Ensemble, tout devient merdique?

Par Diane

Vingtenaires, vingtenairettes, j’ai aujourd’hui à vous faire part de constatations résultantes de mes moultes observations existentielles.

Il se trouve que je suis revenue la semaine dernière d’une semaine de vacances dans un petit lieu dit de provence (au milieu des moutonsss, dans le sud de la france en pays des santonnns). Si l’on ajoute le fait que je me trouvais dans un petit lieu dit accessible uniquement par une petite route encastrée dans la montagne et peuplée d’animaux bizarres à celui qu’on était mi septembre, et donc que la populace vacancière était à 98% partie, vous conviendrez que j’avais passé la semaine dans un cadre relativement propice au calme, à la méditation et à la paix de l’esprit. Et
effectivement, ma tension a baissé d’un coup, j’ai cueilli des noisettes et le peu de personnes que j’ai pu croiser pendant mon séjour a été plus qu’avenant et aimable.

Or, lorsque j’ai repris le train et que je suis arrivée dans le métro parisien, force m’a été de constater que l’amabilité ambiante avait un brin diminuée.  Et que j’te rentre dedans en râlant parce que t’es sur mon chemin, et que jte laisserais debout même si t’as 95 ans, une jambe en moins et une valise de 45 kilos parce que moi je bosse toute la journée, merde, hein, toi t’es à la retraite, t’asseoir, t’as que ça à foutre, j’en passe et des meilleures.

Et il m’est souvenu que l’année dernière, quand j’avais passé 15 jours au québec, l’amabilité des gens m’avait étonnée aussi. Sachant que les québecquois, si mes souvenirs sont bons, se partagent
un territoire de 7 fois la france avec une population équivalente à celle de Paris/banlieue, j’ai commencé à me poser sérieusement des questions sur le rapport entre la qualité de vie (et je ne parle pas d’un point de vue financier, hein, mais de choses futiles comme l’amabilité, l’empathie, la fraternité tout ça…) et la masse de population. Prenons quelques exemples tous simples:

1/Vous êtes en haut d’une montagne, au milieu d’une belle rando de 6h. Vous êtes arrivé en haut, vous en avez chié,  vous n’en pouvez plus, mais vous êtes le roi du monde (Jack dawson peut bien aller se rhabiller, ce guignol). Et tiens, tout en haut de la montagne, vous voyez un vieux monsieur assis qui se repose. Qu’est ce que vous faites? Vous vous dites bonjour, vous vous auto-félicitez de votre belle montée, vous vous extasiez tous deux sur le panorama et tiens, c’est drôle, vous venez du même coin, et, votre oncle, c’est le pharmacien de son village! Alors que, à
St Lazare un lundi soir, est ce que vous allez causer à votre voisin de train? A ceux qui attendent le train avec vous sur le quai? A 95% non. D’ailleurs, ils tirent la gueule, ça donne pas franchement envie. Et pis lui là, il est louche avec son grand imper.

2/Vous êtes prof, animateur, éducateur, ou n’importe quelle situation où vous avez affaire à cet étrange catégorie humaine(?) qu’on appelle les adolescents. Prenez en un, montrez lui quelques trucs et pouf, il sera capable de vous pondre de magnifiques dissertations, de montrer l’envie d’apprendre, voire même, j’ose à peine le dire, d’avouer que Tokyo hotel, c’est d’la merde et qu’il écoute Maxime le Forestier quand personne le regarde. Alors que, prenez le même adolescent et mettez le avec une douzaine de ses con(dé)génères, il diminue aussitot son vocabulaire de moitié, lit « scooter magazine » et balance des pierres du haut d’un pont sur l’autoroute en dessous en signe de sa pathétique rebellion à l’autorité castratrice qui ne le comprendra jamais.

3/Et là, je pique mon exemple à Pierre Desproges, (dans un de ses réquisitoires il me semble), tiré de son expérience personnelle. Quand il était à l’armée, il a assisté à un jeu formidable: la course de tortues. Quelques uns de ses camarades avaient chacun une tortue à laquelle ils faisaient une petite incision sous le bide pour y placer un morceau de coton imbibé de je ne sais plus quoi inflammable. Et le jeu, je vous le donne Emile, c’était au signal de départ, de foutre le feu à sa tortue pour voir laquelle arriverait en premier. Qu’est ce qu’on se marre à l’armée! Et M. Desproges de remarquer que si l’on prenait individuellement un de ces hommes et qu’on lui donnait une tortue, il n’aurait pas d’autre idée que de l’appeler « Fifi », de lui donner quelques feuilles de salade et de lui trouver un abri pour pas qu’elle aie froid l’hiver.

Je ne sais pas si vous avez noté, mais les médias mettent un point d’honneur à nous faire remarquer que le monde est dans une misère noire et qu’il risque de s’écrouler d’un moment à l’autre, que
le malheur est là, partout, on ne peut y échapper. C’est apocalypse soon.

Déja on va tous crever de faim parce que notre pouvoir d’achat ridicule ne nous permettra bientot plus de nous acheter à manger. Ensuite on va tous crever désintégrés sous les bombes des terroristes intégristes islamistes et tout un tas de trucs en « iste » qui ont juré d’avoir notre peau, sans compter les jeunes de banlieue qui brûlent tout et fusillent les enfants dans les collèges. Ah, et puis on va aussi tous crever de cancer, de cirrhose ou d’horribles maladies parce qu’on ne mange pas 5 fruits et légumes par jour. Sans compter bien sûr mesdames les guéguerres au
sujet duquel je ne résiste pas à vous citer une magnifique phrase de l’article « guerre » du dictionnaire Philosophique de Voltaire:  » Les malheureux harangueurs parlent sans cesse contre l’amour, qui est la seule consolation du genre humain et la seule manière de le réparer; ils ne disent rien  des efforts abominables que nous faisons pour le détruire ».  (oui, c’est beau. Vingtenaires, vingtenairettes, amis du genre humain, lisez Voltaire. Jvous assure, des fois, ça fait du bien)
Donc, disais-je avant d’être grossièrement interrompue par Voltaire, j’aurais tendance à me dire que, plus il y a de population sur la planète….plus c’est la merde. (sans oublier le rôle des médias et des politiques hein. C’est bien connu, la peur est l’ingrédient le plus efficace jamais testé pour soumettre le peuple aux choses les plus ignobles, quitte à se torcher bien allègrement avec la déclaration des droits de l’homme)
Et là je me demande: est ce que l’homme serait incapable de se retrouver à plusieurs sans devenir automatiquement con? Ce fameux « effet de groupe » est-il inévitable?

D’un autre côté, c’est aussi au contact des autres qu’on devient soi et qu’on s’enrichit….laissez un homme seul au monde (avec ou sans ballon de volley) il tardera pas à devenir dingue, ou en tout cas à régresser carrément. (le contact de l’autre permettant la confrontation et l’émulation intellectuelle). Ou alors, énième suggestion: le contact de l’Autre enrichit l’homme; le contact des autres le rend con. (et encore, j’vous ai même pas parlé des supporters).

Enfin voilà, à vous de me dire ce que vous en pensez.

Gagne un kit coquin avec Keepsecret

Les enfants, c’est du sérieux, je te propose un concours flash pour gagner un kit érotique avec Keepsecret.

Dans ce kit érotique, tu trouveras des menottes roses, un lubrifiant et un anneau vibrant. De quoi faire tout un tas de folies de ton corps.

Voilà, tu peux gagner tout ça. Comment vas-tu me demander ? C’est très simple. Cette fois-ci, je ne te demanderai pas de deviner le nombre de commentaires validés ou modérés, non, non. Figure-toi que la semaine dernière, en partant en pause déjeuner, j’ai croisé (ou cru croiser, je n’avais pas mes lunettes, y a doute) une personne connue. De qui s’agit-il ? Pour une totale transparence, j’ai inscrit son nom sur ce journal, sous la bande noire :

Comme ça, je publierai la réponse en photo. Parce que j’ai pas photographié la personne en question, j’avais pas le temps ni l’envie, en fait. Si personne n’a trouvé d’ici demain midi, je vous donnerai un indice dans le blog it express (colonne de droite). Si personne ne trouve, je redonnerai un indice, etc.

C’est parti ! Le premier qui trouve gagne.

L’hôte pas hot

Par Bobby

Bon, y a des fois où Bobby la bidouille, il est un peu con.

Ca faisait un bail qu’il discutait avec Albin (j’ai pris ce pseudo pour lui parce que ça commence comme albinos ; je dis pas que Albin est albinos, mais il est aussi diaphane qu’un lapin blanc aux yeux rouges) sur internet, et quand Albin débarque à Paris et demande un asile, Bobby la bidouille se dit « chouette, je l’héberge chez moi, comme ça j’ai un morceau de viande à consommer dans mon lit à volonté ». Ok, ok, je suis vraiment un pourri sur ce coup. Que les puritains lecteurs se rassurent, Bobby fut sévèrement puni.

Albin est gay, pas trop mal foutu (de loin), et fait des études à peu près intéressantes. En gros, potentiellement baisable, et potentiellement on peut discuter ensemble après le coït. Potentiellement.

Sauf que en vrai, ben Albin, il a pas du tout envie de Bobby la bidouille. Il dort SUR la couette et non pas dessous, quitte à se cailler le cul à mort. Ok, bon, Bobby le prend mal, c’est un peu normal, ce genre de vent étant difficile à digérer, même s’il vient d’un Albin un brin crétin.

Bref, après tout, ce serait de la prostitution, donc si il veut pas forniquer, c’est pas un drame. Par contre, l’absence totale de sympathie, de complicité, de savoir-vivre, ça, c’est pas cool. Je demande pas grand chose, mais pouvoir rigoler avec le gars qui squatte sous mon toit pendant 5 jours, ça serait la moindre des choses, je trouve. Quand
j’essaye de faire de l’humour, il répond pas. Quand j’essaye de lui parler, ça l’intéresse pas. Il hausse les sourcils et se tait, puis se plaint de Paris, des gens, de la vie. Ben ouais, si t’es pas content, casse toi. Personne t’oblige à venir à la capitale si t’aime pas les métropoles.

Alors non, lecteur, je refuse de te laisser croire que Bobby est moche, pas drôle et chiant à mourir. C’est tout la faute à ce trouduc d’Albin, même que. Même que là, il est à deux mètres de moi,alors que j’écris cet article, na. Il sait pas comment je le descends, mais c’est jouissif.

Moralité : ne plus héberger un mec qu’on connaît peu juste dans l’idée de pouvoir se le taper, parce que si ça marche pas, on s’emmerde.

Entre les murs, de Laurent Cantet

Par Bobby

L’autre jour, de passage dans ma province natale, j’ai décidé d’aller voir Entre les murs, alors que, n’étant pas à Paris où je peux faire usage de ma précieuse carte UGC illimité, je devais payer 5 euro 50 pour une mauvaise salle toute pourrie, mais bon, c’est notre cinéma d’art et d’essai, on le soutient envers et contre tout.


A première vue, je dirais que ce qui m’a le plus interrogé en regardant le film, c’est une question de forme : comment arrive-t-on à mettre en scène un univers aussi réaliste (et proche en cela des films de Abdellatif Kechiche –L’esquive, La graine et le mulet…-), comme si la caméra s’était rendue invisible et observait des scènes de la vie courante, alors que l’intrigue est assez tendue pour que l’on sente que l’on est bel et bien dans la fiction ? Cantet lui-même semble regretter que la critique ne soulève que les aspects polémiques et sociétaux de son film, et n’explore pas assez la question du « drama » qui, pourtant, fait tenir Entre les murs et l’a placé en si haute estime dans le regard du jury de Cannes. J’en ai eu la preuve quelques instants après avoir visionné le film, quand un mec me dit « ouais mais bon, donner la palme d’or à un film aussi politique c’est pas top, un film comme ça c’est pas vraiment du cinéma ». Bon, déjà,
j’ai envie de répondre « va le voir avant de parler pov’ quiche ». Et alors là, je suis sidéré. Depuis quand le cinéma politique, en plus, c’est pas du cinéma ?

Et puis, ici, en l’occurence, c’est pas « politique », c’est davantage sociétal, voire même philosophique. La question de l’éducation, ses impasses, ses
beautés, ses souffrances, je pense pas que ça date d’hier. Ce film nous immerge dans une classe de 4e du collège Françoise Dolto (20e arrondissement de Paris), et l’on y suit le quotidien sur une année d’un professeur de français, François Marin (incarné par François Bégaudeau, ancien prof, et écrivain du roman Entre les murs dont a été tiré le film), et d’une bande d’élèves assez diversifiée, en plein dans l’âge du dindon (comme disent les espagnols), avec ses rapports de force permanents, ses cris, ses insultes, sa violence, mais aussi, parfois, ses moments d’écoute, des moments au cours desquels la bande de petits sauvages est happée et apprend des choses. C’est un film qui nous montre les erreurs du système scolaire, les failles humaines, à la fois des élèves, des profs,
des parents. Personne n’est parfait, en somme, mais exige que les autres le soient. La lourde question des sanctions et de la valorisation fait également rage. Comment tirer le meilleur de TOUS les élèves, même quand ceux-ci vous insultent, vous frappent, étalent leur bêtise, leur violence. Personnellement, ce qui m’a marqué, c’est la solitude des professeurs. On les jette en pâture dans l’arène, où leur moindre geste est analysé et moqué, ou leur savoir est souvent méprisé. Je pense qu’on manque cruellement de profs, et qu’en supprimer ne résoudra en rien le problème de l’éducation, le conflit entre les jeunes et les adultes, mais va, au contraire, l’agraver considérablement. Il faut des équipes pédagogiques plus conséquentes pour  inspirer plus de respect
aux élèves, parce que 4 guguss face à des hordes de gosses, ça le fait pas. D’un autre côté, le film ne prêche pas en faveur des Saints Profs. Il montre aussi leurs moments de mépris pour les élèves, leurs colères, leurs peurs. Je trouve que c’est les respecter davantage que de les montrer sous un aspect aussi humain. Car c’est de ça qu’ils manquent le plus, nos profs, de respect, avant tout. Avoir la volonté de transmettre le savoir, au lieu de le garder pour soi, c’est quand même le plus beau métier du monde.

N’ayez donc pas peur de vous confronter à un soi-disant « film politique ». Entre les murs invite à la réflexion, mais n’oblige personne à réflechir pendant le film (je dis ça pour les plus retors de la pensée !). Il vous fera rire, et peut-être même pleurer. Il saura vous maintenir en haleine
devant une simple salle de cours de français, et ça, franchement, c’est très fort.

Courrier des cœurs, réponse à Elvire

Cette semaine, Elvire nous a posé la question suivante : « Bonjour les vingtenaires. Voilà, je suis avec mon chéri depuis 4 mois et je n’arrive pas à lui faire confiance. Ce n’est pas sa faute à lui mais mon ex m’a trompé plusieurs fois et maintenant, je suis parano. Je fouille les mails et les textos de mon chéri et comme je trouve rien de suspect, je culpabilise. Je voudrais bien m’arrêter de fouiller ses affaires mais j’y arrive pas, j’ai peur que si je surveille plus, il fasse des bêtises. Que faire? »


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en avons pensé :

Enzo : « j’ai peur que si je surveille plus, il fasse des bêtises » Tu es sûre que ta logique est bonne ? On pourrait aussi bien dire :
– si tu le surveille, il va se dire ‘tant qu’à être jugé coupable, autant profiter du crime’
– si tu le surveille moins, il va se dire ‘elle me fait confiance après avoir été méfiante, je suis content et je n’ai pas envie de perdre cela’
– si tu le surveille, il va se dire ‘heureusement qu’elle montre qu’elle est jalouse comme ça cela m’oblige à effacer toutes les traces’
Bref il est vain de faire de telles conjectures…
Une chose est sûre, tes fouilles ne changeront rien, s’il veut te tromper, il le fera, sauf dans le rare cas où tu le séquestres dans une cave après lui avoir coupé les jambes comme dans Misery.
Une question : il est courant de tes incursions ?
Pour conclure, si tu veux te déculpabiliser, tu peux te dire que tu te fais ton EDVIGE perso : Exploitation Documentaire d’une Veille Informative sur Garçon (ou Ex)

Summer : « Je voudrais bien m’arrêter de fouiller ses affaires mais j’y arrive pas » …non mais au secours quoi! Fais toi soigner c’est tout ce que je peux te conseiller. Le problème c’est toi, c’est pas ton ex mais toi! Si t’arrive pas à comprendre que ton mec est différent ben tant pis pour toi. Continue comme ça et tu le perdras et j’ai envie d’ajouter ce sera bien fait pour toi, un tel manque de respect ça se paie tôt ou tard!

Bobby : Pareil que les autres, c’est vraiment une attitude qui a tendance à me scandaliser, plus encore que le fait de tromper, même.

Marine : Lis La Prisonnière de Proust, sur le narrateur qui retient Albertine captive. Le narrateur la retient prisonnière mais se rend compte qu’il n’a aucune prise sur ses pensées (elle est vaguement gouine, il est homme, bug il y a). Après, est-ce la bonne solution de t’accabler à coups de « tu es folle ma pauvre », « mais c’est scandaleux »… Je ne suis pas sûre que ça t’aide à te sentir mieux. J’ai surtout envie de dire que, si tu n’es pas encore prête à faire confiance et à donner sa chance à ce que tu ne peux contrôler, il te faut attendre un peu avant de construire une vraie histoire. Les histoires de tromperie, ça met toujours beaucoup de temps à cicatriser, prend-toi ce temps.

Diane : La question est: est ce que tu tiens à cet homme là?

Si la réponse est oui, tu as intérêt à vite fait arrêter tout ça, parce que ce que tu fais là est le plus sûr moyen de le perdre. Tu lui fais mal, tu te fais mal et tu bousilles la relation que vous avez tous deux.  Alors soit tu penses que tu as un vrai problème, tu te sens dépassée par ta paranoia et tu décides de faire quelque chose (un psy ou autres), soit si tu y arrives pas , la meilleure façon de faire cesser la paranoia en étant honnête avec lui….c’est de vous séparer. Tu ne peux pas impunément fouiller
dans les affaires privées de l’autre, c’est méprisable. Alors on se prend en main et on réaggiiiit!!

Keira : Ahlala, l’éternelle angoisse d’être trompée…
J’ai fait la même chose que toi sur une courte période avec un ex. Je regardais ses textos pendant qu’il prenait sa douche. Et je n’ai jamais rien trouvé de suspect. Si je vérifiais c’est parce qu’une de ses ex avait une attitude bien trop dragueuse à son égard et cela même en ma présence, donc je fouinais un peu.
Parce que je n’avais aucune confiance en moi.
Or il se trouve qu’il a fini par me tromper. Mais pas avec elle. Et que je n’ai rien vu venir.
Donc pour conclure cette histoire je dirai que :
1- Faut pas faire comme moi, ça ne sert à rien
2- Etre suspicieux si t’as rien pour douter, je ne vois pas l’intérêt.
3- Les mecs ne sont pas cons, ils ne laissent rien traîner.
4- Etre une jalouse-chieuse ça n’arrangera pas ton couple, loin de là.
5- S’il te grille t’es morte.
6- Arrête de faire ça et vite.
Sur ce, bonne chance.

Jane : Moi j’ai juste envie de dire que si on répond pas dans les premiers les autres ont tout dit, mais je peux comprendre ce que tu vis… N’étant absolument pas jalouse de nature, je suis incapable de fouiller dans les affaires de l’autre, même si ça se sent à des kilomètres qu’il y a baleine sous gravillon… Je fais aveuglément confiance, et je pense que mon quota d’enfoirés affectifs n’est pas plus élevé que celui d’une jalouse chronique. Alors je me dis que tu vis la même chose… mais à l’envers. Tout ça pour dire que je n’ai pas de conseils, à part le port de moufles dès que tu approches de son portable/pc.

Nina : Je crois qu’il ne faut pas confondre les torchons et les serviettes, ma demoiselle. Ton ex était un connard infidèle, pas de chance, mais ça ne veut pas dire que le nouveau l’est. Tu dois apprendre à faire confiance. A lui, pour commencer parce que si tu n’as pas confiance en lui, ça risque de bien foirer et tu répèteras le même fiasco ad eternam. A toi ensuite : si ton mec sort avec toi, ce n’est pas pour une supposée crédulité, c’est que tu lui plais comme tu es, ne va donc pas lui empoisonner l’existence. Enfin, j’ai une théorie qui dit que plus tu as peur d’un truc, plus y a des chances que ça arrive. Res-pire !

Voilà, si toi aussi, derrière ton petit écran, tu as une question à poser à la cellule love and sex, n’hésite plus, pose la nous par commentaire, mail
(nina.bartoldi(a)gmail.com) ou même sur facebook si le cœur t’en dit !

Enzo travaille à Corpocrec

Par Enzo

En ce moment j’ai un peu l’impression de travailler dans l’entreprise imaginée par Martin Vidberg, Corpocrec. Une entreprise où l’on peut rester en faisant semblant de travailler. Il y a quelques semaines, quand j’avais fini ma première journée (d’une heure) à Corpocrec, Nina
m’avait dit que ça méritait un article. Je n’en avais rien fait sur le moment (harassé par cette journée de travail sûrement). Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire !


Lors de ma scolarité, j’ai pris plaisir à écrire pour un journal étudiant (traduire par « quelques feuilles A4 photocopiées et agraffées ») un article sur les manières de gérer la confrontation professeur/étudiant pour ne pas se faire interroger en classe. Je vais réitérer dans le même style avec quelques conseils pour donner l’impression de bosser.

– Malgré l’avènement du numérique, il ne faut pas prêtez allégeance à l’objectif utopique du « zéro-papier » ! Un bureau de travailleur n’est pas un bureau minimaliste : parsemez votre bureau de photocopies et de vos notes. Ces feuilles doivent avoir un rapport avec votre travail, même si vous n’avez fait que recopier ou imprimer sur papier des informations futiles de l’intranet de votre entreprise. Pour les feuilles de notes, je vous conseille le crayon à papier au stylo bille, qui est moins lisible et donc passera une éventuelle inspection superficielle. Et un remplissage à 60% de la feuille. Moins, cela donne l’impression que vous venez de commencer à travailler ou que vous n’avez pas beaucoup d’idées. Plus, le risque est que si vous ajoutez quelques élements pour donner l’impression d’être actif, vous remplirez la page et devrez recommencer à zéro avec une nouvelle.

– Toujours dans cette optique « papier = travail », ayez un bloc-notes avec au minimum la première page à moitié remplie. L’avantage par rapport aux feuilles volantes est que vous pouvez remplir plusieurs pages et donner ensuite l’impression de chercher une information cruciale parmi celles-ci en feuilletant attentivement votre bloc. Des posts-it colorés peuvent agrémenter votre bloc pour donner l’impression d’un travailleur fourmilliant d’idées.

Avant de passer à la suite, je me permet de formaliser notre objectif : le but est de donner l’impression d’être concentré sur une tâche pour éviter qu’on vienne vous déranger. Dérangement qui peut résulter en la découverte de votre inactivité et une charge de travail nouvelle. Dans cette optique, l’impression de chaos créatif donné par des feuilles éparses sur un bureau sert la cause. Contrairement à un bureau vide à l’exception d’un ordinateur. Ou un bureau bien rangé avec une pile « choses à faire » et « choses faites » sur lesquelles il est plus difficile de simuler.



– N’hésitez par à intéragir avec vos feuilles : pour rajouter des mots ou des phrases en cas de menace proche (collègue qui passe à coté, …) ou colorier une petite flèche en cas de menace plus éloignée.

– Les experts en communication s’accordent à dire que près des trois-quarts du langage est non-verbal, il est logique que celui-ci prenne une place importance également dans notre mission. Il convient de ne pas sourire. Un visage neutre avec les sourcils légèrement fronçés communique plus l’idée de concentration qu’un large sourire. D’autre part, les gens ayant tendance à aller plus vers les personnes souriantes, cela diminue les chances qu’on vienne vous solliciter pour rien. N’hésitez pas à fronçer les sourcils un peu plus de temps en temps, cela montre que vous rencontrez des problèmes sur votre travail important. Vous pouvez également jouer d’autres mimiques légères (sourires, frottage de menton, …) pour montrer que vous surmontez ces problèmes.

– Sur votre ordinateur, ouvrez vos logiciels professionnels de façon à donner l’impression d’être au milieu d’une tâche (ouvrir un traitement de texte seulement est donc moins effectif que d’ouvrir un traitement de texte sur un document particulier par exemple). Pour votre navigateur web, privilégiez ceux qui ont un système d’onglet et multipliez les pages ouvertes relatifs à votre travail (80% est un bon ratio). De cette manière vous pourrez passer d’onglet en onglet, noyant dans la masse les onglets « loisirs » parmi les onglets « travail ».

Pour conclure, je dirais que le meilleur moyen est d’avoir une mission réelle. En effet, votre jeu d’acteur est plus crédible s’il est supporté par une base réelle (les meilleurs menteurs mélangent le réel et le mensonge pour donner à ce dernier une vraie consistance). Tout en gardant à l’esprit que plus vite vous aurez fini cette mission, plus vite on vous en donnera une autre.
Vous pourrez agrémenter votre éventuelle culpabilité par cette phrase « qui va lentement va surement » ou celle-ci pour les plus anarchistes « pour détourner un avion, il faut commencer par monter dedans ».

Pour quelques astuces en plus, lisez l’excellente série de BD « Corpocrec : Planqués » !

Comment fucker le système avec classe et élégance

Par Jane

Non, je ne vais pas vous parler d’évasion fiscale ou d’un circuit parallèle permettant de trouver de l’essence moins chère. Je vais jouer au satellite autour de la chômagie et vous raconter comment j’ai démontré en un mois que la valeur de quelqu’un ne se réduit pas au nombre de ses diplômes.

Pour commencer, il faut savoir que je nourris un certain complexe de « sous diplômée ». J’ai fait le choix très personnel de faire des études plutôt courtes (bac+2), une formation bien plus professionnalisante que la fac (un DUT) et j’ai misé sur l’Anglais pour sortir un peu du lot. Fin 2005, je suis au chômage, une partie de ma famille ne comprend pas pourquoi je ne reprends pas mes études (histoire de m’occuper?) et le reste me soutient dans mon choix. Je préfère m’en tenir à ce que j’ai et tenter d’en tirer le meilleur plutôt que de retourner roupiller sur les bancs de la
fac (qui ne sont pas confortables, j’ai testé)

Décembre 2005, tout s’accélère, je passe une série d’entretiens et suis embauchée dans un grand groupe. Je déménage en région parisienne et découvre les joies du monde du travail.

Mai 2008, mon téléphone professionnel sonne. « Bonjour, je suis Mlle X du cabinet de recrutement « Même pas en rêve », nous souhaiterions vous rencontrer afin de faire le point sur votre parcours et vos objectifs et éventuellement vous proposer un poste chez Groupe International. » Comme je suis un peu sous le choc, je lui demande de me rappeler plus tard, faire un point sur son parcours professionnel en open space avec son chef à 2m de son bureau, on a connu plus discret.

Le lendemain, le portable sonne, et j’en apprends un peu plus. Ils sont missionnés par Groupe International pour trouver une nouvelle assistante qui ne sera pas chargé de faire le café. Elle me pose quelques questions techniques, et un rendez-vous est pris histoire de faire connaissance. Je commence à flipper. Parce qu’entre temps, j’ai jeté un oeil sur l’annonce pour le boulot, et il se trouve qu’il me manque une année d’études, et une année d’expérience professionnelle. On me rassure, on me dit que ce sont eux qui m’ont contacté, on me dit d’arrêter de stresser et d’y croire un
peu.

L’entretien au cabinet de recrutement se passe comme un banal entretien, avec questions piège dans lesquelles je tombe allègrement, et j’apprends que nous sommes 6 pour le poste, dont une personne que je connais professionnellement. Je désespère un peu, ça fait beaucoup de monde, je n’ai pas le profil idéal… Mais quelques jours plus tard, je suis conviée chez Groupe International.

Et je découvre les avantages des groupes non français. Personne ne me dis que je n’ai pas les diplômes. je détaille mon expérience et mes compétences, et ça semble plutôt bien coller à ce qui est recherché. La seule question sur le sujet est « Vous ne travaillez que depuis environ 2 ans, pourquoi vouloir changer si vite d’entreprise? » Parce que je ne cherchais pas, mais qu’on est venu me
chercher…

Je ne sais pas ce que sont devenus les autres candidats, mais j’ai eu le poste. Avec mon bac+2. J’ai finalement réussi mon pari « études courtes + expérience » dans une période qui est plutôt à la surenchère de diplômes.

I kissed a girl, I liked this

(Pas de où trouver l’homme aujourd’hui parce que j’ai pas envie, en fait)

 Attention, pour ceux qui ne seraient pas au courant, une nouvelle chanteuse débarque sur les ondes, la coquine Katy Perry qui chante qu’elle a embrassé une fille et qu’elle a aimé ça. Gloussons, gloussons ! Sauf que voilà, Katy qui joue sur sa bisexualité est, en réalité, totalement hétéro et n’a même jamais échangé sa salive avec une femme. En gros, Katy s’est inventée une bisexualité pour faire vendre et, devinez quoi, ça marche.

Je suis toujours amusée par les nanas qui font d’une éventuelle bisexualité un argument vente. Il y a un an ou deux, je ne sais plus, un magazine avait fait un reportage sur ces filles qui se roulent des pelles en boîte pour chauffer et choper des mecs. Oh waaaah, trop fortes. Sauf que je trouve limite vexant de me dire que ce que j’ai de plus sexy chez
moi, c’est la langue d’une autre fille en train de taquiner mes amygdales. Evidemment, cette technique de chope (je n’ose même pas dire drague) ne peut pêcher que des chauds du slibard élevé au porno, celui où y a au moins une scène lesbienne. Non pas que ces hommes soient forcément insensibles, c’est pas la question mais un mec qui me drague  parce que j’ai léché la face d’une fille, je me doute que ce n’est pas mon intellect qui l’intéresse.

Je me pose toujours la question : faut-il se réjouir d’une quelconque libération sexuelle qui pousse les femmes à tester la bisexualité (enfin, rouler une pelle, c’est très léger comme test) ou se désespérer de constater que les femmes « libérées » collent à ce point aux fantasmes des mâles ? La bisexualité féminine n’a rien de nouveau. Au XIXe siècle, elle était même très courante entre les jeunes filles bourgeoises en pension mais c’était plus vu comme une amitié profonde, si j’ose dire, qu’une réelle relation amoureuse. Et non, je ne fantasme pas, des études sur les journaux intimes de ces demoiselles prouvent que ces pratiques étaient courantes. Donc la bisexualité féminine n’est pas un signe de
libération sexuelle vu qu’elle existait avant. Je suis toujours un peu amusée par les nanas qui parlent sérieusement de leur bisexualité alors qu’elles sont hétéro qu’elles n’en peuvent plus. Concrètement, je peux dire sans mentir que, ouais, coucher avec une femme, j’aimerais tenter que, oui, j’ai déjà fait des rêves érotiques lesbiens et même qu’un a abouti à un orgasme. Est-ce pour autant que je me définis bisexuelle ? Pas du tout. Je ne suis, de fait, attirée sexuellement par aucune femme. J’imagine quel peut être mon style, je peux dire que telle femme ou telle femme
est excitante mais dans les faits, je ne suis pas sûre qu’en face d’une femme excitante, j’aurais envie d’aller fouiller son string.

Et quand bien même je serais bisexuelle, le mettrais-je en avant ? Franchement, quelle importance ça a de coucher avec des femmes aussi ? Si ça devait arriver, ce qui compte, ce n’est pas qu’elle soit femme mais qu’elle soit elle, qu’elle m’ait attirée pour une raison X ou Y. Le reste ne compte pas. Et puis n’est-il pas paradoxal d’utiliser une femme pour choper des hommes ? N’ai-je donc rien à proposer comme mon humour, mon esprit, ma curiosité ou autres choses bien plus triviales ? Suis-je vraiment obligée de jouer la coquine bisexuelle pour allumer un peu d’intérêt chez le mâle ? Si la réponse est oui, je tombe en dépression.

Au fond, ce qui me déprime dans ce genre de comportement, c’est de voir des filles faire ou faire des choses non par envie mais par calcul. Pour moi, ça dénote vraiment un certain manque de personnalité (je fais les choses car c’est ce qu’on attend de moi, une fille chaude est forcément bisexuelle) mais également un manque de confiance en soi. Quand je
vois deux nanas se rouler une pelle pour chauffer un mec, je me dis qu’elles pensent ne pas pouvoir séduire par d’autres armes. Hé ben non, les filles, rouler des galoches à une autre ne fait pas de vous quelqu’un de plus intéressant. De mon point de vue, c’est même limite plus pathétique. Embrassez qui vous voulez, ok, mais faites le parce que vous en avez envie, pas dans le but de séduire une tierce personne. On n’est plus au collège !


Studio 30m²- 645 euros TCC

 

C’est parti pour la visite de studios. Je galère pour trouver des visites, la plupart des apparts se louent à une vitesse hallucinante et les agents immobiliers n’ont rien à me proposer quand j’appelle. Ou n’ont pas envie de chercher quelque chose à me proposer, je ne sais. Enfin, je chope un numéro pour un studio sympa sur le papier à Plume-sur-Berges
mais pas du tout dans le même quartier que le mien.

Rendez-vous est pris lundi à 13h. Bon, pause-déjeuner visite d’appart, on s’éclate. Je ne connais pas du tout ce quartier, je végète peu à Plume durant le week-end, j’y étais passée à l’époque où j’avais passé la nuit chez Semi-Russe. Premier point négatif : un ex plan cul super relou dans le quartier. Ceci étant, je suis pas convaincue qu’il me reconnaisse si jamais on se croisant : à l’époque, j’avais de courts cheveux roux. Maintenant, j’ai de longs cheveux bruns, une autre femme quoi.

J’arrive à la première gare de Plume (j’habite à côté de la seconde) et évidemment, je me paume parce que sinon, c’est pas drôle. Il fait une chaleur pas possible et j’ai eu la bonne idée de prendre ma veste, je cuis (cui). Enfin, je trouve le bon boulevard et je remonte. La vache, c’est super loin. Mais en chemin, je croise des tas de bus, de pressings et même un Monoprix : commerce de quartier au top. Mais surtout, en avançant, je longe un parc magnifique avec vue sur Paris. Oh ce parc, ce parc ! J’arrive enfin devant l’immeuble, l’agent immobilier me crie les codes des 2 digicodes. Pas de bol pour moi, j’ai plutôt une mémoire visuelle, limite photographique, pas du tout auditive donc je lui fais répéter. Je rentre dans
l’immeuble, classe et propre, je passe l’épreuve des deux digicodes et me voici dans l’ascenseur, direction 3e étage. Là, j’essaie déjà de me raisonner : le quartier est top, le parc voisin génialissime (trois ans que j’habite à Plume et je ne connaissais pas son existence), l’immeuble a l’air bien entretenu mais ne nous emballons pas, l’appart est peut-être tout
pourri… Arrivée au 3e, je trouve l’appart et… Mince, il est bien.

Détaillons un peu : une grande pièce avec une fenêtre qui court tout le long. Bon, j’ai vue sur la rue alors que de l’autre côté, on voit la Seine et Paris mais l’appart d’en face est loin donc pas de vis-à-vis, je pourrais me balader à poil si je veux. Oui, j’aime me promener nue chez moi et je conseille à tout le monde d’en faire autant. De toute façon, avoir un appart avec vue directe sur la Seine et Paris, c’est facile 50 euros de plus par mois, je suis sûre. Je tourne un peu : oh, une grande salle de bain avec baignoire… Oh la cuisine est équipée au gaz ! Y a même un four et tout plein de rangements. Un grand placard dans l’entrée ! Bref, top de top. Seul bémol quand même : la moquette beige. Je rappelle que mon chat est quand même sombre et que comme tout félin, elle aime se rouler par terre. Mais quand même, à part ça, c’est top. Il y a aussi une cave et une place de parking mais l’agent est plus occupé à vérifier que quelqu’un arrive qu’à me faire visiter. Bon, je prends un dossier pour postuler, on verra bien.

Je repars, globalement emballée. Entre le quartier et l’appart, je dirais que tout est bon. Avec un paravent, je pourrais isoler un coin chambre et puis là… Non, stop, pas de précipitation, ça porte la poisse. J’en parle le soir à mes parents calmement (ou à peu près) et je décide de déposer un dossier, ça ne coûte rien. Enfin, c’est ce que je croyais car je ne me rendais pas compte du parcours d’obstacle dans lequel je m’engageais…

 

A suivre, of course (mouahahah)

Pour un flirt avec toi

Par Lucas

Ce nouvel article va me valoir une mise au rebut par cedcox et surtout par ma belle Tatiana mais il faut que je sois fort et honnête et que j’avoue les choses…

Chères lectrices, chers lecteurs, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas bavé un truc et vous m’avez grave manqué, si, si. Coincé entre rédaction d’un bavardage qui se veut roman, recherche de boulot, déménagement, exil, rééducation et cætera. Les aigris diront « T’avais dit qu’tu’t cassais et te revoila, ça s’en va et ça revient ». Bah oui mais j’ai encore un an avant la limite d’âge alors prout (argumentaire imparable)

Donc pour renouer avec vous, je vais vous reparler des sites de rencontres !! Mon ami l’aigri va me dire « Tout a déjà été dit Louka, tu nous saoules« . Bah écoute justement, enfonçons des portes ouvertes, comme ça on ne se fera pas mal aux épaules ! (www.humour-de-merde.com)

Donc Louka a testé pour vous un site de rencontres ! Ouhai même que. Avec abonnement de 3 mois et tout le tintouin. Ouhai, quand je teste, moi, j’y vais à fond. C’était lequel allez vous dire ?

Pas Meetic, trop facile.
Pas les sites qui foisonnent ds la marge de FaceBook, là encore ça ne me disait rien.
Non, je vais encore vous parler de PC²,  PointsCommunsPointCom, PCC pour les intimes.

Comme son nom l’indique, PCC est un site de rencontres fondé sur les points communs entre membres (vous n’l’auriez jamais deviné). Perso au départ ça m’a un peu rebuté parce que paye ton ouverture culturelle avec un couple sclérosé sur ses p’tites préférences…

Mais mon amie Concupiscence aidant, j’ai donc passé le pas de la porte. Et là, c’est la fête…

Votre serviteur inscrit juste avant son coma est reviendu sur PCC en avril pour 6 mois. 6 mois afin de vous faire une fouille réglementaire And this is the end, beauty for friend.

Parlons des filles tout d’abord, histoire de faire une introduction bancale.
Elles se méfient les nanas…et elles ont raison ! Le ratio « nanas comestibles »/mecs affamés est de 68% au 17 Septembre 2008 (merci le module de recherche). Pour peu qu’elles aient un visage un
peu glamour, je suis sûr que les nanas sont littéralement agressées de demandes. Va donc faire ton tri, Mademoiselle… Surtout que sur PCC, on peut envoyer une « Good Vibration » aux nanas qu’on
kiffouille. Ya surement des femmes qui sont tellement sollicitées qu’elles n’ont plus besoin de vibros… (au fait Nina, comment va Etienne ? C’est comme ça qu’il s’appelait non ?)

Ici je n’évoque même pas les fake (profile). Avec des pratiques comparables au scam (1) mais Made In East (Pologne, Russie and co). Voire encore plus frustrant, les vraies quebécouéze, toute mimi. T’es rigolote Evangeline, mais Rueil-Paris c’est quand même plus pratique que Rueil- Montréhél.

Mais revenons à PCC…

Si on vire les Quénédiennes, les scam, les vieilles qui se sont faites larguées par leurs mecs pour une jeunette, les p’tites pouffes abonnées au LOL, quess qui nous reste ???

Bah pas grand-chose…

Ca veut dire que le ratio nana 3 étoiles michelin/mecs insatiables passe facilement à 1 pour 5. Vas-y Louka, paye ta mission « comment se démarquer ? »

La solution est donnée par PCC avec les « comm », équivalents aux articles des blogs et « les réactions aux comm » qui sont nos « commentaires » ici. Vous me suivez ?

Sur PCC on établit une liste de trucs culturels qu’on aime dans plus de 100000 références. Cinéma, Livres, Musique, Media (avec des sous catégories pour chaque). Histoire de trouver un(e) alter ego qui partage ces choix culturels. Or, sur les dits choix, on peut faire des « commentaires ». Dire pourquoi on a detesté le dernier Douglas Kennedy ou pourquoi on surkiffe Alain de Botton. Dans un bon tiers des cas, le commentaire est un prétexte honteux pour parler de tout et surtout de n’importe quoi et se faire mousser… « Regardez moi, je suis le plus beau de PCC« .

Comme tout un chacun peut re(d)actionner, ça peut donner des discussions rigolotes suite aux articles. Surtout quand on analyse ces réactions et qu’on se rend compte (qu’on est toujours tout seul au monde, certes) que moult congénères utilisent le comm d’autrui pour se faire mousser avec des réactions plus ou moins pertinentes… PCC est un monde sans foi ni loi où seuls les les modos (relativement cools et ouverts, notons le) peuvent nous dire fuck, ce qu’ils font uniquement quand on dépasse les bornes des limites.

Alors bien sûr le prétexte de départ est sympa. Trouver la femme de ses rêves par affinités culturelles, celles-ci pouvant être l’illustration de sa conception de la vie. Entre une nana qui kiffe NRJ et la Starac et un autre qui préfère Barthe et Miles Davis, ya comme un rift… (2

On fait l’bilan calmement ?

PCC nous vend du rêve, un idéal éthéré, cette croyance ingénue qu’on va trouver une naïade castelbrianesque, un être idéal qui aime prendre son p’tit dèj en lisant  Matin Serein et en écoutant le Best Of Chantal Goya. Une nana avec laquelle on aurait une connivence car la culture aidant on est proche l’un de l’autre… Vente de rêve, mais la vie est-elle un songe ? (Calderon, sors de ce blog)

Voili, voilou. Prochain article : La religion chez les Vingtenaires.

(1) Scam : pratique consistant à arnaquer les français crédules en disant être la fille richissime du président du pays en demandant un envoi de fric par la poste sur un compte bancaire Africain. Ouhai, on a tous reçu ça au moins une fois…

(2) C’est là que la nana mauvais esprit va me dire que c’est pas inconciliable et tu fais chier Louka avec tes coupures sectaires. Oh, j’te kiffe toi la commentatrice intègre…

(J’anticipe les propos des connasses et des connards qui voient le mal partout et qui vont voir ds cet article une pub déguisée. Allez donc baver ailleurs, c’est mal me connaître que de croire que je peux être aussi complaisant.)