21 Grammes, de Alejandro Gonzales Iñarritu

Par Bobby 

Parce que j’ai pas eu le temps pour cause de stage intensif cette semaine, et parce que je recommence à avoir un semblant de vie sentimentalo-sexuelle, je ne suis
pas allé au cinéma cette semaine pour explorer les dernières nouveautés du 7e Art, donc, comme la semaine dernière, je vous fais une chronique sur un film que j’aime bien, mais qui n’est pas tout récent.


Bobby la Bidouille (merci pour le pseudo, Tatie Diane), à vous les studios.
Après The Hours, je pourrais vous parler d’un Bergman, mais primo ça me prendrait des heures, et deuxio, j’ai un John-John (comme dit 
PinkLady) sur le feu. Même que il est trop beau, mais on est d’accord, c’est absolument pas le sujet. Je garde
donc ça sous le coude et je prends un autre film : 21 grammes

Ce film là, c’est un régal scénaristique et visuel. Tout y est complètement destructuré. Les plans s’enchaînent sans qu’on ne comprenne rien pendant une bonne partie de l’histoire, jusqu’à ce que, petit à petit, le puzzle se reconstitue, et la lumière se fasse. La lumière, parlons en ! Le directeur de la photographie mériterait tous les éloges du monde tant elle est soignée, blanche, blafarde, déformant les visages des acteurs (j’aime ces vedettes du grand écran qui ne craignent pas de s’enlaidir à l’image). Idem pour la musique de Santaolla (vous avez vu la pub Vuitton au ciné ces derniers temps ? Une pub tellement belle que quand on comprend que c’est juste pour un sac, ça fout les boules. La musique est de lui).

Ah, oui, l’intrigue. Trois personnages qui ne se connaissent pas, reliés entre eux par un accident de voiture. Le premier, joué par Sean Penn, attend une greffe de
coeur. La deuxième, Naomi Watt, perd son mari et ses deux filles dans l’accident. Le dernier, Benicio del Toro, est le chauffard malgré lui. Et autour de cet incident vont s’articuler toutes les thématiques de la vie, de la mort, du destin et du hasard, des connexions entre les êtres.

Dans son précédent film, Amours Chiennes, Iñarritu avait déjà réuni un tryptique de tableaux autour d’un accident de voitures. La mécanique qui se brise et relie les hommes. Il réitera l’idée avec Babel, où cette fois plusieurs personnages à travers le monde entier se retrouvent connectés, à cause d’une balle tirée sur un autocar de tourisme au Maroc. Ces deux autres films, qui ressemblent fortement à Babel sur la forme et l’esthétique, apportent chacun leurs idées nouvelles. Comme quoi, quand un prototype fonctionne, on peut le reprendre pour mettre d’autres choses dedans (un peu comme Hanneke avec sa nouvelle version de son propre film,
Funny Games, où il passe de l’Autriche aux Etats-Unis).

Enfin, pour conclure, je vous mets la voix off de la bande annonce, histoire de vous allécher si vous n’avez pas encore vu ce film : 

On dit que nous perdons tous 21 grammes au moment précis de notre mort…
Le poids de cinq pièces de monnaie.
Le poids d’une barre de chocolat.
Le poids d’un colibri.
21 grammes.
Est-ce le poids de notre âme ?
Est-ce le poids de la vie ?

Courrier des cœurs, réponse à Audrey

Cette semaine, Audrey nous a posé la question suivante : « j’ai un problème : dans la bande d’amis de ma soeur, il y a un nouveau garçon. Je l’ai rencontré l’autre jour quand ils sont venus à la maison et j’ai craqué, un vrai coup de foudre. Et je crois que c’est un peu réciproque. Mais le truc, c’est que je crois que ma soeur aussi, elle craque sur lui. Alors est-ce que je peux tenter ma chance malgré tout ou pas? »



La cellule love and sex des vingtenaires s’est donc réunie pour répondre à cette angoissante question et voici ce que ça a donné.

Enzo : « Je crois que », « je crois que » ! Demande à ta sœur et tu seras fixée !
A moins que tu souhaites qu’on te dise « tente ta chance » en omettant de prendre en compte ta sœur (ce qui t’arrangerait vu tes craintes) et venir ensuite dire « mais c’est la faute aux Vingtenaires ils m’ont dit de faire ça et maintenant je suis brouillée avec ma sœur jusqu’à l’enterrement de nos parents ! » ? Tu pensais vraiment te lancer avec un doute comme celui ci ? C’est qu’après tout ce n’est que ta sœur, c’est pas comme si c’était de la famille proche…
Enfin bref, poses la question à ta sœur, tout simplement. Si la réponse ne te plait pas, tu pourras toujours te venger dans des années en couchant avec ton beau frère (penses quand même à revenir nous demander conseil avant pour que l’on t’en dissuade).

Lucas : Y a des jours, je me demande si moi aussi j’avais des questions pareilles et si c’est la matiourité qui me fait soupirer…
Alors tu attrapes ta sœur au retour de l’école, tu la prends entre quat’z’yeux et tu lui poses la question comme une grande.
Ou mieux : tu chauffes le mec à mort pour créer une saine concurrence entre ta sœur et toi. Le Droit européen n’a pas encore légiféré en ce qui concerne le marché du célibataire et ta sœur est peut-être première entrante mais elle n’a pas de monopole.
Le mieux ? Tu ne dis rien, tu choppes le garçon et tu laisses ta sœur devenir anorexique et déprimée. Le temps pour elle de trouver un autre mec c’est à dire 2 jours et demi.

Jane : Ben voilà, tout aurait-il déjà été dit? Soit tu la joues « que la meilleure gagne et une mini jupe n’est pas tricher » en concurrence avec ta sœur, soit tu lui parles (à ta sœur) pour connaître son point de vue, si elle se projette avec le jeune homme avec le kit marmots + labrador + pavillon de banlieue + labrador qui bave, et dans
ce cas là, va falloir que l’une des deux revoit ses prétentions à la baisse. Sachant qu’à la base, c’est sa bande de potes, tu risques un peu de t’attirer le mauvais œil sur 5 générations si tu la poignardes dans le dos. Plus aucun respect les jeunes de nos jours…

Summer : Ben dis donc vous êtes vachement dur quand même! Attendez, vous savez le pourcentage qu’il y a de tomber amoureux et que la personne le soit en retour? Et si sa sœur lui dit que oui elle craque pour lui, elle doit se morfondre? Maintenant si tu dois parler à ta sœur je te conseille plutôt de lui dire que tu craques plutôt que
d’essayer de savoir si elle craque elle. Tant qu’elle ne dit rien tu as la conscience plus ou moins tranquille dirons nous et si c’est elle qui sort avec c’est elle qui se morfondra et culpabilisera, plan démoniaque gratuit. et puis rien que parce que tu demandes conseil aux vingtenaires je te soutiens. voilà , que le combat commence.
Soit dit en passant, n’oublie pas quand même que le sous titre de notre blog est la lose sentimentale… je dis ça je dis rien! 

nb: franchement je dois dire que je vous trouve pas cool avec le lecteur non mais oh!

Tatiana : Moi je propose une autre solution (bon j’ai lu le debat en travers donc j’espere que j’ai pas raté un truc) : un plan à 3 avec ta soeur. Les mecs fantasment trop sur ce genre de truc. A faire bien sûr que si tu es proche de ta soeur. Elle est pas belle mon idée ?

Summer : beurk!

Diane : Fucius a dit (et il avait oublié d’être con): tu ne convoiteras pas les convoitises de ta soeur. Des mecs, y’en a 45157 autour de toi, voire des millions si tu voyages, et des soeurs, eh bah tu n’en a qu’une (voire deux ou trois hein, n’ergotons pas non plus). Vu ce que ça peut créer de tensions/discorde entre vous, mais je serais pour que vous le zappiez toutes les deux, et que vous alliez faire du shopping après.

Nina : Des fois, je me demande d’où vient cette manie qu’on a de toujours vouloir l’histoire d’amour (avec un petit ou un grand a) la plus compliquée possible. C’est à cause d’une lecture trop précoce de Roméo et Juliette ou de son visionnage en DVD avec Léo waouh di Caprio ? Personnellement, à choisir entre un mec et ma sœur,
je n’hésite pas trente secondes. Ma sœur, j’en ai qu’une et des mecs, il y en a des milliers. De toute façon, le coup de foudre, j’y crois pas, j’appelle ça un coup de cœur et si tu es aussi accro à lui, c’est justement parce qu’il est le fruit interdit, c’est mathématique. A partir du moment qu’on a conscience de ça et qu’on commence à relativiser, tout va mieux, on se rend compte que des garçons, y en a des tas qui n’entraîneront aucun conflit avec sa sœur. Et puis je vais te dire, même si ta sœur n’était pas attirée par lui, sortir avec un pote de quelqu’un de sa famille, faut pas que ça se finisse mal parce que tu vas faire exploser leur groupe et ça n’aidera pas à des relations de famille harmonieuse. En un mot comme en 100 : laisse tomber.

Voilà, si toi aussi, tu as des petits soucis amoureux et que tu as envie de provoquer un débat houleux entre vingtenaires sur ma boîte mail (oui, ce fut houleux, y
a plein de bouts qui ne sont pas publiés mais on s’aime quand même), n’hésite plus, pose ta question ici, sur ma boîte mail ou même sur mon facebook 

Devinette

Qui est la bloggeuse qui a décidé de prendre un week-end de 4 jours dans le sud pour se dorer la pilule mais pas de chance, il pleut des cordes?

Je sens que je vais officiellement postuler pour le titre de reine de la lose. Notons quand même que le train, lui, était à l’heure, un an que ça ne m’était pas arrivé.

Sinon, un vrai article pour aujourd’hui, ça va pas être vraiment possible vu que je me suis levée tard et que je compte bien glander. Promis, je me rattrape lundi !

La mélodie du bonheur

Par Diane

Françaises, français, belges, belges, vingtenaires, vingtenettes, aujourd’hui est un grand jour: j’ai trouvé la recette du bonheur. Si.

Il se trouve que ça a l’air d’être une constante chez le moindre organisme vivant doté d’un cerveau et d’une conscience; homme, femme, enfant,vieux, jeune, socialiste,mexicain ou comptable: le bonheur.

Pascal, quand il pense, dit: « tous les hommes recherchent d’être heureux; cela est sans exception…C’est le motif de toutes les actions de tous les hommes, jusqu’à ceux qui vont se pendre… », et oui, on est prêt à faire tout et n’importe quoi pour quelques gouttes d’endorphines dans le cortex: être con, stupide, intelligent, spirituel, borné, infidèle ou martyre,  quitter femme et
enfants, lécher les bottes d’un dictateur,  trahir son meilleur ami, tout sacrifier pour son meilleur ami,manger de la gelée à la menthe, bref, quoi qu’il fasse faire pour avoir sa dose, jusqu’à ce qu’on soit satisfait, et que notre petit bonheur se fasse de nouveau la malle pour laisser place à un énoooorme vide fait de déprime et de désespoir, qu’on va se dépécher de vouloir effacer derechef, etc etc.

Alors après, qu’est ce que le bonheur, si on commence à disserter là dessus on est franchement pas couché et moi j’ai un quota d’heures de sommeil à respecter, donc je me permettrais de zapper cavalièrement la question, étant donné qu’on doit pouvoir trouver environ 45784 réponses différentes, et qu’on aille chercher son bonheur chez Régine, dans le droit des affaires (non mais franchement…) ou dans la choucroute congolaise, ça me regarde pas laissez moi tranquille j’aime pas la choucroute. (N.B: raindrops on roses and whiskers on kittens, bright copper kettles and warm wollen mittens, brown paper packages tied up with strings, these are a few of my favourite things…)

Mais LA question la plus intéressante et la plus pragmatique étant surtout: comment le bonheur? Alors là, on peut aller à la bibliothèque et lire Platon, aristote, epicure, Spinoza, Diderot, cyrulnik, Comte, sponville et j’en passe… mais là, ça dépasserait quand même gravement mon quota d’heures de sommeil, surtout que je n’ai pas trouvé la recette magique chez Platon epicure Spinoza Diderot Cyrulnik Comte-Sponville et j’en passe, que nenni (et pas seulement le cheval), mais chez Poe. Edgar Haleine Poe, qu’il l’avait mauvaise contre l’atroce angoisse despotique des longues soirées d’hiver (veuillez m’excuser chers lecteurs pour l’ignoble jeu de mots qui s’est glissé dans la proposition précédente, moi je cherche le bonheur dans les jeu de mots) et qu’il a énoncé, dans une de ses nouvelles, une théorie intéressante.

Dans cette nouvelle, (intitulée le domaine d’Arnheim), le naratteur raconte la vie de son ami Ellison, qui s’est avéré avoir traversé la vie favorisé par une « brise de prospérité » et totalement heureux, et il nous révèle la recette du bonheur d’Ellison, qui s’avère être le résultat d’un « système préconçu ».

Il apparaît alors qu’Ellison a vécu sa vie invariablement selon 4 principes, qu’il jugeait être les quatre conditions élémentaires de félicité.

….je vous sens, lecteurs, je vous sens trépigner d’impatience et tout fébriles d’émotion extatique devant l’imminence de la révélation qu’Edgar a offerte au monde aveuglé par trop de choucroute congolaise et d’épisodes de desperate housewives. (non mais sérieusement, susan est vraiment trop gourde, ça commence à m’exaspérer, et j’ai envie de foutre la tête de la fille de Tom dans le
caniveau. Ahhh jvous jure, heureusement qu’il y a Lynette. J’ai grand espoir qu’elle finisse par effectivement foutre la tête de la fille de Tom dans le caniveau). Je ne jouerai donc pas plus longtemps avec vos petits nerfs fragiles et m’en vais vous livrer les quatre ingrédients de la fameuse recette du bonheur selon Poe:

1/La simple condition physique, du libre exercice en plein air. La prise en compte du corps donc, qui doit s’épanouir au contact de la nature et ainsi permettre un terrain fertile pour l’harmonie avec l’esprit. (et là je me demande: et pour ceux qui ont le rhume des foins??) J’sais pas pour vous, mais pour moi c’est mal barré, enfant de la pollution (le nez au vennnt, je respire à fonnnnd),
mais effectivement je reconnais qu’à chaque fois que je m’évade de ma banlieue Nord pour aller m’enterrer dans un endroit tout désert et tout vert où ça capte même pas le WIFI (voire-j’ose à peine le dire- le téléphone), eh bien je ressens une certaine béatitude sereine à déambuler parmi les petits chemins qui sentent la noisette et l’herbe mouillée.

2/L’amour de la femme. Bon, là, je vous sens venir, « ouiiiii c’est n »importe quoiiii, l’amour ça apporte que des emmerdeeees, ça rend malheureux, toutes des salopes/tous des connards (rayez la mention ridicule) fais chier bordel mieux vaut être seul que mal accompagné et puis zut ». Certes, vous n’avez pas tout à fait tort, mais déja laissez moi vous dire que ce n’est pas une raison pour
être vulgaire, et ensuite il est avéré que, au bout du compte, quoiqu’on puisse râler et dire, on rêve tous de l’autre, et quand on se remémore les moments les plus heureux de notre vie, bah c’était rarement des moments où on était seul…

3/La troisième condition (la plus difficile à réaliser selon Ellison) est le mépris de toute ambition. Alors j’imagine qu’on pourrait placer dans cette case tout ce qui est « le pouvoir/l’argent/la célébrité n’apportent pas le bonheur »…, et surtout dans le sens  où l’ambition n’est jamais satisfaite, qu’on veut toujours plus, et qu’on reste bloqué dans un sentiment de « manque » à combler etc…et qu’au final l’attitude la plus raisonnable semblerait d’essayer tout simplement d’aimer ce qu’on a et ce qu’on est, sans passer sa vie à se soucier de ce que l’on
pourrait avoir/être.

4/L’objet d’une poursuite incessante. Avoir dans la vie quelque chose pour laquelle on se passionne et pour laquelle on se fixerait un but. Ellison, pour sa part, a pour « objet de poursuite incessante » la création de ce qu’il nomme un « jardin-paysage », une forme nouvelle de beauté où il se donnerait pour mission de corriger les défauts de composition d’un paysage, créer une sorte de paradis naturel fait pour charmer les sens.

Bref, voilà ma découverte du jour, faites-en ce qu’il vous (en)chante!


Découvrez Charles Trenet!

Où trouver l’homme ? Episode 14-2 : au café après le musée

(je rappelle à mes chers lecteurs que tout ceci n’est qu’une fiction parce qu’en vrai, j’ai pas le droit d’aller au café en journée alors que ça fait 3 bons mois que je suggère l’idée à Ioulia et Simon. Mais Simon étant un chef « sympa-mais-faut-pas-pousser », il me rappelle qu’il faut bosser. Des fois, la fac me manque)

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

La semaine dernière, je vous avais laissé en pleine joute verbale avec le dandy séduisant du musée mais qui commence à grave m’énerver. Du coup, je n’ai plus envie de me marier avec et de lui faire des enfants (au pluriel, ouais) donc je me la joue chieuse. Puisqu’il m’attaque sur Scoop, journal people que je ne lis pas mais dont j’anime le site, je vais le défendre bec et ongles (courts).


« T’as un discours réac typique du mec qui n’a jamais ouvert ce genre de magazine. Tu décides que c’est de la merde parce que ça ne correspond pas à tes stéréotypes d’intello prétentieux qui se considère au dessus de la masse mais qui ne sait absolument pas de quoi il parle. De la même façon, j’imagine que tu craches sur des émissions populaires parce que forcément, ce qui plaît au petit peuple, à la France d’en bas, comme on dit, ne peut être que mauvais. Mais je suis sûre que tu es du genre à consommer ce genre d’émission ou de
magazine en cachette pour mieux cracher dessus.

– J’ai même pas la télé !

– Mais ça importe peu, ça. Tu as déjà lu Scoop ne serait-ce qu’une fois ?

– Certainement pas, je vais pas leur filer de la tune.

– Donc c’est ce que je dis, tu condamnes sans savoir.

– Je l’ai déjà vu chez le dentiste.

– Donc tu l’as déjà lu. Tu vois, tu n’assumes pas.

– Donc si je l’ai lu, j’ai tort, si je ne l’ai pas lu, j’ai tort aussi. C’est assez limité comme argumentation !

– Pourquoi, moi, j’argumenterais alors que toi, tu te contentes de condamner ? Tu veux que je te dise ? Oui, la vie des people, je m’en fiche, il y en a toujours que je ne connais pas alors savoir s’ils sortent avec Jim ou Joe, ça ne changera pas ma vie. Il n’en reste pas moins que ça m’arrive de le lire en vacances parce que ça me prend pas la tête, que le côté gossip m’amuse.

– Et ça t’amuse de savoir qu’à partir du moment où un artiste est connu, il n’a plus aucune intimité ? Ça ne te ferait pas chier, toi, d’être traquée en permanence ?

– Mais enfin, tout dépend comment tu joues le jeu. Des tas d’artistes qui cartonnent ne passent jamais dans ce genre de journaux, ne serait-ce que parce qu’ils ne vont pas dans toutes les soirées people où ils se font arroser de cadeaux, ils ne partent pas en vacances à St Tropez et compagnie. Ophélie Winter tire l’essentiel de ses revenus des procès qu’elle intente à ces journaux alors qu’en partant en vacances à St Trop ou St Barth, elle sait très bien qu’elle sera paparazzée.

– Et ça te dérange pas d’alimenter tout ce système.

– Je n’alimente rien du tout ! Je n’achète pas cette presse mais par contre, c’est une toute petite partie de mon job et c’est aussi ça qui me fait manger. Je vivrais bien aux frais de l’Etat mais tu vois, j’aime gagner mon argent. Surtout que j’y travaille ou pas, ça ne changerait strictement rien. Maintenant, le gossip a toujours existé, les potins, ça circule, qu’on parle de stars, de collègues, de relations… On fait même du potin avec les politiques et finalement, c’est juste parce que les gens adorent partager les scoops, c’est comme ça. On a tous nos petits travers et je trouve celui là moins nocif que d’autres. »

Il gratifie mon joli discours d’une moue dédaigneuse. Apparemment non seulement je ne l’ai pas convaincu mais en plus, le peu d’estime qu’il avait pour moi, il l’a oubliée au musée. Mais, là, je suis remontée, je suis partie. La semaine prochaine, je l’atomise. Juste pour le fun.

La Stratégie du Tétard

Par Lucas


Ce matin j’ai passé deux heures dans le métro pour faire une expérience amusante.
Entre 7h30 et 9h30, j’ai fait mon show…
Arrêtez de froncer les sourcils, lisez la suite plutôt…


Mon idée pour cette expérience est partie d’une observation attentive.
La mise en œuvre a été précédée d’une préparation très poussée. En effet,  les préalables étaient très importants (comme tous les préalables…). Il me fallait choisir

         
Un trajet pertinent :
Il est venu comme une évidence. Ligne A du RER, entre Charles de Gaulle Etoile et La Défense, Aller-Retour.
The reason why ?
Dans un sens, des cadres quinqua qui vivent en banlieue et vont bosser à Paname.
Dans l’autre sens, des trentenaires qui vivent à Paris et qui vont bosser à la Défense.

–     Un bon emplacement :
Au beau milieu d’un wagon. Mais attention, pas un wagon de milieu de rame. Les wagons de milieu de rames sont bondés le matin et il me fallait de quoi gambader facilement. A certains moments j’ai
eu du mal à me faufiler entre les gens alors même que j’étais en tête de train, normalement l’endroit le plus vide…. Autre chose trrrrès importante : ne pas oublier de hurler car Etoile – La Défense est un trajet particulièrement bruyant et  les gens au bout du wagon ne peuvent pas entendre si on ne fait que crier mollement… Dont acte.

         
Le discours, enfin…
Bien articulé car mes proches savent que je pêche facilement en la matière…

« Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je sais bien ce que vous vous dites : « Zut, encore un emmerdeur, on ne peut plus survoler son 20 minutes en paix !« . Remarquez d’ailleurs le nombre de passagers qui ont des écouteurs  dans le RER… J’en viens aux faits : j’ai besoin de votre soutien ! Si vous avez qq pièces en trop, des tickets resto, des places de concert au Trabendo, des BN ou même un boulot, je suis preneeeeeeur. En échange de tout ça, je vous offre une… blaaaaague! Si vous la trouvez bien, faites un don ! C’est à vot’ bon cœur M’sieurs Dames ! Attention, blaaaaague !!

« C’est l’histoaaaare,
 D’un petit tétaaaard
Qui croyait qu’il était tôooooot
Alors qu’il était taaaard ».
Bim.
2 heures après la session, on fait le bilan calmement en se remémorant chaque instant.

Soit un trajet qui dure pas loin de 4 minutes
Soit un transfert d’un RER à un autre qui exige une bonne minute à Charles de Gaulle contre une simple traversée du quai à La Défense.
Prenons large. 5 minutes par opération (trajet + transfert). Les RER étant légion à ces heures là on va oublier le temps d’attente.
J’ai récolté une moyenne de 3,41 € par trajet (certains à 0 et d’autres à… 10 !) Trois euros, c’est ouf !

Notez bien que ce ne sont UNIQUEMENT des femmes qui ont donné. Pas un seul mec. Je me demande ce qui se passerait si une nana canon quémandait…
Allons plus loin.

En deux heures et des brouettes, j’ai fait 21 trajets et récolté 71,8 €,
soit un salaire horaire de 36 €,
soit un salaire mensuel équivalent à 35h x 36€ x 4 semaines = 5040 €.
Mazeeeette.

Ce à quoi je dois rajouter les avantages en nature :

– 2  tickets resto,

– Un p’tit écolier, un gâteau inconnu,

– Des sourires par dizaines. Toutes les donneuses m’ont fait des smile 10000 watt. Et je vous raconte pas le nombre de nanas qui m’ont dit « J’la connaissais déjà mais c’est la manière de la raconter…!« 

Allons plus loin.
Mon âme d’entrepreneur prend le dessus…

Si je change de ligne de métro souvent pour ne pas lasser mon auditoire, voire que je fais des tournées en province, à Lille, Toulouse,
Marseille, Lyon… histoire de créer un phénomène d’attente, (Ne ratez pas la venue de Lucas !! Réservations points de vente habituels !) je crois que je peux embrasser une carrière d’amuseur public  et embraser les transports en commun jusqu’ici terriblement froids et insipides.

 Fiscalement, c’est tout benef.

Admettons que je bosse du lundi au vendredi entre 7h30 et 9h30. Ca nous fait  net d’impôt 1440 € par mois, ce à quoi je peux
rajouter 20 heures par semaine chez Décathlon au SMIC soit 550 € par mois. Net, ça nous fait un total de 1875 € par mois. Attendez, je vérifie le salaire net moyen à la sortie de mon école de commerce.  2200. Purée, je perds 300 € et des brouettes. Trop dure ma vie… Surtout que je ne bosse que 30h par semaine. Si je laisse mes week end libres, ça me laisse encore 30 à  40 heures pour un 3ème boulot à caser.  Je pense que refaire le coup du matin, sur une autre ligne, à des gens à la ramasse qui reviennent du boulot, c’est pas top. Faut donc un 3ème job. Purée, va falloir calculer à partir de combien d’euros je paye des impôts avec mes boulots déclarés…

Et quant à mon épisode RER A, une moralité ?
(à prononcer tout haut pour que  vos collègues de bureau y voient un autre mot et vous prennent pour un gros niais)

 En France c’est l’amoral qui domine…

 

Loi d’Alonso / Point Alonso

(en hommage à Isabelle, pas Fernando)

« Plus un débat sur un thème sexuel dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver un propos visant à dénigrer la sexualité d’un des membres s’approche de 1. »
Dans un débat, donner un point Alonso revient à signifier à son interlocuteur qu’il vient de discréditer en vérifiant la loi d’Alonso.

Cette loi s’appuie sur l’hypothèse qu’en cas de désaccord sur un thème, une personne à court d’arguments (ou tout simplement débile) peut avoir la faiblesse d’appuyer ses propos par des attaques personnelles. Cette tendance est particulièrement frappante dans les thèmes relatifs à la sexualité.

Plutôt que d’apporter des arguments fondés sur une logique relative, la personne vérifiant la loi d’Alonso peut attaquer son interlocuteur (avec des critères subjectifs) sur :

  • – son orientation sexuelle (ex: « sale hétéro ! »)
  • – sa sexualité (ex: « mal-baisée ! »)
  • – ses capacités sexuelles (ex: « puceau ! »)
  • – son physique (ex: « petite bite ! »)
  • – sa psychologie (ex: « coincée ! »)
  • – ou toute combinaison de ces divers domaines (ex: « grosse pucelle coincée et mal-baisée ! » oui, généralement, la personne
    n’a pas peur des contradictions
    )


Références :

The Hours, de Stephen Daldry

Par Bobby


Chronique cinéma

 

Cher lecteur, j’ai décidé de te présenter, une semaine sur deux, non pas un film qui vient de sortir, mais un film que j’aime beaucoup, plus ou moins récent. La semaine dernière, je t’ai parlé de Française, qui m’a laissé de marbre, mais ne va pas croire que je suis de ceux qui dénigrent tout -et surtout ce qui marche- pour se donner un genre ! Figure toi qu’il m’arrive d’apprécier, voire de « surkiffer » (dans un jargon plus adapté aux trolls qui pourraient être amenés à lire cet article, sait-on jamais, il faut savoir s’adapter…) des films plus ou moins populaires.

Tiens, par exemple, en 2002 (mmh j’avais 14 ans, donc… ça c’est juste pour faire enrager mes collègues vingtenaires), le film The Hours a séduit le public, contre toute attente : petit drame de rien du tout, a priori, narrant sur trois époques la vie de trois femmes, liées par un roman et le même désespoir palpable. Dans les années 20, Virginia Woolf (Nicole Kidman, fantastique, métamorphosée), rédige son roman Mrs Dalloway (que je vous conseille, c’est très 20e siècle, très dense aussi, on y suit un long flux de pensée,  immergés totalement à l’intérieur d’une conscience), et s’interroge sur le sort qu’elle réserve à ses personnages : le suicide, ou le salut ? Dans les années 50, Laura Brown (Julianne Moore, intense, d’une sensibilité aigue…), jeune mère au foyer, lit le roman Mrs Dalloway et se laisse submerger par des pensées suicidaires. Enfin, dans les années 2000, Clarissa Vaughan (Meryl Streep, impériale, subtile, magnifique
!), revit la journée du personnage éponyme du roman de Virginia Woolf, transposée à notre époque.

Trois Heures, en sommes, comme les tois déesses grecques des saisons.

Les plans s’enchaînent d’une vie à l’autre, se succèdent sans que la modification des couleurs (gris-jaune dans les années 20, jaune-sépia dans les années 50, gris-bleu dans les années 2000) ne dérange notre nerf optique. Véritable prouesse scénaristique que de nous emporter dans une telle complexité  temporelle sans jamais nous égarer, et en nous révélant sans que l’on s’y attende les différentes connections entre les époques.

Le film est porté par le talent de la mise en scène, du jeu des actrices principales et de leurs acolytes secondaires, du scénario, de la musique de Philipp Glass (envoûtante, comme toujours), mais aussi par la puissance des thèmes abordés, au premier rang desquels on retrouve le désespoir et la mélancolie. Derrière ces maux, que l’on découvre ici liés à la folie, à la solitude, ou à la maladie, on voit poindre la menace -parfois éclatante, parfois insidieuse- du suicide.

Emotifs, prenez garde, ce film peut altérer le moral des plus solides d’entre nous avec une remarquable efficacité !

Le film est également l’occasion de peindre une intéressante reflexion concernant la vanité, qu’il s’agisse des liens entre les êtres (époux, frères-soeurs,
mère-enfant, amis…), du travail, des rituels (remettre un prix à un vieil écrivain), mais aussi -et c’est une chose plus rare donc d’autant plus appréciable- de la vanité de l’art. Et si l’art, que l’on encense incessamment, n’était pas à même de remplir la mission qu’on lui attribue souvent, à savoir préserver les choses du temps et de la mort ? Et si l’art ne pouvait pas capter le réel ?

Par ailleurs, je tiens à saluer (oui, vous allez dire que je fais une fixation là dessus, mais j’m’en fiche, na) le fait que tous les personnages -ou presque- sont homos, sans que cela fasse de The Hours un film sur l’homosexualité (avec toute la lourdeur que cela impliquerait). Cette thématique reste en filigrane, est c’est très bien comme ça. La même histoire aurait pu se raconter avec des hétérosexuels, sans que ça change quoi que ce soit. Finalement, c’est comme décider que les personnages seront blancs ou noirs ou jaunes, après tout, c’est une question de choix de mise en scène, voire d’esthétique. Il n’y a pas nécessairement de sens derrière, ni de « discrimination positive ».

PS : Si quelqu’un a lu le roman The Hours, dont le film est une adaptation, peut-être pourrait-il nous en parler et nous donner son avis (on est souvent déçu par la transposition de l’écrit aux images, et je trouve ça assez normal, mais bon)… Ca pourrait être intéressant de comparer



Découvrez Philip Glass!

Courrier des cœurs : réponse à ML

Cette semaine, ML nous a soumis la question suivante : « J’ai un collègue avec qui il y a attirance depuis deux ans, on flirte par mail et tout mais il ne s’est encore rien passé. Je lui plais, il me plaît mais rien. Pourtant, je sais qu’il en a envie, il me l’a dit. Alors que faire pour débloquer la situation? »



La cellule love and sex des vingtenaires s’est donc réunie pour essayer de répondre à cette délicate question.

Tatiana : Viole le !

Summer : moi je dis qu’il y a anguille sous roche. Il te dit mais ne fait rien? étrange…

Jane : Au bout de 2 ans, s’il y a vraiment attirance, s’il avait du passer quelque chose, ça se serait passé. A moins que le monsieur en
question soit indisponible genre « j’ai une femme et 5 gosses », où là, on comprend l’hésitation… Non mais voilà quoi, 2 ans! Il y a bien un moment où il faut savoir se jeter à l’eau, passer du flirt gentillet par mail interposé (qui remplace les petits papiers qu’on s’envoyait en cours au collège) à une tentative de rapprochement physique (on se tient la main pendant la récré) voire même carrément physique (on se fait des bisous à la grille le soir avant de rentrer chacun chez soi)
Enfin bref, deux ans d’attente, quand on a plus de 15 ans, ça fait beaucoup quand même… Pourquoi ne pas tenter de forcer le destin histoire de tester votre compatibilité avant la ménopause?
Parce qu’il semblerait que monsieur ne soit pas prêt à faire le premier pas.
Le conseil bonus: Demander à une copine de la compta de dire à un de ses collègues des RH que tu es dispo un soir en semaine pour sortir et attendre la réponse par le même chemin.

Bobby : La timidité devrait être proscrite…
Vous êtes hétérosexuels, alors foncez, que diable ! Aucun rapport, me diras-tu ? Mais ma ptite, que je mette deux ans à me poser des questions, du style « oui mais si il me refoule parce qu’il n’est pas gay ? » ou « peut-être est-il bi avec un peu de chance ? », ça peut se comprendre. Toi tu n’as aucune excuse. Alors on se met un coup de pied au cul, et on y va !
(Bobby en mode pédé aigri qui en a marre des chouinouses)

Jane : Et s’il est gay en fait et que c’est pour ça que ça avance pas, hein hein? 😉

Bobby : Dans ce cas :
1/ Oublie le
2/ Non, non, on t’a dit d’oublier !
3/ Présente le moi

Diane : Alors, dans ce genre de cas, plusieurs solutions:

1/Le damoiseau en question pourrait bien, tout simplement, ne pas être célibataire, ce pourquoi il flirtouille parce que tu lui plais réellement, mais que il ne veut pas aller jusqu’à l’adultère.

2/Il peut également être un énoooooorme immense timide (parce que 2 ans qd même…), de ces gens que, même quand tu leur envoie des énooooormes signaux genre ouiouitumeplaisjtassurevraimenttienstusensbont’esbeauj’aimebientavesteposetesmainssurmeshanches, eh bien ils se disent toujours « peut-être que pas vraiment au fait », du fait que effectivement y’a des gens qui jouent avec les autres sans vouloir aller plus loin. Bref, si c’est le cas, tu prends le taureau par la corne, si j’ose dire, et tu l’invites carrément à diner, avec force suggestion et jupe fendue.

3/Ou alors, ou alors, c’est peut-être que c’est juste le jeu qui l’intéresse, qu’il a peur qu’une fois le flirt consommé, la magie de la séduction disparaisse, et qu’il aime justement cette petite incertitude excitante qui plâne entre vos deux libidos au garde à vous.

Mais dans tous les cas, il n’y a qu’une façon d’être fixée, c’est de lui rentrer dans le lard.

Lucie : jusqu’à présent je pensais être un cas désespéré, merci à toi chère lectrice…je vois qu’il y a plus désespérée et plus nulle que moi
en drague!!!! Enfin bon 2 ans….hahahahahahahahaha….je serais tentée de dire que vous êtes (si il y a réellement ouverture avec le monsieur) vraiment de grands handicapées…mais lâchez-vous enfin! Vous n’allez pas non plus y passer 2 ans de plus.

Sinon, autre hypothèse, le monsieur en question est un grand pervers qui s’amuse allègrement avec toi depuis 2 ans. Et comble du comble du pire, peut être qu’il en plaisante même avec ses potes…version dîner de cons!!!! dans ce cas là, jettes-le.

Lucas : Je suis le seul à avoir pensé à la scène de Love Actually où le patron impose à une de ses employées de prendre son courage à deux mains et d’aller voir l’objet de ses soupirs pour le bien-être de la boite ?
Je te donne la réponse qu’une demoiselle avait écrite lorsque j’avais organisé une Lucas Academy (où les 13 candidates initiales devaient écrire un article chaque semaine sur un sujet que j’avais proposé : au bout de deux mois restait l’Elue).
Note bien que la scène se passait à une soirée mais qu’elle est transposable au bureau.
Le damoiseau : « Bon ben je m’en vais, il est tard. Bonne nuit. »
La demoiselle : « Et t’as cru que t’allais partir sans me rouler une pelle ? »
Trash ? Pfff, arrêtez vos jugements négatifs, vous les lecteurs pleutres ! Entreprenante c’est tout…

Enzo : Tout d’abord, je suppose qu’après deux ans, tu connais son statut marital et donc qu’il n’y a pas de soucis de ce coté là ! Si ce n’est
pas le cas, laisse tomber, vous échangerez votre premier baiser lors du pot de départ en retraite.
Je me désolidarise de la plupart des commentaires de mes camarades :
Summer > ELLE dit mais ne fait rien? Etrange…
Jane > Et pourquoi pas se peindre les fesses en rouge pour attirer l’attention du mâle et l’inviter à la saillie ? Il faut arrêter et se prendre en main tout(e) seul(e) !
Je dirais donc qu’il faut que tu agisses comme une grande fille ! Comme le dit Tatiana (quoiqu’avec un peu de nuance), viole-le ! Comme le conseille Lucas, soit entreprenante au lieu d’attendre (2 ans, putain !) ! Met les pieds dans le plat ! Girl-Power !

Si toi aussi, tu as une question à nous soumettre, n’hésite pas à nous laisser un comm, mail, message sur facebook, ce que tu veux !

La rupture en amitié

Par Tatiana

Bon je ne fais pas dans l’originalité niveau titre mais j’avoue avoir eu la flemme de chercher quelque chose d’original. Aujourd’hui lecteur je vais te parler de la rupture amicale. Je ne sais pas si tu as déjà vécu ça dans ta vie, mais ça peut être aussi violent qu’une rupture amoureuse. Nina pourra m’appuyer sur ce point. J’ai récemment vécu une rupture amicale que je n’ai pas vraiment vu venir et ça m’a pas mal retourné le cerveau. L’amitié c’est très proche de l’amour parfois et on peut réagir en amitié comme on le ferait avec son
amoureux(se).

Pour vous situer un peu le contexte je vais vous parler de la fille en question. J’ai sûrement du en parler sur ce blog sous le nom de Maria il me semble. C’est avec elle que je suis partie au Mexique (cf. mes 1er articles ici). Maria je l’ai rencontré en colo quand j’étais au lycée. On s’est tout de suite super bien entendues comme un coup de foudre amical en quelque sorte. On a eu des contacts épisodiques pendant 2 ans et c’est quand je suis venue habiter sur Paris qu’on a commencé à plus se voir. Elle travaillait en tant que pionne
dans un lycée vers chez moi et du coup elle venait dormir chez moi de temps en temps pour ne pas avoir trop de trajet. On est devenues très proches à ce moment là. Puis elle a emménagé sur Paris l’année d’après et ensuite moi j’ai déménagé pour me retrouver à côté de chez elle (5 min à pieds). Autant vous dire qu’on passait notre temps ensemble (et avec d’autres gens aussi). Ses amis
sont devenus mes amis et inversement. On est parties en vacances ensemble… Avec le recul je crois qu’on passait trop de temps ensemble. Après tout on est amies et pas un couple, donc on aurait peut-être pas du se voir autant. On a sûrement fini par se saouler mutuellement. Il y a deux ans j’avais déjà eu un 1er déclic quand elle est partie au Mexique pendant un an. Je me suis aperçue que je vivais très bien sans elle. C’est vrai qu’au début elle me manquait mais après au contraire je me suis rendue compte qu’elle avait trop d’influence sur moi, mes goûts, mes réactions… On était tellement tout le temps ensemble que du coup j’avais quasiment pas de temps pour d’autres amis. Je me demande maintenant si c’est pas à cette époque que la cassure a dû se faire. On a trop évolué chacune de son côté pendant un an et voilà le résultat. Ces derniers temps je remarquait de plus en plus des choses qui m’énervait comme le fait qu’elle soit hyperpossessive (elle peut me faire des crises si je vois ses amis sans elle ou autre), ou alors trop noir ou blanc niveau morale (genre ça c’est mal et ça c’est bien), ou encore un peu butée et fermée.  Mais ça ne voulait pas dire que je n’avais plus envie de la voir. On a partagé tellement de choses ensemble et puis moi aussi je dois avoir des défauts de merde qui l’énervent.

La dernière fois que je l’ai vu c’était début février, ou fin janvier je ne sais plus. Juste avant les vacances scolaires. Elle était venue chez moi et il y avait une autre de mes amies qui était là aussi. Bonne soirée tranquille. Elle est partie en vacances et après elle passait son CAPES. Forcément pendant cette période on ne s’est pas vues et je lui ai juste envoyé quelques textos. Seulement là où ça coince c’est qu’après je n’ai pas eu plus de nouvelle. A chaque fois que je l’appelais je tombais sur son répondeur et après elle me répondait par
texto. J’ai naturellement commencé à me poser des questions sachant qu’on se voyait plusieurs fois dans la semaine. Mais au début je me disais qu’il ne fallait pas que je psychote trop. Un mois passe. Je me pose vraiment des questions. Est-ce que j’ai fait quelque chose ? Est-ce qu’elle va bien ? J’appelle une de ses amies que je connais et là la fille me sort qu’elle l’a vue la semaine dernière et que tout allait bien. Ok, il se passe quelque chose. Surtout que la fille l’a vue car elle est venue chercher un truc sur internet chez cette fille alors que j’habite à 2 minute de chez elle. Ca commence à m’énerver sérieusement. Je trouve ça super bête comme attitude. Avant de partir moi-même en vacances pour une semaine je décide de lui laisser un ultime message en lui demandant ce qu’il se passe et qu’elle me dise pourquoi elle ne me parle plus.  2 mois s’étaient écoulés quand même, deux mois pendant lesquels je n’ai cessé de l’appeler. J’ai hésité
à venir chez elle mais d’un autre côté ma fierté m’en a empêcher et aussi la peur que même comme ça elle ne me dise rien et que ça m’énerve encore plus. Je rentre de Lisbonne et j’apprends qu’elle est allée voir une de mes amies et que mon amie en question ne me l’a pas dit vu que je l’ai appris par quelqu’un d’autre. En plus je sais que Maria lui a dit pourquoi elle ne me parlait plus, par contre à moi ça ne lui a pas effleuré ses 2 neurones de me le dire, même par mail si elle ne veut pas être confronter en direct avec moi. Autant vous dire que je ne peux pas m’empêcher d’en vouloir un peu à mon autre amie de ne m’avoir rien dit.

Pour en revenir à mon sujet d’article vous pouvez voir que Maria a choisi la technique de rupture de « je fais la morte » comme beaucoup de mecs aiment faire (et aussi quelques nanas ne les oublions pas). Technique que j’adore ! Quand je pense qu’aucun de mes mecs ne m’avait fait ce plan et qu’il a fallu que ce soit une de mes amies les plus proches qui me fasse ce plan là. Ca m’écoeure.  Comme pour une rupture je suis passée par tous les stades, de la culpabilité (j’ai fait quelque chose qui ne fallait pas) à la haine, en
passant par la tristesse. Aujourd’hui j’ai tiré un trait sur elle et je ne veux plus entendre parler d’elle. D’ailleurs je vis très bien sans elle. Ce qui me fait dire que finalement il fallait peut-être que cela arrive. Mais comme dans une rupture amoureuse il y a aussi un hic du côté des amis en communs. Comme pour beaucoup c’était des amis à elle je pense que je vais faire une croix dessus. J’ai l’impression de me retrouver sans amis du jour au lendemain et je trouve ça injuste car au final je n’ai rien fait. Il y a 2 ou 3 personnes avec qui j’aimerais garder contact mais je suis sûre qu’ils vont être gênés vis-à-vis de Maria.

Tout ça me fait qu’en amour comme en amitié rompre avec quelqu’un ce n’est jamais facile et surtout jamais sans dégâts.