« Sing my angel of music ! »

The Phanthom of the Opera.

Par Keira

Bon.

J’ai décidé de vous parler de choses positives pour changer de ma note précédente.

Oui, parce que je ne suis pas qu’une fille « dark ». Loin de là. J’ai mes moments, comme tout le monde je suppose.

 

Par exemple, je suis une fille qui adore la musique. Bon, évidemment j’ai mes préférences… je ne suis pas une fan de rap ou de techno ou de metal ou encore de « nouvelle variété française ». Je suis plus dans un esprit rock, pop, musiques du monde et tout le tralala. Avec évidemment des racines profondes qui remontent aux années 60-70. J’ai dû vivre Woodstock dans une vie antérieure pas si loin de celle-ci.

Et quand je dis que j’aime la musique c’est au point que tous les soirs, pour m’endormir, je dois impérativement en écouter. Ca me détend. La musique berce mon imaginaire et mes humeurs.

J’ai énormément de chansons qui m’ont accompagnées dans divers moments de ma vie. Que ce soit les moments heureux à base de « Hit the road Jack » de Ray Charles, « Paint it black » des Rolling Stones,  « Don’t stop me now » de Queen, « ABC » des Jackson Five, « Tiny Dancer » d’Elton John, « Dreaming of you » de The Coral ou « Bad Day » de R.E.M qui sont consacrées aux amies ou alors « Onde Sensuelle » de M et « Love burns » du Black Rebel Motorcycle Club qui sont mes chansons d’action au lit avec des amants passés… Et voilà, je sais qu’à partir de maintenant dès que vous entendrez ces chansons vous penserez à moi en pleine le… lessive. On dit merci qui ?

Autre détail important dans la musique, j’ai mes chansons dédiées à certains moments de ma journée. Ca fonctionne par périodes, ces chansons changent suivant les mois et les années, mais elles sont consacrées à des choses bien précises.

Si vous prenez « Ocean » du groupe John Butler Trio, elle me sert exclusivement à la relaxation en fin de journée ou dans les transports en commun.

Pour aller en cours en ce moment c’est « Africa » de Toto. Cette chanson me met de très bonne humeur.

Pour un trajet à pied j’opte pour les Dandy Warhols et leur « Thirteen tales from urban bohemia » qui est un album très efficace pour marcher longtemps (parfois rapidement) et se régaler en même temps avec une musique à la cool.

Si vous êtes super pressé, « Hot’n cold » de Katy Perry est trèèèès efficace. Mais attention à l’essoufflement.

Dans mes grosses phases lose j’ai tendance à tomber dans la pop guimauve. Mais bon… ça arrive à tout le monde. En revanche je ne me met pas en pyjama, je ne mange pas de glace et je n’écoute pas Céline Dion en chantant comme une casserole par dessus. J’ai plutôt tendance à retourner à de vieux tubes de Lene Marlin, Coldplay, Snow Patrol et autres chanteurs qui me dépriment et me font plaisir à la fois.

Et enfin, pour m’endormir vraiment, je me passe quelques chansons de Ray LaMontagne, avec en tête « Be Here Now » qui a un effet hypnotisant. Si vous aimez les belles voix et la guitare… bah achetez ses albums. Et allez le voir en concert.

Et puis, encore une fois, chaque personne à sa chanson. Enfin pas encore toutes, mais un paquet.

Une copine est depuis de nombreuses années associée à « Call me » de Blondie pour une gaffe lors d’une représentation de théâtre.

Une autre à « Bad Day » pour les rocks endiablés dansés dessus. Et chantés aussi… il pleuvait déjà rassurez-vous.

Pour certaines de l’école de maquillage de l’année dernière on retrouve A-Ha et leur « Take on me »… oui, on a pas tous des super chansons, c’est la vie.

Et puis il y a ces moments où vous écoutez une chanson qui vous bouleverse sans raison. Chose qui peut évidemment se produire avec le cinéma et la lecture. Mais je ne sais pas, c’est encore une émotion différente, parce que l’image réelle comme l’image que nous avons en tête entrent en jeu, tandis qu’avec la musique, il n’y a que le son. La musique et le frisson qu’elle produit… cette montée d’émotion incontrôlable…. c’est un délice et une torture à la fois. Ca vous prend par surprise, vous transporte aux limites de votre inconscient. Pourquoi cette musique et pas une autre ? Qu’est-ce que ça réveille ? Pourquoi les larmes coulent-elles ? Pourquoi cette envie de fermer les yeux et de plonger dans ces notes ?

Parfois la nostalgie de quelque chose qu’on ne peut définir prend le dessus complètement. Ca épuise un peu la musique. Ca travaille trop niveau émotionnel.

Par exemple, j’ai la chair de poule dès qu’on me passe le thème créé par Ennio Morricone pour le film « Mission ». Et franchement tu te sens un peu con à ressentir une telle émotion quand c’est la chanson utilisée par GDF… Merci la pub…

Et là ce soir j’ai redécouvert la chanson « Don’t look back in anger » d’Oasis. Sachant qu’en plus Oasis et moi ça n’a jamais été fusionnel, loin de là… je n’ai pas trop compris le pourquoi du comment quand j’ai commencé à pleurer comme une madeleine sans aucune raison. Et ce n’était même pas de la tristesse. Juste une vague foudroyante d’émotion pure. D’où cet article… hein, je ne pouvais pas le zapper.

J’aime particulièrement cette idée qu’un jour, dans disons… 30 ans, j’écouterai ces vieux morceaux que j’aimais étant une jeune vingtenaire et tous les souvenirs qui me prendront par surprise.

Et je construis peu à peu ma vie et ces associations de rythmes et de gens. Parce que finalement, garder ma tête pleine de gens et de sons, je trouve ça bien.

D’ailleurs, une certaine personne dans mes lecteurs n’a pas encore sa chanson. C’est mal. Il faudra y remédier. Quoique Mister Ennio Morricone a souvent participé à nos soirées poker. J’hésite… est-ce que je le retiens ?

Allez, la prochaine fois je parlerai peut-être bouquins ou ciné. En attendant, j’ai mis tous les trucs à connaître en gras, et ce n’est pas pour rien. Si vous ne connaissez pas, essayez et laissez-moi vos avis dans les commentaires !

Société de consommation des corps

Situation type d’une vingtenaire ordinaire. Vous êtes dans un café ou ailleurs pour un papotage en règle avec un(e) ami(e) qui vous raconte sa dernière
mésaventure amoureuse : « alors, tu vois, on passe une super soirée, il me couvre de compliments et tout et le lendemain, plus de nouvelles. Il m’a bloquée sur MSN ce con ! ». Des fois, c’est vous qui racontez cette histoire. Ca marche aussi avec les femmes, hein « elle a pris mon numéro, elle ne s’en est jamais servi alors qu’on avait passé une nuit si torride ! ». Là surgit la systématique explication « tu sais, j’ai l’impression qu’aujourd’hui, on prend, on use et on jette, c’est comme ça ! ».

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Et nous revoici en plein dans le complexe du « nous, de nos 20 ans, on a tout inventé au sexe ». Le délire du « c’est nouveau comme comportement » me fait lever les yeux au ciel. Je me souviens avoir lu un blog il y a très longtemps (je me souviens pas du nom donc pas de lien) d’un gars qui parlait de la baise facile
dans les années 80. Par exemple, il raconte l’histoire d’une nana qu’il croise aux toilettes d’un resto et ils s’enfilent joyeusement. Réel ou fictif, c’est pas la question mais cet écrit révèle bien la facilité de baiser à l’époque où le SIDA n’existait pas, de façon officielle et reconnue du moins. Les années 70, juste après mai 68, le mouvement hippie, faites l’amour pas la guerre, Woodstock… IL me semble que la jouissance des corps était très à la mode aussi. Et que penser de Don Juan et Sade, pour ne citer que des exemples connus, collectionneurs compulsifs de conquêtes ?

Une fois de plus, je dirais qu’on n’a rien inventé en matière d’amour et qu’il faut arrêter de se désespérer de cette époque qui pousse aux amours consommables et vite consommées. Meetic simplifie la chope ? Parce que vous pensiez sincèrement qu’avant meetic, il n’y avait pas le minitel ? Avant le minitel les petites annonces ? Des lieux de rencontre pour fast love ? Des individus qui disparaissent une fois leur coup tiré ? Bien sûr, d’un point de vue juridique, il est plus facile de se séparer qu’avant, la procédure de divorce se simplifie d’années en années mais en déduire qu’aujourd’hui, on se sépare plus facilement de ce conjoint devenu boulet est pour moi une erreur. Ce n’est pas une question d’époque, au fond, c’est une question de caractères. IL y a les hommes d’une seule femme et les femmes d’un seul homme et ceux qui, comme dirait ma mère, « naviguent ».

C’est dans tous les domaines pareils. Qui ne connaît pas, de près ou de loin, quelqu’un qui aligne les petits boulots car il démissionne à la première épreuve ?  Lâcheté ? Sans doute un peu même si ça ne doit pas être facile à vivre non plus.

Je parle caractère mais c’est aussi parfois une question de passade. Y a des moments où on veut aucune chaîne et dès que l’autre fait mine de
s’attacher, on disparaît. Parce qu’au moment M, on ne se sent pas capable de tenter le couple. Lâche, sans doute toujours, mais c’est pas tellement la question. Puis c’est aussi une question de lieu et de milieu : les grandes villes favorisent les rencontres et les attitudes consuméristes (même si ce n’est pas non plus une obligation). Les longues études poussent souvent à n’envisager la vie privée qu’une fois les études terminées, donc plus tard que ceux qui ont fait des études courtes et travaillent déjà. A l’arrivée, qui est concerné par cette volonté consumériste des corps ? Souvent les « intellectuels », les jet setteurs, bref, ceux qui prennent la parole et semblent donc être porteur d’une tendance, d’un mouvement. Mais qui a la vie d’une Catherine M. ou même d’un Frédéric Beigbeder en dehors d’un certain milieu qui est en effet très visible mais pas forcément représentatif ? Je vous pose la question. Maintenant, dès qu’on se plaint du connard (connasse) qui ne nous a pas rappelé, on nous répond, fataliste : « bah, oui, tu sais, aujourd’hui, les gens baisent et puis basta, c’est tellement facile… ». Et bien, je suis contre ce fatalisme, moi. Ce n’est pas la société qui veut ça mais l’abruti(e) qui s’en est allé sans demander son reste. Nous ne sommes pas forcément condamnés à des vies amoureuses en puzzle, c’est avant tout une question de chance et de contexte. Mais ce serait bien que tout le monde comprenne bien que le fait de ne pas parler de mariage au petit
déjeuner après une folle nuit de sexe n’est pas un accord tacite pour ne plus jamais se parler. Peut-être faut-il inventer ses propres codes amoureux pour faire comprendre à l’autre que même si on lui promet pas l’amour pour la vie dès le premier petit déjeuner, on aimerait bien partager un bout de chemin ensemble. En général, je demande quand on se revoit. Si on me répond « j sais
pas, on en reparle »,veuillez comprendre « non mais c’est bon, on a passé une nuit ensemble, ça suffit. Tu vas où là ? ». Au lieu de dire un bête « non, on en reste là » mais c’est sans doute pas très poli.

Bref, je pense pas qu’il y ait plus de sexe consumériste qu’avant, vraiment pas. Je pense juste qu’avec les blogs et tout ça, on peut tous en parler,
que certains en ont fait leur fond de commerce et que ça donne cette impression là. Mais ce n’est pas parce que blogueur X dit qu’il baise à tout va que c’est forcément représentatif de quoi que ce soit. Déjà que c’est même pas sûr que ce soit représentatif de sa sexualité à lui…