Ton avis m’intéresse

Cette semaine marqua un changement : l’article le matin. Il me semble que ça ne soit pas l’idée du siècle vu que le nombre de commentaires s’est écroulé. Je pense que bouleverser
les habitudes a été une mauvaise chose donc question : je les remets le soir ou pas??

Merci de donner ton avis ! 🙂

La drague en boîte

Deuxième volet de « la drague vue par une fille qui n’aime pas ça ». Après la rue, voici un haut lieu de drague : la boîte de nuit. Des hommes et des femmes parés pour l’occasion et gigotent sur des musiques endiablées. Toute cette sueur active fortement les phéromones, on espère ramener un(e) partenaire de brouette pour terminer la nuit. Après tout, la pénombre, des mouvements en rythme tel un prélude à l’amour, l’alcool, les strass… Tous les ingrédients sont réunis ! Sauf que c’est pas une raison pour nous croire forcément consentantes.
drague-boite-de-nuit
 
En boîte, les discussions sont impossibles, il faut l’admettre donc on ne se base que sur ce que l’on peut juger : le physique. Après une conversation hautement philosophique « Et c’est quoi ton nom ? Nina et toi ? Jean-Paul. », on danse, on se tripote, on se mélange la langue et plus si affinités (dans les toilettes, la voiture ou même dans un lit, tant qu’on y est !). Du coup, des tas de jeunes loups (ou louves, d’ailleurs) affamé(e)s hantent ces lieux à la recherche du bon coup. Sauf que tout le monde n’est pas là pour ça, il faut savoir décoder les signes. Il y a deux ans, le prof de communication politique nous a expliqué que des sociologues avaient décrypté la drague en boîte et ils avaient révélé que contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce sont les femmes qui donnent le coup d’envoi de la séduction, en se trémoussant d’une certaine façon, en se touchant les cheveux…
 
A bien y penser, ce n’est pas faux. Bon, moi, les cheveux, je les touche tout le temps donc ce n’est pas nécessairement un indice (ben oui, quand je danse, ils me viennent dans la figure, faut bien que je les repousse). Mais si en boîte, un monsieur m’intéresse, je lui envoie des regards assez explicites… Je dirais même que je cherche son regard avec insistance et je vois : s’il n’y répond pas, je laisse tomber. A l’inverse, si je vois qu’un gars me dévore des yeux et qu’il ne me plaît pas, j’essaie de lui faire comprendre que je suis pas intéressée, le mieux étant en lui tournant le dos. Mais la plupart ne comprennent pas.
 
Il y a de tout en boîte dont certains mecs qui ont du mal à comprendre que non, c’est non et qui insistent lourdement. Quand je suis allée en boîte il y a un peu plus d’un mois, je me suis retrouvée aux toilettes avec deux filles, mortes poules, l’une d’elles commence à se lamenter sur les mecs car un jeune homme éconduit l’avait griffée… et pas qu’un peu, elle avait une sacrée estafilade sur la figure. Non mais on rêve ! Certaines se prendront des « pétasses » ou « salopes » très galants, ça donne vraiment envie de connaître le monsieur. Parce que c’est pas parce que monsieur vient pécho que toutes les filles doivent tomber à ses pieds et se faire traiter de la sorte si elles osent dire non.
 
Cet été, je suis allée en boîte avec Linga et Athéna : une Asiatique, une Antillaise et une châtain, bonjour le trio. On a passé la soirée à se faire entreprendre : trois filles ensemble, le pied. A un moment, un mec m’attrape la main (non mais ça va oui ? On n’a pas élevé les cochons ensemble mon gars). « Hé tu danses avec moi ?
– Non, suis avec mes copines.
– Et alors ?
– Et alors je veux danser avec elles, pas avec toi. »
Le problème quand on est qu’entre filles, c’est que nous sommes les proies faciles de tous les dragueurs, surtout les acharnés. Parce qu’apparemment, quand on n’est qu’entre filles, on est forcément en chasse. Et bien non, moi, je vais en boîte avec mes copines pour m’amuser. Si j’avais eu envie de danser avec monsieur, je lui aurais envoyé des signes. Et puis on me prend pas par la main, non mais !
 
Y en a qui privilégient à la quantité à la qualité : je me jette sur toute la chair fraîche environnante, y en a bien une qui va céder. Toujours lors de ma dernière virée en boîte hétéro, j’ai assisté à la chasse d’un pauvre type qui se jetait sur toutes les nanas et se prenait râteau sur râteau, forcément. Alors, là, j’entends les mâles qui hurlent : « ben alors quoi ? On a le droit de draguer qu’une nana par soirée ? » Je vous réponds : si je vois un mec draguer une nana, se prendre une veste et venir joyeusement m’entreprendre quelques minutes après, c’est clair qu’il va se prendre un vent. Hé oui, je ne suis pas une femme parmi tant d’autres, je suis un individu. La drague, c’est pas comme l’usine, ça marche pas à la chaîne. Quel crédit vais-je donner à un mec qui se jette sur moi avant tout parce que je suis de la chair fraîche ? Si je lui dis non, il va attaquer une autre fille, ça fait toujours plaisir…
 
Dans ma courte vie, je ne suis sortie qu’une fois avec un mec en boîte. J’étais dans ma période Pierre, un type m’accoste (enfin, vient danser devant moi) et comme j’étais résolue à mélanger ma langue ce soir-là, me suis pas faite prier. Sauf qu’il devait faire deux mètres et moi beaucoup moins. A un moment, je lui demande son prénom (oui, après avoir visité sa cavité buccale, la te-hon) et il me répond Pierre donc je l’indique discrètement à Gauthier quelques mètres plus loin qui explose de rire. Résultat, on a passé la soirée à se rouler des pelles sur la piste de danse à tel point que quand on s’est décollé, à un moment, des gens ont applaudi (la te-hon bis). Résultat : ben rien, fin de la soirée, fin de l’histoire. Le lundi, j’ai croisé un mec à la fac qui lui ressemblait terriblement, j’ai jamais su si c’était lui ou pas mais vu qu’il était équipé d’une greluche, j’ai jamais osé demandé. En même temps, deux jours plus tard, je sortais avec Guillaume 1er du nom donc ça n’avait plus d’intérêt. Ceci étant, je ne crois pas que je puisse trouver le géniteur de mes trois enfants en boîte. Peut-être me trompe-je mais c’est tellement la foire aux bestiaux que les histoires qui naissent là sont souvent éphémères. De toute façon, je ne veux plus sortir avec un mec en
boîte. Pas tant par principe que par souci technique : en boîte, il fait sombre, j’ai pas mes lunettes donc le Brad Pitt de la boîte pourrait se révéler être Jean-Louis Bidochon le lendemain au réveil. Avec ou sans alcool dans mon sang.
 
Je n’aime pas la drague en boîte. J’ai un peu l’impression que c’est le marché aux bestiaux, faut à tout prix se trouver une moitié sinon, la soirée est gâchée. Personne ne peut concevoir qu’on va en boîte juste pour danser ou pour passer un bon moment entre amis ? Pourquoi sommes-nous tous censés être là pour « choper » ? Hé oui, moi, si je vais en boîte, c’est avant tout pour transpirer un peu, pour me défouler, quel bonheur ! C’est sans doute pour ça que j’aime bien aller en boîte gay, au moins, je suis peinarde (quoique ça dépend de la boîte).
 
Autre question : pourquoi la discothèque est-elle à ce point l’ennemie de la galanterie ? Ok, il est difficile (voire impossible) de discuter en boîte, mais c’est pas une raison pour entamer la relation par une main au cul. Au passage, mon fessier n’est pas un espace public, on ne s’y balade que sur autorisation. Qu’est-ce qui pousse les mecs à croire que la discothèque est un lieu propice aux attouchements de toute sorte ? Je n’aime pas qu’on me touche, je déteste qu’un mec que je ne connais pas vienne se coller à moi alors que je ne lui envoyé aucun signe d’intérêt. Je me souviens quand j’étais allée en boîte avec mes collègues de mon premier stage, un mec était arrivé derrière moi et m’avait enlacée, s’agitant dans tous les sens derrière moi. Quand il a vu que je m’étais transformée en statue, il m’a lâchée, le tout sous le regard étonné d’un collègue. NON MAIS CA VA PAS ! Je veux bien danser collée serrée mais avec le partenaire que j’ai choisi, sans que ça engage quoi que ce soit au passage. En juillet, j’étais sortie en boîte avec des copains de Clara et je m’étais amusée à faire du frottis-frotta avec l’un d’entre eux. Un pur jeu de part et d’autre, on s’est bien amusés et voilà. Le problème, c’est que les trois-quarts des mecs pensent que le frottis-frotta mène à la brouette donc je ne le ferai jamais avec un inconnu. Alors qu’il ne me l’impose pas, merci.
Bref, la drague en boîte, ça me fait penser à la drague sur meetic : on se choisit uniquement sur des critères physiques et comme on pense que, comme la plupart des gens sont là pour choper, on se dispense des règles élémentaires de séduction. Erreur, erreur. Voilà pourquoi je ne vais jamais en boîte hétéro, ou alors avec mon pénis accompagnateur (un mâle qui joue le rôle de mon mec pour faire fuir les lourdauds, Gauthier, en général).

Le triptyque, week-end religieux

(Je me demande ce que ça va nous ramener comme lecteurs, ce titre)
 
Bien, après la version de Gauthier de notre week-end dantesque, voici la mienne. Samedi, donc, nous décidons d’aller chez la camarade russe de cours de notre Gau-Gau national. Pour une fois, je ne suis pas malade et mes soucis de la semaine s’étant réglés, je me sens en forme pour faire la fête.
 
 
Bon, déjà, la soirée commençait bien : Gauthier et moi nous donnons rendez-vous dans une station de métro pleine d’entrées et de sortie : moi à une entrée, lui à l’autre, on ne se trouve pas et nos portables font de la résistance. Je scrute les visages avec mes yeux de myope, pas de Gaugau. Bon, on finit par se retrouver et c’est parti.
 
Arrivés sur place, une petite rouquine nous accueille, suivi par un jeune homme : les hôtes. On rentre dans la pièce principale et là, suis un peu déçue : y a que des filles ! On parle avec notre amie russe et l’autre camarade de promo de Gauthier mais à peine arrivés, notre amie Svetlana nous tend une embûche : boire de la vodka au piment… pure, of course. Je sers les fesses et je bois… Ah ben non, ça n’arrache pas tant la gueule que ça (mais bon, moi, j’ai mangé du wazabi pur alors…). Par contre, le Gauthier, il nous fait un remake de Gérard Jugnot dans les Bronzés font du ski, la scène où ils boivent la liqueur d’échalote… Moi, je suis pétée de rire. Je bois un peu vite ma vodka, je grignote et bois des boissons non alcoolisées et là, deuxième défi : un cocktail dont j’ai oublié le nom : de la Cachaça (orthographe ?), du citron vert et de la glace pilée. Oh la vache !! Gauthier nous refait Jugnot, je sens une étrange chaleur dans mon œsophage. On rajoute un morceau de sucre et comme je trouve ça bien meilleur, j’hérite du verre du GauGau. Bon, voilà après trois COCKTAILS à la vodka, Svetlana me donne un fauteuil poire, erreur fatale. Pour en rajouter, je prends quelques bouffées d’une cigarette qui fait rire et là, je pense dans une autre dimension. Un vodka orange et trois verres de champagne plus tard, mes souvenirs sont un poil confus. Y avait un mec que je trouvais pas mal mais il était venu accompagné d’une greluche même pas belle. La fille, elle était tellement survoltée que pour elle, Carla Bruni, ça doit être de la techno trans. De toute façon, suis pas en état de paraître séduisante (mes yeux se sont éteints tout seuls). Et puis après, je l’ai vu de près, il n’était pas beau du tout. Donc la soirée se passe, Svetlana, Gauthier et moi d’un côté (la copine de promo étant partie), les autres de l’autre, cool. A un moment, on veut prendre des photos de nous trois en faisant la grimace. Gaugau et moi sommes délicieusement déstructurés mais miss Svetlana a du mal avec le concept du tirage de langue donc on refait la photo une bonne dizaine de fois.
 
Bon, après, on s’en va, Gaugau récupère l’adresse mail d’un mec très moche qui a mis deux plombes à l’écrire sur un ticket de métro (suis déçue, moi, je croyais qu’il avait écrit plein d’autres choses le monsieur). Alors, là, deux options s’offrent à moi : soit je suis Gaugau qui a raté son dernier métro en boîte, soit je prends mon dernier train qui, lui, n’est pas encore parti donc je prends la deuxième option. Erreur : je suis saoule et je me retrouve seule, je vais forcément faire une connerie. Donc, sur le quai de la gare, en fumant une clope, j’ai une idée de génie. J’envoie à un gars qui me plaît une sublime déclaration à base de : « je suis saoule et j’ai envie de toi ». Sur le coup, je me trouve très forte : moi qui ne fait jamais le premier pas, là, j’ai carrément pris la voiture en sa direction. Je m’assois dans le train et ma tête bouge toute seule dans tous les sens, j’écoute distraitement la conversation de la nana en face qui explique qu’elle a démissionné de son boulot parce qu’Hassan a été nommé chef de rang, ce qui est dégueulasse (ah ?). Arrivée chez moi, opération décrassage et je décide de faire une grille de sudoku. Mais en fait, non, dès que je suis allongée, mon corps est soudain sujet à une très forte gravité et je m’endors comme une masse (option bave au coin de la bouche). Deux heures plus tard, je me réveille en plein bad trip, un truc énorme : le triptyque.
 
Allongée sur mon lit, voilà que mon cerveau se divise en trois : trois images, pensée en triple. En gros, vous imaginez trois miroirs dans laquelle se reflète la même image et là, ma pensée passe par les trois panneaux. Ca donne : « bouh, ça va pas », « bouh ça va pas », « bouh ça va pas ». « Tu es malade, lève-toi », « tu es malade, lève-toi », « tu es malade, lève-toi ». « Non, ça va passer », « non ça va passer », « non, ça va passer ». « Non, ça passe pas », « non, ça passe pas », « non, ça passe pas ». Donc mes deux autres moi et moi nous transposons dans la salle de bain pour vomir un peu. Et me voilà à 4h du matin affalée sur mon tapis de bain, sous le regard curieux de mon chat. Retour au lit et je m’endors jusqu’à ce que mon réveil me tire de mon sommeil sans rêve. Ceci étant, vu le badtrip que je me suis fait, heureusement que j’ai pas rêvé. Et là, tout me revient : oh putain, le texto ! Là, j’ai été la reine des connes, bravo ! S’il ne se barre pas en courant après ça, j’aurai de la chance. Oh putain le triptyque ! Je suis le premier cas de triple personnalité… Mais trois fois la même !
 
Le dimanche, je suis en compagnie de Gauthier et Emma, thème de la journée : « Djiseus Kraïst (Jésus Christ) et triptyque ». Comme on est fatigués, ça donne VRAIMENT du n’importe quoi. On monte à Montmartre (deuxième fois en une semaine pour moi et deuxième fois que je me prends de la neige, en haut) et c’est parti pour le délire total. Déjà, Emma veut à tout prix entrer dans le Sacré Cœur sur le front duquel il y a écrit « Jesus blablas blablas » (c’est du latin, j’ai retenu que Jésus) donc forcément grosse crise de rire. Ben, figurez-vous que Gauthier a pu entrer à l’intérieur sans être foudroyés sur le perron. On rigole. On voit la Tour Montparnasse et on hurle de rire : « hé, c’est la noiwe queue ! » (avec l’accent, please). On fait le tour de la Place du Tertre. Curieusement, personne ne veut nous dessiner (faut dire qu’il y a tellement de touristes), ce qui n’est pas plus mal. Si y a bien un truc que je déteste à Montmartre, c’est de ne pouvoir faire un pas sans qu’un type veuille me dessiner ! En plus, j’ai une gueule internationale. Mardi, un dessinateur m’a demandée si j’étais grecque, dimanche, j’étais espagnole ou italienne pour un monsieur qui voulait me faire un bracelet brésilien. Et bé non, je suis Française. Et puis avec ma gueule d’aryenne, je ressemble plus à une Anglaise ou une mini Scandinave qu’à une latina !
 
Bon, revenons place du Tertre, on décide de s’installer dans un café à 5 euros le coca (aïe !!) avec des serveurs extrêmement beaux, chaleureux, aimables, courtois… Non, je déconne, bien sûr. Déjà, on arrive à une table dans un coin, le serveur nous enlève tous les cendriers et s’engueule avec celui qui vient de nous placer : « non, c’est pas en fumeur, ici ! ». Ben, si, na ! Et là, c’est reparti pour du n’importe quoi, on dit « Djiseus Kraïst » toutes les trente secondes, je me prends un « toi et ton tryptique, ta gueule », tout aussi régulièrement. On parle sexe… Non, pardon, on hurle sexe, fellation, fist fucking avec gestes à l’appui mais comme on était les seuls Français dans la pièce, on s’en foutait un peu. En plus, il était bizarre ce café : dans les toilettes, la porte, c’est un miroir ! Donc je m’assois et je me retrouve face à moi-même. Et bien j’ai beau être totalement égocentrique, ça me gêne de me voir dans ces moments-là.
 
Retour chez Gauthier qui réalise soudain qu’il peut voir la « noire queue » de sa rue… Ca fait que 6 mois qu’il y vit, tout va bien. Là, je suis totalement survoltée et je me dis que d’ici peu, je dois voir Guillaume IIe du nom et sa copine, que l’on peut considérer comme ma « suivante » (dans le sens, la fille qui sort avec un mec après moi). Et là, j’ai peur de l’effrayer car je suis totalement hystéro. Vous le savez, moi, les exs, je me méfie d’elles mais ça me permet de voir quel genre de nanas aime mon mec (en dehors de moi). Donc, là, je me dis que si la demoiselle réagit comme moi, elle va avoir peur, très peur : « mais comment mon mec a pu sortir avec une hystérique droguée et alcoolique pareille ?? ». En plus, j’ai un peu la gueule à l’envers.
 
Finalement :
– la demoiselle m’a juste trouvée très bavarde (mais euh !)
– le gars du texto m’a pas envoyée chier comme une malpropre, il a même été plus qu’adorable pour le coup, ce qui me fait sentir deux fois plus conne…
– j’espère ne plus jamais avoir de triptyque de ma vie parce que ça fait perdre du temps de penser en triple.

8 mars, journée mondiale de la femme

Messieurs, aujourd’hui, c’est notre journée, hé oui. Et là, j’entends les sarcastiques : « ahahah, vous, vous avez un jour, nous, les 364 restant ! ». Ouais, ouais, ouais… La journée de la femme, en France, ça passe plus pour du folklore qu’autre chose. Hé oui, mesdemoiselles, réjouissons-nous : ici, on a le droit de faire ce qu’on veut.
 
Je suis née en ce bel après-midi d’avril (oui, le matin, moi je dors, même fœtus) avec un vagin et pas de zizi. Un drame pour mes parents ? Que nenni ! Hé oui, moi, j’ai
la chance d’être née dans un pays où avoir un bébé de sexe féminin n’est pas une catastrophe. En naissant en France, j’ai droit à pas mal de choses : à faire des études, à pouvoir avoir du sexe autrement que dans le but de procréer en me protégeant avec les moyens à ma disposition, à pouvoir avoir du sexe avant le mariage sans être la honte de la famille. Je pourrai même donner mon nom de famille à mes enfants si j’en ai envie et même si je suis mariée, youpi. Oui parce que si je me reproduis avec Brad Mortecouille, déjà qu’il y a peu de chance que je me marie avec lui pour porter un pareil nom (rassurez-vous, je ne suis pas pro mariage déjà à la base), mes enfants pourront naître Bartoldi et éviter les moqueries dans la cour de la maternelle. Bon, évidemment, en France, c’est pas partout pareil : dans certaines familles (et pas que musulmanes, très loin de là), ne pas avoir d’héritier mâle, ça la fout mal et les héritières femelles sont priées de ne pas avoir certains comportements…hum…indécents.
 
Mais bon, il y a des pays où naître fille est une vraie malédiction. Déjà, certaines sont tuées à la naissance car on n’a droit qu’à un bébé et un garçon, c’est mieux. Pour de nombreuses raisons, question d’héritage, question de dot… Quelque part, je me rends compte de ma chance à double titre : étant née fille, j’ai eu droit à une vie plus que décente et en plus, quand je me reproduirais à mon tour, on me reprochera pas d’avoir fait une fille. Surtout que c’est pas moi qui détermine le sexe du bébé mais le monsieur alors hein !
 
Il est des pays où les femmes ont droit à la vie : elles sont nées, elles sont là. Et point. Elles n’ont aucun droit : pas le droit de s’exprimer, pas le droit de voter, pas le droit de s’habiller comme elles veulent, pas le droit de sortir dans la rue sans un homme. Même pas le droit de porter plainte si leur mari les frappe. Enfin, techniquement, si, elles peuvent, mais ça ne servira à rien. Dès qu’une femme essaie de changer les choses, elle le paie de sa vie.
 
La journée de la femme, c’est surtout pour ses femmes là. Mais que faire pour elles ? Les féministes occidentales se concentrent surtout sur leur propre pays, ce qui peut se
comprendre aussi : comment un pays dit civilisé pourrait prétendre défendre les droits de femmes d’autres pays si dans leur propre patrie, leurs droits sont menacés ? En France, on n’est pas si mal, même si on est loin des pays scandinaves, leader sur ce point. En France, il reste encore des sujets graves, comme les femmes battues. Quand Marie Trintignant décède sous les coups de son compagnon, voilà qu’on nous apprend que 10 femmes décèdent des mêmes causes tous les mois. Combien de Marie Trintignant faudra-t-il pour que cela devienne un vrai crime ? Combien de Marie Trintignant pour que les femmes comprennent qu’être battue n’est pas honteux et qu’elles puissent enfin parler ? Et y a pas que ça. Combien de temps faudra-t-il encore pour qu’on n’entende plus : « elle s’est fait violer ? Fallait pas qu’elle s’habille comme une pute, aussi ! ». Mais bien sûr, et puis elle aurait pu s’abstenir de se balader avec l’écriteau « viole-moi » et si elle avait mis sa ceinture de chasteté, on n’en serait pas là… Bref !
 
Il y a donc des femmes bien plus mal loties que nous, mais que faire ? J’avoue que je n’en sais rien car de nombreux comportements sont inscrits dans les cultures depuis des siècles et des siècles, les faire changer relève de l’exploit. Le souci majeur, c’est qu’on ne peut leur imposer nos valeurs culturelles comme ça. D’une part, j’avoue que de dire que nos valeurs sont forcément meilleures que les leurs, ça me gêne, c’est ma vision des choses de petite Occidentale, ça. D’autre part, quand on impose quelque chose aux gens, on les braque plus qu’autre chose. Je crois qu’au lieu de condamner une société en bloc, il faut apprendre à la connaître et essayer de trouver les leviers qui permettront une égalité sexuelle. Après tout, nous, y a deux siècles, Napoléon promulguait le droit civil qui faisait de la femme une éternelle mineure…
 
Je ne le permettrai pas de cracher sur ces sociétés où les droits de la femme sont relativement inexistants, essentiellement parce que ce que je sais d’elle, c’est ce que j’en lis dans des journaux ou livres écrits par des Occidentaux, avec des yeux d’Occidentaux. Je ne suis jamais allée en Afghanistan ou en Tunisie pour voir sur place comment c’est. La bourka existe et je ne peux en nier l’existence mais je peux pas affirmer que toutes les femmes en Afghanistan sont vêtues comme ça, j’en sais rien (si quelqu’un a un témoignage sur le sujet, qu’il s’exprime). Ceci étant dit, je crois qu’un monde où tous les individus ont les mêmes droits indépendamment de leur sexe arrivera sans doute. Certains diront que c’est la faute à l’Islam. C’est sûr, nos nonnes, on ne les voile pas, nous, les femmes catholiques ne se couvrent pas pour aller à l’Eglise. Le problème, sans doute, vient du fait que les dogmes religieux ont été édifiés à une époque où les femmes étaient considérées comme des êtres inférieurs. Je crois vraiment que la lutte pour le droit des femmes ne doit pas se faire contre les cultures mais à un autre niveau, ce doit plus être une prise de conscience que tous les individus naissent libres et égaux, qu’ils aient un vagin ou un pénis. Mais bon, je ne suis pas utopiste, je ne dis pas que ça arrivera demain, je ne pense même pas que je verrai ça de mon vivant. Peut-être ma fille que je n’ai pas encore le verra, je ne sais pas.
 
Pourtant, être une femme, c’est beau. Certes, je ne pourrai jamais faire pipi debout et j’ai mes règles tous les mois mais je ne regrette pas d’être née femme. Un jour, je donnerai la vie à mon tour, je sentirai un enfant grandir en moi, je le verrais grandir en dehors de moi mais même quand il ne vivra plus dans mon ventre, un lien existera toujours entre nous quoi qu’il arrive. Je suis née femme et ce n’est pas un handicap car je suis née au bon endroit. Je suis maîtresse de mon corps et de ma vie.
 
Je rêve du jour où toutes les femmes, où qu’elles naissent, pensent comme moi. Je rêve du jour où toutes les femmes pourront choisir leur vie, leur métier, leur mari… Et je rêve d’un jour où les femmes auront droit à plus qu’une journée dans l’année pour qu’on pense un peu à elles.

Ma vie est un sitcom porno

Par Gauthier
Sous titre : Dieu est partout.
 
Sous la pression générale, je suis obligé d’écrire un article pour vous raconter mon week-end, et plus particulièrement ma soirée de samedi. Je n’avais pas vraiment envie, parce qu’à part une ou deux anecdotes, on reste dans quelque chose que vous n’avez que trop l’habitude de lire : de l’alcool, du sexe, de la débauche…
 
Mais apparemment il faut quand même que je le raconte, alors je m’exécute…
 
Plantage du décor : semaine de merde, Nina a déprimé toute la semaine, moi je me suis cogné 38 à 39°C de fièvre en continue, ça a démarré par une jolie rhino, puis c’est devenu grippal et ça se termine en bronchite façon cancéreux en fin de vie… Alors pour rappeler quand même, cette semaine je passais un entretien très important pour mon avenir professionnel. Vous imaginez qu’avec la fièvre et 2h de sommeil dans les jambes, j’ai été au maximum de mes capacités intellectuelles !!!!! Si je croise Dieu, je le fume ! Heureusement au milieu de tout ça j’ai appris que j’avais validé mon semestre (ouf !).
 
Donc me voilà abordant le week-end avec une réelle appréhension, que peut-il se passer après une semaine pareille ? Ben n’importe quoi voyons ! Donc ma collègue de promo russe m’informe que je suis obligé de me rendre à sa soirée de samedi. Oui je trouve aussi qu’on m’oblige à faire beaucoup de choses en ce moment, mais que voulez-vous, je suis faible môa ! Donc je prends Nina sous le bras et nous voilà devant un étal de vodka sibérienne.
 
Pour être sûr que je vienne ma russe m’avait précisé « on ne sera pas nombreux, il y a moins d’alcool, et surtout on ne fête rien, donc ça sera calme ». L’embuscade de folie !!!! Mais comment avec tout mon entraînement j’ai encore pu me faire avoir ? Mais ça sentait le piège à 20 bornes et moi j’y fonce la bouche en cœur !!!! Je suis nul quand je m’y mets quand même… Donc fatalement on se retrouve à une petite quinzaine, avec du champagne parce que son mec a eu son concours de la fonction publique ! ON FÊTE RIEN DE PARTICULIER ? Pfffff Je suis parti à minuit trente avec 4,5 g dans chaque bras… Une épave…
 
La mère Nina elle était déconstruite, elle a passé une bonne partie de la soirée sur une poire, à bader une étagère fixée à 2m du sol en face d’elle, j’ai des photos, elle est belle, mais plus totalement attribuée (il n’y a plus personne, c’est flippant, elle est floue à force de boire !). Donc elle fini par migrer vers le canapé, ce qui la rapproche de son étagère, et elle lui déclame son amour, et se lance devant une assistance médusée à l’explication du pourquoi du comment qu’elle a une vie sexuelle avec les étagères ! (on l’a déjà expliqué 20 fois, relisez les vieux articles)
 
Donc direction le métro, et retour dans nos quartiers, je suis quand même très très saoul, et j’ai envie de sortir… Mais pour d’obscures raisons je dois me lever à 11h le dimanche matin, et Nina aussi, alors que faire ? Oui tient avant de continuer, je vais quand même préciser ceci : on l’a fait une fois (de se lever aux aurores un dimanche), on le fera pas deux, la prochaine fois par pitié passe un soir, tu verras on sera en meilleure forme, bref on se refait ça quand tu veux… Mais pas un matin, ok ? Fin du message personnel…
 
Donc il est plus raisonnable de rentrer, Nina s’exécute, et elle vous racontera, si elle le souhaite, sa nuit tout en triptyque… Moi je décide de partir en boite, forcément, et me promettant de rentrer pour 3h du matin ! Je suis drôle de dire ce genre de connerie, je sais… Donc me voilà au bar, je commande mon verre, et le temps que le serveur me le prépare, je lance un regard bovin à l’assemblée, et je passe en mode radar « le premier qui me sourit je passe la soirée avec ». Personne ne me sourit, forcement, donc désabusé je me retourne vers le barman, je prend mon verre, et là mon regard croise celui de la bombe qui est assise à la droite, je ferme un œil (très classe) pour ne pas le voir en double, il est très beau, je souris, il me sourit, il rougit, je lui propose un verre, il accepte. YES, JE VAIS BAISER CE SOIR ! Non vous n’avez pas loupé d’épisodes, il suffit que le mec accepte quelque chose venant de moi, ça veut dire qu’il est prêt à parler, et donc il se fera avoir et finira avec ma bite dans son cul, c’est mathématique, je transforme toujours l’essai… N’est pas sex symbol qui veut…
 
Donc on papote, on papote, et il m’apprend qu’il est américain, il vient de Seattle, il passe un mois sur Paris, il me trouve très beau, il adore la France et les Français, je n’ose pas lui demander son age, je ne suis pas sûr qu’il soit totalement majeur en fait… Il me demande s’il peut passer la nuit avec moi, avec un accent très prononcé, je ne peux malheureusement pas vous le reproduire ici. J’accepte, mais le problème c’est qu’il vit avec plusieurs autres américains, bref chez lui c’est pas possible. Qu’à cela ne tienne, allons chez moi !
 
ET MERDE ! J’ai oublié un léger détail, un détail tout frisé, un détail avec un accent toulousain, un détail qui dort dans mon lit ce soir : Emma ! Que faire ? Rentrer, mettre Emma dans la baignoire, et baiser comme des castors toute la nuit à côté ? Non quand même ça ne se fait pas voyons… Il reste une solution : prendre un taxi et aller à l’hôtel ! Nous sommes samedi soir, nous sommes sur Rivoli, il est 3h du matin, nous cherchons un taxi, et donc nous allons à l’hôtel à pied (note pour plus tard : brûler un taxi pour se défouler de ne jamais en trouver quand c’est important). Et on se couche gentiment dans une chambre double avec deux petits lits côte à côte. Oui ben moi quand j’ai pas de chance j’ai pas de chance, et il n’y avait plus de grand lit voilà. Et je me fais violer…
 
Oui vous avez bien lu, violer, le petit il était entreprenant, et il savait ce qu’il voulait, voilà ! Il me demande très poliment si je veux bien « aller en dedans de lui ». MAIS BIEN SÛR !!!!! Et là c’est le drame. Oui parce que c’est une fois qu’il a un sexe « au dedans de lui » que l’américain se dévoile. Vous avez déjà vu un film X homo (oui parce que dans les hétéros je sais pas) américain ? Pour ceux qui connaissent pas ça donne à peu près ça : « Oh Yeah, fuck, fuck my ass, fuck da ass, fuuuuuuuuck, oh yeah baby, come on, fuck me, fuck, fuck, fuck, fuck, i’m gonna cum, oh yeah jesus ! », en gros je suis obligé de couper le son sinon j’ai envie de rire ! Je pensais que c’était juste pour les films, une espèce de légende urbaine tirée de je ne sais quel réalisateur tordu… Et bien pas du tout !!!!
 
Ce charmant jeune homme c’est acharné à hurler le nom de Jésus Christ Notre sauveur tout le long de l’acte sexuel ! Et moi ya des moments où je n’ai pas vraiment envie d’entendre parler de Jésus. Ça donnait quelque chose comme ça « Oh fuck, jesus christ, oh jesus, fuck, fuck, jesus, oh jesus christ, oh yeah, jesus !!!!! ». Là l’alcool m’a beaucoup aidé, oui je me suis concentré sur ce que je faisais pour ne pas rire. Et puis au bout de 5/10 min de « JESUS, OH YEAH FUUUUUCK », j’ai perdu pied, je me suis lâché, j’étais dans mon film X rien qu’à moi, et il en a eu pour ces « fuck » le petit américain croyez moi. Donc, comme dans les films, on change de positions toutes les trois minutes, on fait des trucs acrobatiques, qui relèvent plus de l’exploit sportif que de la recherche simple du plaisir, des trucs à vous filer des crampes pour vos trois prochaines vies, bref des trucs de ouf. Je pensais pas être aussi sportif au passage… Donc après trois portés en levrettes transversales il m’informe qu’il va jouir « oh fuck, i’m gonna cum ». Enfin je peux dormir, merci mon dieu !
 
Le lendemain on remet ça au réveil, je vous raconte pas, c’est pareil… Et on se met à papoter, et comme je ne suis plus morte poule, je me souviens de ce qu’il m’a dit. La vision qu’un américain a de Paris et des Français est très intéressante. Par exemple en parlant de la Tour Montparnasse il me dit « on dirait une noire queue, mais une grande ! », voilà no comment ! J’apprends également qu’il est venu à Paris pour devenir « model », et je dois avouer qu’il a du potentiel ce petit, il est beau, il est beau, il est beau, IL EST BOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!!!!!!
 
Je viens de recevoir un mail de sa part, il veut me revoir très rapidement, je pense que je vais répondre par l’affirmative, bien entendu je vous tiendrai au courant de ma vie sexuelle avec un futur mannequin.

Le contrôle de sa fertilité, un droit qui devrait être inaliénable.

Je fais rarement de politique sur ce blog, essentiellement par choix. J’ai des opinions, et pas qu’un peu, mais on ne peut pas toujours parler de tout de façon intelligente. Mais quand politique et sexualité se croisent, je bondis, je saisis l’occasion de m’exprimer. Aujourd’hui, je le crie haut et fort : les femmes ont le droit de disposer de leur corps comme elles le souhaitent et ce droit ne doit jamais être remis en question.
 
contraception-fertilite
Qu’est-ce qui me prend de dire ça ? Non, cet article n’a pas pour but de vilipender les pays où les droits de la femme sont très en retard, voire inexistants. Evidemment que le sort des femmes dans ces pays-là me préoccupe, ça ne peut laisser indifférente mais là n’est pas le sujet. Aujourd’hui, lecteur, je vais te parler d’un pays pris dans un certain obscurantisme religieux, un pays qui se prépare à retourner 33 ans en arrière. Ce pays, ce sont les Etats-Unis.
 
Comme tu le sais, lecteur, je travaille pour un webzine dans la rubrique internationale donc tous les mois, je traite un ou deux sujets (voire plus, hihihi) selon mes envies. Ce mois-ci, outre une histoire d’accord nucléaire entre la Russie et l’Iran, je me suis penchée sur un sujet qui m’a profondément agacée : la menace sur l’avortement aux Etats-Unis. Je t’explique rapidement, lecteur. L’état le plus conservateur du lot, le Dakota du Sud, a décidé de voter une loi rendant l’avortement illégal. Sauf un cas : si la vie de la mère est en danger. Tu es du Dakota du sud, tu te fais violer et tu tombes enceinte ? Ben tant pis pour toi, tu le gardes. Le souci, c’est que cette loi rentre en conflit avec l’arrêt fédéral promulguant l’avortement…et qui date de 33 ans. Tout va se jouer en juillet et voilà à quoi ça tient. Il y a à la Cour Suprême 9 juges, tous nommés par le Président, M. Bush. Pour ceux qui reviennent de Mars, M. Bush n’est pas vraiment un pro avortement, mais alors vraiment pas. Pour l’heure, nous en sommes à 5 juges pro avortement et 4 contre. L’avortement sauvé ? Pas si
sûr : l’un d’entre eux a 85 ans, s’il prend sa retraite avant (ou s’il meurt, ce qui peut arriver pour un monsieur de cet âge), M. Bush nommera un juge conservateur et l’équilibre risque d’être inversé. Et oui, le droit de contrôler son corps ne tient qu’à un monsieur de 85 ans, finalement. Pour le moment, en tout cas.
 
L’avortement… Bon, mon opinion compte peu mais je vais la donner quand même. En tant que femme indépendante des années 2000, je milite activement pour avoir le contrôle de mon corps. J’agis en amont pour pas tomber enceinte mais bon un accident peut arriver, aucun moyen de contraception n’est sûr à 100% (même s’ils ont quand même un taux de fiabilité élevé mais là
n’est pas le sujet de l’article… sauf le coïtus interrompus, comme ça, c’est dit). Alors voilà, imaginons qu’avec mes ongles inexistants (oui, j’essaie de pas avoir les ongles longs), je déchire la capote et que je m’en rende pas compte et que Brad, mon fiancé imaginaire non plus. Et là, pas de chance, me voilà fécondée. Bon, alors, résumons-nous : à presque 26 ans, à l’aube de ma carrière, j’avoue ce petit fœtus risque d’enrayer mon plan de vie. D’un commun accord avec Brad (c’est son fœtus à lui aussi, après tout), nous décidons qu’un bébé ne peut pas arriver, qu’est-ce qu’on fait ? Soit j’avorte, soit je fais adopter le bébé. Me connaissant, la deuxième solution est impossible : si je porte un bébé neuf mois, ce n’est pas pour le confier à la DDASS ou je sais pas qui. Parce que ce fœtus qui va squatter mon intérieur pendant neuf mois, ben malgré tout, je l’aimerai et me séparer de lui me paraît impossible. Ben voilà, reste donc l’avortement. Je ne suis pas une super pro de l’avortement dans la mesure où ce n’est pas un acte anodin, si on peut l’éviter, c’est mieux, mais en dernier recours… Après tout, ce bébé que je porterais, je m’en sentirais trop responsable pour m’en débarrasser à peine né.
 
Mercredi soir, on en parle rapidement avec Gauthier et Lucie et Gauthier a une réflexion très intéressante : « Les Etats-Unis sont le seul pays évolué à opérer un retour en arrière ! ». Ce qui fait peur, c’est que cette loi est passée comme une lettre à la poste, les réactions s’y opposant furent plus que discrètes. Certes le Dakota du Sud est l’état le plus conservateur du pays mais tout de même. Parce que si on suit la logique, on peut aller très loin. Oui, en effet, cette loi décrète que la vie commence dès la conception du fœtus, d’où l’interdiction de l’avortement. Les « pro life », comme ils s’appellent, veulent défendre la vie à tout prix. Soit mais alors, si on va par là, va-t-on encore autoriser la pilule ? Après tout, prendre la pilule, c’est interdire la vie à un possible fœtus. Oui, c’est tordu mais un tel retour en arrière, une telle négation du droit de la femme me fait hurler, surtout de la part d’un pays qui se proclame leader du « camp du bien » contre l’axe du mal. Obscurantisme religieux contre obscurantisme religieux, j’ai peur, j’ai très peur.
 
Aujourd’hui, je vis en France et je me dis que j’ai de la chance. J’espère très fort ne jamais avoir à avorter, je fais tout pour, mais le simple fait de savoir que j’ai le droit me suffit amplement. Mais la menace est-elle si éloignée de l’hexagone ? Pour l’heure, je me dis que si en France, une telle loi était ne serait-ce qu’envisagée, tout un tas d’associations réagiraient… Enfin, j’espère. Lors des débats sur le droit du fœtus en 2003, beaucoup de voix se sont élevées : reconnaître qu’un fœtus est un être vivant voudrait dire que l’avortement est un homicide volontaire. La question reste : à partir de quand un fœtus est un être vivant ? Bon, là, je n’ai aucune réponse. Je me dis qu’en France, la laïcité nous protège de l’obscurantisme religieux et de ses dérives. Je me dis, certes, mais rien ne me le garantit absolument. Après tout, en France, tous les gynécologues ne pratiquent pas l’avortement, très loin de là. Après tout, la laïcité est bafouée assez régulièrement dans notre beau pays. Ah, on a beau jeu de montrer les gamines en foulard du doigt mais quand le Pape décède, on met bien les drapeaux en berne. Certes, le Pape est le chef d’un Etat mais en ferait-on autant si la Reine d’Angleterre décédait (ben oui, la pauvre, elle est bon pied bon œil, mamie, mais ça peut arriver), est-ce qu’on en ferait autant ? Ben, je crois pas. On oublie aussi de dire que Madame Chirac a permis à une sœur de poser avec son voile sur une photo d’identité… Enfin bref, là n’est pas la question.
 
Quoi qu’il en soit, quand je vois la première puissance mondiale remettre à ce point le droit de la femme en cause sans que personne ne réagisse ou presque, j’ai peur. Les Etats-Unis n’ont que ce mot-là à la bouche : « liberté, liberté » (freedom, freedom en VO, je suis trop douée). Elle est belle leur liberté, tiens. Bien sûr, certains me rétorqueront que je fais de l’anti-américanisme à deux balles mais là, ça dépasse les simples considérations politiques et les bisbilles entre pays. Déjà que dans certains Etats, on pouvait pas baiser comme on voulait (sodomie interdite au Texas, par exemple), voilà que les femmes n’ont même plus le contrôle de leur corps. Quelque part, j’espère que la fille du gouverneur qui s’est fait un plaisir de ratifier cette loi ou d’un député qui a voté pour tombera enceinte par accident. Qu’à cause de ce bébé, elle ne fera pas les grandes études que ses parents avaient prévues pour elle. C’est pas gentil pour cette pauvre gamine (si elle existe) mais y a des fois, on en vient secrètement à espérer que ça arrive. Parce que dans un pays où l’éducation sexuelle est de moins en moins assurée, faudra pas s’étonner de voir la multiplication des filles mères.
 
A quelques jours de la journée de la femme, j’ai honte. Honte d’appartenir à la sphère soit-disant civilisée de ce monde. Honte de voir que les Américains laissent faire sans broncher. Et peur que les sphères les plus puritaines de notre Europe ou de notre hexagone y voient un encouragement à continuer leur lutte anti-avortement.

 Suite à une attaque en règle de nombreux anti-avortements qui ont décidé de venir lutter ici (selon leurs propres termes), j’ai désormais bloqué les comms sur cet article.  

Arthur et les chevaliers de la table ronde

Ce matin, dans le métro, j’ai terminé l’Enchanteur écrit par Barjavel. Oui, je suis très fan de Barjavel et quand j’ai vu qu’il avait écrit un roman sur Merlin et sur les légendes arthuriennes, autre sujet que j’aime bien, je me suis jetée dessus.

Que dire sur ces fameuses légendes ? Enormément de choses, ma foi, on pourrait en faire une thèse donc voici ma modeste vision des choses. Merci de pas me casser les couilles en commentaires sur quelques inexactitudes car selon les sources, l’histoire n’est foncièrement pas la même donc voilà.

Bon, comme il faut choisir un angle et que ce blog s’adresse surtout aux femmes, parlons des demoiselles qui rôdent autour d’Arthur. Des femmes, techniquement, y en a beaucoup, surtout depuis que le thème a été repris par les auteurs du XIIe avec la grande mode de l’amour courtois. Dès lors, nos amis chevaliers n’ont de cesse de sauver les dames en péril et de visiter leur couche juste après. Faut dire qu’un mec qui tue un dragon, ça aurait tendance à m’exciter, aussi. Donc passons sur ces braves dames très reconnaissantes pour nous intéresser aux trois grands noms féminins de la légende : Viviane, Guenièvre et Morgane, la reine et les deux fées. Bon, ces demoiselles ont au moins un point en commun : elles ne vieillissent pas. Elles passent de jeunes à un peu moins jeunes mais vieilles, non, ça n’existe pas. D’ailleurs, aucune des trois ne meurt officiellement, bien qu’il y ait une tombe je sais plus où qui est censée être celle de Guenièvre.

Guenièvre, commençons par elle puisque c’est la Reine. Bon alors, cassons de suite l’image que vous avez de notre amie grâce à la merde hollywoodienne « Lancelot » qui n’a pour but que de mettre en valeur Richard Gere parce que pour le reste, hum. Déjà, il faut savoir que Guenièvre a sensiblement le même âge qu’Arthur, elle n’est pas la jeune épouse d’un vieux croûton, non ! Quelles que soient les versions que j’ai lu, nos deux époux se sont rencontrés dans leur prime jeunesse. Mais voilà la Reine n’aime pas Arthur et dépérit à ses côtés. A peu près au moment du mariage de notre couple royal naît Galaad, dit Lancelot du Lac car élevé par la Dame du Lac, Viviane . Donc quand Lancelot arrive à la Cour du Roi Arthur pour la première fois, du haut de ses 20 ans, la Reine frôle la quarantaine. Et oui, mesdemoiselles, cette histoire d’amour qui vous fait vibrer depuis que vous avez lu Chrétien de Troyes au collège n’est pas l’histoire de deux jeunes âmes qui se rencontrent. Non, la Reine se tape un petit jeune, ni plus ni moins ! Donc la Reine aime Lancelot qui le lui rend bien et c’est ce qui va entraîner la chute d’Arthur et du Royaume de Camelot à la fin. Car l’amour rend nos deux amants un peu imprudent, quand même, surtout Lancelot qui perd la tête plus d’une fois pour la belle. D’ailleurs lorsqu’il se retrouvera prisonnier du Château de Morgane, il peindra les murs de tableaux de sa belle et lui, retraçant trop fidèlement l’histoire. Et qui va tomber dessus ? Arthur. S’ensuivra une guerre qui conduira à la mort d’Arthur et à la chute de Camelot.

Guenièvre, moi, je l’aime pas trop, on lui donne un côté trop romantico-concon à mon goût. Vient ensuite Viviane, la fée, muse puis maîtresse de Merlin. D’ailleurs, j’ai lu une version où elle enferme son enchanteur dans une tour d’air pour le garder toujours auprès d’elle. Viviane, c’est l’amour à l’état pur. Amour de femme pour Merlin, amour de mère pour Lancelot. Quelque part, elle est assez mystérieuse, on ne sait que peu de choses sur elle, elle apparaît toujours reliée à Merlin, son seul et unique amour qui lui offrit un royaume sous le lac, donc. Il lui confia Lancelot bébé et la demoiselle l’éleva comme son propre fils, lui donnant tout l’amour qu’elle pouvait. D’ailleurs, peut-être lui en a-t-elle trop donné. Merlin le lui avait confié pour qu’il devienne celui qui remplirait la quête du graal mais ayant fauté avec Guenièvre entre temps, il ne pourra pas l’accomplir. Ce sera donc son fils, né d’un sortilège (Lancelot a forniqué avec la fille du Roi pêcheur, celui qui garde le Graal, pensant qu’elle était Guenièvre). Bref, Viviane est de toute les femmes la plus pure, je pense. Ce doit être pour ça qu’on la voit pas trop, d’ailleurs.

Venons-en à la dernière des trois, la plus vicieuse et la plus garce donc ma préférée, Morgane. Elle est la demi-sœur d’Arthur dans la plupart des versions. Plutôt bonne au départ, elle a une grande consommation des hommes. Mais voilà, Guenièvre arrive, belle comme le jour et vertueuse comme une nonne et Morgane devient jalouse. Dans certaines versions, la demoiselle tombe follement amoureuse de Lancelot et tente par tous les moyens de le conquérir, y compris s’allier avec le Diable. Mais ses sortilèges échouent les uns après les autres. A un moment, elle parvient à enfermer Lancelot dans son château et tente désespérément de le séduire mais il ne pense qu’à Guenièvre et peint leur amour sur tous les murs de sa chambre. Folle de rage, elle parvient à entraîner Arthur dans son château et lui montrer la chapelle Sixtine de Lancelot. Le roi, furieux, décide de faire brûler Guenièvre et c’est de là que part la guerre évoquée plus haut. Arthur est tué par Mordret, son bâtard incestueux : ben, oui, Arthur, pendant longtemps, il n’a pas su qui était son vrai père donc il a couché avec sa demi-sœur sans savoir qui elle était et de là est né Mordret. Plusieurs légendes racontent que Morgane vient chercher la dépouille d’Arthur et l’emmène sur l’Ile d’Avalon. Morgane, c’est l’image même de l’amour vicieux, de l’amour malheureux : plutôt faire du mal à celui qu’elle aime (Arthur d’un amour fraternel puis Lancelot) plutôt que d’y renoncer.

Ce que j’aime dans ses légendes, c’est que déjà, y a tellement de versions qu’on peut en faire ce qu’on veut. Par exemple, Barjavel part dans des trips très curieux, genre : Merlin ouvre un supermarché dans un village ou Morgane a des ascenseurs dans son château, une vieille a le gaz dans sa maison et mange du cassoulet en conserve. Soit. On peut délirer dessus comme sur la série Kaamelot. N’empêche que même dans le délire, on sent qu’il y a une recherche documentaire, derrière, et certains épisodes montrent la rivalité entre Lancelot et le roi, y a pas mal de trucs bien vus. Nous bénéficions aujourd’hui surtout des légendes arthuriennes revisitées par l’amour courtois mais il n’empêche : que de sexe ! Ca fornique dans tous les coins, toutes les dames en détresse se montrent très généreuses de leur corps et à aucun moment, elles ne passent pour des demoiselles de peu de vertu. L’une des héroïnes positive de l’histoire est tout de même une femme adultérine (qui se tape un petit jeune, en plus). Apparemment, pour le sexe, à l’époque, on se posait moins de questions : « tu me sauves, tu me sautes », point barre. Y a que Morgane qui semble avoir une sexualité condamnable, sans doute parce qu’elle s’offre à ceux qui ne l’ont pas sauvée et utilise des subterfuges pour tenter d’avoir ceux qui osent lui résister. Le meilleur pour la fin : Galaad, le seul à avoir le cœur assez pur pour terminer l’aventure du Graal est tout de même né d’une fille mère !

S’il est vrai que l’amour courtois montre bien l’infériorité physique des femmes sur les hommes (elles ne peuvent se défendre seules, elles ont besoin d’un preux chevalier), je trouve qu’il y avait
à l’époque un vrai respect de la femme qu’il serait bon de retrouver parfois. Les chevaliers ne les sauvaient pas juste pour la brouette, nan, ils le font parce que c’est leur devoir et si la
demoiselle n’écarte pas les cuisses pour les remercier, ils ne la traitent pas de tous les noms. Elles offrent, ils disposent et pas l’inverse.

Finalement, c’était le bon temps !

Episode 1

Prologue
 
19 janvier 2005- 8 : 45,a.m(G.M.T)
New Delhi
 
            La foule, le bruit, les odeurs nauséabondes du peuple qui souffre…c’était son quotidien, il y était
tellement habitué qu’il ne voyait plus la misère. Pourtant, depuis quelques jours, c’était la panique, les gens fuyaient : ça sentait la guerre. En effet, les affrontements à la frontière
indo-pakistanaise continuaient de plus belle et la Chine commençait à pointer le bout de son nez, de l’autre côté, cherchant à les envahir.
Il était médecin dans cette ville depuis dix ans, environ, et il n’avait jamais connu autant de mouvements, il lisait la peur sur le visage des gens et il n’arrivait pas à les
rassurer car il craignait ce qui allait se produire.
« Des avions, des avions ! cria un petit garçon en indien, ce qui eut pour effet de créer un mouvement de panique dans la foule.
– Mon Dieu, les Chinois attaquent ! Lança-t-on.
– On va tous mourir !  »
Il sortit dehors pour voir ce qu’il se passait et vit à son tour les avions qui, il en était quasiment sûr, appartenaient à l’armée chinoise : qu’allaient-ils
faire ? Il eut de brusques sueurs froides en répondant à sa question : ils allaient sans doute les bombarder, mais avec quoi ? La bombe atomique semblait peu
probable : ils voulaient récupérer cette terre, il ne fallait pas la gâcher ; des missiles ? Sans doute. Il fallait se mettre à l’abri, mais il était paralysé par ce
spectacle, hypnotisé par le ballet de ces avions.
Soudain, l’un des deux piqua du nez, fonça droit vers eux et rasa le sol en lâchant un étrange gaz jaunâtre ; du napalm ? Non, car il fut abondamment aspergé
mais ne se sentit pas brûler. Quoi, alors ? Il toussa un peu d’avoir respiré cette drôle d’arme totalement inefficace et retourna à l’intérieur, pour s’asseoir sur un des lits et
retrouver ses esprits ; il se passa la main sur son visage et remarqua quelque chose de bizarre : elle était couverte de kystes plus ou moins gros : il avait la lèpre. Comment
était-ce possible ? Il n’avait rien quelques minutes auparavant. Une femme entra à son tour et son visage était déformé par la maladie. Il la connaissait, elle n’avait rien avant l’attaque
alors…ce gaz jaune, était-ce des germes de lèpre ? Il regarda sa main et constata avec horreur que tout son corps était déjà recouvert, ce qui était totalement
impossible ; quant à la femme, elle poussa un étrange gargouillis, puis s’effondra sur le sol, visiblement morte. Il vérifia son pouls mais c’était inutile, il le savait.
L’air commença à lui manquer, il ne pouvait plus respirer, son corps semblait peser des tonnes, il avait envie de se laisser glisser…ils avaient crée la première arme
bactériologique : un concentré de lèpre fulgurante qui ne laisserait rien, ou plutôt personne, sur son passage. Ensuite, comme ils avaient probablement l’antidote, il suffirait de le
vaporiser dans l’air et d’attendre, puis la terre serait à eux. Il s’écroula sur le sol, haletant, mais il savait qu’il ne fallait pas lutter, ça ne servait à rien : il était condamné. Il
écouta les bruits dehors, des cris d’agonie, mais il y en avait si peu, ils devaient déjà presque tous être morts.
Saloperie de guerre.
—–    
Même jour- 4 : 25 p.m(G.M.T)
Etat major des Etats Unis
 
            Tous le monde était enfin là, réuni autour de la grande table, il était temps de commencer. Le général
Cooper s’éclaircit la voix, pour indiquer à ses locuteurs qu’il allait commencer et les prier de faire silence.
« La situation est grave, commença-t-il, sans chercher à mettre les formes. Cette nuit, à 8 h45, heure de Greenwich, soit 3 h45 chez nous, la République de Chine a
bombardé New Delhi. Comme vous le savez certainement, ça fait quelques temps qu’il y a des tensions là-bas et nous soupçonnions le gouvernement chinois de vouloir envahir l’Inde, mais
maintenant, il n’y a plus de doute à avoir.
– Comment les ont-ils bombardés ?
– J’y viens, j’y viens. Ils n’ont pas utilisé des missiles ordinaires, ni des bombes graphites ni tout ce dont nous nous servions jusque là. D’après un de nos agents qui s’est
rendu sur place après l’attaque, il s’agirait d’une bombe… hum…bactériologique. »
Un murmure parcourut l’assistance : personne, à leur connaissance, n’avait réussi un tel exploit…comment les Chinois, qui n’étaient pas parmi les pays les plus riches,
ni les plus développés d’un point de vue scientifique avaient-ils réussi à créer cette bombe ?
« D’après notre homme, il n’y aurait plus personne de vivant dans les quartiers populaires de Delhi, ce qui signifie que…cette bombe a à 100% rempli son rôle.
– Qu’allons nous faire ? Nous ne pouvons pas lutter contre eux.
– Nous avons peut-être une solution. Dans ce pays, nous avons les savants les plus brillants et l’un d’eux a peut-être trouvé la solution. Messieurs, je vous présente le Dr Hank
Antelwort. »
La porte s’ouvrit et un homme d’une trentaine d’année vêtu d’une blouse blanche fit son entrée. Il ne ressemblait pas vraiment à l’image classique du savant, c’est à dire un
vieil homme aux cheveux hirsutes et aux petites lunettes rondes perchées sur le bout de son nez. Antelwort était plutôt le contraire : ses cheveux blonds étaient impeccablement
brossés et ses yeux gris qui semblaient briller d’intelligence n’avaient pas besoin de l’aide de lunettes pour voir clair. 
« Bonjour, dit-il, je suis le Dr Antelwort ; je suppose que vous êtes au courant pour cette nuit…impressionnant, hein ? D’après ce que j’en sais, tous
ces gens sont morts de la lèpre en quelques instants, ce qui, à l’état naturel, est impossible, mais les Chinois ont réussi à créer un nouveau genre de maladie, une lèpre qui se propage
incroyablement vite et qui tue sa victime en un temps record.
– Que peut-on faire contre ça ?
– C’est très simple : ils bombardent leur saleté en utilisant des gaz : protégeons-nous avec des combinaisons totalement hermétiques et respirons avec des bouteilles à
oxygène. Mais nous devons trouver, nous aussi, une arme similaire, pour rendre la monnaie de leur pièce à ces types.
– Mais l’ONU ne nous autorisera jamais à faire ça : la Chine fait partie du conseil de sécurité et…
– La Chine a-t-elle demandé la permission à l’ONU ? Je ne pense pas, non. C’est la guerre, général, on n’a pas de temps à perdre avec de la paperasse, d’autant plus que
l’ONU, tout le monde sait très bien que c’est nous qui la dirigeons comme nous voulons…y a que les Européens pour croire qu’ils ont un pouvoir là-dedans, dit-il avec mépris. Nous sommes sur le
point de mettre en place un microbe extrêmement dangereux qui détruira tout sur son passage. Dès que nous aurons enfin fini nos travaux, la guerre stoppera d’elle-même au bout de deux jours,
car il n’y aura plus aucun chinois de vivant. »
—–
Trois semaines plus tard
Journal télévisé
 
            « A l’heure actuelle, environ 90% de la population de l’Inde a été exterminée par ce que l’on
appelle maintenant la guerre bactériologique. Les casques bleus de l’ONU envoyés sur place succombent eux aussi, malgré les précautions prises pour éviter de respirer les gaz contaminés, ce qui
porte à croire que les bactéries survivent longtemps à l’air libre et s’infiltre dans les denrées alimentaires et les eaux. La Chine… »
Alyson éteignit la télévision puis rejoignit son mari qui était encore plongé dans ses calculs. Depuis le début de cette guerre, il cherchait désespérément à fabriquer une arme
bactériologique, comme les Chinois, mais ses virus n’étaient pas assez résistants. Elle s’approcha de lui et lui caressa les épaules, mais il ne réagit pas : avait-il seulement senti son
geste ? Rien n’était moins sûr.
« Hank, je…
– Pas maintenant, Aly, je n’ai pas le temps, je dois trouver.
– Arrête un peu : tu te fatigues trop, tu ne peux plus réfléchir correctement, tu…
– Ferme-la, bordel ! Tu me déconcentres ! La vie des citoyens américains est entre mes mains, tu comprends ça ?
– Les Américains ne sont pas menacés, ils…
– Bien sûr que si, crétine ! Tu crois vraiment que les Chinois vont s’arrêter à l’Inde ? Ils vont passer au Japon, puis à l’Europe, puis quand ils auront
fini, ils s’attaqueront à nous : il n’est pas question de les laisser faire. Maintenant, fous-moi la paix. »
Elle s’éloigna un peu, ne sachant plus trop comment réagir : pourquoi était-il aussi agressif envers elle ? Il devenait fou, elle en était sûre, à présent :
il ne mangeait plus, ne dormait plus, il ne s’intéressait plus qu’à sa maudite bombe. Il n’était pas comme ça quand elle l’avait rencontrée, six mois plus tôt et qu’elle était tombée amoureuse
de son séduisant professeur de biologie et chercheur à ses heures perdues. Evidemment, quand il avait appris qu’elle était enceinte de lui, il n’avait pas été ravi, loin de là, mais il avait
assumé et l’avait épousée. Et maintenant ? Son bébé était dans son ventre et son père avait complètement perdu la tête. Quel avenir aurait sa fille ? Il ne semblait pas
brillant, pour le moment.
Elle alla se coucher et s’endormit rapidement, mais elle fut réveillée en pleine nuit par Hank qui semblait surexcité.
« Je l’ai, ça y est, je l’ai ! Alyson, je viens de trouver le virus qui va sauver les Etats-Unis !  »

Episode suivant

Petit message à caractère informatif

Juste pour le plaisir et parce qu’on l’aime bien. Pour se faire pardonner de l’avoir traumatisé sur MSN, les vingtenaires souhaitent tous un

Joyeux anniversaire à Yome!

Avec en cadeau bonus : la découverte d’horizons nouveaux avec Gauthier en guide exclusif!!

Bisous, Yominou !

Article « petits coeœurs, petites fleurs »

Aujourd’hui, je me suis donnée une mission. Remonter l’humeur générale de ce blog. Je me rends compte que mon méga coup de blues a été assez contagieux et comme je n’ai pas (encore) d’action chez Lexomil, je vois pas l’intérêt de maintenir cette morosité. Alors allons-y.
 
 
Imaginez. Un pré au printemps, l’herbe est tendre comme un golf anglais mais plus longue, le vent dessine de douces vagues dans la pelouse. Quelques coquelicots amènent des touches de couleur. Mais que voit-on, là-bas ? Un arbre, un arbre gigantesque. Imaginez que vous vous allongez au pied de cet arbre, à l’ombre. Vous regardez les feuilles qui se balancent doucement et qui se découpent sur le ciel azur. La douce brise caresse votre corps, vous êtes bien.
 
Ce petit moment de détente vous a été offert par Nina.
 
Parce que je ne suis pas qu’aigrie et frustrée dans la vie, des fois, je peux être charmante. Même quand un monsieur me demande à Montmartre si je suis grecque et que Lucie me dit que c’est à cause de mon nez. Non, je n’ai pas atomisé notre amie, elle est rentrée entière dans son pays (sauf si Gauthier l’a trucidée après que je les ai abandonnés tous les
deux).
 
Alors j’ai décidé d’écrire un article gai mais je ne sais trop quel sujet aborder. Vais-je parler de ma mère ? Ma mère en grande forme hier qui m’a sortie une énormité. Je l’appelle et dans la conversation, je lui explique que Gauthier m’avait fait une révélation : une fellation, ça ne coûte que 30 euros. Donc, là, communiste dans l’âme (oui, c’est un test sur le net qui m’a révélé ça, je suis communisto-écolo-socialiste), je m’insurge : « non mais tu comprends, 30 euros pour une pipe, c’est scandaleux, les pauvres filles, elles sont exploitées ! » Et là, ma mère qui me répond : « oui mais bon, en même temps, elles sont nourries… » Non mais quelle horreur ! Ma mère, celle qui m’a portée dans son ventre pendant neuf mois, celle qui m’a eue par la volonté du saint esprit car ma mère ne peut avoir de vie sexuelle. Ben, ma mère est une cochonne (comment attirer les pervers de google en trois leçons), je suis choquée. J’en ai même appelé Gauthier pour le lui raconter.
 
Vais-je parler de la connerie que j’ai dite chez Gauthier hier ? Oui, nous étions en forme, hier, Lucie et moi mations les zizis exposés dans Têtu, le magazine gay. Des petits zizis même pas jolis et là, Gauthier nous montre la collection merveilleuse de photos de pénis de gays sur le net. A un moment, il nous montre une photo d’un mec, on voit son torse et sa queue en érection. Moi, sans lunettes : « Mais c’est quoi les trucs blancs qu’il a sur le torse, des morceaux de papiers ? Ah non, je viens de comprendre, berk !!!! ». Grand moment de solitude, il faut bien l’avouer.
 
Vais-je parler de Kenya ? Non parce que l’autre matin, alors que je ne quittais pas mon lit, j’eus une réflexion, très conne. Telle maîtresse, Telle chatte ? (comment attirer les pervers de google en trois leçons) Bon, résumons-nous : comme moi, Kenya est toute petite mais elle, elle est maigre, en plus (alors que moi, hum) et elle a de grandes jambes élancées, comme dirait Axelle Laffont. Elle a de très belles moustaches et une longue queue, ce que je n’ai pas. Mais après, nous sommes toutes les deux très mignonnes, avec de grands yeux qui savent tout demander, on est comédiennes comme pas permis, on aime faire plein de bruits, on adore les câlins. Par contre, moi, je suis pudique, je fais pas pipi devant tout le monde et je mate pas les gens en pleine brouette.
Bon, non, parlons d’autre chose (bon, ok, j’en ai parlé quand même mais bon). De sexe ? Ah non, je garde ça pour un article à part entière. Quoi que si, allez. Parlons d’un sujet follement passionnant inspiré de ma vie de ces deux derniers jours : les sites de rencontre homosexuels. Ce que j’aime quand je vais chez Gauthier, c’est qu’il est toujours sur ces sites et, généreusement, il partage. Genre : « oh, regarde, il est mignon, lui ! » Et il regarde une autre photo : oh, une queue ! Il faut dire que je ne vois jamais autant de pénis que quand je vais chez Gauthier (en photo parce que les pénis que je vois en vrai, je les vois pas chez Gauthier !).
 
Donc, ces messieurs aiment se mettre en scène. Bite en érection ou en plein « crachage », photo les fesses à l’air et l’anus bien en évidence. Pour les plus hard, photos sado masochistes pas piquées des vers… Je vous épargnerai la description des trucs scatologiques mais si vous habitez dans le même immeuble que Gaugau, vous aurez certainement entendus les « beeeeerk ! » horrifiés de Lucie et moi. D’ailleurs, je suis contente d’apprendre que tout ce qui concerne les « pieds » est rangé dans la rubrique particulière. C’est-à-dire que les amateurs d’amours podologues sont rangés dans le même rayons que les scatos et les sado-masos. Quand je vous dis que les pieds sont la partie du corps qui ne doit pas servir pour le sexe, hein !
 
Donc on regarde ça et je finis par demander à Gauthier : « mais ça t’excite, ça ? ». Et il me répond un : « non, pas du tout ». Ben ça me rassure. Non parce qu’il y en a certains, c’est pas des anus qu’ils ont, c’est carrément le tunnel du Mont Blanc ! Et là, je me pose la question : ça existe, ça, chez les hétéros ? Oui, évidemment que ça existe. J’ai reçu quelques photos de pénis en érection, les messieurs se la bichonnant avec amour « jusqu’au plaisir », mais ça, ça se passe en privé. Je ne sais
pas si un site hétéro de rencontre propose de telles photos. A l’inverse, j’aurais pas idée de foutre en ligne des photos de moi à poil les jambes écartées. Je veux pas dire mais je trouve que le
sexe, masculin ou féminin, n’est pas précisément la partie la plus belle du corps humain. Surtout que dans ces cas-là, y aucun effet esthétique recherché. Une photo de nue esthétique, why not ? Mais un étalage de bidoche comme ça, bof, bof. Autant j’aime voir un steack cuisiné avec la petite branche de persil dessus, autant une photo de la bidoche crue, à peine enlevée de la carcasse, non. Ben, là, c’est pareil. Une photo d’homme nu avec un effet esthétique recherché, oui, une photo de bite en folie, non. Surtout que ce n’est excitant pour personne (sauf à la limite pour le mec qui prend ça en photo, apparemment, ça lui fait de l’effet !).
 
Et puis, zut, vive les surprises ! Le week-end dernier, je prends le thé avec Tatiana, ma super copine ésotérique et nous voilà à parler de pénis. Comment savoir si monsieur est bien monté ou pas ? Parce que quand il est au repos, monsieur, le jean moule plus le service trois pièce que le pénis en lui-même donc difficile à dire. Selon Tatiana, c’est proportionnel aux mains : grands doigts, grande queue, petits doigts boudinés, petite queue boudinée… Oui, à y réfléchir, c’est pas tout à fait faux mais c’est pas forcément une règle immuable non plus. Mais bon, vu les moignons qui me servent de doigts, y a des jours où je suis contente d’être une fille ! Non parce que c’est très con mais y a toujours une certaine trouille au moment du premier effeuillage : comment est-il monté ? La taille n’a pas forcément d’importance en soi, tout dépend la façon dont on s’en sert mais y a quand même une taille minimale, non mais !
 
L’autre jour, Gauthier me taquinait sur les attributs d’un gars qui me plaît, en me disant ; « mais s’il le faut, il en a une toute petite ! ». Je lui rétorque
que je suis sûre que non (j’en sais rien mais bon, je sens pas la petite quéquette) mais mine de rien, quelques nuits plus tard, j’ai fait un rêve. J’étais dans ma baignoire à barboter et j’étais
dans le noir (oui, je suis joueuse, je prends un bain dans le noir) et voilà monsieur qui arrive, je sais que c’est lui, même s’il fait noir. Et donc il s’assoie, on s’embrasse et là, mes mains
se dirigent de façon craintive vers son sexe et dans ma tête, une petite voix : « pourvu qu’elle soit pas minuscule, pourvu qu’elle soit pas minuscule… » et je l’attrape et… bon, ben, je vous dirai pas si je fus satisfaite ou pas ! N’empêche que les conneries de Gauthier perturbent même la sexualité que j’ai dans mes rêves, où va le monde ?
 
Voilà, c’était l’article « petits cœurs, petites fleurs ». Sur ce, je vais décrocher Kenya qui à force de grimper aux rideaux a fini par y rester accrochée. Je pense que cet article fut du grand n’importe quoi, promis, lundi, on revient à des articles plus normaux. A noter d’ailleurs qu’à partir de lundi, les articles seront en ligne dès le matin !