Sadisme télévisuel

Pour ceux qui ne le savent pas, je travaille, entre autres, sur un forum people. Or sur ce forum où la moyenne d’âge est assez basse, ils ont une passion : Secret Story. J’avoue que je n’ai vu que deux émissions quotidiennes en tout et pour tout (même pas en entier) donc je suis très loin de maîtriser sur le bout des doigts. Ceci étant, j’ai l’impression qu’on arrive à un niveau de sadisme incroyable.

Dans le loft, nous avons eu trois couples : le lesbien Nathalie-Samantha (c’était leur secret), Alice et Matthias qui était au départ un faux couple mais qui en est un vrai maintenant (si j’ai bien compris) et Cyril et Alexandra qui se sont mis ensemble en cours de route. Jusque là, rien à dire. Mais la production, très joueuse, a fait bien mumuse avec ses petites souris :

– Nathalie et Samantha : Nathalie est partie très tôt dans le jeu et toute l’émission tourne désormais autour de l’idylle naissante entre Nathalie et Marilyn. Nathalie voit rouge et plaque Samantha en direct, devant la France entière, les yeux ébahis (enfin, ceux qui regardaient, quoi). La semaine suivante, Samantha est éliminée, les deux ex se fusillent du regard sur le plateau et… et… trois jours après, les revoilà ensemble. Je sais pas mais là, je sens qu’il y a comme une arnaque.

– Cyril et Alexandra : une des tensions dramatiques de l’émission est basée sur la question suivante : Alexandra qui est une salope est-elle avec Cyril par amour ou par jeu ?

– Matthias et Alice : donc au début, si j’ai bien compris, ils étaient un faux couple et maintenant, ils en sont un vrai. Alors là, la Voix (c’est-à-dire la production qui fait mumuse avec les candidats) a décidé qu’on allait bien se marrer. Il y a des missions à faire pour gagner des sous et la Voix demande à Matthias de demander à Alice de venir vivre chez lui. Et elle accepte ! Du coup, le voilà bien emmerdé, il ne pensait pas qu’elle accepterait. Parallèlement, la prod demande à John-David, bellâtre de service, de draguer Alice.

Attendez, c’est pas fini. Je vous ai peu parlé de Cyril et Alexandra pour le moment, le meilleur arrive. Ou le pire, c’est selon. Donc déjà, ils ont proposé à Cyril de plaquer son Alexandra pour 10 000 euros mais il a refusé, ooooh. Ensuite, ils font sortir Cyril et Alice sans que je comprenne bien pourquoi mais en fait, ils n’étaient pas sortis du jeu, ils étaient enfermés dans une pièce secrète et ils mataient tout ce qu’il se passait dans la maison. Sauf la salle où la prod parle aux candidats et justement, ça tombe bien, voilà qu’on demande
à Matthias de draguer Alexandra, sous le nez des deux autres donc mais personne ne sait qu’ils sont encore là. Un petit aspro ?

Bon, voilà, tout ceci est bien amusant ou navrant, au choix, mais pour ma part, je trouve qu’on arrive à un niveau de sadisme télévisuel parfois préoccupant. Par exemple, en Hollande, le pays d’Endemol, ils ont sorti un espèce de concept d’Ile de la tentation où en gros, y a 6 filles et 6 gars, je crois, et parmi eux des gens en couple. Chaque semaine, y a un éliminé et les en couple doivent faire croire à leur célibat. Donc forcément, une candidate en couple, très motivée pour gagner, a tripoté le pénis d’un candidat (célibataire) mais ensuite,
elle a tenu à rassurer son mec : « t’inquiète pas, il a joui très vite ». Bon sang ! Déjà que dans des émissions comme l’Ile de la tentation, je trouve qu’on est proche de la prostitution, là, je suis effrayée…Et sans vouloir être réac, je me demande quand même jusqu’où on va aller comme ça. Bien sûr, je me doute bien que tout n’est que manipulation et orchestration, je ne suis pas naïve, la question n’est pas là. En fait, elle est de l’autre côté de la télé, de notre côté à nous. Jusqu’à quel point va-t-on aller jusqu’à ce que le public s’indigne réellement ? N’est-on pas dans l’expérience de la grenouille qui ne sort pas de l’eau si on la fait chauffer progressivement.

Evidemment, je ne juge pas les gens qui regardent et je plaide même coupable pour l’Ile de la tentation, je me fais avoir chaque année. Bien sûr que ça détend, qu’ils font des fautes de français énorme, que c’est amusant… J’aurais peut-être regardé Secret Story si les horaires m’avaient convenues, qui sait. Mais quand je vois les Jerry Springer show et compagnie, je me dis qu’il serait peut-être temps d’arrêter un peu les conneries. Parce qu’au rythme où on va, ça va pas tarder à arriver chez nous. Déjà qu’avec C’est mon choix, on s’en
rapprochait petit à petit…

Tiens, au fait, elle devient quoi Evelyne Thomas ?

Arme de séduction massive

Amis lecteurs, c’est la rentrée et nombre d’entre nous sont célibataires, soit que leurs amours de vacances soient terminées, soit que leur couple n’ait pas survécu à l’été. Je sais pas vous mais j’ai entendu parler d’un nombre de rupture pas possible durant les deux derniers mois, c’est incroyable. Donc,c’est la rentrée et on peut repartir sur de bonnes bases pour trouver une moitié qui nous réchauffera cet hiver.

 

Alors pour séduire, il faut être séduisant(e), jusque là, tout va bien, je pense que tout le monde suit. Seulement voilà, qu’est-ce qu’être séduisant ? On le sait, la beauté est une donnée subjective. Y a des gens qui trouvent George Clooney ou Angelina Jolie moches, par exemple, si, si. Moi, je ne comprends pas ce qu’on trouve à Scarlett Johansson, par exemple, et Daniel Craig ne me fait pas rêver, mêmes tous pectoraux et abdos dehors. Inutile d’en débattre, c’est indébattable, je dirais. Donc me voici devant mon miroir et force est de constater que je ne peux plaire à tout le monde vu qu’Angelina elle-même n’y arrive pas. Alors quoi ? Je me contente d’espérer que l’homme sur lequel je vais jeter mon dévolu aura l’amabilité de me rendre la politesse ? Non mais et puis quoi encore ? Il faut comprendre que la séduction est un mélange subtil de tas de qualités et en premier lieu, la confiance en soi.


Question : qu’est-ce qui fait craquer un garçon ou une fille ? Réponse : rien de précis. Merci d’avoir posé la question. Ceci étant, constatons ensemble qu’il existe un ingrédient indispensable qui fait toute la différence : la confiance en soi. Comme je l’ai dit 4 lignes plus haut. Un personne qui ne doute pas de sa séduction saura nous convaincre que, oui, elle est séduisante, intéressante et que, tiens, on la prendrait bien pour nous réchauffer cet hiver. Si je regarde dans le catalogue de mes conquêtes, il y a eu des beaux, des moins beaux, des intelligents, des moins intelligents… Et aussi des « à première vue, je n’étais pas du tout attirée mais y a eu le truc ». Le pouvoir de la confiance en soi. L’idée est la suivante : je suis persuadée que je suis une partenaire idéale et que j’ai toutes les qualités pour rendre un homme heureux. Donc si je le pense, il sera facile de convaincre l’autre que c’est également le cas. De plus, quand je me sens irresistibeul, comme dirait Liv Tyler, ça se sent, ça se voit, je marche la tête bien haute, la démarche sûre et féline. Je suis au top de moi-même.

Evidemment, il ne faut pas tomber dans le travers inverse. Quelqu’un de trop sûr de soi, c’est insupportable. Imaginons qu’une personne vienne vous draguer version « de toute façon, tu ne peux pas me résister, personne ne le peux. ». Ben, dans un espèce d’esprit de contradiction, je vais forcément lui répondre que, si, quelqu’un peut lui résister et coucou, c’est moi ! Non mais ce n’est pas parce que le mec a confiance en lui que, moi, j’en ai perdu mon libre arbitre. Etre sûr de soi, c’est bien et en grandissant (hum), je me rends compte que la modestie ne sert finalement pas toujours, tout dépend du  domaine. Par exemple, pour le boulot, la modestie, on l’oublie. Mais ce serait bien que l’autre ait le temps de découvrir nos qualités sans qu’on lui en fasse une liste exhaustive. En plus, trop vendre le produit risque de faire des déçu(e)s. Par exemple, se vanter d’être le mec le plus romantique du monde et ne pas faire le moindre effort une fois la fille conquise, c’est prendre le risque que l’oiseau s’en vole trèèèèèèèèès rapidement.


Mais il n’en reste pas moins que si on ne se sent pas désirable, on ne sera pas désirés. Il ne faut pas attendre que l’autre nous rassure sur notre pouvoir de séduction, c’est pas dans cet ordre là que ça marche. On ne sort pas avec quelqu’un pour se rassurer sur notre séduction mais parce que lui n’a aucun doute sur le sujet. Alors profitons de la rentrée pour travailler la confiance en nous. Faisons du sport, cultivons-nous, allons chez le coiffeur ou je ne sais quoi mais pour se trouver une moitié, faut travailler.

 

Batman, The Dark Knight, de Christopher Nolan

Par Bobby


Rappelez-vous. J’avais déjà parlé de ce réalisateur, Christopher Nolan, lors de ma petite chronique du film Memento. Dans ce volet
de la sage du célèbre justicier de la dustopie Gotham City, où règnent le crime et la pègre, notre chauve-souris préférée -toujours aussi antipathique malgré le coquet minois de l’acteur (pas antipathique au sens désagréable, mais ineffable)- combat son ennemi juré, le vil Joker, brillamment interprêté par le regretté Heath Ledger, décédé cette année dans la fleur de l’âge (souvenez-vous, il incarnait l’insupportable et ultra-touchant cow-boy gay et blond de Brokeback Mountain, de Ang Lee). Pour ma part, je trouve que ce Joker tient la barre -placée déjà très haut par Jack Nickolson dans les Batman de Tim Burton- et apporte à un personnage mythique des BD américaines une touche de nouveauté.

De manière générale, j’ai été séduit par la psychologie des personnages, bien plus intéressante que dans les autres films de super-héros que l’on voir proliférer sur le grand écran. Alors certes, le film est long, trop peut-être, mais au moins, quand les personnages parlent, ils ont quelque chose à dire, que ce soit les gentils ou les méchants.

Ah, oui, j’oubliais de vous toucher un mot du synopsis, plus précisemment. Le Joker, une espèce de criminel fou, sème la panique et le chaos à Gotham City. Non pas -comme la plupart des criminels- pour l’argent, mais uniquement par amour de la destruction. Il ne cherche pas à tuer Batman, ni à se faire arrêter. Il veut seulement que leur lutte soit sans fin, car ils sont deux antithèses vouées à s’affronter éternellement.

Une ombre au tableau, et pas des moindres : l’utilisation dans le scénario du personnage de Double-Face est inutile, bien que centrale. Il aurait pu faire l’objet d’un volet entier à lui tout seul. Alors Nolan, on avait peur que le Joker ne soit pas en mesure de satisfaire les besoins en super-méchants affrontant Batman ? Tu as eu tort, Christopher !

Pour finir, on est quand même loin du super-héros classique, qui est détesté puis adoré par la foule. Batman est un justicier de l’ombre, hors la loi. Il est incompris, et condamné à sauver les gens tout en étant détesté par eux. Idem pour le Joker.  Personne ne semble comprendre ses motivations, excepté le sage Alfred (serviteur de Bruce Wayne, alias Batman). Ce n’est pas un criminel bas de gamme, mais c’est LE criminel par excellence, qui réfléchit à la notion même de crime, de mal, de chaos.

Le fou est parfois philosophe.

Courrier des cœurs : réponse à Daniela (2)

Cette semaine, Daniela nous a posé la question suivante : « Depuis quelques mois je suis dans une phase de guerre psychologique avec un mec, lequel est bien entendu un connard parce que c’est bien connu, Tous des Connards (sauf Enzo). Le petit jeu dure depuis maintenant 3 mois, et je me demande comment y mettre fin et l’éjecter définitivement de ma vie… sachant que nous fréquentons les mêmes personnes au quotidien »

La cellule love and sex s’est réunie et voici ce que l’on en pense.

 Bobby : Etant de sexe masculin tout en n’étant pas Enzo, j’en conclus que je suis un connard, donc je ne répondrai pas à la question. Question de principe !

Jane : Guerre psychologique dans quel sens? (ben ouai, si c’est pas précisé, je demande moi) Il te passe devant à la photocopieuse? (guerre de boulot) Il dit à tes potes que t’es chiante en soirée? (guerre de territoire potesque) Il te regarde avec des étoiles dans les yeux en te disant que tu es la femme de ta vie pour ne plus donner de nouvelles pendant 3 semaines? (guerre affective) Dans tous les cas, j’aurais tendance à dire qu’en cas de guerre, mieux vaut être comme la Suisse, neutre, et lui porter le minimum syndical d’attention (« bonjour », « au revoir », « quel mois d’août pourri! » devraient suffire) Si c’est une guerre de conquête (de cœur à prendre) j’aurais plutôt tendance à dire de fuir, vite et loin, une relation épanouïe avec quelqu’un qu’on considère à la base comme un enfoiré, ça me semble pas super sain. Surtout qu’il risque de rester le même après, le potentiel de princecharmantitude ne se développant pas forcément!

Tatiana : Moi (comme toujours) je suis d’accord avec la miss. Si c’est la guerre psychologique « affective », ce que je soupçonne fortement, car sinon tu en aurais rien à faire, il est clair que la relation épanouie risque d’être difficile. Ben oui on est pas dans un film, mais dans la vraie vie. Sachant qu’en plus si par guerre psychologique tu entends qu’il te laisse croire que mais que rien ne se passe, d’après expérience propre j’ai envie de te dire que rien ne se passera surtout au bout de trois mois. M’est avis qu’il vaut mieux des relations superficielles et cordiales. Laisse le dans son coin.

Enzo : Merci pour le petit hommage flatteur à défaut d’être réaliste !
Sinon je ne puis rien rajouter que mes collègues n’ont déjà pu dire. La raison voudrait qu’on s’oriente vers une attitude d’ignorance pacifiste. Mais si tu tiens à pratiquer la guérilla, je suis à ta disposition pour idées et conseils (laxatif dans le café, etc).

Diane : Mmm…la grande question est tout de même: malgré le fait qu’il soit un connard, serait-il possible qu’éventuellement tu sois
intéréssée par ce jeune bougre? Parce que, c’est bien connu, tous les hommes sont des connards, soit, mais bien souvent ils savent être connards irrésistibles (cf Hugh Grant, alias daniel cleaver, dans bridget jones)… S’il y a « petit jeu » comme tu dis, c’est que les deux participants veulent bien y jouer… Donc soit tu lui pourris la vie, soit tu choisis tu choisis l’option « ton venin passe sur mes chakras ouverts comme une petite brise de printemps sur le papillon guilleret », ce qui je te l’accorde ne doit pas être des plus aisés si vous fréquentez les mêmes personnes…

….ou alors, cyanure dans le café.

Nina : 3 mois, c’est long quand même, pourquoi ne pas y avoir mis fin avant ? Au départ, je t’aurais dit de lui parler entre 4 yeux pour
mettre les choses à plat mais puisque tu veux l’éjecter de ta vie… Ben, simple, fais-le. Fais-lui savoir que tu ne veux plus le voir et fais circuler l’info. Ensuite, il est possible que tu ne sois plus invitée à toutes les soirées mais si tes amis sont intelligents, ils ne choisiront pas leur camp. On a tous vécu ce genre de rupture amoureuse et pour ma part, j’ai toujours adopté la technique du « il est sorti de ma vie, je ne parle plus de lui », histoire de ne pas donner l’impression que j’essaie de monter les gens contre lui et que je devienne la méchante de l’histoire. Après, je n’ai pas pu être invitée à une soirée, du coup, la fille qui l’organisait s’est excusée. A l’arrivée, on se voit toujours, elle et moi.

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex à nous communiquer, tu peux le faire par mail (nina.bartoldi(a)gmail.com)  ou par facebook, twitter ou même en nous laissant un comm. Par contre, j’en ai déjà deux en attente donc ta question passera dans 3 semaines mais pas de soucis, elle passera.

Esclave du dieu hamburger

Par Bobby

Depuis quelques jours, j’expérimente un univers quasi réservé au monde estudiantin : les coulisses de MacDonald’s. En effet, je suis préposé aux cuisines en tant qu’esclave du dieu hamburger. Je ne vais pas vous raconter comment ça se passe là-bas, puisque je le fais déjà sur mon blog. Mais je voulais vous parler, tout simplement, du fait de travailler. Bizarrement, ce job a beau être chiant à mourir, depuis que j’y suis, je me sens bien. Déculpabilisé, d’une part, vis à vis de papa-maman qui payent à leur fils chéri un appartement, certes pas bien grand, mais hors de prix, dans Paris, afin que Bobby la bidouille puisse étudier le cinéma (et en parallèle, il l’espère, reprendre à la rentrée sa licence de philo). Déculpabilisé, d’autre part, vis à vis de lui-même, vis à vis de la société en général. Alors certes, je ne gagne pas des monceaux d’or (pas assez pour payer l’appart à la place de mes parents en tout cas). Certes, je n’ai qu’une modeste place d’équipier de fast-food, qui se brûle les doigts et voit des souris sauter dans les bacs de nourriture.

Mais du coup, dans mon emploi du temps, j’ai des horaires, certes mouvants, mais des horaires quand même. En gros, j’ai des choses à faire. Je ne suis plus le glandeur qui passe ses journées devant son ordinateur. La valeur « travail » a une place considérable dans nos petites têtes. Je ne me risquerai pas à dire « de nos jours », même si la politique du gouvernement en place semble vouloir installer cette tendance depuis son accession au pouvoir, car j’imagine que ce sentiment d’appartenance à la société par le travail n’a rien de nouveau, et n’a pas été inventé par Bobby la bidouille. Déjà, il y a quelques années, un ami qui bossait à Quick et avait fini par arrêter ses études avait tenté de m’expliquer que, en dépit de son modeste rôle d’esclave du dieu hamburger, il se sentait exister en se disant qu’il avait un travail, des revenus, des horaires, des collègues, des supérieurs, un uniforme, etc. A l’époque, je n’avais pas très bien compris. Maintenant, c’est plus clair.

Ma vie sociale reprends par conséquent du poil de la bête, car forcément, je vois du monde tous les jours. En plus, j’entame une petite relation amoureuse, tranquillement, sans trop savoir où ça va me mener, mais avec une sérénité tout à fait reposante. C’est fou comme l’absence de passion rend les choses plus paisibles. Que demande le peuple ?

Eh ben justement, il en profite pour vous inviter, en cette rentrée 2008-2009 (désolé les amis, c’est bel et bien reparti pour un tour, fini la bronzette !), à vous rendre ICI, surtout si vous aimez écrire, parce qu’il paraît qu’on y cherche du monde…

En pleine loi de Murphy

Mercredi 27 août, 10h30. Là, je me dis que si 2008 avait été globalement clémente jusqu’à présent (enfin, rien d’extraordinaire mais rien de vraiment gênant, un lac, quoi), là, j’étais en plein œil du cyclone. Petit résumé de ce début de semaine pour comprendre.

 

Lundi : Je visite un appart plutôt bien, je décide de déposer le dossier. Mes parents me suivent, tout va bien.

Mardi : C’est là que ça se corse. Pour déposer un dossier, faut le faire vite donc j’entame le marathon administratif puis je décide
de consacrer ma pause déjeuner au dépôt du dossier dans l’agence à l’autre bout de Paris. Là, encore, ça va. Sauf qu’il me faut un RIB. Ca tombe bien, les distributeurs automatiques de ma banque et de sa filiale en donnent ! Et qui a un distributeur de la filiale juste à côté du boulot ? Ben moi, évidemment, sinon cette histoire n’a aucun intérêt. Je vais au DAB (le distributeur automatique), confiante et là, la fonction RIB ne marche pas. Je rentre dans la banque, la guichetière essaie de me dépanner mais rien à faire. Pas de soucis, il y a une autre filiale pas loin de l’agence. Je prends le métro, confiante en la vie et en l’avenir mais nouvelle claque : la filiale est en plein déménagement, y a plus de DAB. Je repars donc deux stations plus hauts, je trouve ENFIN un DAB qui marche, je retire trois RIB, je cours à l’agence. 15h30, me voici de retour dans mes quartiers (heureusement que j’ai des horaires souples), je vais pour m’acheter à manger dans une sandwicherie mais au moment de payer, je me liquéfie : je ne trouve plus ma carte bleue. Je réfléchis et mon sang se glace : j’ai bien imprimé 3 RIB, je les ai bien mis dans mon sac… Et j’ai bien laissé la carte dans le DAB. Je cours donc au bureau pour vite faire opposition, tremblante. De 1, la banque où j’ai fait mon retrait n’existe pas sur les pages jaunes, impossible de les contacter. De 2, sur le site Internet de ma banque, aucun numéro n’apparaît. De 3, sur les pages jaunes, il n’y a pas le numéro de mon agence bancaire, seulement le fax. « Heureusement », j’avais échangé quelques mails avec ma conseillère financière il y a 6 mois et je ne jette jamais mes mails, j’arrive enfin à joindre ma banque qui me donne le numéro du centre d’opposition. Une heure après ma boulette, l’opposition est faite et comme j’ai une assurance, je serai remboursée s’il y a eu un retrait depuis ma dernière opération
(j’avais l’heure affichée sur mes RIB). Simon me rassure en m’expliquant que ma carte a été automatiquement avalée au bout de quelques minutes de toute façon, il n’y avait personne derrière moi. Sauf que mon chéquier est toujours à Toulouse (je l’avais demandé la veille donc il doit arriver d’ici la fin de la semaine) donc pas de chéquier ni carte bleue, c’est la merde. « Heureusement », j’ai une gentille sœur qui m’a avancé 60 euros en liquide. La soirée se passe bien, je dîne chez ma sœur avec mon cousin et son mec, super soirée.

Mercredi : 2h du mat, je suis sur le net (oui, je me couche toujours tard, malgré mes efforts) et là, la freebox plante. Vu que ça
arrive hebdomadairement, je ne m’inquiète pas outre mesure. Sauf qu’elle ne redémarre pas. Bon, je vais me coucher. Je me lève le lendemain (enfin, 6h plus tard) et ça tourne toujours. Graaaaaaaa ! Bon, ça faisait 6 mois qu’elle agonisait, s’amusant à se réinitialiser toute seule, la taquine. Légèrement excédée, j’appelle le service technique et c’est parti pour une engueulade géante « non, madame, je n’ai aucune raison de vous envoyer un technicien.

– VOUS VOUS FOUTEZ DE MOI ? Ca fait un an que ça déconne, que vous m’envoyez des prises électriques et que ça ne résout pas le problème, ma carte wifi ne marche plus, je veux une nouvelle freebox.

– Très bien, je vous envoie un technicien mais si le problème ne vient pas de la box, faudra payer 49 euros.

– Non mais je refuse de payer, ça fait un an que ça ne marche plus et que vous êtes incapable de régler le problème, ça suffimaintenant !

– Faudra payer 49 euros si c’est pas ça.

– Mais je ne paierai pas !

– Alors j’enverrai pas le technicien.

– Si ! Je verrai ça avec lui ! ».

Du coup, poussée à bout, je me suis mise à pleurer en raccrochant, consolée par la pauvre Ioulia qui n’a pas du comprendre ce qui me prenait (enfin, si, elle avait suivi l’histoire de la carte bleue, déjà). J’ai fait un résumé de la situation ensuite à Simon qui n’était pas là au moment des faits qui m’a dit : « Bah, de toute façon, tu n’as ni carte ni chéquier, tu ne pourras pas payer ! ». Comme quoi, parfois, dans toute chose malheur est bon.

Le monsieur de la freebox doit donc passer aujourd’hui entre 10 et 12h, il est peut-être chez moi à l’heure où vous lisez ses lignes. Que
va-t-il se passer ? Vais-je récupérer un accès Internet qui marche avec le wifi en prime, me permettant de surfer en direct de mon lit ? Vais-je avoir l’appartement pour lequel j’ai déposé un dossier ? Vais-je encore avoir une lose (ne jamais dire « ça peut pas être pire », la dernière fois que j’ai dit ça, ma grand-mère a eu un accident cérébral) ? Vous le saurez en suivant le blog des vingtenaires ! (à dire à la façon Capital, siouplé)

Où trouver l’homme ? Episode 20 : au Starbucks

(Lecteur, je te rappelle que ceci est une fiction. Ceci étant, cette semaine, ça l’est un peu moins, tu verras en fin d’article pourquoi je dis ça. Ohlala, ce suspense de folie !)

A la recherche du prince charmant

Un dimanche de pluie comme il en existe tant au mois d’août. Avec une amie que nous appellerons Tatiana, nous décidons d’aller se faire un Starbucks histoire de se raconter nos vies. Après une attente interminable, nous arrivons enfin à attraper une banquette, face à deux inconnus. Alors que nous sommes en train de nous délecter de nos boissons, nos fesses posées sur nos sièges acquis de haute lutte, les personnes face à nous s’en vont. Un jeune homme qui faisait le plancton depuis un bon quart d’heure se précipite sur un des sièges mais dans la manœuvre, il renverse une bonne partie de son cappucino supplément caramel sur le sol. Le Starbucks et sa foule permanente est un lieu où ce genre de lose est courante [d’ailleurs, ça m’est déjà arrivé].

« Oh non, mince alors ! »

Que faire face à ce pauvre garçon aux mains pleines et à la boisson en partie répandue au sol ? Qui nous regarde un peu les yeux plein de désespoir et d’appel à l’aide ? Comme nous ne sommes pas bégueules, nous allons gentiment chercher des serviettes et on aide le jeune homme à éponger. Ceci est une excellente façon de lier connaissance. Hé, voici que son ami arrive et s’assoit en face de nous. Avec Tatiana, on reprend notre discussion mais il est difficile d’ignorer deux personnes face à vous, surtout quand le contact a été pris.
Alors on commence à discuter. Qui es-tu, qui suis-je, et tu fais quoi dans la vie ? Heu… C’est quoi exactement community manager ? Oui, j’ai arrêté de dire « responsable de communauté », ça fait toujours peur aux gens genre Raël est mon maître. Mais non mon seul Dieu est le web 2.0, ce qui n’est pas toujours une
sinécure. Donc nous voici à papoter gentiment de nos vies, du fait que les Starbucks sont toujours plein et que les gens pourraient partir quand ils ont fini leur conso et qu’il y a du monde qui attend en les fusillant du regard. Oui, c’est ma technique pour faire partir les gens mais force est de constater que ça ne marche pas. Pourtant, je les regardais très très méchamment. Mais ah, nous extasions nous, le hasard est bien fait, la foule nous a finalement rapproché. Si le Starbucks avait
été vide, ils ne se seraient pas assis en face de nous et nous n’aurions pas parlé, hihi, ahah.

Bon, c’est pas tout ça mais voilà qu’il est déjà 19h30 et il n’est plus l’heure de siroter un café. Et là, la proposition attendue et prévisible tombe : « et si on allait dîner ensemble ». Là, nous sommes dans le cas délicat où il faut savoir parler entre les yeux à son amie. On se regarde pour prendre une décision, aucun mot n’est permis donc faut faire passer le bon message rien qu’avec les yeux et ce n’est pas toujours évident. En l’occurrence, les mecs sont plutôt sympas donc on va dire oui. Nous voici donc partis tous les 4 pour le restaurant. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant…

PS : Cette scène s’est vraiment passée dimanche au Starbucks Opéra sauf que Tatiana et moi n’étions pas impliquées, nous étions justes observatrices de la scène. Si ce dimanche, tu as vécu une telle histoire, on aimerait bien savoir la suite, en fait.

Belle au naturel

Par Tatiana


Aujourd’hui je vais vous révéler quelques secrets de beauté pour garder les bienfaits de l’été et des vacances. Et le plus c’est que cela ne vous coutera pas grand-chose car ce sont uniquement des secrets à base d’ingrédients naturels, donc exit le paraben et cie et exit la carte bleue qui devient rouge à force de marcher.

Alors déjà les secrets que j’ai expérimentés :  

Pour les cheveux un truc qui fait briller les cheveux à mort : le citron. Vous rincez vos cheveux avec du jus de citron et laisser poser 5 minutes puis rincer avec de l’eau car ça a tendance à dessécher le cheveu. Le petit plus c’est que pour celles qui comme moi ont le cheveu frisés ça fait de belles boucles (sûrement du au fait que les écailles des cheveux sont bien resserrées). Ensuite il y a les masques à l’huile de monoï (ca se trouve pas très cher dans les boutiques bio) que l’on met avant le shampoing, ou encore le henné neutre qui
donne volume et brillance mais qui salit bien la baignoire.  

Pour le corps j’ai testé le gommage huile d’olive et sucre. C’est à faire avant la douche pour enlever la graisse de l’huile d’olive hein, mais par contre ça laisse la peau super douce. L’avantage c’est qu’en plus vous pouvez choisir la dose de grains de sucre et la grosseur (selon si vous prenez du sucre en poudre en gros grains ou pas) pour faire un gommage plus ou moins doux.  

Ensuite, pour le visage un truc que j’utilise tout le temps, quand j’ai un matin difficile et donc des poches énormes sous les yeux, c’est le sachet de thé froid. Croyez-moi il n’y a pas mieux pour dégonfler les yeux et retrouver une tête à peu près normale. Il y a aussi le masque hydratant au miel : on étale juste du miel sur le visage et on rince.
Ca laisse la peau douce.

Maintenant quelques remèdes que je n’ai pas encore testés :  

Pour les cheveux : la bière. C’est bon aussi bien pour les cheveux secs que gras, et c’est à verser directement sur les cheveux après le shampoing. Il parait que l’odeur disparaît en séchant mais là je ne sais pas trop. L’avantage c’est que si vous habitez avec un mec y en a toujours dans le frigo. Inconvénient : vous aurez l’impression peu être d’être dans un bar en permanence et de ressembler à une alcoolique. Bon à savoir également, le shampoing sec au talc. Il suffit de saupoudrer le cuir chevelu de talc et de masser, ensuite on
brosse jusqu’à ce que la poudre disparaisse.

Pour le visage vous pouvez tenter le démaquillant au yaourt. Il faut mélanger un demi yaourt, 1 cuillère à soupe de miel d’acacia, 1 cuillère à café de germe de blé, la pulpe d’une demi pomme passée au mixeur et une cuillère à soupe de jus de citron. Il n’y a plus qu’à verser quelques gouttes d’huile essentielle de lavande et de conserver le tout au frigo dans un récipient hermétique. Plus simple sinon il y a l’huile d’amande douce associée à la pulpe de pêche. Pour les peaux sèches vous pouvez faire un masque à l’avocat. De l’avocat et un peu d’huile d’olive. On laisse poser le tout une vingtaine de minutes. Un truc antirides : le masque au blanc d’œufs qu’on laisse agir 15 minutes. En plus ça élimine les cellules mortes quand on le rince. Pour finir sur le visage il faut savoir que les eaux de fleur sont pleines de vertus. Attention à bien les acheter dans des magasins bio pour être sûr que c’est à 100% que de l’eau de fleur et qu’il n’y a rien d’ajouté. Vous pouvez utiliser la rose pour les peaux sensibles ou à tendance acnéique. La lavande est pour les peaux grasses. Camomille ou coquelicot pour les peaux sèches.

Pour le corps, vous pouvez tester le bain d’argile, qui va atténuer les rougeurs et rendre la peau douce. En plus ça a l’avantage d’être relaxant. D’ailleurs je crois que je vais m’en faire un de ce pas ! 

Si vous avez des questions n’hésitez pas et s’il y en à pas mal je ferais peut être un autre article en répondant aux questions !

F2 28m²-680 euros TCC

Un matin dans le bus (parce qu’il n’y avait plus de train), je reçois un coup de fil « Bonjour, agence Dushmol, je vous appelle au sujet du F2 à Lavande sur Seine de 28m² à 680 euros, je fais une visite ce soir à 19h, ça vous va ? ». Heu parce que j’aurais le choix de l’heure ? Bon, je ne suis pas taquine, j’accepte. Je note l’adresse et c’est parti.

18h50, me voici à Lavande sur Seine, dans ce quartier que je connais bien puisque j’y ai travaillé avec DRH choupinou, à l’époque. L’appart est à Lavande sur Seine, à 10 mn du métro, à 5 mn d’un square. Je croise quelques cafés sympas. Cool. J’arrive devant la porte, rue calme. Un jeune homme sort et me demande si je viens visiter l’appart. Depuis quand les agents immobiliers ont 20 ans ? Ah non, ok, il vient visiter. Un autre gars sort et je rentre dans l’immeuble, rendez-vous au deuxième étage. Premier souci : les escaliers. De vieux escaliers en bois avec des marches pas droites et surtout, tout le plâtre en bas du mur est effrité. Alerte humidité !

Je croise juste avant d’arriver à l’étage un couple d’une cinquantaine d’années avec un jeune homme. Difficile de se croiser dans l’escalier, je note. Les gens n’ont pas eu l’idée de me laisser passer vu que j’étais quasi en haut, bande de cons. Bon, me voici dans l’appart, l’agent immobilier m’accueille tout en terminant la visite avec un jeune couple. Pièce principale pas trop mal avec du lino imitation plancher. A droite, les toilettes, assez grandes (c’est pas super essentiel non plus, de grandes toilettes, j’y passe pas ma vie), une petite fenêtre qui donne sur la cour. Ok.

Entre la pièce principale et la chambre un couloir avec à droite, le coin cuisine, pas hyper grand mais c’est pas comme si je cuisinais… A gauche la salle de bain avec baignoire, youhou ! Là, on arrive dans la chambre et j’ai quelques doutes. Au sol du plancher, bien. Mais dans un coin, il y a un carré avec un espèce de truc vert à la place du plancher et là, je dis pas glop, c’est moche. Mais surtout, c’est là que je mesure les inconvénients de l’appart : juste en dessous de la chambre, il y a une pizzeria. « C’est du double vitrage ?

– Non, mais la rue est tranquille. »

Résumons : une pizzeria, c’est le bruit et l’odeur, comme dirait l’autre. Les mobylettes qui font livraison (elles sont garées sur le trottoir), les clients qui entrent et sortent et fument sur le trottoir et l’odeur de pizza en permanence. Non. En outre, je remarque qu’il n’y a pas de placard, pas de plafonnier et, ah, tiens, pas de volets non plus. Ce sont les voisins qui vont être contents, j’ai pas intérêt à recevoir qui que ce soit pour une soirée crapuleuse.

L’agent immobilier me demande mes références, mon salaire et ma garantie.

« Ils font quoi vos parents ?

– Mon père est cardiologue.

– Oh, ça doit bien gagner, ça ! ».

Très classe. Le mec m’informe que pour le moment, mon dossier est le meilleur mais forcément, vu que « ça » gagne beaucoup d’argent.

Je repars de là, décidée à ne pas prendre l’appartement. Je ne suis pas à la rue et je ne veux pas prendre n’importe quoi. Le lendemain, le gars me rappelle pour m’annoncer que j’ai remporté la mise mais je lui dis que non, finalement, je ne déménage plus. Je sens que la quête de l’appart qui me va bien va être longue. La semaine suivante, je devais avoir une nouvelle visite… Je vous raconterai.

Séries vs cinéma : c’est quoi le mieux ?

Ceux qui me lisent depuis longtemps doivent se rendre compte que le cinéma et moi, ça fait 36. J’ai beau complexer sur mon manque de culture cinématographique, ce n’est définitivement pas mon truc. Ce n’est pas l’art en tant que tel que je n’apprécie pas mais tout ce qui va avec : c’est cher, les horaires ne me conviennent que rarement et vu qu’après le boulot, je suis toujours un peu fatiguée, il m’arrive de m’endormir en plein film. Payer quasi 10 euros pour voir des bouts de film, bof.

Du coup, je suis plus branchée séries même si j’en regarde de moins en moins vu que ma vie post job est assez  remplie et que je rentre plus souvent à 22h qu’à 20h. Pas pratique pour les courses. Ceci étant, il y en a certaines que j’essaie de ne pas rater genre Lost, Dr House, Nip/Tuck… Mais comme j’ai une vie, je rate systématiquement un épisode ou deux que je ne télécharge même pas. Mais j’aime bien les séries de par leur format : les épisodes sont plus courts donc généralement plus efficaces, avec moins de temps morts. Si les épisodes sont trop lents, c’est que la série est ratée. Par ailleurs, une série se doit d’être efficace pour retenir le spectateur, par définition versatile. Qui, ici, n’a jamais abandonné une série en cours, lassé par les histoires qui n’en finissent plus

Mais, il y a un gros mais. Un film se conçoit en général pour avoir un début, un milieu et une fin. Parfois, dans un fol élan d’optimisme, on prévoit un épisode
suivant et le film peut se terminer sur un suspense insoutenable et autant dire que ça, je déteste. Par exemple, Pirate des Caraïbes 2, qui est déjà assez long en soi, la fin m’a dégoûtée, j’ai boycotté le 3.Et que dire de Matrix ? Le 1 se suffisait à lui-même mais non, ils ont voulu lui faire une suite (navrante) alors que l’histoire était clairement écrite pour un seul volet. A la limite, je trouve que la suite aurait été peut-être mieux traitée en série. Pareil pour Terminator 3, il est archi navrant, globalement illogique mais voilà qu’ils vont nous faire un 4 alors que ma foi, la série Sarah Connor’s chronicle me paraît amplement suffisante.

Ceci étant dit, l’avantage massif d’un film par rapport à une série, c’est que la fin est déjà prévue, on ne tricote pas une histoire saison après saison parce que « ouais, ça marche, on prolonge ! ». Parce plus une série dure, plus elle sombre dans le grand n’importe quoi. Exemples type : X-files et Ally McBeal qui sont des bonnes séries au départ (quoi qu’avec le recul, Ally McBeal, elle est supra chiante) virent dans le grand n’importe quoi sur la fin. Je les ai regardées histoire d’avoir le fin mot de l’histoire mais j’étais ravie que ça se termine. C’est comme Urgences, c’est de l’acharnement thérapeutique à ce niveau-là, laissez-la crever ! D’ailleurs, là, j’ai bien lâché, je ne comprends plus rien et en plus, on ne voit même plus Kovacs alors y a plus aucun intérêt ! C’est un peu le souci des séries, on ne connaît pas leur durée de vie et parfois, elles n’en finissent plus de finir. Sauf qu’arrive un moment où le concept est super éculé mais tant que ça marche, on continue, tant pis si ça devient nul, les gens n’ont qu’à pas suivre. A l’inverse, on a la série arrêtée avant la fin pour soucis d’audience et dont on aura peut-être la fin dans un téléfilm tout pourri, voire pas du tout comme pour John Doe.

Avec une copine, dans le temps, on se disait que l’idéal serait de faire un contrat annonçant dès le départ le nombre de saisons. Comme ça on n’étire pas la sauce
indéfiniment jusqu’à avoir un brouet sans goût. Un peu comme Lost qui doit s’arrêter en 2010. Deux saisons de plus, j’espère qu’il n’y en aura pas une en trop…

Bref, si je préfère globalement les séries aux films, c’est qu’outre le fait que niveau horaires, ça m’arrange, c’est surtout qu’on a plus de temps pour poser des histoires et qu’il se crée un sentiment de proximité avec les héros qu’on est « content » de retrouver. Ceci étant, j’ai parfois l’impression qu’on me prend un peu pour une andouille quand on rajoute des saisons encore et encore, au point que ça devient du grand n’importe quoi. Nip/Tuck aurait dû s’arrêter avec le départ des Dr Troy et McNamara à Hollywood car la série est devenue le festival du grand n’importe quoi, on fait du trash pour faire du trash, c’est lourdingue. Y a un moment où il faut savoir arrêter le massacre. Parce qu’au moins, un mauvais film, on ne souffre que 2, voire 3h et basta. Une série, la fin, on peut l’attendre plusieurs années. Voire lâcher avant.