L’étalon du dimanche soir

Avertissement : cet article ne va pas parler de mon activité sexuelle du dimanche soir. Même si c’est vrai que j’aime bien planifier une petite coquinerie ce
soir là, ça me détend pour le reste de la semaine et ça me permet de dormir, le dimanche soir, j’ai toujours du mal à me coucher, je suis décalée.

 Insomnie

Dimanche soir. Ca y est, il fait nuit, on est en première partie de soirée, les chaînes télé nous diffusent des films familiaux. Dans une poignée d’heures, j’irai au lit en appuyant sur le bouton du réveil car on va repartir pour le cirque du travail. A 7h, mon réveil va sonner, je vais grommeler, me dire que si je me levais, là, maintenant, j’aurais du temps pour faire plein de trucs. Genre écrire un ou deux articles de blogs, boire un jus d’orange pressé de mes petites mains (comme ça, je mange la pulpe et je suis bourrée de vitamines), prendre un peu de temps pour se bichonner, faire un crochet par la salle de sport pour une petite séance endiablée de vélo. Je sais que le sport le matin, c’est pas top, ça casse mais moi, j’y vois un avantage : du coup, la journée, je vais être toute zen vu que j’aurai pas d’énergie à dépenser dans des énervements inutiles. Bon, ok, je passe pas non plus mes journées à m’énerver
mais je suis sûre que certaines choses glissent mieux quand on n’a pas l’énergie de relever. Vous voyez ? Mais bon, je dis ça mais inévitablement, je finis par m’extirper de mon lit entre 8h15 et 8h30 en me disant que, merde, voilà, je suis à la bourre, je fais chier d’être une larve.

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Mais revenons au dimanche soir. De façon générale, je ne l’aime pas trop : je ne suis pas sortie de la journée, je pue (j’ai pas encore pris ma douche, souvent) , je suis habillée n’importe comment, si j’ai fait l’effort de m’habiller. Alors j’essaie déjà de rentabiliser le côté glamour : douche, gommage, masque capillaire et pour le
visage, utilisation de savon noir pour la peau toute douce. Bref, étape 1, se chouchouter et étape 2, avoir un appart dans un état tout à fait acceptable. C’est pas que je sois une adepte du feng shui mais il est vrai qu’un appart rangé est meilleur pour l’humeur.

 
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Mais le dimanche soir est un bon étalon de ma semaine en fait ou plutôt de mon week-end. En gros, j’ai les dimanches soirs « bouh, je suis une larve, j’ai rien
fait du week-end ! » et les dimanches « ouais, j’ai fait plein de trucs, je suis à jour, j’assure grave ! ». Ce que j’aime ces dimanches soirs, je pars me coucher le cœur
gonflé de ce merveilleux sentiment de travail accompli. Parce que j’ai toujours de folles ambitions pour mes week-ends : écrire mes articles de la semaine, finir de préparer le nouveau blog des vingtenaires (je dois faire la bannière et modifier quelques trucs), me mettre au dessin, faire du sport, faire du ménage, faire des courses, avancer sur des projets persos. Je fais pareil pour les vacances, je prévois des milliers de trucs, je n’en ferai pas la moitié. Je suppose que j’aime la possibilité de faire quelque chose et que sado masochisme naturel me pousse à m’en
vouloir de ne pas tout faire.

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Mais parfois, même quand je ne fais pas tout ce que comporte ma to do list, je suis contente. Hier soir, par exemple : appart propre, corps lavé, gommé, qui
sent bon et qui est tout doux, cheveux qui brillent de propreté, articles programmés. Evidemment, j’ai pas fait la bannière mais j’ai eu un concept qui m’emballe (c’est déjà bien), j’ai pas fait de sport et j’ai trop joué à Yahoo ! jeux (y jouer, c’est déjà trop) MAIS le bilan reste positif.

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Le week-end prochain, présence parentale oblige, je vais pas arrêter. Limite, j’ai envie de poser mon lundi suivant histoire de rentabiliser mon week-end… L’étalon
du dimanche soir le lundi, ça marche aussi ?

 

Une cure detox qui me fait bien flipper

J’ai décidé en mon âme et conscience que le samedi, s’il n’y avait pas de question love and sex (essentiellement parce que j’ai oublié de le faire, j’ai eu une semaine trop chargée, je m’excuse), j’allais parler télé. Parce que moi, j’aime ça la télé et plus un programme est merdique, plus je l’adore : je vais pouvoir le critiquer. Je suis un peu la Guy Carlier des blogs mais avec plein de kilos en moins (je sais pas combien, je sais plus où il en est parce qu’à un moment, il avait un peu maigri). Sauf qu’à la fin, je vire pas aigrie et misogyne.


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Hier soir, aux petites heures de la nuit (23h et quelques), je me dis que je commence à fatiguer et que j’allais partir me coucher. Hibernation et émotions fortes de la semaine obligent même si ça m’embête un peu, j’ai du boulot de tarée ce week-end (oui, je sais…) donc ça m’aurait arrangée de pouvoir profiter de la soirée. Mais là, commence une émission dont je ne verrai certes pas la fin mais qui m’interpelle : Marine teste une cure detox. Marine est une journaliste blonde et sympathique qui se met en scène dans diverses situations pour vivre les choses comme par exemple un dîner nudiste (ok, c’est joyeusement racoleur, celui là). Cette fois ci, Marine part en cure detox : en gros, elle va nettoyer son corps. Cool, tiens, ça m’intéresse. Oui, il semblerait que la trentaine approchante me force à me préoccuper de mon intérieur. Pas mon appart, ma tuyauterie, j’entends.

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Sauf que je déchante vite et je me pose une question : cette cure, telle qu’exposée, n’est-elle pas dangereuse ? Je vous explique un peu : c’est la cure de Marine Méchin, une nana qui était dans la Star Ac 8 (la dernière ?) et passait son temps à insulter les élèves pour les pousser à se surpasser. Je suis tout à fait convaincue qu’à 16 ans, on a quotidiennement besoin d’entendre qu’on est une petite merde et qu’on devrait limite avoir honte d’exister, ahem… Donc j’ai un peu cherché sur le web des infos sur la Marine Méchin, j’ai pas trouvé grand-chose à part qu’elle pratique le Wu Wang, un truc qu’elle a découvert en Asie ou je ne sais quoi. Bon, fin de la recherche documentaire (ah, si, elle aurait bossé pour Sarko et déclare être lesbienne mais ça ne va pas nous aider).
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Donc la journaliste Marine et une poignée d’autres nanas se retrouvent en stage. Elles sont une dizaine, le stage coûte 750 à 1250 € et vous allez voir comme c’est tout bénef pour Marine (la coach). Premier jour, les nanas arrivent. Repas du soir : quelques grains de raisins puis une séance de gym pas piquée des vers jusqu’à 2h du mat. Là, notre coach annonce : demain, rendez-vous à 6h en bas, on marchera pendant 4h ! Je vous distribuerai à toutes un verre d’eau chaude avant de partir ». Donc les nanas se lèvent affamées car elles n’ont mangé que du raisin la veille, elles font de l’exercice pendant 4h (sans eau au passage,enfin, je n’en ai pas vu en tout cas) et après, que font-elles ? Elles mangent du raisin ! Bref, en résumé, durant ces deux trois jours, elles ne mangent pas, boivent de l’eau chaude, avalent des gélules pour se « purger », font de l’exercice et, comme le dit une nana « de toute façon, elle fait tout pour nous faire craquer ». Alors le côté detox, là, il y est à mort vu qu’il y a même un exercice pour filer la nausée aux nanas. Sauf que, pour ma part, jeûne+exercice physique+purge, je trouve ça légèrement dangereux… Surtout que je sais pas mais le côté « on mange des grains de raisin, on prend des gélules pour aller aux toilettes et on se file la nausée », ça me rappelle vaguement les clichés typiques de l’anorexie.

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Je veux bien comprendre le côté dépassement de soi, je dis pas. Mais arrive un moment où je trouve ce genre de conneries dangereuses à faire et à montrer. On m’a toujours expliqué qu’il ne fallait surtout pas sauter un repas (ce que je fais hélas parfois), qu’il faut varier son alimentation et surtout, SURTOUT et c’est ce qui me choque le plus dans l’histoire : s’hydrater. Déjà, je vois dans quel état j’étais après quelques heures de jeûne total lors de ma journée Ramadan, la déshydratation me donnait l’impression d’avoir du sable dans le cerveau alors là, marcher 4h sans eau, c’est limite criminel.
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Bref, vous l’aurez compris, cette émission m’a énervée, malgré la personnalité franchement sympa de Marine la journaliste. Je comprends le principe de tester son corps, aller puiser dans ses réserves, se détoxifier en sortant ce qu’on a mauvais en soi mais là, non, ça fait limite secte et je le répète, c’est dangereux. Et je pense limite inutile car après avoir quasi jeuné pendant deux ou trois jours, le retour même doux à une alimentation normale, vous allez reprendre tous les kilos perdus avec même un petit bonus. Parce que le corps réagit à la privation « j’ai pas eu assez de réserves, je vais stoquer un peu plus » (source : la diététique pour les nuls). Si y a un truc que j’ai bien compris en terme de diététique, c’est que rien ne vaut un régime équilibré, le reste n’est qu’une perte de poids temporaire. Mais là, le pire, finalement, c’est qu’on vend la cure comme une détox, pas comme un régime genre « tu vas revenir toute purifiée ». Tu vas en chier (au sens propre du terme) mais tu reviendras soulagée (y a un sens propre, si j’ose dire, là aussi). Sauf que pendant cette cure, la Marine la coach remue la merde (au sens figuré cette fois-ci), pose les nanas face aux échecs de leur vie, leurs angoisses… et leur fait « non mais moi, je suis pas psy ! ». En gros, je souligne ce qui ne va pas dans ta vie et démerde toi pour régler ça toute seule ou avec l’aide d’un thérapeuthe. Ouiiiiiiii ? C’est vrai, rien ne vaut un bon petit cassage psychologique pour repartir sur de bonnes bases. Ou sombrer un peu plus loin dans la déprime.

Message de service : Puisqu’on parle tuyauterie, petit coup de main à une opé en ce moment : Activia a créé une page pleine de conseils pour récupérer des excès des fêtes. C’est par là que ça se passe, pour ceux que ça intéresse.

L’aventure c’est l’aventure !

Par Keira

Il était temps de m’y mettre, mon premier article sera donc le reflet de ma personnalité de geekette. Parce que oui, la geekette se répand dans le monde et qu’elle a le droit de s’exprimer.

Cela fait maintenant 6 ans que je traîne ma souris sur des forums internets divers et variés. Ce n’est pas grand chose me diront certains, mais c’est aussi beaucoup.

Je suis d’une nature assez réservée et finalement, grâce à internet j’ai appris à me mettre un peu en avant.

Je ne sais pas si vous connaissez le principe de l’IRL (In Real Life) mais en gros ça consiste à rencontrer en vrai, des gens qu’on connaît virtuellement.

J’ai fait de très nombreuses IRL, que ce soit des habitués des forums ou des blogs (les Vingtenaires par exemple), j’ai rencontré beaucoup de personnes connues sur la toile. Et certaines de ces personnes sont devenues des amis proches.

Depuis quelques mois, je suis ce qu’on appelle une Youtuber.

C’est à dire que je poste de blogs vidéos (vlogs). Ou alors je crée aussi des petites vidéos de maquillage, je soutiens des causes etc…

Et c’est donc sur Youtube que j’ai fait la connaissance d’une communauté anglophone très soudée, très inventive et très drôle.

Dans trois jours, je vais faire l’expérience d’une IRL géante. A Londres.

Et autant vous le dire tout de suite, mon petit cœur bat très fort car je pars seule et que je ne connais pour l’instant qu’une minorité des personnes qui seront présentes. Nous serons 400 !

400 personnes décidées à s’amuser, visiter, filmer, créer et voulant se connaître.

Je serai la seule française présente. Ca me met légèrement la pression.

Pourquoi y aller ?

Tout simplement parce que ça va être encore une fois une expérience exceptionnelle, que je vais pouvoir me tester, tester mon aisance en compagnie de gens qui ne parlent pas ma langue. C’est d’une certaine façon une manière d’évacuer de façon puissante ma grande timidité.

Dans une IRL, on ne peut pas tricher, on ne peut pas se cacher. Tout le monde essaye de parler à l’autre et on est obligé de s’y plier. C’est un test assez impressionnant. L’ayant déjà passé dans ma langue maternelle, je me suis dit « jette-toi à l’eau » et je verrai si je peux gérer tout ça en anglais.

Et ça va forcément être très stressant quand j’apercevrai la foule, mais en même temps terriblement excitant. Je me jette littéralement dans l’inconnu, que ce soit Londres que je n’ai pas visité depuis un bon moment, les différents quartiers que je ne connais pas et où j’ai rendez-vous et enfin ces gens que je n’ai jamais approchés.

Evidemment ce n’est pas un challenge aussi énorme qu’il y paraît, il a des choses beaucoup plus impressionnantes qui sont faites chaque jour. Mais pour une timide comme moi, c’est déjà énorme.

La prochaine étape sera de partir vivre dans un autre pays, mais pour cela, il faudra d’abord que je termine mes études !

Si vous en avez l’occasion, je vous conseille de tester ces fameuses rencontres de groupe, internet n’est pas qu’un repaire de menteurs, loin de là. Et certaines des rencontres qu’on peut y faire vous changent profondément.

La blogosphère, c’est comme le lycée en pire

Vous avez décidé d’ouvrir un blog, félicitations, vous voici sur le point de pénétrer un univers régi par ses propres règles, ses codes, son classement wikio, ses copinages, linkages, black listages, coucheries… Et oui, vous voici de retour au lycée.


En fait, la blogosphère, c’est rigolo si on reste un peu à l’extérieur et qu’on prend tout ça à la rigolade mais pour certain, le blog et sa pseudo influence, c’est la vie, une vengeance sur les années de collège où on était un être invisible pour la plupart de nos camarades. Hé, mec, regarde, je suis devenu un blogueur influent et je vais même à des soirées où y a Bernard Montiel ou Nikos Aliagas. Oui, j’ai assisté à ce genre de soirées, ok, j’avoue mais au lieu de me sentir la plus populaire du lycée, je me suis sentie légèrement has been, étrange…

Bon, il y a de très bon blogs, très intelligents, des gens qui ne cherchent pas à être dans les soirées hypes de la blogo, à être pote avec untel ou unetelle, qui ne linkent personne parce que ça leur est égal et si wikio n’avait pas un nom sensiblement proche de wikipedia, ils n’auraient aucune idée que c’est un truc sur Internet. Mais ceux là ne sont pas drôles à observer. Intéressants en eux mêmes certes mais pas drôles, comment on fait pour se moquer entre nous, après ? Non, nous, on veut les stars, ceux qui pensent qu’être linkés sur plus de 20 blogs « influents » fait d’eux des êtres d’exception. Ceux qui pensent que quoi qu’ils fassent dans la vie nous intéresse et on acheté pour se faire un iphone pour nous tenir au courant minute par minute via leur twitter de leurs moindres faits et gestes. Y en a qui nous expliquent qu’ils attendent le bus 63 (le 63, c’est important, des fois qu’on ait la moindre idée de ce que représente ce bus), qu’ils ont bien mangé, qu’ils jouent à la console… A un moment, j’avoue, pour me moquer de ce petit monde, j’ai fait du heure par heure aussi mais c’est vite lourd. Et j’étais la seule à dire quand j’allais aux toilettes.

Mais ce qui a de génial dans la blogosphère, ce sont les disputes qui se manifestent par des délinkages. Si quelqu’un te délinke, ça va mal. S’il t’enlève de tes contacts facebook, c’est la guerre. Et fais gaffe, ça va super vite, ça m’est arrivé avec une fille, une fois, j’ai toujours pas compris pourquoi. Mais à la limite, tant pis, je perds la moitié des potins de la blogo mais au fond, est-ce réellement si important que des gens que je ne connais que sous un pseudo étaient à une soirée où y avait d’autres gens que l’on appelle aussi par leur pseudo et ils ont bu du champagne et mangé des macarons ? Comme au lycée, quand on savait que la belle gosse de la 2ème3 sortait avec un 1ère moins beau mais un 1ère donc la classe alors que vous n’aviez jamais parlé à aucun des protagonistes de l’histoire.

Autre truc : le bouc émissaire. Un peu comme au lycée, ici le but est de prendre un blog ou style de blog que l’on trouve inférieur pour s’en moquer et dire à quel point, nous, on est intelligents, raffinés, blablabla. Idéalement : le blog de filles. Il faut détester le blog de fille, celui de n’importe quelle modasse (oui, on dit modasse parce que c’est méprisant) et dire à quel point c’est creux, vide, etc. Ok, moi même, il y a des blogs de filles qui me font un peu peur tant ils présentent un vide abyssal mais je ne m’en sers pas de faire valoir surtout que mon lectorat n’est pas très blog et ne connaît pas la plupart de ces « blogs de fille ». De toute façon, à partir du moment où une fille a un blog de filles, c’est qu’elle est forcément très conne, indigne d’intérêt, un peu comme les dindes du lycée qui étaient juste bonnes. Et comme au lycée, les blogueurs mâles se moquent d’elles mais aimeraient se les tirer, en fait.

En fait, pour survivre en blogosphérie, comme au lycée, faut identifier les leaders et faire tout comme eux. Si un pauvre blogueur ou une pauvre blogueuse devient la proie des quolibets des autres, surtout, suis le mouvement, montre le/la du doigt et rit très très fort. Mais si cette personne revient en grâce, surtout, suis le mouvement. Un libre arbitre ? Un minimum de jugeotte qui servirait à souligner le fait que ce n’est pas normal de détester quelqu’un un jour et l’adorer le lendemain ? Tu m ‘écoutes quand je parle ? Esprit lycée, on a dit ! Si t’es pas un leader, tu fais le mouton et te fais pas remarquer, merci.


Sinon, ce que tu peux faire et c’est la meilleure place, c’est ne pas participer à tout ce cirque parce que le lycée, tu trouvais ça globalement chiant, tu fais ton blog dans ton coin, tu rencontres des gens si tu les trouves sympa mais pas au delà. Puis quand tu finiras par trouver ce spectacle pathétique, tu te recentreras de toi même sur les blogs qui te paraissent dignes d’intérêt et tu oublierais l’univers lycée des autres. Parce qu’au lycée, on avait au moins l’excuse d’être ado donc un peu con. Là, c’est effrayant de voir des adultes continuer le jeu. Mais de temps en temps, c’est quand même super drôle.

Mais non, Jeff, t’es pas tout seul

Pendant mon chômage, j’ai eu parfois de mauvaises idées comme par exemple lire le forum de categorynet où on découvre que c’est limite normal de devoir batailler sévère pour être payé la moindre pige (des fois, j’ai un peu envie de balancer le nom de ceux qui ne m’ont jamais payée), que certains sont toujours à collecter des piges 10 ans après leur diplôme sans que ce ne soit un choix de vie… Bref, là, à chaque fois, j’avais envie de pleurer.

Pourtant, lire et même participer à ces forums n’est pas une perte de temps, bien au contraire. Pour ma part, l’ANPE ne m’a servi qu’à perdre du temps alors que mon diplôme ne concernait pas forcément un obscur métier. Mais bon, si vous voulez de vrais conseils pour vos recherches d’emploi, autant s’adresser à ceux qui savent car ils sont passés par là. Evidemment, il ne faut pas espérer qu’en participant à ce forum, quelqu’un va arriver et vous proposer un job. Ca peut éventuellement arriver mais à notre âge, il serait temps d’arrêter de croire au Père Noël. Non, le but est bien de glaner des conseils en lisant ce qui a déjà été dit car sur les forums, on n’aime pas trop le gars qui crée un sujet abordé 100 fois car utiliser le moteur de recherche interne est au dessus de ses forces. Si rien ne correspond à votre cas, n’hésitez pas à demander mais essayez de ne pas être toujours en demande, répondez aussi aux questions des
autres. Ca permettra d’avoir une bonne popularité sur ledit forum.


De la même façon, n’hésitez pas à lire les blogs des gens de votre profession. S’ils n’aborderont pas forcément le thème de la recherche d’emploi, ils parleront des problématiques de votre métier, sujet sur lequel il est important d’avoir un avis argumenté. Pas pour briller en société mais bien dans le cadre de la recherche d’emploi. Les recruteurs sont parfois retors et aiment avoir notre opinion sur le métier. Si vous répondez par un blanc, un haussement d’épaule ou une réponse superficielle ou stéréotypée, c’est mort. Il est important et je dirais même essentiel d’être connecté le plus possible à son corps de métier. Même si ça fout la trouille de voir que certains sont au chômage depuis des lustres. Même si ça déprime de voir que mon secteur est bouché. C’est pas en faisant l’autiste qu’un poste va se libérer. Par ailleurs, voir que l’on est pas seul à galérer, ça console un peu, on trouve des gens qui sont tout à fait à
même de nous comprendre vu qu’ils vivent la même chose. Et puis tout ça contribue à accroître son réseau et je ne le dirai jamais assez : le réseau, c’est la vie.


Pour un flirt avec toi

Par Lucas

Ce nouvel article va me valoir une mise au rebut par cedcox et surtout par ma belle Tatiana mais il faut que je sois fort et honnête et que j’avoue les choses…

Chères lectrices, chers lecteurs, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas bavé un truc et vous m’avez grave manqué, si, si. Coincé entre rédaction d’un bavardage qui se veut roman, recherche de boulot, déménagement, exil, rééducation et cætera. Les aigris diront « T’avais dit qu’tu’t cassais et te revoila, ça s’en va et ça revient ». Bah oui mais j’ai encore un an avant la limite d’âge alors prout (argumentaire imparable)

Donc pour renouer avec vous, je vais vous reparler des sites de rencontres !! Mon ami l’aigri va me dire « Tout a déjà été dit Louka, tu nous saoules« . Bah écoute justement, enfonçons des portes ouvertes, comme ça on ne se fera pas mal aux épaules ! (www.humour-de-merde.com)

Donc Louka a testé pour vous un site de rencontres ! Ouhai même que. Avec abonnement de 3 mois et tout le tintouin. Ouhai, quand je teste, moi, j’y vais à fond. C’était lequel allez vous dire ?

Pas Meetic, trop facile.
Pas les sites qui foisonnent ds la marge de FaceBook, là encore ça ne me disait rien.
Non, je vais encore vous parler de PC²,  PointsCommunsPointCom, PCC pour les intimes.

Comme son nom l’indique, PCC est un site de rencontres fondé sur les points communs entre membres (vous n’l’auriez jamais deviné). Perso au départ ça m’a un peu rebuté parce que paye ton ouverture culturelle avec un couple sclérosé sur ses p’tites préférences…

Mais mon amie Concupiscence aidant, j’ai donc passé le pas de la porte. Et là, c’est la fête…

Votre serviteur inscrit juste avant son coma est reviendu sur PCC en avril pour 6 mois. 6 mois afin de vous faire une fouille réglementaire And this is the end, beauty for friend.

Parlons des filles tout d’abord, histoire de faire une introduction bancale.
Elles se méfient les nanas…et elles ont raison ! Le ratio « nanas comestibles »/mecs affamés est de 68% au 17 Septembre 2008 (merci le module de recherche). Pour peu qu’elles aient un visage un
peu glamour, je suis sûr que les nanas sont littéralement agressées de demandes. Va donc faire ton tri, Mademoiselle… Surtout que sur PCC, on peut envoyer une « Good Vibration » aux nanas qu’on
kiffouille. Ya surement des femmes qui sont tellement sollicitées qu’elles n’ont plus besoin de vibros… (au fait Nina, comment va Etienne ? C’est comme ça qu’il s’appelait non ?)

Ici je n’évoque même pas les fake (profile). Avec des pratiques comparables au scam (1) mais Made In East (Pologne, Russie and co). Voire encore plus frustrant, les vraies quebécouéze, toute mimi. T’es rigolote Evangeline, mais Rueil-Paris c’est quand même plus pratique que Rueil- Montréhél.

Mais revenons à PCC…

Si on vire les Quénédiennes, les scam, les vieilles qui se sont faites larguées par leurs mecs pour une jeunette, les p’tites pouffes abonnées au LOL, quess qui nous reste ???

Bah pas grand-chose…

Ca veut dire que le ratio nana 3 étoiles michelin/mecs insatiables passe facilement à 1 pour 5. Vas-y Louka, paye ta mission « comment se démarquer ? »

La solution est donnée par PCC avec les « comm », équivalents aux articles des blogs et « les réactions aux comm » qui sont nos « commentaires » ici. Vous me suivez ?

Sur PCC on établit une liste de trucs culturels qu’on aime dans plus de 100000 références. Cinéma, Livres, Musique, Media (avec des sous catégories pour chaque). Histoire de trouver un(e) alter ego qui partage ces choix culturels. Or, sur les dits choix, on peut faire des « commentaires ». Dire pourquoi on a detesté le dernier Douglas Kennedy ou pourquoi on surkiffe Alain de Botton. Dans un bon tiers des cas, le commentaire est un prétexte honteux pour parler de tout et surtout de n’importe quoi et se faire mousser… « Regardez moi, je suis le plus beau de PCC« .

Comme tout un chacun peut re(d)actionner, ça peut donner des discussions rigolotes suite aux articles. Surtout quand on analyse ces réactions et qu’on se rend compte (qu’on est toujours tout seul au monde, certes) que moult congénères utilisent le comm d’autrui pour se faire mousser avec des réactions plus ou moins pertinentes… PCC est un monde sans foi ni loi où seuls les les modos (relativement cools et ouverts, notons le) peuvent nous dire fuck, ce qu’ils font uniquement quand on dépasse les bornes des limites.

Alors bien sûr le prétexte de départ est sympa. Trouver la femme de ses rêves par affinités culturelles, celles-ci pouvant être l’illustration de sa conception de la vie. Entre une nana qui kiffe NRJ et la Starac et un autre qui préfère Barthe et Miles Davis, ya comme un rift… (2

On fait l’bilan calmement ?

PCC nous vend du rêve, un idéal éthéré, cette croyance ingénue qu’on va trouver une naïade castelbrianesque, un être idéal qui aime prendre son p’tit dèj en lisant  Matin Serein et en écoutant le Best Of Chantal Goya. Une nana avec laquelle on aurait une connivence car la culture aidant on est proche l’un de l’autre… Vente de rêve, mais la vie est-elle un songe ? (Calderon, sors de ce blog)

Voili, voilou. Prochain article : La religion chez les Vingtenaires.

(1) Scam : pratique consistant à arnaquer les français crédules en disant être la fille richissime du président du pays en demandant un envoi de fric par la poste sur un compte bancaire Africain. Ouhai, on a tous reçu ça au moins une fois…

(2) C’est là que la nana mauvais esprit va me dire que c’est pas inconciliable et tu fais chier Louka avec tes coupures sectaires. Oh, j’te kiffe toi la commentatrice intègre…

(J’anticipe les propos des connasses et des connards qui voient le mal partout et qui vont voir ds cet article une pub déguisée. Allez donc baver ailleurs, c’est mal me connaître que de croire que je peux être aussi complaisant.)

Attention à ton Facebook !

La semaine dernière, j’ai parlé de la gentille manie des recruteurs à taper votre nom sur google pour voir un peu qui vous êtes. Or souvent, le problème, c’est qu’on ne maîtrise pas toutes les occurrences liées à notre nom. Notre pire ami étant Facebook et autres myspace.

Quand j’ai démarré ce blog, j’ai fait en sorte que mon vrai nom n’apparaisse nulle part. Surtout qu’au début, ici, ça parlait essentiellement sexe et rien d’autre et je ne crois pas que le fait d’avoir brouetté, comme on disait à l’époque, la veille soit le meilleur argument vente pour moi. Donc si un recruteur tapait mon vrai nom, il n’avait aucune chance de tomber ici.

Maintenant quand je tape mon nom sur google, je trouve essentiellement mes contributions à des webzines, la référence de mon article dans une revue d’histoire (et oui, j’écris pas que des conneries), mon profil Linkedin que je dois à tout prix remplir et… Facebook. Au début, j’ai eu une utilisation légère de Facebook, adhérant à tous les groupes à la con comme « j’ai couché avec au moins un de mes contacts facebook », « j’ai eu du sexe avec quelqu’un sur facebook » (j’insiste), « front de libération du cunnilingus » (mais j’y suis plus
avec mon vrai nom), « je parle mieux anglais quand je suis bourrée »… Alors évidemment, j’ai quitté la plupart de ses groupes et
mis mon profil en privé mais il y a toujours moyen d’y accéder. Déjà, les photos de soirée. Imaginons que je fasse une soirée hypra alcoolisée et qu’un des convives ait la bonne idée de me taguer sur l’album. Ben là, je suis à nouveau visible et pas de la façon la plus glorieuse qui soit… D’ailleurs, je trouve que les gens devraient demander l’autorisation avant de taguer parce que s’ils ont envie d’afficher leur pochtronnerie, pourquoi pas mais quand on cherche du boulot et qu’on sait que Facebook est devenu un réflexe, je dis non. Evidemment que j’ai le droit de faire la fête mais si sur toutes les photos de soirées, j’ai l’air décrépite, vraiment, ça ne va pas jouer en ma faveur.

On ne se rend pas souvent compte du danger du net et que tout anonymat est relatif. Evidemment,  un recruteur ne fait pas une recherche poussée sur chaque candidat, il n’a pas le temps de trouver un blog qui n’est pas écrit avec mon nom. De toute façon, je l’ai mis sur mon CV, Les vingtenaires, comme ça, je n’ai rien à craindre. Et ça m’évite de raconter un peu trop n’importe quoi, de me plaindre de mes employeurs ou de baver sur mes collègues (bien que j’ai pas forcément envie/besoin de le faire, c’est un exemple)… On ne sait jamais à quelles données a accès le service informatique donc on ne va pas jouer avec le feu.

En fait, dans la gestion de son nom sur le net, le pire, c’est souvent les autres, bien qu’ils ne cherchent pas forcément à vous nuire. De toute façon, si tel était le cas, vous pourriez porter plainte pour diffamation. Mais on ne se rend pas compte qu’un taguage sur une photo peut faire très mal pour notre image, que les messages qu’on laisse sur les wall des autres peuvent aussi donner une image négative, les groupes auxquels on appartient…Idem pour myspace où on accepte allègrement tous les friends, y compris les moins
« fréquentables », dirons nous. Evidemment, tout ça est du loisir, du fun… Mais quand on cherche du boulot, il faut maîtriser son image de bout en bout. Vous iriez à un entretien avec des confettis coincés dans votre col ? Ben, là, c’est pareil.

Alors certains diront que la solution, c’est de ne pas avoir de facebook, de se contenter des profils linkedin, viadeo et co… Mais tout dépend dans quel secteur on bosse. Par exemple, dans tout ce qui touche le web 2.0, de près ou de loin, c’est difficile de s’en passer.

PS : Zut en cherchant les liens des groupes dont je parle, j’en ai trouvé plein de trop fun mais j’ose pas y adhérer. Notamment le « j’ai couché avec au moins 5 de mes contacts facebook ou plus », histoire de rassurer Gabriel qui se croyait seul concerné par le « j’ai couché avec au moins un de mes contacts facebook » ou des « je parle aux toilettes quand je suis bourré« , « j’efface le numéro de mes exs pour ne pas les appeler quand je suis bourré« , « j’ai couché avec Estelle Denis« …

Et si je faisais un site pro ?

Chercher du travail, c’est finalement accroître au maximum sa visibilité auprès des recruteurs. Envois de CV, inscriptions aux agences d’emploi (ANPE et interim) et cabinets de recrutements… Bref, si vous voulez décrocher un emploi, il faut que l’employeur sache que vous existez. Vous êtes inscrits à viadeo et Linked in, bref, aux sites permettant de développer votre réseau. Même facebook, ça marche mais ça, j’en parlerai plus tard. Mais une bonne façon de se démarquer, c’est de créer un site pro.

Imaginons que je réponde à une annonce. Premier réflexe du recruteur : taper mon nom sur google. D’ailleurs lors d’un entretien, un recruteur m’avait sorti un vieux CV avec une photo de moi à 20 ou 21 ans dessus. Il m’a sorti les articles que j’avais écrit pour un webzine et pour le site de rugby. Bref, on commence l’entretien, le gars sait déjà un peu qui je suis et a eu le temps de lire ma prose à tête reposée car un entretien, ça va vite et on n’a pas le temps de faire lire tout son pressbook. Alors au lieu de le laisser trouver des articles au petit bonheur la chance, aidons le un peu en créant un site à mon nom. Quand je dis site, ça peut être un blog qui a l’avantage d’être plus facile à utiliser qu’un site en html. D’autant que certaines plates formes proposent la possibilité d’intégrer des pages fixes qui serviront pour le CV, par exemple.

En un site, vous pouvez tout présenter à l’employeur : CV, articles rédigés, rapports de stages, réalisations… Evidemment, tout dépend du secteur concerné. Pour ma part, j’avais crée un blog journalistique qui me servait à mettre CV, press book mais aussi écrire des articles bonus genre chroniques de film ou de livres, des réactions sur des reportages, des opinions… Surtout que ce blog a vécu juste avant les présidentielles, ça tombait plutôt bien. Je détaillais aussi l’état de ma recherche d’emploi, racontant mes entretiens et
tous les dimanches, je faisais un journal de la semaine précisant combien de candidatures spontanées, combien d’annonces répondues, combien d’articles écrits ou combien d’entretiens passés j’avais à mon actif. L’avantage, c’est que ça me forçait à ne pas faiblir. Bon, dans les faits, je n’ai jamais mis le press book en ligne vu que j’ai trouvé du boulot deux mois après sa création.

Ce genre de site présente deux avantages : quand vous postulez à une annonce, vous donnez l’adresse du site/blog, permettant à l’employeur de voir rapidement de quoi vous êtes capables. Il n’y passera pas deux heures non plus donc il faut que la navigation soit la plus simple possible. Evidemment, ce n’est pas une raison pour faire l’impasse sur le pressbook en entretien : si la plupart des employeurs prennent la peine de fouiller sur le net pour vous trouver, rien n’indique que tous vont le faire.

Autre avantage : ça offre une visibilité et ça permet à des chasseurs de tête de vous trouver. Evidemment, ça dépend du secteur, là encore. Dans le mien, par exemple, ça m’est arrivé une fois, ça m’étonnerait fort que ça se reproduise, il ne faut pas se reposer dessus. Mais les cabinets de recrutement fouillent, certains recruteurs aussi. Quand je faisais mon stage occulte dans une cave en été 2005, mon « tuteur de stage » avait demandé à l’autre stagiaire de lui trouver des CV de développeurs en ligne.

Soyons clairs : avoir son site à son nom ne dispense pas des recherches, faut arrêter de croire au Père Noël. Mais ça reste qu’en un seul lien, le recruteur peut déjà savoir à qui il a à faire avant même l’entretien. Puis si on choisit la forme blog, on est obligé de le remplir plus ou moins régulièrement et d’écrire donc des articles sur notre métier, ce qui ne peut pas nous faire de mal. A condition bien sûr de soigner son orthographe, grammaire, syntaxe, la présentation et évidemment de ne pas dire trop de bêtises. Mais finalement, soigner son site, c’est comme passer un entretien virtuel, finalement. On n’aurait pas idée d’aller en entretien en pantoufle alors pareil : on écrit comme il faut, ça donnera de suite bonne impression.

Mais Internet n’est pas toujours notre avis, je vous en parlerai la semaine prochaine.

En attendant, un petit article d’un chef d’entreprise qui parle recrutement.

 

Où trouver l’homme ? Episode 14 : le café d’après musée

A la recherche du prince charmant

(Je rappelle à ceux qui débarqueraient ici par hasard que cette histoire n’est qu’une fiction, que je ne drague pas au musée en journée et en semaine vu qu’à ces heures là, je suis au travail. Puis si vous croyez que je pourrais trouver un Parisien à Orsay, c’est que vous êtes naïfs, surtout à cette période de l’année)

Aurais-je tiré le gros lot ? Un mec passionnant en dedans et séduisant au dehors qui accepte d’aller prendre un café ? Mais j’ai une veine pas possible. Essayant de ne pas trop sourire de façon extatique, voire niaise, je l’entraîne dans un café voisin et le regarde à la dérobée, bien contente de ma « prise ». On passe commande et on continue à parler un peu du musée puis il commence à me demander ce que je fais dans la vie.

« Je suis community manager pour TGGP.

– Oh, TGGP ? Et bien… »

Est-ce du dégoût que j’entends dans sa voix ? En tout cas la température vient de perdre quelques degrés, là… Peu importe, je ne suis pas PDG de TGGP, juste employée.

« Et c’est quoi community manager ? T’es dans les RH ?

– Ahah, non ! J’anime des forums et des blogs pour des sites Internet.

– Et t’es payée pour ça ? »

Re-dedain. Température moins quelques degrés de plus. Prochaine question et j’enfile ma petite laine. Je sais que souvent, les gens ont tendance à me poser cette question en riant mais là, je sens que ma côte auprès du jeune homme dégringole vitesse grand V. De mon côté, j’aime pas trop qu’on dénigre mon travail parce que, ouais, de prime abord, ça a l’air très drôle mais pas tant que ça. J’ai aussi mon lot de merde à gérer et y a quand même des forums moins faciles à animer que d’autres. Bref, je vais éviter de relever.

« Oui, je suis payée mais tu sais, je suis également force de proposition pour faire évoluer le site, y a beaucoup de boulot. Tu sais, sur le forum de TMF, quand je suis arrivée, on recevait moins de 100 messages par jour. Là, on en est en moyenne à 300 ou 400.

– Tu bosses pour TMF ? »

Je crois qu’à force de manifester son dégoût, il va me vomir dessus.

« Je comprends pas comment ce genre de titre existe, c’est la quintessence même de l’avilissement de la femme. Soyez mince, soyez bronzée, portez cette robe à 400 euros et ce sac qui coûte un SMIC… Franchement, tu m’as l’air plus intelligente que ça, je comprends pas que tu te gâches à travailler pour un tel torchon.

– Un torchon ? Tu l’as déjà lu ?

– Pas besoin, je vois les couvertures, ça me suffit. »

Là, j’ai deux options : soit défendre un peu mon taf et accessoirement mon honneur dans une conversation qui va s’annoncer houleuse, soit je change de sujet pour ne pas effrayer mon dandy même si, honnêtement, j’ai plus très envie de faire des bébés avec. Ni rien du tout d’ailleurs. Bon, allez, on va le faire exploser.

« Enfin, je travaille pas que sur TMF, je travaille sur Joséphine, un autre mag féminin et pour Scoop [mag people du groupe] »

Implosion dans 2 secondes et demi

« Rah mais alors ça, ça me dépasse complètement ! Mais comment on peut même s’intéresser à la vie privée d’une star ? Et encore, quand je dis star, on nous vend souvent la vie de pauvres types qui se sont laissés enfermer dans une maison pleine de caméras. C’est d’un pathétique ! Je comprends même pas qu’on puisse oser travailler pour une telle merde ! ».

Sur le fond, c’est pas faux le côté people de seconde zone mais quand même, je travaille un peu pour, même si je ne l’écris pas,va falloir que je défende mon bifteck.

La semaine prochaine, suite de mon entrevue avec le jeune homme. Que va-t-il se passer ? Nina parviendra-t-elle à faire comprendre au jeune homme qu’il n’y a pas de sot métier ? S’engueuleront-ils ? Feront-ils furieusement l’amour dans les toilettes du café, emportés par leur élan destructeur ? Est-ce que c’est vraiment fini entre Jenifer et Pascal Obispo ? Ça vous choque pas que la première dame de France sorte un album ? A midi, je prends des courgettes ou des haricots ? Mais que de questions !

1, 2, 3

(sous titre : je suis une grosse nulle)

Hum… Bon…En ce moment, je suis un peu déconnectée niveau calendrier, c’est une catastrophe. Par exemple, mercredi, j’ai oublié l’anniversaire de ma grand-mère et je m’en suis beaucoup voulue (mais je l’ai appelée depuis). Et samedi… c’était l’anniversaire du blog et j’ai pas du tout percuté mais là, je m’en veux moins, il ne m’en tiendra pas rigueur. Donc voilà : on entame la saison 4.

Bon, qui dit anniversaire dit « bilan et perspective ». Que dire de la saison 3 ? Le ton du blog a beaucoup changé, du fait sans doute que je suis devenue une vraie travailleuse qui se lève à une heure à un chiffre (mais je n’aurai pas l’indécence de dire que je fais partie de la France qui se lève tôt car quand je quitte ma couette, certains sont déjà au boulot). Et même que j’ai déjà changé de boulot en à peine un an de carrière. Du coup, ce blog « souffre » un peu de mon absence, je réponds pas toujours aux comms… Voire même rarement. Mais je les lis quand même, hein. Rassurez-vous, je ne vous néglige pas, j’ai pas pris la grosse tête… Ahahah d’ailleurs. Prendre la grosse tête sur un blog, c’est un peu bizarre comme concept, quand même. Je prendrai la grosse tête le jour où je ferai vraiment un truc marquant, promis.

Bon, en fait, je l’ai pas vue passer cette année et j’ai un peu de mal à en dire quoi que ce soit. J’ai dû vérifier dans les archives quand étaient arrivés les nouveaux rédacteurs, la plupart étaient déjà là pour les deux ans. D’autres sont arrivés depuis, un est reparti mais fait quand même sa guest dans le courrier des lecteurs. Sans doute d’autres changements dans l’année à venir, je ne sais pas encore. Dans la saison 3, on a lancé des séries, en commençant par la saga de l’été puis ont suivies la chômagie, où trouver l’homme et l’enfer de la mode. On va aussi accueillir la rubrique ciné de Bobby qui, à l’heure où j’écris cet article, aura plutôt lieu le dimanche. Ca me plaît bien, moi, les séries, comme concept, ça fait un rendez-vous régulier. Mais là, à part la nouvelle saga de l’été, j’en ai pas en rayon. Mais je me connais, j’ai toujours 50 idées à la minute, y en a bien une qui germera à un moment. Par contre, ô joie, celle sur la chômagie qui déprime tout le monde sera bientôt finie.

Concernant les lecteurs, je suis un peu perplexe : j’ai l’impression qu’il y a une évolution, des nouveaux arrivants et des partants. Jusque là, c’est normal vu que le blog évolue, son lectorat aussi. Ceux qui venaient pour avoir leur dose de cul ont dû être déçus et sont allés traîner ailleurs, logique. D’autres sont arrivés, restés ou pas. Ce qui m’intrigue, c’est la régularité merveilleuse du nombre de lecteurs quotidiens depuis près de 2 ans. En plus, cette année, j’ai pas encore eu la baisse annuelle qui va d’avril à octobre à peu
près. Je suppose que ça veut dire qu’il fait vraiment un temps de merde… Sinon, cette saison 3 est allée très loin dans mes problèmes avec les lecteurs, j’ai même dû porter plainte (pas une main courante, une vraie plainte) contre l’un d’entre eux. Après, on ne peut pas échapper aux trolls, je suppose, mais c’est un peu fatigant des fois. C’est fou comme dans la vraie vie, personne ne me parle jamais de la sorte mais l’anonymat rend très courageux certains. Enfin, c’est pas grave, on active la modération et le blog reste tout propre. Mais globalement, je suis assez fière du niveau général des commentateurs qui écrivent tous bien et sans fautes, y a quasi jamais de SMS. Sauf sur l’article sur les vacances de l’amour, ça m’apprendra à écrire sur des séries daubesques.

En fait, j’ai pas l’impression que cette année ait été particulièrement marquée. L’an dernier, j’avais changé beaucoup de choses dans ma vie et trouvé un travail. Depuis, si j’ai changé d’emploi, je suis restée sur la même ligne pour le reste : je m’amuse sans excès, j’ai trouvé un groupe d’amis dans lequel je suis bien, je m’étais perdue, je me suis retrouvée. C’est sans doute pour ça que je n’ai plus tellement besoin de parler de moi au-delà de l’anecdote marrante. Puis c’est jamais marrant de raconter quand tout va bien sur un blog, la
lose est plus drôle. Alors pour finir cet article, un paragraphe digne de feu la liste du samedi :

La RATP et moi, on a des relations compliquées. Mais ce mois-ci, j’ai été très gentille avec elle et lui ai fait gagné beaucoup d’argent. Tout commence le 10 mai. Je pars du boulot et quand j’arrive dans la station, je constate que, ahah, j’ai perdu ma carte orange. La mensuelle bien sûr. Et pour info, j’habite en zone 3. Donc me voilà obligée d’acheter des coupons hebdos jusqu’à la fin du mois. Jeudi dernier, je sors du boulot en même temps que Ioulia, on va au métro ensemble. Impossible de retrouver mon coupon. Ioulia me laisse passer derrière elle. Je fouille mes poches : rien. Bon, j’ai dû le laisser sur mon bureau. Le lendemain matin, je pars de Plume sur Berges avec notre nouvelle stagiaire qui y vit aussi, je gruge avec elle. Arrivée au bureau : rien. Donc résumons. En mai, j’aurai acheté : 1 coupon mensuel, 3 coupons hebdomadaires, 1 ticket pour Paris intramuros et 3 tickets zones 1 à 3 (et un ticket zone 1 à 5 mais parce que je suis allée dormir chez Gabriel et je peux toujours gruger à l’aller vu qu’à son arrêt, on peut sortir sans ticket). Ce matin, je suis allée chercher un pass navigo.

Et c’est parti pour la saison 4 !