi ? Je ne comprends pas… C’est quoi ce délire ? J’avais déposé mon dossier 10 jours plus tôt, il me paraît impossible qu’on me rappelle 10 jours après… Hé bé si, l’appart est à moi à partir du 20.


Après la joie, je réalise l’engrenage administratif qui s’annonce. Etape 1, envoyer le préavis pour mon appart actuel. Comme je n’ai toujours pas de carte bleue, je dois emprunter des sous à Simon pour payer mon recommandé avec accusé de réception (la honte, quand même). Ca, c’est fait. Ensuite ? Me rendre à l’agence pour signer les papiers et donner plein de sous. Problème : l’agence n’est pas la même que celle où j’ai déposé mon dossier donc les possibilités que je me perde encore sont élevées. La veille de la signature, Vicky me demande si j’ai déjà une attestation d’assurance pour mon nouvel appart. Comment dire… non. Ah, encore un truc à régler.


Mais chaque chose en son temps, revenons en à la signature du bail. Ca n’a pas raté, je me suis perdue, je connais mal le quartier. Ah tiens, c’est là où j’ai eu mon premier rendez-vous avec Gabriel. En fait, c’est sur une station de la ligne 6, on était sortis chacun d’un côté, on était au téléphone sans se trouver puis à un moment, il me dit « avance jusqu’au parking » et là, on avance et tout à coup, on surgit chacun d’un côté de la station, eye contact… Mais j’ai pas le temps de jouer la nostalgie, je suis en retard et perdue. Je finis par trouver l’agence. Je signe tous les papiers, fais un chèque à 4 chiffres et voilà. L’appart est officiellement ma location. Maintenant, l’agent immobilier doit m’appeler pour l’état des lieux.

A peine repartie, coup de fil dudit agent qui se la joue mielleux : « félicitations pour l’appart, hihi » alors qu’il n’avait pas été des plus
agréables pendant la visite. Sans doute que  j’ai pas la tête à avoir les moyens de louer un studio seule… L’état des lieux est donc fixé le lundi suivant, à 12h. Youpi !


Et voilà, Plume sur Berges, je reste chez toi. Et là, je suis contente. Non seulement je dépends d’une autre gare donc niveau problèmes, ça va être beaucoup plus léger vu que plusieurs lignes passent par ma gare, il y a aussi des bus. Mais la super bonne nouvelle de l’histoire, c’est que nos futurs bureaux de Lavande sur Seine sont à un quart d’heure, vingt minutes à pied de mon chez moi. Te souviens-tu du temps béni de ma vie toulousaine où j’allais à la fac à pied ? Ca va recommencer, yeah ! Plus de mauvaise humeur matinale pour cause de train annulé. Ca n’a pas de prix.

Bank story

Récemment, j’ai eu quelques déconvenues bancaires. Comme vous le savez si vous avez lu cet article, j’ai perdu ma carte bleue. Je suis entièrement fautive, je peux chercher des excuses mais la seule que j’ai est que c’est un pur réflexe : quand je prends le papier du distributeur, c’est normalement que j’ai déjà récupéré ma carte. Mais je reste fautive. Si le service d’opposition a été très gentil et efficace (à l’arrivée, personne n’a retiré sur mon compte), je suis assez remontée contre ma conseillère financière.

Ma banque est toujours à Toulouse et horriblement cloisonnée. Y avait des opérations que je ne pouvais même pas faire dans d’autres antennes de Toulouse si j’avais pas le numéro de compte comme poser un chèque sur mon compte épargne, c’est dire. Lundi, veille du jour fatidique où j’ai perdu ma carte, j’ai demandé à ma conseillère de m’envoyer mon chéquier en prévision de caution et de frais d’agence à payer, des fois que je trouve un appart (hé oui). Le mardi, je perds donc ma carte. Le mercredi, je reçois un mail de sa part : chéquier, par lettre normale ou recommandé (48h pour me répondre) ? Je lui réponds texto (c’est un copier/coller) : «Je souhaiterais en envoi simple car j’ai dû faire opposition à ma carte bleue hier suite à une perte et je n’ai plus aucun moyen de paiement donc ça m’évitera de devoir aller le chercher à la Poste. Du coup, serait-il possible de m’expédier par courrier ma nouvelle carte dès qu’elle sera arrivée? » . Alors ok, c’est une question et pas un ordre mais ça me paraît pas super subtil quand même. Le lundi suivant, je reçois mon nouveau code, youpi. La carte ne devrait pas tarder. Une semaine plus tard, toujours rien donc je me décide à envoyer un mail à ma conseillère financière : allo, où est ma carte ? Réponse : elle est là, vous voulez que je vous l’envoie en recommandé. Bon ben ma cocotte, tu ne seras donc pas surprise que je ferme mon compte (de toute façon, je t’aimais pas trop avec ta french manucure, tu dois pas souvent taper sur le clavier).

Seulement voilà, je ne travaille pas vraiment dans le secteur bancaire, bien que j’ai été guichetière à la Poste, ce qui m’a permis d’avoir un aperçu des différents produits bancaires. Mais comme j’ai pas envie d’être cliente à la Poste, je préfère tester de nouvelles banques. A mes 18 ans, mon papa m’avait ouvert un compte courant au Crédit Mutuel puisque les deux avaient un compte. J’avais également un compte courant au Crédit Lyonnais dont je me suis jamais servie et sur lequel traînaient 2000 francs (à l’époque), récupérés pour mon livret jeune. En 2001, je décide de transférer mon compte à Toulouse mais au Crédit Mutuel, transférer veut dire « on ferme tout et on ouvre ailleurs ». Quelques jours plus tard, je reçois un chéquier en euro (le tout premier) flambant neuf. Je fais pour 650 euros de chèque, 300 à Guillaume 1er qui m’avait avancé de l’argent en attendant ma paye et 350 à la fac pour mon inscription. Quelques jours plus tard, mon mec m’appelle : « J’ai comme qui dirait un souci, ton chèque a été rejeté ». Aaaaaah, panique, panique ! Il est 22h, je n’avais pas le net à l’époque, je commence à imaginer qu’on a piraté mon compte et volé tous mes sousous. Je cours donc au guichet le lendemain, mon compte est tout bien garni. Mmmm ? Bon, on va dire qu’il y a une erreur quelque part. Je rappelle mon copain lui expliquant la situation et là, en jetant un œil sur mon chéquier, je manque de m’évanouir : ces abrutis congénitaux m’ont envoyé le chéquier de mon ancien compte (désormais fermé). Donc j’ai fait 650 euros de chèques en bois, je reçois un recommandé me menaçant d’interdit bancaire.

Je récupère donc le chèque de mon mec contre un du bon chéquier mais problème : y a celui de la fac. Or ceux qui ont vécu à Toulouse en 2001 se souviennent : le Mirail était partiellement détruit. Donc j’ai dû aller à la fac et supplier quelqu’un de me laisser aller au centre administratif interdit aux élèves pour raisons de sécurité afin de récupérer mon chèque en bois contre un chèque existant. Pourquoi je n’ai pas changé de banque à l’époque ? Parce que j’ai autre chose à faire que d’ouvrir un compte tous les deux matins.

Mais là, ma décision est prise : Crédit Mutuel, je te quitte. De toute façon, tu n’existes pas beaucoup sur Paris, c’est la galère. Ciao donc. Mais vers qui me tourner ? La suite au prochain épisode parce que sinon, l’article va être trop long.

PS : Tu aimes quand je mets plein d’images ou c’est insupportable ? J’ai envie de tester de nouveaux trucs en ce moment.

Un nouveau diplôme pour un job ?

Quand on est en recherche d’emploi, le problème, c’est qu’on a quand même pas mal de temps libre pour cogiter et plus le temps passe, plus le sujet de l’emploi prend une place prépondérante dans les pensées. Mais au lieu de se demander comment faire pour trouver un boulot, on passe à « mais que me manque-t-il, bon sang ? ». Et là, on se dit qu’un nouveau diplôme, ça règlerait peut-être tous les soucis.

Octobre 2005, me voici titulaire d’un master professionnel de journalisme, un bac+5, quoi. Dans ma vision naïve et optimiste du monde, je crois sincèrement que ça va m’ouvrir des portes. Résultat : pas du tout. D’abord parce que des bac+5, y en a des wagons entiers, y compris dans le journalisme. Ensuite, ayant fait mes études sur Toulouse, j’ai un gros problème de réseau. Alors un jour de déprime, je me suis dit : « pourquoi ne pas reprendre mes études ? ». L’idée : faire un diplôme reconnu de journalisme ce qui
m’apporterait prestige ou à peu près et surtout
réseau. Je fouille un peu sur le net et je trouve un diplôme pas mal : un master professionnel de journalisme à l’IPJ, reconnu donc par la profession et qui se fait sur Paris, youpi. Alors sur le papier, l’idée est bonne mais dans les faits, les preuves que c’est une fausse bonne idée s’accumulent :

– la rentrée est en octobre donc en attendant, je peux trouver un boulot. J’espère trouver un boulot. Me dire que je vais rester encore 6 mois désoeuvrée me donne envie d’aller me recoucher.

– j’ai déjà un master professionnel de journalisme et forcément, ça va plus plomber mon dossier de candidature « mais mademoiselle, pourquoi vous voulez présenter ce diplôme alors que vous en avez un équivalent ? ». Même si je sors mon argumentaire réseau et tout ça, je me doute qu’entre une candidate qui a déjà son bac +5 et un qui ne l’a pas encore, je suis forcément éliminée.

– je peux « omettre » d’indiquer mon bac+5 mais il faut justifier les trous dans le CV. Il y a bien mon stage de rugby mais vu que le stage suivant était une vaste blague, ça fait quand même des trous à combler. Sans compter l’année suivante de recherche d’emploi. C’est mal parti.

Donc déjà, je pars avec un mauvais dossier. Mais surtout, je n’ai pas la bonne démarche. Arrive un moment où le diplôme n’est plus si utile mais il vaut mieux mettre l’accent sur l’expérience. Oui, évidemment, ça aide pour le réseau mais il existe d’autres façons de le peaufiner. D’autant qu’un diplôme supplémentaire, c’est un peu reculer pour mieux sauter : 9 mois de cours donc 3 de stages. Ca repose au niveau de la recherche d’emploi mais une fois qu’on est lancé, est-il intelligent de s’arrêter tout ce temps ? Je n’en suis pas certaine. Rien ne dit qu’à la fin de cette année scolaire là, j’ai du travail mais à un moment, il faut arrêter de marcher sur le côté. Surtout que faire deux fois la même chose ne me paraît pas vraiment l’idée la plus pertinente du monde.

Arrive un moment où il faut se jeter dans le bain. Alors reprendre ses études, finalement, ce n’est pas une bonne idée.

Envie de nouveauté dans votre rédaction ? Une journaliste-blogueuse à votre disposition

Comme promis la semaine dernière, voici ce que j’ai envoyé aux rédactions quand je cherchais du taf. Pour info, on m’a proposé un CDI grâce à cette approche mais comme j’avais trouvé du boulot entre temps, je l’ai finalement refusé.

Une place vient de se libérer au sein de votre rédaction ? Vous cherchez une nouvelle pigiste pleine de bonnes idées qui peut faire renaître une de vos rubriques ?

Je vous propose mes services.

  • Jeune mais expérimentée

Du haut de mes 26 ans, j’ai accumulé pas mal d’expérience. Etudiante, je traquais déjà la possibilité d’apprendre. Mais pour ne pas être en reste, j’ai passé un master 2 de journalisme à l’IEP de Toulouse.

Sur mon CV, vous constaterez des expériences aussi diverses que variées, du sportif au féminin, en passant par le géopolitique. Parce que ces domaines me plaisent, mes magazines féminins se mêlent à mes magazines d’actu.

J’ai, jusqu’à présent, refusé de me cantonner à un domaine, de peur de me fermer des portes. Je pense en effet que tout(e) bon(ne) journaliste doit être capable d’écrire sur n’importe quel sujet sans que le lecteur soit lésé. Car si je suis aujourd’hui journaliste, c’est essentiellement par curiosité et désir d’apprendre, encore et toujours. Chaque article est l’occasion pour moi d’apprendre quelque chose et de partager mon nouveau savoir aux lecteurs.

A 26 ans, j’ai quitté depuis un an les bancs de l’université et j’ai toutes les qualités de la jeunesse. J’ai des idées, de l’enthousiasme et je peux faire des nuits de 5h sans que ça se voit le lendemain. Motivée, je ne travaille pas en gardant un œil sur la montre : je ne pars que lorsque le travail est terminé.

  • Une blogueuse reconnue

Je tiens plusieurs blogs qui ont un certain succès, le plus connu étant les vingtenaires (www.vingtenaires.com) lu en moyenne par 1500 visiteurs uniques par jour, soit l’équivalent d’un Olympia. Sociologue improvisée, j’analyse ma vie et celle des autres, j’observe mon entourage, les gens dans la rue et j’écris. Bien intégrée dans la blogosphère, je maîtrise parfaitement cet univers, vrai phénomène médiatique. Outre les articles et émissions qui y sont consacrés, les blogueurs sont aujourd’hui des références pour les journalistes. J’ai ainsi été interrogée plusieurs fois par des journaux comme Zurban ou Technik’art.

Ce blog illustre :
– ma capacité à avoir plein d’idées car un article par jour, ça n’est pas toujours évident
– ma capacité à gérer les autres rédacteurs, à édifier un calendrier des publications
– susciter l’intérêt de plus d’un millier de lecteurs qui viennent tous les jours à l’heure du café pour connaître ma vision de la vie.

Ecrits en une demi heure environ sans aucune documentation, ces articles pourraient être développés et faire de vrais dossiers pour vos journaux. Mais pour ne pas m’enfermer dans ce style, je viens de créer un nouveau blog qui me permet d’écrire sur tous les sujets qui me tiennent à cœur. Plutôt que d’attendre qu’on me laisse de l’espace dans un journal pour écrire, je me crée mon propre espace de communication.

  • Une démarche originale

Vous lisez mon plaidoyer pour ma personne et vous devez vous dire que ma démarche est inventive, peut-être risquée. Mais je sais que je dois être la trentième personne de la journée à vous envoyer une candidature spontanée et je vous épargnerai une lettre de motivation stéréotypée. J’ai donc choisi une démarche plus amusante afin d’attirer votre attention sur ma candidature, qui n’en demeure pas moins sérieuse.  Je suis idéalement à la recherche d’un poste fixe (CDD ou CDI) mais aussi de piges. Comme vous avez pu le constater en allant voir mes blogs, je ne manque pas d’idées.

Je joins à ce communiqué mon CV avec mes coordonnées, je me tiens à votre disposition pour tout entretien.

Je vous remercie de l’intérêt que vous porterez à ma candidature. Dans l’attente d’une réponse de votre part,

Cordialement

Nina Bartoldi

On ne pleure jamais avec la famille Parmentier

Hier, dimanche de Pâques, mamie Parmentier et tante n°2 sont à la maison. Bon, pour la suite de l’article et pour sa parfaite compréhension, à partir de maintenant, tante n°2 s’appellera Nicole.

Nicole, c’est un phénomène, genre la nana qui plane à 3000 et forcément, son étourderie la perdra. Alors en ce jour férié ou toi, lecteur, t’es pas là, florilège du best of Nicole.

Nicole fait du jogging

Nicole et sa copine (elles sont pas lesbiennes, je précise) sont en vacances à Collioure, dans les Pyrénées Orientales (c’est mignon tout plein). Un matin, elles décident d’aller faire du jogging au bord des falaises qui surplombent la ville. Les voilà donc en train de courir quand tout à coup, des militaires surgissent de nulle part et les encerclent, mitraillette aux poings. Evidemment, les deux demoiselles sont mortes de trouille « ne nous tueeeeeeeeeeez pas ! » « Mesdames, vous n’avez pas le droit d’être ici, c’est le terrain d’entraînement du GIGN ! ». Ah ?

Nicole prend la voiture

Un soir, Nicole prend la voiture pour rentrer chez elle, jusque là tout va bien. Mais arrivé à domicile, horreur, elle ne trouve plus son sac ! Mais pourtant, elle l’avait en sortant du boulot… Et là, elle se souvient : elle l’a posé sur le toit pour ouvrir la voiture… et ne l’a pas récupéré. Et selon la loi de la vitesse, de la gravité et surtout de la lose, un sac posé sur un toit de voiture sans être attaché n’y reste pas. Paniquée, elle refait le trajet inverse. Le sac n’étant pas fermé, elle retrouve tout éparpillé un peu partout. Résultat ? Elle a tout récupéré sauf sa carte bleue écrabouillée par une autre voiture au moment où elle la repérait.

Nicole prend le train

Elle prend souvent le train vu qu’elle travaille à la SNCF. Oui, j’ai de la famille dans cette entreprise qui veut mon malheur et même que si tu veux tout savoir, je suis arrière petite fille, petite fille et nièce de cheminot. Evidemment, une fois sortie du train, elle se rend compte qu’elle a oublié son portefeuille dedans avec toutes les cartes et compagnie. Résultat : quelqu’un l’a ramené aux objets trouvés avec tout dedans.

Nicole fait un relevé de compte

Histoire arrivée y a 15 jours. Nicole va au distributeur faire un relevé de compte, ce qu’elle ne fait jamais en temps normal. Elle récupère son ticket et se barre. SAUF QUE quand tu fais un relevé au distributeur, il te donne ton ticket avant ta carte, des fois que t’aies envie de combler ou creuser ton découvert. Donc tu l’as compris, elle a oublié sa carte dans la machine. Elle fait opposition, jusque là, tout va bien. Quoi que ça commence bien… Le problème, c’est qu’elle doit aller en Andorre donc elle demande aux gens qui lui ont fait des commandes de lui donner l’argent en liquide, elle se démerde pour en récupérer à la banque et c’est parti. Comme elle y est en séminaire et que ça s’éternise, le temps de shopping est assez réduit et pendant qu’elle récupère ses achats, son collègue la speede. Oui, tu le sens venir : elle a oublie son porte monnaie sur le comptoir avec ses cartes et 300 euros en liquide. Quand elle s’en aperçoit, elle est déjà en route pour Toulouse. Comme elle a une facture du magasin, son collègue appelle et oui, le porte monnaie est là. Bon, elle doit partir en vacances avec ma cousine la semaine suivante dans les Pyrénées, elle profitera pour le récupérer. Ben, je vous le donne en mille : le porte monnaie, elle l’a récupéré… plein.

Voilà, comme quoi, on peut être étourdi et avoir quand même de la chance. Parce que finalement, les seules sales histoires que Nicole a eues, genre se faire voler sa carte bleue avec le système de sabot marseillais ou se faire cramer au 3e degré par son airbag (non, je n’exagère pas, sa bretelle de sous-tif en a fondu), ce n’est jamais de sa faute. Mais ses étourderies, moi, je les adore !

La semaine prochaine, on démarrera une nouvelle série le lundi sur l’enfer de la mode ! Suspense, suspense ! En attendant, entre deux crises de foie, je rappelle un truc rapport aux séries : si tu les trouves trop méga top et que t’as envie d’en parler sur ton blog, n’hésite pas à mettre une des bannières. Celle de la prochaine série sera bientôt dispo et elle sera mieux car faite par Tatiana qui a un peu fait une école de graphisme. Alors que moi, tu l’auras noté, pas du tout !

A la recherche du prince charmant
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Où trouver l’homme ? Episode 7 : au stade

(Je rappelle à mon lectorat adoré que tout ceci est une fiction, je ne suis pas blessée au poignet en vrai, c’est pour de rire)

Me voici donc blessée. Une entorse au poignet, c’est pas grave comme dirait le docteur mais c’est quand même un peu handicapant quand on passe sa journée à taper sur un clavier. Et encore, je me plains pas, c’est le gauche, ça aurait pu être pire. Mais j’ai retenu la leçon : les activités sportives pour la drague, c’est pas pour moi, ça ne me réussit pas. Quoi que… Pratiquer un sport ne me réussit pas, certes, mais le mater en collectivité ? Voyons voir un peu.

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Pour les 10 ans du Stade de France, il y avait des places bradées pour le match de rugby France-Italie. A l’époque où j’avais deux poignets valides, j’avais donc pris deux places. Au début, j’envisageais d’embarquer Vicky pour l’initier aux joies du rugby dans un vrai stade et pas sur un canapé avec ma mère qui hurle à côté. Mais la demoiselle étant partie la veille en Australie, je me trouve une autre comparse et pas des moindre : ma sœur. Deux créatures délicieusement plantureuses aux yeux clairs, la blondinette et la brune sauf aux racines (oui, je suis pas sûre de rester brune actuellement, je vais peut-être ré explorer le côté clair de ma chevelure) sont donc au stade. C’est pas la première fois qu’Alice et moi allons ensemble à un match, toutes les deux, et en général, ça plaît pas mal, les deux sœurs toutes seules. Déjà, on croise deux mecs tandis qu’on monte les marches pour rejoindre nos places : « hé, bon match les filles ! ».

Un stade plein de mâles qui aiment le rugby, la plupart venant du sud ouest et les beaux gosses du sud ouest, ça m’émeut toujours, sans doute parce que ça me rappelle mes origines toulousaines. Ou parce que ce sont les plus beaux, tout simplement. Le pourcentage de femmes célibataires me paraît pas bien élevé, il me semble que je suis plutôt bien barrée, sauf que j’ai quand même un handicap de taille, il fait même 1m56 (selon sa carte d’identité) : Alice. Non parce que les mâles en stade marchent par grappe et je ne vois pas trop comment draguer avec un binôme en couple et rigoureusement fidèle. Faut savoir qu’Alice, elle n’a qu’un style de mec : Anthony. En plus, draguer devant ma sœur, c’est un peu bizarre, même si je l’ai déjà fait. Je suis pas très pudique !

Le match commence. Bonne nouvelle, on mène. D’un autre côté, les Italiens auraient gagné, j’aurai ramené un supporter italien, ils sont beaux aussi même s’ils sont beaucoup moins nombreux. Alors, profitons d’un petit arrêt de jeu pour mater un peu mes entourages, histoire de verrouiller quelques cibles. Oui, je fais en gros, là, j’affinerai plus tard. Bon, là, dans mes entourages immédiats, c’est pas trop ça. On est un peu au milieu de familles, y a même un gosse qui nous a bien beuglé la Marseillaise dans les oreilles. On sent qu’il y connaît pas grand chose le petit, il crie un peu à contre temps. Bon, je mate un peu le père, ne sait-on jamais. Après tout, dans mon immeuble, le beau gosse de service, c’est le père des deux furies qui me réveillent tous les samedi matins à 9h30 en pleurant comme des malades devant ma porte. Mais là, non, c’est pas le cas. Bon, ils sont où les beaux gosses ? Ah, plus bas, ça s’agite bien, ça veut faire la ola en permanence, ça sent le jeune. Mais là, c’est loin. Bon, je vais attendre la fin du match et le bain de foule pour récupérer le métro.

Fin du match, Alice et moi ne nous pressons pas trop, on essaie de trouver le chemin le plus court. Comme je lui ai expliqué que quand je marche dans la foule, je peux pas m’empêcher de jouer la voiture et de faire « gniaaaaaaaan » dans ma tête quand je croise ou double des gens, on joue à ça. On double les gens en rigolant et à un moment, on se rentre dedans sans que ça soit calculé. Ca nous fait bien rire. Le côté barjot, ça doit être génétique. Bon, suite à un bain de foule, nous voici dans le métro. Pas de beaux mecs mais des joyeux drilles qui crient en racontant des blagues « et alors, jé lui démande ung cinquante et hein ! » . Ils ont plus que l’âge de mon père donc forcément, y a rien à emballer mais ça nous fait bien marrer, c’est toujours ça de pris.


Retour chez moi. Conclusion : la prochain fois que je veux draguer au stade, je prie très fort pour tomber au milieu d’un car de jeunes et beaux supporters, pas dans le carré familial. Puisque c’est ça, la semaine prochaine, je vais mater le match dans un pub.

La liste de la fille qui aurait bien prolongé ses vacances quand même

Mais 5 jours, c’est déjà bien, ne nous plaignons pas

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– Samedi matin, départ pour mon sud. Mot d’ordre : à 6h55, je suis prête à être embarquée par le taxi qui passe d’abord prendre ma sœur, une amie à elle et le copain de celle-ci. Donc la veille, ma sœur réserve un taxi pour 4 personnes et deux chats. 6h55, je suis prête (alors qu’en semaine, je dors encore à cette heure là), mon téléphone sonne « putain,c’est la cata, ils ont pas de taxi disponible alors que j’ai réservé hier et en train, on sera jamais à l’heure ! ». Heureusement qu’un taxi assez grand est passé devant chez elle à ce moment là. Moralité : le service de réservation des taxis G7, c’est une bonne blague.

– Dimanche me voici en ville à Toulouse pour voir Lucie, Guillaume 1er, Anne et son mec. Comme à son habitude, Guillaume est en retard (quasi une heure). Lucie m’apprend
qu’elle ne retournera pas en Guadeloupe, Anne nous fait part de ses projets de reconversion professionnelle. Bref, on discute. Et à un moment, j’ai été traumatisée parce que Guillaume a dit 
« lol ». Il l’a dit ! Mon Dieu, j’ai passé 4 ans et demi de ma vie avec un homme qui dit lol. Vous le voyez mon gros traumatisme, là.

 

– Mardi, c’est Noël, on a tous été très gâtés. Des vêtements, des livres et des produits de beauté de mon côté. Mon père nous a tous offerts un cadre numérique, emballé par ses
soins (huhu). Je trouvais bizarre qu’il ne nous demande pas d’emballer ses cadeaux, je comprends mieux pourquoi, maintenant ! N’empêche que ça me donne une idée, je vais faire plein de photos de Paris pour les mettre sur mon cadre.

 

– Mercredi, Alice et moi regardons une vidéo de fitness, j’ai pas mis mes lunettes quand ma sœur commence à ricaner bêtement. Je me penche vers la télé, croyant voir une
excroissance curieuse entre les cuisses du coach. « Mais… mais… – Oui, dit-elle en rigolant, tu vois bien ! Mamaaaaaaaaaaaan, viens voir ! ». Voilà, maintenant, ma mère pense
qu’on est obsédées.

– Ma sœur m’a offert un home spa, un kit de massage, quoi. C’est le 2e en un an et demi…Ma sœur veut-elle me donner tous les outils pour que je me trouve un mec ?
Mais bon comme c’est mon kit massage, c’est moi qui dois en profiter, bien entendu ! De son côté, Anthony a eu une tondeuse à cheveux qui lui a fait très plaisir (les pompiers de Paris sont des militaires donc 3 mm de cheveux sur le crâne, c’est mieux). Tellement que j’ai cru qu’il allait manger avec. Je le soupçonne d’avoir dormi avec une fois rentré sur Paris…

– Cette semaine, j’ai eu aucun problème avec la SNCF parce que c’est Anthony qui a tout pris. Lundi, le voilà sur le quai du RER très tôt le matin pour rejoindre la gare et prendre
le train pour nous rejoindre dans le sud. Sauf qu’aucun RER n’est passé pendant une bonne demi-heure et il a raté le train, ce qui l’a rendu de très mauvaise humeur. Mardi, il repart. Déjà, le 
train a 40 mn de retard au départ, ça commence bien. A l’arrivée, il en aura une heure et demie. De mon côté, tout s’est bien passé : à l’aller, j’ai dormi, tellement que j’ai failli rater ma gare. Je m’éveille de mon semi coma et je sens que le train ralentit. Ah, on doit arriver à la gare avant la mienne, j’en ai encore pour une heure de trajet « nous en arrivons en gare de Guermandes les prairies ». Oh merde, c’est ma gare ! Vite, tout ranger dans mon sac, enfiler le manteau, prendre le chat et la valise. Quel stress ! Au retour, tout se passe bien mais au bout de 4h, Kenya qui était toute sage (pour une fois) commence à miauler bizarrement. Oh non, c’est le miaulement option « je suis malade ». Bon, en général, elle bave une heure avant de vomir, ça peut être gérable niveau timing… « beeeeeeeeuark ! ». Ah non, c’était pas jouable. Ah tiens, y a plus de poubelles dans les nouveaux TGV…

 

– Retour au boulot jeudi, je suis pas de la meilleure humeur qui soit parce que je voulais rester dans mon sud. Devant mon ordi, je comate. Là, arrive Alice, une collègue (qui
n’est pas ma sœur), la fille qui appelle un chat, un chat. « Ben, alors, Bartoldi, qu’est-ce que t’as ? T’as une de ces têtes ! ». Je veux rentrer ! Enfin, faut dire que comment voulez vous que je me remette sérieusement au boulot sur un rythme deux jours, un week-end, un jour, un jour férié, hein ? Vendredi, j’étais même toute seule sur mon îlot, heureusement qu’il y avait Philippe et Alix derrière, on a parlé du sexe de Sarko, se demandant s’il en avait un gros (ce qui expliquerait pour Bruni)… Ben quoi, c’est pas parce qu’on mesure 1m65
et qu’on est assoiffé de pouvoir qu’on a forcément un petit pénis. Enfin, de toute façon, j’irai pas vérifier…

– Pour le moment, lundi, au bureau, on est 4… Heureusement, le midi, on se fait un petit gueuleton pré réveillon, Scarlett a émis l’hypothèse d’amener du vin. Je sens que lundi
après-midi va être sous productif.

– Une petite musique les enfants !