La liste de la fille qui part

Et voilà, j’ai officiellement fini mon contrat, je débute le nouveau lundi, c’est dingue.


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– Cher Bradou. Décidément, je n’arrive pas à te voir. La première fois, j’ai dû annuler à cause de la grève des trains car rentrer chez moi vers 23h30 quand il n’y a plus de train, c’est moins facile. Nous avions donc à nouveau rendez-vous ce soir. Comme je suis timide, j’étais venue accompagnée de Lo. Même que pour être honnête, c’est elle qui avait eu l’idée. Donc ce soir, on fait la queue au ciné. Arrivée à la caisse, la guichetière prend son micro « la séance pour le film « l’assassinat de Jesse James… » est complète ! ». Méééééééééééé ! Du coup, excuse-nous mais on s’est consolées avec George Clooney. Mmmmm, il est so sex ce George quand même.

– Dernière journée de taf, je suis cafardeuse. A midi, je paie mon pot, normal, c’est champagne ! Au bout de 3 verres, malgré le café et le biscuit petit déj chocolat orange de taillefine (trop trop bon), je suis pétée. Je m’extasie sur le signe astrologique de Guillaume, lui expliquant que d’après mes expériences, les scorpions sont des amants hors pair. Bon du coup, je fais une entorse à mon régime, je vais manger autre chose que mon éternelle soupe parce que ça va pas suffire. Surtout que j’ai 150 choses à finir, à montrer à Yohann 2 mon remplaçant. Evidemment, pour finir en beauté, j’ai un chat VIP de 18 à 19h. Bon ben 19h, je range mon bureau. Une fois rangé mon pot de café lyophilisé, mes sachets de thés et de soupe (j’avais fini mes taillefines), il ne reste plus rien de moi. On est peu de choses. Je fais le bisou à tout le monde et rejoins Yohann1, Philippe et Sébastien qui jouent aux fléchettes pour dire au revoir. Et je
me fais embarquer pour une ultime partie que je perds lamentablement. Bon, j’ai ordre de repasser sinon Guillaume m’a menacé de filer mon numéro à bloggeur chieur ultime.

– J’ai repris le tricot mais la reprise fut un peu dure, je compte trois merveilleux trous dans mon échantillon… On dira que c’est concept.

– Vendredi, la secrétaire m’appelle pour me faire signer ma fin de contrat et me donner mon dernier chèque. Pif, 300 euros de plus par rapport à d’habitude, héhéhé !

– Si tu n’as pas de personnalité, crée ta bimbo ! Pour arriver au niveau suivant, je dois faire plein de défis. Pour ceux qui ne connaissent pas, « défier » une
bimbo, c’est en gros faire un espèce de match et celle qui est fringuée le plus cher gagne. Or cette semaine, ils ont sorti une nouvelle tenue Halloween. Du coup, toutes les nanas ont fringué leur bimbo pareil. Du coup, je leur éclate la tête à chaque fois. Mouahahahahah !

– Dans la série « la fille hyper attentive à ses voisins », suite du couple qui a un bébé et qui vit dans l’appart mitoyen du mien. Un soir, je rentre, je remarque un
truc bizarre sur leur boîte aux lettres : ah, y a plus de nom dessus ! Ces gens sont d’une discrétion quand même : ils font un bébé, ils déménagent et je les entends même pas faire tout ça. Et leur remplaçant a eu la délicatesse d’emménager le week-end où j’étais chez mes parents. Ce qui n’est pas le cas des enfants de mon voisin « kilétrobomépaaimable » et sa femme. Après la charmante Anna qui gueulait tout le temps, son petit frère Guillaume prend le relais. L’autre jour, j’entends un gamin qui gueule dans la rue. Tiens, il passe sous ma fenêtre. Tiens, il rentre dans l’immeuble. Tiens, il monte les escaliers. Tiens, il a pas de bouton stop.

– Ce qui est bien quand on forme quelqu’un, c’est qu’on peut jouer les esclavagistes, un peu. Du genre « bon, Yohann, je vais faire des courses pour le pot, tu viens avec moi pour m’aider à porter les sacs ? ». J’adore.

– « Bon, Nina, mi novembre, on va lancer les bons points sur telle plateforme de blog alors il faudra qu’on lance un article sur le sujet, tout ça, tout ça. – Guillaume, je pars vendredi… – Ah oui, c’est vrai… Yohann, mi novembre, on lance les bons points sur telle plateforme de blog ». Un autre jour : « Guillaume, viens voir, j’ai un cas à te soumettre – Oh oui, soumets-moi ! ». Hier, Yohann(1) : « Tiens, Nina, je t’ai choisi des fléchettes, tu vas voir, elles sont bien ! – Ah super merci ! – Ouais, enfin, je sais pas si tu fais bien de me faire confiance ! – Ouais, je suis naïve des fois ! – Oui, j’avais remarqué ! ». Ils vont me manqueeeeeeeer !

– Je suis attendue lundi « à partir de » 9h30 à mon nouveau taf.

– Cette semaine, pas de clip mais un mini film d’animation qui évoquera des souvenirs à tous les proprios de chat (d’ailleurs, Kenya est en train de me regarder d’un air atterré quand je rigole devant).

Quand le chat est reveillé via Koreus

Week-end dans le sud

Bon, pour les 3 du fond qui n’ont pas suivi, ce week-end, j’ai fait une petite pause sud-ouestesque en compagnie de ma chérichounette adorée, aka Vicky. L’idée de départ était de faire un article à 4 mains mais on n’a pas eu le temps ce week-end (ou on ne l’a pas pris) donc l’idée d’arrivée est : on raconte chacune notre week-end pour voir.

 
Jeudi

Départ qui n’arrive pas. D’abord, Vicky rame sur le périph et a du mal à trouver une place, moi, j’ai du mal à commander une pizza (si, si). Bref, après quelques péripéties, nous voici parties toutes les 3, la 3e étant Kenya. 7h de route, 1 dark dog et demi chacune, Kenya se vidant par tous les trous et beuglant à la mort, des grandes conversations, des arrêts pipi, du brouillard… Enfin, à 6h15, Charlotte (la voiture de Vicky pour ceux qui savent pas, c’est mal) est posée devant chez mes parents. 6h30. On dort.

Vendredi

Au menu prévisionnel : lever 11h, visite de ma ville dans l’après-midi, dîner le soir avec Anne et Best Friend de Vicky en centre. Bon, finalement, lever midi, déjeuner avec mes parents. Ma mère est en forme et raconte plein de conneries sur mon père : « Alors quand on a gagné contre les All Blacks, on était dans un pub à Venise et ton père s’est mis debout sur la table pour chanter la Marseillaise ! », « et alors, tu vois, cette connasse, elle était habillée Burberry des pieds à la tête… Même que ton père m’a demandé si elle avait pas le tampon burberry, aussi ! ». Là, mon père est cramoisi, sous la table, Vicky et moi mortes de rire. Mon papa, je l’adoooooooooore. Bon, pour l’après-midi, on doit visiter la
ville mais finalement, on traînasse, on traînasse. Vers 16h, on se couche dans mon lit, je lui lis vaguement Voici, on commente la vie de Brit-Brit puis on roupille jusqu’à 18h. Là, on se fait belles, on part en voiture pour Toulouse pour rejoindre nos meilleures amies respectives. On va dans un resto assez sympa mais déco à refaire, le serveur est très chaleureux « 4 belles brunes, c’te chance ! ». Bon, il met un peu 2h à nous servir l’apéro mais très aimable puisqu’il termine toutes ses phrases par « à votre service », jusqu’à ce qu’il remarque
qu’on se fout un peu de lui. Fin du repas, on balade un peu Vicky dans Toulouse by night. On abandonne les filles et retour maison. Je fais faire à mon invitée un tour en voiture de ma ville natale by night et lui montre même l’appart où j’ai grandi. J’ai même conduit dans le parking juste devant, je l’avais jamais fait. Faut savoir que 14 ans après, j’ai toujours une grosse nostalgie de cet appart, j’en rêve encore la nuit. Ca m’a paru tout petit, plus que dans mes souvenirs. Papotage jusqu’à 3h.

 
Samedi

Lever très tardive puisque ma maman m’a réveillée, on déjeune, on traînasse un peu puis retour sur Toulouse. Au menu, Best Friend again et Guillaume 1er. Sauf que le jeune homme nous fait sa migraine habituelle donc je le verrai une prochaine fois (mais quand ?). Du coup, on boit un café chez Best Friend et retour en centre ville par le métro, s’il vous plait. Pour ceux qui ne connaissent pas le métro toulousain, c’est un métro sans conducteur donc avec Vicky, on se met tout devant. On fait touriste, et alors ? Un peu de shopping (mais on
n’a rien acheté), un délicieux café latte un peu spécial (il y a des étages, il faut aspirer chaque étage mais j’ai foiré, moi). Retour à ville natale pour un dîner en famille et initiation de (la pauvre) Vicky au rugby made in famille Bartoldi. Genre ma mère qui est surexcitée, qui bondit du canapé à chaque action, qui gueule (pauvre Damien Traille, les oreilles qui sifflaient, on sait d’où ça vient), qui explique à Vicky les règles en demandant l’approbation de mon papa « alors, là, tu vois, y a ça parce que ça… je dis des conneries minou ? – Non,
non ! ». Oui, ma mère appelle toujours mon père minou et après, on s’étonne que je sois une handicapée sentimentale du style « bouh, moi, je pourrai jamais avoir un couple aussi parfait que mes parents ». Ensuite, on popstarise jusqu’à tard parce que Fox life diffuse plus Sunset Beach (bouhouhou). Coucher 3h, again.

 
Dimanche

Lever tard, encore et toujours. Déjeuner délicieusement gargantuesque puis squattage du jardin pour me colorer les cheveux. Oui, il fait beau, autant le faire au soleil, me revoici parfaitement brunette sans racines, sauf ma foutue mèche blonde du devant qui résiste encore et toujours. J’ai pas envie de rentrer… Après une micro sieste pour charger les batteries, il va être temps de partir. Valises ok, faisons les sandwich pour la route. On charge la voiture et là, il faut mettre Kenya dans sa cage. Mais où est elle ? On tourne on vire, on trouve le chat de ma
sœur et enfin, on repère Kenya. Chez le voisin. On l’appelle, on secoue les croquettes, on essaie de l’appâter avec du thon mais parle à mon cul, ma tête est malade. Avoir un chat anorexique n’est pas toujours facile… En désespoir de cause, on appelle le voisin qui remue un bâton pour l’attirer, ça marche super bien, il a 4 chats qui viennent le voir : Carambar (celui de ma sœur), Clio (celle de ma mère), Balloon le sien et enfin Kenya qui m’est restituée. C’est partiiiiiiiiiii ! Le trajet se déroule bien, Kenya chouine mais bout à bout, elle n’a dû que pleurer 3h sur les 6, youhou ! A chaque odeur suspecte, on râle « ah, elle a vomi…. Ah, elle a fait caca… ». Glamourous. Vers 21h, on s’arrête pour dîner, des sandwichs au foie gras faits maison. Oui, nous, on a la classe, on mange des sandwichs au foie gras sur une aire d’autoroute, na. Je repère à chaque fois les prochaines grandes villes pour nous donner du courage « ouais, on vient de passer Limoges ! Ouais, c’est Bourges ! Orléans, on approche ! ». Un peu avant la fin, on s’arrête dans une aire pour une dernière vidange, on tombe sur des toilettes concept où faut appuyer sur plein de boutons. Du coup, je fais pipi dans le noir, même pas peur.

 Enfin, Paris, retour maison. En sortant Kenya de sa cage, bonne surprise, elle n’a finalement rien expulsé de sa minuscule personne, youhou ! Elle est propre quand elle veut.
 Bilan : un super week-end qui m’a fait un bien fou. Ma chérichounette, merci pour le week-end, merci de m’avoir supportée, moi et aussi mon chat. I’m kiffin you !!

 

Aaaaaaah, je me meurs !

J’ai pas l’air comme ça mais je suis une fille fragile. Hé oui, y a des fois, je tombe malade. Même un peu trop souvent à mon goût mais ça dépend des moments, en fait. Y a des années où je ne chope rien de rien et d’autres où le moindre courant d’air et plouf, me voilà le nez dans le mouchoir.

Dimanche. Je passe une bonne journée avec Vicky et sa best friend, on boit des cafés Starbucks en faisant semblant de travaillant. Vicky révise des cours, Best friend lit un magazine, je bosse pour un futur projet blog (oui, encore un, bientôt, tous les blogs que vous lirez seront à moi, mouahahahah). Mais bon, en fait, on discute, on va fumer dehors, on bosse pas trop, trop. On se balade puis retour chez moi. Tiens, j’ai la gorge qui gratouille un peu, j’ai dû trop fumer, c’est pas grave. Sauf que lundi, je me lève et je me rends compte que mes cervicales continuent à me faire souffrir (ça traîne depuis quelques temps ça) et qu’en plus, mon nez commence à pleurer. Heu ?

Mais le pire était à venir, mardi. Déjà lundi soir, j’avais tellement mal partout que j’ai pris un comprimé à base de morphine. Oui, quand je suis enrhumée, j’ai toute la mâchoire qui se crispe et ça fait très mal, si bien que je ne sais même plus si j’ai encore mal aux cervicales. Du coup, en me couchant, je me retrouve dans un espèce d’état hallucinatoire étrange où réalités et pensées se mélangent, je comprends plus grand-chose. Mardi, au boulot, je suis totalement à côté de mes pompes. J’achète du lait en venant pour me faire du lait au miel, mon classique « pour guérir la gorge qui pique ». Y a des moments où j’ai l’impression de nager dans du coton, je regarde mon écran, bouche ouverte, c’est limite si je bave pas. Quand on me parle, je réponds deux heures après, le temps d’entendre (je perds quelques points d’audition au passage) et le temps de remettre les mots dans le bon ordre. « Dis Nina, vous avez touché l’avatar de l’anim ?

-… … … … Nan… Beuh…
– Tu le trouves pas dégueulasse, toi ?
– … … … Si… beuh… »

Fascinante quoi la nana ! Du coup, à 17h15, je déclare forfait et repars en courant chez moi pour dormir. Dans le métro, je lutte vraiment dur pour ne pas m’endormir, j’ai l’impression que mes yeux essaient de sortir de ma tête (les enfoirés). Arrivée chez moi, je me jette dans mon lit et dors 3h, ouf.

Pourquoi je raconte tout ça ? Pour expliquer que j’ai pas d’article bien fait pour aujourd’hui, que j’ai pas eu le temps de vous faire comme il faut la chanson des
vingtenaires (made by Lucas), je veux le faire comme il faut donc ça prend un peu du temps mais je suis pas capable de faire quelque chose d’un peu construit, là, cet article, c’est le max que je puisse faire. Ouais, je sais, ça fait peur.

Bon, voilà, je file me coucher après m’être droguée pour guérir parce que bon, là, je sers un peu à rien cette semaine ! Et si tu es un mec célibataire, n’oublie pas mister personnalité, prouve moi que des mecs biens existent ! Non parce que t’as vu mon wall of fuckin’ connard, c’est pas beau !

Allez les loulous, soyez sages. Avec de la chance, avec mes médicaments, j’aurai des rêves rigolos ou des délires stupides à vous raconter.

Donnons nous la main, soyons copains !

L’autre jour, je lisais Glamour qui donne des petits conseils stratégiques pour sa carrière notamment sympathiser avec ses collègues pour développer son réseau. Sans être aussi calculatrice, je fais attention à mes relations avec mes collègues parce que je les vois tous les jours donc si on s’aime pas, ça va vite devenir invivable.

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 Première semaine, me voici face à une quinzaine de personnes que je ne connais pas avec plein de prénoms à retenir. Ok, je suis là pour un bon moment donc retenons vite qui est qui et qui fait quoi. Ben oui, autant demander les choses à la bonne personne sinon, tout le monde perd du temps. Bon, y a que des garçons à tendance bruns mal rasés mais ça va, je gère, je retiens

vite. Maintenant que je connais les prénoms, passons la vitesse supérieure, adressons la parole aux gens. Dès le départ, certains sont plus chaleureux que d’autres donc on va dire que c’est ma porte d’entrée. Comme j’ai de la chance, la fille que je remplace part la semaine où j’arrive, elle fait donc un pot de départ donc idéal pour discuter avec les gens. Pour sympathiser, j’accepte même une partie de fléchettes. Bon ben voilà, au bout d’une semaine, je me sens déjà intégrée, trop forte moi.

 Oui, mais c’est pas le tout. Les collègues, faut faire amis amis sans pour autant sortir avec eux tous les soirs, c’est pas une obligation. Mais travailler dans la joie et la bonne humeur ça se travaille, manger seule devant son écran, c’est un peu bof comme principe. Dans l’agence on a un espace pour déjeuner (enfin, un canapé et des tabourets autour d’une table basse), la tradition veut qu’on mange tous autour avec ce qu’on a acheté et on papote. Parfois, on va aussi manger dehors, je n’accepte pas toujours parce que bon, resto tous les jours, ce n’est bon ni pour mon porte monnaie, ni pour ma ligne. Bon, bref, il faut trouver un bon dosage pour pas faire la snob de service ni faire pleurer ma conseillère financière. Il y a aussi les pots, des fois, à ne jamais rater, avec le tournoi fléchettes qui va avec (et que je perds toujours lamentablement mais j’essaie quoi).
 

Bon, passer un instant de détente avec ses collègues, c’est bien mais si c’est pour faire tapisserie, ça ne sert à rien. Il faut parler. Face à moi une quinzaine d’hommes entre 25 et 37 ans, la plupart entre 25 et 30 (enfin, 28-30, même). Bon, même génération, de suite ça aide. Mais le problème avec des garçons programmeurs et compagnie, c’est qu’ils parlent beaucoup technologie et jeux vidéos et c’est pas forcément ma tasse de thé. Ceci étant, de temps en temps, je joue avec eux, même qu’une fille qui joue à GTA, c’est pas si courant que ça. Même que je tape tous les gens que je croise dessus, trop forte moi. Bon, la F1 et le rugby, c’est pas leur truc, reste la politique, le cul et les conversations de type scatologiques où je peux suivre. Bon, des fois, on parle taf aussi mais c’est moins marrant. Seulement attention à ces petites conversations. Il est vrai que dans mon cas, mes collègues peuvent être facilement pris pour des potes du fait
de notre âge similaire mais il ne faut point trop en dire. On n’a pas besoin de savoir que je me suis faite secouée dans tous les sens la nuit dernière, tututut. J’ai pas besoin de faire la liste de tous les mecs avec qui je couche, quelles positions on a testées, non. Je dirais même que je préfère pas. Bon, j’ai vaguement expliqué à Rémi et Guillaume le dossier Gabriel, j’avais aussi
clairement la tronche d’une nana qui avait fait des folies de son corps la semaine dernière (je ne boirai plus de Dark dog au boulot, on va croire automatiquement que j’ai sexé) mais je reste discrète, tout comme eux, d’ailleurs. Je sais qui est maqué, le prénom de la plupart de leurs copines mais j’avoue que je suis pas sûre que j’aimerais savoir qui fait quoi. On sort pas
ensemble, chéri, alors tes pratiques sexuelles, je m’en passerai. Déjà que je sais qui fait pipi la porte ouverte chez lui…

 

De la même façon, je suis la seule fille de l’agence avec la boss et la secrétaire (mais on la voit jamais parce qu’elle est dans sa pièce et c’est la seule dans la catégorie plus de 50 ans) donc forcément, j’en joue un peu, je minaude, je demande toujours à celui qui tient la cafetière « tu me sers un café s’il te pléééééééééééé ! » en papillonnant avec ma petite voix mais après, si on se sort quelques vannes de cul, je ne drague pas. Déjà que ça jase quand je papote avec mon collègue tchèque, hein ! Non parce que les histoires de coucherie au
boulot, c’est compliqué, même si elle sont fantasmées. Oui, forcément, ils me taquinent sur le sujet et je réponds mais c’est que du jeu. Mais ça fait que je me sens à l’aise avec mes collègues et c’est ça de pris.

Bref, le boulot, ce n’est pas « que » bien faire son job, c’est également soigner ses relations. Car mine de rien, à qualités égales, on préférera toujours une personne souriante et sociale à celle qui se la joue perso et qui se limite « bonjour, bonsoir, tu me passes l’agrafeuse ? »

There goes the Game

Par Lucas

Cet article est entièrement non sous titré pour vous laisser imaginer les pensées qui ont traversé l’esprit des nanas quand elles répondaient à mes questions ou faisaient des remarques. On peut d’ailleurs créer un mini-concours. Vous choisissez une phrase, ou une interjection d’une nana et vous me dites en commentaire ce qu’elle déguisait…

Iconoclaste Affair

– Bonjour tu es Lucas d’Amore ?
– Oui et toi tu es Raoulette Sgo. Je kiffe ton pseudo d’ailleurs
– …
– Oh ça va, prend un siège !
– Bonjour quess que je vous sers ?
– Quess tu prends ?
– Heu, un café…
–  Bon alors un café et un pastis
– J’vous apporte ça tuuu de suite.
– Tu prends un pastis ?
– Oui c’est pour faire style je suis du Sud, comme ça les parisiens ils te regardent avec une sale tête et quand tu leur dis que pas du tout, tu es parisien, ça les soulage graaaave et tu es leur ami pour la vie.
– Ah.
– Ouhai, ouhai, j’ai réfléchi au problème…
– Ah.
– Bon, j’ai quelques questions. Est-ce que tu kiffes Pierre Richard ?
– Pierre Richard ? Le loser des films télés ? Mais pourquoi tu me poses cette question ?
– C’est marrant ça, j’aurais dit « C’est quoi ton vrai prénom ? » ou « C’est mignon tes fossettes, je kiffe ! On t’la dejà dit ?  tu t’serais pas posé de questions, et tu m’aurais répondu. Mais des qu’on passe à un sujet un peu iconoclaste ça merde graaave. Oh le très mauvais point !
– Mauvais point ? Mais attend, je suis en train de passer un test ? On est là pour faire connaissance autour d’un verre !
– Très bonne répartie qui vient contrecarrer ta réponse précédente. Et non, tu ne passes pas un test. Bon on revient au sujet. Est-ce que tu kiffes Pierre Richard ?
– Nan mais je vois pas l’intérêt de la question…
– Ah bah oui c’est sur, on est à un rendez vous de lovers et parler de Pierre Richard c’est pas très hype…
– Bah ouhai, j’vois pas l’intérêt. Maintenant pour répondre à ta question, bah heu ouhai, il est sympa.
– Il est sympa… La phrase qui veut tout dire et rien dire. Tu kiffes Saillemone ? Ouhai il est sympa… T’as aimé le film ? Ouhai c’etait sympa. Elle était bien la teuf ?Mouhai, sympa sans plus…. Ah la réponse basique de ouf de la nana qui veut pas se mouiller. Oh le trrrès mauvais point ! Pourtant t’avais bien commencé avec ton « j’vois pas l’interet »…T’aurais du maintenir cette ligne.
– Non mais attend, je passe un test là ? Mais t’as cru que c’était la fête ? Mais t’es ouf, j’me casse là !!
– OK, bonne soirée. Et n’hésite pas à ne pas revenir sur ma page !
–  Luuuuzeur…
– Oui moi aussi j’te kiffe !.

– Le café et le pastis ! Oh, la demoiselle est partie ?
– Oui, elle avait un film à voir, enfin non c’est le contraire : elle croyait venir ici pour voir un film, avec un scenar tout prêt. J’ai commencé à la jouer second degré, d’où le pastis… – –
Mais bon, je comprends sa haine : c’est une quiche en impro.
– Heu, j’vous suis pas trop là…
– C’est pas grave, je vous dois combien ?
– Heu deux cinquante et 80 ça nous fait trois trente.
– Gardez la monnaie.

Speed Dating

Top c’est parti ! Vous avez 5 minutes !
– Bon alors moi c’est Libellule, 28 ans, je suis conseillère chez Bains et Mckenzie, je gagne 60 kilo euros par mois, je bosse de 9h00 à 22h00, je fais du step deux fois par semaines, je mange végétarien, j’aime pas les cons, je suis maniaque sur la propreté, ta cravate elle pue et non, je n’ai jamais vu « Mensonges et Trahisons ».
– Ok, alors moi c’est Lucas d’Amore, j’adore les connes et tes tentatives pour me déstabiliser sont carrément téléphonées. Mais la prochaine fois tu prendras rendez-vous parce que je ne suis pas là pour qu’une bouffonne tente de démontrer son manque de confiance en soi par un phrasé incisif et  péteux. D’ailleurs ton discours est merdique, matiné de bêtise crasse que tu déguises très mal
derrière l’intelligence qui t’a permis de rentrer chez Bains. (NdLucas : oui, je suis un chieur mais faut pas me saouler quoi…)
– Mais…
– Et je rajoute immédiatement et vulgairement, parce que c’est comme ça qu’on se fait comprendre le mieux : va te faire foutre.
– Putain c’est la première fois qu’on m’envoie chier comme ça !
– T’inquiète, c’est pas la dernière si tu continues comme ça…
– Mais on a même pas échangé deux mo…
– Bah oui mais la nana qui arrive et qui s’la pête, pour moi c’est la preuve qu’elle déguise un manque de confiance en soi derrière un propos offensif. Et moi, chuis pas là pour faire du social.
– Heu…
– Et cette hésitation dès qu’on ne rentre pas dans ton jeu ça démontre bien que j’ai pas tout à fait tort.
– Oui… Mais c’est à dire que…
– OK, je peux très bien voir dans ta présentation une tentative maladroite pour me déstabiliser et tâter ce que j’ai dans le ventre. Pour me coller au mur, voir si j’ai de la répartie, tout ça. Mais j’ai pas envie de jouer à ce jeu car je ne suis pas là pour ça et en plus j’aime pas les blondasses insignifiantes qui s’la racontent.
– Mais j’me la raconte pas !
– Non, pas du tout, et moi je suis Brad Pitt en calbutte. Bon j’vais me prendre un kawa. Désolé, j’tinvite pas : j’fais pas dans l’humanitaire Jet Set. Bonne soirée et bonne chasse : tu vas bien réussir à tirer sur un pigeon

La drague, c’est mal !

Par Lucas

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Chers lectrices, chers lecteurs, même si cet article sera recopié par la suite, je tiens à vous dire que je vous écris, à la plume et café à la main, sous le soleil de la terrasse exterieure de la cafèèèète de l’hosto Raymond Poincaré. Hosto d’où je vous fais un « direct » digne de Jacques Martin à l’Ecole des Fans. Ouhai, chacun ses références…

Sans déconner, je suis entouré de jolies demoiselles (en français : de « bonnes meufs ») et je suis comme tétanisé. Vous y croyez vous ?
Je n’ose même pas faire un sourire à une charmante jeune fille au visage harmonieux et au physique émoustillant. Un simple sourire sans ambition! Dingue, non ?

Avant, je me serai levé, je l’aurais salué et je lui aurais dit :
« Mademoiselle vous êtes absolument divine et vous agrémentez mon café d’une tonalité de bonheur primesautier et fugace. Merci et au revoir » .
Ouhai je sais, faut mieux m’eviter quand je suis au café… Et encore !! Y a eu pire !!

Ma parents m’ont dit que mon coma m’avait totalement deshinibé. A tel point que lors de mon reveil je draguais toutes les nanas qui passaient à moins de 5 mètres de mon lit. Je vous rappelle que j’étais alors totalement à poil. Ouhai, Lucas trop la classe !!

Bon, j’avoue que depuis je me suis bien (trop?) calmé…
Et j’en arrive à mon sujet. Oui, comme d’hab apres une intro débile de 150 lignes

Faire une virée à deux…

Comment draguer une nana sans la saouler ? (là, lectrices, lecteurs, vous devez vous sentir à l’étroit parce que je viens d’attirer 50000 lyceens prépuberes avec cette phrase)

Sans déconner, c’est une question qui m’a toujours interessée…Parce que j’ai toujours des scrupules à me lancer dans ce jeu (bah oui c’est un jeu) Une question qui m’a toujours intéressé d’abord quant à mon succès éventuel… Logique, normal, évidemment, dira le lecteur soupe au lait. Le succès donc, mais aussi la possibilité malheureuse d’emmerder GRAAAAVE la nana. Rah les pauvres nanas parfois, j’les plains. Sans déconner nous les mecs on peut être super louuurd parfois…

Mais bon…

Se montrer séduisant et charmant quand on a pas le physique de Jude Law c’est chaud ! Pour ma part, avant mon accident c’était plutôt « show ». Tres véhément, tres vindicatif, tres droit, au point que j’arrivais trrrrès souvent à m’engueuler à mort avec la nana ciblée ! Ah bah oui, on a son honnêteté intellectuelle ou on ne l’a pas ! Mais une fois sur deux j’arrivais tout de même à mes fins… Bon, d’accord, Jude Law il chope tout ce qui passe…Même la nana qui ne le kiffait pas au début…

Mais merde quoi ! Dans les films les deux qui ne peuvent pas s’encadrer au générique ils vivent plein d’aventures ensemble, ils s’engueulent dès qu’ils ont 5 minutes, ils tuent des tas de méchants, se reengueulent graaaave, manquent de mourir des tas de fois et à la fin se font des tas de bisous. Bordel ! Je conchie joyeusement les films américains. Je vais me faire MON FILM !

Pouuuur, un petit touuuur, au petit jouuuur…

Bizarrement, dans le film de ma vie quand je m’engueule avec une nana je peux toujours me brosser pour finir dans son lit par la suite. Bizzarement…
Mais la drague joueuse, alors qu’on est pas encore accroc à la nana, cette drague donc, passe t-elle necessairement par un étouffement de ses propres valeurs ?

J’ai envie de répondre « oui, tout à fait, et moi j’peux pas faire ça » pour faire style je suis un garçon integre et droit… Bah ouhai ! Mais sans déconner, je me demande si, un jour, je ne vais pas craquer. D’un autre coté c’est peut être aussi la raison pour laquelle mes tentatives de drague font souvent chou blanc (pour mes chous blancs, cf cette histoire entre autres…)

De toute façon, quand on se présente à une nana à la terasse d’un café et qu’on lui propose de lui offrir un Martini (parce que le café pour la nana, si tu l’embrasses après, bonjour l’haleine ! Eh oui il faut penser à tout.Oui, yé souis un poete) il est clair que si la nana accepte elle a bien vu que sur ton front yavait marqué « Salut, t’es bonne et ton intellect voire le mien, eh ben on s’en fout, on verra par la suite : parfois ya des « bonnes » surprises ».
Ouhai, je sais ya des mecs qui ont le front large…

Pour autant, je rêve d’une nana assez honnête et directe qui, au bout de 5 minutes de discussion, ose me dire sans aucune diplomatie (parce que de toute façon dans ce cas là nous les mecs on ne mérite pas que la nana prenne des gants), cette réplique mythique de la Cité de la Peur :

– Euh, excuse moi, on peut se tutoyer..?
– Mais ouhai bien sûr, vas y !
– Bon. T’es lourd.

Mais retournons à notre terrasse…

J’ai attrapé un coup de soleil…

Voyez-vous, lectrices, lecteurs, perso, quand je flashe sur une nana, je commence toujours par des questions basiques ( Tu aimes Yves Duteil ?, Quess tu vas nous chanter, il est assis où ton papa…) Bon OK, parfois je suis beaucoup plus direct….

Mais sans déconner, inciter l’autre à débusquer en nous ce qui fait tout notre charme, voire développer en elle un intérêt ou une curiosité tels qu’on en arrive à une discussion à bâtons rompus et qu’on se quitte avec encore plein de choses à échanger…
Eh bah c’est pas tous les jours qu’ça arrive !!
Et pour autant ce serait une démarche certes moins joueuse mais dix fois plus sereine et honnête !

J’ai même envie de dire que pour faire comprendre à la nana à quel point on est un type intelligent, merveilleux, droit, honnête, réglo, attentif, à l’écoute, câlin, etc, eh bah vas y paye ta mission ! Je suis sûr que ces demoiselles ont un avis sur la question !!

Bon j’avoue.. Cet article vient sur les Vingtenaires parce que je veux écrire les aventures de Martin, une héros comme Martine à qui il arrive plein d’aventures : « Martin va à sa première boom », « Martin veut choper d’la meuf », « Martin veut sexer », « Martin s’prend un vent ». Chais pas pourquoi, j’sens que je vais faire un tabac…

Tel Hugh Grant

Par Lucas

 

Dimanche, j’avais un barbecue. Oui, un vrai avec des chipolatas, des merguez et des tas de calories. Bien sur j’ai commencé la journée en râlant, du fait que je dérangeais un pote, obligé de faire un détour pour venir me chercher. Mais bon…

Amalric (oui je sais je trouve toujours des pseudos qui déchirent tout…) est donc venu me chercher chez moi et, sur le trajet, nous avons donc échangé quelques menues pensées. Nous étions invités par une amie, Maelle, et son copain, Wenceslas. Une maison canon, avec un grand jardin et une piscine, donnant directement sur un des fairways du Golf de St Cloud (très
cheeeeer).

J’ai alors suggéré à Amalric, en rigolant, que, si ça se trouve, ils nous avaient invité pour nous dire qu’ils comptaient se marier…
Bien sûr, ça n’a pas loupé…

D’où ma réflexion d’aujourd’hui… Eh oui, ça fait toujours quelque chose de voir une copine se caser. Je me rappelle, il y a 6 mois, avec des copains, à la sortie de la messe à un mariage religieux, on en menait pas large. Ensuite, au café, on était un brin silencieux…

Sans déconner, je ne vais pas prendre les habits de Hugh Grant dans 4 Mariages et 1 Enterrement, mais je suis encore épaté, à 27 ans, par les gens qui s’engagent ainsi. Ce choix, de la liberté personnelle brimée au bénéfice du bonheur du couple, me laisse pensif. Cet engagement, certes réfléchi, me parait encore en dessous de mes forces et je débusque ainsi, en moi, une certaine lâcheté. Il est vrai que je n’ai pas encore trouvé de nana qui m’incite à faire des concessions ou des efforts pour elle. Il y a toujours un moment où je brise les ponts parce qu’une
valeur à laquelle je tiens beaucoup n’est pas partagée par la nana…

Mais 27 ans est-il « déjà » un age où il faut penser à « se caser » ? Quitte à me dissimuler derrière un paravent fragile, j’ai envie de répondre par la négative… Advienne que pourra. Vous avez surement un avis sur la question !!

Mais avant de le donner allez donc lire mes aventures amoureuses sur, feu, mon blog qui se trouve sur cette page
Bon d’accord tous les articles ne sont pas traduit en français…

Rentrée des classes

(version audio en fin d’article, soyez indulgent, suis un poil claquée)Un premier jour de boulot, c’est un peu comme une rentrée des classes dans un bahut qu’on connaît pas. Tous vos futurs camarades sont déjà potes et vous avez un peu l’impression d’être la bête curieuse de service.

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La veille, vous avez tout préparé.Comment je m’habille? Chic, faut se faire bien voir dès le départ mais pas trop quand même, on va pas au mariage de Pierre-Cécil et Marie-Hortense. Je prépare mon sac la veille, faudrait voir à rien oublier. Bon, ok, ici, il me fallait juste un stylo, mon cahier qui me suit partout de toute façon, mon agenda qui me suit partout pareil aussi. Maquillage léger, vu que je pars pas bosser au bois de Boulogne. C’est fou comme le premier matin, on se lève facilement, la tête débordant de curiosité. Donc, à l’heure dite,je suis sortie de mon lit, je câline Kenya, je m’étale mon huile Nuxe et ma crème anticellulite avec le roll on, là.

Hop,je pars, le train, tougoudou, tougoudou puis le métro (bondé, même pas je m’assois), lisant avec passion Matin + (enfin, avec passion, vous avez compris…). Entre l’agence et le métro, y a une boulangerie donc je m’achète un croissant. Hop, on m’avait dit d’arriver entre 9h et 9h30, me voici là à 9h15. Ah ben je suis un peu la seule… Non, y a la secrétaire aussi. Je m’assois dans le canapé et lit, des garçons arrivent. Des garçons, des garçons, des garçons. Ah une fille ! Comme y a plus de café, un des gars va chercher un café dans le troquet voisin et un des mecs très gentil veut me filer le sien mais je refuse : moi, je suis en « light » aujourd’hui, je découvre, il en a plus besoin que moi. Enfin, Claude, mon boss, débarque et tout le monde découvre que, non, je suis pas une candidate pour le poste puisqu’il vient d’être pourvu et c’est moi qui l’ai eu (nananère !). Bon, on me présente plein de gens (essaie de retenir les prénoms, essaie de retenir les prénoms !), la fille est la demoiselle que je remplace donc on bosse ensemble toute la journée, à deux sur un bureau, on s’éclate. Elle m’explique que je serai la seule fille. Enfin, non, y a la boss aussi mais elle bosse essentiellement à Prague où on a une filiale. Et évidemment, sur deux filles restantes, nous avons deux Nina, ce serait pas drôle sinon.

Une partie de mon taff consiste à chatter avec les ados de notre plateforme donc je commence à faire connaissance avec eux mais je dois pas dire que je suis une nouvelle personne, je dois prendre la relève sans que ça se voit donc des fois, ils me posent des questions auxquelles je sais pas répondre genre : « et tu te souviens ? » et là, tu réponds : huhu^^ ou l’atroce lol, les mdr ou ptdr, tous ces sigles que je n’utilise jamais. Je repars le 1er soir à 19h, je suis déjà dans le bain. La demoiselle que je remplace me lâche quelques trucs, je prends vite mes marques. Je suis encore en phase d’observation de mes collègues donc j’écoute plus que je ne parle, même si je me marre bien avec demoiselle que je remplace et Claude.

Au bout de deux jours, je suis contente, j’ai pas mal de trucs à faire déjà. Oui, là, je suis pas en stage, je suis payée pour faire mes trucs donc il s’agit pas de faire n’importe quoi. Le 2e jour, j’arrive à 9h20-9h30. Là, l’agence est carrément fermée et j’ai pas les clés ! Du coup, je découvre le café voisin, là où on va boire ou chercher un kawa et où les garçons jouent aux fléchettes. Tout le monde roule en scooter aussi, va falloir que je m’habitue.

Bref, bilan au bout d’une poignée de jours : vivement que je récupère un ordi décent, le mien (portable) a un clavier en cours de décès, un port USB qui marche plus donc on m’a filé un clavier Qwerty mais finalement, j’ai piqué l’azerty de Guillaume mais il l’a repris alors Romain m’a prêté le sien. Oui, là, je vais m’amuser à trouver des pseudos pour tout le monde ! Sinon, j’ai compris que cette agence n’était pas un nid de lève-tôt, je comprends qu’ils m’aient embauchée! Quoi qu’il en soit, j’ai encore des choses à découvrir mais globalement, je trouve le taff vraiment sympa, je commence déjà à bien aimer mes petits ados, c’est comme si j’avais plein de petits frères et sœurs mais je vous en parlerai plus tard de mes petits.

Petits coups bas entre amis

Par Jane

J’ai toujours pensé que les exs des copains-copines étaient un sujet tabou, des cibles interdites, du pas-touche intégral. Jusqu’à hier. Mais reprenons depuis le début.

Il y a des nouvelles qui se répandent comme une trainée de poudre. Ou des gens qui ont vraiment des antennes. Le célibat, par exemple.

Il y a quelques temps, je reçois un texto d’une connaissance. Cette connaissance est en fait l’ami de l’un de mes exs, qui prend des nouvelles une fois par an, pour le 1er janvier, ça donne bonne conscience. Cette connaissance est également celui qui avait balancé quelques gentillesses très peu flatteuses sur mon compte lors de la rupture. Nous soulignerons ici la délicatesse de l’ex qui m’avait gentiment rapporté que « de toute façon, mes potes m’ont dit que… » Messieurs, vous détestez qu’on vous dise « ma mère me l’avait dit » ou encore « j’aurais du écouter ma meilleure amie », alors ne nous faites pas vivre la même chose.

Recevoir un message en mars me semble donc un peu suspect. Le nouvel an est passé. Ce n’est pas encore mon anniversaire. J’ai eu des nouvelles de mon ex dernièrement donc je pense que ce n’est pas ça non plus. Bon, qu’est-ce qu’il me veut lui? Par curiosité, j’accepte de le voir. Ses textos sont parfois ambigüs, mais je me dis que je dois mal interpréter.

On réussit finalement à se trouver un créneau qui nous convient, le rendez-vous est fixé à samedi. « Je n’ai jamais vu ton appart' » Oui, mais moi non plus je n’ai jamais vu le tien, et je survis plutôt bien, donc on reste sur l’option rendez-vous en ville, ça m’évitera de devoir faire du ménage.

30 minutes avant l’heure de rendez-vous théorique, je suis affalée sur mon canapé à siroter de l’aspirine pour tenter de déloger le gros mal de tête qui menace de me flinguer mon samedi soir, en vieux t-shirt et jean informe. Mon téléphone sonne, et il m’annonce qu’il va être en retard. ca commence bien. J’en profite pour me maquiller (en vue de la soirée) et me coucher (en rattrapage d’un manque de sommeil chronique) Je suis réveillée toutes les 20 minutes par le téléphone, et finis par lui dire de passer chez moi, ça sera plus simple. J’émerge quand quelqu’un frappe à la porte.

L’entrevue est très civilisée, le café coule à flot, on échange les dernières nouvelles et celles plus anciennes, on parle boulot, quotidien parisien, célibat, banalités, sans aucun sous entendu glauque. Lui assis sur le canapé, moi sagement posée sur une chaise et agrippée à mon thé et mon aspirine.

A peine est-il parti que je retourne me coucher (toujours pour rattraper mon retard de sommeil) quand mon téléphone vibre. Pensant que ça concerne la soirée, je jette un oeil à l’écran.

« Ca m’a fait plaisir de te revoir, tu es de plus en plus belle. J’aurais aimé en revoir un peu plus de toi »

Petit conseil au passage: Quand on vous dit que vous allez servir de cadeau d’anniversaire, même en tout bien tout honneur, n’acceptez jamais, il semblerait que ça puisse traumatiser certaines âmes sensibles. Ou que certains aient une bonne mémoire.

Ouai, mais bien sûr; voilà que ça redevient ambigü, maintenant qu’il n’est plus là! Je réponds poliment mais sans encouragements. Dernier message reçu (et auquel je ne répondrai pas) « Sois sage ce soir » Non mais là, ya comme un bug, il se prend pour qui?

Hier soir, le téléphone sonne, je décroche machinalement.

« Alors, comment ça va? Tu as passé un bon week-end? »

« Euh… Oui… »

« Et tu as été sage? »

« Je ne pense pas que ça te regarde… »

« Ouille, ça doit vouloir dire non ça… Merde… »

« Je pense que tu t’en remettras! »

« Tu ne veux pas venir me voir [à Pétaouchnoc] jeudi? »

« Non, je bosse le lendemain, et c’est un peu loin. Et puis le recyclage, c’est pas mon truc. »

« Le recyclage? »

« Essayer de te taper une ex de l’un de tes potes, avec qui il est resté plus de deux ans, t’appelles ça comment? »

« Mais non, c’est de l’histoire ancienne! En tout cas, n’hésite pas à me rappeler! »

Après une telle déclaration, je m’interroge: pensait-il vraiment que le statut de pote de mon premier amour allait faire que j’allais tomber dans ses bras? La fin de mon histoire avec cet ex lui faisait-il penser que je n’avais absolument aucune moralité et que je sautais sur tout ce qui bouge? Etait-il si sûr de lui qu’il pensait que le fait de le revoir me ferait immédiatement tomber dans ses bras?

Liste de pensées hebdomadaire

Moi, j’ai une vie méga trépidante, la preuve en liste.

– les crêpes de mon papa sont les meilleures du monde, elles sont si fines qu’elles fondent dans la bouche. Le top ultime : étaler du fruit de la passion dessus. Aussi bon qu’un orgasme.

– je sens que je vais militer activement pour la privatisation de TOUS les services publics. Marre que mon facteur ne me livre JAMAIS les colis et que je sois obligée de me taper une demi-heure de queue dans ma poste moche avec des employés neurasthéniques. Marre que la SNCF soit infoutue de respecter ses horaires. Un train qui a 1h de retard dès le départ (exemple : lundi), ça me fait profondément chier, surtout qu’on arrive à prendre encore une demi-heure de retard supplémentaire pendant le trajet, des fois qu’on n’aurait que ça à faire de la journée. Et le pire, c’est qu’on ne sait même pas pourquoi. Le service public : notre engagement ? Mépriser notre clientèle. De toute façon, on n’a pas de concurrence ou alors hors de prix alors faites pas chier.

– Mardi, endormie vers 5h, levée 8h30. Un café à 9h30, un café à 10h dans une grande tasse (mais lyophilisé, c’est pas bon. George chéri, tu as encore beaucoup à faire avant que le monde entier ne boive tes espressos). 14h, après un repas qui déchire avec la vilaine Summer qui a dit, je cite : « tu prends pas un dessert, t’es sûre ? Parce que j’en prends un, moi. Oh, regarde, y a de la panacotta ! ». Ah, la diablesse, j’ai dû en manger du coup. 15h30, un thé frappé à la framboise chez Starbucks. Mercredi soir, 3h10, j’ai toujours pas sommeil… Alors que j’ai dormi 3h et qu’en plus, ce soir-là, suis allée au resto avec mon pôpa et ma sœur et que j’ai bu du vin !

– L’avantage quand le train a très beaucoup de retard, c’est qu’on a le temps de lire et même de travailler.

– L’avantage quand on a une grosse bonne demi-heure d’avance à un entretien, c’est qu’on a le temps de lire et même de travailler (et de boire un café).

– Ca y est, me suis lancée sur second life. Me suis créée une bonhommette, NinaBella Allen. Parce que figurez-vous que sur Second Life, on vous impose une liste de nom de famille et tous les Nina étaient pris. J’ai choisi un avatar qui me ressemble et je suis une girl next door. Mais au bout de 10 mn, ça m’a saoulée, ça ramait (qui a dit que c’était pas conseillé d’avoir i-tunes, 2 word, 3 firefox et second life ouverts en même temps ??). Alors je sais pas trop si NinaBella aura une « second life » (ooooooooooh). Surtout que du coup, me suis excitée sur le paddle et NinaBella s’est mise à voler, j’avais peur de pas la faire atterrir.

– En ce moment, je vis ma vie amoureuse par procuration et c’est vachement mieux, moins risqué pour mon cœur et ça prend moins de temps.

– C’est fou comme je peux être productive quand je m’y mets.

– Penser à étriper ma cousine qui m’a dit au téléphone vendredi dernier : « oh, c’est rigolo, t’as pris l’accent parisien ». Dans tes rêves, je suis toulousaine, moi, vrai de vrai. Nan mais oh ! Ceci étant, j’ai dû réécouter une vieille émission radio que j’avais faite à Toulouse et heu… J’ai quand même plus le même accent, fuck, fuck et re-fuck ! (comme je suis trop une rebelle)

– C’est curieux, dès que je coupe le chauffage, il refait froid. Je vais pas oser le couper une troisième fois.

– Au fait, c’est pas le printemps ?

– Vendredi, réunion pour un webzine, une nouvelle recrue finlandaise, je kiffe son accent, je veux le même-euh ! A un moment, elle nous explique qu’elle habite à Plume-Sur-Berges, MA ville. Donc moi « aaaaaaah, comme moi ! ». « Ah ben, je savais bien que je t’avais déjà vue quelque part ! ». C’est ça, être star, les gens me voient dans la rue et la réciproque n’est jamais vraie. Faut dire, moi, dans la rue, les seules personnes que je percute, ce sont les beaux gosses. Et encore, quand je suis connectée au monde qui m’entoure.

Une semaine qu’est passée méga vite !