Un Noël tranquille ? Et puis quoi encore ?

J’ai dit récemment que j’aimais bien Noël mais en y réfléchissant bien, je me demande bien pourquoi vu que décembre est hélas un mois difficile pour nous en général : mon grand père et ma grand-mère sont morts en décembre, un couple d’amis de mes parents aussi, Yohann, mon presque frère, a frôlé la mort dans ce même mois… Et là, je ne parle que des décès. En fait, Noël, ça craint.


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Cette année, j’avais placé tout mon espoir sur Noël et sur le papier, ça partait bien : pas de mauvaises nouvelles à l’horizon et même une très bonne pour Alice. J’étais optimiste, décembre a même été plutôt clément après un mois de novembre totalement cataclysmique, j’avais espoir. Même avec le retour de samedi, je restais optimiste vu que je ne suis toujours pas enrhumée, ahahah !

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Mais voilà, les nuages menaçants s’élèvent à l’horizon, une présence autour du sapin est menacée. Et comme on dit « un être vous manque et tout est dépeuplé ». Déjà, en 2006, on avait dû faire Noël sans Anthony qui avait eu une mauvaise note à un examen et était retenu à la caserne, puni. Cette année, tout roule pour lui, il va même passer caporal chef (c’est un grade qui correspond à je sais pas quoi, je capte que dalle). Non l’absente 2009 risque d’être Alice. Prenant ses congés du 24 au 04, elle ne doit redescendre que jeudi, en partant d’Austerlitz (comme moi samedi). Sauf qu’à cause de l’accident sur le rer C, a pu train au départ d’Austerlitz. Mon cousin est bloqué sur Paris, plus de place sur les avions, plus de TGV, plus rien. Il a réussi à choper un billet pour mercredi pour redescendre mais rien n’indique le train partira.


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Heureusement, on a la solution Tonton ! Si mon cousin ne peut pas descendre mercredi, mon oncle (son père donc) va le chercher et récupèrera ma soeur au passage. Et au pire, si mon cousin arrive à redescendre et pas ma soeur, on lui enverra Anthony pour qu’elle soit là pour le réveillon.


Bref, on va y arriver même si pour l’heure, Alice est désespérée et nous un peu dépités. Même si elle a trouvé un train depuis avec 1h d’attente à Bordeaux, ce qui est un moindre mal, tant qu’elle ne sera pas là, on ne sera pas tranquilles. Je crois que j’ai rarement vu mon père aussi énervé qu’hier soir « Non mais c’est du n’importe quoi ! Même pas foutus de mettre en place des bus pour permettre de passer la zone où y a eu l’accident ! Un mec bourré cogne un mur et c’est toute la France est paralysée ! C’est ça la meilleure compagnie ferroviaire du monde ! Pepy, casse toi ! ». Mon père aime bien invectiver le monsieur qui parle dans la télé.

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Perso, du moment qu’on récupère ma sœur et mon cousin, le sort de M. Pepy ne m’intéresse pas du tout. Mais j’ai un peu l’impression d’être dans un pays en guerre quand je vois la galère qu’un simple trajet Paris-Toulouse représente. Plus aucun train dispo, plus d’avion. Et les infos pratiques ? Non mais tu veux pas 100 balles et un mars aussi. Car si je reprends mon désormais modeste exemple de trajet dans le froid pôlaire, le plus gonflant dans l’histoire n’est pas le retard, prévisible, du train ou le froid du train mais le fait qu’on ait droit à aucune explication, jamais. La dame à la voix métallique nous dit bien avec grand enthousiasme que la circulation est perturbée mais ça, on le savait déjà, merci du tuyau. Quant à des personnes de type humain appartenant à la SNCF, non, on les voit pas. D’ordinaire, je suis contrôlée quasi au départ de Paris là, comme de par hasard, rien. On peut comprendre toutes les difficultés de circulation… si quelqu’un nous les explique !


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Bon en attendant, demain, je vais allumer une bougie parfumée pour porter chance à ma sœur. Oui, j’ai pas de cierges, je fais avec les moyens du bord…

La lose, une fois que tu l’as, elle te lâche plus

De façon générale, je me vois comme quelqu’un de plutôt chanceux, malgré quelques périodes noires. Mais j’ai quand même une solide poisse et ça continue encore et toujours et non, ce n’est pas une vue de l’esprit, c’est un fait ! Non mais vous en connaissez beaucoup de personnes qui partent en Martinique et se prennent le déluge du siècle ? Ou qui se retrouve avec une fuite d’eau massive alors que sa chaudière ne marche plus et qu’on est bien sûr au coeur de l’hiver ? Mais là où j’accumule, c’est dans ma relation avec la SNCF.

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Jeudi, neige donc. Malgré ma joie enfantine, je pressens le drame : je dois rentrer samedi dans mon pays en train et forcément, je sens que ça va être drôle. Déjà, le vendredi soir, alors que je quittais le boulot bien tard suite au rush d’avant vacances, je me pointe à la gare pour rentrer chez moi. Prochain train à « retardé ». Ce qui en général, en langage transilien veut dire : « en fait ton train est annulé, attends le suivant mais on n’ose pas le dire ». Sauf qu’au bout de 10 mn, j’ai froid jusqu’au tréfond donc je pars prendre le métro. Du coup, une fois chez moi, j’appelle un taxi pour le lendemain matin, sentant que me rendre à Austerlitz s’annonçait périlleux.

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Arrivée à Austerliz : 7h10, Kenya a encore fait caca dans sa panière donc après avoir récupéré mon billet, je fonce aux toilettes pour nettoyer tout ça. Oh ben y a du monde ! C’est le froid qui rend les vessies sensibles ? Bref, je fais mes affaires (je crois que j’ai au passage bouché les toilettes), je vais faire mes emplettes au relais H (les magazines féminins ont toujours un goût de vacances), un petit passage à la brioche dorée pour un petit déjeuner et voilà. Je zieute le panneau d’affichage : train à 7h40. Ouf, j’ai eu chaud, j’avais oublié qu’il ne part pas à 54 comme d’hab mais là, j’ai encore 15 mn de marge… Mais tiens, pourquoi le train n’est pas affiché… et que celui de 6h58 n’est pas encore parti ? Pas de panique, je savais bien qu’il y aurait du retard.

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Sauf qu’Austerlitz est une gare ouverte, il n’y a pas vraiment d’endroit pour attendre au chaud, sauf le café qui est bondé. 8h15, je finis par me déplacer en espérant trouver un coin plus chaud. 8h35, quasi une heure après le départ prévu, on a enfin une voie annoncée. Ouais, je vais enfin pouvoir me mettre au chaud, j’ai mal aux pieds. Je marche vite jusqu’à mon wagon, je grimpe dedans et avance, un peu étonnée : ils nous donnent des couvertures maintenant ? J’avise ma place, à côté d’une jeune fille à l’accent bien de chez moi. Je lui demande pourquoi on a des couvertures. « Parce que le chauffage est en panne dans ce wagon! ». Non… non ! Je vais pas passer les 6 prochaines heures (et même 7 en fait, entre le départ qui n’a pas eu lieu de suite et les trois arrêts supplémentaires que nous avons fait pour remplacer des TER annulés). Et bien si. Je m’enroule comme je peux dans la couverture. IL y a une ambiance un peu étrange, on se croirait dans un film catastrophe où l’on serait des sinistrés sous couverture de survie. Sauf qu’on n’a pas de couverture de survie et ça pèle.

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Me voici donc partie pour 7h de froid intense, impossible de dormir tellement j’ai froid, je me demande si je ne vais pas perdre un orteil dans l’opération. Je vérifie épisodiquement que Kenya qui ne moufte pas est toujours en vie. J’ai froid que j’en ai mal, j’ai même une cicatrice au niveau des chevilles, là où ma chaussure s’arrêtait, tellement ma peau était sensible. Pourtant, les gens ne s’indignent pas. On fait contre mauvaise fortune bon coeur même si ça m’agace de constater que la SNCF nous parque dans ce wagon sans chauffage (avec la mention passage interdit sur les portes des wagons qui communiquent avec nous, histoire qu’on se sente encore plus pestiférés) sans rien faire de plus. Moi, je dis pas, mais il y avait quelques enfants dans le wagon, ça aurait été bien d’essayer de les replacer ailleurs, quand même. Heureusement, vers 14h, la vente ambulante arrive et nous offre gracieusement un café. Du coup, on commence à papoter avec ma voisine. C’est le seul truc que j’aime bien dans ce genre de galère, je me fais toujours une pote dans l’affaire. A la fin, on comptait limite les minutes qui nous séparaient de la gare d’arrivée en se désolant de ne plus voir de neige. On en a eu tout le trajet, jusqu’à 10 mn de l’arrivée, pfff.

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Sortie du train, Kenya se remanifeste et vomit (je crois qu’elle essaie de me faire comprendre que les voyages ne lui plaisent pas), mes parents me récupèrent et me ramènent à la maison où la cheminée est en route. Un bon repas, une décoration de sapin et une lecture de magazine interrompue par une sieste plus tard, mes 10 orteils sont toujours là. 24h plus tard, mon nez reste sec et ma température normale. J’ai passé 8h dans le froid, sans bouger et même pas j’ai la crève ? Si je chope rien les prochains jours, je me ferai surnommer wonder woman, je vous préviens !
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En tout cas, après avoir testé le train sans clim en été (et même deux fois), j’ai fait le train sans chauffage en hiver. Je vais bientôt pouvoir écrire un livre sur les loses de voyage.

Les chevaliers du fiel, un humour sud ouest

Depuis hier, je suis dans mon pays et je revis. Enfin du calme, plus de stress, plus rien, je suis zen. Même si le retour a été une véritable épreuve mais je raconterai ça demain, histoire de rajouter une nouvelle page au dossier « j’ai la lose ! »

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Hier soir, ma mère me propose de regarder un DVD avec eux, j’avais au choix Millenium, éliminé car trop long. Il faut savoir que mon voyage en train ne m’ayant pas permis de finir ma nuit comme à l’accoutumée (il part à 7h54, parfait pour roupiller une partie du trajet), j’étais un peu claquée genre à 18h30, enroulée dans une couverture, je me suis légèrement endormie en lisant mon magazine.  Nous avions aussi au choix Première Etoile, une comédie française qui est « dans la lignée de Rasta Rocket ». Autant petite, j’avais adoré ce film (pas revu depuis, je sais pas si j’aimerais toujours, tiens), autant un Rasta Rocket version française, ça me fait un peu peur, malgré le mec qui a l’air beau gosse sur la jaquette (à vérifier sans lunettes de soleil). Du coup nous reste le dernier spectacle des Chevaliers du Fiel « La brigade des feuilles ».


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En regardant le spectacle qui m’a bien fait rire (il tape pas mal sur les syndicats, ça devrait plaire à quelques uns…), une question surgit : mais comment ces mecs là peuvent marcher en dehors de Midi Pyrénées ? La plupart des vannes concernent les bleds d’ici à part une référence à Narbonne qui est en Languedoc mais qu’on connaît tous puisque c’est la première plage que l’on croise en partant de Toulouse (une heure et demie, ça fait rêver hein ?). Par exemple vanne sur Rodez ou Millau que vous connaissez sans doute de nom (Millau, vous avez intérêt, avec le viaduc, quand même). Par contre Caussade ou Labastide St Pierre, je suis moins sûre. Oh, je sais ce que vous vous dites à part vous, avoir une maison secondaire à Labastide St Pierre, ça doit être sympa tellement ça sonne bien.  Perso, les seuls souvenirs que j’en ai ne sont plutôt pas bons (ma cousine et sa famille y vivaient quand nous étions petites et y avait un sale chien à côté, genre mini chien teigneux, qui venait toujours aboyer quand on allait chez ma tante et je le détestais) . Mais ouais, le nom sent bon le sud, c’est vrai.

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Et je ne vous parle pas du sketch de la chanson en patois. Même moi, j’ai été un peu larguée alors que mes parents se roulaient par terre de rire. Oh, je pourrais pleurer  sur le fait que c’est encore une langue qui va se perdre. Imagine, lecteur, si j’avais su parler le patois… J’aurais maîtrisé la langue de mes ancêtres, celle de ma génération (on va dire le verlan. J’ai droit, je suis pas musulmane*) et il fut une époque où je gérais incroyablement bien le sms. J’ai un peu perdu depuis mais sa revi1 vit (lol). Enfin, je m’égare, je me rêvais pont entre les générations. Donc pour en revenir à mon histoire de Chevaliers du Fiel, je me demande si c’est facilement exportable. J’avais vu leur spectacle « L’assassin est dans la salle » sur Paris Première donc manifestement oui. Après tout, peu importe qu’on soit déjà allés ou non à Caussade ou à Rodez, on peut comprendre ce qu’il se trame derrière. On pourrait remplacer par Berck ou Sainghin en Mélantois (si, ça existe) et on comprendrait de suite mieux. Evidemment, je ne suis pas certaine de l’effet comique du coup vu que nos amis ont quand même un accent du sud bien audible, ça pourrait créer un décalage étrange… Un espèce de bienvenu chez les chtis bis… Heu non…

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Bref, tout ça pour dire que me voici de retour dans mon pays et j’ai déjà envie de dire que je ne reviendrai jamais à Paris. Ce qui est faux bien entendu mais quand je vois à quelle vitesse je me suis toute détendue… Et ça va durer  quasi jusqu’en 2010.

* Pour les 3 excités du fond qui googlisent les mots du genre « musulmane » ou « immigration » ou que sais-je encore juste pour venir crier au racisme, je précise que le contenu de cette parenthèse est une référence à une actualité

Tu le sens l’esprit de Noël ?

J’avais prévu de vous parler de tout autre chose mais actu météorologique oblige, parlons de Noël. Il y a 15 jours, j’expliquais à Vicky qui m’approuvait (on s’approuve beaucoup) que je ne sentais pas l’esprit de Noël m’habiter, essentiellement parce qu’il faisait un temps d’octobre. Dieu ou le Père Noël semblant m’avoir entendu, il m’a bien montré que, si, si, on est décembre. Chouette !

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Ce matin, je me lève de plutôt bonne humeur, je me prépare et quand je retourne dans la pièce, je trouve qu’il fait bien sombre. J’ouvre les volets et lâche un « oh ! » de surprise. Il a neigé ! Déjà qu’en ce moment, je fais une légère crise d’adolescence (légère, hein, mais néanmoins présente), là, je retourne carrément en enfance. Je viens du sud, moi, la neige a toujours un caractère exceptionnel. Et de suite, dès que je la vois poindre, la petite fille en moi fait des bonds de joie. La neige, la neiiiiiige ! Bon, par contre, soyons maline : déjà que quand il pleut, les trains circulent mal pour cause de problèmes d’adhérence ( ??), on va même pas tenter et partir direct au métro. 15 mn de marche sous la neige, cool !

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Marcher sur la neige a quelque chose d’assez acrobatique. D’abord, on sourit en entendant la neige craquer sous nos pas, on fait bien attention à marcher sur le morceau de trottoir balisé. Puis on commence à remarquer que nos chaussures ne sont pas très étanches et que les chaussettes sont mouillées. Ok, ça fait 5 minutes que je marche, j’en ai encore 10 jusqu’au métro et re 10 en sortant du métro, je vais mourir ou perdre un pied, je ne sais trop. Mais marcher sous la neige, ça fait croach croach et on se croirait ailleurs que dans sa ville, presque en vacances. Et faire des arabesques pour ne pas tomber, c’est amusant (enfin, quand on ne tombe pas sinon, ça l’est de suite moins).

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C’est fou ce que la neige apaise. Au boulot, aujourd’hui, il y a une réelle ambiance festive, une grosse envie d’aller jouer dehors. Déjà qu’on avait le repas de Noël mardi, je me sens déjà partie, moi… Mais point de relâche ! Car je pars vendredi en vacances et il est hors de question que des choses traînent, je veux GLANDER. Ne rien faire, me reposer, squatter la cheminée. Mmmm, le pied ! Mais on est quand même bien détendus. Ce matin, Rémi (le big boss) nous a expliqué que quand son fils de 4 ans a vu la neige, il s’est tourné
vers lui et lui a dit : « Ils sont où les cadeaux ? ». Ca a été un peu galère pour venir, Kelly est tombée deux fois, Louis a dû prendre les transports en commun car le scooter n’était pas une option viable… Mais bon, on a tous fini par arriver, un peu rigolards, un peu excités. Je crois que la neige nous rajeunit tous de suite.

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Et du coup, magie, je sens enfin l’esprit de Noël m’envahir. J’entends limite Holy night dans ma tête (chanson qui me fait fortement déprimer quand il n’y a pas de neige, ça fait trop misérabiliste genre la petite marchande d’allumettes seule et transie de froid), je sens le sapin de Noël, l’odeur de la cheminée, le bonheur d’être en famille. L’an dernier, Noël avait un goût amer, nous n’étions pas à la fête, marqués par le deuil de ma grand-mère. Cette année, ce sera joyeux !

Dans deux jours, je serai dans la place !

« Sing my angel of music ! »

The Phanthom of the Opera.

Par Keira

Bon.

J’ai décidé de vous parler de choses positives pour changer de ma note précédente.

Oui, parce que je ne suis pas qu’une fille « dark ». Loin de là. J’ai mes moments, comme tout le monde je suppose.

 

Par exemple, je suis une fille qui adore la musique. Bon, évidemment j’ai mes préférences… je ne suis pas une fan de rap ou de techno ou de metal ou encore de « nouvelle variété française ». Je suis plus dans un esprit rock, pop, musiques du monde et tout le tralala. Avec évidemment des racines profondes qui remontent aux années 60-70. J’ai dû vivre Woodstock dans une vie antérieure pas si loin de celle-ci.

Et quand je dis que j’aime la musique c’est au point que tous les soirs, pour m’endormir, je dois impérativement en écouter. Ca me détend. La musique berce mon imaginaire et mes humeurs.

J’ai énormément de chansons qui m’ont accompagnées dans divers moments de ma vie. Que ce soit les moments heureux à base de « Hit the road Jack » de Ray Charles, « Paint it black » des Rolling Stones,  « Don’t stop me now » de Queen, « ABC » des Jackson Five, « Tiny Dancer » d’Elton John, « Dreaming of you » de The Coral ou « Bad Day » de R.E.M qui sont consacrées aux amies ou alors « Onde Sensuelle » de M et « Love burns » du Black Rebel Motorcycle Club qui sont mes chansons d’action au lit avec des amants passés… Et voilà, je sais qu’à partir de maintenant dès que vous entendrez ces chansons vous penserez à moi en pleine le… lessive. On dit merci qui ?

Autre détail important dans la musique, j’ai mes chansons dédiées à certains moments de ma journée. Ca fonctionne par périodes, ces chansons changent suivant les mois et les années, mais elles sont consacrées à des choses bien précises.

Si vous prenez « Ocean » du groupe John Butler Trio, elle me sert exclusivement à la relaxation en fin de journée ou dans les transports en commun.

Pour aller en cours en ce moment c’est « Africa » de Toto. Cette chanson me met de très bonne humeur.

Pour un trajet à pied j’opte pour les Dandy Warhols et leur « Thirteen tales from urban bohemia » qui est un album très efficace pour marcher longtemps (parfois rapidement) et se régaler en même temps avec une musique à la cool.

Si vous êtes super pressé, « Hot’n cold » de Katy Perry est trèèèès efficace. Mais attention à l’essoufflement.

Dans mes grosses phases lose j’ai tendance à tomber dans la pop guimauve. Mais bon… ça arrive à tout le monde. En revanche je ne me met pas en pyjama, je ne mange pas de glace et je n’écoute pas Céline Dion en chantant comme une casserole par dessus. J’ai plutôt tendance à retourner à de vieux tubes de Lene Marlin, Coldplay, Snow Patrol et autres chanteurs qui me dépriment et me font plaisir à la fois.

Et enfin, pour m’endormir vraiment, je me passe quelques chansons de Ray LaMontagne, avec en tête « Be Here Now » qui a un effet hypnotisant. Si vous aimez les belles voix et la guitare… bah achetez ses albums. Et allez le voir en concert.

Et puis, encore une fois, chaque personne à sa chanson. Enfin pas encore toutes, mais un paquet.

Une copine est depuis de nombreuses années associée à « Call me » de Blondie pour une gaffe lors d’une représentation de théâtre.

Une autre à « Bad Day » pour les rocks endiablés dansés dessus. Et chantés aussi… il pleuvait déjà rassurez-vous.

Pour certaines de l’école de maquillage de l’année dernière on retrouve A-Ha et leur « Take on me »… oui, on a pas tous des super chansons, c’est la vie.

Et puis il y a ces moments où vous écoutez une chanson qui vous bouleverse sans raison. Chose qui peut évidemment se produire avec le cinéma et la lecture. Mais je ne sais pas, c’est encore une émotion différente, parce que l’image réelle comme l’image que nous avons en tête entrent en jeu, tandis qu’avec la musique, il n’y a que le son. La musique et le frisson qu’elle produit… cette montée d’émotion incontrôlable…. c’est un délice et une torture à la fois. Ca vous prend par surprise, vous transporte aux limites de votre inconscient. Pourquoi cette musique et pas une autre ? Qu’est-ce que ça réveille ? Pourquoi les larmes coulent-elles ? Pourquoi cette envie de fermer les yeux et de plonger dans ces notes ?

Parfois la nostalgie de quelque chose qu’on ne peut définir prend le dessus complètement. Ca épuise un peu la musique. Ca travaille trop niveau émotionnel.

Par exemple, j’ai la chair de poule dès qu’on me passe le thème créé par Ennio Morricone pour le film « Mission ». Et franchement tu te sens un peu con à ressentir une telle émotion quand c’est la chanson utilisée par GDF… Merci la pub…

Et là ce soir j’ai redécouvert la chanson « Don’t look back in anger » d’Oasis. Sachant qu’en plus Oasis et moi ça n’a jamais été fusionnel, loin de là… je n’ai pas trop compris le pourquoi du comment quand j’ai commencé à pleurer comme une madeleine sans aucune raison. Et ce n’était même pas de la tristesse. Juste une vague foudroyante d’émotion pure. D’où cet article… hein, je ne pouvais pas le zapper.

J’aime particulièrement cette idée qu’un jour, dans disons… 30 ans, j’écouterai ces vieux morceaux que j’aimais étant une jeune vingtenaire et tous les souvenirs qui me prendront par surprise.

Et je construis peu à peu ma vie et ces associations de rythmes et de gens. Parce que finalement, garder ma tête pleine de gens et de sons, je trouve ça bien.

D’ailleurs, une certaine personne dans mes lecteurs n’a pas encore sa chanson. C’est mal. Il faudra y remédier. Quoique Mister Ennio Morricone a souvent participé à nos soirées poker. J’hésite… est-ce que je le retiens ?

Allez, la prochaine fois je parlerai peut-être bouquins ou ciné. En attendant, j’ai mis tous les trucs à connaître en gras, et ce n’est pas pour rien. Si vous ne connaissez pas, essayez et laissez-moi vos avis dans les commentaires !

L’amour n’est-il qu’une question d’ego ?

Récemment, j’ai dû me replonger dans les archives de ce blog pour un déménagement à la mano (over-blog bloque les aspirateurs de site, impossible de constituer une archive xml, je suis pas maso pour rien) et je suis un peu amusée par mes premiers écrits. J’en ai fait du chemin en 5 ans. Mais en relisant ces articles, je me pose une question : l’amour n’est-il pas, finalement, qu’une question d’ego ?


Qu’est-ce que l’amour ? Bonjour la question tarte. Mais c’est vrai, qu’est-ce qu’on intellectualise tout aussi. L’humain reste un animal et il ne semble pas programmé pour être monogame, contrairement à d’autres animaux, on est censés courir après le meilleur reproducteur ou la meilleure génitrice. Et pourtant, on nous a appris que la polygamie et le libertinage, c’est mal, que l’amour, ça rime forcément avec toujours. Même, il est amusant de noter que l’idéal de beauté féminine (extrême minceur) est plutôt opposé au modèle de la génitrice, tout en rondeur. Quoi que faut voir, peut-être que si on faisait des études, on constaterait que les femmes d’une grande minceur sont plus des maîtresses que des mères et les femmes plus girondes des mères que des maîtresses. Enfin, si je prends l’exemple de mon entourage… Ben y a rien du tout à déduire, en fait, la silhouette de mes amies ne semble pas avoir une influence sur leur place dans le cœur ou le lit des hommes…


Bref, il me semble qu’on en a perdu nos bas instincts animaux de reproduction et qu’on a remplacé ça par l’amour, l’amouuuuuuuur. Ce truc qui inspire les poètes, les écrivains, les chanteurs, les peintres… en somme les artistes avec plus ou moins de bonheur. On célèbre l’amour, on le pleure, il est l’ingrédient principal de la plupart des intrigues. Mais en relisant mes vieilles histoires de cœur et de cul, un ingrédient revient souvent, toujours : l’ego. L’amour n’est-il qu’une satisfaction de l’ego ? Une expression d’orgueil. Dans mon passé, plus un mec me disait non, plus je le voulais. Fuis-moi, je te suis ? Non, une volonté de réparer un affront.


Samedi, lors de l’anniversaire de So Long, elle a prononcé la phrase suivante, concernant la séduction. En fait, c’est une phrase à sortir pour éconduire quelqu’un : « il faut avoir les moyens de ses ambitions ». Bon, évidemment, ça nous a fait rire.  Mais au-delà de la vanne, je me demande si, finalement, on ne touche pas précisément du doigt l’un des ingrédients essentiels de l’amour. Un peu le chocolat dans le moelleux au chocolat, l’amande dans le macaron, le fromage dans la raclette (je suis incroyablement glamour). J’aime me poser la question de nos attirances amoureuses. Pourquoi lui me plaît et pas lui ou lui ? Pourquoi je plais à lui et pas à lui ou lui ? Pour ma part, je sais que j’ai besoin d’une certaine admiration pour le monsieur, de le regarder avec des étoiles dans les yeux pendant qu’il me parle de quelque chose, de préférence d’un truc auquel je ne connais rien. Oui, j’ai pas envie de m’acoquiner avec un mécréant à mes yeux. Le critère n’est pas l’argent ou le pouvoir (le mec qui bosse dans la finance qui fait partie de mes amants à contacter en cas d’envie n’est clairement pas mon chouchou) mais bien la connaissance et la passion. Et donc si ces mecs là me rendent dingue, est-ce pour ce qu’ils sont ou l’image flatteuse de moi qu’ils me renvoient. Genre « oh yeah, ce mec là, il est à moi, quelle belle prise ! ».


Je ne sais pas bien mais il me semble que dans l’amour, il y a de l’orgueil. Ce qui me fait assez flipper vu que ça fait un bon moment que je n’ai pas été amoureuse, juste quelques coups de cœur. Est-ce que je dois en déduire que j’ai plus d’ego ou d’orgueil ? A moins que j’ai placé mon orgueil sur un autre plan, comme le boulot ?

Sinon, en 2010, j’ai décidé de ne plus intellectualiser l’amour, pour voir… Histoire de vivre mes coups de cœur plutôt que de les analyser.

Mais laissez-moi profiter de ma période autiste !

Chaque année, en novembre-décembre, je connais une petite baisse de régime. Rien de grave, juste qu’à l’arrivée de l’hiver, je n’ai que deux amours : ma bouillote et ma couverture en mohair magique, celle que je dois parfois disputer avec Kenya.


Alors sortir, bof. Sauf avec mes amis proches, j’entends mais les grosses noubas, non, j’ai pas très envie.  Je suppose que biologiquement, mon corps a du mal à concevoir pourquoi je n’hiberne pas. Mais cher corps, j’hibernerais avec plaisir, vois-tu (comme ça, je me réveille direct en 2010 et j’ai dit que cette année-là, je l’aimerais d’amour) mais je n’ai que 5 semaines de congés payés par an, ça ne va pas suffire (et j’aime mieux les vacances en été, en plus). Hé oui, en tant qu’animal social, je dois aussi vivre en hiver. Même si actuellement, mes nuits sont passées de 5 à 9h en moyenne, ce qui m’agace légèrement, j’ai l’impression de ne plus avoir de vie en dehors du boulot.



Je suis donc en période autiste, j’ai envie de juste rentrer chez moi ou aller au sport où personne ne parle car ça essouffle. Quoi qu’en ce moment, aller au sport, faut que je me force un peu. Une fois sur place, c’est le pied, je suis ravie de transpirer mais c’est vraiment le fait d’y aller qui me coûte, j’ai toujours plus envie de rentrer chez moi me pieuter. Bref, dès qu’il fait nuit, j’ai envie d’être à la maison peinarde avec mon chat, ma bouillote et ma couverture, donc.


Déprime ? Non, c’est précisément le contraire. Cette période me sert à me poser avant de repartir pour une nouvelle année, mettre des choses en place. Me bichonner aussi parce que ça fait toujours plaisir. Vous savez la scène où Rocky dans je ne sais lequel de ses opus se prépare durement pour être le meilleur, monte les marches en courant, tape dans la bidoche… Ben voilà à quoi me sert ma période autiste ! Devenir plus affutée physiquement et mentalement parce qu’en 2010, j’ai certes dit que je déchirerais tout mais encore faut-il avoir les bonnes armes. Mathématique. Et puis en quel temps puis-je me faire mes masques de beauté si je suis toujours à courir dans tous les sens ?


Sauf que voilà, le monde n’a pas l’air bien au courant de mes envies de me retrouver en tête à tête avec moi-même. Rapidement : mardi soir, j’ai le choix entre deux soirées, mercredi, on se fait un ptit pot vingtenaire, jeudi, j’ai une soirée. Bon, on notera que je suis peinarde lundi et vendredi, pour le moment. La semaine suivante, j’ai déjà une soirée le mardi, deux soirées le mercredi. Heureusement que le samedi 19, je décolle pour une semaine pour ma province chérie pour les traditionnelles vacances de Noël. A moi repos, cheminée, grog maison (ma maman fait le meilleur du monde et c’est tout), famille… L’an dernier, les vacances de Noël étaient pour le moins sinistre, cette année, elles seront bien plus joyeuses d’autant qu’on a eu récemment une bonne nouvelle dans la famille, ça fait toujours plaisir, héhé !


Alors je pourrais mettre mon autisme à mon retour de vacances mais il ne me restera que trois jours avant le réveillon et l’année 2010 qui va dépoter, ai-je dit et ce plusieurs fois. Surtout que j’ai un truc précis en tête à finaliser mais j’ai un souci de nom (comme je suis obscure parfois). Et avec toutes ces soirées à venir, il va falloir espérer très fort que l’inspiration vienne soit de la fatigue, soit des vapeurs d’alcool (bien que peu de soirées s’annoncent réellement alcoolisées mais en ce moment, un mojito et je me roule par terre de rire en bafouillant). Quoi que je vais soumettre mon idée au pot vingtenaire. Les copains, n’oubliez pas votre cerveau !

Il n’y a pas d’âge pour les râteaux

Par Lucas

Aujourd’hui, j’ai eu un rendez vous médical avec une femme dont je suis un peu amoureux. Comme c’est l’une des dernières séances, je lui ai demandé si je pouvais « dire au revoir à Mademoiselle Through, dire bonjour à Célia » et l’inviter au resto. Elle m’a répondu que ce ne serait pas « déontologique ». Vie de Merde.

Pourquoi je dis ça ?
Parce que ça m’agace qu’on me réponde un truc pareil alors que j’ai attendu des semaines et des semaines pour lui proposer ce resto. Afin, justement, que nous ne soyons plus dans une relation de patient à thérapeute. Donc, en somme, ce qui me fait râler, c’est le fait qu’elle ne me dise pas clairement « non tu pues » ou « non, je n’ai pas d’atomes crochus avec toi ». Histoire que je sache à quoi m’en tenir. Qu’elle se camoufle derrière un paravent de conventions, ça me fait ronchonner… Surtout que, ce que j’adore chez elle, c’est son coté sincère. Et bah là, je tombe de haut…

Quelque part, se prendre un râteau, c’est se remettre en question… Sur sa place, sur ce qu’on est, sur ce qu’on veut. Je ne compte pas le nombre de râteaux pris de plein fouet où j’ai quand même cherché à aller plus loin et où ma ténacité a fonctionné. Petite pause dans cette bafouille, allez donc voir cet extrait de Manuale d’Amore : c’est tellement ça !!


Et pour revenir à la question de l’être, je me dis que ca rejoint toujours la dimension du paraître. Est-ce que le personnage public de Lucas, joué sur la scène du théâtre social correspond à ce qu’il  a, au plus profond de lui-même, ou bien est-on à 1000 milles de la vérité ? Bah oui ! Illustration….

J’ai trouvé récemment avec l’aide d’une super conseillère RH, ce que je voulais faire de ma vie. De la Communication Stratégique (purée comme c’est beau ces titres ronflants). Pour résumer, disons que c’est de la communication instrumentalisée pour conforter les interlocuteurs dans leur image de la boite et de ses valeurs (mais là les gens intègres vont me dire que la com n’est pas une fin
en soi et que c’est déjà un instrument, un outil, un moyen, certes, certes…).On est pas loin du lobbying et.. Bref.

En fouillant un peu ce marché histoire de mieux le comprendre, je suis tombé sur une phrase très vraie et qu’on peut surement extrapoler pour expliquer mon râteau, je cite

« Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d’entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous comprenez,
Il y a 10 possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même… »

Cela veut-il dire que dans la séduction il n’y a pas de place pour le parler vrai et la sincérité ?
Cela veut-il dire qu’il faut se conformer à des schémas convenus, ne pas sortir des sentiers battus ?

Je refuse cette sclérose plaquée par la force implicite du qu’en dira t-on et par la peur de donner une mauvaise image.
Sommes-nous en train de rentrer dans une société de façades où il faut montrer un paraitre idéel et fallacieux tout le temps ?
Les relations sociales sont-elles appelées à être encore plus consensuelles ?
Les esprits singuliers et iconoclastes vont-ils devenir des marginaux ?

Bon, heureusement pour moi, samedi soir j’ai vu la coloc d’un copain que j’avais entraperçue à Odéon le jour où elle passait son examen pour rentrer dans l’appart. Je vous parle d’elle parce quencette demoiselle est une bonne occasion pour renouer avec le jeu de la séduction plus ou moins implicite, plus ou moins volontaire. De l’art délicat d’être en intelligence avec la donzelle… Bon, si
ça se trouve un jour, en France, on va en arriver a cette scène mythique de « Mensonges et Trahisons »… Allez, tiens,  je vous laisse là-dessus…

Pour vivre heureux, vivons sans télé?

Par Diane

Il y a quelque chose de pourri au royaume du PAF.

Je ne suis pas une grande consommatrice de télévision. Je regarde pas mal de films en dvd, mais plutôt rarement la télévision.

Il se trouve que, ayant depuis peu un nouvel appartement, j’ai acquis en prime un téléviseur. Et, d’après la théorie qui veut que quand on s’achète des trucs, on s’en sert (….théorie qui ne tient pas toujours la route en ce qui concerne l’étrange phénomène qu’on appelle l’acheteur compulsif), eh bien je me suis mise à regarder un peu plus la télé. L’autre jour, par exemple. Littéralement affalée sur le canapé aussi gracieusement qu’une baleine échouée sur le rivage, j’atteins la 174 ème page des frères Karamazov et, malgré le  génie
narratif de Dostoïevski, je fais un énième retour en arrière car mon cerveau n’arrive pas à imprimer le fonctionnement (digne des codes cryptés les plus complexes de la N.A.S.A) des patronymes russes (Fédor Pavlovitch Karamazov a trois fils: ivan fédérovitch karamazov, dmitri fédérovitch karamazov-qu’on surnomme parfois Mitia- et alexis fédérovitch karamazov -qui des fois, s’appelle
aussi Aliocha. Dmitri fédérovitch a promis monts et merveilles à catherine ivanovna polenskaia, mais a fricoté -le vilain- avec grouchenka polenta ratafia, aussi appelée Micheline les jours de pluie. Et encore,là, je simplifie. Si vous voulez mon avis, Dostoievski aurait triplé ses ventes s’il avait appelé ses héros John, mike, brad et Bob).

Bref, ayant besoin de me reposer l’encéphale un tantinet, je tends ma tentacule droite vers la télécommande et allume la chose.

-Chaine n°1: les infos: en vrac: le pauvre monsieur de 50 ans avec une femme, 4 gosses + des quintuplés à venir est au chômage, le vilain virus de la grippe A qui a fait moins de morts que le système patronymique russe a muté -un myopathe cancéreux et un hamster lapon en sont morts-, la banquise fond comme mister freeze au soleil, et notre président…..notre président (tout court).
(…..mouarf).

zappons

-Chaine n° 2: j’opte pour une chaine genre national géographic 30 millions d »amis. Une madame nous présente gaiement une clinique vétérinaire en australie spécialisée dans le soin aux petits koalas. On soigne dans cet établissement les mignonnes petites boules de poils qui pourront ainsi retourner chez elle. Diantre que c »est mignon. Eh bien non, à peine rentrés dans le truc qu’une vétérinaire nous explique que la mignonne petite boule de poil ,eh bah elle est en train de crever d' »un virus qui bouffe son système immunitaire, et que le sida du koala extermine toute l' »espèce, même que elle devrait pas faire long feu sur la planète de toute façon. Tiens regardez la petite madame koala là avec son pti nez qui remue et qui s’accroche à votre bras comme une huitre à son rocher, eh bien le virus lui a refilé 4 kystes aux ovaires gros comme mon petit coeur tout gonflé de compassion triste, elle tient plus debout, elle couine, elle souffre il faut la piquer pouf elle est morte.
Bon.

zappons

-Chaine n° 3: une sorte de jeu télévisé du genre bigdil. Une grande démonstration haute en couleurs de la bienveillance et de la fraternité humaine. Un monsieur est là, fébrile. On l’a choisi moche, petit et gros, c’est mieux, ça va faire pitié et émouvoir le chaland. Il est là, silencieux, un peu renfermé, timide, il regarde le présentateur option brushing barbara gourde en silence, avec un sourire un peu forcé mais sincère malgré les plaisanteries très fines du connard brushé qui du haut de son costard Vuittron, le félicite, l’air puant et goguenard, sur le choix de ce magnifique gilet jacquard que sa grand mère avait tricoté pour l’obtention de son bac.
Le monsieur attend qu’il aie fini de se foutre de sa poire et qu’il lui demande quelle boite il choisit, parce que attentionnnn il faut bien choisir, dans une boite il y a 100 000 euros c’est une somme ça 100 000 euros hein ça vous serait utile 100 000 euros hein, 100 000 euros, 100 000 euros (caquette t-il en changeant sa fréquence de voix, pour bien lui faire sentir le poids de ce qu’il peut perdre). Et le monsieur de répondre faiblement « celle de droite », avec dans la voix toute l’angoisse pesante de ses multiples crédits, du traitement de sa femme et des études de ses fils à qui il aimerait payer une grande école de commerce pour qu’ils n’aient jamais à s »abaisser à aller dans ce genre de débilités accroche-désespérés dans l’espoir de sortir de la merde financière dans laquelle il est englué.
…..attention attention, vous avez gagné…………..20 centimes! ohhhh c’est dommaaaaaage, vous n’avez pas choisi la bonne boiiiiite, elle était juste à côté pourtant bon bah voila au revoir hein.

Bon.

Et là je dis mais voilàààà, j’ai trouvé le facteur principal de la « crise »: c »‘est la télé!

Après environ une heure de visionnage, j’ai mal au bide, une grosse boule dans la gorge, j’ai peur d’aller dans le métro et y choper un virus, d’aller dans ma classe (suis prof) et de me faire poignarder par la jeunesse hyperviolente et stupide, et j’ai presque envie de verser une larme sur l’humanité perdue. Du coup je sors plus, je gagne plus d’argent, je regarde encore plus la télé, j’ai plus d’argent, je prends un crédit, arrivent les huissiers, je déprime, je deviens hypocondriaque, je multiplie les rdv chez les médecins, je creuse le trou de la sécu, l’économie française s’écroule, on déclare la guerre aux russes qui s’allient avec les japonais, devant la faiblesse mondiale les extra-terrestres débarquent et pouf on retourne tous au stade amibe.

Bref, plus sérieusement quand je pense qu’il y a des gens qui regardent la télé 5h par jour et plus… je comprends mieux pourquoi je me fais marcher dessus dans le métro. C’est incroyable le potentiel anxiogène que peut avoir cette petite boite…. 30 minutes de visionnage quotidien et vous perdez toute foi en l’espèce humaine et en l’avenir! wou ou! Je sais pas vous, mais moi, à chaque fois que je regarde la télé plus de 30 min, il me prend quasi-instantanément une envie soudaine de regarder une comédie musicale. Une sorte de palliatif en somme, comme quand on enlève un pansement d’un coup sec et qu’on appuie tout de suite après sur le bobo comme pour apaiser la douleur… (http://www.youtube.com/watch?v=k-HhoQLC9q8 )

J’ai l’impression que tout y est déformé (ça, c’est pas nouveau), mais à l’extrême: c’est comme les bonnes vieilles tragédies grecques: il faut susciter l’horreur et la pitié, pas moins. C’est du réchauffé d’Aristote tout ça. Faire du chiffre, du brouzouf, montrer des filles qui ondulent des hanches en faisant « han han, han han » autour d’un mec à capuche qui fait « han han, han han », des mecs qui pataugent dans leur honte mais qu’on paye pour la montrer alors bon…, des gourdes qui gloussent et des koalas qui crèvent .
En gros, que des caricatures du genre humain. Du grossi, du bourrin, de l’hyperbolique, de l’exacerbé, du frénétique.
Et si peu de place pour le subtil, pour la finesse et la nuance.

Oui, je sais, je râle, mais que voulez vous j’utilise le processus d’écriture cathartique pour délivrer mon âme de la profonde angoisse et du désespoir amer dans lesquels m’a plongé cette petite heure au sein du royaume pourri et tout puissant (et je pèse mes mots, quelle puissance elle a donc, cette petite boite…) du PAF.

Et devant ce constat affligeant du peu de résistance que ma conscience est capable d’opposer  à la télé, j’interroge votre propre relation au PAF: êtes vous capables de la regarder plus d’une heure sans pleurer? désespérer? devenir parano-agressivo- hypocondriaque?
Le pouvez vous sans regarder l’Humanité après coup comme un ramassis gargouillant de raclures de bidet?

 

Le chat est-il l’allié de la célibataire ?

Cet été, dans un élan de grand n’importe quoi, j’ai côtoyé pas mal d’hommes et j’ai constaté qu’une nouvelle fois, un élément séparait de façon ferme et définitive l’homme et la femme : le chat. Car si nombre de femmes célibataires en possède un, nombre d’hommes y sont allergiques. Mais pourquoi ?


Pendant un temps, j’ai cru que l’allergie au chat masculine était un prétexte. A ne pas en avoir, à ne pas le toucher, voire à ne pas aller chez la demoiselle, justifier le fait que non, nous n’avons aucun avenir commun. Bref, je ne croyais pas trop à cette allergie d’autant que Guillaume 1er m’a tanné pendant 4 ans et demi avec cette allergie, m’expliquant que si le chat familial dormait avec nous, il en mourrait… Un nuit, un chat s’est glissé dans la chambre et personne ne s’est même mouché…


Bref, le chat m’a paru pendant longtemps une excuse pour se tirer après une pipe jusqu’au boutiste sans devoir rendre la pareille (du vécu ? Tu peeeeeenses...) ou se sentir engagé avec une fille à chat. Pourtant pardon mais Kenya est un chat adorable, très câlin, qui respecte parfois mes grasses matinées et qui ne coûtait pas bien cher jusqu’à présent bien que sa dépression post été ait définitivement éradiqué son anorexie. Maintenant, elle mange et elle grossit. D’ailleurs, c’est étrange, en ce moment, je ne mange plus trop trop alors qu’elle double sa consommation, je me demande si on est pas un espèce de vase communicant. Flippant, n’est-ce pas ?


Et pourtant, le chat n’est-il pas aussi un allié dans la recherche de l’homme ? Par exemple samedi, je me promenais dans les rayons du supermarché, remplissant mon panier selon mes besoins. Hop des légumes, des yaourts, des fruits, des biscottes, du beurre… Et des croquettes pour le chat. Imaginons qu’à la caisse, un beau jeune homme célibataire fasse la queue à mes côtés, que va-t-il voir ? Ma boîte de croquettes et s’il regarde le reste des courses, il va sentir la fille totalement célibataire. Bien évidemment, nous allons considérer qu’il ne sera pas attentif à mon look alternatif du week-end du genre pas un gramme de maquillage, une coupe façon « je me suis attachée les cheveux pour pas qu’on voit que je suis pas peignée », un beau sweat idéal pour rentrer avec le sport, un jean « prends un gramme de plus et j’explose… »… Oui en somme, j’ai tout pour faire remarquer que je suis célibataire mais parallèlement peu de chance de séduire le mâle mais il m’arrive aussi de faire mes courses en semaine, quand je suis bien peignée, habillée et maquillée et que je sors du boulot donc hormis un regard mort et une mine qui semble hurler une puissante envie de creuser un trou dans la terre et m’y lover pour dormir là, de suite, je suis présentable.


Alors finalement, est-ce que mon chat n’est pas un allié imparable dans le célibat : un pour faire gagner du temps à ce qui ne veulent pas s’engager et donc le mien et de deux pour signaler au beau mec du supermarché que je n’aurais pas vu (probable vu que je ne vois jamais personne) que je suis célibataire et que j’aurais bien besoin d’un homme car mon alimentation manque un peu de protéines quand même.



Ouais, le chat peut être un bon plan. Dommage que le seul caissier mignon du Monoprix me paraisse bien gay…