Nina

Je suis assez habituée aux cas sociaux, ceux qui ne savent pas quoi inventer pour me draguer alors que, précisément, je ne leur demandais rien, si ce n’est me laisser tranquille. Les transports en commun sont des lieux particulièrement propices à la drague…

 

Le sourd. Hier, je me rends à la gare pour descendre sur Paris, tous suçons dehors, si j’ose dire. Je fais quelques pas et un mec assis sur un banc m’interpelle. Je le regarde, pensant qu’il voulait un renseignement mas vu son regard de merlan frit, je comprends que ce n’est pas du tout le cas. Alors, quand le monsieur me demande: « je te dérange », mon incroyable spontanéité me pousse à répondre « oui ». Tout homme normalement constitué m’aurait lâché mais lui enchaîne : « je peux venir avec toi? ». Je soupire et lui répond que non, je dois déjà rejoindre quelqu’un (mes parents, en l’occurence). Alors :

– quelle partie du mot « oui » il n’a pas comprise? Si je lui dis qu’il me dérange, c’est que, a priori, je n’ai aucune envie qu’il me suive.

– et si j’allais chez mon podologue, il m’aurait suivi? Il prend des risques, lui. Franchement, suivre comme ça des filles rencontrées à la gare, c’est le summum du plan drague foireux!

 

Le parc. Il y a un mois et il faisait une chaleur torride. Avec des amis, on décide d’aller se prélasser au soleil dans un parc à l’occasion d’un pique-nique. Arrivée en avance, je m’assois dans un coin et patiente. Arrive alors un jeune homme qui me fait: « je peux vous demander un renseignement? » Je lui réponds gentiment que oui mais je ne garantis pas la réponse : je ne connais absolument pas le quartier où je suis. Là, il me sort: « vaut-il mieux être maître ou esclave de ses sentiments? » Forcément, ça me fait rire donc je lui réponds : « maître ». Et là, son introduction, pas trop mal trouvée, est ruinée par sa réflexion suivante: « et ça veut dire quoi? ». Jeune homme, ma seule réponse aurait dû te suffire, je n’avais pas à y ajouter une explication de texte. Je lui explique néanmoins ce que je veux dire et, après un baise-main, il m’offre une cigarette particulièrement appréciée, vu que je n’en avais plus. Je le remercie en l’embrassant sur la joue (à sa demande) puis quand il apprend que je suis journaliste, il m’explique qu’il cherchait justement une journaliste pour promouvoir je ne sais quel projet qu’il a (un disque, je crois). Heureusement, ma copine est arrivée à ce moment-là…Au moins, j’aurai gagné une clope! 🙂

 

Le bar. Un soir, avec la copine citée dans le plan drague précédent, nous étions en train de boire un verre au bar à côté de la fac après une réunion de notre master très mouvementée. En effet, nous devions travailler sur la composition de notre journal et les discussions avaient été parfois houleuses. Alors que mon amie se plaignait du comportement de la gent masculine de notre groupe, un type, franchement pas séduisant, s’approche et nous demande quels sont nos griefs envers les hommes. Je lui réponds en replaçant les choses dans leur contexte et le voilà qui s’installe avec nous, nous expliquant que dans notre école, il fallait pratiquer le sexe librement sous peine d’être exclues. Grand n’importe quoi ! Mon école n’est pas un club échangiste, ça se saurait… Mais bon, il est lancé, la conversation est tendue avec mon amie qui explique qu’elle préfère être fidèle tandis que je fais des bulles dans mon demi. Et là, c’est le drame : voilà qu’il me trouve jolie et décide d’attenter à ma vertu. Comprenant que je ne m’en débarrasserai pas si facilement, je lui file une fausse adresse mail (quelle idiote, un e a disparu!) mais refuse de filer mon numéro de téléphone : c’est professionnel. Il fallait vraiment qu’il soit idiot pour pas comprendre que je n’étais pas intéressée puisqu’il savait pertinemment que j’étais étudiante. Avant de partir, il explique à mon amie qu’elle doit « lui donner ma main », c’est à dire me convaincre de sortir avec lui…Mais bien sûr ! Evidemment, cette histoire s’est achevée avant même d’avoir commencé. Pour l’anecdote : un jour que je me promenais à la fac avec cette même amie, on croise le gars en question qui se permet de lâcher un immonde rot alors qu’on le croise… Quel loveur celui-là!

 

La prof de danse. J’ai découvert les boîtes de ma nouvelle ville, récemment, et je me suis rendue compte que toutes les boîtes de France possédaient le même type de personnes : les losers de la drague. Samedi dernier, je me démenais sur la piste de dans quand arrive un mec en costard plus petit que moi. Je précise à mon aimable lectorat que je culmine à 1m56. Donc voici ce jeune homme qui se plante devant moi et commence à entreprendre une conversation. N’ayant pas entendu sa première réplique, je lui fais répéter et là, grand bonheur : « Tu es prof de danse? » Forcément, j’éclate de rire et je lui réponds que non. Pas dépité par cette réponse négative, il en remet une couche: « Ah, c’est dommage car je cherche une prof de danse. Je t’aurais payée un bon prix! » Et voilà l’argument qui tue. Résumons : ce monsieur cherche soit-disant une prof de danse mais il est évident qu’il est plutôt à la recherche d’une camarade de brouette. Ceci étant, il était prêt à me payer… Ca ne s’appelle pas de la prostitution, ça? De toute façon, à peine lui ai-je signifié mon refus qu’il est parti jeter son dévolu sur une autre… A 6h du matin, je l’ai aperçu rôdant encore dans la boîte. C’est confirmé : son plan drague ne fonctionne absolument pas!

 

Le supermarché. Voilà également un haut lieu de drague, je ne comprends pas bien pourquoi ! Un après-midi d’été, je rentre dans la supérette voisine. J’avais passé la journée à travailler et je n’étais pas forcément de très bonne humeur. Alors que j’étais en train de fureter dans un rayon, un jeune homme s’approche de moi et me fait : »Hé ! On se connaît, non? » Bon, alors, je tiens à préciser aux hommes qui nous lisent que cette technique d’approche est franchement agaçante, trouvez autre chose. Je lui réponds donc que, non, nous ne nous connaissons pas mais il insiste alors je lui vante mon sens de la physionomie. Pas franchement refroidi par mes réponses, il me propose alors d’aller boire un verre ! Je lui réponds donc avec un grand sourire que mon fiancé m’attend à la maison et qu’il ne serait pas vraiment ravi d’apprendre que je suis allée boire un verre avec un autre… C’était un demi-mensonge : j’avais effectivement rendez-vous avec mon copain mais ce n’était pas mon fiancé. Je le quitte donc et pars dans un autre rayon mais le jeune homme est tenace! Il me retrouve dans le rayon et me donne sa carte, au cas où… Je la range dans mon sac sans la regarder. Fin de l’histoire. J’avoue l’avoir regardée plus tard : ce monsieur était prof de gym à domicile…J’imagine le style d’exercice qu’il comptait me faire faire! Décidément, les cours à domicile fournissent une grande part de ces plans drague foireux!

 

Le sondeur. Ca m’est arrivé hier soir, j’ai toujours une chance folle avec les losers de la drague. J’étais tranquillement en train de ne rien faire sur mon ordinateur en attendant que ma série adorée ne commence. Soudain, je tourne la tête et je vois qu’un type est planté devant ma fenêtre et m’interpelle (oui car j’ai la chance de vivre au rez-de-chaussée côté rue). Je ne pouvais plus feindre de ne pas l’avoir vu et je pensais, au départ, qu’il s’agissait d’un camarade de promotion que je n’avais aucune envie de voir. J’ouvre ma fenêtre et je tombe nez à nez avec un parfait inconnu qui m’explique qu’il fait partie d’un institut de sondage et qu’il souhaite me poser des questions. A côté de lui, un jeune homme noir qui semble s’ennuyer ferme. Souhaitant me débarrasser rapidement de ces intrus, j’accepte de répondre à leurs questions, erreur fatale! Ca a duré une bonne heure, bonjour la galère. Bon, déjà, il avait l’élocution et la culture que j’aime, son explication de « sondage d’opinion » fut un grand moment de poésie. Bon, je réponds patiemment aux questions, le mec en profite pour me questionner sur ma vie sous le regard hagard de son compagnon de sondage qui semblait en avoir aussi marre que moi. Après avoir répondu à des questions sur ma consommation de cigarettes, de yaourts et de DVD, le jeune homme me dit: « Tu sais, si tu es en galère pour mater un film, un soir, tu peux venir chez moi, j’habite à côté! » Donc, là, forcément,j’ai explosé de rire, lui indiquant que j’avais tout ce qu’il fallait à la maison! Franchement, le gars, ça faisait une heure qu’il me saoulait avec ses questions, sans compter son parfum qui évoque vaguement les poubelles de mon immeuble et il croit que je vais aller voir un film chez lui? A dégager!

 

– L’histoire du lapin. A peine arrivée dans cette nouvelle ville, je rencontre mon premier loser de la drague. Avant de narrer cette folle aventure, je précise : j’ai une peluche lapin accrochée à mon sac. Je monte donc dans la rame et j’entends une voix masculine qui me fait: « Oh, attention, vous avez un bugs bunny accroché à votre sac ». Et moi, malgré cette intro calamiteuse, je réponds. J’ai cette mauvaise manie de répondre quand on me parle… Donc je me retourne et je tombe face à un mec au pouvoir de séduction très…hum… inexistant. Donc je lui réponds une phrase d’une intelligence folle : « non, ce n’est qu’un lapin ». Et le voilà parti sur des considérations générales sur les lapins qu’il collectionne car ça porte chance.  « Sauf en amour », précise-t-il. Sentant le but réel de cette conversation pour le moins hallucinante, je réponds froidement: « L’amour, c’est pas important, c’est la carrière qui compte! » Mais ça ne l’a pas refroidi, mon bonhomme, le voilà qui s’extasie sur le fait que nous avons tous les 2 un point en commun : les lapins. Je réponds froidement que ce lapin que j’ai à mon sac est un cadeau et que je l’aurais accroché pareil si ça avait été un nounours ou une otarie mais le monsieur est parti, il veut me brouetter donc il commence à m’expliquer que le lapin symbolisait la luxure au Moyen Age… On peut d’ailleurs le voir sur le tableau de la Dame à la Licorne. S’extasiant du fait que je connaissais cette oeuvre (oui, je suis blonde mais ça m’empêche pas d’être cultivée!), il me propose de m’amener au musée la voir, en vrai. Mais, pas de chance, je suis arrivée à ma station. Au revoir, monsieur!

 

Le barman. Encore une histoire dans le métro. Il était tard, minuit et demi, j’étais partie en courant de chez Victoire, pensant ne plus avoir de métro mais, ô merveille, il marchait encore. J’étais donc plantée sur le quai quand un jeune homme s’approche de moi pour me demander l’heure. Polie, je réponds. La rame arrive, je m’assois dans un coin, le jeune homme se pose pas loin de moi. Les portes se referment et là, le voici qui se penche vers moi et me fait: « dites, je peux vous payer un verre? » Je réponds poliment que non car je dois attraper le dernier train pour rentrer chez moi. Malgré ce refus, le jeune homme s’installe à côté de moi et me raconte qu’il est barman. D’ailleurs, l’été, il descend à St Tropez. Ca doit impressionner pas mal de filles mais, personnellement, ça me laisse de glace et je réponds que, pour moi, St Tropez, c’est un défilé de beaufs. Il me demande mon prénom, je ne lui demande pas le sien mais il ne s’en rend pas compte, il est fou de moi… Décidé à me brouetter, il m’accompagne jusqu’à mon train car, « la nuit, la gare, ça craint » (pas celle-là, jeune homme). Il continue donc de discuter avec moi pendant que j’attends que le train veuille bien partir, il m’offre gentiment une cigarette puis le huhulement électronique indiquant que le train va partir retentit donc je saute dans le wagon, ravie de ne pas avoir à l’embrasser (j’ai cru que je n’y échapperais pas, honnêtement) puis il me précise gentiment qu’il boit souvent des verres au café de la gare. Mon ami, si j’avais voulu te revoir, je t’aurais demandé ton prénom et ton numéro, je t’aurais invité à me rejoindre dans le wagon et, accessoirement dans mon lit. Si je n’ai rien fait, c’est que je ne suis pas intéressée.

Linga

Nom : Linga

 

 

 

Age : 25

Signe astro : Gémeaux ascendant balance et grosse influence verseau et vierge.

Profession : Temporairement hors service.

 

 

 

Situation amoureuse : célibataire à la fin du mois.

 

 

 

Lieu de chasse favori : Meetic, la rue, les concerts, n’importe ou en fait, mais je suis une piètre chasseuse… pour mon moral je préfère être la
proie 
J

Ce que vous cherchez : J’arrive plus à savoir…ça dépend des jours, du temps, de mon humeur.

 

 

 

Liaison amoureuse la plus longue : 3 ans

Votre meilleur souvenir en amour : Les pires

Une anecdote marrante en matière de sexe : Le choc de découvrir la marchandise disproportionnée de A (avec qui je sortais depuis peu). Il était
adorable le pauvre garçon, mais totalement handicapé, aucune fille sensée ne s’y risquerait à mon avis. C’est une histoire qui fait encore rigoler mes copines qui essayaient d’imaginer les
proportions et les possibilités…

 

 

 

Vos règles et devises : Ne jamais se forcer pour ne jamais regretter

Petite présentation : Curieuse, gaie, dépensière et toujours en retard !

 

 

 

Si vous étiez une chanson : N’importe quelle composition de Tom Jobim écrite par Vinicius de Moraes. Mais comme je suis incapable de faire un
choix exclusif je pourrais aussi être :

 

 

 

– Ne me quitte pas (version yuri buenaventura) ou la chanson des vieux amants de Brel

 

 

 

– So in love de Cole Porter

 

 

 

– Yesterday des Beatles

 

 

 

– Suavemente, Elvis Crespo

 

 

 

– Malade, Serge Lama

 

 

 

ect…

 

 

 

Si vous étiez un livre : Un recueil de poésie classique

Si vous étiez un film : Dolls de Kitano, Autant en emporte le vent, un western avec des indiens et des cowboys, Alexandrie…New York de youssef
Chahine, In the mood for love de Wong Kar-Wai, la ligne verte, le
parrain, et pour finir un peplum 
J

Si vous étiez un arbre : Un flamboyant éventuellement

Si vous étiez une fleur : Une rose blanche pour son parfum ou une orchidée

Si vous étiez un animal : Je n’ai pas envie d’être un animal

Si vous étiez une ville : Goa, Paris, Rome, New York, Lampedusa

Si vous étiez un pays : Bora Bora, la Thailande, l’Inde, ou une île paradisiaque du Pacifique

Si vous aviez 3 vœux :

– Me refaire un physique sur mesure avec une baguette magique

 

 

 

– Voyager dans l’astral

 

 

 

-Trouver un boulot méga bien payé à rien foutre et à voyager J

Si vous pouviez être invisible, vous iriez espionner :Je serais espionne de métier

Ma vertu préférée : La tolérance (enfin j’espère…je voudrais bien en tous cas)
Le principal trait de mon caractère :
La qualité que je préfère chez les hommes : Gentillesse, générosité, ouvert d’esprit
La qualité que je préfère chez les femmes : Gentillesse
Mon principal défaut : Toujours en retard….puisqu’on en demande qu’un je ne vais pas allonger la liste faut faire un choix J
Ma principale qualité : Ouverte d’esprit
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : Leur grande tolérance
Mon occupation préférée : Shopping, voyages, cartomancie
Mon rêve de bonheur : Le jour ou je pourrais m’offrir 6 mois de tour du monde
Quel serait mon plus grand malheur ? : Finir seule aigrie sans enfants ni maris
A part moi -même qui voudrais-je être ? : Scarlett O’Hara, pilote de ligne, musicienne, artiste, créatrice de parfums, testeuse de séjours
touristiques 
J
Où aimerais-je vivre ? : 4 mois sur une île paradisiaque, 8 dans une grande capitale
La couleur que je préfère : Turquoise, rouge, or, noir
L’oiseau que je préfère : Aucune affinité avec les oiseaux
Mes auteurs favoris : Paulo Coelho

Mes poètes préférés : Baudelaire, de Musset, Verlaine, Hugo, la Fontaine, Vinicius de Moraes
Mes héros dans la fiction : Je ne suis pas fan des héros
Mes héroïnes favorites dans la fiction : Néni
Mes compositeurs préférés : Jobim, Chopin, Mozart, Stravinski
Mes peintres préférés : Michel-Ange, De Vinci, Botticelli (la renaissance italienne J)
Mes héros dans la vie réelle : No héro
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : No héro
Mes héros dans l’histoire : No héro
Ma nourriture et boisson préférée : Le vin, le kir, l’eau de didier et le jus de coco, en nourriture : la pissaladière de Victoire, la gastronomie
indienne, « asiatique », la feijoada, et la cuisine de maman, le CHOCOLAT.

 

 

 

Ce que je déteste par-dessus tout :  Trop long à
énumérer

Le personnage historique que je n’aime pas : Tous les dictateurs
Les faits historiques que je méprise le plus : Les croisades,  l’inquisition, la colonisation, et tous les génocides.
Le fait militaire que j’estime le plus : J’aime pas les militaires !
La réforme que j’estime le plus : Celles à venir en faveur des femmes 
J

Le don de la nature que je voudrais avoir : L’auto discipline, vieillir comme sharon stone
Comment j’aimerais mourir : En pleine possession de mes facultés physiques et mentales
L’état présent de mon esprit : Convalescente 
La faute qui m’inspire le plus d’indulgence : Je ne suis pas très indulgente de nature…

Expressions et dictons

Nous sommes jeunes et nous sommes bavards. Nous aimons les formules chocs qui ne font rire que nous car les non-initiés ne comprennent pas.

Voici donc le petit glossaire des vingtenaires:

La brouette tonkinoise : c’est de moi et j’en suis très fière car je suis en train de démocratiser ce terme! Un soir, avec Gauthier, on s’est offert un beau délire sur le nom des positions sexuelles et j’ai sorti celui-ci. On peut le décliner : cheminée luxembourgeoise, salto thaïlandaise, poirier indonésien, levrette sri-lankaise… De toute façon, Ces positions n’existent pas alors autant s’amuser à en inventer! La brouette est donc devenue un terme générique pour qualifier nos ébats, de même que le verbe brouetter n’indique pas que nous avons jardiné mais que nous avons eu une folle partie de sexe.

La greluche : C’est la vilaine fille (pour ne pas employer d’autres mots) qui sort avec le mec qui nous plaît. C’est une espèce que je déteste mais c’est comme les moustiques : on a beau faire, y en a partout! 

On a aussi des dictons pas piqués des vers!

Nos dictons:

« Brouette du matin, journée avec entrain »Victoire : On peut changer brouette par cunni, fellation, voire jogging ou ptit déj’ au caviar mais pas par fuite d’eau, visite d’huissier ou gueule de bois.

« Forcément, un orgasme, ça fait toujours plaisir »Nina :  J’ai dit ça dans un mail à Victoire, elle l’a récupéré en citation pour son blog.

« Plus tu le fais, plus tu as envie de le faire »Gauthier : aucune subtilité, c’est bien de sexe qu’il s’agit.

« Tu es tellement en manque que tu violerais une bite de trottoir »Gauthier : Heu, c’est nécessaire que je commente?

« Ta mère suce des vache qui rit en enfer »Mister Big. C’est un de nos amis gays qui a le sens de la formule… Ca ne veut rien dire, c’est juste qu’il se cherchait un pseudo MSN

« Sodomy is not a crime »Mister Big. Rien à ajouter.

« I’m not famous but fuck me quand même »Mister Big. Slogan qu’on a imprimé sur nos T-shirt pour son annif, grand moment!

« Je ne couche pas le premier soir…mais je suis libre demain »Mister Big. No comment

 

Christophe

Mes amis qui ne sont pas inscrits sur meetic me demandent souvent : « mais que ferais-tu si tu tombais sur un gars qui ne te plaît pas ? ». C’est en effet une très bonne question à laquelle je n’avais pas de réponse tant j’étais toujours tombée sur de charmants jeunes hommes. Jusqu’à hier soir. Je pense que toutes les personnes inscrites sur ce site ont au moins une fois un rendez-vous calamiteux. Le mien a donc eu lieu hier, une scène particulièrement ridicule que je m’empresse de vous raconter avec délectation tant la situation prête à sourire.

Depuis une semaine et demie, je me pose des questions sur meetic et ce genre de rencontres, suite à ma soirée avec Julien. Pour être honnête, ce jeune homme a fait volé en éclat toutes mes défenses. J’allais précisément sur meetic pour ne pas tomber amoureuse mais si les choses continuent à suivre leur chemin, je vais échouer. Mais je parlerai de Julien dans un autre article qui lui sera consacré.

Décidée à ne pas tomber amoureuse, je prends donc rendez-vous avec un jeune homme, Christophe, mais j’avoue que je n’étais pas confiante du tout. Je l’avais trouvé mignon en photo mais avait tiqué sur son âge (22 ans). Autant certains de mes amis aiment la chair fraîche, autant je me sens toujours plus à l’aise avec des hommes plus âgés. Mais c’est le charme de meetic : pour une nuit, on peut tenter l’expérience. Il commence à me harceler sur MSN pour qu’on prenne rendez-vous, je finis par accepter mais avec réticence. Déjà, bien que nous soyons sur MSN, il ne m’a strictement rien dit, si ce n’est une promesse de folles brouettes. Je restais méfiante, il me paraissait bien prétentieux, ce jeune homme. En une semaine d’inscription sur meetic, il a rencontré plusieurs jeunes filles mais n’est « jamais allé jusqu’au bout »… Celui-là, il sentait l’arnaque à plein nez.

Je finis par accepter un rendez-vous mercredi mais notre manque flagrant de communication m’a poussé à le reporter au lendemain : je n’avais aucune envie de l’appeler pour qu’on s’organise notre soirée (cela montre bien ma motivation…) donc je lui envoie un texto pour annuler, lui parlant de mon allergie au pollen. Soyons honnête : cette allergie m’a vraiment épuisée, mercredi, mais ça ne m’a pas empêché d’aller manger en ville avec une copine. Je rentre chez moi le soir et je le trouve sur le net donc on s’organise, j’ai droit à des réponses monosyllabiques. C’est le genre de comportement qui m’insupporte. Chez une femme, la séduction passe aussi par la communication, j’ai toujours préféré les hommes qui avaient des choses à dire plutôt que des types qui se contentent de me répondre : « oui », « non », « lol ». Par ailleurs, le jeune homme maîtrise parfaitement le langage SMS, je doute de sa maîtrise de la langue française. Quand on me répond : « on fé ce que tu ve », ça me fait un peu grincer les dents.

Joueuse, je lui donne rendez-vous devant l’église de ma ville qui a l’avantage d’être visible de loin et, surtout, de ne pas être située dans le quartier où vit Julien, ça éviterait toute rencontre malheureuse. A l’heure dite, je me motive pour y aller. Je me pose devant l’église et le jeune homme m’appelle pour me demander son chemin : il ne sait pas du tout à qui il a à faire, celui-là ! Pour ceux qui ne me connaissent pas, j’ai un sens de l’orientation pour le moins sous-développé : si je vous dis de prendre à gauche, allez à droite. Bref, assise devant mon église, je contemplais avec distraction les volutes de fumée que j’exhalais grâce à ma cigarette, pratiquant activement l’autosuggestion : « tu ne dois rien à Julien, éclate-toi ma fille, tu es jeune, faut en profiter… »

Et, là, je vois Christophe qui passe devant moi en voiture et s’engouffre dans le parking. Trente secondes après, il m’appelle : « Ouah, t’es où ? ». Devant ton nez, andouille ! Donc je monte dans la voiture et là, je me suis soudain sentie très seule : outre le fait qu’il paraissait très jeune, il avait la panoplie complète de la racaille des clips de rap : une énorme bague, les chaînes, les bracelets… Evidemment, la radio vomissait du rap, qui est loin d’être ma musique préférée. Bon, on commence à tourner dans le quartier pour trouver une place et là, j’avoue que mon pouvoir d’autosuggestion marchait à plein régime : « Bon, ce type ne te plaît pas mais il est pas vilain. Arrête de cracher dans la soupe, tu ne le reverras pas, de toute façon ! ». Bon, évidemment, ma conversation ne fut pas des plus passionnantes. « Et alors, toi, tu habites par là ? me demanda-t-il.

– Ouais, un peu plus loin. »

Bon, il tourne un peu puis, au bout de cinq minutes, retourne sur le parking devant l’église et me sort : « Ouah, ça me gave ! On se remet ça à une autre fois ? » Donc, là, je le regarde, un peu édifiée, je lui signale qu’il y a certainement des places ailleurs mais, non, il ne veut pas en chercher. Donc je lui fais comprendre qu’il n’y aura sans doute pas de prochaine fois et je sors de la voiture en claquant la porte.

J’avoue que sur le chemin du retour, j’étais limite hilare. C’est certainement le plus beau vent que j’ai pris de ma vie mais je trouve la situation tellement ridicule que je ne peux qu’en rire. Quelque part, c’est ça la magie de meetic : deux personnes qui n’ont strictement rien à voir l’une avec l’autre et qui ne s’attirent pas se retrouvent durant cinq minutes dans le même véhicule…

Honnêtement, je ne pensais pas qu’une telle goujaterie existait. J’ai failli lui écrire un mail pour lui expliquer la base des bonnes manières. En effet, j’avoue que ça m’a plutôt arrangée de ne pas avoir à passer la soirée avec lui mais s’il fait le coup à une jeune fille peu sûre d’elle, ça risque de la blesser… Mais je n’en ai rien fait. Je me suis contentée de l’effacer de mes contacts MSN sans pour autant le bloquer puisque, de toute façon, j’imagine qu’il en a fait autant de son côté.

Honnêtement, s’il revenait vers moi pour me proposer un rendez-vous, je serais sidérée… Mais il ne lui manquerait rien !

Voici donc le récit du rendez-vous le plus foireux de ma vie, si on peut même appeler ça un rendez-vous. Mais j’avoue que mon auto-dérision m’a permis de voir tout le comique de la situation et il était hors de question de vous en priver.

Océane

Nom : Océane

Age : 23

Signe astro : Taureau ascendant Lion

 

 

Profession :  Assistante de direction, secrétaire de luxe quoi !!!

Situation amoureuse : Célibataire depuis beaucoup trop longtemps

 

 

Lieu de chasse favori : très tard la nuit dans des endroits très sombres avec beaucoup de bruit…

 

 

Ce que vous cherchez : 1.des bras

 

 

2. de l’amour

 

 

3. du Sexe

 

 

Liaison amoureuse la plus longue : 2 mois, oui, c’est ridicule à mon âge !!!

Votre meilleur souvenir en amour : une déclaration d’amour sans parole contre une porte en fer dans une boîte de nuit mythique…

Une anecdote marrant en matière de sexe : une partie de 5h00 de jambe en l’air avec une envie de faire pipi comme une femme enceinte de 8 mois !!!

Vos règles et devises : carpe diem

Petite présentation : alcoolique, clubeuse, travelleuse, complètement siphonnée et déespérement seule….

Si vous étiez une chanson : show must go on

Si vous étiez un livre : un répertoire de toutes les drogues existantes

Si vous étiez un film : miss détective

Si vous étiez un arbre : un pin parasol

Si vous étiez une fleur : iris

Si vous étiez un animal : une chouette

Si vous étiez une ville : Toulouse

Si vous étiez un pays : France

Si vous aviez 3 vœux : 1. que mon ex revienne

 

 

2. trouver un mec

 

 

3. que mon enfant soit heureux dans la vie

 

 

Si vous pouviez être invisible, vous iriez espionner : mon ex

Ma vertu préférée : la patience
Le principal trait de mon caractère : complètement frappée
La qualité que je préfère chez les hommes : leurs envies sexuelles
La qualité que je préfère chez les femmes : leur clairvoyance
Mon principal défaut : Timidité
Ma principale qualité : Calme
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : ils sont encore là
Mon occupation préférée : rien
Mon rêve de bonheur : être milliardaire
Quel serait mon plus grand malheur ? : me retrouver seule
A part moi -même qui voudrais-je être ? : personne
Où aimerais-je vivre ? : dans les Landes
La couleur que je préfère : Rouge
L’oiseau que je préfère : colombe
Mes auteurs favoris en prose : je suis inculte
Mes poètes préférés : Ronsard
Mes héros dans la fiction : Néo

Mes héroïnes favorites dans la fiction : Lois Lane, Clara Sheller, Trinity
Mes compositeurs préférés : Daft Punk
Mes peintres préférés : aucun
Mes héros dans la vie réelle :
une femme black ayant était barmane en Suisse, qui a le syndrome de la Tourette et qui vient de devenir un homme
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : heu ben idem !!!
Mes héros dans l’histoire : Jean Moulin et Simone Veil
Ma nourriture et boisson préférée : queue de langouste à la mayonnaise avec un petit Cabernet d’Anjou bien frais…
Ce que je déteste par-dessus tout : la condescendance
Le personnage historique que je n’aime pas : Adolf
Les faits historiques que je méprise le plus : Hiroshima
Le fait militaire que j’estime le plus : aucun
La réforme que j’estime le plus : la loi Veil
Le don de la nature que je voudrais avoir : une vraie poitrine !!!
Comment j’aimerais mourir : en dormant
L’état présent de mon esprit : détendu et positif
La faute qui m’inspire le plus d’indulgence : le retard

La femme conquérante des années 2000

Il y a quelques années, alors que je me préparais à entrer à la fac (je ne dirais pas quand c’était exactement, la nature féminine est pudique lorsqu’il est question d’âge), j’avais lancé un jour cette expression dans une conversation. En fait, je consolais une copine après une rupture amoureuse. Très inspirée, je lui avais parlé de la fac comme d’un immense
supermarché à mecs. Imaginez que sur environ 30 000 étudiants, si on compte à peu près 10 000 hommes (oui, c’était une fac plutôt littéraire), il y en a pour tous les goûts : petit, grand, blond, brun, noir, blanc, jaune, vieux, jeune… On trouve tout ce qu’il nous faut ! Et dans mon délire féministe, j’avais lancé cette merveilleuse phrase : « Nous sommes des femmes conquérantes des années 2000 ».

 

Qu’est-ce que c’est ? En gros, des femmes qui prennent les hommes, les consomment et les jettent s’ils ne sont pas à la hauteur. Car nous sommes des princesses, voyez-vous. Des hommes, il y en a à la pelle donc il ne faut pas nous traiter comme de vulgaires faire-valoir. Nous ne demandons pas d’être couvertes de bijoux et autres cadeaux onéreux mais juste que les hommes nous aiment pour ce que nous sommes. S’ils ne sont pas à la hauteur, on passe au suivant.

Aujourd’hui, c’est un peu plus facile pour une femme de multiplier les conquêtes même si l’image de « salope » reste encore présente. Si je suis un homme et que je me vante d’avoir couché avec 10 femmes dans la vie, je suis un loser. Si je suis une femme et que je me vante d’avoir couché avec 10 hommes dans la vie, je suis une salope. Pourquoi faut-il
toujours qu’il y ait deux poids, deux mesures ? Au XXe siècle, les femmes ont presque rattrapé leur retard social sur les hommes : droit de vote, droit au divorce, à contrôler leur corps, on les rattrape au niveau des salaires, on s’habille à peu près comme on veut… Mais ça bloque toujours au niveau de la sexualité. J’exagère ? Non et je le prouve : regardez,
quand une jeune fille se fait violer, il y a toujours une âme bien pensante pour dire : « Oui mais si elle ne s’était pas habillée comme ça, aussi… ». Et là est le problème. En été, j’aime m’habiller court, j’ai chaud, c’est normal. Sauf que les hommes (enfin, certains, pas tous) y voient une invitation coquine. Ainsi, en été, ils ont la fâcheuse tendance à laisser des mains traîner, surtout dans les transports en commun. Enfin, messieurs, vous êtes stupides ou vous le faites exprès ? Pensez-vous sérieusement que caresser une fille sans son consentement va vous permettre de conclure avec elle ? J’aimerais qu’un jour, un sociologue fasse une étude sur les techniques de drague et celles qui ont le plus de succès. Je suis sûre que le tripotage dans le bus ou, pire, le métro par 30° arrive bon dernier.

Les femmes conquérantes des années 2000 essaient donc de s’assumer et écrasent de leur talon aiguille les tabous liés à une sexualité féminine libre et exacerbée. Quand je suis arrivée dans ma nouvelle région, j’ai porté haut les couleurs de ce nouveau type de féminisme : « je baise et je fais ce que je veux ! ». Sauf qu’aujourd’hui, je me rends compte que ma carapace de femme sensuelle ne protégeait pas mon cœur et j’en suis perturbée. M’adressant à mes ami(e)s vingtenaires, j’ai eu soudain une révélation : « la femme conquérante des années 2000 n’existe pas ! ».

En effet, faisons un tour d’horizon de nos vingtenaires. Il y a d’abord Victoire, femme extrêmement sensuelle et qui le revendique, multipliant les brouettes avec son Fulbert. Elle ne l’aime pas, elle s’en moque mais… son cœur n’est pas plus protégé que le mien. Sous le vernis de la femme conquérante, se cache une femme blessée qui tente d’oublier l’homme qu’elle aime, William, qu’elle a quitté il y a peu. Les brouettes ne sont pas un baume au cœur : en voulant l’oublier dans les bras d’un autre, Victoire n’a fait que prendre conscience de ses sentiments pour William et lui a envoyé un e-mail de déclaration…

Lucie peut paraître un excellent exemple de cette femme conquérante : parfois, en rentrant de discothèque, alors que d’autres ramènent une gueule de bois, elle rentre avec un homme sous le bras. Quelques brouettes et il repart, c’était sympathique mais faudrait voir à pas s’attacher. Il y a trois ans, Lucie a ramené un homme, un soir, Damien. L’expérience étant concluante, il est revenu une deuxième fois, puis une troisième… Deux ans et demi plus tard, elle a finalement fini par le congédier mais elle l’a aimée, son Damien, et même souffert lorsqu’elle a appris qu’il brouettait avec d’autres filles. Furieuse, elle l’avait congédiée, s’était vengée mais elle l’avait repris, finalement. Reprenant ses airs de femme conquérante, elle n’est pas allée bien loin, finalement, retombant dans les bras du charmant Jérôme, jeune et inexpérimenté mais tellement attendrissant. Si leur histoire n’a duré que quatre mois, elle s’était beaucoup attachée à lui. Quand elle m’en parlait, ses yeux brillaient et elle s’inquiétait de savoir qu’il poursuivait ses études à une bonne centaine de kilomètres d’elle. Sous ses airs de femme dure, Lucie a un cœur, elle aussi. Seuls ses concours la sauvent d’une nouvelle histoire d’Amour, avec un grand A.

Anne ne se la joue pas femme conquérante des années 2000 même si elle en adopte le discours de temps en temps mais ce n’est pas vraiment son genre. Elle espère que chaque coucherie se terminera à la mairie mais sexe et amour, ça ne rime pas. Dernièrement, son cœur a chaviré pour un Allemand, Tobias, qui lui en a fait voir de toutes les couleurs. Elle s’énerve contre lui, pleure, le déteste… mais dès qu’il revient, elle fond devant lui et ne peut pas lui résister. D’ailleurs, il retraverse le Rhin, cette semaine. « Moi, je m’en fiche ! Il dormira sur mon canapé et si on peut se faire plaisir, tant mieux, mais je m’en fiche ! » Je lui adresse un regard interrogateur et elle avoue. « Non, c’est pas vrai, j’ai peur de le
revoir. »

Clara est la seule à ne pas se vanter d’être une femme conquérante des années 2000 et c’est sans doute la plus honnête d’entre nous. Cette fille est merveilleuse, son romantisme est si pur, l’entendre parler d’amour fait rêver. Clara ne rêve pas de l’amour comme on le lit dans la mauvaise littérature de gare, non, elle cherche juste un homme qui l’aimera et qu’elle aimera en retour. Elle prend le temps de faire les choses, elle ne passe pas sous la couette dès le premier soir… Oui, sur ce blog, il y a également des non-obsédés sexuels (enfin, il y en a une).

Même Gauthier, qui a du mal à être une femme conquérante des années 2000 vu qu’il est un homme, a sa part de sensibilité. Collectionnant les conquêtes comme d’autres les billes dans les cartouches d’encre, il cherche également l’amour, sans succès. Un soir de fête, alors qu’il me ramenait chez moi aux petites heures du matin, il me confiait sa peine de ne jamais arriver à tomber amoureux des hommes qu’il fréquentait. Sous ses airs de mangeurs d’homme, il est tout aussi en manque d’amour que nous.

Et moi. Cela fait maintenant un an que je suis célibataire, à quelques jours près, et pendant dix mois, j’ai multiplié les non-relations amoureuses, craquant systématiquement sur des hommes déjà en couple et fidèles (précision importante car la fidélité est une donnée toute relative). Ce n’est pas bon pour l’ego de désirer un homme qui ne nous voit que comme une fille sympathique, peut-être jolie, mais pas comme une petite amie potentielle… Même pas comme partenaire de brouette occasionnelle. Bref, quand j’ai débarqué dans ma nouvelle région, j’ai décidé de m’amuser un peu : la meilleure façon de ne pas souffrir en amour, c’est de ne pas tomber amoureuse. Donc je suis partie dans de folles aventures meetiques jusqu’au jour où ma route a croisé celle de Julien. Et ce que je voulais éviter à tout prix est arrivé : j’ai craqué sur lui. Ma nature de jeune fille romantique est revenue au galop car, comme dit Gauthier : « Toi, ce que tu veux, c’est te réfugier dans les bras de ton chéri pour pleurer devant des soaps ». C’est vrai et faux : j’aime bien me réfugier dans les bras de mon chéri mais j’ai jamais pleuré devant des soaps, je les regarde pas !

Ainsi, en réfléchissant à ma propre vie sentimentale et à celle de mes amis, j’en arrive à cette conclusion : la femme conquérante des années 2000 n’existe pas.

On les lit, on les aime

Les vingtenaires

Tatiana

Elles disent

Bad hair days
Chipolata
Chloé
Journal d’une blonde
Pequena mierda
Pink Lady
Simone de Bougeoir
So Long
Sonia

Ils écrivent

Eric L-tz
Greg
Le Petit Nico
Le sushi dépressif
Milan
Yojik

Ils dessinent

Ced
L’actu d’Everland
Le bruit du
frigo

Maliki
Mr le Chien
Soph

Ils sont plusieurs

Chicas de puta madre
Futiles
Ra7or

Anne

Nom :  Anne

Age : 24 ans

Signe astro : Scorpion ascendant scorpion (!)

Profession :  Assistante commerciale et logistique bilingue (ça pète!)

Situation amoureuse :  perdue dans le désert du sahara.

Lieux de chasse favoris : les cours de salsa, les soirées chez les amis où on rencontre les amis des amis…

Ce que vous cherchez : Je cherche quelqu’un avec qui partager un bout de chemin…

Liaison amoureuse la plus longue : 4 mois

Votre meilleur souvenir en amour : il s’appelait J-L.

Une anecdote marrant en matière de sexe : l’homme qui ne fait que paler pendant l’acte, ça déconcentre,envie de rire, gros fou rire, impossible de continuer!

Vos règles et devises  : règle:s’il ne devait y en avoir qu’une: pas me casser les …!!! devise: communiquer (et dans communiquer il y a … commu)

Petite présentation : arrêtez, ça me rappelle tous les entretiens d’embauche que j’ai subis…

Si vous étiez une chanson : "Without you I’m nothing" Placebo feat. David Bowie

Si vous étiez un livre : L’écume des jours

Si vous étiez un film : Shakespeare in Love

Si vous étiez un arbre : je vous protégerais du soleil

Si vous étiez une fleur : merci de ne pas m’arracher de ma terre

Si vous étiez un animal : un aigle

Si vous étiez une ville : Ô Toulouuuuuuuse…

Si vous étiez un pays : j’ai déjà utiliser mes neufs vies.

Si vous aviez 3 vœux : 1/ trouver celui que je cherche 2/ rendre ceux que j’aime heureux 3/ faire autant de voeux que je veux! 🙂

Si vous pouviez être invisible, vous iriez espionner : les garçons dans les vestiaires, hahen…

Ma vertu préférée : <La fonction propre de l’homme est de vivre, non d’exister. Je ne perdrai pas mes jours à essayer de prolonger ma vie. Je veux brûler tout mon temps.> Jack London
Le principal trait de mon caractère : ma spontanéité
La qualité que je préfère chez les hommes : leur force
La qualité que je préfère chez les femmes : l’investissement
Mon principal défaut : têtue
Ma principale qualité : la patience
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : qu’ils soient là par leur âme.
Mon occupation préférée : lire.
Mon rêve de bonheur : parler toutes les langues du monde.
Quel serait mon plus grand malheur ? : ne pas trouver de père pour faire des enfants
A part moi -même qui voudrais-je être ? : Madonna
Où aimerais-je vivre ? : dans une maison avec UN GRAND jardin et la piscine à 10 mn du centre ville!!!

La couleur que je préfère : le rouge
L’oiseau que je préfère : l’aigle
Mes auteurs favoris en prose : Hemingway
Mes poètes préférés : Rimbaud
Mes héros dans la fiction : bob morane
Mes héroïnes favorites dans la fiction : Samantha Stevens.
Mes compositeurs préférés : Schubert
Mes peintres préférés : Matisse, Klee, Dali
Mes héros dans la vie réelle : MSF
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : celle de l’ombre
Mes héros dans l’histoire : ceux qui ont oeuvré pour la paix et la justice, ils se reconnaitront 😉
Ma nourriture et boisson préférée :
moelleux au chocolat; ACE
Ce que je déteste par-dessus tout : on parle encore des goûts culinaires?
Le personnage historique que je n’aime pas : Lequel choisir, l’homme à l’orgine du plus grand génocide juif ou roumain ou serbe ou …
Les faits historiques que je méprise le plus : la mort de mon grand père ->c’est un fait historique? :s
Le fait militaire que j’estime le plus : j’ai pas l’âme d’une patriote désolée
La réforme que j’estime le plus : celle du vote du PDR au suffrage universel
Le don de la nature que je voudrais avoir : voir à l’intérieur des gens
Comment j’aimerais mourir : sans m’en rendre compte
L’état présent de mon esprit : l’état de mon estomac plutôt, me dit que c’est l’heure de le rassasier
La faute qui m’inspire le plus d’indulgence : l’étourderie.

Meetic

(Je reprends l’introduction que j’avais faite sur meetic dans mon article sur Julien et je développe)

Meetic a cela d’étrange qu’en quelques mails, on peut se planifier une nuit particulièrement chaude avec un quasi inconnu dont on connaît toutes les caractéristiques physiques, ou presque, sans même savoir son nom de famille.

Tout est mentionné sur la fiche de présentation : âge, signe astrologique, religion, tabagisme, poids, taille… Ne manque que la taille du sexe, le tour de poitrine et la position préférée. Ensuite, à nous de faire le tri dans les milliers de fiches présentes.

Pour ma part, je prends rarement les devants mais je n’en ai pas vraiment besoin : j’ai 25 ans et je vis dans une région surpeuplée, les flashs pleuvent sans que j’ai à lever le petit doigt (et je ne suis pas la seule dans ce cas).

A côté de ça, il y a les mails que l’on reçoit, parfois directs (ta fiche me plaît, je veux te rencontrer), parfois plus originaux (j’ai reçu d’un jeune homme un merveilleux exemple de « marketing direct » où le monsieur vantait ses propres mérites, très drôle et bien tourné), je ne réponds que rarement, j’avoue. Certains me jetteront la pierre en me traitant de vilaine bêcheuse mais soyez honnêtes, messieurs : combien de demoiselles ont reçu le même mail que moi ?

Enfin, il y a le chat, que je déteste, mais c’est finalement là que j’ai discuté avec la grande majorité de mes meeticboys. Le chat n’est pas une mauvaise façon de faire connaissance, en soi, mais on se retrouve vite avec une bonne dizaine de mecs qui viennent vous harceler, je trouve ça assez lourd. En plus, chez moi, il ne marche qu’une fois sur deux ! Ceci étant, le chat est très amusant car certains gars n’y vont pas avec le dos de la cuillère, j’ai eu droit à : « est-ce que tu aimes les piercings ? », « je suis photographe, tu ne voudrais pas poser pour moi » (entre parenthèse, c’est très flatteur !!) ou mon préféré : « est-ce que tu aimes la fessée ? ». Chacun sa technique
mais j’aimerais bien savoir combien de réponses il a eu, celui-là !

Bref, meetic est un immense supermarché de la drague où les gens jouent plus ou moins franc jeu, ça dépend des cas. Personnellement, je ne suis pas convaincue que je puisse trouver quelqu’un de sérieux sur ce site bien que de nombreux témoignages de personnes que je connais me démontrent que ça peut arriver…

Pour ma part, je préfère ne pas trop capitaliser dessus : si ça arrive, tant mieux pour moi mais ai-je seulement envie d’une relation amoureuse stable, en ce moment ? Je ne crois pas et c’est bien pour ça que je me suis inscrite sur meetic, d’ailleurs.

Pour l’heure, seules Victoire et moi sommes inscrites sur meetic, Gauthier est inscrit sur un site de rencontre gay dont je ne donnerai pas le nom car je ne suis pas sûre de m’en souvenir correctement.

L’avantage de meetic, c’est que ça simplifie énormément les choses : on se voit (enfin, on voit les photos), on se plaît, on se rencontre et, a priori, on baise (terme peundélicat mais tellement approprié). Ce que je trouve dommage, c’est qu’il n’y a que très peu de jeu de séduction : le plus dur est d’attirer l’attention de notre cible mais une fois que c’est fait, tout s’enchaîne à une vitesse folle.

Pour attirer l’attention, il y a donc le flash, peu efficace à mon avis car totalement impersonnel : je te flashe, tu me flashes, et ensuite ? Le chat est une bonne façon de lancer la conversation mais il faut voir que les membres les plus populaires ont une bonne dizaine de personnes qui leur tombe dessus en même temps donc pour sortir du lot, il faut savoir être pertinent. Pour ma part, pour répondre à un mec qui se fend d’un : « bonsoir », il faut qu’il soit vraiment irrésistible sur sa photo. Car, soyons honnête, sur ce site, l’attirance
physique est la base de tout. En même temps, parler d’une hypothétique attirance physique à partir d’une photo me paraît totalement disproportionné, d’autant que nous mettons tous des photos qui nous mettent en valeur (nous sommes là pour séduire, pas pour faire rire). Parfois, il m’arrive de répondre même si le gars ne me plaît pas forcément sur la photo car il a une approche sympathique mais il ne faut pas qu’il soit le quinzième à débarquer car je ne peux pas assumer trop de chats en même temps, surtout que je suis connectée à MSN en parallèle. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de
Benoît, un jeune homme fort sympathique qui ne m’a pas vraiment fait flasher sur le coup car sa photo ne lui rend absolument pas justice.

Mais j’avoue avoir une préférence pour les mails car je peux les lire à tête reposée sans qu’une dizaine de meeticboys me tombent dessus tels des rapaces sur leur proie. Cependant, un mail ne s’écrit pas en trente secondes, on est censé avoir le temps de le préparer donc je suis impardonnable sur les mails de trois mots bourrés de fautes. De par mon (futur) métier de journaliste, je passe la journée à écrire (et pas que ce blog, j’écris de vrais articles, aussi !) et je n’ai jamais apprécié la mauvaise orthographe, même si je suis indulgente.

Mais, messieurs, quand vous abordez une femme, même virtuellement, faites un peu un effort ! Si vous rencontriez une demoiselle dans la rue, iriez-vous lui parler en lui rotant à la figure ? Non, alors par pitié, faites un effort quand vous écrivez vos mails ! On a vraiment l’impression que vous les envoyez à la chaîne et que vous ne faites absolument pas attention à ce que vous écrivez. Pour ma part, je n’ai envoyé qu’un mail de prise de contact, je ne pense pas avoir été d’une originalité folle et, de toute façon, ça n’a pas abouti à
grand-chose. Le jeune homme m’avait flashé un nombre incalculable de fois donc j’avais pris les devants. Une fois en contact sur MSN, une lutte âpre s’est engagée, il m’a totalement résisté et, là, il n’a plus Internet donc fin de l’histoire.

Une fois le contact pris sur meetic, on échange très rapidement les adresses MSN pour discuter plus tranquillement et, généralement, nous savons très vite ce qu’il va se passer. Si notre interlocuteur nous demande une photo au bout de deux minutes, c’est qu’il en veut à notre vertu. En général, la conversation peut devenir très rapidement coquine selon la personne à qui on parle. Au bout d’une heure de chat, Benoît me parlait de sa folle envie de me connaître intimement et nous nous sommes donnés rendez-vous le lendemain. A partir de là, aucun suspense : nous nous rencontrons en sachant très bien que nous allons faire l’amour quelques heures plus tard donc aucun effort de séduction à faire, c’est un acquis. Par ailleurs, les conversations MSN permettent d’établir les pratiques sexuelles de l’un et de l’autre, les limites sont de suite posées…

Personnellement, ce manque de suspense me gêne un peu. Dans la drague réelle (discipline dans laquelle je suis très mauvaise), il est difficile de savoir si nous allons parvenir à nos fins ou non et, surtout, quand ça va arriver. Je me souviens avec émotion de ses premiers baisers qui arrivent enfin à un moment auquel on ne s’y attend pas forcément, cette agréable surprise qui fait battre notre cœur. Avec meetic, on ne sait pas exactement quand ça va arriver mais on sait que ça arrivera quoi qu’il arrive, sauf accidents.

Mon rendez-vous avec Julien,  hier soir, m’a permis de me rendre compte à quel point meetic avait perverti en un seul mois mon rapport avec les hommes. Moi qui suis en général timide (du fait d’un manque total de confiance en moi) et qui avance par sous-entendus pas forcément très clairs, je fais un rentre-dedans pas possible avec mes meeticboys. Ainsi, hier, je me retrouve à parler de relations sexuelles avec un garçon que je ne connaissais réellement que depuis une demi-heure, prenant pour acquis le fait que nous allions passer la nuit ensemble, ce qui fut un tort (et c’est bien fait pour moi). Je n’ai absolument pas cherché à briller par ma personnalité et, à la réflexion, je trouve ça assez pitoyable. Heureusement, le jeune homme n’a pas fui en courant en me prenant pour une droguée du sexe et a découvert au fil de la soirée qui j’étais (même s’il faut plus d’une soirée pour connaître une personne, cela va de soi).

Pourtant, je ne peux pas totalement diaboliser meetic dans la mesure où ce site me permet de m’amuser et de rencontrer des tas de personnes, sans pour autant les mettre dans mon lit. Ainsi, lundi, j’ai dîné avec un charmant jeune homme extrêmement sympathique que je n’aurais jamais eu l’occasion de rencontrer sans meetic puisque nous ne fréquentons pas les mêmes endroits. De toute façon, venant d’arriver dans la région, je ne connais personne donc pour sortir, ce n’est pas évident… Donc meetic me permet de m’amuser et d’égayer mes nuits mais également de me trouver des copains pour sortir et discuter. D’ailleurs, je passe mes soirées à jongler avec mes multiples chats MSN… Finalement, la drague sur meetic ressemble assez à la séduction en discothèque, la musique en moins. Des histoires peu sérieuses qui dureront une nuit, voire un peu plus…

Julien

Meetic a cela d’étrange qu’en quelques mails, on peut se planifier une nuit particulièrement chaude avec un quasi inconnu dont on connaît toutes les caractéristiques physiques, ou presque, sans même savoir son nom de famille.

Tout est mentionné sur la fiche de présentation : âge, signe astrologique, religion, tabagisme, poids, taille… Ne manque que la taille du sexe, le tour de poitrine et la position préférée. Ensuite, à nous de faire le tri dans les milliers de fiches présentes.

Pour ma part, je prends rarement les devants mais je n’en ai pas vraiment besoin : j’ai 25 ans et je vis dans une région surpeuplée, les flashs pleuvent sans que j’ai à lever le petit doigt (et je ne suis pas la seule dans ce cas).

A côté de ça, il y a les mails que l’on reçoit, parfois directs (ta fiche me plaît, je veux te rencontrer), parfois plus originaux (j’ai reçu d’un jeune homme un merveilleux exemple de « marketing direct » où le monsieur vantait ses propres mérites, très drôle et bien tourné), je ne réponds que rarement, j’avoue. Certains me jetteront la pierre en me traitant de vilaine bêcheuse mais soyez honnêtes, messieurs : combien de demoiselles ont reçu le même mail que moi ?

Enfin, il y a le chat, que je déteste, mais c’est finalement là que j’ai discuté avec la grande majorité de mes meeticboys. Le chat n’est pas une mauvaise façon de faire connaissance, en soi, mais on se retrouve vite avec une bonne dizaine de mecs qui viennent vous harceler, je trouve ça assez lourd. En plus, chez moi, il ne marche qu’une fois sur deux ! Ceci étant, le chat est très amusant car certains gars n’y vont pas avec le dos de la cuillère, j’ai eu droit à : « est-ce que tu aimes les piercings ? », « je suis photographe, tu ne voudrais pas poser pour moi » (entre parenthèse, c’est très flatteur !!) ou mon préféré : « est-ce que tu aimes la fessée ? ». Chacun sa technique mais j’aimerais bien savoir combien de réponses il a eu, celui-là !

Bref, meetic est un immense supermarché de la drague où les gens jouent plus ou moins franc jeu, ça dépend des cas. Personnellement, je ne suis pas convaincue que je puisse trouver quelqu’un de sérieux sur ce site bien que de nombreux témoignages de personnes que je connais me démontrent que ça peut arriver…

Pour ma part, je préfère ne pas trop capitaliser dessus : si ça arrive, tant mieux pour moi mais ai-je seulement envie d’une relation amoureuse stable, en ce moment ? Je ne crois pas et c’est bien pour ça que je me suis inscrite sur meetic, d’ailleurs.

Cela fait maintenant un mois que j’y suis (depuis le 23 avril, exactement) et je comptabilise 175 flashs, ce qui me semble plutôt flatteur. J’ai rencontré pour l’instant quatre personnes (aucun n’avait flashé sur moi, c’est amusant) et conclu avec deux. Mon dernier rendez-vous a eu lieu hier soir et c’est l’objet de l’article du jour.

Je vous resitue un peu le contexte actuel de ma folle vie amoureuse, histoire que vous compreniez : j’avais donc rencontré trois meeticboys jusqu’à hier soir, deux avec qui nous étions d’accord pour que ce ne soit que sexuel et un autre, lundi, où c’était purement amical. En toute honnêteté, j’ai trouvé ce garçon vraiment charmant, un sourire magnifique, mais rappelons-nous que je ne suis pas à la recherche du père de mes futurs enfants. De plus, j’ai rendez-vous ce soir avec l’un de mes meeticboys coquins.

Hier soir, j’avais donc rendez-vous avec Julien qui connaît parfaitement mes mœurs un peu débridées. Il a pris contact avec moi par mail, l’histoire peut prêter à sourire. En fait, sur meetic, vous avez en eux la photo des derniers meeticboys qui : vous ont envoyé un mail ; chatté avec vous ; visité votre page ; flashé sur vous. Donc, un soir, je me connecte, je jette un œil aux photos, rien de très remarquable et je laisse la page ouverte. C’est à cette occasion que vous allez pouvoir mesurer l’étendue de mon égocentrisme forcené. En effet, j’ai remarqué que plus je restais connectée à meetic, mieux j’étais classée dans les recherches ce qui me permet d’avoir plus de visiteurs sur ma page et, donc, plus de flashs. Mardi dernier, j’avais donc laissé ma fenêtre ouverte et, à un moment, je vois que la photo du dernier gars qui m’a envoyé un mail avait changé et que j’étais à présent en présence d’un beau gosse donc je me précipite pour lire le mail. Le jeune homme, prénommé Julien, donc, me demandait depuis quand j’étais dans la région (j’ai précisé dans mon annonce que je venais de débarquer) et je lui réponds très gentiment. Une demi-heure plus tard, je reçois un nouveau message de sa part où il me donne son adresse MSN donc je le rajoute à mes contacts et nous partons en chat.

Je ne peux pas dire que la conversation fut hautement érotique, nous avons parlé de l’amour et de nos expériences respectives, il me raconte que son ex-petite amie l’a quitté il y a peu, en prenant le chat, au passage. Dans ce genre de discussions arrive toujours la question fatidique : « que cherches-tu sur meetic ? ». Il me répond qu’il cherche une liaison sérieuse, je lui fais comprendre que ce n’est pas mon cas. C’est toujours amusant de voir à quelle vitesse les meeticboys sont corruptibles, il suffit de dire ça pour qu’ils répondent : « ah oui mais je n’ai rien contre un rendez-vous crapuleux ! ». Donc je conviens rapidement d’un rendez-vous avec le jeune homme pour le mardi suivant. De plus, nous travaillons à peu près dans le même quartier, le hasard fait bien les choses !

Dimanche soir, je recroise le monsieur sur Internet donc on rediscute un petit peu et je le sentais un peu bizarre. Il faut savoir que les webdragueurs demandent généralement un paquet de photos mais lui ne m’en a pas réclamé et ne m’a pas non plus demandé quelles étaient mes pratiques sexuelles. Intriguée, je finis par lui demander si ma vie trépidante ne le gênait pas mais il me répond que, au contraire, ça le fait « tripper » puis il me révèle qu’il a lui-même une petite amie. Je vous avoue qu’à ce moment-là, j’ai eu des doutes sur la suite de notre aventure mais il me rassure : il n’est avec elle que depuis une semaine et il est un grand garçon.

Donc hier, je me rendais confiante bien que mon amie Victoire m’ait prédit que je ne pratiquerais pas la brouette tonkinoise avec ce jeune homme le soir même.  Mais je ne l’ai pas écoutée, je n’en fais toujours qu’à ma tête.

Nous avions rendez-vous hier soir sur les marches de l’opéra, endroit où il n’y a jamais personne… Donc j’arrive et je vois un groupe assis sur les marches, je commence à paniquer : vais-je arriver à le retrouver dans cet endroit-là ? Heureusement, il mesure 1m89 donc je le repère assez facilement. Appuyé contre une colonne, les écouteurs glissés dans les oreilles, engoncé dans son costard, il attend, les yeux perdus dans le vide. De loin, je le trouve très séduisant mais je souffre de myopie et je n’avais pas mes lunettes donc je me rapproche avant de jubiler. De près, il est encore plus charmant.

On se fait la bise, ce qui m’amuse toujours : sur MSN, nous avions convenu de faire l’amour toute la nuit mais nous nous faisons la bise comme deux amis, c’est toujours un moment surréaliste, pour moi. D’ailleurs, je lui en ai parlé un peu plus tard, ça l’a fait sourire mais, en même temps, on ne va pas commencer à s’embrasser dès le premier contact, restons corrects.

Il m’emmène dans un bar amusant où le prix des consommations varient comme à la bourse, selon l’offre et la demande… On s’assoit et il m’explique le principe puis me demande gentiment ce que je veux, je grimace en lui disant : « Je ne peux pas lire le panneau lumineux, je n’ai pas mes lunettes ». Je range mon ego et sort mes lunettes et consulte le menu. Je dois ici préciser que je n’ai mes lunettes que depuis deux mois, je ne les mets que rarement, surtout au boulot, mais ma coquetterie me pousse à m’en dispenser dans la rue et en rendez-vous galant (surtout en rendez-vous galant).

Donc je m’équipe et regarde le menu puis, une fois décidée, je range mes lunettes, ce qui amuse Julien qui me dit que ça me va pourtant très bien. Comme ce rendez-vous commence bien ! Il est vraiment charmant et je le dévore des yeux, je rêve de lui arracher sa cravate. La conversation s’oriente très vite sur des sujets coquins, on parle de meetic et des rencontres qu’il est possible de faire. C’est étrange car, en temps normal, dans ce genre de rencontre, on parle de tout sauf de ça, comme si on cherchait à occulter ce qui allait se passer quelques heures après… Il paie les consommations (appréciez la galanterie) puis on part dîner.

En chemin, on discute de vie de couple car nous avons tous les deux vécus une longue histoire qui nous a marqué, il me dit que son ex lui a appris à apprécier la vie de couple et il me révèle d’une voix tremblante : « Et, en fait, là, ce soir, je le sens pas ». Je fais fi de l’entaille qu’il vient d’infliger à mon ego démesuré, je souris et je réponds : « Ce n’est pas grave, je n’exige rien de toi ». Il se sent tout de même obligé de se justifier, il pensait être capable d’avoir une histoire juste comme ça, juste pour le fun, mais il s’est menti à lui-même.

Suite à cette terrible révélation, nous nous rendons quand même au restaurant et nous discutons beaucoup de choses et d’autres, il m’envoie de nombreuses piques sur mon accent et mes expressions particulières mais le courant passe très bien. En fait, il découvre que je ne suis pas une nymphomane insensible et que j’ai plus envie de moments câlins que d’inoubliables saltos thaïlandais, ce qui l’étonne beaucoup (quelle image je dois donner de moi, sur meetic !). Nous parlons aussi de nos anciennes relations amoureuses, je lui explique que je n’aime pas qu’on me fasse des cadeaux onéreux car cela me gêne et j’apprécie plus de trouver un petit mot sur un post-it que des bijoux ou des bouquets de fleurs. Ce côté charmant de ma personne le pousse à s’exclamer : « Mais tu es parfaite ! » et je lui réponds, de ma voix la plus suave : « Oui, il n’y a que toi pour en douter » et il me répond, penaud : « Ce n’est pas de toi que je doute mais de moi ».

La conversation s’éternise, on finit par quitter le restaurant vers 0h et nous reprenons le train. Arrivés à la gare, nous parlons encore sur le quai puis nous nous séparons, après qu’il se soit excusé plusieurs fois de ne pas respecter le programme préétabli mais je l’ai rassuré : je ne lui en veux pas (qui suis-je pour lui reprocher quoi que ce soit ?) et je suis tout à fait partante pour qu’on se revoit, en toute amitié. Chacun rentre chez soi, fin de l’histoire.

J’ai beaucoup réfléchi à ce qu’il s’est passé ce matin en attendant le train (la SNCF est joueuse, elle aime annuler le train de 9h30 donc poireauter une vingtaine de minutes, ça laisse du temps pour réfléchir) et je réalise que j’ai eu beaucoup de torts dans cette histoire. D’une part, j’ai essayé de le « corrompre » et de le détourner de son but initial (trouver une copine, pas une maîtresse) et j’ai été trop directe avec lui, ce qui l’a forcément mis mal à l’aise. Selon Victoire, il a eu peur de ne pas être à la hauteur, je pense que, d’une certaine façon, elle a raison. Mais je me dis que j’ai eu tort de partir sur de l’acquis et je me rends compte à quel point meetic fausse mes relations avec les hommes puisque je n’attends d’eux qu’une partie de jambes en l’air. Pourtant, malgré la fin plutôt inattendue de la soirée, j’avoue avoir passé un excellent moment avec Julien et je devrais apprécier plus ses moments-là et voir, ensuite, si la soirée doit se poursuivre dans l’ambiance feutrée d’une chambre à coucher ou non.

J’avoue que ce garçon m’a beaucoup touchée, j’avais très envie de l’inviter à venir dormir chez moi, sans qu’il se passe rien, mais je n’ai pas osé, en fin de compte. Je l’avais mis suffisamment mal à l’aise, il était inutile d’en rajouter. Mais j’avoue que j’avais envie de ce moment tendre avec lui…

A présent, j’essaie d’analyser le pourquoi de ce sentiment ? Est-ce une réaction orgueilleuse ? Il est évident que je ne suis pas amoureuse de lui, il est bien trop tôt pour qu’un tel sentiment apparaisse mais il m’a profondément touché, je suis déstabilisée. A l’heure actuelle, je n’ai plus très envie de poursuivre mes histoires de fesses sur meetic, même si, ce soir, je passe la soirée (et, a priori, la nuit, le jeu de Victoire me l’a prédit) avec un meeticboy que j’ai déjà rencontré. Ai-je déjà fait le tour de cette aventure-là ? Je ne sais pas encore. Quoiqu’il en soit, je me suis permise d’envoyer un mail à Julien pour le rassurer sur ses doutes d’hier et lui préciser que j’étais fautive, dans cette histoire.

A suivre…