Je ne suis pas fier

Par Gauthier
Article écrit il y a quelques mois, mais j’ai envie de vous le faire lire…
 
Je dis souvent que je suis une pute, souvent sur le ton de l’humour, en référence aux centaines d’hommes qui ont partagé ma couche. J’en suis à quelque chose comme 450 mètres de haut si je les mets les uns sur les autres, j’ai baisé 20 tonnes de chair (plus ou moins flasque), et j’ai sucé l’équivalent d’un immeuble de 15 étages (si on ne compte que ce que j’ai avalé, donc vous avez compris…). Bref, un constat digne d’une travailleuse sociale du bois !
 
Souvent j’y repense, en me disant que même si dans le lot y en a qui me donne envie de vomir quand j’y repense, il y avait bien quelque chose sur le moment qui m’a donné envie. Une étincelle qui m’a permis d’avoir une érection et de prendre du plaisir. Bref je suis un homme, et malgré ce qu’en disent les filles, on n’est pas des machines à baiser, on a une sensibilité quand même.
 
Alors qu’est ce qui m’a permis de baiser tous ces thons, qu’est-ce qui m’a permis de ne pas vomir pendant que je le faisais, qu’est-ce qui m’a empêché de demander de payer avant de passer à l’acte ? Je dis souvent que si certains m’avaient laissé 50€ sur l’oreiller, ça n’aurait pas été plus glauque. Et pourtant je ne l’ai jamais fait (me faire payer). Pourquoi ? Je dois avoir une dernière once de dignité quelque part…
 
Non c’est surtout parce qu’il doit y avoir quelque chose qui m’a motivé sur le moment, mais pourquoi je n’arrive pas à me souvenir pourquoi j’ai couché avec ce thon si horrible et si nul au pieu ! Pourquoi ? Putain, mais il y a bien quelque chose, je sais pas moi, ne serait-ce qu’un état éthylique profond, ou sous prod’, ou une intense dépression… N’importe quoi, mais quelque chose !
 
Voilà ce à quoi je pensais lundi soir, et j’étais incapable de mettre le doigt dessus. Mais je n’étais pour autant pas prêt à me résigner, non ce n’est pas possible, il y a forcément quelque chose qui m’a poussé à coucher avec eux. Ce fut peut-être bref et insoupçonné, mais sur le moment il y a dû y avoir quelque chose !
 
Et à force de me poser cette question, j’ai décidé de tenter une expérience. Et je n’en suis pas fier de devoir arriver à de telles extrémités… Je prends un mec au hasard sur msn, un qui me veut depuis quelques semaines, un qui me fait comprendre que je peux faire tout ce que je veux avec lui parce que je suis trop beau, gentil, fantastique, blablablabla…
 
Je le choisis selon les critères suivants : il ne plait pas en photo, il est trop vieux, trop poilu, trop pédale, sans rien qui puisse me donner envie ne serait-ce que de lui faire un smack ! Bref tout en ce mec me répugne complètement. Et je lui dis « ok, ce soir on baise ».
 
J’ai déjà eu des pannes, une seule complète, et deux autres qui sont venues troubler mes ébats de façon intermittente. Il serait tout à fait logique que j’en ai une totale.
 
J’arrive chez lui, on papote, il m’offre un verre d’eau, on fume une clope, et il se colle à moi, beurkh il est vraiment pas beau… Je lui demande de changer la musique pour qu’il se décolle, je prends une respiration, et il se recolle à moi aussitôt, me couvrant de compliments, mais rien n’y fait, j’ai toujours envie de vomir…
 
Il commence à m’embrasser, j’ai le cœur au bord des lèvres… Je lui demande de baisser la lumière, il s’exécute. Et là il commence à se déshabiller « Gauthier ferme les yeux et pense à autre chose » me dis-je ! Et il m’enlève mes vêtements, je lui précise que je suis fatigué, d’où l’absence d’érection, il me dit que c’est pas grave qu’il va s’occuper de moi !
 
Et il s’occupe de moi, et je ferme les yeux, tout le temps, je les ferme quand je l’embrasse, quand il me suce, quand je le suce, tout le temps, le plus possible, il ne faut surtout pas que je le vois, je m’imagine à des milliers de kilomètre, faisant tout autre chose, mais rien à faire je suis bien sur son canapé en train de le sucer…
 
Il est très câlin, très affectueux, me couvre de compliments, et me demande de le prendre. J’en suis incapable, mais merde, j’ai déjà fais tout le reste, il faut que je sache si je peux jouir… Je peux être un bon acteur, mais là je ne pourrais pas faire semblant !
 
Je l’ai pris, et j’ai joui, en fermant les yeux… Je me suis déjà senti une merde dans ma vie, mais vraiment une merde, mais jamais comme ça ! Je suis pire que tout, comment peut-on coucher avec quelqu’un qui vous répugne, qui vous dégoûte, et avoir quand même une érection et une éjaculation (je ne me ferais pas l’affront de parler d’orgasme, parce que là par contre j’en ai pas eu !).
 
Alors voilà, j’en fais le constat suivant : j’ai sûrement déjà dû faire ça dans ma vie, mais je ne m’en souvenais plus, je me raccrochais à la douce pensée que « non mais il y avait forcément quelque chose qui t’as donné envie sur le moment ». Maintenant je sais que non, ce n’est pas le cas !
 
J’ai honte, je me dégoûte, je salis tout ce que je touche, je mérite mon célibat et ma solitude.

Toi aussi, joue à Rachel et Monica !

Aujourd’hui, je me lance dans un exercice particulier : je vais parler d’un sujet auquel je ne connais rien. Mais bon, je suis journaliste,
hein, je sais faire face à ce genre de choses. J’ai même écrit un article sur l’influence du territoire sur le parcours scolaire, la preuve que je peux écrire sur n’importe quoi ! Mais cessons cette digression et parlons du sujet que je veux aborder aujourd’hui : la colocation.
 
Depuis mes 18 ans et demi (à peu près), je vis seule dans un petit studio d’étudiante. J’en ai occupé trois pour l’heure, deux à Toulouse et mon actuel en région parisienne. Bon, depuis deux ans, presque, j’ai intégré Kenya à mon quotidien mais je peux pas appeler ça une colocation. Ne serait-ce que parce qu’elle ne paie pas sa part de loyer et de bouffe et que, du coup, je peux pas vivre dans 40 m² ! Et puis je m’en fous de « cafouniter » (expression maternelle pour parler de brouette et qui m’a fait mourir de rire) sous son nez, elle a qu’à aller voir ailleurs si j’y suis d’abord. Donc, bref, la coloc je connais pas mais je vais vous donner mon opinion sur le sujet quand même en divisant cet article en deux parties : avantages et inconvénients. Non, je ferai pas de synthèse, j’ai passé l’âge des plans en trois parties, libérez vous des stéréotypes, bordel !
 
Avantages
 
Ces derniers temps, j’ai pensé fort à la coloc. Pourquoi ? Parce que je vis seule et que je travaille à domicile. Donc il y a des jours,
nombreux, où je ne vois personne. Parce que j’aime bien prendre des verres entre amis mais je suis pas forcément bien payée (voire pas payée tout court), vois-tu, lecteur. Et puis pour moi, aller boire un café, c’est au moins une demi-heure pour gagner le cœur de Paris et autant en retour, c’est pas toujours idéal. Enfin, bref, je vois pas du monde tous les jours. Et les jours où je reste chez moi, je fais le minimum d’efforts : je suis propre, certes, je me brosse les cheveux, certes, mais point de maquillage et je m’habille comme un sac, pour peu que je m’habille. Oui, y a des jours, je reste en pyjama, je le confesse. Et puis y a des jours où je ne parle qu’à mon chat. Car en ne sortant pas, j’ai pas grand chose à raconter aux gens dont j’appelle personne et mine de rien, Kenya, elle s’en fout un peu de ce que je raconte. Donc, un(e) coloc, c’est l’assurance d’avoir un minimum de vie sociale. A condition bien sûr de pas tomber sur quelqu’un qui s’est rapidement trouvé une moitié et vient dormir deux soirs par semaine max à l’appart car sa moitié a la décence de pas avoir de coloc et ils peuvent brouetter en s’accrochant au lustre, s’ils le veulent.
 
Vivre avec quelqu’un, c’est se responsabiliser. Non, on ne repousse pas le ménage aux calendes grecques, c’est pas normal que la moquette ait la même couleur que Kenya (parce qu’elle perd ses poils) et que la pile de vaisselle dans l’évier soit plus haute que moi. Bon, ok, c’est pas difficile pour une pile de vaisselle d’être plus haute que moi, mais quand même. Donc il faut que tout soit à peu près clean pour une bonne vie en communauté. Toi le ménage, moi les courses. Toi la vaisselle, moi la cuisine. Et on fera l’inverse la
semaine prochaine. Donc, déjà, on divise les tâches en deux mais en plus, l’avantage de vivre à deux ou plus, c’est qu’on se fait des vrais repas. Moi, ça me gêne pas de cuisiner… quand je le fais pour plusieurs. Non mais franchement, qui se ferait une blanquette de veau rien que pour soi (ouais, y en a mais c’est pas mon cas). Comme ça, on mange moins de cochonneries parce que les repas fromage, c’est bon mais faut pas en abuser non plus. Et le pot de Haagen Dasz, on le mange pas toute seule. Et puis de toute façon, si j’ai le cafard, je m’épancherai sur l’épaule de Coloc plutôt que sur celle du petit garçon en photo sur la boîte de Kinders. D’ailleurs, vous avez vu ? Ils ont changé le petit garçon. Je suis choquée, ça faisait au moins 20 ans que c’était le même. Tout se perd ma pauv’ dame !
 
Inconvénients
 
Bon, comme tu le sais, lecteur, je ne suis pas des plus discrètes quand je pratique la brouette mais c’est pas ma faute… Si ? Donc, forcément, ma vie privée risque d’en pâtir un peu (à moins que mon mec ait un appart pour lui tout seul). Et puis, à vivre seule depuis tant d’années, j’ai un peu pris mes habitudes. Par exemple, j’adore chanter à tue-tête jusqu’à tard le soir et la personne qui a le malheur de partager mon toit n’est pas obligée d’apprécier. Non pas que je chante faux mais bon, quand même…
 
D’ailleurs, ça soulève la question de la musique. Et si on n’aime pas la même chose ? C’est pas parce que j’ai envie de noyer Nelly Furtado ou couper les cordes vocales de Diam’s que tout le monde pense la même chose que moi. Et c’est pas parce que je vénère le violoncelle et que la version orchestrale de la B.O de Requiem for a dream m’inspire que Coloc va penser pareil. Et la télé ? Non, non, la star Ac et les boîtes d’Arthur, je peux pas ! Quoi qu’il faut avouer que le jeu des boîtes, c’est fort. Faire exploser l’audimat avec des boîtes à chaussure, fallait le faire. Moi, à 19h, je regarde Malcolm parce que c’est drôle et que c’est totalement débile. Et à 18h15, juste avant, je regarde Amour, gloire et beauté sur RTL9 comme ça, j’ai 3 ans d’avance sur ceux qui ne peuvent le voir que sur France 2 et je peux les faire chanter au besoin (mouahahahah !). Alors que Coloc, a la même heure, il veut voir C dans l’air et me fait remarquer que je devrais en faire autant car en tant que journaliste, je dois m’informer.
 
Et puis y a la question de l’hygiène corporelle. La coloc ne nuit pas à la propreté mais organisons-nous un peu pour pas qu’il y ait d’embouteillages à la salle de bain. Bon, déjà, moi, je suis douche du soir, ce qui semble assez rare donc parfait. Si Coloc est douche du matin, ça ira. MAIS en été, tout le monde est douche de tout le temps parce qu’on transpire et on pue. Et puis pour peu qu’il y ait brouette, a fait une troisième personne qui se douche… Ah, il faudra aussi que j’arrête de me balader à poil dans l’appart. Quoi que
ça, depuis l’histoire du sale pervers mateur, je le fais plus trop. Même avec les volets fermés, j’ai du mal à me lâcher… (enfin, ça m’a pas empêché de brouetter avec Simon chez moi quelques temps plus tard donc bon…). Oui parce qu’en général, quand je vais me doucher, je laisse le reste de mes affaires dans la chambre mais Coloc n’est pas obligé d’apprécier de me voir dans le plus simple appareil. Même si c’est le sosie de Sagamore parce que coucher avec son coloc, c’est pas une bonne idée, ça fait des histoires et tout ça.
 
Bon, vu comme ça, je suis pas la coloc idéale : bruyante, bordélique et en plus équipée d’un chat qui a son caractère et qui sait se faire
entendre (miaou, miaou, miaouuuuuuuuuu !!). D’un côté, avoir un appart plus grand, mieux situé et une vraie vie sociale, ça me tente. De l’autre, une fois que j’aurai un boulot dans un bureau et tout, je risque d’apprécier de me retrouver peinarde chez moi le soir…
PS : Ecoute cette divine musique, elle me prend toujours aux tripes! (et j’emmerde Yojik qui a dit que j’avais une culture musicale qui
n’impressionnait pas, non mais!).

Je vais sur mon chemin

Par Tatiana
Aujourd’hui j’ai envie de parler de ce qui me fait avancer dans la vie. Ou tout au moins de ce qui me donne l’impression d’avancer. En ce moment, ma vie roule plus ou moins toute seule. Je vais à mon école, je vois mes amis (quand j’ai un peu de temps libre), ma famille. Une petite routine tranquille. Bien sûr mon école me demande beaucoup de ressources et c’est quelque chose de totalement nouveau pour moi. Ca me plait beaucoup d’ailleurs, même si ça me demande une tonne de travail. Je dois apprendre plein de nouveaux logiciels, me faire à un nouveau rythme de travail (complètement différent de l’université). Et retrouver ma créativité enfouie par des années d’études à l’université. Croyez-moi c’est pas tous les jours évidents.
 
Malgré cela je n’ai pas vraiment l’impression d’avancer, je tourne un peu en rond. Je ne devrais pourtant pas ressentir cela, car après tout j’avance sur le plan professionnel. J’ai changé de voie, je peux difficilement faire plus grand comme changement. Mais pour moi ce qui me donne l’impression d’avancer ce sont les relations humaines, le travail reste secondaire. Les relations humaines ont toujours primées dans ma vie, bien plus que la réussite professionnelle. C’est à travers les gens que je rencontre et les relations que j’établis, que je sais que ma vie avance, bouge et que je ne reste pas sur le passé. Par exemple en ce moment j’ai très envie de retomber amoureuse. J’aime beaucoup ma vie telle qu’elle est, mais j’ai la désagréable impression qu’il manque quelque chose pour que je me sente absolument bien, invincible et que j’ai le sentiment que tout bouge autour de moi. Je pense que cette réaction est normale et commune chez la plupart des gens. Mais comme tous les domaines de notre vie ne peuvent pas bouger à fond en même temps, et que moi j’ai déjà le domaine professionnel, ma vie sentimentale et relationnelle en pâtis drôlement. J’ai changé de voie pour faire quelque chose qui me plait vraiment, et auquel je pense depuis un certain temps (oui ce changement ne s’est pas fait du jour au lendemain, ça fait un bail que je songe à changer). Certes, cela m’apporte beaucoup, et je me sens à ma place (même si des fois je suis complètement parano et je me dis que tous les gens de ma classe pensent le contraire), mais je ne peux pas dire « ma vie est parfaite je me sens pleinement épanouie, il ne me manque rien ».
[…]
 
Je reviens de cours, putain ça m’a soulé. Ce cours je ne l’aime pas vraiment car je galère un peu je ne suis pas très à l’aise avec le logiciel. Bref, c’est pas vraiment l’objet de l’article, mais faut que je me remette dedans là. Ah oui ! j’en étais à « tous les domaines de notre vie ne peuvent pas bouger en même temps ». Ben moi j’aimerais bien pourtant. Heureusement je suis très prise par mon travail donc je n’ai pas vraiment le temps d’y penser mais je sens bien qu’il me manque un truc. Ca doit être mon côté sentimentale j’ai besoin de ça pour me sentir vraiment vivante et boostée. L’amitié a aussi cet effet la sur moi mais comme j’ai pas vraiment le temps de voir mes amis ben ça compense pas vraiment. Donc voilà, je suis dans une période un peu fade, pas mauvaise (parce qu’il ne m’arrive rien de mauvais) mais pas non plus rose bonbon. C’est quand même assez frustrant pour moi de voir que je ne peux pas m’épanouir complètement même en faisant un truc que j’aime. Je fais partie de la catégorie « les gens priment sur le travail », faut que je m’y fasse. C’est comme ça que j’ai découvert aussi que pour mon futur travail il me faut l’ambiance de travail que j’aime sinon c’est impossible. Je préfère faire un travail moins épanouissant mais dans une super ambiance de travail que l’inverse.
 
Mais revenons à mon idée de tomber amoureuse. Vous trouvez peut être ça un peu fleur bleue ? Bon déjà j’ai écrit un truc là-dessus sur mon blog donc je n’y reviendrais pas (et c’est que je vais voir si vous allez y jeter un coup d’œil ou pas), et puis non je pense pas que ce soit fleur bleue. Après tout, tout le monde a besoin d’aimer et d’être aimé pour se sentir vivant et avoir envie de foncer vers le futur. Oui c’est toujours mieux de foncer vers le futur en sachant qu’on peut le partager avec quelqu’un. Et puis je crois que plus on tombe amoureux et plus ca donne envie de rester dans cet état, un peu comme une drogue. On a envie de planer. Et moi en ce moment j’ai envie de planer, même si je me dis que j’aurais super pas beaucoup de temps à consacrer à ma source de planage. Mais ça n’empêche que j’ai quand même envie. Le pire c’est que ce matin je me tire les cartes (oui ça m’arrive des fois) pour savoir si oui ou non je vais tomber bientôt amoureuse. Et elles me répondent que je suis dans la période idéale et que y a déjà le mec pour dans ma vie (suivez mon regard), mais qu’il faudrait que je me bouge les fesses. Ben voyons, mais moi je voulais que ça me tombe dessus, pas que je me batte pour. Apparemment j’ai pas le choix, alors vais-je le faire ? La suite au prochain épisode !!

J’ai une question qui m’interroge

Bon, vu que j’ai eu plusieurs demandes à ce sujet, je vais relancer Technopolis mais sur un autre blog, me faut juste le temps de le créer, de gérer le copyright et tout ça. Ceci étant, je me pose une question et ne sachant quelle réponse lui donner, je vous la communique.

En gros, écrire, c’est bien mais si je pouvais gagner quelques sous, ça me ferait plaisir. Donc j’hésite à mettre en place un système paypal ou allopass pour accéder à Technopolis. En gros, je demande une rétribution de genre 2 euros et après, c’est accès illimité au blog et à Technopolis. Mais êtes-vous disposés à payer? Ou alors je mets un système « si vous voulez me donner des sous, c’est par là »? Ou alors je donne ça gratuitement et si je veux me faire de la tune, j’ai qu’à me faire éditer ?

Et puis si quelqu’un s’y connait en paypal et/ou allopass, je suis toute ouïe…

Tous victimes !

La semaine dernière, je lisais Le mur des lamentations d’Abiker qui caricature le besoin que l’on a de se faire plaindre. Bon, je vous raconte pas le livre, lis-le, lecteur. Oui, il faut lire, ça détend, ça fait du bien et ça occupe dans le métro. Et dans le train, aussi. Et dans l’avion mais moi, je le prends pas, j’ai trop peur. Mais c’est pas du tout de ça dont je voulais parler ! Mais qu’est-ce que j’adore les digressions, quasiment autant que les métaphores pourries !

Donc je voulais vous parler de cette manie complètement humaine qu’on a de se plaindre. C’est totalement universel. Par exemple, je prends ma famille : mes grands-mères râlent, mes parents râlent, ma sœur râle et moi aussi. Et ce n’est pas spécifique à ma famille. Va dans la rue et tend l’oreille, lecteur, tu n’entendras que des doléances, encore et toujours. « Je paie trop d’impôts pour financer ces feignasses de chômeurs », « y a plus de saisons ma pauv’ dame ! », « dans la rue, y a plus que des voyous », « j’ai un cancer », « je viens de redoubler mon année », « mon prof m’a saqué », « tous des connards »… Bon, vous voyez le topo. Selon les âges et les personnes, les plaintes ne sont pas les mêmes. Par exemple, moi, je peux me plaindre de pas avoir été payée pour mon stage ou que le journalisme est un boulot galère mal considéré, mal payé mais je peux pas me plaindre de me lever trop tôt le matin (pour le moment, je bosse de chez moi donc bon), de perdre une heure dans les transports (pour la même raison) et je peux même pas sortir « tous des connards » puisqu’aucun mec ne me fait chier en ce moment. Et je ne m’en plains pas, c’est reposant de sortir de la guerre des sexes et de regarder ça d’un œil neutre. Surtout que, du coup, je finis par croire que je pourrai me trouver une moitié qui ne m’énervera même pas. Même s’il paraît que les Français sont particulièrement râleurs, c’est une manie mondiale ! Tout le monde a un truc qui cloche toujours, c’est comme ça.

Pourquoi on se plaint ? Pour se faire plaindre, ça paraît logique, mais pas que. Il est vrai qu’il y a des moments où on tombe tous dans le syndrome de la « victime égocentrique » à base de « mon problème est super grave et tu dois compatir ! ». Bon, ça ne me gêne pas de compatir, surtout quand moi, ça va. Alors, j’écoute, je compatis, j’hoche la tête, j’essaie de distraire mais la distraction est à manier avec précaution. Si vous sortez une blagounette pendant que Charlotte se plaint que son Etienne l’a quitté pour Jennifer qui a un prénom de pouffe et des cuisses tellement
énormes que l’une d’entre elles suffirait à éradiquer la famine en Afrique, ça peut vous retomber dessus. Oui, on peut être particulièrement garce avec la rivale, la sale biiiiiiiiiiiip qui a osé nous piquer notre mec. Donc imaginons, Charlotte se plaint qu’Etienne est parti avec cette pétasse et vous, inspirée, vous sortez : « avec de la chance, il se retrouvera étouffé entre ses deux grosses cuisses, ça lui servira de leçon, mouahahahah ! ». Oui, des fois, j’ai un humour vraiment pourri. Mais bon, voilà, j’ai commis l’impair : au lieu de pleurer avec Charlotte, j’ai OSE essayer de dédramatiser la situation, de nier la gravité de la situation ! Parce qu’à force de comprendre la victime et lui prêter une oreille attentive, c’est nous qui devenons sa victime. Charlotte vient de se faire plaquer, elle m’appelle, logique. « Bouhouhou, je suis malheureuse ! ». Ok, j’arrive. Bon, évidemment, en deux heures, c’est pas réglé, il faut le temps. Seulement au bout d’un moment, c’est un peu fatigant de repasser en boucle le CD « Etienne est un gros con » sans avoir le droit d’aborder un nouveau sujet. Mais au bout d’un moment, on en a un peu fait le tour (même en abordant « Jennifer est une pouffe obèse même pas belle ») et ça sert plus à rien de ruminer. Donc on essaie de changer de sujet mais ça passe pas. On passe pour une traître, une indifférente. Mais non,
justement, j’essaie de te faire comprendre que c’est pas en ressassant toujours la même chose que l’on s’en sort ! Je me souviens d’une époque où la pauvre Anne s’était retrouvée à consoler une nana qui avait littéralement pété un plomb après que son mec ait rompu, allant jusqu’à téléphoner à la mère du jeune homme… Après 6 mois de relation ! « Je l’aime, je le déteste, je l’aime, je le déteste… ». Au bout d’un moment, la pauvre Anne n’en pouvait plus. Un soir, on se fait une soirée sex and the city à trois… Bon, ben la fille a comparé tous les personnages masculins à son ex, c’était assez lourd. Et puis, surtout, n’osez pas vous plaindre sinon s’engage une compétition débile.

« Etienne est un enfoiré, il m’a plaqué pour Jennifer !

– Oui bah tu sais, il m’est arrivé la même chose mais moi, ça faisait deux ans que j’étais avec lui…

– Oui mais moi, il m’a piqué des CD !

– Moi, j’ai dû partir de notre appart commun et dormir pendant deux mois chez une copine.

– Oui… Ben, moi, il a violé mon chat !
– … »
Autre cas courant : celui qui se plaint pour quémander des compliments. Quand j’étais au collège, une fille m’avait dit une fois : « Non mais tu vois, Anaïs, elle se plaint pour qu’on lui fasse des compliments. Elle dit qu’elle est grosse pour qu’on lui dise qu’elle est mince et tout ça. ». En observant les faits, j’ai constaté que c’était vrai. Mais c’est risqué parce que si elle continue, elle va finir par se prendre un : « ouais, c’est vrai, t’es grosse, tu fais au moins du 48, non ? ». De façon toute personnelle, quand je me plains, c’est avant tout pour vider mon sac. Et là, quand ça explose, c’est parti : « Putain, fais chier, j’en ai marre ! Je trouve pas de boulot, j’ai plus de tunes, j’ai des factures qui pleuvent, cette putain de CAF qui me verse plus rien alors qu’ils doivent me donner plein de sous, mon asso qui a oublié de me payer, j’ai pas de mecs, mon chat n’arrête pas de vomir sur la moquette, ma mère a un lupus, ma sœur est dépressive, j’ai même
pas demandé à naître ! ». Enfin, voilà, je dis tout en même temps, ce qui me vaut en général la réponse : « heu… Je sais pas quoi te dire ! ». Ben, y a rien à répondre, juste que ça me fait du bien de balancer tout ça, ça soulage, c’est un peu comme mettre la poubelle au vide ordures. Mais bon, en général, quand j’ai des petits soucis, rien ne vaut l’autodérision. Oui, j’ai la lose, alors rions-en ! Faisons des BD mal dessinées sur ma machine à laver qui déconne et mon chat qui vomit (je crois qu’elle me fait de la boulimie, en fait). Au lieu de passer pour la chieuse jamais
contente de service, je passe pour la rigolote ! Parce que se plaindre sans saouler son auditoire, c’est tout un art. Si on tombe dans le larmoyant et le pathétique, les gens vont vite se lasser. Parce que quelqu’un qui ne va que mal, à la fin, on lui demande même plus si ça va car on sait que l’on va lancer la valse des litanies.
Alors faisons comme David : plaignons-nous mais avec panache et humour !

L’’érotisme au féminin

Le week-end dernier, je suis allée chez Gauthier pour une soirée hautement subversive : coquille St Jacques- gâteau framboise devant Le diable s’habille en Prada. Bon, on n’a pas poussé le vice à prendre une petite camomille car on donne déjà l’image d’une jeunesse dépravée, il faut arrêter un peu. Nous sommes conscients que nous sommes un exemple pour les jeunes et la camomille, ça aurait été too much. Mais c’est pas du tout de ça dont je voulais parler ! Samedi, donc, je vais chez Gauthier et je feuillette le nouveau calendrier des Dieux du Stade. Et bien il est manifeste, cette année, que le public visé est d’abord et surtout les homos. Voire rien qu’eux, tant pis pour les filles. C’est pas que ça m’excite pas un mec à quatre pattes qui m’offre ses fesses mais bof. Décidément, l’érotisme au féminin est bien pauvre.

Quand je regarde le monde de l’érotisme, il n’y a rien de bien excitant pour nous, les femmes. Commençons par la base : les films. Bon, déjà, les films pornos, c’est clairement pas fait pour les femmes : perso, ça m’excite pas du tout, je trouve ça glauque et limite un peu violent. Bon, parce que la dignité de la femme, hein, on peut s’asseoir dessus ! Bon, passons aux films érotiques, plus soft donc plausiblement plus accessibles. Alors je regarde : un défilé de bonnes femmes à poil qui se font sauter par des mecs pas vraiment beaux… Des scènes lesbiennes à gogo, des nichons, des fesses, des chattes toutes épilées… Ok, c’est pas fait pour nous non plus. D’ailleurs, si vous allez dans un sex shop, vous ne croiserez que très peu de femmes, surtout dans les rayons DVD. Quand on est allées au sexodrome avec Emma, on a bien rigolé dans la DVDthèque, poussant des cris du type « berk, t’as vu ça ? ». Oui, curieusement, une nana qui s’enfile une bouteille d’orangina dans le cul ou une qui s’est pas épilée depuis 1974, ça nous refroidit la libido plus qu’autre chose. Par contre, les mecs qui traînaient par là, deux nanas dans un sex shops, ça a eu l’air de les inspirer.

Bon, sortons de là et allons au striptease. Après tout, si les mecs se mettent au garde à vous devant des nanas qui ôtent de façon cadencée leurs oripeaux, de beaux éphèbes se trémoussant tous muscles dehors devraient nous émoustiller. Et quoi de mieux que les Chippendales ? C’est fait juste pour les femmes… paraît-il. En 2000, j’étais allée en boîte avec l’éternel Gaugau et ils passaient sur des écrans le spectacle des Chippendales. Lui fut très alléché, moi non, et pour cause : des mecs qui se mangent du raisin dans le nombril, je trouve ça d’une virilité plus que discutable… Le seul mec que je connais qui mange dans le nombril d’un autre est clairement gay (je ne dirai pas son nom par charité. Sans aucun rapport, j’adresse un petit coucou à Mister Big…). D’ailleurs, quelques années plus tard, pour l’enterrement de vie de jeune fille d’une amie, nous étions allés au cabaret et elle avait eu droit à son striptease, un mec hyper baraque qui se frotte à elle pendant 5 bonnes minutes, et vas-y que je te touche, vas-y que tu me touches, j’ai trouvé ça assez bof… Surtout qu’un mec qui se frotte à une nana et reste de marbre (enfin, en l’occurrence, l’expression est très mal choisie), je trouve ça bien suspect ! En gros, le strip masculin, pour ce que j’en ai vu, manque tellement de virilité que ça ne m’émoustille pas du tout.

Retournons au sex shop. Il y a peu, j’ai reçu le catalogue de sexy avenue et, effectivement, j’ai pu constater qu’il existait une majorité de produits pour femmes (bien que les hommes peuvent également acheter des godes et pas que les homos, certains étant très joueurs !). une collection impressionnante de godes, du très laid (les réalistes avec veine intégrée, ils me font peur ceux-là) au très funs, les colorés en forme de dauphin ou de chenilles, qui font plus jouets que vibro. Sans parler des canards, des hippo trop mignons comme Hugo, des petits fleurs vibrantes… Mais bon, soyons honnêtes : c’est pas en voyant un gode que je suis excitée, c’est plus parce que je suis excitée que je m’en sers. Parce qu’à la limite, les rigolos, ça fait plus objet déco original que la clé de mon plaisir.

Je pense que pour pas mal de filles, l’érotisme ne passe pas tellement par le visuel mais plus par l’imagination, le suggéré. Rien ne me met plus en transe q’un écrit érotique réussi. Oui ? je précise parce que le porno pseudo glam à la Elsa Linux ou dans le livre Politique, ça me fait même pas pointer les tétons. Je ne parle pas non plus de la scène érotique des collections Arlequin ! Mais la lecutre de Désideria de Moravia m’a tourné la tête. On y trouve pas mal d’ingrédients érotiques (masturbation, fellation, sodomie, lesbianisme incestueux), on pourrait en faire un vrai porno mais c’est écrit avec finesse et ça passe comme une lettre à la poste. D’ailleurs, un de mes exs amants était particulièrement doué pour cet exercice…

Pourtant, si on se donnait la peine, on pourrait très bien faire des films érotique voire porno pour les femmes, Ovidie s’y est essayé, d’ailleurs, mais je ne sais pas ce que ça vaut, j’ai jamais regardé. Parce qu’au fond, si c’est l’écrit qui nous stimule le plus, c’est surtout parce que c’est la situation qui nous excite plus que l’acte en lui-même (du moins pour moi). Le problème des films pornos, c’est qu’il n’y a aucun scénario, aucune histoire, on monte trois lignes de dialogue pour montrer du cul, du cul et du cul avec de gros plans de pénétration. Pourtant l’érotisme au féminin peut exister sans problème, si on s’en donne la peine. Mais bon, pour qu’on s’y mette, faudrait déjà admettre que les femmes aussi aiment bien les stimulations érotiques… Et quand je vois les pubs pour les services SMS coquins, la nuit, et qu’il n’y en a pas un pour les femmes, je me dis qu’on n’en est pas encore là. Ceci étant, je pense que je serai jamais suffisamment en manque pour appeler ce genre de services !

Cachez ce sang que je ne saurais voir

Actuellement, je suis en vacances chez mes parents et ça fait du bien mais c’est pas le sujet de l’article. Hier ? On regardait le JT de 13h sur France 2, suivi par l’hebdo du médiateur, l’émission où les téléspectateurs râlent. Hier, le thème était : on a vu un reportage sur le Turkménistan dans Envoyé Spécial et ça nous a dérangé car la journaliste a mis sa vie et celle de ses complices sur place en danger. Et alors ?
 
Hier, j’ai pu prendre conscience à quel point la réalité peut déranger à la télé. Surtout à la télé car l’image donne un vernis de vérité au propos. Parce que le même reportage à l’écrit serait passé relativement inaperçu parce qu’on ne voit pas. Lors qu’à la télé, on voit donc c’est vrai. Bon, j’écrirai sans doute un article sur la magie du montage mais c’est pas tant le sujet de l’article du jour. Donc hier, j’ai appris que la télé ne pouvait pas montrer que dans des pays dont on ne parle pas au JT, il y a la guerre. Ben merde alors !
 
La semaine dernière, j’ai lu le nouveau bouquin de David Abiker, Le mur des lamentations. A un moment, il regarde le JT de 20h et explique en gros
qu’il aime ce moment où le présentateur lui donne l’impression qu’il a échappé à tous les malheurs égrenés pendant l’émission. Or, là, sur notre Turkménistan, une dame explique : « moi, j’ai été révoltée par ce reportage parce que quand je suis partie me coucher, je me sentais coupable et que je pouvais pas les aider. ». Oh la vache ! Oui parce que le malheur, on veut bien le regarder si on peut se racheter une conscience après. Le Wolrd trade center ? Une minute de silence, peut-être quelques dons et voilà, notre conscience est apaisée. Le tsunami ? Quelques dons et on oublie. La misère en Afrique ? Quelques sous expédiés, un peu de riz et un cahier et voilà, on dort tranquille. Limite, ça me fait penser aux
indulgences vendues par l’église à la période moderne qui permettaient de racheter ses péchés. C’est pas mieux, franchement !
 
Sauf que le monde n’est pas un épisode des Bisounours où tout est bien qui finit bien. Je ne dis pas que c’est mal de donner de l’argent aux assos, d’apporter sa petite pierre à l’édifice car, effectivement, si personne ne fait rien, ça n’ira pas mieux. Mais est-ce parce qu’on a donné 30 euros qu’on doit se laver les mains du malheur du monde, regarder le JT en toute sérénité parce que les gamins qui crèvent de faim, ça fait mal au cœur mais « nous, on a donné ! ». Ce qu’on veut voir au JT, c’est soit ce qu’on peut arranger (ou du moins croire que…) ou que ce soit des affaires qui ne nous concernent pas. L’Irak, c’est moche mais c’est la faute aux Américains. Nous, on voulait pas y aller, on a bien fait. Le Liban, c’est pas beau mais on fait partie de la force internationale, on s’implique alors ça va, on est rassurés.
 
Mais nous montrer tout ce pan du monde où la France ne cherche absolument pas à intervenir alors qu’il y a à faire, non, non, on ne veut rien voir.
Ni la dictature, ni la barbarie. Pas de cadavres non plus. Comment le sang peut-il couler sans que la France réagisse ? C’est impensable enfin ! Alors cachons ce Turkménistan au nom imprononçable qu’on ne sait même pas placer sur une carte ! Parlons plutôt du Liban et de la misère en Afrique, ça nous rassure, on a déjà donné donc on peut regarder en tout sérénité.
 
En tant que journaliste, je me pose des questions quand j’entends ça et je suis franchement écoeurée. Il est évident qu’on ne peut pas parler de tout, surtout à la télé. En 30 mn, faut caser le national, l’international, le sport, l’insécurité, le sabotier de Charentes et l’interview de la starlette à la mode. Dans la presse écrite, on peut proposer des reportages sur le Turkménistan, le Kirghizstan ou l’Ingouchie mais à la télé, non. Le pire, c’est quand on ose montrer un cadavre avec du vrai sang qui coule. Non mais vous imaginez ! On est en train de manger notre entrecôte purée maison et on nous montre un mort. Un mort pour lequel la France n’a rien fait et pour lequel on n’a pas envoyé d’argent ; Bouh, non alors, c’est pas possible ! Comment ose-t-on nous étaler ça sous le nez ? Le monde est moche, on le sait, pas la peine de nous le rappeler tous les midis et tous les soirs. Et si, en plus, pendant les émissions d’information, on nous rallonge la liste des pays où ça va mal plutôt que de nous montrer la jet set en vacances, c’est plus possible !
 
Mais croyez-vous vraiment que c’est parce qu’on ferme les yeux que les problèmes n’existent plus ? Faisons l’autruche et vivons heureux dans un
monde rose bonbon au parfum de guimauve. Evidemment qu’on ne peut pas régler tous les problèmes. Evidemment qu’il ne suffit pas d’un claquement de doigts pour régler la misère dans le monde et installer des régimes non répressifs partout dans le monde. Evidemment qu’il ne suffit pas de regarder pour que les guerres cessent. Mais cessons de nous voiler la face : à quoi ça sert de gueuler parce que des journalistes parlent d’un pays dictatorial où les journalistes locaux meurent en prison suite à des coups et blessures ? Pour une fois qu’une émission de télévision nous propose un reportage qui sort un peu des sentiers battus et arrête de brosser le spectateur dans le sens du poil, on devrait plutôt applaudir !

The interview (part 3)

Tock : le futur mec de ta vie pourrait-il lire ton blog et le rester sans risques ?
Bien sûr. Mes derniers mecs connaissaient le blog et ça n’a rien changé entre nous. Il ne faut pas exagérer l’impact du blog non plus, c’est un truc que je fais comme ça, c’est pas toute ma vie.
– Faut-il nécessairement être égocentrique et/ou exibitionniste et/ou dépressive pour faire un bon blog ?
Non, je pense pas. Perso, je ne me considère pas comme exhibitionniste vu que je garde l’essentiel pour moi et que je ne m’expose que par les mots. Comme j’ai un pseudo et qu’on voit pas ma photo, c’est un peu déconnecté de ma personne. J’ai rencontré pas mal de gens par le blog et rare sont ceux qui continuent à m’appeler Nina hors Internet ! Je vois pas du tout ce blog comme un outil de valorisation de ma personne, une fenêtre sur moi ou une thérapie. Je suis pas du tout dépressive mais y a des jours où ça fait du bien de se défouler, comme mon article sur la fin de mon stage, tapé en 10 mn chrono tellement j’étais énervée. Une fois tous ces mots « évacués », ça allait déjà mieux. Je vois plus le blog comme un partage : « je vois les choses comme ça et toi ? ». Si j’étais réellement égocentrique, ça fait longtemps que j’aurais mis ma photo !
 
– T’es tu forcée un jour à rédiger un article pour tenir la moyenne (un par jour) ?
Y a des jours où j’ai rien à raconter et pas envie de me lancer dans des grands articles de réflexion donc oui, c’est déjà arrivé. Dans ces cas-là, j’écris des conneries, ça marche toujours ! Disons que le format du blog est tel que je peux pas faire un article de 10 lignes sur une anecdote à la con, les gens seraient déstabilisés. Alors les anecdotes, je les fous toutes dans un article plus long les jours de vide ! 
 
P-O : Comment compte tu concilier ton job de journaliste avec tes convictions politique si tu es appelée à travailler ds une publication non partisane ?
Ben, si je travaille dans un mag féminin ou sportif, ça posera pas de problèmes ! Plus sérieusement, faut comprendre que la neutralité/objectivité journalistique est un leurre. Dans l’asso où j’étais, il fallait être le plus neutre possible donc j’essayais de pas trop faire de tournures de phrases lourdes de sous-entendus. Le pire, c’est la fois où ma revue de presse a été corrigée par une nana qui bosse dans la comm, elle revenait quasiment sur tous les mots ! Ou les « mais mets ça en citation, on va croire que c’est toi qui le dis alors que c’est l’auteur de l’article ». Pourtant, une phrase qui dit : « Selon bidule, blablabla », on comprend bien que c’est bidule et pas moi qui donne son avis !
Sinon, j’avoue que, pour l’heure, j’ai pas eu trop de soucis à ce niveau là mais si on me commande un papier sur la conférence de presse d’un homme politique, par exemple, sans que ce soit partisan, j’essaierai de coller le plus possible à ses déclarations et essayer d’apporter un éclairage de ses déclarations par les faits et non pas faire de procès d’intention. Ceci étant, des publications non partisanes, y en a quand même pas beaucoup !
 
Gladis : comment réagissent les personnes de ton entourage lorsque tu évoques une partie de leur vie? (par exemple Alex, tes parents, Guillaume 1er) Sont-ils tous au courant de l’existence de ce blog?
Ca les fait marrer plus qu’autre chose en général. Mes parents savent que j’ai un blog mais le connaissent pas du tout donc de toute façon, ils s’en foutent que je parle d’eux dessus. Idem pour ma sœur même si je lui ai passé deux, trois articles que je lui ai envoyés. Guillaume 1er connaît le blog aussi mais ne le lit pas. Quant à Alex, il le connaît et je l’ai pas mal épargné, ne parlant de lui que quand c’était nécessaire. De toute façon, quand je sors avec un mec qui lit le blog, je publie jamais rien sans son accord. Après, je fais attention à ne jamais dévoiler l’intimité de mes amis outre mesure, c’est une question de respect. Je n’aimerais pas qu’un de mes amis raconte sur son blog des détails croustillants sur moi sans mon autorisation, normal de rendre la pareille.
 
LilVirgo : Quel membre de Take That préfères-tu? Et t’as pas le droit de répondre Robbie..
Celui que j’ai entouré, j’arrive pas à savoir si c’est Jason ou Howard. De toute façon, à y regarder de près, ils sont tous moches sauf Robbie.
 
Taz : Que penses tu la mode de certaines marques ou « sites » d’utiliser les blogs les plus lus pour qu’ils présentent un avis positifs sur eux ?
Si tu parles des influenceurs, par exemple, j’en fais partie mais j’avoue que je le fais pas sérieusement donc pour le moment, j’ai fait de la pub pour rien. Perso, je considère que je mets ce que je veux sur mon blog et si un truc ne me plaît pas, je n’en dirai pas du bien. Après mon blog n’est pas non plus un espace publicitaire ! Sur OB, je pourrais avoir un contrat de partenariat pour gagner des sous avec mon blog mais je ne le veux pas. D’abord parce que des bannières pubs, c’est moche et ensuite, j’ai pas crée mon blog pour ça. Après, les blogs sont une nouvelle forme d’expression et marchent pas mal, normal que les annonceurs veuillent leur place dessus. Si ça ne dérange pas les blogueurs, je n’ai pas à les juger.
 
Manumeuh : Les articles des autres vingtenaires : c’est eux qui les proposent, où c’est toi qui leur demande ? Y as t il un « planning » des articles ?
Je n’impose rien même si, des fois, je leur dis : « ah, c’est marrant ce que tu racontes, tu devrais en faire un article ! ». A un moment, ils m’envoyaient tous leurs articles en même temps donc je devais faire un roulement. C’est pas compliqué : passe en priorité ceux qui n’ont pas posté depuis longtemps. Mais bon, comme certains ont leur propre blog, c’est un peu chiant car ils veulent publier sur le leur en même temps qu’ici et sur le leur, c’est assez pénible à gérer. Mais bon, c’est moi la boss, c’est moi qui ai le dernier mot ! Faudra que je fasse un article sur le sujet.
– Ce blog, aurai-t-il duré aussi longtemps sans les commentaires ? (Manière détournée de demander la place des commentaires dans la destinée de ce blog)
Très honnêtement, je n’en ai pas la moindre idée… Enfin, si, je pense que ça joue, effectivement. Pas tant les comms que les lecteurs réguliers, ceux qui font un peu partie de ma vie. Y a eu quelques fois où j’ai été tentée d’arrêter, les jours où j’avais plus le moral, le jour où trois lecteurs me laminaient sur place, les jours où les gens me jugent sans me connaître… Mais bon, de l’autre côté, je ne trouverais pas juste que tous les autres lecteurs, dont beaucoup d’anonymes, soient « punis » pour trois connards. Maintenant, j’ai choisi ma date de fin et d’y penser, ça me fout un peu le cafard mais bon, chaque chose à une fin. Mais je pense que les comms m’ont aidée à me prendre au jeu, en effet ! Après, je n’écris pas des articles que pour les comms non plus sinon j’écrirais beaucoup plus d’articles populo-sexuels ! 
– As-tu un autre blog, où tu n’est pas cachée, et où tes proches vont prendre de tes nouvelles (Par pour demander l’adresse, juste pour savoir si, comme certains, tu gère plusieurs blogs… Si oui, chapeau)
Je vais créer un blog sur un site pro où je ne parlerai qu’actu, il faudrait que je m’y mette, d’ailleurs, mais j’ai un gros projet à finir avant. Je ne donnerai pas de nouvelles, dessus, par contre. Je crois que la fille derrière Nina n’a pas envie de raconter nommément sa vie ! De toute façon, la plupart de mes amis connaissent les vingtenaires et pour savoir comment je vais, suffit de lire mon pseudo MSN tous les jours ! 
– As-tu vu tous les blogs de tes commentateurs (Tel Jean-Christophe Bataille… Chapeau again ! Il a même fini par atterrir chez moi… C’est dire !) , ou seulement ceux qui t’interpellent, ou encore « Ca va pas ? J’ai du boulot et une vie aussi ! »
Je ne visite pas tous les blogs, je n’ai pas le temps. Je vais voir ceux dont les pseudos ou nom de blogs m’interpellent ou encore ceux qui laissent des comms intrigants. J’avoue que je zappe systématiquement les space MSN, par contre, je n’aime pas du tout l’interface. Je lis quotidiennement les blogs qui sont ici en lien (enfin, ceux qui publient quotidiennement). J’en lis quelques autres que j’ai pas encore linkés ou que je ne linkerai jamais pour des raisons particulières.
– Que pense-tu du phénomène blog en général : bien, pas bien, nombriliste, psychologiquement inquiétant, socialement passionnant, révélateur d’un malaise, ouverture sur les autres… Toi aussi participe à cette liste de thermes abscons !
Il y a du bon et du moins bon dans les blogs, c’est comme tout. A la base, je ne voyais pas trop l’intérêt. Des gens qui racontent leur vie sur le net et alors ? Puis, forcément, en tant que journaliste, je me suis penchée un peu sur le phénomène. En gros, je dirais :
– bien : facile à utiliser donc n’importe qui sachant se servir d’un ordi peut en ouvrir un. Ca multiplie les sources d’info de façon exponentielle, on découvre de nouvelles personnes, de nouveaux univers, ça permet aux gens de partager leur passion, leur vision du monde… Un blog bien écrit est, à mon sens, aussi intéressant qu’un journal. Pour les journalistes, c’est du pain béni : sur n’importe quoi que tu travailles,t’as un blog associé.
– pas bien : car justement, n’importe qui peut en ouvrir un et raconter n’importe quoi dessus. Si demain, je veux ouvrir un blog et expliquer dessus que manger des bananes, ça guérit le cancer, personne ne peut me l’interdire. Et on sait pas qui va tomber sur ça…Je peux faire des blogs de propagande nazie ou d’extrême droite. Si je respecte certaines limites, on ne peut pas me l’effacer. Et c’est là que les blogs sont dangereux à mon sens. Surtout que c’est très facile à faire. Après, je pense que la plupart des gens sont assez intelligents pour faire la part des choses mais ce serait bien d’apprendre aux jeunes à l’école de pas croire tout ce qu’ils lisent sur le net…
– Et Technopolis :’( ? Auras-t-on la suite ??
Oui, quand j’aurai monté le blog qui lui est destiné
– D’où vient ta vocation de journaliste (Un film, un livre, par passion de l’écriture, depuis vraiment toujours ?) Parc que… A part être fan de Superman, un enfant qui a envie d’écrire, rêve de devenir écrivain !
Ben petite, je voulais être écrivain ! Ma vocation journalistique, je ne sais pas exactement à quand elle remonte. Mais je sais que j’ai décidé d’en faire mon métier à 15 ans avec un plan d’études très détaillé et tout ça. Disons que je suis quelqu’un de curieux qui aime apprendre : quand tu écris un article, tu apprends toujours un truc, même minime, et tu rencontres des tas de gens. Et puis écrivain, les revenus sont aléatoires et non garantis alors que journaliste, tu as quand même un salaire à la fin du mois (quand t’as du boulot, of course).
– Y as-t-il des articles écrits pour se blog, et qui n’y paraîtront jamais ?
Oui, plusieurs. Soit ils sont périmés car je les ai commencé et jamais finis. Par exemple, j’en ai commencé un sur l’arrivée de l’été que j’ai pas eu le temps de finir. Périmé. Des que j’ai commencé mais j’ai repris l’idée dans un autre article donc à moins de se répéter, inexploitables. Après, y aussi des articles que j’ai écrit sous le coup de la colère à base de « les mecs tous des connards, surtout lui ». Une fois calmée, je voyais plus l’intérêt de les publier donc ils sont dans un dossier de mon ordi, ils pourrissent.
– Mr et Mme Fonfec ont une fille, comment l’appellent-t-ils ?
Sophie
 
Anonyme : – Pourquoi Gauthier est il aussi parfait dans tout ce qu’il fait?
Gauthier n’est pas du tout parfait, il vous donne cette impression car je suis toujours là pour le seconder. Par exemple, quand vous lisez un article de Gauthier, vous vous dites : « ce garçon a une orthographe irréprochable et maîtrise la syntaxe comme un pro ». Faux !! Gauthier, il écrit on s’en fout sans t (on s’en fou), il met des er à la fin de participes passés et il met une virgule devant les et alors qu’il faut pas. Gauthier n’est pas parfait mais profite de l’aura de ma perfection (tiens, tu l’as bien cherchée cette réponse !! :D)
Si d’autres questions, je répondrai en comm!

L’Hippopotame et le Rhinocéros

Bon, cette semaine j’aurais a-do-ré vous donner toutes mes différences et tous ces défauts qui sont autant de chances mais voila Nina elle a dit tu m’fais un papier considérations générales.  Du coup, comme je suis frustré de ne pas pouvoir vous raconter ma life, je vais vous faire un article de mec complètement aigri. C’est vachement bien car ça me donne une caution morale de ouf. Je peux trasher autant que je veux, de toute façon les gens diront « – Purée, Lucas il a trashé trop de gens dans son article. – Oui mais c’est parce qu’il était aigriiiiii« . Trop cool, non ?
 
Donc pour revenir à nos moutons, cette semaine on avait le choix entre les études, le boulot ou l’amuuuur. Avec un mauvais esprit de malade je me suis dit, méprisant : il y aura bien un gros blaireau de concurrent qui va nous faire un article sur l’amuuuuur. J’ai donc choisi de me rabattre sur les études pour vous parler (très rapidement) de cette institution sympathique que sont les Grandes Ecoles de Commerce. En la matière je m’y connais un peu vu que j’ai passé 5 ans à la fac avant d’aller me perdre dans la concupiscence graveleuse des écoles. Comment ça je prends parti ?
 
T’es gentil t’es mignon mais tu pues.
 
Alors bien sur je vous vois déjà venir avec vos cohortes de clichés sur les écoles de commerce et je dois vous dire que c’est trèèèèèèès mal de partir comme ça avec des préjugés faciles du style « en école de commerce, on boit, on ne fout rien, et on achète son diplôme ». Non, franchement ce n’est pas sympa de colporter des choses pareilles. En plus c’est presque pas vrai.
 
Commençons par l’alcool et les soirées.  A raison d’une soirée BDE par semaine, la fête n’est plus un exutoire mais une institution. Un peu comme la tise. Pour beaucoup d’étudiants, l’alcool n’est plus un moyen mais une fin. But du jeu : se mettre une grosse race. Du coup, je passe un peu pour le gros rabat joie de service avec mes bayleys grenadine.  Bah oui, pour moi l’alcool, c’est un cintre qui permet de déposer ma timidité au vestiaire, me désinhiber, choper une nana et pouvoir faire picoti picota all night long. Pas vous ?  Et bien, pour un élève de première année, l’alcool n’est pas un instrument mais un jeu équivalent à « devine qui a la plus grosse teub ». Quelque part c’est assez symptomatique du gel post pubère qu’ont connu les élèves en entrant en prépa (et qui fondent alors en école après deux années de stérilité monastique). Oui bien sur je force le trait, mais pour peu que vous discutiez avec eux vous verrez que je ne suis pas si loin de la vérité… Heureusement les comportements évoluent avec le temps.
 
Allez viens, je t’emmène au vent…
 
Quand on intègre en admission parallèle mon programme Grande Ecole (c’est d’un prétentieux…), on passe 3 mois à rattraper toute la première année. Du coup, pendant 3 mois il faut bosser comme un chacal. Seulement voila, arrivé en janvier, on bascule officiellement en 2eme année avec un choix de « cours à la carte ». Autant vous dire qu’on peut, dès lors, se construire un cursus de glande interstellaire comme on peut en chier un max sur des cours exigeants en volume et en qualité des rendus.
 
Quelque part, c’est un peu comme à la fac, pour un TD d’une heure et demi en fisca : vous pouvez ainsi préparer la séance et vous inonder de sens et de joie à la BU pendant 9 heures. Mais vous pouvez aussi arriver comme un touriste sans avoir ouvert le fascicule. D’un autre coté, je vous dis que j’en ai chié pendant les 3 mois de rattrapage mais une copine en 3eme cycle DJCE a fait exactement mon programme en 2 mois chrono. Du coup la question se pose : les écoles de commerce sont elles plus performantes que la fac ? Eh bien quite à ce que mes camarades de cours me piquent les yeux avec des épingles rouillées, je dois dire : PAS DU TOUT !
 
 Je suis intimement persuadé qu’un bon DESS (M2…) en Gestion des Nems est beaucoup plus formateur q’un cursus Gestion des Nems dans une école de commerce (même celles du Top 5) et ce pour plusieurs raisons :
 
– d’abord parce que la fac c’est l’école de la débrouillardise. On n’a pas de prof sur le dos pour nous faire bosser, pas d’administration qui nous prend par la main. On doit travailler de manière autonome et on a du temps à coté pour travailler et découvrir la « vraie vie ». A ce titre, les CVs des jeunes qui arrivent de prépa sont d’un vide étourdissant… Ils ont perdu deux ans à gagner un vernis culturel foireux. Pour moi la fac, forme plus les esprits et les responsabilise dix fois plus.
– Ensuite la fac c’est quand même une certaine mixité sociale (certes relative) qu’on retrouve beaucoup moins en école mais qui permettrait à certains élèves issus des meilleurs lycées de banlieues chics de ne pas avoir une conception faussée du monde. Mais si je commence dans ce jeu là je vais devenir encore plus aigri…
– Enfin, même si le système de sélection est plus sournois, la fac est tout de même dure… dans certaines filières. Le but ultime est d’intégrer un bon DEA ou un bon DESS (M2…) et pour cela il faut avoir un bon dossier. Du coup, l’écrémage se fait tout seul, sans concours. Seuls les meilleurs atteignent les bons 3eme cycles. Et là, la charge de boulot peut être particulièrement intense.
 
Where all the good people go…
 
Au final, on peut avoir un étudiant qui a fait un DESS de malade, qui est un technicien hors pair en son domaine et qui aura du mal à trouver un boulot parce que sa formation n’est pas valorisée. On en arrive au dernier cliché sur les écoles de commerce à savoir l’achat du diplôme. En fait, en école on achète pas son diplôme, on achète un annuaire et un accès à un réseau. Un réseau d’anciens, un réseau d’entreprises recruteuses. C’est un système qui me fait gerber ; un système lénifiant, qui n’incite pas à prendre des risques, encore moins à innover et créer. Les boites viennent à l’école pour des rencontres avec les étudiants et au final c’est en moyenne 65% de la promo qui est embauchée dans les deux mois qui PRECEDENT le diplôme. « oh oui j’ai trop envie de venir travailler chez vous à Clermont Ferrand, d’ailleurs mon papa il roule en Michelin, la vulcanisation des pneus, le caoutchouc c’est chou, allez soyez cool, embauchez moi ».
 
Le suçage de boules généralisé pendant la fameuse semaine entreprise est un truc qui filerait la nausée à toute personne un peu intègre. Des légions d’étudiants sortent de là avec un job (et un tube de vaseline à la main).  L’archétype, c’est le jeune diplômé, 23 ans, qui va commencer en auditeur junior chez PriceWaterHouse Coopers ou en marketing opérationnel chez Kraft Food. Perso, ce n’est pas vraiment le genre de truc qui me fait bander au réveil mais il se peut que j’aie des goûts de merde. Notre jeune diplômé est quant à lui ravi.  Il va intégrer la boite, il va sûrement y retrouver des gens qui ont le même profil que lui, le même cursus, la même conception de la vie et ils riront tous ensemble des mêmes blagues à deux balles à la cantine à midi. Le genre de mecs si on les payait en coups de lattes il mériteraient trois ou quatre SMIC.
 
Je pourrais enchaîner encore sur le sujet mais je préférerais avoir votre avis sur la question. Surtout que j’ai volontairement laissé quelques zones d’ombres et amorcé quelques polémiques (trop) faciles. C’est donc à vous mais avant de partir, je vais vous laisser avec un truc rigolo. C’était il y a 4 mois, je me suis pointé avec ma camera vidéo au Palais Brongniart à Paris (la Bourse) où avait lieu un salon de recrutement, sobrement intitulé « Salon des Hauts Potentiels ». J’y suis donc allé pour interviewer les gens et leur poser la question suivante « En quoi êtes-vous un haut potentiel ? » Et bah vous me croirez si vous voulez mais une seule personne n’a pas répondu « Parce que j’ai un Bac + 5 » . Sic transit gloria mundi…

Demi finale de la Vingt’ Ac’!

Et voilà, c’est la demi finale! Dans 15 jours, à cette heure-ci, vous connaîtrez le nom du nouveau vingtenaire!

 

Cette semaine, c’est donc Laguiche qui nous quitte, après une belle prestation, ma foi. Pour les fans du jeune homme, sachez qu’il a un blog, déjà! S’il veut le donner en comm ici,
y a plus de soucis, ça vous permettra de continuer à le lire.

 

Allez, c’est reparti. La semaine prochaine, je publierai ici le texte des deux finalistes tandis que sur le blog de la vingt’ ac’, je mettrai les inédits, les textes des candidats
éliminés qui ont joué le jeu.

En attendant, allez lire et revenez voter ici!

http://vingtenaire.academy.over-blog.com