Putaing, je l’’ai perdu !

Il y a des vérités qu’on se prend parfois dans la face et qui font mal. Enfin, plus ou moins, tout est relatif. Donc en ce moment, je rencontre pas mal de gens, pour des raisons X ou Y et là, systématiquement, on me fait : « Ah mais tu viens du sud ? Ca s’entend pas ! ». Putain, quel affront !

 

Ca va bientôt faire deux ans (le 28 mars) que je suis parisienne, déjà. Maintenant, je me sens clairement chez moi, je connais quelques quartiers, je chemine sans me perdre, selon les endroits où je vais, j’ai mes cantines et mes abreuvoirs, les boutiques, les endroits que j’aime bien… J’ai même mes souvenirs. C’est là que je suis allée avec machin, là où j’ai embrassé celui-ci… Bref, vivre à Paris ne me fascine plus, c’est un fait et c’est tout. Je suis parisienne de cœur, aussi, même si je suis toujours attachée à ma province. J’aime ces deux endroits et j’aimerais ne jamais avoir à choisir (genre que les deux soient voisins). Puis j’ai gardé quelques habitudes provinciales genre quand je vais sur Paris, je dis que « je vais en ville » (j’adore dire ça ou mieux, j’ai un déjeuner en ville !).

Mais voilà, les gens me disent que je perds mon accent. Ma sœur a lancé la première salve en me regardant l’air pincé : « Roah putain, t’as trop l’accent parisien ! ». Alors je précise pour mes lecteurs parisiens pure souche que nous n’avons rien contre votre accent, juste qu’on préfère le nôtre. Donc moi : « Non, même pas vrai, j’ai pas perdu l’accengue !! ». Je retourne une quinzaine de jours dans mon pays pour les vacances et là, personne ne me dit que j’ai l’accent parisien, à part ma maman pour se moquer. Mais depuis que je suis revenue, tout le monde me le dit « ah mais en fait, t’as pas d’accent ».

Jeudi soir, j’ai passé la soirée avec un jeune homme peu recommandable et des amis à lui. Je discute avec un charmant monsieur qu’il me présente et quand il me demande d’où je viens, je réponds : « De Toulouse, ça s’entend, non ?

– Non. »

Paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaf ! Dans ma gueule ! Et lors de cette soirée fatidique, je me suis entendue dire : « non mais ça moin ». Moin. Pas moinsssssssss à la Toulousaine. Moin ! Je trahis mon pays, là. Bientôt, je dirai même plus « poche » pour les sacs plastiques ou han-née pour année. Bordel de bordel.

Non parce que mon accent, j’y tiens. Outre mon attachement à ma région de naissance, c’est surtout que c’est un atout pour moi. Oui, un atout et professionnel en plus. Je m’explique car ça peut ne pas sembler évident de prime abord. Déjà, je suis pas journaliste dans l’audiovisuel donc mon accent, il gêne pas pour ça. Ensuite, imaginez que vous ayez rendez-vous avec une journaliste pour une interview (oui, toi aussi, sois célèbre), vous voyez arriver une nana d’un mètre 57 avec une tête de Bisounours et un accent du sud. Et bien, de suite, vous allez m’aimer et vous lâcher. Vous allez aller plus facilement dans la confidence, le off et c’est du pain béni pour moi. Alors que là, j’ai plus que ma (relative) petite taille et ma tête de Bisounours !

Alors non, je refuse de perdre mon accent, de devenir une vraie parisienne. C’est un peu mon attache à mon pays, ce qui fait qu’on me demande toujours d’où je viens et que je réponds fièrement « Toulouse ». Et les gens me répondent (au choix) : « ah, la ville rose », « airbus », « rugby », « violette », « saucisse », « t’es bonne, on va boire un verre »… Un intrus s’est glissé dans cette liste, à toi de le retrouver.

Bref, moi, je suis du sud et j’en suis fière. Alors accent, t’es gentil, tu restes

Parce que la vie, c’est pas du foie gras

(© Anaïs)
 

La vie est vraiment quelque chose d’étrange : il peut se passer des journées entières sans événement notable et tout à coup, tout s’emballe, pour le meilleur et/ou pour le pire. Hier, j’ai vécu ce genre de journée un peu surréaliste.

Tout commence à 10h30, heure tardive… Sauf que je me suis couchée à 6h après avoir passé la nuit à parler avec un trop beau gosse… Bon et LilVirgo, aussi, c’était juste pour vous faire jaser trente secondes. Donc ce matin, je me lève, la tête dans le pâté, comme vous pouvez vous en douter. J’avale un café,je m’habille, hop, un déjeuner dans le sud de Paris, hop, un autre rendez-vous aux Champs. Sur la ligne 6, ça pue le cramé dans le métro, il me semble même qu’il y a un peu de fumée, ça pique un tout petit peu la gorge mais bon, je suis arrivée à bon port, j’ai pas su ce que c’était mais j’étais pas la seule à l’avoir remarqué. Ca me rassure, ça veut dire que je suis pas folle.

 

Ce rendez-vous s’est super bien passé et j’ai décroché une pige mais j’en parlerai plus tard au besoin. Donc, forcément, je rentre chez moi toute guillerette, je raconte l’histoire à tous mes contacts MSN ou à peu près, j’appelle ma maman… Bref, je décide que cette bonne nouvelle marque le début d’une bonne période. Bon, c’est pas un plein temps mais bon, c’est rémunéré et c’est un bon truc. Et puis mince, faut savoir ne pas bouder son plaisir, aussi.

 

Mais bon, voilà, c’est typique : dès que je me réjouis trop vite, pif paf, je me prends un truc dans la gueule. Donc, en début de soirée, j’apprends qu’un copain a eu un grave accident de voiture. En fait, ça date d’une quinzaine de jours mais je le savais pas. Je m’en doutais mais je savais pas. Il a fait du coma, il a subi des opération et je le savais pas. Ca m’a filé un coup de l’imaginer dans cet état, surtout lui qui était du genre super vif…

 

La veille, avec bogosse et LilVirgo, on en parlait, justement. On parlait d’amitié virtuelle et bogosse nous demandait ce qu’il se passerait si l’une de nous avait un accident, l’autre serait-elle au courant ? Bonne question, je n’en sais rien. Mes parents connaissent de nom pas mal de mes copines parisiennes mais juste le nom. Je trouve que ce genre de réflexion vous remet à votre place. Si je disparaissais, qui le saurait de suite ? Si un de mes amis avait un accident, serais-je prévenue rapidement ou l’apprendrais-je par personnes interposées ? Le saurais-je même un jour ? Après tout, des gens ont disparu de ma vie sans explication et s’ils étaient décédés ? Je me suis sincèrement posé la question pour Yohann mon ancien meilleur ami mais je pense que sa mère m’aurait informée, quand même…  Quoi qu’il en soit, ça pose un peu la question des cercles de connaissance. Qui sont nos amis proches, qui sont nos amis un peu moins proches, nos copains, nos potes, nos connaissances, parfois lointaines. Qui saura, qui ne saura pas ? Qui remarquera mon absence, qui s’en foutra ? Qui m’oubliera sans avoir remarqué que je n’ai jamais rappelé… et pour cause.

 

Bref, ça me remue quand même. Il s’en est tiré vivant et c’est déjà énorme, je vais lui acheter quelques trucs et lui expédier car je pense pas qu’on puisse encore le voir pour le moment. Histoire qu’il sache que je le soutiens à ma manière. Mais quoi qu’il en soit, cette histoire me rappelle une nouvelle fois que notre vie peut changer du jour au lendemain. Ca fait flipper.  

Ni Bridget, ni Ally, Clara ou Carrie

Souvent, les jeunes blogueuses comme celle que vous lisez actuellement sont assimilées à Bridget Jones, Carrie Bradshaw, voire Ally McBeal ou Clara Sheller. Soit des histoires de
filles comme les autres à la recherche de leur Mister Big, Prince charmant tout parfait. De ce point de vue là, ok. Mais le modèle ne correspond pas pour autant.

clara-sheller

En octobre, je suis allée boire un verre avec Lucas. Au passage, Lucas, si tu passes par là, c’est pas que je m’inquiète mais si, si tu pouvais me faire un signe, ça me rassurerait
quand même… Donc on parle du sujet avec M. Lucas et là, il met le doigt sur ce qui ne va pas : nos amies, elles sont trentenaires. Les problématiques ne sont donc pas les mêmes.

 

Dimanche soir, je regardais Sex and the city sur Teva, en VO histoire de dire que je travaille mon anglais (mouahahah !). Carrie et ses copines croisaient dans cet épisode des
gamines de 13 ans fringuées comme des trentenaires, baisaient et dépensaient l’argent de papa comme si c’était le leur. Or, je pense qu’il ne faut pas brûler les étapes. A 26 ans, je n’en ai pas 30 + (oui parce qu’il me semble que si Ally passe le cap des 30 pendant la série, les autres sont légèrement au dessus, voire franchement au dessus pour les miss de Sex and the city qui terminent la série à 37 ans). Alors, oui, 4 ans, c’est rien, blablabla mais en fait si. Enfin, pour moi en tout cas. Pour l’heure, mon horloge biologique ne me traumatise pas. Moi, ce que je veux, c’est une relation sympa et pas prise de tête, pas trouver à tout prix un mec qui me filera ses gênes pour que je fasse un bébé. Parce que les enfants, j’aime toujours pas ça et que j’ai décidé que ma sœur se reproduirait avant moi, histoire que je vois si je suis à ce point nulle avec ces individus minuscules qui s’expriment en pleurant ou en gazouillant ou si finalement, je suis trop une future mère en puissance.

 

Et puis quelque part, j’envie ces femmes dont le seul problème, c’est L’homme. Trouver the only one. Après, elles ont des métiers (ce qui n’est pas mon cas) avec un salaire qui
leur permette de sortir et d’avoir un super appart (ben, j’ai pas de boulot donc pas de salaire, évidemment). Bref, une vie où le seul souci est de se trouver une moitié, je trouve qu’il y a pire
comme vie. Bon, évidemment, ce sont des séries ou des livres donc c’est dur de faire des « œuvres » sur du vide, genre pendant 5 ans, Carrie ne trouve pas un mec, ce serait chiant à pleurer… Quoi que… Mais après, quelque part, ça rassure : ouais, elles sont belles (oui, enfin, pour certaines, ça se discute mais c’est pas le sujet), intelligentes, pétées de tune mais seules. Bon, ça va alors, moi aussi, je suis seule, ça veut pas dire que je suis moche et conne. On comprend les angoisses de Bridget qui se lève trois fois dans la nuit pour se peser, le cœur déchiré d’Ally quand elle se rend compte que son grand amour est marié à une autre, on est heureuse quand Carrie retrouve son seul amour Big. Qui est quand même vachement plus beau que le vieux Slave chiant qu’elle se tape à la fin. Bref, en un mot, ces comédies tirent les bonnes ficelles qui font réagir notre petit cœur de princesse romantique à la recherche de son prince.

 

Ceci étant, ça m’agace quand on me limite à ça. Déjà, moi, je suis une vraie personne, pas un personnage. Y a des moments où je m’en fous de la recherche de L’homme, j’ai pas le
temps ou pas l’envie et j’ai d’autres trucs à régler vachement moins glamour. Genre me réinscrire pour la 38e fois aux assedics parce que j’ai oublié de leur dire que j’étais toujours
au chômage. Genre envoyer une lettre en recommandé à mon ancienne asso qui me doit toujours 600 euros (ça, remarque, c’est la super histoire à rebondissements, hein ? Quand on croit que
c’est réglé, hé bé non). Genre appeler la Poste parce qu’ils me font chier. Genre aller au salon du cinéma et se rendre compte qu’on
est potentiellement psychopathe. Tout ça, c’est pas glamour. Ca peut à la limite être Bridget mais pas du tout Carrie ou Ally. Encore moins Clara qui vit tellement dans son monde qu’elle n’a pas
trop conscience de genre de joyeusetés administratives. Et puis, elles, elles vivent dans un monde où tout est beau : des apparts fantastiques, des fringues démentes, des placards remplies
de chaussures qui font rarement mal aux pieds… Mais surtout, elles vivent toutes dans un monde de mannequin. Non mais sans déconner, elles ne croisent que des mecs sortis tout droit des pubs Hugo
Boss. Moi, même sans lunettes, c’est pas le cas.

 

Le truc, c’est qu’il ne faut pas trop se comparer à nos modèles. Tout ça reste fantasmagorique. Oui, la recherche de L’homme, c’est sympa. Mais faut pas oublier que L’homme
d’aujourd’hui ne sera peut-être pas celui de dans 10 ans et qu’il arrive souvent qu’on ait plusieurs hommes de notre vie, plusieurs Mister Big et c’est comme ça. On ne retrouvera pas notre grand
amour au détour d’une rue à Paris alors que ça fait dix ans qu’on se trouve, quitte, retrouve, requitte… Ben, moi,je trouve ça fatigant. On se quitte, on se retrouve une fois, à la limite, mais
on va pas faire 107 ans ce même cirque, on a un peu autre chose à faire. Et puis, franchement, au bout des 15e retrouvailles, vous pensez réellement que ça va marcher, ce
coup-ci ?

 

Bref, ces vies ne sont que des vies fantasmées. Des modèles amusants, pourquoi pas mais des idéaux de vie… Quelque part, passer sa vie à juste chercher le prince charmant, c’est un
peu triste, nan ?

Insomnie mon amie

Par Tatiana

Rien de mieux pour commencer la semaine qu’une bonne insomnie. C’est le genre de truc qui me rend d’humeur massacrante pour le reste de la journée. Je sais que pour ceux qui connaissent vous êtes comme moi, vous détestez ça. Une insomnie c’est horrible. Déjà tu te réveilles alors que tu voudrais dormir, et comme en général tu fais des insomnies parce que tu es préoccupé par quelque chose, tu te mets à penser et alors là c’est mort pour te rendormir. Donc tu ne peux pas dormir et en plus tu penses a des trucs déprimants ou énervant. Parce que c’est très rare que ton insomnie soit due à quelque chose qui te mets de bonne humeur. En tous cas moi je déteste les insomnies donc là je suis de sale humeur. En plus c’est ma semaine de partiels donc autant dire une semaine de merde.

Mais je vous ferais grace d’un article sur l’insomnie, je vais plutôt vous parler des épisodes de sex and the city de vendredi, et de la nouvelle serie du dimanche sur la six. Vendredi c’était l’épisode ou Carrie et son mec (oui je sais pas comment écrire son nom) se séparent pour la 2e et dernière fois. J’avais jamais vu cet épisode et je dois avouer que je n’ai pas bien saisi les raisons du mec pour rompre. D’après ce que j’ai compris il prend le refus de se marier de Carrie pour une marque de non amour. Il lui met la pression et lui dit que si c’est pas maintenant ce sera jamais. J’ai vraiment trouvé ca injuste pour elle. En quoi le fait qu’ils se marient va changer quelque chose ? S’il n’a pas confiance en elle c’est pas en ce mariant que ca va l’empecher d’aller voir ailleurs. Y a vraiment des gens sur terre qui trouve qu’il y a une différence entre être marié et ne pas l’être ? Moi je crois que tout ça c’est dans la tête et dans le regard des autres. Là le mariage il a réussi qu’à un truc : briser la relation.

Mais parlons de la nouvelle série de la six : Kevin Hill. J’adore glander devant la tv le dimanche aprem donc je regarde un peu tout ce qu’il y a. Et là je suis tombée sur cette nouvelle série. C’est un ally mc beal inversé dans le sens où c’est l’histoire d’un avocat un peu macho qui se tape plein de nanas et travaille qu’avec des mecs comme lui. Le truc c’est que son cousin meure et lui laisse sa petite fille à élever. Il se retrouve donc obligé de changer de cabinet d’avocat car il a besoin de plus de temps libre, et attérit dans un cabinet avec que des filles. On le voit faire petit à petit l’apprentissage du monde de la psychologie féminine et de la paternité. Comme dans ally, on explore les sentiments humains et on voit des procès. Les personnages sont tous particuliers, il manque plus que les toilettes mixtes. C’est clair que la série s’est inspirée d’ally mc beal. D’in côté je trouve ca dommage et de l’autre c’est bien car comme ils les diffusent plus les ally (message à M6 c’est quand que vous les rediffusez ), au moins on a un truc pour pallier. Et puis surtout c’est mieux que les sagas du dimanche que j’ai du voir je ne sais pas combien de fois.

Les jeunes, rebelles du sexe

Il y a des jours, j’aime bien lire des magazines. Oui, d’abord, c’est mon métier mais en plus, c’est fascinant comme on a le sentiment qu’ils sont à côté de la plaque, des fois. Parmi les thèmes qui plaisent et qui font vendre : le sexe. Jusque là, rien de nouveau, j’ai déjà parlé du sexe dans les magazines. Non, moi, ce qui me plaît, c’est la notion de « nouveau » en matière de sexe.

 

Cet été, dans un élan de sérieux, j’ai lu un essai, Génération 69, ou la complainte incessante des trentenaires qui en veulent aux soixante-huitards d’avoir eu une plus belle vie qu’eux. Ouais, moi aussi, ça me fait chier de pas avoir de boulot, de pas être considérée et tout ça mais dans la génération 68, y a notamment mon papa (bon, lui, il a pas manifesté, il était à la plage) qui est ma principale source de revenus donc j’ai un peu de mal à lui reprocher quoi que ce soit. Alors, oui, si on veut, y a conflit des générations mais c’est pas le sujet de l’article, de toute façon. Donc, dans ce livre, arrive un chapitre un peu surréaliste genre « ahah, vous les soixante huitards, vous avez le pouvoir, l’argent et les avantages sociaux garantis mais nous, on a le sexe ! ». Bon alors, messieurs les trentenaires, sachez que si vous avez écrit ce livre, c’est que vous existez et si vous existez, c’est que votre papa a mis son pénis dans votre maman et puis le reste, vous connaissez. Y a que ma sœur et moi qui sommes nées de l’immaculée conception (ah et Jésus, aussi pardon !). Soyons sérieux trente secondes : en matière de sexe, on n’a carrément rien inventé.

Comme je l’ai dit dans un autre article, j’ai fait une histoire de la sexualité et du genre et j’avoue que ça me passionne. Oui, le sexe, c’est pas juste pour  jouir, c’est un sujet follement passionnant. Je pense que les mœurs sexuelles d’une société sont un excellent indicatif de sa santé. Alors regardons un peu l’histoire, la Grèce, par exemple. Alors, là, ça s’enfilait dans tous les sens. Au gymnase, les jeunes éphèbes étaient initiés à toutes sortes de sport. Et encore, se limiter à la Grèce comme exemple, c’est une erreur : allez dans n’importe quel musée antique, vous trouverez forcément un vase, une amphore ou une assiette avec le kama sutra dessiné dessus. Le Kama Sutra, parlons en ! Ca a été écrit au IV ou Ve siècle après JC et ça reste THE référence absolue en matière de sexe. Sinon, on a Sade, aussi, dans le genre « sexe méga pervers » où l’on découvre que les partouzes ne sont pas un concept des tenanciers des clubs échangistes parisiens. Je suis pas une mère la vertu mais je vous avoue qu’à la fin de « La philosophie dans le boudoir », j’avais limite
la nausée. Bon, je vais pas étaler ma culture 107 ans sur le sujet, vous avez compris l’idée.

Et pourtant, chaque génération se croit inventrice d’une sexualité plus débridée que la précédente. Bon, évidemment, on a du mal à imaginer nos parents et leurs amis en train de joyeusement forniquer (mon Dieu, quelle horreur, je me traumatise toute seule, là) mais on n’est pas la première génération à pratiquer un sexe relativement libre (ça dépend des personnes) et, rassurez-vous, on n’est pas la dernière non plus. Quand on étudie l’histoire avec l’impératif de la virginité, faut pas se leurrer, ce sont des normes bourgeoises. Autrement dit, chez les paysans, lors des bals populaires, les garçons et les filles ne se privaient pas pour cafouniter (spéciale dédicace à ma mère qui me lit pas) dans le foin. Bon, les filles mères, c’était la honte mais voilà, à part ça, on pouvait s’ébattre dans les prés sans créer un scandale.

Alors pourquoi ce besoin que chaque génération a de se sentir créatrice d’un sexe débridé ? Non parce que c’est pas nouveau, regardez 68, puisque j’en parlais tout à l’heure,les « faites l’amour pas la guerre » et la réclamation de cités universitaires mixtes… Bon, outre le fait qu’on a du mal à concevoir que les parents aient du sexe, je suppose que quelque part, affirmer sa sexualité et la vivre pleinement, c’est un peu s’affranchir de l’enfance. « J’ai du sexe, je suis adulte ». C’est rompre avec la génération précédente, rejetant ses valeurs morales et tout ça. Evidemment, de nos jours, c’est peut-être plus facile de se trouver des partenaires sexuels, on allume son ordinateur, un coup sur meetic ou assimilé et hop, en une heure,on peut se retrouver avec quelqu’un dans son lit. Enfin quoi qu’à y réfléchir, je pense que chaque génération a eu son « meetic », ses boîtes échangistes où on rentre dans qui on veut, ses soirées privées qui dérivent en partouze, comme toutes les soirées où sont invités les gens de Paris Dernière.

Alors, non, le « nouveau sexe » n’existe pas, nous n’avons rien inventé, tout a déjà été fait, nous ne faisons que redécouvrir, ré expérimenter. Les hommes forniquent depuis que le monde est monde, avec plus ou moins de raffinement. Alors « libéré(e) », oui, « novateur », non. 

Halte au terrorisme intellectuel

L’autre jour, en lisant mes blogs préférés, une discussion en comm m’interpelle. Dans sa planche, notre ami blogueur explique qu’il n’aime ni Céline ni Vian et en comm, ça ne rate pas : « mais comment tu peux dire ça ? ». Et oui, les goûts personnels n’ont pas leur place en culture, apparemment.
 

Bon, tu me connais lecteur, je ne supporte pas l’inculture. Ne pas savoir qui a écrit Le Rouge et le Noir, les Misérable, le Horla, les Yeux d’Elsa ou Voyage au bout de la nuit, ça me dépasse. Surtout que bon, suffit d’écouter ses cours de français pour le savoir. Alors quand je regarde des trucs du genre Qui veut gagner des millions ? (enfin, je regarde plus justement) et que le candidat sait pas répondre à des questions de ce genre, ça me fait frémir. Mais ce n’est pas parce que j’estime qu’il faut connaître ses classiques qu’on doit les apprécier. Honnêtement, jamais réussi à lire Le rouge et le noir ou Madame de Bovary (malgré plusieurs tentatives), j’ai sauté des paragraphes entiers des Misérables… Bref, je connais les auteurs de ces romans, je sais qu’ils existent, j’ai essayé de les lire mais je ne les ai pas appréciés. Même quand j’étais en histoire et que ces romans « sociaux » m’auraient été utiles pour illustrer mes dissertations. Et alors, je devrais m’en excuser ?

En maîtrise d’histoire, j’ai eu un cours sur « l’histoire du genre et de la sexualité » (avec une prof topissime) et, à un moment, la prof nous parle de Bourdieu. Alors, moi, Bourdieu, c’est un peu le sociologue qui me fait marrer : « il faut rendre la sociologie accessible à la plèbe mais je vais pas vulgariser ma prose, faut pas déconner non plus ». J’ai fait un exposé sur Bourdieu, plus tard, je vous jure que je devais lire chaque phrase plusieurs fois pour la comprendre. Dommage car Bourdieu, des fois, il a des observations très intéressantes. Notamment sur le bon goût et hop, je récupère le fil de mon article. Selon M. Bourdieu, donc, ce sont les valeurs bourgeoises qui définissent ce qui est de bon goût et ce qui ne l’est pas. En somme : il est de bon ton quand on a un certain statut social d’avoir lu ses classiques. Et il est bien vu de les avoir appréciés. Je me souviens, petite, ma grand-mère paternelle, pour qui le mot pédante a dû être inventé, m’expliquait toute fière : « tu vois, Nina, moi, j’ai des Proust dans ma bibliothèque, mais moi, au moins, je les ai lus, c’est pas comme beaucoup de gens ! ». Moi, je savais pas qui c’était Proust mais depuis, dès qu’on me parle de Proust, les premières choses qui me viennent à la tête, c’est « auteur chiant que personne ne lit mais tout le monde fait semblant ». Et après la chanson de Dave (« Et si on allait un tour du côté de chez Swan, lalalala ». Maudissez-moi, vous allez l’avoir dans la tête, maintenant) mais ça, je devrais pas le dire. Même les madeleines, ça arrive après.

Alors, là, je prête fantastiquement le bâton pour me faire battre alors rien que pour vous emmerder, je désamorce de suite pour pas que vous puissiez le dire en comm. Alors : « Non mais toi, Nina, si méprisante envers les incultes, tu te foutrais pas un peu de notre gueule ? ». Pif paf, dans ma gueule, toute seule. Oui, c’est vrai, c’est curieux de réclamer le droit de ne pas aimer les classiques, de les trouver mauvais alors que je n’accepte pas que les gens ne connaissent pas les noms de ces auteurs. Sauf que je les ai lus, ou du moins, j’ai commencé, je ne les ai pas rejetés à priori en hurlant à la chiantise. Mais d’un autre côté, s’il me paraît normal d’avoir de la culture générale (il me semble quand même pas incroyable de savoir que Notre Dame de Paris est un livre de Victor Hugo avant d’être un film, un dessin animé ou une comédie musicale), je pense qu’il faut avoir l’honnêteté d’affirmer ses goûts plutôt que de suivre la foule et surtout la bienséance. Dire que Flaubert, c’est chiant, ça se fait pas. Alors que lui, je trouve vraiment qu’il a la palme. Et là, je parle de littérature mais on peut faire pareil pour le cinéma ou la musique. J’ai une culture cinématographique « impressionnante » sur papier, genre je connais le nom des grands films, des grands acteurs, l’histoire du cinéma en gros mais je n’ai vu aucun classique ou presque. Au moins, je connais le nom mais qu’on m’insulte pas si dans ma DVDthèque, je les ai pas (alors que c’est vrai que j’ai Cube). Je n’ai pas tellement le goût des vieux films, pour le moment. Mais même sans parler des classiques, il y a des films qu’il est bon ton d’aimer et d’autres qu’on regarde en cachette. Faites un test autour de vous, parlez cinéma. Et bien, tout le monde vous dira avoir vu et adoré des films classiques genre La Dolce Vità ou le Mépris ou ce que vous voulez et personne, oh non, n’est allé voir Brice de Nice ou les tribulations cinématographiques de Michaël Youn. C’est comme à la télé, personne ne regarde Julien Courbet mais il pète les scores d’audience. Franchement, des films de merde, j’en ai vu un beau paquet et je m’en cache pas. Oui, Scary Movie, c’est lourd et prévisible mais moi, ça me repose le cerveau et je l’ai vu ! Et même que j’ai rigolé. Et même que je suis pas la seule parce que y a toujours quelqu’un pour y faire référence à un moment (ou à American Pie, au choix). Bon, par contre, Michael Youn, je peux pas.

 Bon, je pourrais développer l’exemple pour la musique mais t’es pas idiot, t’as compris. Alors, moi, ça m’agace qu’on me demande : « mais comment tu oses aimer ça et ne pas aimer ça ? ». Mais je n’en sais rien comment j’ose, c’est comme ça et puis c’est tout. J’ai le goût des styles littéraires légers avec un vocabulaire riche mais précis. Le verbiage pompeux, ça me fatigue. J’aime Moravia qui est mon modèle absolu en la matière. J’aime bien le style d’Amélie Nothomb (même si je trouve qu’elle retombe toujours sur les mêmes thèmes), j’aime les intrigues de Barjavel, je suis incapable de lâcher un Van Cauwelaert une fois entamé. J’aime les films comme Cube, faits avec trois bouts de ficelle et qui reposent sur un scénario original, j’ai aimé Dark City et le principe de Matrix (le principe, pas le film, attention). J’aime les Tim Burton. Mais Lelouch m’a toujours fait chier, aujourd’hui comme hier. J’ai failli mourir d’ennui rien qu’en regardant la bande annonce de l’épisode 2 de sa trilogie parisienne. Le seul intérêt que j’ai trouvé dans « La belle histoire », c’est Gérard Lanvin en Jésus châtain aux yeux verts, jamais Jésus n’avait été aussi sexy. Je n’ai vu qu’un seul Woody Allen (« Tout le monde dit I love you ») et je m’en fous. Je ne vais pas m’excuser pour tous les classiques que je n’ai pas vus/lus/entendus. Je peux m’excuser de ne pas avoir essayé de le faire, ça, oui. Mais si j’accroche pas, je vais pas me forcer pour faire bien en société. Parce que Monsieur et Madame Pouet-Pouet-j’me-la-pète, s’il le faut, dans le secret de leur chambre, ils se fendent la poire devant Les Bronzés plutôt que de se pâmer sur le génie esthétique du Cuirassé Potemkine.
 
Moi, des fois, j’ai des goûts « de merde » et en plus, j’assume. Surtout qu’en général, quand je confesse regarder « Amour, gloire et beauté » ou « Sunset Beach », y a toujours quelqu’un pour s’esclaffer : « Ahah, moi aussi ! ».

La fille la plus joyeuse du monde

Bon, alors, voilà, on est samedi, je n’ai aucun article sous le coude et aucune envie d’être drôle. Enfin, quoi que si, là, aujourd’hui, ça va mais cette semaine, je n’avais pas envie de l’être donc je n’ai rien écrit. J’avais commencé un sketch pendant les vacances mais aucune envie de le terminer. Donc, là, je fais du freestyle, c’est parti.

Donc, cette semaine, j’ai été chiante. Si. Du genre : « ça va ? » « Mouais bof ! » « Ben qu’est-ce que t’as ? » « A ton avis ? ». Oui parce que moins je suis de bonne humeur, moins je suis patiente donc quand on me demande pourquoi ça va pas alors qu’on le sait, ça m’exaspère un peu. Bref, j’ai été chiante à base de « bof, ma vie, elle est pourrie ». Alors, quand vous allez pas bien, tout le monde vous fait des compliments à base de « tu es belle, jeune et intelligente ». Oui, et je suis chômeuse et célibataire, super utile, tout ça. Bon, je vais pas vous refaire la complainte qui n’aurait pour d’autres objectifs que de récolter de nouveaux compliments ou alors de vous saouler définitivement. De toute façon, le moral remonte alors ça sert à rien.

 

J’avais dit que cette semaine serait meilleure que la précédente et en cela, je ne me suis pas trompée mais l’inverse était tout de même difficile. La seule condition pour que les choses empirent, c’était un décès et bon, voilà, comme une personne peut pas non plus tout subir en même temps, j’y ai échappé. Donc voilà, cette semaine, ce fut une semaine plutôt neutre même si j’ai vu plein de gens, fait des déjeuners en ville (j’aime bien dire ça, ça fait très sex and the city), rencontré des gens, aussi… Bref, finalement, ça fut une semaine dense que j’ai pas vue passer donc c’était pas la peine de chouiner. Oui, j’ai pas eu une forme olympique mais dans des circonstances différentes, j’aurais trouvé cette semaine très chouette.

 

Alors, oui, j’ai pas de boulot mais au moins, je risque pas de le perdre. J’ai plus de mecs donc je risque plus de me faire plaquer. J’ai la santé, en plus, plein de sous parce que j’ai arrêté de fumer (selon mon logiciel, j’ai économisé 95 euros qui me serviront à payer la réparation de mon disque dur externe, pour peu qu’ils soit sauvable). Et puis bon, ça va, y a plus dramatique que ma vie alors j’arrête de me plaindre. En plus, ma libido est en forme, genre je fais plein de rêves érotiques avec de vieux fantasmes qui me montrent leurs (petits…) attributs. Or il me semble que quand on est déprimée, on n’a plus de libido. Le fait que la mienne aille très (voire trop, bordel) bien est bon signe, ça veut dire que tout ne va pas si mal. Et puis j’arrête pas de voir des beaux mecs de partout, même s’ils mettent leur doigt dans leur nez alors qu’ils végètent sur les escalators de la ligne 14 de St Lazare (oui, je t’ai vu, jeune homme !). Bon, évidemment, je mets jamais mes lunettes donc forcément, tout est plus beau dans mon monde de myope mais c’est pas grave, penser que tous les mecs que je croise sont trop cracamiaou, je trouve ça sympa comme concept. Bon, après, je vais pas aller leur parler non plus parce que rien ne garantit qu’ils le sont vraiment, cracamiaou, et c’est un peu la lose d’aller voir un mec et de lui faire : « Salut, je…ah non, en fait, de près, t’es pas beau ! ». Enfin, bref, je préfère vivre dans un monde fantasmagorique où tout le métro est plein de futurs petits amis potables que me rendre compte qu’en fait, c’est pas vrai…

 

Ouais ma vie, elle est passionnante et mon post débile et même pas je vais m’excuser. Parce que j’aurais pu vous faire un post « ouais la vie c’est moche » et qu’à la place,je suis sympa, je vous fais un truc « Nina a pété un plomb et n’est plus en contact avec la réalité ». C’est cool, nan ?

 

Bon, voilà, je vais aller faire une sieste, des fois que des vieux fantasmes aient envie de m’honorer dans mes rêves, ça fait toujours plaisir. Même si le dernier en date avait un tout petit zizi (mais pourquoi d’ailleurs ???).

 

Voilà comme perdre tout son lectorat en un article. Et le pire, c’est que je peux même pas mettre ça sur le dos de l’alcool ou de la drogue puisque je n’ai consommé ni l’un ni l’autre. Même pas une clope en 26 jours, MEME PAS ! Alors que je vais dans des bars enfumés, je n’en taxe aucune. Parce qu’après 26 jours, 95 euros d’économisés et presque 3 jours de vie gagnée (à choisir, j’espère que c’est 3 jours de sexe, tant qu’à faire), ce serait con de recraquer. Parce que comme me rappelle mon logiciel, la raison première de cet arrêt, c’est « je peux le faire ». Hé ouais, je PEUX le faire. Comme je peux aussi trouver du boulot, un mec qui n’a pas un tout piti pénis et puis plein d’autres trucs, encore.

J’lai dans la pô(litique)

Par Marine

EDIT marin : Ceci est un article à teneur garantie en second degré et fraîcheur. L’auteuse a pensé (à tort) qu’il était inutile de le préciser. L’auteuse se présente délibérément à vous en niaiseuse dégoulinante de guimauve pour avoir un propos décalé. Mais en vrai, l’auteuse a rencontré un mec chouette et elle a eu une discussion politique intéressante avec lui.

Depuis quelque temps, j’ai eu l’occasion de découvrir une personne absolument passionnante. Enrichissante, touchante, marrante. Quelqu’un qui renvoie de moi une image fascinante. Autant dire que, même si c’est peut-être un peu narcissique, mais ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Très très longtemps en fait. Trop longtemps. Putain j’ai pas de vie.

Un soir, on parle. Dans une blague, je lui dis « toi, t’es pas communiste » « Nooooooon !!!! Coooooomment t’as deviné ???? » Remarquez, c’est pas grave, moi-même, j’ai un peu de mal avec… Puis le garçon appartient au genre de CSP qui est direct estampillée « droite ». Donc normal, quelque part. Recadrage : malgré son pseudo, Marine est une fille de gauche. Le pseudo, c’est parce qu’elle voyage de port en port, pas parce qu’elle rêve de Jean-Marie toutes les nuits. Marine a été élevée dans un milieu de gauche. Elle s’est jamais posé la question de savoir pourquoi elle était de gauche. C’est comme ça, c’est la vie. Elle manifeste rarement. Mais elle vote à gauche. Et elle aime suivre les soirées électorales. Marine, elle regrette le doux temps où le PS avait encore une gueule. Elle aime pas trop Ségolène. Non clairement, elle accroche pas. Mais elle votera pour elle. Pour elle, la blague la plus drôle, c’est de dire « putain, si ce métro est en retard, je vote Sarko ». Quelle bonne blague, voter Sarko, hahahaha ! Puis soudain, horreur, pire qu’un cheveu sale dans la soupe, pire qu’une crotte de souris sur le sol de la cuisine, pire qu’un bout de salade entre les dents quand on essayait de faire du charme au beau brun, là-bas, au bar… « JB t’es sarkozyste ????? » Ben oui, faut avouer, il y aurait une logique. Mais merde, je l’aime bien, moi, JB, mieux que bien, même. Réponse : « Pas vraiment, non ». Marine, soulagée. « Mais j’ai toujours été de droite ». (je m’en serais doutée, mais jusqu’ici tout va bien). « Et comme Bayrou, j’accroche vraiment pas, je crois que je vais voter Sarko ». Croyez-moi ou pas, si mon immeuble avait été raccordé au gaz, je l’allumais direct.

Mais après tout, je suis ouverte, on discute. C’est intéressant. Il est pas con, le bougre, et ses arguments tiennent la route, j’ai jamais eu l’occasion de discuter comme ça avec un mec qui ne serait pas du même bord politique que moi, c’est frais, ça fait plaisir. Oui, en général, je me fais plutôt l’avocat du diable auprès de trotskystes convaincus, quitte à passer pour une chiraquienne forcenée (moi ! dont l’arrière grand-père maternel était un membre éminent du PCF !). Là, j’avoue, ça tient la route, sans me convaincre, mais avoir un point de vue différent, ça change. Et je peux comprendre. Comprendre qu’on ne soit pas du même avis que moi, et qu’on puisse voter Sarko pour voter à droite, même si toutes ses idées ne séduisent pas (je vote bien Ségolène…). Pour moi, Sarkozy, c’est l’antichambre de Le Pen, pas pour JB. Pour lui, les idées de Sarkozy sur l’intérieur sont plus que douteuses, mais bon, la droite est plus convaincante sur l’économique… Admettons, je suis une moule en économie après tout. Bref, open, Marine.

Mais n’empêche, moi, ça fait deux jours que je pense qu’à ça quand même !!!! Que ça m’obsède, que je le tourne dans tous les sens, que ça me travaille. Je pensais le prendre bien, mais finalement, je crois que c’est moi qui bloque dessus. Je me disais « le sujet est clos, j’en parlerai le moins possible pour pas être indisposée », mais c’est moi qui le remet sans arrêt sur le tapis, moi qui vient de lui envoyer par texto « Quand tu dis que t’es libéral, est-ce que tu penses « Marche ou crève » ou que le clodo dans la rue c’est de sa faute ? » J’avoue, je suis chiante… Je me demande. Etre de droite, est-ce seulement un vote, un point de vue sur l’économie d’un pays et les moyens de le faire avancer, ou est-ce plus globalement une vision du monde ?

Alors j’en ai parlé autour de moi, j’ai voulu savoir.
Selon ma mère (toujours écouter les conseils d’une mère), les gens de droite, ben c’est une réalité, faut s’y faire ma fille, ça arrive quand même à des gens bien. Elle a rencontré mon père alors qu’il dépavait les rues. Maintenant, il vote encore à gauche. Pourtant dans son discours… c’est étrange. Katharine, elle, était choquée. Elle a bondi. Mais pour elle c’est pas aussi rédhibitoire qu’être « apolitique » (elle est spéciale Katharine, mais socialiste jusqu’au bout des ongles). Issue d’une famille militante, elle n’a jamais envisagé de sortir avec quelqu’un de droite. Elle n’a pas d’ami de droite. Pas proche en tous cas. La politique c’est sa vie, et pour elle, l’orientation politique est d’autant plus déterminante que 98% de ses sujets de conversation tournent autour de la politique. Pour Katharine comme pour moi, je pense, le ce qui fait la valeur d’un candidat, ce qui est central dans une campagne, c’est le politique pur (pragmatisme, sans doute). Pour JB, tout découle de l’économique.

Elodie, quant à elle, fut surprise lorsque deux de ses exs, au premier rendez-vous, lui avaient demandé sa couleur politique. Elle avait répondu en se disant que c’était bien étrange, tout de même. Puis cette année, elle a eu l’occasion de sortir avec un jeune homme bien sous tous rapports, Dimitri. De fil en aiguille, trouvant la personnalité du garçon bizarre, elle lui demande ce qu’il vote : Dimitri sort sa carte de militant UMP de son portefeuille (remarquez que JB il a pas de carte UMP, hein, quand même). Ben voyons. Pas contrariante, Elo  passe une deuxième soirée avec lui. Et c’est tout. Verdict : ça fait toute la différence. (Bon, à ce stade de mon analyse, je dois avouer qu’Elo, c’est pas non plus la personne la moins sévère du monde en matière de relations humaines). A une couleur politique correspond vraiment une vision du monde, et pas seulement une conception de ce qui fait tourner le monde, politique ou économique. Etre libéral, c’est intéressant, comme point de vue, mais c’est pas moi. Puis-je penser que ce qui compte, c’est la croissance économique d’un pays, au mépris de la précarisation d’une partie de la population ? Puis-je penser que ceux qui sont dans la merde, ils l’ont bien cherché ? Puis-je penser que les immigrés qui touchent des allocations profitent du système (cas d’un de mes exs) ? Puis-je penser que tous les fonctionnaires sont des planqués inutiles qui ralentissent un pays ?

Non.

Est-ce que JB, quand il me parle libéralisme économique, pense cela ? Eh ben, chers lecteurs, ça me bouffe. Ce type est gentil, chouette, marrant, tout… Mais le sera-t-il toujours si je sais cela ? Etre de gauche (ou de droite), c’est pas seulement une question de vote, de candidat, de parti, c’est aussi savoir en quel monde on croit, ce qu’on voit dans la société.

Alors désolée, lecteurs, je sais pas si vous m’avez lue jusqu’au bout, j’ai été longue. Je demande votre clémence, j’suis emmerdée.

D’’amour ou d’’amitié

Quelquefois, dans la vie, certaines circonstances me poussent à me poser des questions. Oui, bon, ok, je m’en pose tout le temps et j’aime ça, en plus. Alors, aujourd’hui, interrogation du jour : comment se fait-ce que certains garçons, je les range dans la catégorie « amants » et d’autres dans la catégorie « amoureux ».

 

Comme tu l’as vaguement compris, j’ai rencontré un charmant jeune homme le mois dernier et on a eu une brève aventure terminée dimanche. Bon, vous ne saurez pas grand-chose de plus puisqu’il n’était pas très chaud pour que je raconte l’histoire ici et je respecte, sache juste qu’il s’appelle… Guillaume, évidemment. Donc dimanche, Guillaume IV m’a expliqué de façon très élégante qu’on allait en rester là d’un point de vue amoureux (mais on reste pote). Et ce fut une rupture très étrange. En gros, on a papoté, discuté de tout et de rien autour d’un thé et puis, donc, il m’annonce sa décision… Et on reprend nos discussions. Alors, ça ne veut pas dire que non-je-n’ai-rien-entendu-na-na-nère ! Mais c’est vrai qu’en y repensant, j’ai trouvé ça étrange, cette reprise de la conversation. En fait, on n’était sans doute pas un couple en tant que tel. Après tout, on n’avait jamais parlé d’un « nous ». Avant notre première soirée, on n’avait même pas parlé de ce qu’il pourrait se passer. Faut dire que ça nous est tombé un peu sur le coin du nez sans qu’aucun de nous deux s’y attende. Mais moi, j’avais décidé que c’était mon namoureux, de façon ferme et unilatérale, Pourquoi ? Bonne question.

 

Dans ma vie, j’ai connu quelques hommes. Des que j’ai considéré comme mes mecs, d’autre juste des plans cul. Des fois, des le départ, c’était tacite, d’autre, c’était juste une décision de ma part. Là, en l’occurrence, rien n’avait été décidé. Mais bon, pour ma part, j’avais décidé que je voulais une vraie relation et pas juste un plan cul donc j’avais décidé que Guillaume était mon nouveau mec. Ce qui ne voulait pas dire que je l’ai appelé tous les soirs pendant mes vacances ou autre. Non, c’était juste une pensée rassurante mais il est vrai que je n’ai pas vraiment eu le temps de penser « couple ». J’ai eu d’autres soucis et préoccupations, c’était juste un état de fait mais je n’ai pas cherché à analyser notre relation. Bref, finalement, sur le papier, cette relation ressemblait plus à une aventure qu’à une relation amoureuse telle qu’on peut la définir. Alors pourquoi j’ai décidé que, celui-là, je lui « devais » fidélité ? (ouais ok, en une quinzaine de jours, chez mes parents, les tentations ont été plus que limitées). Ben, en fait, je suis pas sûre. J’avoue que je me sens (oui, au présent, on est pas fâchés avec Guillaume) très à l’aise avec le jeune homme, plus qu’avec un amant, j’avais des gestes de complicité que j’ai pas forcément avec un plan cul. Bon et puis je le trouve brillant et marrant et puis il est mignon, en plus, mais j’ai eu des plans culs comme ça aussi. Bref, peut-être que comme je suis dans un contexte de recherche de stabilité et que le jeune homme me plaisait bien, je me suis pas posée de questions plus que ça. Ou alors que je me sentais à l’aise, avec lui, suffisamment pour avoir la sensation d’une vraie intimité.

 

Evidemment, il y a aussi un mariage de caractères qui se fait ou pas. Je me connais, quand même et y a certaines personnes avec qui je sais que ça ne collera pas, dès le départ. On peut tenter malgré tout mais bon, en général, ça ne marche pas. J’en parlais l’autre jour avec un pote sur MSN, je pense que ça mériterait un article à part entière mais on n’est pas tous faits pour tout le monde et tout le monde n’est pas fait pour nous. Ca peut paraître méprisant mais certaines personnes ne me conviennent pas. Si j’aime les garçons ouverts d’esprit et cultivés, c’est pas pour rien non plus, c’est parce que j’ai besoin de ça pour aimer la personne. Je suis sortie avec un mec qui ne s’intéressait qu’aux motos, dans le temps (mais vraiment qu’à ça) et forcément, on n’avait pas grand-chose à se dire. Alors au début d’une relation, on a souvent autre chose à faire qu’à parler mais ça va pas tenir 107 ans comme ça… D’ailleurs, curieusement, ça n’a pas duré un mois…

 

Bref, c’est amusant de voir que je ne conçois pas toutes mes relations de la même façon, sans pour autant qu’il y ait eu de « discussions » sur le sujet. Simple question de ressenti plutôt que d’une analyse de la situation. Car je n’ai pas cherché à analyser, je me suis laissée guider par les événements sans chercher à avoir de prise sur eux. Bien sûr qu’un couple, ça nécessite aussi du travail et tout ça mais on ne peut pas construire dès les premiers jours non plus. Je suis une instinctive. Pourquoi celui-là était considéré comme un petit ami officiel et pas un autre qui a eu droit à une relation similaire. Ben, parce que je l’ai ressenti comme ça et ça s’explique pas.

Faut-il être jaloux quand on sort avec un blogueur ?

L’autre soir, je discutais avec un ami blogueur qui me tenait un peu au courant de sa vie amoureuse. Oui parce qu’au cas où tu ne l’aurais pas (encore) compris, lecteur, je suis un peu cancanière. Enfin, quoique j’ai des scoops mais je peux rien en faire… Ben oui, je vais pas non plus étaler la vie privée de mes copains ! Mais j’aime bien savoir quand même.

 jalousie

Donc l’autre soir, un pote me parlait de sa nouvelle compagne, m’expliquant qu’elle était un peu jalouse des commentatrices du monsieur. Et j’avoue que je la comprends. Je suis sortie autrefois avec un blogueur et c’est vrai que c’est toujours un peu gonflant ce lot de pintades qui vient roucouler et s’extasier à chaque mot de mon chéri. Même si on a confiance en monsieur, on a envie de replacer ces petites connes. Pourtant, c’est le jeu. Ici même, je me fais « allumer » par des mecs mais je le prends pas sérieusement, c’est pour s’amuser. Donc pour l’autre, c’est pareil. Même si je trouve que les filles sont un peu trop à fond les ballons, quand même. Mais je ne suis guère objective. Parfois, je vois la cour rose constituée autour de mes potes blogueurs et je m’en amuse. Mais c’est bien parce que je sors pas avec ! Et en plus, en général, entre blogueurs, on évite de donner le pseudo de notre moitié (oui, certain(e)s taré(e)s ayant tendance à s’en prendre à la pauvre moitié qui n’avait rien demandé), on sourit…jaune !

 

Qu’est-ce qu’un blog ? Un endroit où des personnes s’exposent, d’une façon ou d’une autre. Un blogueur, c’est un peu une personne publique, faut le partager avec son lectorat. Après, tout dépend comment il ou elle se comporte. Perso, quand je passe en mode « maquée », je le dis comme ça, aucune ambiguïté. Parce que bon, c’est rigolo de se faire dragouiller mais quand même… Pourtant, il faut relativiser un peu. Peut-on tomber amoureux d’un blogueur ou d’une blogueuse ? Enfin, je précise : peut-on tomber amoureux d’un blogueur/ blogueuse en se contentant juste de la lecture de son blog ? Peut-être mais c’est un peu léger quand même. Perso, en lisant des blogs, il m’est arrivé de me dire, « hmmmm, intéressant, ce mec ! » mais ça n’a jamais été « oh, il a l’air trop merveilleux, je l’aiiiiiiiiiiiiiime ! ». Je dois être un peu trop équilibrée pour ça, je sais pas… Tiens, pour l’anecdote. J’avais commencé la lecture d’un blog qui me plaisait bien, je trouvais son auteur assez intéressant. Mais je ne fais pas de démarche pour parler à son auteur en privé, je me contente
de commenter. Oui, c’est vraiment très rare que j’aille parler en privé à un blogueur. Donc je le lis. Un soir, je passe la soirée avec un mec et je sais pas pourquoi, je lui parle de ce blog en qualifiant son auteur de « dépressif ». Bon, je passe la nuit avec le jeune homme en question et le lendemain, de retour chez moi, je m’interroge : il a fait une drôle tête le garçon quand j’ai balancé cet adjectif. Je vérifie l’IP du blogueur et celle de mon copain de couette… Oh la gaffe ! La question est : que ce serait-il passé si je l’avais rencontré en temps que blogueur ? J’avoue que j’en sais rien mais je suis pas sûre qu’on aurait eu les mêmes conversations dès le départ. En attendant, il a fermé son blog…

 

Donc, si je sortais avec un blogueur, serais-je en droit d’être jalouse ? Mon mec serait-il en droit d’être jaloux ? Pour moi, je pense qu’il n’y a pas matière à psychoter. Bon, parmi mes lecteurs de sexe masculin, il y en a certes qui sortent du lot, que j’aime bien et avec qui j’apprécie d’échanger (enfin, soit sur le blog, soit sur le forum) mais ça ne va pas plus loin. Ces hommes ne savent pas à quoi je ressemble, la réciproque est vraie, on ne se croise pas en vrai. Alors c’est sûr que niveau menace, on a vu plus sérieux, quoi. Après, je ne dis que c’est agréable de voir celui ou celle qui partage nos jours et nos nuits se faire courtiser, de voir des pintades ou des coqs gonfler leurs plumes pour séduire notre blogueur ou blogueuse. Mais à partir du moment où celui qui écrit a l’honnêteté de dire qu’il est pris, quel est le soucis ?

 

Evidemment, après, le risque quand on est un compagnon ou une compagne identifié d’un blogueur ou blogueuse, c’est de se prendre des tirs de la part de personnes n’acceptant pas le couple. Franchement, ça peut paraître dingue mais j’en ai vues des histoires comme ça, je l’ai vécu, aussi. C’est navrant comme comportement et c’est pour ça que si un jour je dois ressortir avec un blogueur, jamais, au grand jamais, je ne dirai qui c’est. Mais si vous voyez une Nina qui dézingue les autres nanas sur les comms d’un blog tenu par un homme, vous saurez ce qu’il faut en conclure !