Quand la pub est la pire ennemie de la musique

Je suis une téléauditrice. En gros, la télé, je ne la regarde que peu, je l’écoute plus (quoi qu’écoute, écoute, je devrais plutôt dire entendre mais bon…). Et donc forcément, j’entends les pubs qui se répètent, encore et encore, avec toujours la même musique, vient le moment où j’en viens à détester ladite musique, même celle que j’aimais pourtant au départ.



Pour choisir une bonne musique de film, faut un thème marquant, répétitif, quelque chose qui reste en tête. Contrairement aux reportages (qui soit dit en passant recyclent quand même régulièrement les mêmes thèmes) la pub peut choisir des musiques  à paroles, souvent des chansons étant ou ayant été un succès populaire, à part certaines marques qui trouvent un petit groupe inconnu pour le propulser au sommet comme Levis, par exemple. On récupère le refrain avec l’intro au besoin pour la partie parlée et c’est parti. Ainsi, dès que je vous dis Alice, vous répondez : « houhou ! ». Chanson que j’aimais bien au départ mais qui a fini par me gonfler, même si choisir une chanson qui répète « you’re not the one for me », je trouve ça assez grandiose. Et il me semble avoir entendu « Fuck you » de Lily Allen dans une autre mais je me trompe peut-être, Lily Allen faisant régulièrement la même chanson. Des fois, on a même droit à plusieurs chansons pour une même marque. Alors que le crédit mutuel tourne depuis plusieurs années avec la fille qui chantait le rêve bleu d’Aladin, le crédit agricole change à chaque pub, laissant ses conseillers faire un mauvais playback sur des chansons ultra connues, sans doute un hommage foireux à On connaît la chanson. Quand je dis hommage, je veux dire « ça a super trop bien marché pour ce film, on le reprend, on ne pourra pas se planter ». Mouais, mouais, mouais…


Encore que quand le pubeux se contente de reprendre la chanson originale, on évite le pire. Le pire ? Alors il y a deux catégories de pire. En un les reprises de chansons connues par d’obscurs groupes ou chanteurs globalement mauvais. C’est particulièrement le cas pour des pubs Eaux jeunes, je me souviens d’une reprise agaçante de Gloria, il y en a eu tant d’autres depuis, je ne m’en souviens même pas. Mais bon sang, pourquoi ces mauvaises reprises ? J’aime les reprises, globalement, je suis une fana des playlists de Paris Dernière mais là, non, ça fait un peu groupe de lycéens qui font leur première scène à la fête de l’école. Plus qu’une reprise, je préfère parler d’une copie tirée sur une photocopieuse plus vieille que moi.



Mais le pire du pire du pire, ce sont les chansons créées spécialement pour l’occasion, un peu comme en radio. Par exemple, on carglass répare carglass remplace qui a fait le saut radio/télé sans se casser le cul : on reprend le même texte, la même chanson insupportable, on colle un gogol et une nana extatique et voilà. D’ailleurs, vous avez remarqué qu’ils ont remplacé Olivier depuis quelques temps ? Mais il faut bien comprendre quelque chose : les chanteurs de pubs sont les plus mauvais du monde ou à peu près. Je vous ai déjà parlé de ma haine viscérale des pubs Velouté et de leur ritournelle insupportable, je n’achèterai pas ses yaourts tant qu’ils continueront (de toute façon, je préfère les Gervitas). Mais là, je crois que j’ai trouvé pire. Si, si. Une pub qui me rend hystérique dès qu’elle passe et qui me reste en tête tout le lendemain, j’ai bien nommé l’inaudible « Ange ou démon » avec une chanteuse au vilain filet qui me rappelle mes premiers cours de violoncelle, quand je devais travailler sur la corde du la que je n’aimais pas. Moi, j’aimais le do, plus puissant. Bref, je ne sais pas qui est la demoiselle à la voix de crécelle mais c’est affreux. De toute façon, toute cette pub est ratée, cheap… Pauvre Uma Thurman.



Mais le pire, dans tout ça, c’est que je suis un peu trop fan des pubs pour les zapper systématiquement… « Je suis ange ou démon et c’est là mon secreeeeeet ! »

Un peu de coquetterie dans ce monde de brute

Ce week-end, on ne va pas faire de love and sex (ça revient la semaine prochaine, promis), on va se lancer dans un exercice de style un peu différent, on va faire la fille. Je sais que sur ce blog, je mets rarement en avant ma coquetterie pourtant très prononcée. Pourquoi donc ce coming out féminin ? Surprise !


Je suis donc une accro aux produits de beauté. J’aime leur odeur, leur texture, j’aime tester de nouveaux produits, me tartiner de tout ce qui me tombe sous la main. Par exemple, je pratique assidûment le layering, cet art qui consiste à superposer plusieurs crèmes pour un effet mastoc. J’aime avoir des crèmes pour tout car mon principal problème, voyez-vous, est ma peau sèche. Je passe ma vie à l’hydrater et malgré tout, ce n’est pas encore parfait parfait… Hum.


Alors parmi mes multiples produits, j’ai du body shop. Ce que j’aime chez Body shop, ce sont leurs baumes parfumés, d’abord parce qu’ils sentent tellement bon qu’on aurait limite envie de les manger (mais il ne faut pas le faire !). J’aime bien leur texture, douce et crémeuse. Et cerise sur le gâteau, ce n’est pas testé sur les animaux, c’est même un de leurs arguments vente. Alors mes produits chouchoux Body shop sont le baume à lèvres yes yes yes ! au bon goût de fruits exotiques et le baume hyper hydratant à la cerise. Le premier est parfait pour les rencards car il réhydrate mes lèvres (ça évite que je me mange les peaux mortes et que j’en saigne, rassurez-moi, je ne suis pas la seule à le faire, hein ?), ce qui les rend…plus appétissantes, je dirais. Et je ne vous parle même pas du goût fruits exotiques, un vrai bonbon. Ca me rappelle un peu les gloss aux fruits que j’achetais quand j’étais plus jeune. Quant au baume à la cerise, il est top pour mon coude gauche. Pourquoi mon coude gauche ? Et bien car il est bizarrement victime d’une forte sécheresse (alors que le droit, non) dont je n’arrive pas à identifier la cause. Est-ce parce que je m’appuie plus souvent dessus ? Est-ce parce que j’étale mal ma crème hydratante à cet endroit là ? Plutôt curieux pour une droitière, ça devrait être l’inverse… Enfin, peu importe les causes, mon coude gauche est tout sec et tout laid, il est hors de question que je laisse les choses en l’état. Et depuis que Iasmina me l’a fait découvrir, je vois bien la différence. Ceci étant dit, heureusement qu’on peut pas se lécher son propre coude parce que l’odeur est vraiment appétissante.


Je ne vous raconte pas tout ça pour vous dire que mon coude gauche sent bon la cerise, non. En fait, là, je vais m’adresser à vous, les filles. Quoi que je doute que les hommes soient arrivés jusque là. Figurez-vous que je suis conviée, avec d’autres blogueuses, à partir un week-end à Marseille, gentiment invitée par The body shop. Pour le moment, j’en sais pas beaucoup plus sauf que le week-end sera placé sous le signe « love ». Et là, si toi, derrière ton écran, tu es une fille et que tu as un blog, tu peux partir avec moi. Tu écris un article sur le thème « love », tu l’envoies à Vicky (pas ma chérie, une autre mais sympa aussi) à vbalnave[a]buzzparadise.com avec ton mail et ton adresse aussi. Et avec de la chance, le week-end du 17-18 octobre, tu viendras faire la nouba avec nous sur la canebière. Ouais ! Moi j’ai franchement hâte vu que je peux pas prendre de vacances en octobre comme je voulais (je précise qu’elles ne m’ont pas été refusées, c’est moi qui ai décidé de pas les poser, hein), ça va me faire trop de bien.



Allez les filles, on y va !

NB : Qui a essayé de se lécher le coude à la lecture de la phrase « on peut pas le faire »?

Les coulisses, épisode n°2

Par Keira

Je vous l’avais promis cet nouvel épisode des coulisses du monde de la télévision.

Eh bien, le voici !

Comme je l’ai mentionné la semaine dernière, je vais cette fois m’intéresser au côté humain.

Parce qu’ici c’est comme dans une jungle, on est confronté à des espèces complètement différentes et toutes (ou presque) intéressantes.

Commençons par les moins visibles :

Les monteurs :

Vous ne les trouverez jamais et ne saurez jamais leur prénom. Ils évoluent dans des lieux sombres et où la seule lumière provient de l’écran de contrôle de leur salle de montage. Ils sont peu bavards (sauf entre eux) et généralement très occupés. On pourrait les comparer à des insectes, super utiles et très discrets. Tu peux les croiser de temps en temps à la cafét’ et dans ce cas ils te saluent d’un espèce de grognement incompréhensible ou d’un simple hochement de tête. Ah ils sont aussi reconnaissables par leur manque de bronzage. Ce qui me les rend sympathique, je me sens moins seule dans mon teint de pot de yaourt.

 

Les mecs en régie :

Eux c’est une espèce complètement à part.

Toujours au taquet dès qu’on doit lancer une émission enregistrée ou un direct.

Pas très causants car vivant en milieu fermé derrière des vitres, ils ont l’habitude de parler par phrases courtes et efficaces. Ils ont leur propre langage. Ils tolèrent les présences étrangères si elles se font discrètes et ne les empêchent pas de se mouvoir d’un ordinateur à un autre. Le mec de la régie c’est aussi la langue de pute du coin. Il fréquente les animateurs toute la journée et ne se prive pas de critiquer ceux qu’ils n’aiment pas quand le micro est coupé. Il râle beaucoup parce que les monteurs ne sont parfois pas assez
rapides et surtout il sue beaucoup si jamais un sujet arrive en retard. Bref, ces mecs là, ils font un boulot monstre donc on évite de les embêter. Il faut les caresser dans le sens du poil.

Les rédacteurs :

Entrer dans la rédaction et devoir la traverser c’est un peu comme si on me lâchait à poil sur un boulevard un jour de grande affluence. C’est atroce !

Le couloir est super long et de tous les côtés il y a des gens qui travaillent sur leur ordinateur à des articles et qui me regardent passer.

C’est comme si dans cet endroit particulier, on ne voyait que moi. Et j’ai horreur de ça.

Bon, c’était l’impression personnelle, maintenant étudions la bête.

Globalement le rédacteur est sympa. Il se déplace beaucoup en troupeau, mais il tolère les animaux d’autres troupeaux. Donc il ne t’enverra jamais bouler. Il est toujours très occupé à mailer, téléphoner, courir à droite et à gauche. Mais si tu as un problème, il t’aide.

Il prend pas mal de pauses parce qu’être assis derrière un bureau collé à un ordinateur ça le gave au bout d’un moment, mais il ne râle pas pour autant. Bref, le rédacteur est un animal relativement cool et sociable.

Les mecs derrières les bureaux vitrés:

Eux, tu ne sais pas vraiment ce qu’ils font. Et parfois eux non plus. Ce qui est déconcertant.

Si tu as des questions à leur poser sur les invités de la semaine ou sur les horaires des enregistrements, il t’envoient voir quelqu’un d’autre qui en réalité n’en sait pas plus que toi. C’est un peu comme la maison de la folie dans Astérix. Tu ne sais jamais quand tu vas réussir à briser le cercle vicieux.

Globalement les mecs des bureaux vitrés tu ne les croises que si tu as un pépin majeur. Ils évoluent eux aussi en troupeau mais se mélangent avec plaisir avec les rédacteurs. C’est d’ailleurs en leur compagnie qu’ils parlent le plus. Le reste du temps, c’est un peu comme regarder des statues qui tapent sur un clavier.

Le mec de l’accueil :

Lui il est sympa, il passe son temps à s’ennuyer (un peu comme toi dans les périodes de creux) et donc est ravi qu’on lui parle.

Il est serviable et sociable, ce qui fait que tu t’entends bien avec lui. C’est aussi ton allié en cas de problème car il peut appeler tout le monde de son poste et toi, du coup, tu n’as pas à courir partout pour rien.

L’homme à tout faire :

Lui il a été acheté en même temps que les locaux. Il est tout le temps en train de faire quelque chose qui doit aider tout le monde à se sentir bien au boulot. Et quand il ne fait rien, il discute, beaucoup. Il se plaint, beaucoup. Il parle fort, beaucoup.

Mais d’un autre côté, quel que soit ton problème, tu peux être sûr qu’il a la solution et qu’il t’aidera volontiers. Il est l’ami de tout le monde, le soigneur, le bricoleur, le peintre. Il bosse dix fois plus que toi, alors quand il parle, tu es gentil et tu l’écoutes. C’est un animal qui n’a pas de troupeau, il se promène de bande en bande et tutoies même les invités. La classe !

Les invités :

Ce qu’il faut savoir avec les célébrités et donc même celles du sport, c’est qu’elles débarquent toujours à la dernière minute.

Donc psychologiquement il faut te préparer à les voir passer la porte de ta loge à n’importe quel moment. Ce qui veut dire : ne pas remonter ton pantalon qui tombe de façon vulgaire, te retenir de péter, ne pas tousser bruyamment, ne pas laisser traîner des pinceaux partout et maintenir en permanence un poudrier avec une houppette propre à portée de main.

Vigilance constante.

Quand la célébrité arrive, en général elle est polie et te dit bonjour. Mais elle est suivie de trois présentateurs qui la brieffent, ce qui signifie qu’il faut être rapide et efficace tout en essayant de lui apprendre à parler aux autres via le miroir. C’est comme jongler. Ca s’apprend. Généralement, une fois le maquillage terminé, la célébrité se retourne vers toi pour te remercier, tu souris en remerciement de cette délicate attention. Pour le démaquillage, même chose, tu es sympa, il ou elle est moins stressé donc tu peux lui accorder
plus de temps et lui permettre de se détendre en lui enlevant la couche de peinture qu’il/elle a sur le visage. En général il/elle vérifie que sa tête n’a pas fondu dans le processus en se regardant rapidement dans le miroir et ensuite se lève, te serre la main, et s’en va.

C’est comme un colibri, ça bat des ailes tellement vite que tu ne le voies pas vraiment.

Les présentateurs !

Je sais, vous l’attendiez cette partie n’est-ce pas ?

Alooooors, les présentateurs.

Espèce Supérieure de l’endroit où tu travailles, ne l’oublies jamais. Ils sont à la fois à la télé et journalistes, donc en salle de rédaction la majeure partie de la journée. Ils tiennent les rênes du navire. Littéralement.

Si un problème survient, ils ont le droit de te critiquer et de te faire savoir que tu as bâclé ton travail.

Donc tu les respectes et surtout tu te tais.

Généralement une espèce polie, qui échange un bonjour, se fait maquiller, raccorder et ensuite se démaquille seul (pour la majorité), te remercie et s’en va.

Mais parfois certains individus du groupe se démarquent en étant absolument adorables.

Et là, tu te régales. Ils peuvent s’intéresser à toi, te poser des questions, te conseiller aussi sur le type de maquillage qu’ils désirent. Ils te bénissent lorsque tu caches un bouton. Bref, pour eux, tu es une sorte de Dieu qui va les recréer, les améliorer, pour qu’eux deviennent les Dieux de la télé. Donc ils t’aiment. Et ils te le font savoir. Ce qui est plaisant.

C’est aussi l’espèce la plus proche de toi car tu la voies toute la journée, donc tu finis forcément par sympathiser.

Ils ont beau être les maîtres ici, parfois, sans toi, la soirée de la veille montrerait à quel point ils sont humains.

N’oublie jamais ça, finalement, tu as le pouvoir.

Aux marches du palais.

Par Lucas

Il y a 6 mois je discutais avec la vingtenaire Ella Sykes suite à une de mes bafouilles. Dans les commentaires ou en privé, elle me disait que si je n’avais pas de fric ce n’était même pas la peine d’espérer séduire une nana qui en vaille la peine. Ouep, elle est comme ça Ella Sykes. Tranchante et intransigeante. D’ailleurs, je l’ai saoulé vite fait : on est plus pote sur Facebook. Ce qui doit contribuer à relever le coefficient esthétique de sa gambette. No doubt.

M’enfin je digressionne, encore une fois. Revenons au précepte Sykien : « pas de fric  = pas de super nana qui s’intéresse à toi« . Boum. Vlan.

Bon d’accord, j’avoue. Je n’ai jamais rencontré le grand amour. Pour l’instant je vois plus le couple comme le fait d’être avec une nana parce que c’est la moins pire et non la meilleure à mes yeux. Oui, je suis un poète. Et un mec blasé. Je cherche mais je ne trouve pas celle qui me va, moi qui aurait tant aimééééé… (Axelle, c’est pas le bon article…Retourne sur cette page) Mais je dois reconnaître que je m’étais déjà posé la question en reufleuchissant au personnage de Sally dans « Rien ne Va Plus » (Losing It) de Douglas Kennedy, illustration magnifique de la nana qui veut un homme qui lui permette d’aller plus haut… Toutes les femmes veulent qu’on les sublime, je sais bien, mais là c’est de l’instrumentalisation. Bon et si on allait plus loin,  style je réflexione, dans le silence mes pensées résonnent, dans la quiétude je raisonne…

« Nobody Knows You When You’re Down & Out ».

Vous allez halluciner si je vous dis que les demoiselles qui me font triper ont pour la plupart une culture déconcertante, des intellects qui leur ont permis de faire de belles études, une
prestance travaillée. C’est bizarre, hein ? Je sais : je suis trop un ouf. Tout ça leur est venu  avec le temps, avec l’influence des parents et des copines,  celle des préceptrices au dessus d’elles en entreprise et celle des magazines. Une envie de se porter aux nues avec classe et maestria…
Mais pour moi tout ça est l’accessoire d’une volonté initiale.

OK, certaines d’entre elles ont eu des parents friqués qui leur ont donné un environnement de qualité pendant 25 ans et maintenant qu’elles sont indépendantes, elles aspirent à maintenir un tel
niveau, un tel confort. Mais c’est pareil pour celles qui se sont forgées à la force du poignet et du Waterman (à l’époque où on écrivait encore au stylo plume). Et toutes  d’espérer qu’un mec
pourra aller dans le même sens, les sublimer, les porter aux nues, contribuer à ce que l’environnement dans lequel elles évoluent  (évoluer à tous les sens du mot) soit wealthy.

Ici, quelques lecteurs sporadiques vont me dire que je raconte vraiment n’importe quoi et que c’est pas demain la veille que je serai guéri de mon trauma. Que je tire des conclusions hâtives et des
généralités faciles de mon environnement proche.  Peut-être…

Mais je constate que j’ai tout plein d’exemples qui vont dans mon sens.
Ainsi j’ai un ami dont l’ex est revenue à lui une fois qu’elle a senti que la boite de négoce dudit copain était sur de bonnes voies. Bien sûr, vous allez me raconter l’histoire de cet acteur en devenir qui trime dur pour percer, qui est en couple avec une femme qui gagne très bien sa vie et  d’abord ils sont très heureux ensemble. Mais est-ce un constat de dire ça ou une envie de se rassurer sur les grands principes soi disant intangibles de la vie ? Seront-ils encore ensemble dans 10 ans ?

Du coup je pose la question…
Est-ce donc ou tout blanc ou tout noir,
Est ce que chacun a sa sensibilité et son rapport à l’argent ?
Est ce que j’ai été corrompu par le snobisme de mes parents ?
Est ce que je vis dans un monde où le fric m’a été montré comme un outil indispensable (l’argent fait pas le bonheur mais il y contribue) ? 

Moins que l’argent, c’est plus le fait qu’il y ait un juste équilibre dans le couple entre les efforts de l’un et de l’autre. Je ne serai absolument pas contre le fait d’être homme au foyer si ma compagne et moi on se rend compte que sa carrière a plus de perspectives que la mienne. Toute la question est celle de la confiance et de se dire qu’on sera encore ensemble dans 15 ans. Histoire de ne pas porter le poids d’une faute sur l’autre « j’ai ruiné ma carrière pour m’occuper de tes gosses » (parce que dans ces cas là, c’est bien connu, le fardeau appartient à l’autre).

Disons que je suis dubitatif. L’amour ce n’est pas uniquement trouver en l’autre quelques chose qui apaise, qui rend heureux(se) ou avoir une cohérence dans la vision de la vie.C’est uuuuuune question d’équilibre. Un exemple pour illustrer. La voisine de ma grand-mère vient de voir son fils se faire larguer par sa compagne alors que leur gamin a un an (instance de divorce). Il est à 1,6 K€/mois, dans la restauration. Elle bosse chez AXA à 5 K€ /mois. Cette situation existait déjà pendant les 2 années avant leur mariage il y a 1 an et demi. Y a-t-il eu une volonté chez eux de se voiler la face au départ ? Y ont-ils cru ? La nana est elle une pure cupide ? L’argent n’aurait rien à voir dans cette histoire ?

C’est un p’tit cordonnier qui a eu sa préférence…

Bien sur vous allez me dire que, bien souvent, le niveau de rémunération est fonction de sa capacité à comprendre comment fonctionne le monde. Je suis tout à fait d’accord et c’est pour ça que je
ne juge pas mon acteur de tout à l’heure ; je mets de coté tous les artistes, comédiens, peintres, sculpteurs, etc et leur sensibilité. On peut avoir un talent inné pour interpréter un rôle, pour
sublimer une vision et être incapable de comprendre les mic mac pour se médiatiser. Chez nos parents, nombreuses étaient les mères de famille à s’être arrêtées. Les maris travaillaient pour deux
pendant que Madame élevaient les gosses et tenaient la maison. Certes. Mais pour beaucoup au départ, elles bossaient et j’en vois plein qui ont repris le taf une fois le dernier gamin « casé » en
fac, en IUT ou en école. Sic. Mais ce qu’il faut noter c’est que le niveau d’exigence que demande tel ou tel emploi, et donc sa rémunération, peut-être un bon indice de la cohérence intellectuelle
entre deux personnes. Mais pas tout le temps…

Je vous pose donc la question pour savoir ce que vous en pensez. Pour ma part et quelque part pour répondre à Ella, le problème est différent. Lundi j’ai décidé de reprendre ma vie en mains.
Trouver mon rôle dans cette mascarade existentielle. Essayer de pouvoir être fier de moi. De renouer avec l’intransigeance que mes parents avaient érigée en règle. Ne plus me plaindre de ce qui ne va pas et se dire que les gens sont assez sensibles pour noter, le cas échéant, mes soucis.  Je n’ai pas de sous, je n’ai pas de job, à la rigueur dans 6 mois j’aurais ptete un CDD de 11 mois payé net seulement 1900€ [1] quand mes amis sont tous déjà à 3800, mais je vais me bouger le cul pour y arriver et progresser. Faire foin de cet article du Monde qui évoque le fait qu’un premier job conditionne la réussite d’une carrière. Le mot carrière me fait gerber de toute façon.  Tout ce que je veux pour l’instant, c’est qu’on me fasse confiance pour me donner un boulot. Et être assez persuasif pour faire croire aux nanas qui m’intéressent que je ne suis pas un looser et que dans 3 ans le pactole va arriver.

[1] Oui je sais, dire ça quand le Smic est à 1,3 K€, ca va inciter nombre de lecteurs à dire que je suis un connard. Mais j’ai connu suffisamment les p’tits boulots pour m’autoriser ça. Et si vous
n’êtes pas contents c’est pareil.

C’est quand qu’on est vieille fille ?

Hier soir, comme sans doute nombre de jeunes femmes désoeuvrées et cafardeuses du dimanche soir, j’ai regardé Bridget Jones. Bon, ok, je n’étais pas vraiment cafardeuse mais c’est un peu pour grossir le trait (en vrai, je n’ai même pas mangé de glace à même le pot, pour dire). Je voyais donc les pérégrinations de Bridget et je me suis posée une question dramatique : « mais c’est à partir de quand qu’on devient vieille fille ? »


Alors résumons un peu. Suis-je déjà tombé le nez le premier dans un pot de Haagen dasz. Oui. Et même sans raison valable de type rupture amoureuse. Ai-je déjà noyé mon chagrin dans de la vodka ? Non, en général, c’est du rhum. Est-ce que je me remets au sport à la moindre petite déception amoureuse, pensant que mon gros cul est la cause de tous mes malheurs ? Carrément.

Oh merde, sur le papier, ça s’annonce déjà mal. Sauf que moi, je ne suis pas résolue à trouver LE mâle qui comblera tous mes désirs, tombant amoureuse du premier tocard venu, sachant très bien que ça ne va pas le faire parce que c’est objectivement un connard mais subjectivement, je suis sûre que je vais le changer. C’est cela ouiiiiiiiiiii…

Alors est-ce que le côté vieille fille est lié à un célibat mal assumé ? Et va-t-il de pair avec une horloge interne en plein boom qui ne comprend pas encore qu’on n’ait pas procréé ? Dans ce cas, youpi, je ne suis pas encore vieille fille, tout va bien. Et puis le côté vieille fille n’inclut-il pas une question d’âge aussi ? On ne saurait être vieille fille avant au moins 30 ans, sauf exceptions. Donc je considère que, non, je ne suis pas une exception et que ma mère ayant eu la bonne idée de m’accoucher en 1980, j’échappe pour l’heure au titre de vieille fille.

Mais si l’âge n’entre pas en ligne de compte et si la vieille fillerie est plus liée à une attitude ? Réfléchissons un peu. Pour moi, une vieille fille, c’est une nana qui fait « vieille » genre qui se tient recroquevillée avec un gilet sur les épaules, la nana qui envoie clairement un message « mon kiff dans la vie, c’est de boire ma tisane à 21h30. Sortir ? Pourquoi faire ? ». Ah non, de ce point de vue là, je ne suis pas vieille fille. Mais si on suit ce cliché, Bridget non plus… Et si vieille fille, c’est envoyer un message aux hommes comme quoi on n’a pas forcément envie de leur faire une place dans notre vie ? Dans le film (j’ai lu le livre il y a 10 ans, j’en ai un faible souvenir), Bridget se fait traiter de vieille fille après une discussion où elle semble tout faire pour dégoûter un mec. Il est vrai que ces derniers temps, j’ai pas vraiment le temps d’avoir un mec, à moins qu’il ait la gentillesse de m’attendre (ou de me rejoindre) tranquillement à la maison après une soirée se terminant plus ou moins tard. Il est sûr que de loin, je dois lancer un message « pas dispo, pas dispo, pas dispo » qui clignote en gros. Alors là, oui, je suis une vieille fille.

A moins que… Et c’est là que je crois tenir le truc, dans ma dernière hypothèse. Etre vieille fille n’est pas question d’âge, de disponibilité ou de tisane (en plus, pardon mais en hiver, ma petite tisane avant d’aller me coucher, je l’aime) mais de faiblesse face au célibat. Si on reprend cette scène ou Bridget passe pour une vieille fille, son problème saute aux yeux : elle a 32 ans et la présence d’un homme la rend nerveuse quoi qu’il arrive. Parce qu’elle a une pression, la sensation d’être à la limite de la date de péremption et ça la rend vulnérable, peu sûre d’elle et godiche. Et ça, oui, ça, c’est être vieille fille.

Bon, et bien, je vais aller me faire ma tisane, moi.

NB : C’est moi ou l’affiche des JO de Moscou est terriblement phallique ?

Courrier des cœurs, réponse à Juliette

Cette semaine, Juliette nous a posé la question suivante :

« Bonjour les vingtenaires ! Alors voilà ma situation : je sors avec un garçon depuis plusieurs mois. Pendant les premiers pas, on n’a pas fait l’amour car j’étais vierge et je ne voulais pas précipiter les choses. Maintenant, au bout de 4 mois, on a fini par le faire. Sauf que maintenant, on ne se voit que chez lui et à chaque fois,on fait l’amour. Moi j’aime bien mais des fois, j’aimerais faire autre chose, sortir au cinéma… C’est pas facile de se voir car on n’a pas les mêmes horaires mais quand même, depuis qu’on fait l’amour, j’ai l’impression qu’on ne fait plus que ça. Qu’en pensez-vous »


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous en pensons.

Bobby : Ma chère, tu as de la chance d’avoir un petit ami, car vue la façon dont vous autres, femelles du troisième millénaire, traitez les pauvres hommes que nous sommes, tu devrais t’estimer heureuse qu’il existe encore des mâles hétérosexuels en mesure de vous culbuter par plaisir, et non par pure nécessité de procréation. Alors prend ton pied et profite, car bientôt les garçons seront las de vos caprices et vous laisseront tomber, et on recréera des ovules artificiels pour pouvoir sexer tranquilles
sans se soucier de vous, pendant que vous irez au cinéma entre copines.
Désolé si ma réponse n’aide pas, mais j’avais envie de faire dans le mordant, pour une fois.

Enzo : Il a quatre mois à rattraper, c’est peut-être pour cela. Plus sérieusement, que répond-t’il lorsque tu proposes des activités extérieures ? Qui ne sont aucunement incompatibles avec le sexe, non pas qu’il faut absolument les cumuler (sexe au ciné) mais l’un après l’autre bien sûr. Bref il n’y a pas beaucoup d’explications à ce comportement, si vous arrivez à trouver du temps pour faire l’amour avec des horaires incompatibles, vous pouvez arriver à trouver du temps pour faire autre chose. Je ne vois qu’une explication (sous réserve que tu lui ai vraiment fait part de ta volonté de diversifier vos activités) : il est possible qu’il ne soit avec toi que pour cela. Tu as voulu attendre 4 mois pour être sûre ? Il a fait semblant pendant 4 mois. Il est possible aussi qu’il t’ait trompé pour patienter si longtemps. C’est pessimiste je sais mais voyons les choses factuellement : depuis cet acte, vous ne vous voyez plus que chez lui et vous ne faites que ça. Si tu ne lui as pas fait savoir que tu avais
d’autres passions dans la vie, fais le et tu verras si je dis vrai selon sa réaction (toutes proportions gardées, s’il a attendu 4 mois pour te faire craquer, il aura un seuil de tolérance aux activités diverses pour continuer à coucher avec toi et pourra aller au ciné de temps en temps sûrement). Si tu lui a déjà dit et qu’il ne change en rien, il y a de fortes chances pour que j’ai vu juste. C’est pas grave, tu es tombé sur un humain de mauvaise qualité, ça arrive. Tu  apprécieras d’autant plus les humains honorables que tu rencontreras après. N’hésite pas à recontacter la cellule de crise « love & sex » des vingtenaires si tu veux savoir comment le larguer en lui faisant le plus de mal possible.

Lucas : tu lui dis en face ce que tu viens de nous écrire. Une fois, deux fois, et s’il ne réagit pas, c’est qu’il te considère comme un jouet et basta. A toi de le larguer et d’oublier son nom et l’affection que tu avais pour lui. tu mérites surement mieux qu’être considérée que comme un vagin, don’t you ?

Tatiana : Alors tu dis que t’as chopé une infection et que tu peux plus faire l’amour et tu vois comment il réagit.

Diane : Lui homme = ouga bouga = milliards de petits spermatozoides à placer= crac boum hue le plus souvent possible.
Toi pas homme = mon vagin n’est pas une autoroute
Solution= …..polygamie ou compromis.
CQFD

Jane : Avec tout le respect que je vous dois les copains, je suis horrifiée à la lecture de vos réponses.
Vraiment.
Tu nous dit que c’était la première fois pour toi, statistiquement tu dois donc être dans la tranche la plus jeune des vingtenaires. L’âge où l’on n’est que fougue et hormone, et où la sexualité est une vaste découverte. Vous avez attendu, les hormones, tout ça, il se peut tout simplement qu’il apprécie de sexer avec toi et qu’il considère que les galipettes à chaque fois que vous vous voyez sont un bon moyen de partager de l’intimité, un moment rien qu’à vous. Ça ne veut pas dire que c’est un obsédé qui va te tromper si tu lui dis que tu aimerais aller au ciné au lieu de se sauter dessus immédiatement. Ça ne veut pas dire non plus que si tu lui dis que tu n’as pas envie un jour, tu dois te justifier ou lui dire qu’il peut aller voir ailleurs si sa frustration face à un refus est insurmontable.
Après je vais peut-être me faire traiter de douce utopiste castratrice qui mènera l’humanité à son extinction en me voilant ainsi la face, face à de sinistres réalités biologiques, mais il me semblait que le sexe étant une composante d’une relation, pas le point central. Donc oui, tu peux avoir ton caractère, vouloir faire d’autres choses que du sexe frénétique sans pour autant qu’il te lâche. Et sans flipper qu’il te quitte pour ça.

Summer : Je suis assez d’accord avec Jane, vos réponses sont horribles. Je pense aussi que c’est une personne jeune et qui commence à peine sa vie amoureuse et qui se posent plein de questions idiotes comme toutes personnes qui commence une histoire de couple.
Pour répondre à la lectrice je lui dirais juste qu’il faut qu’elle essaie le NON. Tout simplement. Ce n’est pas parce que tu l’as fait attendre 4 mois que tu n’as plus le droit de dire non.
N’oublie jamais d’être en accord avec toi-même et ce que tu désires. Si ton mec ne comprend pas ça c’est qu’il manque une chose essentielle dans votre couple le respect de l’autre. Et si c’est le cas, tu n’auras pas perdu grand chose!

Keira : Alors je vais sans doute passer pour l’obsédée de service dans toute cette histoire mais quelque chose m’interpelle énormément dans tout ça…

Parce que d’après mes souvenirs, une fois les deux ou trois premières fois assez désagréables qui suivent le dépucelage, après c’est la découverte et l’éclate totale. Donc on en redemande sans cesse.

Enfin pour moi c’est comme cela que ça s’est passé. Et pour la plupart de mes amies aussi.

Donc dans mon esprit d’obsédée, c’est plutôt la fille que je ne comprend pas dans cette histoire.

Le ciné on y retourne logiquement au bout d’environ 3 mois, une fois qu’on a exploré toutes les possibilités sexuelles variées et
trouvé ce qu’on apprécie le plus en couple. Une fois les bases en place, on peut recommencer à faire autre chose que copuler parce que justement, on sait que côté sexe, on est sur la même longueur d’onde.

Et il est possible que dans ton cas ces 3 mois s’allongent parce que justement, tu l’as fait attendre 4 mois !

Enfin ce n’est que mon avis de femelle, si tu veux celui d’une femme, adresse-toi à quelqu’un de moins frustré.

Donc, mon conseil : parle-lui, ou alors mens en disant que tu es irritée à force de faire la chose et que tu as besoin de quelques jours de repos. Ce mensonge est cool parce que c’est tout à fait crédible et qu’ensuite, ça ne veut pas dire que tu le repousses indéfiniment non plus. Et ensuite, ça va permettre de restreindre la fréquence des ébats.

Mais encore une fois, je ne te comprends pas. 🙂

Nina : Mouais. Bon, alors, déjà, je retiens des réponses de mes collègues mâles que ne pas coucher le premier soir ne préserve pas des connards, on peut même les faire poireauter 4 mois et tomber sur un sale type. Petit moment de triomphe personnel : ah ! Qu’est-ce que je disais ? Bon, bref,revenons en à Juliette.
Bon, tu me sembles assez jeune donc je vais te révéler le secret de la réussite d’un couple : la communication. As-tu déjà signalé à ton mec que tu aimerais faire autre chose de vos soirées ? Si la réponse est non, si tu ne protestes pas quand il te donne rendez-vous chez lui, comment peut-il deviner que tu as envie d’autre chose ? Pour moi, tant que tu ne lui a
pas proposé un autre type de soirée, il n’y a pas anguille sous roche. Surtout que j’imagine qu’en 4 mois, tu as dû rencontrer ses amis… Donc je crois juste qu’il s’agit d’un non dit, d’un petit malentendu. Après, s’il refuse de faire autre chose, là, effectivement, ça va être plus compliqué.

Voilà, si toi aussi, petit lecteur, tu as une question love and sex à nous poser, tu n’hésites plus, par comm, mel (nina.bartoldi’at’gmail.com), facebook,
twitter…

Le freestyling du vendredi

Nous sommes vendredi 10h49, je n’ai aucun article de prêt et pas envie d’organiser ma pensée autour d’un quelconque sujet. Et puis de quoi parler ? Encore des blagues de Ségolène Royal ? Cette fille est finalement aussi drôle qu’une Florence Foresti (quoi que je n’aime pas Florence Foresti, pour ma part. Allez-y insultez-moi) mais je ne vais pas m’appesantir sur son site, j’avais le même à 20 ans. Que j’avais fait moi-même, gratuitement.





Je pourrais faire un article sur tous ces peoples morts en ce moment, ça viendra sans doute plus tard, j’ai pas encore décidé. De toute façon, je dois des tas d’articles à d’autres gens, ils vont passer un peu en priorité pour le moment, j’ai pas envie de ne pas tenir mes engagements. Je vous le dirai quand ils seront postés ailleurs, des fois que ça vous intéresse. Mais bon, en ce moment, mon organisation ne ressemble à rien, je cours partout et hier soir, seule soirée peinarde de la semaine, j’ai dormi… Comme une grosse merde, je me suis effondrée à 20h30. Et pourtant ce matin, ça tirait encore. Bon, je sais bien que c’est la fin de l’été qui me fait ça et que je dois me remettre sérieusement au sport pour être en forme. Puis faudrait que je mange aussi, mon alimentation se limite au repas du midi en ce moment, comment vous voulez que je pète la forme, je dois avoir un apport calorique de 800 ka par jour max. Le corps humain, c’est comme une voiture, si tu mets pas du carburant dedans, ça roule pas.


Ceci étant, là, j’ai bu un café et je vais mieux, limite, je pourrais aller me faire une séance de sport de suite mais je n’ai pas mes affaires et je ne crois pas que le grand chef comprenne la notion de « bon, écoute, coco, là, j’ai la pêche, je vais faire du sport maintenant, je reviens plus tard, tu prends mes messages ? Merci ! ». D’abord, je n’appelle pas mon grand chef coco, je ne crois pas que ça lui plaise. Puis je suis censée être à mon poste de 9h30 à 13h et de 14h à 19h (minimum de chez minimum) donc le sport à 11h et quelques, il va pas tolérer. Puis j’ai du travail en plus. Tu vois (oui, je passe du vouvoiement général au tutoiement particulier, cet article nous rapproche, on fait comme si je me confiais à toi), là, c’est vendredi, je dois finir toutes mes tâches avant le week-end. J’ai bien avancé, il ne me reste plus grand-chose mais travailler en agence, c’est faire face à l’imprévu . Lundi, mon responsable, Guillaume (ouais encore un. Tu sais que sur Facebook, j’en ai 8 ? Dingue !) a dit « bon, elle va être calme cette semaine ». Quel petit comique ! Elle n’a pas été calme du tout la semaine. Ceci étant dit, quitte à sortir de mon lit aux petites heures du jour (le jour se lève plus tard, je me lève quasi à l’aube et bientôt, je me lèverai même avant l’aube, yeurk !), autant que ce ne soit pas pour faire de la figuration. Les journées où je n’ai rien à faire ou presque passent si lentement, je ne les aime pas beaucoup. Je préfère quand ça bouge, quand le téléphone sonne, quand mes cheveux sont tous décoiffés tellement je me suis agitée (à raison) dans tous les sens. Parce que les jours où je vois passer les minutes, je me dis que je serais mieux dans mon lit puis à faire des choses utiles comme mes courses, travailler sur mon blog, des tas de choses, des projets que j’ai…


A part ça ? Pas grand-chose ma foi. Je suis dans une période assez exaltée. J’ai des tas de gens à voir, des gens que je rencontre, des gens qui reviennent dans ma vie. Tiens, tu sais, demain, je vais boire un verre avec Victoire. Tu te souviens d’elle ? C’était une des toutes premières rédactrices de ce blog, une de mes premières amies sur Paris. On ne s’est pas vues depuis 2005 suite à des distances que j’avais mises pour des histoires pas très importantes. On ne s’est pas vues depuis octobre 2005 et là, on va boire un verre, l’air de rien. Comme si ces 4 ans sans se voir n’avaient pas existé. C’est marrant des fois comme le temps est subjectivement court alors qu’il est objectivement long. On en a fait du chemin toutes les deux en 4 ans, c’est toute ma vie à Paris, quasiment. A-t-elle changé ? Me trouvera-t-elle différente ? Sans doute. Il y a 4 ans, j’étais un peu le petit oisillon tombé loin de son nid qui découvrait la vie parisienne et toutes ses possibilités. Maintenant, je suis plus grande même si de nombreux terrains restent à découvrir. Tant mieux.


Allez, la bise à tous !

Les coulisses, épisode n°1

Comme vous ne le savez pas, je suis actuellement en stage à sur une chaîne de télévision sportive.

Je ne sais pas si je peux me permettre de parler de cela sur internet, mais je le tente quand même.

Mon job est de rendre les présentateurs présentables et surtout moins luisants sur les plateaux.

Ce qui est difficile puisque entrer sur un plateau équivaut à partir aux Bahamas en terme de température ambiante.

Aujourd’hui, ça fait trois semaines que mon stage à commencé.

Ca passe vraiment très vite.

Le premier jour j’étais hyper stressée. Normal me direz-vous… Oui mais non. Parce que lorsque je stresse, j’ai tendance à trembler, et trembler lorsqu’on maquille, ce n’est pas très pratique.

Heureusement pour moi la présentatrice du JT a été adorable et m’a donné pas mal de conseils qui m’ont permis de vite me mettre dans le bain.

Ici il y a deux catégories de personnes : les gens sympas qui parlent et s’intéressent à moi même si je ne reste qu’un mois et qu’ils ne me reverront pas avant longtemps, et heureusement, cette catégorie est une majorité. Et les autres qui pensent que je suis invisible. Mais quand je dis invisible c’est au sens premier du mot. Ils ne disent pas bonjour,
ne croisent jamais mon regard, font en sorte que je m’écarte dans les couloirs, ne disent pas un mot et disparaissent pour aller s’occuper à des tâches qui doivent être très importantes puisqu’ils n’ont pas le temps d’être polis.

Etrangement cette catégorie, même si minoritaire, est très féminine.

Le deuxième facteur stressant est arrivé la deuxième semaine de mon stage lorsque j’ai dû couvrir un shooting photo de TOUS les présentateurs de la chaîne. Et ça fait du monde… Mais j’ai survécu. Jusqu’à l’arrivée de mon premier invité célèbre. Du genre célèbre façon champion du monde de foot en 98. Et j’ai complètement foiré mon coup niveau maquillage.
Mais heureusement la caméra à cadré de façon à ce que cela ne se voit pas trop (merci cameraman !).

Du coup je me suis dit : ressaisis toi, t’es ridicule. Et le lendemain, deuxième gros invité, champion du monde de boxe cette fois. Et j’ai déchiré.

Je travaille de 16h à 23h-23h30 selon les jours. Et donc je m’occupe d’une émission du soir avec 4 personnes à maquiller. Et le présentateur principal est vraiment le mec le plus adorable du monde. Dès le départ, mise en confiance totale. Et il m’a même pardonné le coup d’éponge dans l’oeil ! (Oui… j’ai quand même réussi à me planter à ce point…).

Dans ce métier il faut être hyper observateur, tu traînes en régie pour voir si ça brille quelque part, tu cours poudrer, tu repars en courant, toujours. Il faut être hyper hygiénique, tu te laves les mains après chaque personnes, tu désinfectes le matériel. Et je dois dire que je deviens douée pour tout ça.

Le jour le plus agréable c’est lorsque deux des présentateurs de l’émission du soir m’ont dit que je maquillais très bien, là je dois le dire, j’ai littéralement implosé de joie.

Et j’enchaîne, cette semaine j’ai eu droit à un nouveau shooting photo, enchaîné avec une émission (4 personnes et un invité lui aussi champion du monde en 98), un enregistrement avec trois personnes, et l’émission du soir avec la bande habituelle. Aujourd’hui mardi, j’ai maquillé un célèbre ex-seléctionneur de l’équipe de France de Rugby et comme il y a
des matches de foot à 20h45, l’émission du soir commence plus tard, donc je partirai sûrement vers minuit parce qu’après eux, j’enchaîne avec le trio pour l’enregistrement. Jeudi je maquille un entraîneur de natation qui dit souvent « et pis c’est tout », pourvu qu’il ne le dise pas sinon je vais rire…

J’espère avoir des RER pour rentrer…

Heureusement j’ai aussi des longues pauses, passées en bas, à l’air libre, ou, comme en ce moment devant mon ordinateur à pianoter sur le clavier pour vous expliquer ma vie du moment.

Cet article était le côté paillette du travail. Je reviens dans un prochain épisode pour mieux développer le côté humain.

Dites-moi si ça vous intéresse dans les commentaires !

 

J’ai expérimenté le ramadan

Tout a commencé par une semi blague. La semaine dernière, je demandais à ma collègue Iasmina si j’avais bien entendu qu’elle voulait nous inviter à rompre le jeûne avec elle. J’avais mal entendu m ais j’étais la bienvenue chez elle pour le faire. Alors que j’acceptais avec plaisir, mon autre collègue Isadora (qui n’est pas musulmane, je sais pas s’il est utile de le préciser) me dit « ah mais si tu va rompre le jeûne, tu le fais pour de vrai alors ! ». Moi, faut pas me lancer des défis comme ça.

Mardi, hier donc, j’ai fait ma journée de jeûne. Je m’étais préparée comme à un marathon. La veille, j’avais prévu de manger lourd et tard pour tenir. Après une engueulade sur MSN avec un gros con intolérant qui m’expliquait que la religion (en particulier musulmane) n’était qu’obscurantisme et le ramadan de la merde (depuis, il a dégagé de mes contacts). Sauf que quand je m’énerve avec quelqu’un, surtout via web, ça me coupe l’appétit donc à 0h, je finis par me décider à faire mes pâtes (alors que j’étais occupée à papoter avec
Tatiana et Vicky). Un gros bol de coquillettes bolognaise et deux banoffees plus tard ainsi qu’une bonne recharge en eau, je me dis que j’ai trop mangé et bu et que je vais mal dormir. Surtout que j’ai pas bu non plus des litres d’eau car ma vessie, elle a du mal avec le concept de ramadan.

Mardi, jour J. Je suis résolue à tenir et à ne pas trop me plaindre (sauf sur twitter). Parce que bon, les Musulmans, il font ça tous les jours pendant 28 jours donc la princesse pourrie gâtée, elle vit son jeûne en silence, merci. Alors j’en profite, justement pour expliquer le pourquoi de la motivation profonde du truc. J’ai appris relativement récemment que le ramadan servait en fait à plonger le croyant dans un état de pauvreté et d’humilité. Parce que bon, je pense que si je ne crois pas en ce Dieu catholique dont on m’a narré la
parole pendant 15 ans, je vais pas croire en Allah que je ne connais pas des masses parce qu’à l’arrivée, c’est quand même le même. Donc hier, dès que j’avais une envie de manger, boire ou fumer, je pensais à cet acte de pauvreté même si, en fait, je n’ai pas tant souffert de la faim que ça. Même la clope, j’en avais pas envie vu qu’à partir d’un certain moment, je planais un peu et que
l’idée de fumer me donnait la nausée. Par contre, la soif, c’est plus éprouvant, physiquement. Parce qu’à la fin de journée, j’avais quand même mal à la tête et du sable dans les yeux de déshydratation. Et je planais, oui. Mais j’ai pas craqué, même pas tellement eu envie en fait.

Et puis le soir, je suis donc allée manger chez Iasmina et j’ai ainsi fait la connaissance de son mari et de son fils. Il faudra un jour m’expliquer pourquoi tant d’hommes de moins de 6 ans tombent instantanément amoureux de moi et qu’après 20 ans, ils ont juste envie de me sauter. Bref, je joue un peu avec le petit qui me montre ses voitures, ses chaussures et tout puis arrive la rupture du jeûne avec l’appel à la radio (j’avoue honteusement ne pas connaître le nom). Là, c’est parti pour le repas : du lait fermenté avec des dattes,
une soupe avec du frik dedans, de la viande de mouton, de la coriandre et des légumes accompagnée d’un brik garni de pommes de terre, œuf, crème, herbe, fromage, de l’agneau aux petits pois avec des artichauts farcis et enfin le sucré avec un mélange de pruneau-abricots secs et amandes et des pâtisseries, le tout accompagné d’un vrai thé à la menthe. Evidemment, après la soupe et le
brick, je n’avais plus faim mais le mari de Iasmina m’avait prévenue de ne pas manger trop vite. Raté.

Après, Iasmina m’a montré les photos de son mariage en m’expliquant les différentes tenues, les rites… Et comme il était tard et que j’avais le ventre bien plein, son mari m’a ramenée et dodo.

Le bilan est donc plus que positif. D’abord, j’ai appris des choses sur le ramadan, sur les réactions de mon corps face au jeûne et en plus, j’ai pu rencontrer la famille de Iasmina et son gamin est juste génial (imaginez, c’est moi qui dit ça !). A un moment, par exemple, il dit « moi, je veux pas manger de ça » donc son père lui demande pourquoi et tout naturellement, le petit répond : « hé ! Parce que j’en ai pas envie ! ». Ah bah dit comme ça… J’ai vraiment passé un bon moment et j’ai appris des trucs, que demander de plus ? Par contre, soyons honnêtes : mon café, ce matin, je l’ai aimé d’amour !

Résolution 385 : équilibrer ma vie

Si je liste tous les moments de ma vie où je prends des résolutions, il y en a au moins 3 : le nouvel an, mon anniversaire et la rentrée. Mais en fait, y en a en moyenne 52, ça s’appelle le dimanche soir, là où je me dis « demain, je reprends ma vie en main ». Ce que je fais très rarement. Pour preuve : avant-hier soir.

Depuis 6 mois maintenant, j’ai changé de boulot et depuis tout ce temps, je cours après le temps et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Le problème de la vie en agence, c’est qu’on ne sait pas ce qu’il va se passer. Il y a des matins, j’arrive, je n’ai pas grand-chose à faire et ça va être comme ça pendant trois jours. Et tout à coup une urgence tombée de nulle part et faut cravacher. Sauf qu’en cas d’urgence, la journée se termine vite à 20h, 20h30. Et encore, je pourrais toujours rester plus tard mais je me force à partir. Mais voilà, force est de constater que quand on part à 20h ou plus tard, la soirée est sérieusement amputée. Le temps de rentrer, de manger… il est 22h. Et des journées de 10, 11h (10h si on enlève la pause déj, en fait), ça vous fatigue une Nina. Non parce que longtemps, j’ai cru que ma moindre endurance venait de mon changement d’âge (29 ans, le seuil de la trentaine) mais non, je suis con,
ça vient du boulot.

Alors non, je ne suis pas là pour jouer les Cosettes et me plaindre, non, non, non. Ce boulot, je le voulais, je l’ai eu et puis si on considère que mon papa, du haut de ses quasi 60 ans, part le matin à 7h30 pour rentrer le soir à 20h ou qu’Anthony fait des gardes de 72h non stop, bon voilà, elle se tait la Calimerotte. Ceci étant, si je sais que je ne suis pas la plus à plaindre, ce n’est pas pour autant que je dois me laisser faire. Parce que le secret d’une vie réussie, c’est l’équilibre, si vous voulez mon avis. Là, c’est pas compliqué, les
soirs où je rentre chez moi tard pour des raisons purement professionnelles, j’ai envie de m’asseoir dans un coin et de pleurer. Pas de tristesse, juste pour me détendre, me soulager, faire de sortir de moi le stress de la meilleure façon qui soit (le premier qui fait une remarque scatologique au sujet de sortir les choses de soi sort). Y a des soirs, je me couche direct, sans passer par la case dîner, ordi, lecture, rien. Je m’allonge « 5 mn », je me réveille vers minuit et n’ayant aucun besoin vital manifeste (comme manger, boire ou se vider mais aux toilettes, là), je reste au lit jusqu’au lendemain matin.

Du coup, j’ai l’impression de ne plus réellement vivre. Oh, j’ai une vie sociale, hein, très active d’ailleurs, mais tous mes projets personnels sont au point mort et ça ne va pas du tout. Parce que je sais que mon taf, là, je compte y rester un long moment mais j’ai du mal avec le concept de stagnation, faut que je progresse ailleurs. Sauf que là, entre le boulot, le sport et la vie sociale, il me reste juste le temps de dormir et d’expliquer aux 10 personnes que je n’ai pas eu le temps de voir que, non, je ne leur fais pas la gueule mais là, c’est juste pas possible.

Seulement, j’ai beau me dire que je vais faire des efforts pour faire des horaires normales, j’ai beau me dire ça tous les jours, m’indigner à grand coup de « non mais ça suffit ! », pas plus tard qu’hier soir, j’ai joué les prolongations jusqu’à 20h. Mais que faire ? Y a des moments, partir tôt, c’est refiler le taf aux collègues qui, eux, partiront plus tard. C’est, en gros, ne pas assumer ses responsabilités.

Mais j’y crois à mes journées de 9h30-19h, j’y crois ! Tout n’est question que de volonté (ou pas)