L’’alcool, ce douloureux problème de société

Par Gauthier

Il y a différentes formes d’alcoolisme, et je vais essayer d’identifier la mienne à l’aide d’un article à 45% (non dilué s’il vous plait).

Donc je vais commencer par mon préféré : l’alcoolisme mondain. Qu’est ce que c’est ? Tout simplement une forme élitiste de l’alcoolisme pmu-esque (que nous verrons tout à l’heure). L’alcoolique mondain se targue assez régulièrement d’une particule ou d’une dizaine de couv’ de Télé 7 jours. Les deux n’ont aucune importance, sauf pour celui qui les revendique fièrement. Un alcoolique mondain ça ne paye pas ses consommations. Il boit dans les dîners, dans les cocktails, dans les soirées VIP (Very Important People), toujours à l’œil. Et oui plus on est riches moins on doit dépenser d’argent. D’ailleurs heureusement pour lui, parce que s’il boit autant c’est pour oublier qu’il est has been, ou has never been… et donc complètement fauché ! Moi je paye trop souvent ce que je bois donc ce n’est pas moi.

 

Voyons maintenant l’alcoolisme domestique. L’alcoolique domestique (alcoolicus domesticus) est un être troublé et troublant. Tout le monde est susceptible de le devenir après une rupture, un défilé JPG raté, une baisse des taux d’intérêts ou une hausse du prix du tabac… Bref les déclencheurs sont différents, mais le résultat reste le même. Le pauvre bougre boira tout le temps, en permanence, et du lever au coucher, il aura une bouteille pleine à moins de 2 m de lui où qu’il soit. C’est pour ça qu’il sort peu, les femmes sont plus touchées, en effet, il n’est pas convenable pour une femme de se foutre minable en public, donc elle se cache ! Toutes les CSP peuvent être touchées. Donc l’alcoolique domestique boira de la villageoise, de la bière, de la vodka, de l’armagnac ou du champagne. Du moment qu’il y a de l’alcool… Mais lui il paye sa consommation, il se cache quand il achète les bouteilles au Shoppy, faisant jusqu’à trois superettes par jour pour brouiller les pistes. La désociabilisation est souvent le corollaire de cette forme d’alcoolisme. Je ne suis pas concerné, je ne bois pas tout seul chez moi, je suis hyper sociabilisé, et je n’ai aucune honte à boire comme un trou…

 

L’alcoolisme pmu-esque fait des ravages dans nos campagnes principalement. Où que vous viviez, qui que vous soyez, vous êtes déjà entré dans un PMU, ne serait ce que pour demander votre chemin. Et là votre regard se perd dans la foule des habitués, là un vieux à moustache, avec un gros nez rouge et un béret de travers, entre deux lampé du gros rouge qui lui sert de carburant, il réajuste son mégot de gitane maïs et se gratte la tête avec des ongles qui engendrerait un cataclysme par attaque cardiaque dans un salon de beauté… Là une femme, blonde décolorée délavée, avec un pull marin sale et déformé, elle doit avoir 29 ans sur sa carte d’identité, mais les poches sous ses yeux et ses dents pourries lui donne 48 ans, elle tient un verre de blanc, et fume des gauloise sans filtres. Là bas un homme, le mari de la blondasse apparemment, il fini vite son demi pour aller chercher leur progéniture à l’école, il ne s’est jamais brossé les dents de sa vie… l’alcoolique pmu-esque paye ses consommations, le plus souvent avec son RMI ou sa retraite. Si quelqu’un a pensé que ça pouvait être mon cas je le brûle sur place !!!! Je suis jeune, je suis beau, je dépense une fortune en crème miracle pour paraître frais en toutes circonstances, je m’asperge de parfum à 70€ la bouteille, et j’ai une hygiène irréprochable !!!! Non mais…

 

Il reste une catégorie : l’alcoolisme étudiants. Le brave étudiant qui travaille comme un forcené toute l’année pour obtenir des diplômes qui lui permettront un jour de rentrer, tête haute, dans son agence ANPE pour s’inscrire au RMI. Il doit décompresser, et donc que fait-il le week-end ? Il boit avec ses potes. Alors après les modalités diffèrent, il peut se mettre minable à domicile avec une bande de potes, ou sur un quai de Seine, toujours avec ses potes, mais aussi, encore avec ses potes plus quelques autres, dans la boite du coin. L’étudiant alcoolique a une espérance de vie réduite du moment qu’il vit en province et qu’il doit conduire pour rentrer… Les platanes ne sont pas vos amis, ils viennent se mettre juste devant votre voiture (mais que fait Sarkozy ?). Avec un peu de chances, il croisera la route du Lieutenant Lebo de la Gendarmerie de Péquins s/ Argoules qui lui retirera poliment son permis de conduire avant de le reconduire chez ses parents qu’il connaît depuis le collège. L’étudiant alcoolique est le plus souvent très gentil, très amoureux quand il boit un peu trop. Mais il y a aussi la forme bourrine : deux verres et il veut casser la gueule de tous ces cons qui le regardent de travers sur la piste. J’ai une très grande expérience du mec qui veut me dessouder parce que je parle avec sa meuf. Il me chope par le col et m’informe qu’il va me faire sortir les dents par l’anus, là s’armer de son plus beau sourire et tout en posant une main sur ses fesses lui dire : « Mais je préférerais faire autre chose avec mon anus, on t’a déjà dit que tu avais un cul d’enfer ? ». Là c’est quitte ou double, et perso je m’en suis toujours bien tiré, le bourrin arrête tout net, de peur que je le viole sur place. C’est fou ce que les hétéros ont peur des pédés ! Quelque part je suis un étudiant alcoolique, certes, mais je ne paye pas suffisamment mes conso pour ça, je sors trop souvent dans des endroits fréquentés par des VIP (Very Important Poufiasse).

 

Donc résumons, je suis un savant mélange d’alcoolisme mondain et d’alcoolisme étudiant… Nous voilà bien avancé… Mais dans tous les cas la seule chose à retenir c’est que je bois comme un trou, que j’aime ça, et que je l’assume complètement !!!! Maintenant il faut s’attaquer à l’autre souci : les trous de mémoire en soirée… Si vous avez un remède autre que « mais arrête de boire Gauthier bordel » je suis preneur…

Pour le plaisir des yeux

L’autre jour, je discutais avec Lilvirgo sur MSN. La demoiselle venait me féliciter pour mon CDD et je lui explique que je suis d’autant plus contente que je vais bosser dans le bureau du DRH le plus choupinou qu’il m’ait été donné de rencontrer (certes, j’en ai rencontré peu). Mais je précise : je ne m’emballe pas, je ne compte absolument pas tenter quoi que ce soit avec cet homme. Il va juste devenir mon plan M.

 beau-mec

Qu’est-ce que le plan M (© Lilvirgo) ? M, c’est pour miam. Un plan M, c’est un gars que l’on trouve super choupinou et qu’on mate sans espoir de plus. En discutant, nous nous sommes rendues compte que nous avions la même façon d’agir. Quand nous allons en cours ou pour travailler, nous choisissons un jeune homme délicieusement miam miam que nous allons pouvoir mater à loisir, le plan M (comme miam ou mate, toujours © Lilvirgo). J’avoue que célibataire ou en couple, j’ai toujours eu mon plan M. En première année de fac, j’en avais un dans chaque cours, quasiment (hého, j’étais célibataire, à l’époque) sans compter les profs. J’en avais deux particulièrement choupinous. D’abord Cédric, sorti tout droit d’un boys band avec ses t-shirt moulant délicatement ses pectoraux et laissant échapper deux bras bien musclées, son jean blanc qui permet d’entrevoir son boxer bleu marine dessous. Il avait le cheveux soyeux, mmmm ! (enfin, ils avaient l’air soyeux, j’ai jamais touché). Je me souviens, au premier semestre, vous aviez la brochettes des nanas de la classe au premier rang. Au second semestre, notre délicieux thésard a été remplacé par son vilain directeur de thèse, normalement en charge de cours et, là, la brochette de nanas (y compris moi) a curieusement disparu de la classe. Il y avait ensuite Pierre, le fils caché de Steve McQueen aux yeux plus bleus que le ciel azuré et au petit cul qui ne demandait qu’à être mordu. Ce qui était génial avec ce prof, c’est qu’il faisait tout le temps tomber sa craie et se penchait donc pour la ramasser, miam ! En plus, il m’avait à la bonne, lui, il m’a dit un jour : « vous êtes une des meilleures élèves que j’ai eue, je ne vous oublierai pas ! ». Aaaaaaaaaaah ! Putain, ça, ça fait plaisir.

Bon, comme en première année, j’ai eu plein de beaux profs et de beaux camarades, le sort s’est vengé et je me suis ensuite retrouvée en cours qu’avec des vilains pas beaux et des profs de l’âge de mon grand-père même pas gentils. Enfin, si, y en avait des sympas mais rien ne pouvant entrer dans la catégorie plan M. Quoi qu’en deuxième année, il y avait l’inconnu du mercredi matin, une histoire débile. Le mercredi matin, donc, j’avais cours avec une connasse finie qui nous avait pris en grippe, Gauthier et moi. Juste avant d’aller en cours, je croisais donc ce beau gosse qui restait dehors, juste devant nos fenêtres quelques instants de plus et je matais jusqu’à ce qu’il aille en cours. Après la rupture avec Pierre, je décidais de le passer en plan M et plus si affinités, j’avais un plan : un matin, j’ai « oublié » ma montre pour lui demander l’heure… Oui, j’étais vraiment TRES nulle en drague à l’époque. Sauf que l’inconnu n’est jamais plus venu.
 

 En sciences po, par contre, dès le départ, je repère un magnifique brun aux yeux de braise et à la peau diaphane, Guillaume qu’il s’appelait (évidemment). Comme je suis très forte, au bout d’un mois, je me retrouve à faire un exposé avec lui, on s’installe à un café avec un coca… Et là, il me rote littéralement à la gueule et ne s’excuse qu’après avoir remarqué que je le regarde, atterrée. Bon, tu dégages de la catégorie plan M, toi !

Le plan M n’a pour but, au départ, de nous motiver à aller bosser ou en cours. Nous n’attendons rien d’eux, si ce n’est d’être présents et beaux, disposés à se laisser mater. Nous ne leur adresserons peut-être jamais la parole mais ce n’est pas le but, au fond. C’est juste que d’aller en cours de sociologie de l’administration, ce n’est motivant que s’il y a un choupinou à regarder. Même quand on est en couple parce que je suis désolée, y a pas de mal à se faire du bien aux yeux. Après tout, c’est comme admirer un paysage ou regarder les étoiles. Quand la nature fait si bien les choses, autant en profiter. Après, rassurez-vous, Guillaume 1er était un pro du matage même pas discret donc pas la peine de me dire en comm : « t’es une garce, imagine si ton mec avait fait pareil. » Il faisait pareil, justement, et je m’en moquais. Regarder n’est pas toucher et je ne m’imaginais pas du tout en train de faire des brouettes
ou autre chose avec mes plans M.

 

Mais parfois, un plan M peut devenir en plan M et plus si affinités. Exemple : Bertrand. Il est choupinou, il est choupinou… Merde, il me fait totalement craquer, j’ai envie de conclure, zut de zut. Bon, finalement, vu que je suis nulle en drague, je crois qu’il n’a jamais compris qu’il était un plan M et plus si affinités, tant pis. Ce fut tout de même très agréable de le regarder droit dans ses yeux bleus-verts-gris pendant quelques mois. Sinon, autre plan M et plus si affinités : Ludovic, mon collègue lors de mon stage rugby. La première fois que je l’ai vu, il m’a pas marqué plus que ça, soyons honnête. Mais comme nous fumions tous les deux, on se retrouvait souvent en pause clope en même temps, à discuter sur le balcon du 5étage et je me suis dit qu’il était quand même drôlement choupinou. Grand, brun, mince, un visage d’ange, miam ! Donc le jeu consistait à caler mes pauses clopes sur les siennes, très amusant. Mais le soir de la finale du TOP 16, c’était l’occasion de conclure, ou pas… En fait, cette soirée m’a permis de mesurer la timidité limite maladive du jeune homme. A un moment, je le rejoins au bar pour commander une boisson (oui, j’avais un bracelet magique me permettant d’avoir accès illimité au bar, je vous dis pas…). Et là, je me dois de prendre les choses en main car il ose pas interpeller le barman, donc je prends la commande pour les deux. Plus tard, dans la soirée, je me retrouve avec Bastien, le pigiste du week-end bien choupinou aussi (mais je le voyais jamais donc pas un plan M) et Ludovic nous annonce qu’il va chercher une bière au bar et Bastien me fait : « tu vas voir, il va revenir les mains vides. » Cinq minutes plus tard, Ludovic revient les mains vides, tout dépité, on rigole. « Oui mais y a le joueur, là, il m’a viré du bar en disant que c’était sa place, quel connard. » Comme j’ai soif, je l’accompagne pour prendre sa commande mais y a plus de bière donc il prend un coca. A la fin, on se fait sortir de la boîte parce que c’est 7h et que ça ferme donc le joyeux trio embarque Zoé et on va se prendre un petit déj dans le coin. Mais la journée ne fait que commencer : Ludovic, Zoé et moi devons partir sur Toulouse pour un match. Donc je rentre viteuf chez moi récupérer mes affaires et je rejoins mes deux amis à l’aéroport où on prend un café dégueulasse. On est rejoint par une quatrième acolyte et on prend l’avion. Pour une fois, j’ai pas eu peur du tout, sans doute parce que je commençais à ressentir les effets de la nuit et je m’inquiète un peu : le match que je dois couvrir est à… 17 heures.

 

On arrive au stade Ernest Wallon, on va manger avec le staff du stade et voilà que le petit Ludovic nous fait un malaise vagal. C’est-à-dire que son visage légèrement hâlé devient plus blanc que le mien (un exploit) donc on s’inquiète un peu, je lui dis de s’allonger et de lever les jambes, la meilleure façon de lutter contre un malaise vagal. Oui, je sais ça parce qu’il m’est déjà arrivé d’en faire. Le plus ridicule : ma sœur se fait opérer des dents de sagesse, j’appelle dans l’après-midi de l’opération pour annoncer à ma mère que Guillaume et moi arrivons voir la demoiselle, elle me raconte qu’une amie de ma sœur a fait un malaise vagal dans la chambre de ma sœur et je rigole : « mais quelle petite nature ! ». Oui, moi, j’ai passé ma jeunesse dans les hôpitaux, pas du tout par maladie mais le dimanche, quand mon père faisait les visites et que ma mère travaillait, il nous amenait à l’hôpital et ma sœur et moi dessinions dans le bureau des infirmières, on était un peu les mascottes du service. Donc on arrive dans la chambre, on discute et je commence à me sentir mal : les couleurs se barrent de mon visage, je commence à transpirer et avoir envie de vomir. Donc, discrètement, je me penche vers la fenêtre pour prendre l’air mais attrapée : Guillaume voit que ça va pas et ma mère comprend : elle me prend par la main et me fait descendre dans le jardin de la clinique pour m’allonger et me faire lever les jambes. Je me moquerai plus jamais des copines de ma sœur qui se
sentent mal.

 

Après le déjeuner, Ludovic et moi sommes conviés dans un superbe bureau tandis que Zoé et l’autre fille vont voir une de leurs amies, on mate la télé puis on s’endort un bon quart d’heure devant. Hé oui, lecteur, techniquement, j’ai dormi avec mon plan M et plus si affinités, la classe ! Nous avons passé le reste de la journée ensemble mais mon stage se terminait sur ce match, je l’ai revu une autre fois et c’est tout. Mais peu importe, ce plan M et plus si affinités ne m’a pas brisé le cœur, c’est le but.

 

Et voilà. Dans quinze jours, je commence mon stage avec, tous les matins, la joie de me lever pour voir mon nouveau plan M… et pas plus si affinités car on ne mélange pas boulot et brouette.

« Non les braves gens n’’aiment pas que l’’on prenne une autre route qu’’eux… »

Par Tatiana

Il est 14h37 et le téléfilm sur la six est franchement nul donc je vais vous raconter ma vie une fois de plus. Thème du jour : le regard des autres, parce qu’en ce moment j’en fais un peu les frais et c’est pas très rigolo, voire très agaçant.

 

Alors voilà, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais lorsque l’on est dans une situation peu conventionnelle (dans n’importe quel domaine), bien souvent cela dérange le commun des mortels. Leur repères habituels sont perturbés, et les gens quand ils perdent leurs repères, ils aiment pas trop. Or, depuis quelques temps je suis moi-même dans une situation amoureuse peu conventionnelle, et donc je subis le jugement, conscient ou non, de mes amis les plus proches et des moins proches également.

 

Ca commence par un : alors quoi de neuf pour toi en ce moment ? Là, vous leur racontez la situation : « oui j’ai rencontré quelqu’un, ça se passe bien… mais… ». Oui, parce que quand vous êtes dans une situation non conventionnelle il y a forcément un « mais », vous devez préparer votre interlocuteur. Attention je vais dire quelque chose qui est susceptible de te choquer, prépare toi, assieds toi confortablement, prends une tisane… Vous annoncez la couleur et là, la voix de votre interlocuteur change. Il est en train d’essayer de comprendre, mais rien à faire c’est trop compliqué pour lui, ça dépasse son entendement. Mais comment est-ce possible ? Je ne comprend pas… (le 2e téléfilm de l’après-midi a commencé mais c’est toujours aussi nul). Après moult explications qui n’auront servies à rien vous laissez tomber, mais le plus dur reste à venir : la mise en garde. Oui parce que pour le commun des mortels tout ce qui n’est pas conventionnel est dangereux. C’est une théorie bien connue (si si je vous assure).

 
Donc la mise en garde passe par deux étapes :
 

– la première cherche à vous déstabiliser par rapport à vos croyances, remettre en cause vos propres opinions,

– la deuxième cherche à vous imposer un autre point de vue qui n’a rien à voir avec le vôtre bien sûr.

Alors imaginez l’enfer ! Forcément vous connaissez beaucoup de gens, et vous devrez subir ces deux étapes multipliées par le nombre de gens que vous connaissez, et à qui vous êtes susceptibles de parler de genre de choses. Là, certains d’entre vous vont me dire « ah oui mais non si c’est mes amis ils comprendront et ils accepteront ma situation. Si ça me convient ça leur conviendra forcément. » Et bien là je vous réponds NON. Et même un non catégorique car vos plus proches amis (et je sais de quoi je parle) feront cela sans s’en rendre compte, pour votre bien ; ils penseront qu’une situation qui n’est pas conventionnelle ne peut que vous faire souffrir, et donc pour vous protéger ils chercheront forcément à vous faire changer d’avis pour adopter le leur. Alors voilà, dans ce genre de situation, on a beau être assez grand pour savoir que l’opinion des autres n’est que l’opinion des autres et bien, déjà c’est très dérangeant de se sentir juger parce que des fois on a l’impression que les gens nous prennent pour des débiles (puisqu’il faut être débile pour faire ce genre de chose), et ensuite, ça perturbe parce que du coup on se dit « mais est-ce qu’ils n’ont pas raison ? », « est ce que je ne devrais pas moi non plus penser ça de cette situation ? », « pourquoi ai-je un avis différent sur la question ? ». Autant de questions qui ne servent à rien car finalement ce qui compte c’est ce que nous on ressent.
 

La morale de cette histoire, c’est qu’il faut accepter que certain ou certaines fassent des choses que vous ne feriez pas. Ne cherchez pas à les mettre en garde contre leur gré, surtout que bien souvent ils sont très conscients de ce qu’ils font. Soyez là pour les soutenir dans leurs choix et pas pour les retenir.

Le sidaction

Le dimanche, en général, je vous gratifie d’un petit article léger mais là, je me suis dit qu’il valait mieux faire un article utile en adéquation avec l’actualité. J’aurais pu vous parler du CPE, des grèves de la SNCF dont j’ai été victime mais non… Je ferai de la politique à un autre moment, peut-être. Aujourd’hui, je veux vous parler du sidaction et, donc, du sida.


Je me souviens de la première fois que j’ai entendu parler du Sida, j’étais toute petite, je jouais avec mes cousins et on se battait pour savoir lequel de nos personnages aurait la maladie la plus grave et un de mes cousins dit : « moi, j’ai le SIDA ! » mais son frère lui répond : « mais non, on en guérit pas, tu vas mourir. » Moi, je les regarde avec des yeux ronds : le quoi ?

Je suis ce qu’on appelle la génération SIDA, la génération sacrifiée (et la génération Mitterrand aussi mais ça n’a rien à voir). Je savais même pas comment marchait un zizi que je savais déjà qu’il fallait que je mette dessus un préservatif. Mon adolescence a été bercée par des slogans : « l’été sera chaud, sortez couverts ». J’avoue que j’étais tellement coui-couille à cette époque là que je comprenais rien au slogan. Après, nous avons eu les préservatifs à un franc, avec une pub marrante avec des capotes qui tournaient avec la pièce de 1 francs, sur le « mon manège à moi » version Daho. On est la génération « capote sur l’obélisque », l’arrivée du petit ruban rouge. Je me souviens, ado, ma mère nous en avait acheté un, à ma sœur et à moi, que nous étions fières de porter. Nous étions la génération « nuit du zapping au profit du sidaction ».

 

Mais pendant quelques années, y a eu un essoufflement : plus d’émissions, plus de CD, le ruban rouge porté sur certaines personnalités engagées ne représentait plus rien. Les
capotes ne coûtent plus un franc, personne ne nous explique que la trithérapie n’est pas un remède, juste une façon de prolonger la vie d’un séropositif… Et encore, faut voir comment. Oui, la trithérapie, c’est pas comme prendre la pilule, c’est très violent, ça vous fait vomir, ça vous détruit tout… Comme la chimio, c’est très agressif pour le corps. La première personne qui m’en a parlé, c’est la doctoresse qui m’a fait un test du SIDA. En gros, elle me prend mon sang et m’explique que la trithérapie ne soigne pas du tout le sida. Bon, je le savais, je suis pas tombée des nues mais je me dis que tout le monde n’est pas dans mon cas et quand on fait le test, c’est un peu tard pour nous le dire…

Parce que si j’ai fait un test, c’est que j’ai eu un comportement à risque, j’en suis pas fière surtout qu’on m’a bien fait la leçon quand j’étais jeune. Mais nous avons tous des comportements à risque. Quand je vois mon propre comportement alors que j’ai été bien informée, je frémis pour les jeunes qui ne savent même plus comment on attrape le Sida. L’autre jour, j’écoutais le Mouv’, un buzz consacré sur le sida, un gars expliquait qu’il était parti faire de l’information dans des facs et des écoles de commerce et il avait entendu tout et n’importe quoi, notamment un élève d’école de commerce lui dire sans rire que le Sida s’attrapait aussi par la salive. C’est dingue ! Là, je pense à Clémentine Célarié qui avait roulé une pelle à un séropositif pour montrer que ça ne risquait rien : oublié, tout ça est oublié.
 

Hier, je lisais sur le blog de Julien Lem que les médias ne couvraient plus vraiment le sujet car ce n’est pas vendeur. En effet, c’était quand la dernière fois que le SIDA a fait la une des magazines ? Quand une actrice a révélé sa séropositivité. Et voilà, le sida devient désormais un sujet people, c’est franchement pas rassurant ! Surtout que j’ai l’impression que le sida devient de plus en plus une maladie des années 80 donc les ados d’aujourd’hui ne se sentent plus concernés. Un peu comme la syphilis, une vieille maladie désuète qui n’existe presque plus… C’est ça, oui ! Enfin, si aujourd’hui des gens croient que le SIDA ça se guérit ou ça s’attrape par la salive, c’est bien qu’il y a un déficit d’information énorme, personne ne s’en soucie donc ?

 

Le problème, je crois, aujourd’hui, c’est que le sida est typiquement une maladie qui « n’arrive qu’aux autres », à ceux qui ont une vie sexuelle déviante, aux drogués, aux homos. Mais pas à moi, adorable hétéro qui ne fréquente que des gentils garçons. Foutaises ! Quand on me voit, impossible de savoir si je suis saine ou pas. Oui, j’ai l’air d’une fille sérieuse et j’utilise des capotes mais il m’est déjà arrivé de constater après l’acte que la capote qui décorait le pénis de mon partenaire était tout déchiré, il m’est déjà arrivé d’avaler du sperme… Une fois, un de mes partenaires très occasionnels a tenté de me brouetter sans capote, il est entré sans capuchon… Et il est ressorti tout aussi vite. Connaissant le passif sexuel de ce mec, je savais que j’étais loin d’être la première à passer entre ses mains et que la capote, c’était pas son truc. Mais j’aurais pu aussi bien me laisser faire. Tout le monde n’a pas le courage de dire non… D’ailleurs, plus jeune, je ne l’ai pas eu, avec Pierre le pervers, comme quoi…

Le sida n’existe pas qu’en Afrique. Ca existe chez nous aussi et, en plus, c’est en recrudescence. Hé oui, à force d’oublier de se protéger, le sida revient en force et ça risque
de ne pas s’améliorer. Sur des sites de rencontre gay, Gauthier m’a montré des jeunes hommes se déclarant séropositifs et refusant de porter une capote. Véridique, je l’ai vu de mes yeux vus. Certains diront : « bah, s’ils couchent avec d’autres séropositifs… » Mais le sida est un virus particulièrement vicieux, il n’y a pas un virus type mais plusieurs : coucher entre séropositif comporte des risques aussi. Mais bon, ça, personne ne le sait, il n’y a plus d’information.

 

Il y a-t-il plus de population à risque que d’autre ? Je suppose, oui, mais je n’aime pas trop penser en ces termes-là. En effet, ce n’est pas parce qu’on ne fait pas partie de ces populations plus à risques qu’on n’en prend pas, de risques. De toute façon, y a pas de secret, le sida, il n’y a qu’une façon de ne pas l’avoir, c’est d’utiliser des préservatifs. Je crois qu’on ne le dira jamais assez…

Episode 5

Ethan ouvrit les yeux et s’étira longuement avant de se rendre à la salle de bain. Il se mira dans le miroir et constata avec amertume qu’il avait un
gros bleu sur le ventre, souvenir de la petite peste qui l’avait agressé …quelle sauvage, cette fille, on n’avait pas idée d’être aussi violent. Il se rasa et alla à la cuisine pour prendre son
petit déjeuner, mais il remarqua que la porte du salon était ouverte. Il fronça les yeux : il était certain de l’avoir fermé, la veille. Et si l’un des exclus s’était introduit chez
lui ? Il attrapa un club de golf qui traînait dans l’entrée et jeta un œil rapide, tentant de se dissimuler derrière le chambranle de la porte, mais ne vit personne. Il la poussa avec
précaution et entra dans la pièce, mais elle était vide. Devenait-il paranoïaque ? Il baissa sa garde et soupira de soulagement, mais, soudain, il entendit un craquement derrière lui,
il se retourna vivement en brandissant son club et en poussant un cri d’attaque, mais il s’arrêta net quand il vit que c’était sa mère, qui hurlait encore plus fort que lui.

« Bon sang, Ethan ! Mais qu’est ce qu’il te prend, je peux savoir ?

– Maman ! Je croyais que c’était…quelqu’un d’autre.

– Je peux savoir qui tu accueilles avec une canne de golf ?

– Non, je croyais que c’était les types qui m’avaient volé mon passe qui étaient…hum…entrés par effraction.

– En voilà une idée ! Si tu n’étais pas allé te balader par là-bas, toi aussi : mais qu’est ce qu’il t’a pris ?

– Je voulais profiter de ma dernière nuit de célibataire pour découcher, voilà. Tu comprends, à partir de ce soir, je serai fiancé et aurai des
obligations envers Neve et…j’avais besoin de prendre l’air une dernière fois sans avoir à me justifier, mais c’est totalement raté.

– C’est une femme, c’est ça ? Tu es allé voir une femme faisant partie des exclus ? Mais quelle honte !

– Mais non, c’est pas ça, maman. Je marchais et je n’ai pas fait attention à l’endroit où je me trouvais.

– Mais tu es blessé, fit-elle en désignant son bleu. Ca te fait mal ?

– Non, ça va.
– Et si j’appuie ?

– Aïe ! Bien sûr que oui, c’est un bleu, voyons ! Faut pas appuyer dessus ! Mais c’est pas grave, ça va passer. Au fait, qu’est ce que
tu viens faire ici ?

– Je voulais vérifier que tu allais bien, après ce qu’il s’est passé hier soir…tu dois être en forme pour ce soir, ce sont tes
fiançailles.

– Oui, je sais, mais ça ira. Déjà, je ne serai pas torse nu, donc on ne verra pas mon hématome et je ne parlerai de cette histoire à personne, je me
sens bien assez humilié comme ça. Et puis, je n’ai pas besoin d’avoir la super forme pour sourire et serrer la main à des gens en les remerciant d’être venus. Quant à l’animation, Neve s’en
chargera très bien : elle sera ravie d’être le centre de l’attention générale.

– Essaie au moins de faire semblant d’être content.

– Mais je cache ma joie, chère maman. Rien ne pouvait me faire plus plaisir que d’épouser cette charmante femme qui a autant d’esprit qu’un
oiseau.

– Je sais que tu n’apprécies pas beaucoup Neve pour le moment, mais je suis certaine que dès que tu la connaîtras mieux, tu l’aimeras, tu
verras.

– Même toi, tu ne la supportes plus et pourtant, tu es un modèle de patience…cette fille est un vrai tyran et je vais détester les nombreuses années
qui me séparent du repos éternel.

– A ton âge, on ne devrait pas avoir ce genre d’idée : tu n’as que 30 ans, tu as la vie devant toi, et puis, je suis certaine qu’elle va
changer : je te parie tout ce que tu veux que dès qu’elle sera maman, elle va devenir plus raisonnable, ça va lui mettre du plomb dans la cervelle. 

– Espérons que tu aies raison. »

Il soupira et s’écroula sur le canapé : dans quelques heures, son destin serait scellé à celui d’une femme exécrable et rien ne pourrait changer
ça, sauf un cataclysme et rien de tel n’était prévu. Mais il y avait sa mère, elle tenait à ce qu’il soit marié avec une femme qui prendrait soin de lui avant de trépasser. Même si elle était
dans la fleur de l’âge, elle avait une santé fragile et elle pouvait très bien attraper une grave maladie à tout moment. Il souhaitait évidemment que ça n’arrive pas, il l’aimait tellement, mais
la vie ne se déroule jamais comme on voudrait et ce soir, contre son gré, il se fiancerait à sa harpie.

 
 
 
 
 
Chapitre 3
 

            Alyson attrapa le bras de sa fille et entra en même temps qu’elle dans la
magnifique salle de réception de Technopolis, aux parois en verre qui permettaient d’embrasser la ville d’un seul coup d’œil. Les colonnes, en verre également, étaient sculptées de telle sorte
qu’elles réfléchissaient la lumière en la décomposant, créant de magnifiques spectres lumineux. Le robot placé à l’entrée prit leur invitation et les annonça, ce qui interpella Neve Woodart
qui se précipita à leur rencontre.  

« Nicholas, Alyson ! Je suis ravie de vous voir ici ! Oh, c’est la petite Oceany ? Mais elle est devenue une jeune femme
superbe ! Et voici Oliver : qu’il est mignon !  »

Elle continua de babiller pendant cinq minutes, leur parlant comme s’ils étaient de vieilles connaissances alors qu’ils n’avaient jamais discuté
ensemble. Oceany détestait ce genre de femmes qui ne pensaient qu’à côtoyer les personnes les plus en vues du moment, mais s’ils tombaient en disgrâce, elle leur passerait devant en les ignorant
totalement.

Tandis que la future fiancée discutait avec sa mère et son beau-père, Oceany prit son petit frère par la main et l’entraîna vers la piste de danse
au-dessus de laquelle se trouvait une copie de la fresque de la chapelle Sixtine ; il fallait avouer que cette salle était magnifique, mais tout ce luxe la rendait toujours mal à
l’aise.

« Oceany, je peux aller jouer avec les enfants, là-bas ?

– Oui, bien sûr, mais tu ne fais pas de bêtises, d’accord ?  »

Le petit garçon hocha la tête et galopa vers les autres enfants pour s’amuser avec eux ; il avait exactement les mêmes cheveux blonds que sa
mère et avait un visage d’ange qui faisait craquer tout le monde, y compris sa grande sœur qui voulait le meilleur pour lui.

Elle releva la tête, fascinée par la fresque : elle était reproduite avec un réalisme déconcertant, on aurait pu croire que Michel Ange lui-même
était venu ici décorer la salle. Soudain, elle sentit une présence à ses côtés et une coupe de champagne apparut devant son nez, ce qui la fit sursauter. Elle se retourna et se retrouva face à
Ethan Wadeker, en personne. Elle se sentit mal à l’aise et eut peur d’être reconnue, mais n’en laissa rien paraître. Après tout, elle était masquée quand elle lui avait volé son passe, il ne la
reconnaîtrait sans doute pas.

« Tenez, mademoiselle, goûtez-moi ça, il est excellent.

– Oh, je ne bois pas.

– On ne refuse jamais rien au fiancé. Je suis Ethan Wadeker.

– Oceany Antelwort Geller.

– Je vous croyais plus jeune : vous êtes une vraie femme, à présent.

– C’est exactement ce qu’a dit votre fiancée : vous faites bien la paire.

– Ah, Neve a dit ça ?  »

Il paraissait vexé par ce qu’elle venait de dire et elle comprit qu’il n’appréciait pas vraiment sa future femme… Mais il fallait épouser une
femme de l’élite et, apparemment, il n’avait pas eu le choix. Il ouvrit la bouche pour ajouter quelque chose quand il fut interrompu par la puissante voix du robot de l’entrée qui annonça
l’arrivée de Bill Oxford, le maire de la ville. Neve abandonna instantanément les Geller pour se jeter au cou du maire qui la regarda froidement ; avec ses yeux bleus très clairs et son
visage émacié, couronné de cheveux gris, il semblait incapable du moindre sentiment et ferait un parfait dictateur. Ce qu’il était d’ailleurs, mais peu de gens de l’élite en avaient conscience,
trop heureux de pouvoir s’amuser sans travailler : « donnez-leur du pain et des jeux »…Oxford aurait fait un parfait César. A ses côtés se trouvait une créature blonde aux
mensurations remarquables, le type même d’écervelées fascinées par le pouvoir, vêtue d’une robe incroyablement décolletée devant et échancrée derrière : il s’agissait de sa seconde épouse
Kelly. Puis derrière arrivèrent deux hommes : l’un d’eux était Mark, le fils de Bill, un beau brun aux yeux noirs qui ressemblait, à ce qu’elle avait pu entendre, à sa défunte mère. L’autre,
un type d’origine latine, était un parfait inconnu et elle se demanda qui il était mais elle eut vite la réponse, puisque le robot refit son annonce en incluant Kelly, Mark et l’inconnu, cette
fois-ci.

« M Bill Oxford, maire de Technopolis, son épouse Kelly, son fils Mark et son beau-frère Bryan Masson. »

Son beau-frère ? Certainement le frère de sa première épouse car le Bryan en question ne ressemblait absolument pas à Kelly. Ethan se dirigea
immédiatement vers les nouveaux venus, la délaissant, ce qui ne la dérangeait pas vraiment, au contraire… En tout cas, il ne l’avait pas reconnu.

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Mon anniversaire avant l’’heure

La vie est une chose curieuse. En fait, cette semaine est proprement hallucinante, avec de très bons et de très mauvais moments mais en ce jeudi soir où je rédige cet article je suis heureuse, tout simplement. Bon, comme vous m’adorez et que vous aimez lire ma vie, je vous la raconte (oui, je suis mégalo).

 Noel 2012 217

Ce week-end fut plutôt sympa, j’ai eu plein de cadeaux d’anniversaire en avance. Oui, ma maman ayant eu son anniversaire dans la semaine (oui, dans ma famille, on marche par deux pour les anniversaires, c’est plus marrant), Alice et moi sommes descendues ce week-end pour fêter tout ça. Première très bonne nouvelle de la semaine mardi. J’étais chez mes parents, dans le bureau, ma mère dans le salon en bas. Comme la porte était ouverte, j’entendais ma mère au téléphone en bas (j’entendais, j’écoutais pas !) à discuter avec ma sœur. Elle raccroche. Cinq minutes après, le téléphone sonne et ça donne :

« Allo ? Non, c’est pas vrai ! C’EST PAS VRAI !!! Mais c’est sûr au moins ? »

Comme elle est passée en mode hystérique heureuse, je bondis hors de ma tanière pour aller aux nouvelles mais je sais très bien ce que c’est, j’ai compris. Hé oui, lecteur, Anthony, le copain de ma sœur, a été reçu au concours des pompiers de Paris. Qui va se retrouver belle sœur d’un pompier de Paris et va pouvoir draguer les collègues de celui-ci. Moi ! Voilà, vous pouvez me détester, surtout toi, moumour. Plus sérieusement, je suis ravie pour lui, c’est un concours très difficile à avoir mais, curieusement, je me faisais pas de soucis pour lui. D’abord mes cartes l’avaient dit qu’il l’aurait mais surtout, Anthony, c’est la force tranquille, le mec qui fait ce qu’il a à faire. Il se disait prêt pour son concours, je savais que c’était vrai. En fait, pour l’anecdote, il avait compris que le concours se terminait mercredi soir donc quand ma sœur l’a retrouvé à la maison un jour plus tôt, elle était au bord de la crise cardiaque persuadé qu’il avait été recalé, mais non ! Il a même fait 13 tractions au lieu des 10 réglementaires, trop fort !

Suite à cette bonne nouvelle, ma mère décide de ne pas du tout me foutre la pression : « ah ben entre ta sœur qui a eu une prime, ta cousine et Anthony qui trouvent du boulot, manque plus que toi ! ». Merci maman ! Et pourtant, une piste se dessinait : vendredi, en arrivant au domicile familial, je me connecte à Internet et je trouve un mail d’une dénommée Frédérique qui me propose un stage. Mais c’est qui ? D’où elle sort ? Pourquoi elle me parle ? Je regarde les références de l’entreprise, je fouille rapidement dans ma boîte mais non, je n’ai jamais postulé chez eux, je savais même pas que leur boîte existait. Bon, comme il est 19h, je rappellerai lundi. Le dit lundi (lire ce bout de phrase à haute voix, j’aime bien), j’appelle donc, la bonne femme voit de suite qui je suis puisqu’elle me précise que l’entreprise est pas loin de chez moi. En effet, elle est dans la ville où vivait Arnaud, que de souvenirs…. C’est aussi là que travaillent Alice et Clara. Ahlala, je sens que les pauses déjeuner vont être vivantes ! On se fixe un rendez-vous le jeudi car même si je rentre le mercredi

en tout début d’après-midi sur Paris, je sens que la SNCF va me jouer des tours. Et j’avais raison. J’avais prévu d’arriver à 13h50, je suis arrivée à 18h20… Merci les cheminots !

Jeudi, donc. Je me lève, je m’habille, me prépare, je sors mon press book qu’il ne faut pas oublier, tout va bien. Je me rends à ma gare et là, le train n’arrive pas. Mais ils ont décidé de me pourrir à la SNCF ou quoi ? Ah non, il arrive, ouf. Oui, c’est pas que je sois stressée mais si quand même. Arrivée sur Paris, je prends le métro et là, il n’arrive pas… Mais c’est pas possible ! Je vois mon quart d’heure d’avance fondre comme la graisse lors d’une liposuccion. Mais bon, mon métro arrive enfin. Sortie de la station, je ne peux pas me perdre : le bâtiment qui abrite l’entreprise est ENORME. Je rentre, me présente à l’accueil où trois potiches me donnent un badge à mon nom. Ohlala, la classe. Je m’installe dans un fauteuil en cuir un peu trop grand à mon goût. Je regarde les locaux, me marre en douce quand je vois qu’une des potiches se regarde dans le plafond en miroir mais le Seigneur me rend de suite cette mesquinerie. Une femme arrive et dit bonjour, je me lève et dit « bonjour » en tendant la main… Sauf qu’elle venait chercher un gars qui était là, pas moi… Je me sens soudain très conne. Bon, deux minutes après, une fille blonde arrive pour moi, cette fois, c’est Anaïs, la collaboratrice de Frédérique. J’avoue que j’adore ce prénom mais les personnes qui le portent en général, on ne s’entend guère. Mais elle, elle me plaît bien. Elle m’explique que deux ascenseurs sur les trois sont en panne, c’est pourquoi on attend longtemps un de ses foutus engins. Comme la porte peine à s’ouvrir, elle commence à paniquer : « oh non, j’aime pas ça, j’espère que ça va pas tomber en panne. » On arrive au 4e et elle me propose une boisson. Je me dis : « bon, la dénommée Frédérique peut pas me prendre de suite donc prenons un café ». Donc elle me donne un café mais pas de chance, elle m’amène directement vers le bureau de Frédérique oups ! Là, devant le bureau, deux personnes : la dénommée Frédérique, donc et un mec trop choupinou : Pierre-Cecil, le DRH qui doit avoir une trentaine d’années à tout casser. Bon, ce stage, je le veux, c’est définitif.
 

L’entretien se passe idéalement, Frédérique et Pierre-Cécil sont très agréable et je suis très à l’aise, ils me présentent le projet un peu puis ils me disent : « bon,
avant d’aller plus loin, on veut savoir si on peut vous prendre ou pas. » Je leur parle de mon soucis de convention et Pierre-Cecil grimace. Non, choupinou, ne me brise pas le cœur, pas déjà, pas si vite. En fait, il m’explique que le problème porte sur la rémunération : sans convention, ils ne peuvent me payer que 25% du SMIC et 100% de la carte orange. Bon alors entre un 
chômage et un stage un peu rémunéré, je n’hésite pas une seule seconde, c’est oui. Donc on discute du projet, les idées fusent, je suis proprement emballée. Résultat : je commence

lundi ! Et là, je me dis que la vie est dingue : y a une semaine, je n’avais rien de rien et là, lundi, je commence un stage de deux mois. En plus, Pierre-Cecil choupinou va essayer de voir s’il peut pas trouver un système de prime ou quelque chose pour augmenter un peu ma rémunération. Oh, il est merveilleux lui, même s’il a trop serré le col de sa chemise et même s’il a un gamin, ce qui semble indiquer son non-célibat (même s’il a pas d’alliance, na !).

 

Résultat des courses : me voilà stagiaire pour deux mois. Une expérience inédite puisque je n’ai jamais fait de journalisme d’entreprise. Ma mission : préparer la
prochaine newsletter du groupe. En effet, une partie du personnel doit déménager dans une autre ville donc je devrai faire découvrir cette ville à travers la newsletter et le site Internet qui va 
avec. Je vais écrire pour un public de 500 à 700 personnes. En plus, pendant deux mois, je vais pouvoir me lever tous les matins avec une bonne raison de le faire, gagner quelques sous et comme
je vais partager pendant deux mois le bureau de Pierre-Cécil, je vais pouvoir bénéficier des conseils d’un DRH : que du bonheur pour la suite. En plus, c’est excellent pour mon ego de voir 
qu’une entreprise (et même deux, d’ailleurs) a vu mon CV et a été intéressée par mon cas alors que je n’avais même pas postulé chez eux.

Décidément, mes 26 ans commencent bien… Qu’est-ce que ça va être quand je les aurai vraiment!

La perfection est glabre

Grosso modo, il existe deux catégorie de femmes : les célibataires (y compris les amoureuses en attente) et les maquées (y compris les femmes mariées). Zoé et moi sommes des célibataires, elle très en attente de M. Zoé qui vient mais qui se presse pas quand même (je te lui foutrais un coup de pied au cul pour qu’il avance plus vite, moi !). Samedi, Zoé reçoit un texto de M. Zoé : « tu es chez toi ? ». Zoé étant un individu de sexe féminin normalement constituée, elle interprète ce message comme un « dis, je peux venir ? » légitime. « Oui », répondit-elle, ajoutant un petit plus voulant dire : je t’attends avec plaisir.

beautiful legs in spa 

Mais là, panique : son épilation laisse à désirer. Au secours ! Opération : éradiquons la toison. Résultat, voici notre Zoé zéro poils délicatement vêtue d’une nuisette sexy en diable. Bon, hélas, M. Zoé ne viendra pas, nous apprîmes plus tard que ce message était destiné à sa mère. M. Zoé, confondre sa mère et sa future moitié, je ne trouve pas ça bien, faut arrêter la drogue. Bon, du coup, avec Zoé, nous avons épilogué lundi sur la « malédiction du poil ». Si elle s’était pas épilée, il serait venu. C’est typiquement féminin, ça aussi : si on s’avance trop sur ce qui n’est pas acquis, on ne l’aura pas. Il est vrai qu’il m’est arrivé quelque fois d’aller à un rendez-vous parfaitement épilée dans l’espoir de…et rien. Par contre, il m’est aussi arrivé d’aller un rendez-vous avec une épilation un peu douteuse (pas de forêt vierge, tout de même, faut pas déconner) et bam, brouette. Foutue malédiction du poil.

 

Bon, au-delà de ce joyeux délire Zoé-Nina (oui, c’est un délire, on ne pense pas vraiment que les poils épilés se liguent contre nous pour nous empêcher de conclure), nous avons
réfléchi à cette triste réalité : célibataires, on doit toujours être nickel, « au cas où ». Par exemple, je ne vais jamais à une soirée mal épilée, on ne sait jamais… Oui, j’aurais très bien pu conclure avec ce beau et grand Marocain à la soirée costumée où personne n’était déguisé (véridique) s’il n’était pas parti se coucher avec les poules (ce qui est dangereux à l’heure actuelle). Je lui avais parlé pendant au moins 20 minutes les yeux dans les yeux en me cambrant un max pour mettre en avant ce qui se remarque déjà le mieux. Bon, en plus, j’étais saoule donc je faisais plus du tout dans la finesse. Peut-être qu’à la prochaine soirée, il y aura un beau Brad et qu’à force de se parler avec le langage de la langue, on aura envie de s’explorer mutuellement dans le secret d’une chambre. Non parce que même si les probabilités sont faibles (je sors soit dans le milieu gay, soit avec les camarades de promo de M. Gauthier qui sont physiquement… pas du tout mon genre), j’ai pas envie de me payer la honte. Parce que soit je suis sobre et je refuse, expliquant à Brad que je peux pas parce que mes poils ont eu droit à un sursis, soit je suis saoule et j’oublie la douce pelouse qui recouvre mes jambes et je pète la honte.

 

Certains me diront : mais on s’en fout de vos poils. Ben nous, non. On se doit d’être l’incarnation de la perfection en permanence. Je veux bien être celle qui a de la cellulite, celle qui n’a ni tatouage ni piercing, celle qui a les pieds grecs, celle qui a des pieds bizarres mais je ne serais jamais « la poilue »… Du moins les six premiers mois de couple après, on autorise à quelques poils de survivre. De la même façon, je n’irai jamais à une soirée avec mes vieux sous-vêtements. Ceux-là, je les mets pour la maison ou pour aller au supermarché mais c’est tout. Je ne veux pas non plus être celle qui a une culotte trouée. Par ailleurs, mes sous-vêtements sont toujours coordonnés parce que c’est plus joli, on imagine volontiers la fille qui passe du temps à choisir ses dessous, soigneusement rangés, le matin, et pas la souillon qui tire une culotte et un sous-tif d’un magma de tissus et qui enfile ça sans se poser de questions. Non mais sans rire : dans les films pornos, le livreur de pizza ne tombe que sur des nymphomanes totalement épilées, jamais y a de poil suspect (sauf dans les films « velues et cochonnes »).

 

Le pire quand on est célibataire, c’est quand on a un rendez-vous galant. Brad nous a invitée à boire un verre, c’est peut-être juste amical mais ne sait-on jamais, préparons-nous. Et c’est parti : on épile, on gomme, on hydrate, on nourrit, on lave, on sèche, on brosse, on pare, on parfume… Les princesses sont de sortie. Parce qu’on veut que Brad, il soit tellement ébloui par nous, avec ou sans vêtements, qu’on ne laisse rien au hasard, quitte à s’épiler les trois poils qui restent avec la pince à épiler car tout doit être ni-ckel ! Bon, ceci étant dit, c’est agréable de se bichonner puis là, y a quand même une perspective, on n’est pas trop prises au dépourvu. Sauf si Brad décide de passer nous prendre une heure à l’avance chez nous, là, c’est la cata intégrale. Messieurs, c’est très incorrect d’arriver en avance, sachez-le. Moi, je sonne toujours deux minutes après l’heure dite pour pas faire trop la fille « pile à l’heure , j’ai attendu la demi pile pile pour sonner ».

 

Comme me fait remarquer Zoé, tout ceci n’est pas très juste : quand on doit être célibataire, on doit être aussi parfaite qu’une fille en couple alors qu’on ne partage notre
couche, ni rien d’autre d’ailleurs, avec un homme. Moi, quand je suis célibataire, ça m’emmerde de passer mon temps à m’épiler parce que quand je constate que c’est plus très net, je pense : « à quoi bon, personne n’en profite, de toute façon ». Mais je le fais quand même, ne sait-on jamais… Alors que justement, les poils de célibataire devraient pouvoir avoir une espérance de vie plus longue, on devrait pouvoir mettre nos vieilles culottes et nos bas filés, gardant ceux intacts pour notre fut Brad. Mais voilà, une fille à poils, ça le fait pas. Imaginez qu’on rencontre un homme dans la rue avec nos poils, notre culotte trouée qui poche aux fesses, nos soutien-gorge sans baleine (oui, parce que des fois, elles s’évadent seules) et nos bas troués. Imaginez qu’on conclue. Bon, ça me paraît très improbable d’aller forniquer dans l’heure qui suit avec un mec rencontré dans la rue mais nous sommes dans une logique de l’absurde. La même qui m’a fait dire à Anne que s’il le fallait Bataille et Fontaine lisaient du Kant et du Hegel sur leur plateau mais qu’on pouvait pas savoir puisqu’on regardait pas. Bref, nous voilà dans une chambre avec ce délicieux inconnu qui plonge la main dans notre culotte et nous sort un charmant : « ben c’est la forêt vierge là-dedans » ou un : « ah non, je te fais pas de cunni, y a trop de poils ». Pourtant, ça te gêne pas que je me retrouve avec un poil coincé entre les dents après une fellation, abruti ! Bref, vous avez compris le topo.

 

Mais c’est fatigant d’être parfaites tout le temps, toujours prêtes, « au cas où ». Je ne suis pas une fille négligée et je ne veux pas qu’un homme ait cette fausse image de moi, juste parce que mon épilation n’est pas du matin et que j’ai pas les moyens de me racheter des dessous tout neufs tous les mois. Un jour, je serai pétée de tunes et je me ferai une épilation définitive mais en attendant…

 

Voilà quelque part le drame de la femme : célibataire, faut toujours être parfaite « au cas où », genre au cas où M. Zoé préviendrait 10 minutes à l’avance qu’il débarque (tout à fait son genre, en plus, un délice de spontanéité, ce garçon.) ou que mon Brad frappe à la porte parce que je vois pas pourquoi ça pourrait pas arriver ! Ensuite, une fois nos M. Zoé et Brad attrapés, faut encore être parfaites car nous partageons notre couche avec eux. On peut mettre de côté nos vieux pyjamas en pilou-pilou, notre chemise de nuit avec des oursons et/ou des chats dessus, notre bas de pyjama qui n’a plus d’élastique et qui laisse entrevoir une bonne partie de notre (charmant) fessier. Alors que ces messieurs ne s’épilent pas et nous sortent très rapidement leurs vieux boxers fanés ou leurs chaussettes aérées. C’est injuste mais c’est comme ça. Comme dirait les Robins des bois : « être sexy en toutes circonstances, voilà qui n’est pas aisé ». Comme c’est bien résumé !

Je suis désolé

Par Gauthier
Mais je suis obligé de vous livrer une énième introspection. Mais ce n’est pas ma faute. Je me pose des questions suite à une aventure des plus banales en somme. Laissez-moi vous exposer la situation, et mon analyse.
 
Jeudi soir, je viens de boire quelques verres en compagnie de Nina, Sab, et Larouquine. Soirée charmante, en compagnie de filles charmantes. Il est 21h et quelques et je suis très en retard à mon second rendez-vous de la soirée. En effet j’ai donné mon numéro à un charmant jeune homme quelques jours auparavant alors que j’étais à 4,5g d’alcool dans chaque bras, accroché à mon bar, à grand renfort de « je suis désolé de te draguer alors que je suis saoul, mais tu es trop mignon, ça fait 15 jours qu’on nous a présenté et je pense tout le temps à toi depuis… blablablabla ». Bref le pauvre, il a souffert, j’ai dû le saouler bien 30 min, mais le pire c’est qu’il rappelle et me file rancard. Elle est pas belle la vie ? Donc je suis très en retard… Que faire ? Prendre un Taxi bien sûr !
 
Et là c’est le drame !!!! J’arrive à la station de Taxi, je monte illico dans le premier qui passe (pour une fois j’attends pas 1h, ça me change). Le chauffeur, un vieux métis de 40/45 ans au moins, laid comme un poux, me fait la causette. Je ne sais pas s’il y a des chauffeurs de taxi qui nous lisent, mais dans le doute je voudrais faire passer un message. On prend le Taxi pour éviter le métro, le bus, ou la rue, bref pour être tranquille, assis confortablement, au chaud, et au calme ! Oui au CALME ! Alors pourquoi vous sentez-vous toujours obligé de disserter sur le temps, les parisiens, les transports en commun, le maire de Paris, les travaux, les manifestations, etc. Hein, POURQUOI ???? Et alors ce qui me gonfle le plus c’est « et vous allez où en fait ? » sous entendu « tu vas voir qui ? tu vas faire quoi ? tu me racontes ta soirée ? » Ou pire encore « mais sinon vous faites quoi dans la vie ? » MAIS JE TE DEMANDE SI TA SŒUR ELLE SUCE ????? Putain ça fait du bien !!!!! Putain de pays de merde où il n’y a pas de limo à chaque coin de rue, au moins le chauffeur on le fout derrière une vitre et il ferme sa gueule !
 
Donc mon vieux chauffeur me pose mille et une question, dont la traditionnelle :
         Mais en fait vous allez faire quoi là-bas ?
         Je vais boire un verre dans tel club…
         Ah… Tout seul ?
         Euh… Non, je suis attendu…
Il me sourit et enchaîne illico :
         Vous allez dans des saunas ?
         … Pardon ?
         Oui, les saunas, vous connaissez bien non ?
Là c’est le drame, ce chauffeur s’est rendu compte que j’allais dans un club gay, il est gay, et donc forcément, il va me draguer… Là je transpire à grosse gouttes !
         Non je ne vais pas dans les saunas, je n’aime pas ça… Je trouve ça glauque, c’est sale, ça pue, et c’est rempli de vieux pervers trop fauché pour s’offrir une pute !
         Ah… C’est votre droit ! Mais il faut bien draguer quelque part !
         Je suis maqué…
J’ai vraiment été super désagréable, j’ai répondu au lance-pierre, à ce moment précis je me dis qu’il a compris le message, et qu’il va fermer sa gueule…
« C’est dommage, t’es mignon ! » MAIS IL ME TUTOIE MAINTENANT ! Je rêve… Mais je ne suis pas au bout de mes surprises… Il arrête la voiture dans une petite rue, et se retourne :
         Tu as retenu le chemin pour venir plus vite ici ?
         Oui merci, c’est gentil… (en fait je lui avais demandé de me déposer à un endroit un peu éloigné de la boite parce que je ne savais pas comment aller directement devant, mais lui il connaissait bien par contre)
         Je vais me garer un peu plus loin ? On pourra se détendre…
         Se quoi ??? (j’ai très très peur là)
Et là c’est LE DRAME !!!! À ce moment précis, il passe sa main entre mes jambes et la pose sur mes couilles ! J’ai la nausée… Je repousse sa main et lui demande de se tenir tranquille. Il revient à la charge. Je lui précise que mon petit copain est super jaloux et qu’il m’attend à l’entrée de la boite. Que s’il voit la scène, il va lui casser la gueule (oui je mens et alors il ne me connaît pas, je dis ce que je veux na !). Mais non il insiste. Bon je vais pas me faire violer par un vieux con dans un taxi quand même ! Je lui dis très clairement :
         Arrêtez ou je descends sans vous payer !
         Ouh lalala c’est bon, il faut pas s’énerver, j’ai le droit de tenter ma chance !
         Non, il y a des façons de le faire… Et ça n’en est pas une !
         Oui mais c’est pas la peine de le répéter, tu le diras à personne hein ?
Je suis gentil, parce que j’ai quand même payé ma course, et je n’ai même pas relevé le numéro de la plaque pour le signaler… Mais pour qui il se prend ? Maintenant je m’en veux de pas avoir noter son numéro de plaque, parce que s’il fait ça à un petit jeune qui ne sait pas se défendre, et qui n’ose pas dire non de façon énergique, il peut avoir des problèmes. En tout cas je suis consterné par le culot de ce mec… (c’était une 406 blanche c’est tout ce dont je me souviens, voilà)
 
Et là je me pose la question : pourquoi s’est-il permis de me toucher ? Y avait-t-il quelque chose chez moi qui lui a laissé penser qu’il pouvait le faire ? Tout chez moi ne montre qu’une chose : vient coco, je vais te donner du plaisir ! Non je ne crois pas… En tout cas, ce message ne s’adresse pas à tout le monde !
 
Alors je fais le point sur ma vie, et je me fais peur (comme à chaque fois). Je sors avec un model américain, beau, gentil, agréable, bref parfait… Je vais en boite pour rejoindre un jeune homme de 21 ans, beau comme un cœur, après qui tout le monde court, il a un visage d’ange, et il me fait un effet indescriptible ! Depuis ce rendez-vous, on sort aussi ensemble. Dans la semaine, je me suis « offert » un amant en cdd renouvelable. Un gentil cadre de passage sur Paris pour quelque temps (il est envoyé ici en formation). Il rentre tous les week-ends chez lui, mais il aime bien venir se mettre à quatre pattes devant moi dans la semaine ! Et mon amant du mois dernier refait surface en m’annonçant fièrement « j’en suis sûr, je ne suis pas bi, je suis pédé, j’aime trop quand tu me défonces ! », on est heureux de le savoir… Et donc forcement, il veut que je le « défonce » le plus rapidement possible pour fêter ça !
 
Bon 4 « mecs », mais toujours qu’une bite, et surtout une absence totale de cœur, malgré un soupçon de scrupules (mais c’est juste pour la forme). Donc oui peut être que je transpire le sexe… Maintenant parlons de mon week-end. Jeudi, le petit jeune mignon m’éconduit au métro « pas le premier soir » qu’il me dit. Tant pis… Mon cdd renouvelable fera l’affaire ce soir. Le lendemain, je me pose un peu. Le samedi, mon américain débarque à 15h, on baise comme des castors jusqu’à 21h. On va dans un bar avec quelques amis, il me dit qu’il doit rentrer se coucher tôt, tant mieux ! Le petit jeune m’attend en boite. Je le rejoins, il rentre avec moi cette fois. On baise tout dimanche. 16h il repart, mon américain m’appelle :
         Je peux venir ?
         Euh… non j’ai beaucoup de travail en retard, on se voit demain, ok ?
         Je suis triste mais travaille bien !
Oui, j’avoue, je n’ai pas du tout bossé, je me suis reposé, je ne pouvais pas avoir encore du sexe, je ne suis pas acteur porno… Maintenant voyons ma semaine : lundi je vois mon américain, il passe la nuit avec moi, mardi on passe la journée ensemble. Il rentre mercredi dans son pays, donc mardi soir je reste tranquille chez moi à verser une petite larme. Mercredi, je passe la journée avec mon petit jeune. Il passe la nuit chez moi. Jeudi, j’ai cours, en fin de journée mon ex-bi nouvellement homo me rejoint en fin d’aprèm pour fêter sa conversion. Vendredi, je souhaite un bon week-end à mon cdd renouvelable !
 
Et ce week-end ? Je ne sais pas qui je baise… Mais par contre je vais boire, ça c’est sûr. J’ai un anniversaire. Et la copine qui fête ses 24 ans m’a dit, pour être sûr que je viennes le sourire au lèvres « j’ai un ami qui a craqué sur ta photo, il sera là, je suis sûr que vous ferez un beau couple, il va trop te plaire »… Je ne sais pas du tout comment je vais organiser mon emploi du temps la semaine prochaine, mais ça promet.
 
Moi je dis, Paris est une ville magnifique… Il me faut juste un chauffeur perso pour que mon bonheur soit parfait 😉
(Note de la Nina : vous pouvez aller sur le blog de Gauthier : http://gauthier.mon-blog.org/. Maintenant, tu peux dire que tu m’aimes, moumour!)

Je suis nulle et je vous en fais profiter

Suite à un bug gigantesque du blog, les articles de dimanche et lundi sont restés en administration au lieu d’apparaître sous vos yeux ébahis comme à l’accoutumée. Donc pour vous éviter la lecture de trois articles d’affilée, j’ai décidé de vous offrir une BD, confectionnée de mes blanches main. Vous pourrez constater que quand je dis que je dessine mal, ce n’est pas par modestie…

Conclusion de ce petite périple (tout est vrai) :

– la prochaine fois, je prends un paquet de Kleenex (un tout seul, c’est pas assez)

– tourner l’ouverture de la cage de Kenya vers le fauteuil pour pas qu’on la voie baver (oui ben quoi? Moi, ça me gêne aussi qu’on me voit baver).

– monsieur le vieux, vous auriez été plus aimable, je vous aurais sans doute signalé que votre sac reposait dans le vomi de mon chat. En plus, vu que vous vous êtes affalés sur mon accoudoir et mordu le peu d’espace vital que j’avais, je regrette même pas.

– je ne ferai jamais de BD, je suis vraiment nullissimale.

PS: ce que j’ai écrit dans la vignette 8 et qui a été coupé par mon immonde scanner qui date de 2000 (hou le vieux), c’est : « les gens ne semblaient pas ravis de la nouvelle ».

Maintenant, vous pouvez vous moquer.

Juste pour info

Voilà ce qu’over-blog nous a donné comme explication pour la panne des derniers jours, je le mets juste pour vous expliquer, ça évitera que je répète 10 fois la même chose.

« Cher blogueur,

Nous avons été victimes d’une coupure de courant qui a mis hors service l’ensemble des serveurs qui hébergent over-blog.

Nous sommes absolument désolés des désagréments causés par cet incident.

Soyez assurés que nous avons fait le maximum, et que nous continuons à faire tout ce qu’il est possible pour rétablir la situation dans les meilleurs délais.

Bien que cela soit arrivé hier dimanche, nous avons travaillé immédiatement à la résolution du problème, et notre équipe travaille en continu depuis.

Que s’est il passé ?

Les serveurs d’over-blog sont chez Redbus. Il s’agit d’un des principaux centres d’hébergement Internet en France.

La société Redbus est une société reconnue pour être l’une des plus sérieuses en Europe.

Redbus nous fournit de l’espace climatisé et de l’électricité.

Théoriquement une panne de courant ne peut pas avoir lieu puisque tous les équipements nécessaires pour acheminer l’énergie sont présents en 2 voire 3 exemplaires.

Plus de 20 000 serveurs sont hébergés chez Redbus à Paris.

Pourtant, malgré les précautions que Redbus prend, et malgré les précautions que nous prenons, un problème électrique est survenu ce dimanche, affectant plus de 20 000 serveurs en même temps. Ce
sont des centaines de milliers de sites web qui ont été inaccessibles pour cette raison.

Pour plus d’informations a propos de cet incident :

 

L’article du Monde

Un autre article chez
silicon

Sachez qu’à l’heure qu’il est Redbus alimente en électricité ses serveurs par des groupes électrogènes et se risque à d’autres pannes ce soir lors du basculement vers leur
alimentation électrique.

Nous considérons que ce risque supplémentaire est innaceptable. C’est pourquoi nous avons pris cette nuit la décision de déménager et installer nos serveurs chezInterxion.

Après une nuit blanche de travail, nous sommes dans une situation à peu près stabilisée. Il faut néanmoins s’attendre encore à des dysfonctionnements.

Nous nous excusons du manque de communication également mais il faut savoir que nos serveurs de mails étaient, eux aussi, coupés en alimentation électrique.

Qu’allons nous faire pour que cela ne se reproduise plus ?

Nous allons déployer une nouvelle infrastructure technique identique à celle que nous avons déjà, et hébergée dans un autre lieu.

Les données seront dupliquées sur les deux systèmes.

De cette façon, même si un des deux sites devient totalement inaccessible, nous pourrons « basculer » sur l’autre site et solutionner très rapidement les situations les plus graves.

Nous espérons pouvoir mettre cette solution en oeuvre le plus rapidement possible.

Un dédommagement ?

De notre côté nous ne pouvons récupérer aucun dédommagement de notre prestataire.

Cependant nous savons à quel point il est désagréable de ne pas pouvoir accéder à son blog, et de n’avoir aucune information pour l’expliquer.

C’est pourquoi nous allons faire un geste pour que vous conserviez la confiance que vous nous avez toujours témoignée.

Nous vous informerons de cela en détail au plus tôt.

A l’heure où vous recevez ce mail, over-blog doit être à nouveau fonctionnel. Nous vous donnerons toutes les informations que vous jugerez utiles sur le forum d’over-blog.

Merci de votre compréhension.

L’équipe d’Over-Blog. »