C’est quoi, encore, cette rubrique?

Nous, les vingtenaires, nous ne faisons pas que tomber amoureux et/ou brouetter, nous avons aussi une culture! Cependant, pour que cette rubrique ne soit pas chiante, je ne ferai pas de revue littéraire de livres intelligents ni rien. Non, cette rubrique se veut un peu délirante, vaguement intellectuelle et complètement fourre-tout.

On y trouvera, par exemple, les paroles de chansons débiles qui nous font délirer ou des réflexions générales sur des trucs qui n’ont aucun rapports avec notre vie sentimentale.


Parce que si j’avais voulu créer un blog intelligent, ça se saurait.

Les blogs

 Ecrire un blog peut paraître amusant, comme ça, mais c’est quand même du boulot alors pourquoi le faire ? Mercredi, alors que je faisais semblant de travailler, je me Baladais sur mes blogs fétiches, à savoir celui de Maliki et celui de Nicolin (voir liens).

Ce dernier utilise également over-blog et il avait des problèmes pour mettre en ligne ses planches, je commence donc à poster pour raconter mes propres malheurs à ce sujet. Puis je trouve une nouvelle planche sur ses questions existentielles de blogueur. Intéressée par le sujet, je lui pose la question suivante : « Est-ce que tu n’as pas peur que des nanas te draguent rien que pour être sur ton blog?? Je ne doute absolument pas de ton pouvoir de séduction mais frantico s’était posé la question à un moment et je te demande ton avis à ce sujet. » En effet, sur le blog de Frantico, aujourd’hui abandonné (quelle tristesse), des lectrices le contactaient pour copuler joyeusement avec lui. Pourtant, il se décrivait comme un loser de la drague, un petit gros à lunettes et chauve… Nicolin me répond qu’il pense que, au contraire, ça doit les faire fuir. Personnellement, et je lui fais part de mon avis, je suis convaincu que certain(e)s seraient prêt(e)s à tout pour avoir une certaine célébrité et coucher pour qu’on parle de soi dans un blog que l’on lit tous les jours ne me paraît pas si incongru que ça. D’ailleurs, Nicolin m’avait proposé un deal : « je parle de ton blog si tu parles du mien », j’avais répondu : « pour être dans mon blog, il faut coucher ». Tu vois, Nicolin (car je sais que tu lis cet article vu que je t’ai donné le lien pour le faire), je t’ai menti, je parle quand même de toi, même si je n’ai pas pu tester tes dons d’étalon.

Bon, suite à cette réponse un peu provoc’, il m’invite à aller sur son chat privé pour qu’on discute (je faisais alors toujours semblant de travailler) et la conversation fut, à mon sens, très intéressante car elle soulève plusieurs points intéressants concernant les blogs.

Les blogs sont-ils des instants de vérité ? Vous qui me lisez et qui ne me connaissez pas, êtes-vous sûrs que je sois réellement une jeune fille de 25 ans ? Qui vous dit que mes brouettes et râteaux existent réellement ? Il en va de même pour tous mes amis : sont-ils réels ou le fruit de mon esprit fécond ? Il reste une aura de mystère, un point d’interrogation difficile à effacer. Il y a quelques temps, j’avais participé au tournage d’un film amateur réunissant une certaine communauté parmi laquelle je pensais retrouver la fameuse
Maliki, dont j’ai parlé plus haut. Pour ceux qui auraient la flemme d’aller voir sur son blog, Maliki est une jeune femme à l’âge indéterminé (une vingtenaire, assurément), qui se représente avec des cheveux roses et des oreilles pointues et qui publie une fois par semaine un petit strip sur sa vie. J’aime beaucoup son style, c’est une loseuse comme moi, à savoir qu’il lui arrive des
petits pépins qui font beaucoup rire quand on les prend avec autodérision. Je l’adore d’autant plus qu’elle a deux chats profondément débiles qui feraient passer la mienne pour un félin normal. Je pensais que miss Maliki serait là car je savais qu’elle était amie avec une des actrices du film, elle parle souvent de cette demoiselle dans son blog.

Arrivée sur le tournage, je repère une nana brune avec des mèches rouges (version rouge fluo…) et je me dis : « tiens, c’est peut-être elle, Maliki ! » donc ni une, ni deux, je fonce vers elle et lui demande si j’ai raison. Elle me répond : « Ah non, c’est pas moi… Maliki n’est pas là mais, tu sais, c’est un garçon. »

La foudre est alors descendue du ciel pour me frapper, je la regarde avec ma bouche grande ouverte, mes amygdales impudiquement exposées. Je lui demande de répéter, persuadée d’avoir mal compris et elle me confirme, m’assénant cette terrible sentence : « Tu sais, il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur le net ! ».

Lors de ma conversation virtuelle avec Nicolin, on est un peu parti dans le même délire : qu’est-ce qui te prouve que je suis celui ou celle que je prétends être ? Rien mais est-il vraiment utile de le savoir ? Toi, mon lectorat, as-tu envie de savoir à quoi je ressemble, être sûr que j’existe ? Que mes histoires ne sont pas le fruit de mon imagination fertile ? Bon, évidemment, vu mes histoires pourries, on aura du mal à penser que c’est inventé… J’invite mon nouveau lectorat à lire l’article intitulé « Christophe » dans la catégorie Nina : c’est pas possible d’imaginer un vent pareil, ça ne peut être que du vécu. Mais le doute subsiste.

D’ailleurs, il se cultive. Mercredi soir, j’ai envoyé ma photo à Nicolin vu qu’il m’avait offert un joli dessin, mais pas n’importe quelle photo, celle où je fais ma star. Celle qui m’a valu je ne sais combien de flashes sur meetic. Celle où on ne voit que mes yeux parce que j’ai coupé le décolleté impressionnant qu’il y avait en dessous. Il faut savoir que je ne m’aime pas en photo donc quand j’en trouve une où je suis bien, j’en use et j’en abuse. Mais lui ne m’a pas rendu la pareille, pour « conserver le mystère », a-t-il dit. C’est vrai que je ne
peux pas l’imaginer autrement qu’en dessin, je ne sais pas trop comment je réagirais si je le voyais en photo… Déçue ? Peut-être pas, vu que je m’attends à rien mais c’est vrai qu’il est essentiellement pour moi un personnage dessiné. Cependant, cher Nicolin, si je ne t’ai pas perdu lors des précédents paragraphes, sache que ça me ferait bien plaisir de te croiser dans les rues de Paris, ce serait marrant. Et, non, je ne suis pas une nymphomane en mal de célébrité qui veut à tout prix te coincer dans un coin pour être dans ton blog. Mes exploits sexuels sont déjà évoqués ici et puis je suis pas sûre que ce soit une bonne idée de coucher avec un mec qui a connaissance de mon blog.

Car mon blog, je ne l’ai pas crée pour me taper un maximum de mecs qui se rendraient compte à travers ces lignes que je suis une espèce de déesse du sexe. D’abord, je ne couche pas avec n’importe qui et puis, reste cette question que j’avais posé à Nicolin (qui a beaucoup plus de lecteurs que moi) : n’as-tu pas peur qu’une fille veuille coucher avec toi juste pour être dans ton blog ? Personnellement, je pense être à l’abri mais si un gars qui lit assidûment mon blog venait à me proposer une brouette… Bon, s’il me plaît, je ne pourrai pas dire non mais en ferai-je un article, ensuite ? Pas sûr, même si ça me rapportera un point dans les statistiques qui ne sont pas du tout à mon avantage, en ce moment. D’un autre côté, j’ai pas envie que mes camarades de brouette passés et actuels tombent sur mon blog, je ne suis pas sûre qu’ils soient ravis de savoir que je partage ces moments intimes avec mes lecteurs (peu nombreux, certes)… Et puis je n’ai pas envie qu’ils sachent ce que je pense d’eux.

Alors pourquoi j’écris ce blog ? En fait, l’idée m’est venue un matin où je faisais semblant de travailler (pour changer). En fait, tout est parti de Victoire qui avait un rendez-vous avec un gars de meetic et qui doutait de l’issue de la soirée : ce jeune homme (Fulbert, nous en reparlerons dans la rubrique appropriée) voulait l’amener voir une exposition. Elle m’envoyait donc plusieurs messages dans la journée, râlant sur le fait que Fulbert ne semblait pas porté sur la brouette mais je lui ai dit : « il faut se méfier de l’eau qui dort,
ma Victoire… A mon avis, tu vas l’avoir ta brouette, c’est juste un fétichiste de l’art ! ». C’est fou ce que je peux dire comme bêtises quand je m’ennuie. Le lendemain matin, j’arrive au boulot (en retard), je m’installe à mon pc et me précipite sur notre forum de prédilection, elle m’envoie un message pour me dire que j’avais raison (comme si j’en doutais) et là, m’est venue l’idée des vingtenaires : nous sommes célibataires, nous avons la lose en amour, pour la plupart, nous vivons des histoires qui valent la peine d’être écrites par une future journaliste qui s’emmerde en stage. Tous les ingrédients sont là. Alors je me suis lancée…

Bien sûr, j’aurais pu faire un blog comme Frantico, Nicolin ou Maliki et raconter ma vie au jour le jour car il m’en arrive, des bêtises : la climatisation du train qui tombe en panne, mon troisième orteil du pied droit tout bleu parce qu’un plateau plein de linge humide lui est tombé dessus, mes histoires de téléphone et d’Internet, mes amendes car j’ai perdu ma carte orange… Oui, mais je ne sais pas dessiner. Alors, quitte à faire ce que je fais de mieux, écrire, autant qu’il y ait de la matière. Et avec huit vingtenaires, bientôt neuf, croyez-moi, y a du boulot !

Il y a deux catégories de personnes dans les blogs : ceux qui les écrivent et ceux qui les lisent. Seuls les premiers savent ce qui est vrai ou ne l’est pas mais, au fond, est-ce que c’est vraiment important ?

Les couples jumeaux

C’est l’été. En cette saison si particulière, les gens se promènent à moitié nus, mains dans la mains, parfois langue contre langue, ce qui peut parfois être limite gênant. Je n’ai rien contre les couples qui s’embrassent dans la rue mais quand on les sent prêts à se grimper dessus, on se sent parfois de trop.

Ayant commencé un nouveau stage assez loin de mon domicile, je passe une partie non négligeable de ma journée dans les transports en commun et c’est
assez pénible, pour tout dire. Je vous explique : quand je quitte mon domicile vers 8h45, il fait frais, je marche vite dans la rue pour me réchauffer. Arrivée au RER, je me prends 10 degrés de plus dans la figure, ce qui détruit irrémédiablement mon maquillage grâce à une suractivité soudaine de mes glandes sudoripares. Dire qu’avant de partir, j’avais appliqué méticuleusement mon déodorant et recouvert ma peau d’un peu de parfum, tant d’efforts ruinés en quelques secondes…

Devant survivre à plus d’une demi-heure de ballotage dans de vieilles rames sombres et sales, j’ai une arme absolue : mon baladeur mp3 ! J’ai bien tenté de lire mais ça me rend malade… Assise sur mon strapontin (car je dois me promener avec mon ordinateur portable, je ne veux pas rester debout, il risquerait de se prendre des coups. Et en plus, je le revendique : je suis feignante. Le métro, moi, ça m’épuise), j’observe pas toujours discrètement mes compagnons d’infortune. Les gens font la gueule, surtout les hommes d’affaire en costard cravate (vu la température, je compatis à leur malheur). Mardi, alors que mon regard éteint traînait sur la présentation du trajet que je connais par cœur, j’aperçois deux personnes assises sur les strapontins, côte à côte. Un garçon et une fille. J’ai d’abord pensé qu’ils étaient frères et sœurs : blond, plutôt minces, de taille moyenne avec les mêmes lunettes. Mais leur façon de se tenir (mains dans la main, taille contre taille, bras contre bras) m’a fait comprendre qu’il s’agissait d’un couple. Mon esprit ayant tendance à vagabonder au rythme lancinant des rails, je me mis à réfléchir sur ce couple et, de façon générale, sur les couples.

 Il existe deux dictons sur l’amour : « Qui se ressemble s’assemble » et « Les opposés s’attirent »… Comme ça, tout le monde y trouve son compte. Mais le compagnon ou la compagne que nous choisissons n’est-il pas la meilleure façon de mesurer l’amour que l’on a de soi ? Ce couple jumeau, tendrement et pudiquement enlacé dans le métro n’est-il pas d’un égocentrisme peu commun ? Je m’aime à tel point que je sors avec une personne qui me ressemble physiquement. A l’inverse, si je ne me supporte pas, vais-je choisir une moitié dissemblable de moi ? Pour répondre à cette question, je choisis un cas particulier que je connais bien : moi. Prenons le dernier gars sur qui j’ai craqué, Julien. Physiquement, nous n’avons rien à voir ! Nous aurions pu faire un couple très contrasté. Pourtant, je ne peux pas dire que je ne me supporte pas physiquement… Je ne me trouve pas parfaite (qui peut penser ça de lui, honnêtement ?), il y a des jours où j’aimerais pouvoir me mettre un sac sur la tête pour sortir mais je m’accepte quand même bien. D’ailleurs, dans mes prétendants actuels, il y en a deux qui présentent les mêmes caractéristiques physiques que moi, à peu près.

Et si c’était une question de génétique ? Une fois, Anne m’a sortie une théorie hallucinante (nous étions encore au lycée) : les garçons aux yeux clairs ne veulent pas sortir avec des filles aux yeux foncés car, en cas de reproduction, leur progéniture a de fortes chances de récupérer les yeux sombres de la demoiselle (ce qui n’est pas un défaut en soi…). Je ne pense pas que quelqu’un puisse raisonner ainsi, surtout à nos jeunes âges où certain(e)s recherchent plus des camarades de brouette que leur futur mari ou épouse. Mais si, inconsciemment, nous cherchions des partenaires capables de partager des gênes que nous ne voulons pas perdre ? Mes parents sont un cas typique de ce que j’appelle les couples jumeaux : même couleur de cheveux, même couleur de yeux, à peu près même morphologie… Résultat ? Je suis le portrait craché de mon père alors que ma sœur se rapproche plus de ma mère. Pourtant, les gens s’extasient souvent sur notre ressemblance… Vendredi, alors que ma chère sœur passait trois heures à choisir un téléphone portable (« ah non, il est moche celui-là, il me plaît pas ! »), la vendeuse, distraite, commence à me parler, pensant que j’étais ma sœur. Puis elle s’excuse et me demande si nous sommes jumelles. Il n’y a que Victoire qui trouve que nous ne nous ressemblons pas…

Partant de cette réflexion, je me suis rendue compte que j’étais sensible à certaines caractéristiques particulières chez les hommes. Par exemple, je
suis très attentive au profil d’un gars. Hier soir, alors que j’étais à une réunion média, j’observais avec attention le profil d’Enguerrand (une de mes cibles, voir la rubrique adéquate) quand il s’adressait à son voisin et m’extasiais sur son nez. J’avais vécu la même chose avec Julien 1 et 2 (une de mes anciennes cibles dont je n’ai pas parlé ici), je trouvais leur profil très attirant. A l’inverse, j’ai été déçue par le profil de Paul, mon co-stagiaire que je vais enlever de mes cibles, d’ailleurs, car il est antipathique au possible, malgré sa ressemblance avec
Jacques Villeneuve de face. Or, pour ma part, je déteste mon profil… Tout le monde vous dira que mon nez est charmant, au mieux normal, mais je ne l’aime pas, de profil, je trouve que j’ai de trop grosses narines.

Inconsciemment, cherche-t-on un partenaire qui comble nos défauts ? En gros : je n’aime pas cette partie-là de ma personne et je vais chercher un géniteur qui n’a pas ce défaut pour faire un enfant parfait. Je me souviens, quand j’étais petite, ma tante, enceinte, s’était exclamée un jour par rapport à son futur fils :
« pourvu qu’il n’est pas les oreilles de son père et le nez de sa mère ! » (je vous rassure, mon cousin est très réussi).

Ça peut paraître tordu comme théorie, à la première lecture, mais je vous rappelle, cher lecteur, que nous restons des animaux et que notre but dans
la vie c’est : manger, dormir, forniquer, se reproduire. Et se reproduire bien, faire des enfants qui seront mieux que nous. Après tout, tous les parents cherchent le meilleur pour leur enfant, on entend souvent un père ou une mère dire : « je veux qu’il ait ce que je n’ai pas eu ». Pourquoi le physique échapperait à cette logique ?

Ainsi, pour ma part, je me rends compte que le nez est un critère de séduction important pour moi. Je me fiche que l’individu soit blond ou brun (je
change tellement souvent de couleur de cheveux…), petit ou grand… Par contre, il me faut un nez splendide et de beaux yeux, aussi… Si j’accepte que ma progéniture n’hérite pas de mon merveilleux regard, il est hors de question qu’ils se retrouvent avec des yeux de bovins… Il existe déjà une Britney Spears (et même deux, je vous invite à regarder une photo de sa sœur, c’est la même), je vais pas en pondre une supplémentaire.

Si j’analyse les relations de mon entourage, je me rends compte qu’on cherche souvent chez l’autre ce que l’on n’a pas chez soi.

Maintenant, vous pouvez mesurer à quel point je m’ennuie dans les transports en commun.

Apologie d’une colocation ratée

Par Océane
L’origine
On prend deux copines qui se rencontrent au lycée. Elles accrochent bien ensemble et se disent que quand elles seraient grandes, elles s’envoleraient ensemble du nid familial. 
 
La patience
Pendant les trois années qui s’écoulent, chacune commence à rêver de leur future vie. Elles en parlent souvent… Elles sont toutes les deux à la fac. La première marche plutôt très bien et l’autre passe toutes ces journées en ville et toutes ces nuits en boîte de nuit.
 
Le saut décalé
Puis celles qui toutes les nuits déconnées se retrouve un beau matin de juillet au pied du mur. Elle annonce à ses parents très très stricts qu’elle n’a pas eu pour la deuxième fois sa première année et qu’elle ne reviendra pas à la maison. De toute manière, ses parents ne s’en doutent pas mais elle rentre de Nice et est actuellement à Narbonne. Toujours avec sa copine et pleins d’amis…
Elle emménage alors dans un petit quartier résidentiel de sa ville. Dans une maison magnifique, grande et munie d’une piscine ( chose non négligeable, surtout l’année de la canicule!), le tout au frais de la princesse. Oui, ben pour la première fois de sa vie elle a de la chance! Elle trouve même une solution pour son avenir qui réconforte ces parents : un BTS par alternance = payes + études…
 
Banzaï
Il va bien falloir un jour que cette maison soit vendue et c’est là que les deux compères ou plutôt commères emménagent enfin ensemble… Tout se passe très bien.
 
C’était pas au programme
Pendant un an et demi tout se passe très bien, malgré l’arrivée imprévue d’un enfant. La studieuse continue ces études et la « fofolle » continue son travail, ces études et l’éducation de son enfant… 
 
 Achtung
En juillet, premier avertissement : la studieuse se sent trop oppressé par les demandes de la fofolle et de son enfant…
Petit recadrage et c’est reparti car dans la vie en générale et en communauté particulièrement l’élément le plus important est la communication.
Ainsi tout reprend son cours et tout se passe très bien… Tout le monde a trouvé son équilibre.
 
Mais qui a encore changé le programme?
Au mois de février suivant, l’incompréhensible commence… La studieuse arrête la fac après des partiels qui n’étaient sommes toute pas mauvais bien que pas excellents. Sans en informer personne, même pas son amie, la colocataire. Une fois que celle-ci s’en rend compte, elle n’aura pour seule explication qu’un « ça m’a gavée » qui la laisse encore sur sa faim… Puis elle refuse tout contact avec le père de l’enfant de son ami qui vient juste d’être mis au courant. Elle va jusqu’à, inconsciemment pense-t-on, empêcher son amie de le revoir…
Enfin c’est trois fois d’affilée qu’elle bousille littéralement le week-end de sa colocataire. Et les mères de famille savent à quel point le temps libre pour elles est précieux et à utiliser avec beaucoup d’intelligence sinon, il est perdu et laisse un vilain goût d’amertume.
 
Le plus produit
La fofolle est têtue et après plusieurs tentatives d’explication, une porte cassée, et beaucoup de méchanceté gratuite, elle décide de passer au-dessus car l’air de rien c’est l’heure pour elle réviser son examen final.
Pas de chance, elle devra d’abord s’occuper de son fils, car la nounou a aussi droit à des vacances, puis de l’amie d’enfance de sa « copine » qui s’est enfin payer l’opération de chirurgie esthétique dont elle rêvait depuis si longtemps et au final, pas une seule seconde pour réviser tranquille.
A peine le temps de survoler quelques cours qu’elle a déjà fini ces examens. Seule.
 
 L’ultime coup de poignard ?
Après avoir réfléchi et tourné le problème dans tous les sens, notre future recalée au BTS décide de quand même prendre un appartement plus grand avec son amie de toujours. Après tout, elle n’est pas comme ça normalement et elle se dit que tout le monde a besoin à un moment donné de faire un bilan sur sa vie, d’explorer d’autres voies avant de s’engager quelques part…de prendre soin de soi quoi!! Même si c’est au détriment des autres, elle comprend. Enfin elle essaye… Sauf que quand à quinze jours du déménagement, l’autre n’a toujours pas fourni le moindre garant alors que c’est elle qui a insisté sur le choix de l’appartement et c’est encore elle qui a signé les chèques de la caution et des frais d’agence, seule, dans son coin, on commence forcement à s’inquiéter. 
On prend des nouvelles et comme toutes les phrases que j’ai prononcées depuis quatre mois, je la commence par « ne te vexe pas » et je la termine par « ce n’est pas un reproche » La réponse fut à la hauteur des appréhensions : aucune réponse.
Un démerden ti sich géant.
 
Morale ?
Il n’y en a pas. La vie est comme ça. Dans certains cas, il faut être assez lucide pour partir, tourner le dos à tout un pan de sa vie et ne jamais se retourner. Surtout il faut laisser toute la rancœur et les regrets à la porte que l’on franchit et ne jamais plus y repenser.
La volonté et la colère sont souvent de bons moteurs mais il existe certaines exceptions où il faut abandonner sans haine ni reproche…
Il suffit juste de retenir que la communication est à la base de tous les rapports.

Mon autopsychanalyse

Aujourd’hui est le premier jour de ma nouvelle vie. J’ai débuté un nouveau stage et, pour m’y rendre, j’ai trois-quarts d’heure de trajet, ça laisse largement le temps de cogiter.
 
Hier, je me suis pris un nouveau vent, j’en deviens spécialiste et j’étais en colère : mais pourquoi ça m’arrive ? Je ne pense pas être particulièrement moche ou conne et pourtant…  Bon, je vous rassure, ça ne m’a pas empêché de dormir, finalement, je me suis endormie assez rapidement. Ce matin, je me suis levée encore énervée et, alors que je me rendais à la poste dès huit heures du matin pour récupérer ma free box, je commençais à échafauder une nouvelle théorie : tout est une question de karma. Si ma vie actuelle est la conséquence de ma vie passée, j’ai dû être une personne très belle (homme ou femme, mais ça me crispe un peu de penser que, moi aussi, dans une autre vie, j’ai eu un pénis) qui a dû briser un nombre incroyable de cœurs.
 
Cette théorie n’était pas franchement gaie parce que ça veut dire que ça ne changera pas. J’arrive à mon stage et je découvre un nouveau stagiaire, Paul. Le sosie de Jacques Villeneuve, les yeux bleus en moins… Je range ma langue et éponge ma bave me disant que mon stage s’annonçait bien mais le Paul en question est aussi chaleureux que la Sibérie en décembre… Et pourtant, je vais forcément craquer pour lui.
 
A midi, alors que je m’acheminais à l’autre bout de Paris pour prendre deux photos pour mon webzine, j’ai soudain été frappée par une révélation. Hier soir, je discutais avec Linga sur MSN et elle me disait que, déjà, j’avais un petit problème d’adéquation : je veux une relation un tant soit peu sérieuse et je la cherche sur meetic… Ce n’est pas vraiment un bon plan. Reprenant cette réflexion et analysant mon passé sentimental pour le moins catastrophique, j’ai réalisé quelque chose : j’ai un problème, je fais exprès de flasher sur des mecs avec qui il ne se passera rien. Je vous détaille rapidement ma vie sentimentale pour que vous compreniez bien.
Adolescente, je craquais toujours sur « le beau mec là-bas », c’est à dire un garçon qui n’avait pas la moindre connaissance commune avec moi et avec qui je ne parlais jamais. Donc, pour arriver à quoi que ce soit, ce n’est pas gagné. Arrivée à la fac, j’ai craqué sur un prof (il était vraiment mignon, des fesses à mordre, un sourire charmant, des yeux…aaaaah ! Mais un prof, donc totalement inaccessible) et un pédé pas encore déclaré (Gauthier, tu restes le seul homme de ma vie ! ;)). Tout ça pour terminer dans les bras d’un dépravé sexuel. Notre relation fut pour le moins chaotique : déjà, nous vivions à 700 km l’un de l’autre et quand on ne se voyait pas pour multiplier les brouettes tonkinoises et saltos thaïlandais, on s’engueulait. Gauthier m’a avoué récemment qu’à l’époque, il m’aurait frappé pour que je cesse de fréquenter ce gars.
 
Après, il y a eu Guillaume, une belle et longue histoire mais c’était franchement pas gagné, au départ… Je l’adore mais je me rends compte aujourd’hui (enfin, non, ça fait longtemps que je le sais) que nous n’étions pas compatibles et les premiers mois furent assez pénibles, il a fallu que je me batte pour que ça tienne.
 
Et depuis, ma vie amoureuse ne ressemble à rien : je n’ai craqué que sur des mecs en couple (plantade assurée) ou des garçons que je connaissais surtout sur MSN. Et plus le vent se précisait, plus j’insistais ! Alors je me suis inscrite sur meetic et j’ai craqué sur LE mec qui n’a pas voulu faire de cochonneries avec moi. Objectivement, des meeticboys que j’ai rencontré, le mieux, c’est Benoît : physiquement canon, intéressant et quel étalon ! Certes, il a une voix bizarre et il est allergique aux chats mais jusqu’au coup de pute qu’il m’a fait il y a 15 jours, il avait tout pour que je craque sur lui mais ça ne s’est pas passé comme ça… Sans doute parce que je l’avais déjà eu.
 
Et maintenant que je regarde mes « prétendants » actuels, je me rends compte que je cherche les complications : un a déjà un enfant, un autre est l’un des meilleurs potes de Louis. D’ailleurs, là, je me retrouve le cul entre deux chaises, j’ai l’impression d’être un trophée pour eux : Louis m’a dit que Aurélien était puceau (il sait que ça me branche pas du tout, un puceau), Aurélien m’a dit que Louis avait tout intérêt à le casser auprès de moi pour ne pas griller son plan cul (moi, en l’occurrence).
 
A côté de ça, j’ai rencontré un garçon charmant sur meetic, mignon, un sourire magnifique, intelligent, adorable… Mais l’étincelle n’a pas eu lieu. J’avais un collègue plutôt appétissant à la ligue, Ludovic, mignon, un sourire magnifique, intelligent, adorable… Mais l’étincelle n’a pas eu lieu.
 
Alors voilà : on dirait que je le fais exprès de craquer sur LE mec qui ne s’intéresse absolument pas à moi. J’ai la lose en amour mais je vais tout pour.
 
Partant de ce constat qui m’est apparu comme une évidence, j’en ai cherché les raisons. Je ne suis pas sûre de les avoir trouvées, j’ai plusieurs possibilités :
– je suis allergique au bonheur. Comme je réussis dans mes études, je dois chercher inconsciemment à rééquilibrer la balance. Curieusement, je dois penser que le bonheur total est indécent donc je me gâche toute seule, comme une grande.
– mes parents étant un exemple trop parfait de couple uni et, pensant inconsciemment ne jamais arriver à vivre le même bonheur qu’eux, je gâche volontairement toute histoire possible. J’en parlais l’autre jour à ma petite sœur qui ressent la même chose que moi. Mes parents sont un modèle à ce point parfait de bonheur conjugal que nous avons peur de ne pas arriver à leur cheville.
– je cherche le prince charmant mais je sais qu’il n’existe pas. C’est là l’hypothèse la plus probable, selon moi, je m’explique. Je cherche un homme parfait e tout point mais comme il n’existe pas, je le fantasme. Je lui donne le visage d’un garçon qui me plaît, je vis une relation rêvée mais ne fait rien pour réellement la concrétiser. En craquant sur un homme inaccessible, je ne risque pas de déchanter en me frottant à la réalité. Je suis une fille rêveuse, j’adore passer du temps à rêvasser, à imaginer ma relation avec un garçon qui, finalement, n’existe pas. Dans ma tête, nous vivons des instants merveilleux qui ne se dérouleront jamais dans la réalité. Il y a quelques temps, une astrologue du forum d’aufeminin avait fait mon thème astral et m’avait dit que ma recherche d’amour était absolue, voire mystique. Aujourd’hui, je me rends compte à quel point elle avait raison. Je veux un amour si pur, si parfait, que je fais tout pour ne pas déchanter.
 
Je suis bouleversée d’avoir pris conscience de ça. Réalisant ceci, je me suis alors sentie sereine comme jamais, légère comme une plume, belle comme un matin d’été. Il y a un peu plus d’une semaine, Linga m’avait tiré les cartes et annoncé, outre ma non-relation avec Julien, que j’allais trouver une certaine sagesse. Une copine ésotérique a analysé mon rêve de samedi et m’a également annoncé une transformation, que j’allais atteindre la sagesse. Je vous raconte mon rêve, au passage, car il est très drôle. Au départ, je suis actrice et je joue dans un film avec Brad Pitt et Angelina Jolie. Dans ce film, ils sont mariés et je suis la maîtresse de Bradounet (pourquoi s’emmerder ?), Angelina le sait et laisse faire. A un moment, je suis sur le dos de Bradounet à lui faire un câlin quand il disparaît et il revient en tombant du soleil (non, je ne prends aucune drogue). Et soudain, le temps s’accélère à toute vitesse, il fait jour, nuit, jour, nuit, Brad, Angelina et moi vieillissons à vue d’œil et nous ne pouvons rien faire pour empêcher ça. Je me retrouve soudain entourée de ma famille, nous marchons. Ma sœur et moi mourrons les premières et nous décomposons aussi sec mais je continue à voir la scène, tout le monde tombe au fur et à mesure sauf mon grand-père paternel qui enterre ma grand-mère, son épouse, autre dernière survivante, qui est accueillie par nos âmes. Et mon grand-père reste seul… Ce qui est intéressant c’est que, dans les personnes de mon rêve, la seule personne réellement décédée est mon grand père, il y a 18 ans. Selon ma copine ésotérique, la vieillesse puis la mort indique que je vais atteindre une sagesse en me transformant.
Et je pense qu’elle a raison : ce vent que je viens de me prendre ne m’a pas attristée mais mise en colère, signe que je n’étais pas amoureuse de Julien mais en colère parce que ça a cassé mon fantasme. Maintenant que je comprends mon mécanisme, je sais comment briser cette vilaine spirale d’échecs sentimentaux : en arrêtant d’attendre des choses et de prendre la vie telle qu’elle vient. Je n’ai qu’à fantasmer sur Bradounet et vivre mes amourettes sans me prendre la tête, arrêter de vouloir à tout prix un seul mec que, de toute façon, j’idéalise trop.
Ce soir, je me sens bien. En rentrant, ce soir, j’ai accroché pas mal de regards… Ce n’est donc pas parce que je suis moche que je me prends tous ces vents… C’est parce que je les cherchais.

La semaine de Gauthier

 

Tout commence par un début de semaine à la poste (ô joie des boulots d’été…) moi je dis la poste c’est nul et j’en ai marre de bosser, surtout après LA cuite du week-end dernier… Cause de la cuite? Lucie fête la fin de ses oraux, et dans le doute d’un échec on fait la fête avant (et pis si elle réussi on la fera deux fois arf).

Océane ayant déposé son fils chez mes parents, nous voilà en mauvaise posture éthylique dès 21h… No comment, nous sommes ignoblement alcooliques!

Donc mardi soir je finis le contrat (et me voilà en quasi vacances jusqu’à début août!) et là je me dit « chouette je vais pouvoir aller à la piscine, aller voir ma grand mère, aller faire les soldes, aller en Andorre faire des courses et voir mon amie qui y vit, aller sur le net et choper du petit jeune esseulé! Bref suis en vacances »

 Mardi soir je me met sur le net et je « chope » mais alors bon là c’est pas gagné… Le mec bi à tendance exclusivement hétéro qui ne sort qu’avec des filles mais adore se faire prendre en levrette de temps en temps! Bingo je fonce, photo floue mais bon il semble mignon. J’arrive chez lui et … c’est le drame! Mon dieu qu’il n’est pas beau! Argh… Tendance anorexique et pas beau quoi! Bon je me dit « tu viens de traverser Toulouse, tu bois un verre tu discutes et tu prétextes une montée de fatigue soudaine version narcolepsie latente et tu te sauve! » et on papote, papote, papote et il me saute dessus! Je me laisse faire, j’évite de trop l’embrasser et je ferme les yeux en me demandant « que faire? » et pis je me dit « bon je me laisse faire quand il va me déshabiller il n’y aura pas d’érection et tu dira que t’es trop crevé et tu partiras…. » tout homme sur terre ne souhaitera jamais de ne pas avoir d’érection, au contraire (cf vente de viagra) ben moi si j’avais eut un cachet pour être impuissant 24h je l’aurais pris! Donc il me jette sur son lit, me dessape, et là… C’est le retour du drame: je bande! AAAAAAARRRRRGGGGGGGGGHHHHHHHHH POURQUOIIIIIIIIIIIIIIIIII MOIIIIIIIIIIIIIIIII? Bon ok c’est comme ça? Ben on fait avec! Et là, j’ai eu le vieux flash du retour de ce que j’ai vécu y a quelques années: je serais une pute je me ferais payer au moins pour mes efforts!

Ça ne vous est peut-être jamais arrivé, et je ne vous le souhaite pas mais ces sentiments horribles « je couche avec, il me dégoûte presque, je pense à quelqu’un d’autre, il faut que ça se finisse vite, je me sens sale! » bref une pute! Mais moi je le fais juste pour la gloire?

 Non je sais pas pourquoi je le fais…. Donc sur ce je me sens pas merveilleusement bien dans mes basket mercredi matin au réveil (je précise que je n’ai pas dormi chez lui là je n’aurais pas supporter!)

Mercredi: les soooooooooooooooooooooooooldes! Donc parti dans l’idée de dépenser 40€ je m’en fous pour 160€! Et là suis assez content de moi, la dernière fois le budget était de 50€ et me suis arrêté à 270€! Donc on s’améliore! Bref j’ai des ampoules aux pieds, j’ai mal au dos, mais suis content de mes trouvailles soldesques!

Jeudi: rien! Sauf le soir….. Avec quelques amis on décide de se mettre une race à l’appart d’un ami, puis on va au hot pepper (soirée pédale de notre belle ville rose) pas grand monde mais tout le monde été complètement saoul!!!!!!!!!!! Ça fait du bien ces petites réunions des alcooliques VIP lol

Là je tombe sur un mec et je bloque « je le connais, je le connais, je le connais, je le connais » mais impossible de savoir pourquoi je le connais, dans ces cas là une fois sur deux c’est un ex et je pète la honte « mais si on est sorti ensemble y a 2 ans pendant quelques semaines » « non désolé me souviens pas » « mais si je t’avais offert cette bague que tu porte là! » « aaaaahhhhh oui bien sûr c’est toi » bref le honte! Donc je me repasse tous ce que je peux mobiliser d’ex dans ma visionneuse perso, mais rien, je finis par aller le voir « bonjour on se connaît du net sûrement? » « non » « mais si mon pseudo, c’est …. » « ah salut! » et là le mec sourit et se barre…. Ok prend toi ça dans la gueule et ramasse les morceaux… Putain ça fait 6 mois que je cause avec et quand on se voit il me fout un wind surf? AAAAAARRRRRRRRGGGGGGGGGHHHHHHHHHH BARMAN À BOIRE!!!!!! Deux verres cul sec plus tard il revient me voir « salut tu vas bien? Tu t’amuses ? « ouais » (imaginé le « ouais le plus glacial que vous puissiez sortir un jour dans votre vie ben c’était celui là!) donc il commence à blablater et moi je fais des réponse monosyllabique (suis très soupe au lait surtout quand je bois, non mais me foutre un vent à moi! Il est suicidaire celui là!). Mes amis me rappellent que ça fait 1h qu’on devrait être rentré, donc je dis au revoir et je m’approche du mec en question « je dois filer, on se voit bientôt? Je t’embrasse, amuse toi bien! » et là il me bloque pour me faire la bises le plus tendancieuse du millénaire (celle qui déraperait bien sur les lèvres si jamais on veut bien l’aider) donc je lui fous ma langue dans sa bouche! Et il se laisse faire…

Je rentre chez moi le coeur léger (en plus j’ai même pas besoin de lui demander son tel parce que je l’ai déjà et toc lol) et je lui envoie un petit message gentil en espérant le revoir..

Là dessus nous sommes vendredi, et moi suis en gueule de bois totale! Malade, mort de fatigue, envie de vomir et de me trépaner à cause de mon mal de tronche! Là je me lève comme je peux, je rampe jusqu’à la salle de bain, je me mets la tête dans l’armoire à pharmacie, avale tout ce qu’on ne doit pas prendre avec de l’alcool dans le sang en me disant « Vaut mieux être shooté que malade! » les cachets ne font pas encore effet que j’entends du bruit dans le salon! Diantre un voleur? Non… Pire…. Mon père bosse à la maison aujourd’hui! Mon père qui bosse à la maison c’est quoi? Il joue au solitaire sur son pc portable devant le tour de France et dès que je passe devant il fait semblant de travailler (bref un gamin en gros!) papa je le dis haut et fort ici, tu as le droit de ne pas avoir de travail! De toute façon il est en préretraite et il s’entraîne à ne rien faire lol

Donc je passe l’après-midi à errer dans les méandres de l’alcool en descente et là Anne me propose un ciné! Douce Anne, toi t’es gentille quand suis malade tu me propose pas des soirée méchantes! Donc nous voilà parti pour aller voir Madagascar. Ben ce film c’est GÉ-NIAL! Donc je rentre chez moi vers 1h, je vois les deux dernières minutes de Sex and the City et je me met à chatter avec Nina jusqu’à pas d’heure, on dit du mal des hommes, des miens, des siens, de tous ce qui porte un caleçon en gros (bref comme à chaque fois qu’on cause lol) mais cette fois j’ai pas eu droit à l’indémodable « moumour t’es le seul homme à pénis que j’aime! » (oui dans le monde de Nina il faut préciser si un homme à un pénis ou pas! cherchez pas… C’est son monde lol) ça prouve donc qu’elle n’était pas si écoeurée que ça (elle s’est trouvée plein de nouvelles cibles mais elle vous racontera tout ça!)

Bref là nous sommes samedi, je suis seul, mes parents sont allés voir mon petit frère dans sa campagne perdue… Et j’ai même pas invité mes amis chez moi parce que j’ai pas eu le temps, je ne sais pas quoi faire aujourd’hui, ni ce soir, ni demain, c la lose…

 

Les tue l’amour

(Aujourd’hui, je suis malade donc j’écris un article rigolo et inutile, en attendant les aventures de Victoire, Océane, Fulbert, Anne et moi-même)
 
Allongée sur mon lit, écrasée par la chaleur et par la fièvre, j’ai eu une conversation édifiante avec Victoire en fin d’après-midi, par téléphone interposé. J’ai donc décidé de
rédiger un petit article sur ce qui tue l’amour chez les hommes. Je précise avant tout à mon lectorat que j’ai de la fièvre donc si cet article part dans un verbiage délirant, vous comprendrez pourquoi.
 
Imaginez la scène suivante : cela fait six mois que vous courez après Paolo, votre charmant voisin aux yeux verts étincelants et aux fesses délicieusement bombées. O Seigneur,
Paolo se rend enfin compte de votre existence et, mieux, il vous propose d’aller prendre un verre. Cette invitation est-elle pleine de sous-entendus ? Vous décidez que oui donc opération épilation, gommage, autobronzant (j’ai découvert ce produit, hier, j’ai une mine ravissante malgré ma fièvre, mais j’ai une vilaine trace sur le bras !), vous enfilez votre string fétiche (celui qui donne envie d’être enlevé), vous vous parfumez dans les coins stratégiques… En somme, vous vous faites belle pour la brouette du siècle.
 
La soirée se déroule à la perfection, vos jambes et vos mains se frôlent, vous lisez dans ses yeux la promesse d’une nuit des plus torrides. Vous lui proposez habilement de venir boire un dernier verre chez vous. L’ambiance est parfaite : un délicieux vin rouge, des bougies, une douce conversation et, inévitablement, vos lèvres finissent pas se croiser. Les caresses se font de plus en plus précises, ses mains commencent à se promener sous vos vêtements. Excitée comme une puce, vous le traînez dans votre chambre et entreprenez de vous effeuiller mutuellement. Au moment de lui retirer son jean parfaitement moulant, quelle surprise : le monsieur a pris l’initiative de porter un string… Evidemment, voir le paquet de monsieur moulé dans ce ridicule bout de tissu qui s’insinue entre les fesses déclenche un irrésistible fou rire. A partir de là, la brouette est définitivement compromise : outre le fait qu’une bonne tranche de rigolade n’entretient pas vraiment la libido, l’ego de monsieur sera irrémédiablement froissé.
 
J’aimerais savoir qui a eu l’idée d’inventer les strings masculins… Avec Victoire, nous rigolions sur les dessous masculins : rien n’est vraiment sexy mais le string, c’est
vraiment l’optimum du ridicule. Messieurs, pour vos rendez-vous galants, préférez un boxer, c’est ce que nous aimons le plus.
 
Parties à délirer sur les tue l’amour, nous en sommes donc arrivés aux chaussettes. Vous savez, les vieilles chaussettes de tennis blanches qui virent au gris avec les deux bandes de couleur, en haut… J’avoue que mon ex avait une passion pour ces chaussettes et adorait sortir de la salle de bain avec les chaussettes montées jusqu’aux genoux et le slip sloggy remonté jusqu’à la taille… Rassurez-vous, cet attirail n’avait pour but que de me faire rire, pas de m’exciter.
 
Les tue l’amour sont nombreux et varient selon les personnes, je pense qu’il y aura bien quelqu’un pour me dire qu’il aime les strings masculins (tous les goûts sont dans la nature…)… Pour ma part, je suis assez allergique à la saleté. L’autre jour, je discutais avec un jeune homme qui m’avait plu, dans le temps, et soudain, j’ai eu un choc. Ses dents étaient jaunes ! Mais depuis quand ne s’était-il pas lavé les dents, celui-là ? Et dire que j’avais voulu mettre ma langue là-dedans à une époque ! Profondément troublée, je ne voyais plus que ces quenottes et je suis partie assez vite, dégoûtée… Gauthier m’a raconté qu’une fois, il avait ramené un jeune homme chez lui mais une fois qu’il l’avait déshabillé, il l’avait renvoyé chez lui illico, tant le jeune homme était d’une propreté douteuse. Je pense que, dans la société où l’on vit, prendre une douche par jour quand on en a la possibilité n’est pas un luxe mais un réflexe. Coucher avec un crado, il n’y a pas moyen.
 
Ne soyons pas mesquines, il y a également des tue l’amour chez les femmes… Nous en parlions avec Victoire, tout à l’heure : le collant. Déjà, il faut trouver la bonne taille
et ce n’est pas évident : pour ma part, soit le collant s’arrête à mi-hanches, soit il monte jusqu’à la cage thoracique… De plus, les hommes ont du mal à se débattre avec un collant, ce n’est pas pratique à enlever. Si vous avez une brouette de planifiée, préférez des bas. J’ai d’ailleurs remarqué que les bas inspirent beaucoup les hommes et la plupart préfèrent ne pas les enlever, réminiscence de leur adolescence passée devant les films pornographiques. Autre dessous peu engageant : la vieille culotte petit-bateau qui vire au gris et qui poche au niveau des fesses. Mesdemoiselles, les hommes aiment la soie et la dentelle ! Et puis la soie, c’est doux sur notre peau si délicate, pourquoi ne pas en profiter ? Ça fait plaisir à tout le monde…
 
Et l’épilation ? Je ne connais pas beaucoup d’hommes qui apprécient de caresser une jambe poilue. La nature nous a ainsi faites, pourquoi vouloir à tout prix lutter contre
notre pilosité ? Je peste à chaque fois que je m’épile mais, honnêtement, je me trouve plus séduisante avec des aisselles lisses et des jambes imberbes… Il est intéressant de voir à quel point j’ai intégré cette norme. Un jour que je discutais avec des amis dans mon ancienne université à tendance anarco-communiste, une jeune fille s’approcha de nous pour nous demander une cigarette. Vêtue d’un débardeur, elle laissait voir des aisselles velues qui m’ont interpellées. Une femme poilue, je ne suis vraiment pas habituée et, pour être honnête, je trouve ça inesthétique.
 
Enfin, il y a des paroles qui vous cassent une ambiance. Gauthier m’a raconté qu’une fois, il était en préliminaires avancé avec un gars qui lui a lâché un poétique « bourre-moi »… Suite au fou rire de Gauthier, la brouette n’a pas été conclue.
 
Un peu d’autodérision : alors que j’étais avec mon ex, nous étions bien partis, aussi, quand j’ai lâché un guttural « oh oui !!!! »… A ce moment-là, j’avais une voix très féminine. Mort de rire, mon ex m’a regardé et m’a demandé : « Robert ? ». Bon, comme je l’ai dit plus haut, une fois qu’on est parti à rire, il est difficile, voire impossible, de rattraper une brouette.
 
De façon générale, je crois que dans ces moments-là, il vaut mieux se taire et savourer car c’est fou ce qu’on peut dire sous le coup de l’excitation. Et des fois, ça tue
l’amour !
 

La fréquence des rapports sexuels

Voici un sujet qui va passionner mes lecteurs et, en plus, attirer du monde sur mon blog. D’ailleurs, pour augmenter l’audience, je glisse d’ores et déjà les mots fellation, cunnilingus et sodomie dans ce texte. Ce n’est pas parce que je vais en parler, juste pour voir si le nombre de visiteurs uniques va augmenter suite à la publication de cet article. Mais je rassure les âmes pures et prudes, je vais parler de sexe Pas réécrire le Kama sutra.

Aujourd’hui, je suis d’humeur badine. Il fait beau, la chaleur revient et je retrouve Benoît, un camarade de brouette, ce soir. Pourtant, la semaine avait mal commencé, un nouveau déboire amoureux donc je parlerai plus tard mais la vie est curieuse : c’est quand on se sent moche et indésirable qu’un camarade de brouette se manifeste.

Hier soir, j’ai regardé la télé, honte à moi. Il y avait « Ca se discute », une émission consacrée justement au sexe et à la bonne fréquence des rapports sexuels. J’avoue que j’en ai vu juste un bout car je ne suis pas une fanatique de ce genre d’émission. Une dame d’une quarantaine d’années répondait aux questions de notre Jean-Luc national, je vous retranscris ici le dialogue tel quel :

« Pour lui, cinq à six fois par an, ça suffisait.

– Et vous ?

– Moi, ce serait plutôt cinq à six fois par semaine.

– Et vous êtes mariés à ce monsieur ?

– Non, divorcée. »

Un blanc éloquent s’en est suivi mais j’ai coupé l’émission là, ça me suffisait. Ce petit dialogue a été prononcé pendant que je fermais mes volets et que je me battais avec mon chat pour pas qu’elle sorte pas la fenêtre et mon cerveau s’est mis en ébullition. Quelle est la bonne fréquence des rapports sexuels ? Bon, je brise immédiatement le suspense : il n’y a pas de réponse. Ca dépend des gens, des moments, des lieux…

Alors je me penche sur mon cas et je me rends compte que le sexe est quelque chose de fluctuant, chez moi : il y a des moments où je n’en ai pas du tout envie, d’autres où je ne pense qu’à ça. J’en parlais un soir, avec Gauthier, qui m’a dit cette phrase au combien vraie : « Tu vas voir, plus tu le fais, plus tu as envie de le faire ». Quelle sagesse…


Après tout, ce n’est pas évident à admettre : même si le sexe s’affiche partout (on a même vu récemment Paris Hilton faire l’amour à une voiture pour vanter une marque de hamburger, j’ai pas bien compris le rapport…), il n’en reste pas moins qu’il est difficile de revendiquer son appétit sexuel.

Pour ma part, je pense être dans la moyenne ; je n’ai pas besoin de dix rapports par jour pour être épanouie mais je ne suis pas frigide non plus. Tout dépend du contexte. Par exemple, en période de partiel, je ne suis pas du tout attirée par une petite brouette car je suis dans un état de fatigue mentale. Franchement, j’ai beaucoup d’estime pour les historiens, théoriciens et compagnie mais lire du Bourdieu n’a jamais aiguisé mon appétit sexuel. Par contre, ça a souvent alimenté de mémorables migraines. Faut dire ce qui est : Bourdieu est un
théoricien fascinant mais c’est agaçant cette manie qu’il a de faire des phrases de trois paragraphes bourrés de termes qu’il vient d’inventer.

Mais je perds mes lecteurs, là, je reviens sur ma vie sexuelle.  Il y a donc des périodes moins propices au sexe. Dans ces périodes troubles, je préfère
de doux câlins. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais rien n’est plus agréable que de s’endormir dans les bras de l’être aimé après une journée bien difficile.

Heureusement, je ne suis pas en examen tout le temps. Si j’analyse ma vie sexuelle passée et présente, je remarque que toutes les saisons ont leur charme. Au printemps, les hormones sont en ébullition on « violerait une bite de trottoir » (dixit Gauthier) tant on ne sait plus quoi faire de notre trop plein de désir. J’aime bien le sexe de printemps car je le trouve globalement très explosif et fantasque : le soleil revient, notre humeur est au beau fixe. De là naît notre envie de bien s’amuser et on se montre plus imaginatif. En été, le sexe est plus langoureux… En automne, la fraîcheur qui arrive nous remotive et en hiver, on se réchauffe doucement au coin du feu.

Bon, il n’y a donc pas de période plus propice à une activité sexuelle qu’une autre : quel que soit le temps, on brouette. Mais la météo a une influence, en tout cas sur moi : j’ai remarqué que j’aimais bien faire l’amour quand c’est la tempête, au dehors, surtout quand il y a de l’orage. Je suppose qu’il s’agit d’une pulsion primaire, une sorte d’ode à la vie alors que c’est le chaos au dehors… C’est pareil pour le feu : dans les films romantiques, les héros ont tendance à copuler devant un merveilleux feu de cheminée sur un tapis en peau de
bête. Ca me fait penser à nos ancêtres d’il y a très longtemps qui n’avaient que leur feu de camp pour s’éclairer la nuit et avaient pour seule couche des peaux de bête. Personnellement, je n’ai ni l’un, ni l’autre… Au mieux, je peux faire l’amour devant des bougies mais leur puissance de feu n’est pas franchement impressionnante. Je suis une femme, je théorise le sexe.

Bon, suite à ces réflexions, quelle est la bonne fréquence pour moi en matière de sexe ? Et bien, je n’ai pas de réponse, tout dépend du partenaire. Il y a ceux qui m’attirent comme des aimants. Ceux-là, j’ai toujours envie d’abuser de leur vertu, de les toucher… De façon générale, en début de relation, il faut que ça bouge ! Je ne demande pas que le monsieur m’honore tous les soirs (car ça voudrait dire que toutes mes soirées lui sont consacrées et j’ai besoin d’un peu d’air) mais il me faut au minimum une nuit par semaine, voire un peu plus… Une
fois que le couple dure depuis quelques temps, ce n’est pas forcément pareil, il y a moins cette espèce d’attirance animale et plus de tendresse, il peut y avoir sexe sans pénétration, tripotages sans éjaculation (ce mot va me rapporter quelques lecteurs de plus)… Voilà d’ailleurs une excellente question que je n’avais pas encore soulevé : qu’est-ce qu’un rapport sexuel ? Car figurez-vous que la définition varie selon les personnes.

Nous avions discuté de ce sujet avec Gauthier, une fois : aux Etats-Unis, pays ô combien puritain, le rapport sexuel en tant que tel ne concerne que la pénétration vaginale. Ainsi, des jeunes filles qui pratiquent activement la fellation et autre sodomie peuvent se targuer d’être encore vierge. Nous avons tous les deux trouvés ça très hypocrite. Maintenant, pour moi, la fellation et autre cunnilingus font partie des préliminaires et ne comptent pas comme rapport sexuel. Ceci étant, je ne serai jamais assez hypocrite pour dire que si j’ai administré une fellation à un homme qui n’est pas le mien, je n’ai pas été infidèle puisque « je n’ai pas fait l’amour avec lui »…

Je parle de la fréquence des rapports sexuels mais qu’en est-il de la fréquence des non-rapports sexuels ? L’abstinence est-elle une bonne ou une mauvaise chose en soi ?  Ayant vécu une période de vide sexuelle, je me rends compte que ça a de vrais avantages. Ca permet de redécouvrir les joies de la masturbation et quand on retrouve (enfin) un camarade de brouette, qu’est-ce qu’on apprécie !

Trop de sexe tue le sexe, à mon avis, mais ça dépend. Le problème de la sexualité en couple, souvent, c’est le caractère rituel de la chose. Le jour où je ferai l’amour tous les jeudi soir à 22h47 avec mon homme car on est habitué comme ça, je pense que je demanderai le divorce. Ce que j’aime le plus dans le sexe en couple, c’est le côté surprenant. On se couche après une dure journée l’un à côté de l’autre, on s’embrasse chastement pour se dire bonne nuit mais le frottement des corps inspire… Et soudain, sans que ce soit planifié, la situation change et on se retrouve à partager un coït enragé. Oui car ce n’est pas parce que ça fait 10 ans qu’on fait l’amour avec une même personne qu’il faut que ce soit mou. 

Pour répondre à la réponse initiale : quelle est la bonne fréquence des rapports sexuels ? Pour moi, la réponse est simple : c’est faire l’amour à chaque fois qu’on en a envie

Qu’est-ce c’est, cette rubrique?

Comme tout vingtenaires qui se respectent, nous nous faisons draguer. Les 3/4 du temps (pour ne pas dire plus), nous tombons sur de gros lourds qui n’ont pas compris qu’on ne s’intéressait pas à leur personne. Vous nous désirez? Voici ce qu’il ne faut surtout pas faire!

Pour ceux qui veulent draguer intelligemment, inspirez vous de lui ou allez lire ce forum là.

Victoire

Alcool. Victoire sort souvent et est donc soumise à certains plans dragues classiques. Le pire pour elle? L’inconnu qui se permet de nous proposer un verre alors que nous sommes déjà saoules.

 

Intelligence. En soirée, toujours, un homme s’approche d’elle pour la flatter et lui adresse des compliments sur son intelligence. Comme elle le fait remarquer, c’est étrange comme remarque quand nous sommes vêtues d’une robe « ras la moule » avec un décolleté jusqu’au nombril… C’est pour le moins paradoxal : flatter une fille sur son intelligence alors qu’elle est vêtue ainsi, c’est vraiment la prendre pour une conne. 

 

La salle de gym. Victoire aime le sport et va à la salle de gym, haut lieu de drague, s’il en est. Cependant, il semble que sueur et subtilité de la séduction n’aillent pas de pair. A partir du moment où les hommes sont défigurés par l’effort, ils ne se donnent plus la peine de draguer dans les formes. Ainsi, notre amie Victoire a eu droit à un jeune homme qui lui a dit d’un air extatique : « quelle belle foulée », en regardant ses seins avec insistance. C’est pour ça que je dois être particulièrement nulle en jogging : je n’avais pas compris qu’on courrait avec notre poitrine.