La malédiction de l’’accordéon

A ma naissance, des fées se sont gentiment bercées sur mon berceau, faisant de moi une fille canon, intelligente, drôle et pi tout ça (et modeste, of course). Mais évidemment, tout ne pouvait pas être rose : toutes ces qualités concentrées sur une seule fille, ça n’était pas possible. Alors la méchante fée Grognassia se pencha aussi sur mon berceau et m’affubla d’une terrible malédiction, celle de l’accordéon. Ou comment ne pas pouvoir prendre le RER ou le train sans me prendre un accordéoniste au talent douteux.

 

Tout commença à Toulouse en juin 2003, d’après mes souvenirs. A l’époque, je passais mes journées chez moi pour préparer mon concours de journalisme. En gros : matin, lecture de la presse, après-midi, anglais et culture G. Or j’habitais au dessus d’un carrefour agrémenté de feux rouges. Il faut savoir qu’à Toulouse, au feu rouge, c’est comme dans le métro parisien, il y a une tribu étrange qui fait des choses pour gagner de l’argent. Donc, moi, dans ma grande chance, j’ai hérité de l’accordéoniste. Dès 7h30 le matin jusqu’à 18h (au moins), j’avais donc droit à la même mélopée. TOUTE LA JOURNEE !! Toujours le même refrain, imaginez ! Du coup, dès 7h30, j’étais devant mon ordi avec mon café et mon casque sur les oreilles pour écouter une musique que j’avais choisie et non qui m’était imposée. Heureusement pour moi , il a fini par être dégagé par un gang de laveur de pare-brise. Au moins, eux, ils font pas de bruit.

Seulement, les accordéons sont partout, si, si, si. Surtout dans mon wagon de métro ou RER. Vous vous souvenez la pub pour je ne sais plus quel opérateur téléphonique qui montrait une nana dans le métro qui se retrouve à côté d’un accordéoniste et qui tire une gueule pas possible « une minute, c’est long ». Ben, ça, c’est ma vie. Par exemple, y a 15 jours, j’avais une réunion de travail avec le scénariste de Modo. Je monte dans le train, je m’assois sur un strapontin avec mon livre, tout va bien. Mais là, làààààààààààà ! C’est le drame. Un accordéoniste monte pile sous mon nez dans la rame et commence à jouer. La prochaine gare est à 10 minutes, je vais mourir ! J’essaie de me concentrer sur ma lecture mais c’est pas forcément évident non plus… Heureusement, mon rendez-vous m’a appelée, j’ai eu une bonne raison de partir à l’autre bout du wagon sans paraître impolie. Mais bon, c’était pas l’idéal non plus. Du coup, j’étais toute perturbée et en sortant du train, je suis allée droit vers un mec chelou, pensant que c’était Gildas mais Dieu merci, c’était pas lui. Non parce que le mec, il comprenait rien à ce que je lui disais et me regardait étrangement, genre je suis une extraterrestre qui essaie d’entrer en contact avec lui.

Jeudi dernier, ça recommence. Je vais à mon entretien, bouquin, tout ça. Je suis tranquillement en train de lire quand un accordéoniste monte (bon, sur cette ligne, j’ai le choix entre ça ou les nanas qui chantent des chansons en espagnol avec une voix nasillarde). Et bordel, c’est reparti. A chaque arrêt, je retrouve ma foi en Dieu et prie très fort pour qu’il descende AVANT le terminus. Non mais comment vouliez-vous que je sois parfaitement concentrée sur mon foutu questionnaire après ça ? Bon, ok, je me cherche des excuses, là.

 

Alors n’allez pas croire que je déteste l’accordéon. Ce n’est pas mon instrument préféré (et de très loin) mais ça peut être bien quand on sait parfaitement en jouer. Mais sinon, c’est chiant, surtout quand on entend la même chanson, touuuuuuuuuuuuuuuute la journée. Foutue malédiction !

De l’’art de l’’entretien

La semaine dernière, je suis allée passer un entretien d’embauche à trou du cul du monde land. Selon ratp.fr, je mettais une heure à y aller. Ok, ils me disent de prendre le train de 14h33 donc je m’exécute sagement. Cette fois-ci, je n’oublie pas mon press book (on ne commet pas deux fois la même erreur), je ne rate pas mon train (on ne commet pas deux fois la même erreur). Après, j’enchaîne les transports : RER puis bus dans la campagne yvelinoises. Le dépaysement à une heure de chez vous, yeah !


Mais c’était quoi cet entretien ? Non parce que je commence même pas par le début, je suis trop une rebelle, moi. La semaine dernière, en plein trip « cherchons du boulot », je tombe sur un site qui cherche des lecteurs. C’est-à-dire qu’en gros, je suis payée pour faire des revues de presse. Quelques postes sont dispo : deux de 15h30 à minuit et deux de nuit. Bon alors, comme je ne peux pas faire la fine bouche sur les horaires, j’envoie CV et lettre de motivation. Deux jours plus tard, coup de fil : « Bonjour, je vous appelle de la part de la société Pouet Pouet, vous nous avez envoyé un CV et nous souhaiterions vous voir en entretien, vous êtes disponibles quand ? » « Quand vous voulez ! » « Bon, demain, 16h, vous devez vous rendre au siège social mais le Poste est à tel endroit, juste à côté de chez vous ». Bon, nickel chrome !

Me revoici dans mon bus. Le trajet en RER était facile, je posais mon cul et j’attendais le terminus. Mais dans le bus, c’est pas si simple : il n’y a pas de plan de ligne et je ne sais pas du tout où je vais, je connais juste l’arrêt où je dois descendre. Je me lance donc dans une surveillance attentive du petit texte défilant annonçant l’arrêt suivant. Sauf que, des fois, ça bugge. Non mais on vient de le passer l’arrêt Bidule, annonce le suivant ! Zut, on s’arrête à nouveau et il donne pas le nom de l’arrêt ! Ah, il se remet à jour… Bon, finalement, après 30 mn d’angoisse, je descends au bon arrêt, je regarde ma montre : 15h35. Le rendez-vous est donc à 16h. Et quand je dis que je suis à trou du cul land, j’exagère pas : l’entreprise est en pleine zone résidentielle (mais je crois que toute la ville est une zone résidentielle), pas un café où poser mon fessier, un marchand de journaux pour feuilleter les magazines en attendant, rien de rien ! Enfin, si, y a un bureau de poste… Donc, du coup, j’appelle Gauthier, je lui explique qu’il y a une maison avec un chat en plâtre incrusté dans le mur. Je vous jure, c’est vrai ! Bon, finalement, je me pointe à moins 10, en espérant que la dame avec qui j’ai rendez-vous soit en avance. Bon, j’arrive à l’accueil, je tombe sur deux bonnes femmes, la quarantaine bien tassée, elles m’indiquent un siège pour attendre. Il y a une revue de presse faite par la société sur la table, parfait, je vais lire ça. Quelques temps plus tard, une jeune fille, certainement plus jeune que moi, me reçoit pour l’entretien.

Bon elle attaque direct par un « bon, parlez moi de vous ! ». Je lui demande avant pour quel poste ils m’ont appelée, vu que j’ai postulé à plusieurs, histoire de cibler mon entretien, elle me répond lectrice dans elle ne sait quel domaine, le boulot étant le matin… de 5h30 à 13h. « Ouais, super ! Moi, je préfère comme ça, ça me laisse tout le reste de la journée pour faire des choses, c’est parfait ! ». Bon, je raconte ma vie : mes études, mes expériences pro, le pourquoi je vis à Paris et comment je les ai trouvés. Après, elle me demande qu’elles sont les qualités essentielles à avoir pour le boulot. « Ah ben la curiosité, déjà, faut tout lire… Ca tombe bien, moi, si j’ai voulu faire journaliste, c’est justement car je suis curieuse et ça me permet de toujours apprendre de nouvelles choses. Ensuite, faut être réactive, faut donner les infos de suite. Non parce que les entreprises qui vous commandent une revue de presse, elles veulent l’info immédiatement et pas trois semaines après. Et il faut être concentrée, aussi, car si on loupe une info, ça le fait pas ». Bon, je n’ai pas dit ça comme ça mais vous saisissez l’idée. La nana a l’air ravie par mes réponses, c’est limite si elle applaudit pas. Je glisse au passage que j’ai lu la revue de presse en bas, histoire de dire que je sais de quoi je parle. « Mais vous n’avez pas peur d’être frustrée de ne pas écrire ? » « Mais non puisque j’écris dans des webzines à côté ! » « Vous avez une voiture ? Parce qu’à 5h30… » « Non mais j’habite juste à côté ! Je crois qu’il y a des trains à cette heure là mais sinon, je me trouverai un vélo ». Elle me demande de commenter un fait d’actu, aussi, je lui parle de Ségo, expliquant que j’étais allée la voir en meeting « bien que je ne sois pas militante ».

Bref, je suis tout sourire quand le couperet fatidique tombe. « Vous avez du temps là ? » « Mais bien sûr ! » « Parfait, on va vous faire passer un test culture G ». Panique à bord ! Je ne savais pas qu’il y en avait un, je suis pas préparée ! Je sais, ça peut paraître stupide mais ce genre de surprise, j’aime pas du tout, un peu comme les interros surprise au lycée. C’est psychologique, je suis pas prête, je vais me planter. « C’est un QCM ou des questions ouvertes ? ». « Non, non, des questions ouvertes ». Elle me laisse seule dans une salle avec ordre de « rendre mon questionnaire à l’accueil en partant ». Bon, 44 questions. Je sais pas répondre à la moitié, mais vraiment pas. Pourtant, y a des trucs que je sais mais ça revient pas. Et d’autre que je sais pas. Y a beaucoup de questions de santé, un domaine où je ne connais rien. « Quel laboratoire a sorti le viagra ? » « Quels sont les concurrents du viagra ? » (c’est une boîte d’impuissants ou quoi ?) « Citez 5 laboratoires pharmaceutiques », « citez des maladies oncologiques » « que signifient les initiales j’ai même pas retenu », « que veulent dire les initiales de l’entreprise » (ça, c’est la lose de pas savoir). Bref, une hécatombe totale. Je repars toute penaude : si le questionnaire compte, je suis morte. Heureusement, au retour, j’ai été draguée par un jeune homme charmant mais en parlant, j’ai eu un doute : il doit avoir 20 ans à tout casser ! Bon, j’ai pris son numéro, on verra si je le rappelle ou pas.

Et depuis ? Rien. La nana m’a expliqué qu’elle transmettait les dossiers lundi au chef de service et que je serais contactée dans la semaine. Vendredi, toujours pas de news, je pense que c’est mort, je devrais recevoir une lettre pour m’avertir de mon échec (youpi !). En plus, mercredi, j’ai pas arrêté de recevoir des coups de fil : le proprio, l’entreprise qui gère ma chaudière, le scénariste de Modo (bon, c’était pour parler taff mais ça l’a aussi amusé de faire sonner mon tel, le méchant !). Donc un échec. Bon, je relativise : c’était pas le boulot de ma vie et de la veille média, je peux en faire ailleurs avec des horaires plus humaines. Enfin, avec tout ce que je balance comme CV en ce moment, je vais bien finir par trouver un boulot, un vrai, avec un salaire (qu’on me verse pour de vrai) et un bureau. Et, soyons folles, un ou deux collègues choupinous !

Discothèque hétéro

Samedi, j’ai fait un truc que j’avais pas fait depuis… Pfiou au moins ! Je suis allée en boîte hétéro avec des hétéros. Je précise pour les personnes qui tomberaient pour la première fois sur ce blog que je ne suis pas du tout une lesbienne anti hétéro, j’aime les hommes. Mais d’ordinaire, je sors avec Gauthier et on va plus souvent dans les clubs gays (quoi que ça fait longtemps que j’y suis pas allée non plus).

silhouettes-de-danse-adolescents-dans-une-discotheque

Nous étions quatre, trois filles, Caroline, Annika et moi-même, et un garçon, Stéphane. Le mot d’ordre de la soirée, c’était : « on chope », sauf pour moi. Je refuse de choper en boîte pour la simple et bonne raison que myopie et obscurité, ça fait très mauvais ménage et mon prince de la pénombre peut se transformer en crapaud de lumière. Même, imagine un peu la scène : j’adresse des œillades enamourées à un mec et quand il se rapproche, je me rends compte qu’il me plaît pas du tout, c’est gênant. Mais ça ne m’empêche pas d’observer les gens et de bien rigoler.

 

Nous sommes arrivés tôt, vers minuit, car nous étions sur guest list. Après avoir laissé 6 euros au vestiaire (heureusement qu’on a pas payé l’entrée !), nous voilà dans la place. On fait un premier tour, il n’y a pas encore grand monde donc on se pose près du bar. Un mec à costard cravate est tout seul à une table quand une blonde genre pin up arrive et tend le doigt vers lui genre « je te veux ». Elle vient s’installer à sa table et en trente secondes chrono, elle se colle à lui. Assise plus près, elle serait carrément sur ses genoux. Faut dire que cette boîte est un microcosme social intéressant. Jamais vu autant de costar cravate ! Sauf que sur la piste, il fait vite 40° et je n’ose imaginer les auréoles sous les bras… Ca, c’est vraiment très marrant : d’un côté les filles en petit top, petites jupes, genre on est en été, de l’autre, les mecs en costard, pull ou veste en cuir… Ils veulent cuire à la vapeur ou quoi ? Perso, je trouve ça pas attirant du tout : à un moment, j’ai vu un mec en pull col roulé mignon (enfin, d’après ma vision de myope dans l’obscurité) mais de suite, j’ai pensé aux litres de sueur qu’il avait dû perdre dans la soirée et… beurk ! Bref, pour résumer, j’ai l’impression que dans cette boîte, il y avait pas mal de mecs trentenaires + friqués et de coureuses de dot. Je ne sais pas ce qui s’est passé entre notre pin up blonde et sa proie mais à un moment, je l’ai vue se dandiner seule. A priori, elle n’a pas réussi à garder sa proie dans ses filets.

 

Bon, après, on a dansé un peu mais pas trop, vu la foule et la température ambiante. J’avais beau avoir un top en toile et décolleté, j’avais quand même chaud. A un moment, Annika et Caro vont au bar et quand Stéphane et moi avons suffisamment transpiré, nous les retrouvons au bar. Là, Caro a retrouvé une connaissance qui fut les beaux jours de la téléréalité en sautant une blonde à gros seins dans une piscine. Poliment, je dis bonjour à son copain et lui puis je vais discuter avec Annika qui est un peu sur le côté. Au bout d’un moment, j’ai soif (hé ouais) donc, pétasse grande classe que je suis, je vais prendre une coupe de champagne au bar. Je tends fièrement mon billet de 10 euros et là, la barmaid me dit : « non, c’est 13 ». Putain, ils ont mis une pépite d’or dedans ou quoi. Bon, je bois un peu puis on retourne danser. Et je maîtrise parfaitement l’art de danser sans renverser mon champagne, malgré les gens qui me passent par devant, par derrière, sur les côtés… Aucun sous-entendu sexuel dans cette phrase ! Même si, dans les faits, j’ai jamais été touchée par autant de personnes en une soirée. On danse, on danse, puis on finit par revenir près du bar parce que c’est plus possible. En boîte, il y a un phénomène de foule passionnant qui veut qu’on ne puisse pas rester au même endroit plus que deux minutes, on dérive sur cette mer de foule. Ooooooooh !

 

Bon, finalement, vers 3h et quelques, on décide de partir. Avant, j’ai consommé une vodka pomme à priori sans vodka, toujours à 13 euros. Or, à 3h et quelques, y a pas de taxi, même quand on les appelle ! Après avoir erré sous la pluie, on finit par décider de prendre les bus de nuit. Je me pose sous mon arrêt et je regarde les horaires : le prochain bus passe à 4h25, il est… 3h50 ! Bon, des noctiliens, il y en a toutes les 20 mn donc bon, je panique pas. Finalement, j’ai attendu 45 mn sous l’abribus malgré la pluie battante et 3 mecs m’ont gentiment adressé la parole (dont un qui lisait par-dessus mon épaule, je déteste !) alors que j’étais trempe et que j’avais remis mes lunettes. Finalement, le bus arriva ENFIN et après une marche de 10 mn sous la pluie battante, j’arrive chez moi complètement mouillée (toi aussi, attire les pervers de google). Je me désape et mets les fringues à sécher et je me mets à prier pour ne pas choper une pneumonie.

 

Moralité : les petites boîtes de ma belle province me manquent, je suis plus séduisante humide et avec mes lunettes, apparemment (alors que mon décolleté était rangé dans mon manteau) et je suis devenue immortelle puisque je ne suis pas morte de pneumonie. Highlander rules !!

Chômage actif

Bon, alors voilà, un mois et demi que j’ai terminé mon stage (je ne désespère pas de récupérer ma tune) et depuis, que fais-je, te demandes-tu lecteur. Oui, j’aime penser que tu te poses des questions sur ma vie, que tu te fais du souci pour moi. Oui, je suis super prétentieuse. Donc je vais te raconter, tu vas voir, je m’ennuie pas.

 Bon, en ce moment, j’ai pas de boulot rémunéré mais énormément d’occupations de type professionnelles. Outre mon grand projet dont je parlerai plus tard, j’ai repris mes activités dans un webzine. J’avoue que d’écrire autre chose que des revues de presse, ça fait du bien quand même. Donc j’ai repris mes articles sur les infos internationales mais ce n’est pas tout. Je viens également de me lancer dans un nouveau projet : j’ai été contactée récemment par un lecteur du blog qui vient de créer un webzine et qui décide de me greffer au projet. En gros, nous allons réaliser un webzine envoyé par mails aux membres d’une association qui donne des cours d’italien sur Paris et nous allons parler de la vie italienne à Paris. Pour l’heure, nous sommes deux, on devrait se retrouver rapidement le double et nous continuons notre recrutement. Outre mon intérêt pour l’Italie, vivre la création d’un magazine est assez intéressant comme expérience. En plus, me voilà déjà chef de la rubrique culture ! Donc, pour le moment, nous en sommes aux prémices mais une fois lancé, ça va rouler tout seul. D’ailleurs, lecteur, si tu as des envies d’écrire dans un magazine qui traite de la vie italienne à Paris (mais vraiment, pas juste pour les 15 prochains jours), n’hésite pas à m’envoyer un mail à nina.bartoldi@hotmail.fr, je ferai suivre ta candidature au responsable du webzine. Parce que c’est lui qui gère les embauches et pas moi. Donc pas la peine de faire semblant d’être intéressé pour me rencontrer, tu risquerais d’être déçu !

Autre projet d’envergure : me voilà attachée de presse pour Mitchoum Productions. Ok, ça pète, mais je t’explique. Il y a une semaine, je reçois un mail d’un gars que je connais pas. En gros : « va sur mon site voir le synopsis en image du film Modo ». Sur le coup, je me dis : « ouais, encore un type qui envoie des mails aux premiers classés d’OB, laisse tomber ». Le lendemain, je reçois un nouveau mail du jeune homme. « Hé, Nina, je lis ton blog depuis quelques temps et j’aimerais que tu m’aides dans mon projet ». Ok, là, on m’interpelle directement, je me sens plus concernée. Donc je vais sur le site et là, j’avoue que ça me plaît beaucoup : l’idée de base est excellente et le synopsis en image (c’est pas une bande annonce, attention) m’emballe carrément. Ok, je décide de m’impliquer. Il faut dire que le projet est super motivant pour moi : je ne dois pas vendre un film mais un projet de film. En gros créer un magnifique buzz autour du projet, en faire parler dans la presse et sur les blogs tout en trouvant un réalisateur et un producteur. Autant vous dire que c’est pas une balade de santé mais bon sang, quel défi ! Pour la première fois de ma vie, je me retrouve seule à faire de la comm pour un projet auquel je crois. J’ai donc crée un blog qui racontera mon histoire d’attachée de presse pour Mitchoum prod, il suffit de cliquer là. En fait, le plus dur dans ma mission, c’est de convaincre les gens d’aller voir le synopsis en image. Mais comme tu m’aimes, lecteur, et que tu es curieux, tu vas aller sur www.modo-lefilm.com et visualiser le film. Et si ça te plaît, surtout, n’hésite pas à nous soutenir. Honnêtement, si je me suis greffée au projet, c’est parce que j’y crois. Parce que j’y vois un investissement à long terme : cette histoire a tout pour faire un carton et si le film est tourné, sur le CV, ça va être une carte de visite incroyable. Je ne travaille pas bénévolement par charité, sinon, j’irais faire dans le caritatif. Non, si je le fais, c’est tout connement parce que je suis emballée par le projet et je suis très enthousiasmée par cette aventure. Même si je l’ai limite mauvaise d’avoir pas eu l’idée du film avant de découvrir Modo.

Enfin, j’ai des trucs à faire strictement pour ma pomme. D’abord Technopolis. Y a un ou des acharnés qui passent leur journée à taper « Nina Technopolis » sur google donc je rassure ces personnes, je relance ça bientôt. En fait, j’ai déjà créé le blog qui lui sera consacré, faut juste que je bosse sur le design car là, ça le fait pas. Donc tu pourras le relire et je te tiens au courant dès que c’est reparti. En fait, je suis super tentée de l’envoyer à des éditeurs mais je dois finir la réécriture et, là, c’est pas gagné avec tous mes projets. D’autant que je dois me faire mon site pro avec CV, pressbook et tout ça mais là, je te donnerai pas le lien ! Et puis, faut que je trouve du boulot rémunéré, quand même, surtout que ma conseillère financière (celle qui pleure tous les mois en voyant mon découvert) veut que je prenne une assurance-vie. Après tout, comme elle dit « 50 euros par mois de côté, c’est rien ! ». Oui, mais j’ai déjà 50 euros qui partent sur mon PEL, j’ai pas 100 euros à épargner par mois pour le moment.

Bref, tu vois, lecteur, je suis au chômage mais j’ai beaucoup à faire. Franchement, je ne suis plus angoissée comme avant. Sans doute parce que la vie m’offre suffisamment d’opportunités pour savoir que du boulot, je finirai pas en trouver et dans le journalisme, évidemment. Bref, tout va bien !

La terreur de la maternité

Dans la vie, j’ai des phobies, comme tout le monde. J’ai peur de l’avion, des serpents, de finir seule et aigrie comme ma grand-mère paternelle (parce que curieusement, plus t’es aigrie, plus t’es méchante et plus t’es seule), de la mort des gens que j’aime… et de la maternité. Ouais, avoir un bébé, ça me fout la trouille et grave.

Première trouille : le déni de grossesse. Etre enceinte sans m’en rendre compte et arriver un jour à l’hôpital avec de supers crampes au bide « Aaaaaaaah, je crois que j’ai l’appendicite !

– Non, mademoiselle, vous êtes en train d’accoucher.
– Mais, je suis pas enceinte !
– Si et vous venez de perdre les eaux. »

Bon, ok, le déni de grossesse, c’est très rare mais bon, quand j’ai une vie sexuelle avec capote (ben ouais, n’encourageons pas le sort), je suis contente d’avoir mes règles et si elles sont plus courtes que d’habitude, je flippe. Même que j’ai l’impression d’avoir plus de seins que d’habitude (déjà que…). Même qu’en juillet, Gauthier m’a fait une réflexion sur mon opulente poitrine à base de « dis donc moumour, ils sont énormes tes seins aujourd’hui ! ». Et là, la machine à flip est en marche. Bon alors, j’ai pas eu de sexe depuis mai, j’ai eu mes règles depuis mais elles étaient un peu courtes, non ? D’un autre côté, avec Alex (puisque c’était de lui dont il s’agissait), on n’a jamais sauté l’étape capote, celles-ci n’ont jamais craquées et puis en plus, j’étais dans une période non décisive de mon cycle. Bon, ben non, je dois pas être enceinte.

Ma terreur de la maternité est joyeusement entretenue par la télé. Oui, oui, la télé. Entre les émissions sur les dénis de grossesse (bordel !), les multiples messages sur les dangers domestiques, sur tout ce qui peut tuer mon futur bébé. Nom de Dieu ! Il faut faire attention à la table à langer (genre j’aurais la bonne idée de le laisser là tout seul parce qu’un bébé, c’est bien connu, une fois posé, ça bouge plus), aux prises électriques parce qu’un bébé, il voit des trous, il faut qu’il mette les doigts dedans et ses narines, il a déjà testé, aux cacahuètes parce qu’il va forcément s’étouffer avec, la casserole d’eau chaude qu’il va forcément se renverser dessus… Oui parce qu’un bébé, faut le savoir, ça n’est pas indépendant et ça se surveille comme le lait sur le feu… Qu’il ne faut pas laisser à sa portée pour pas qu’il se le renverse dessus, donc.

Alors imaginons. Avec Sagamore, on s’aime et on décide de se reproduire, youpi ! Sauf que ce qu’il ne savait pas, Sagamore, c’est que j’ai chopé un foutu gêne de « mère juive ». Je sais pas d’où il sort mais je l’ai. Déjà, quand je laisse mon chat tout seul, je culpabilise alors j’imagine le cauchemar avec mon enfant, la chair de ma chair, ce petit bout que j’ai porté 9 mois dans mon ventre. Déjà, enceinte, je serai une terroriste. Le premier qui fume à moins de 100 mètres de moi, je lui explose la tête ! Comme j’irai chez une diététicienne pour manger comme il faut pour avoir un beau bébé tout parfait donc je ne dînerai plus chez les gens parce qu’ils ont foutu une lichette de rhum dans le gâteau et ont OSE faire une daube au vin. Non mais tu veux que mon fœtus se tape une cirrhose ? Et alors qu’on ne touche pas trop mon bide parce que mon fœtus, il a besoin d’être protégé et tu crois que tu peux toucher son cocon avec tes mains pleines de microbes ? Tu veux le tuer ?

Et puis après, je vais accoucher et là, ce sera pire. Parce que jusque là, mon bébé, il était dans mon ventre donc je pouvais le surveiller en permanence et personne d’autre que moi était en contact direct avec lui. Mais là, il est exposé au monde et à ses horreurs ! Il est soumis aux microbes, à la pollution, aux « areuh ! areuh ! » débilitants des gens qui essaient de communiquer avec lui. Et puis tous ces gens qui n’arrêtent pas de le prendre dans leurs bras, aaaaaaaaaah ! Vous êtes propres au moins ? Non parce que c’est fragile un bébé, faudrait pas lui filer une cochonnerie, quoi… Et ça va être de pire en pire parce qu’en grandissant, il va devenir mobile, il va vouloir mettre ses doigts partout, dans son nez, la prise électrique ou le mixeur ! Il mangera tout ce qui lui tombera sous la main : ses pieds, son playmo spécial petits enfants, la pilule de maman… Je rigole pas ! Moi, petite, j’ai trouvé un spasfon par terre, c’est un médicament rose de la forme d’un smarties. Donc je l’ai mangé. Si je m’en souviens encore aujourd’hui, c’est que le goût dégueu du médicament au lieu du délicat choco fondant m’a profondément traumatisée.

Et puis après, il ira à l’école et ce sera le début de la fin ! Les autres enfants vont me le prendre mon petit, il ira jouer chez des gens et regardera des films érotiques chez eux. Rigolez pas, c’est arrivé à mon voisin, ma sœur lui a montré un film érotique alors qu’ils étaient encore en maternelle (mais mes parents sont de très bons parents en dehors de ça). Et puis après, il va arriver au collège mon petit et il voudra faire du scooter et même qu’après, il commencera à mélanger sa langue avec d’autres gens ! (oui, je n’exclus pas la possibilité que mon fils soit éventuellement pédé, ne soyons pas sectaire). Et la mononucléose, il y pense ? En plus, si l’autre a un appareil dentaire, ça peut lui abîmer la bouche et lui donner des aphtes. Et puis, après, ce sera encore pire ! Il voudra faire du sexe ! Oh bordel, je vais lui expliquer que trois capotes valent mieux qu’une, on ne sait jamais… Non parce que je voudrais pas qu’une MST abîme mon petit, quoi… 

Bon, évidemment, là, j’exagère (au cas où vous auriez pas compris) mais c’est vrai que l’idée d’être mère, ça me donne surtout envie de pleurer parce qu’un gamin, c’est tout petit, tout fragile et si je me plante, c’est lui qui paiera les pots cassés. En conséquence : jeune fille névrosée et totalement flippé cherche mec pouvant assumer le rôle de père et de mère. Si déjà père d’enfants majeurs, je prends.

Oups I did it again

Une petite BD!!!

Bon, le mec a vraiment fait chier pendant une demi-heure, les contrôleurs ont dû le menacer d’appeler les flics et tout, bonjour le bordel! Tout ça pour 15 euros!

C’’est la saison de la mue

(Ou l’art de réécrire deux fois le même article puisque la version 1 de cette article est passé de deux pages word à un code bizarre)
 
Comme tu le sais lecteur (ou pas), en ce moment, je suis chez mes parents pour des vacances que je qualifierai de saines. En 15 jours, j’ai fumé deux clopes (offertes gracieusement par Guillaume 1er après que je les lui ai réclamées, ce qui ne l’a pas empêché de m’offrir la crêpe et le café que j’avais consommés. Comment voulez-vous que je retrouve un mec à la hauteur après ça ?), je me suis couchée tôt et levée tôt (ou presque), j’ai appris à tricoter et même que je suis pas mauvaise (enfin, je comprends rien au point à l’envers mais le point à l’endroit, je maîtrise trop !), j’ai dit des vérités à des amis pour leur bien, j’ai retrouvé mes livres de QCM de culture G, j’ai partagé mon lit une place avec deux chattes (toi aussi, attire les pervers de google), je me suis coupée les cheveux assez courts et c’est joli, j’ai rencontré ma petite cousine de 4 mois et là, j’apprends à écrire un article alors que Kenya est perchée sur mon épaule et s’appuie contre ma tête tout en balançant sa queue devant mon nez (toi aussi, attire les pervers de google). Des vacances saines, donc, qui vont tout à fait dans le sens de ma résolution de la rentrée : halte à ma déchéance.
Cet été, j’avoue avoir déconné et pas qu’un peu. Trop de substances licites et un peu illicites (mais en vente libre dans tous les sexshops) et vous perdez une heure de votre soirée. Oui, début août, j’ai trop abusé et me voilà soudain, au milieu d’une boîte, me demandant ce que je pouvais bien foutre là, tant je me sens soudain en décalage avec les gens, plus du tout en phase. Je rentre aux toilettes pour vomir, il est 5h. J’en ressors quelques minutes plus tard, il est 6h15. Ok, il s’est passé une heure entre mon entrée dans les toilettes et ma sortie et je m’en souviens même pas. Bon, ça fait toujours plaisir de voir que les gens se sont beaucoup inquiétés pour moi ! Bon, je rentre et là, j’ai envie de pleurer. Je me dégoûte. C’est pitoyable ! Voilà, je me suis mise la tête à l’envers et qu’est-ce que ça m’a apporté ? Vomissure, semi coma éthylique, gueule de bois et teint crayeux. Ok, plus jamais ! Depuis, j’ai eu deux soirées un peu alcoolisées (dont une où j’ai fini par lécher une vitrine donc là, c’est définitif, j’arrête). Et mine de rien, je ne m’en porte que mieux.
 
J’ai une théorie. Oui, en plus des métaphores foireuses et des digressions, je suis la reine des théories. Donc ma théorie dit que nous sommes les artisans de notre propre bonheur ou malheur, c’est selon. Moi, ma vie, en ce moment, elle est pas mal mais pas parfaite. Je viens de terminer un livre « Les yeux jaunes de crocodiles » de Katherine Pancol, un petit roman bien sympa qui illustre parfaitement la sentence de Sénèque (d’ailleurs citée dans le livre) : « Ce n’est pas parce que c’est difficile qu’on n’ose pas, c’est parce qu’on n’ose pas que c’est difficile ». Donc moi, je veux un vrai travail. Je veux stopper cette période de transition que je connais depuis un an parce qu’à force de transiter, je suis plus très sûre de ma destination finale. Voilà, j’en ai bien profité, je me suis bien éclatée mais ça suffit maintenant. Gardons l’alcool pour les fêtes, les vraies, pas les « tiens, si on se bourrait la gueule ce soir parce que c’est samedi et qu’on n’a rien d’autre à foutre ? ». Non, moi, je ne bois plus pour boire, c’est fini. Mon foie m’en remercie, d’ailleurs !! Ma vie, je la vois à longue échéance. Pour le moment, j’ai un grand projet à réaliser, j’ai un boulot à trouver et si au passage, je tombe amoureuse, ben, ce sera tant mieux. Et ça arrivera forcément. Parce que le bien attire le bien, logique. Donc ce n’est pas en passant une soirée à boire pour oublier la vacuité de ma vie et des personnes environnantes qui me racontent leur dernière sodomie, alors que très franchement, je m’en fous de la vie sexuelle des autres (surtout des détails), que je vais aller de l’avant. Franchement, après cette soirée où j’ai perdu une heure, j’avais envie de tout plaquer et de me tirer de là. J’ai envie de passer des soirées calmes à discuter de tout et de rien autour d’un verre (même que des fois, y a pas d’alcool dedans), de refaire le monde parce que ça fait plaisir même si ça sert à rien, regarder un film sympa… Bref, me coucher en me disant que c’était une bonne soirée et que je suis contente de l’avoir passée et pas « putain mais qu’est-ce que je foutais là ? ».
 
Donc, voilà, maintenant, il est temps de devenir adulte et responsable. Alors, maintenant, tu vas me dire : « et pour les mecs ? ». Bah, là, je change pas d’un iota. Parce qu’après tout, quand je regarde mes dernières aventures, je ne regrette rien : des agréables moments avec des mecs qui me plaisaient (et même que des fois, ils étaient tellement beaux que j’aurais pas cru qu’ils pourraient s’intéresser à moi), avec qui j’avais un bon feeling. Je n’ai rien provoqué, je ne suis pas allée les chercher sur meetic ou autres, ce ne sont que des hasards de la vie. Alors c’est vrai qu’idéalement, j’ai envie d’un amoureux, un vrai mais bon, en attendant que ça arrive, autant ne pas bouder son plaisir si l’occasion s’en présente. Après tout, peut-être que dans le lot, y aura L’Homme, qui sait ?
PS : Voilà ma nouvelle coiffure et comment je suis obligée de travailler les trois quart du temps, avec un chat greffé sur le bras. Même pas je mens!!

Tricotis, tricota

J’ai une nouvelle passion dans la vie. Oui, je suis une fille qui adore s’occuper les mains (sans mauvais jeu de mots) donc après les crocodiles en perles au primaire, les bracelets brésiliens au collège et lycée, les bijoux en perles en fac et maintenant, j’ajoute le tricot. Non, ce n’est pas pour canaliser mon énergie sexuelle comme dans Grey’s Anatomy. Moi, mon énergie sexuelle, je préfère l’évacuer avec des hommes quand je peux, c’est beaucoup plus sympa. On se moque pas, comme dirait Lil, c’est « trenshouille », toutes les filles à New York le font alors pourquoi pas moi ?
 
Il y a deux ans, j’avais acheté le manuel, il y a 10 jours, je m’y suis mise. J’ai acheté la laine, piqué les aiguilles taille 3,5 à ma maman, j’ai posé mon petit cul sur le canapé et j’ai ouvert mon manuel. Un : le nœud coulant. Okayyyy, j’ai compris. Je fais mon nœud. Etape 2, le montage. Bon, le livre donne trois méthodes. La première, je comprends pas. La deuxième… heu… La troisième ? Bon, ok, je sors ma botte secrète : « maman, je comprends pas ! ». Hé oui, avant de commencer, je m’étais munie d’une maman connaissant le tricot. Bon, elle me fait quelques mailles et je finis. Ouais, j’y arrive ! Bon, maintenant, apprenons le point à l’endroit. Je comprends rien sur le livre. « Mamaaaaaaaaaaaan ! ». Bon, elle me montre et décide de m’apprendre le point à l’envers dans la foulée histoire de finir la ligne proprement. Sauf que moi, le point à l’envers, j’ai beau faire, je comprends pas. Moins je comprends, plus je rigole. Du coup, ça donne de la patience à ma mère parce que, ça, c’est de famille, on n’en a jamais beaucoup à la base.
 
Bon, je tricote, tricote, mon échantillon s’allonge… Et s’évase. Sur le coup, je me dis que c’est normal, c’est parce que les mailles sont étalées sur l’aiguilles mais une fois les mailles lâchées, ça va faire un carré. Heu… Non, ça reste un trapèze. « Maman, c’est normal ? » Ok, vu comme elle se marre, ça l’est pas. Bon, je laisse vite tomber cet échantillon et au vu du résultat, je me dis que je pourrai en faire une jupe pour Barbie clocharde.
 
Deuxième tentative, ça va mieux, j’ai abandonné le point à l’envers vu que j’ai pas capté, j’avance, j’avance, je fais presque plus d’erreurs, héhé. Mais ce deuxième essai a été arrêté précocement à l’insu de mon plein gré. Un matin, je me lève, je descends et en ouvrant les volets, je vois de la laine par terre. Oups ! il semblerait que Kenya et la chatonne de ma mère se soient éclatées. Bon, y en a dans le salon, la salle à manger, autour des chaises… Oh le bordel ! Je ramasse et là, je constate que mon fil est cassé peu après ma dernière maille. Bon, fin de l’échantillon 2, j’entame le 3ème. Pour le moment, il ne lui ai rien arrivé, croisons les doigts !
 
Bon, vous allez me dire, ça sert à quoi ? Franchement à rien pour le moment. Un pull, c’est super long à faire et j’ai pas le niveau, loin de là, j’ai pas de bébé à vêtir, je ne compte pas habiller Kenya (non mais et puis quoi encore !). Ca sert juste à m’occuper quand je regarde la télé parce que je déteste regarder la télé sans rien faire d’autre ou ça m’occupe les doigts pendant que je rêvasse. Bref, les travaux manuels, j’adore !

J’ai une question qui m’interroge

Bon, vu que j’ai eu plusieurs demandes à ce sujet, je vais relancer Technopolis mais sur un autre blog, me faut juste le temps de le créer, de gérer le copyright et tout ça. Ceci étant, je me pose une question et ne sachant quelle réponse lui donner, je vous la communique.

En gros, écrire, c’est bien mais si je pouvais gagner quelques sous, ça me ferait plaisir. Donc j’hésite à mettre en place un système paypal ou allopass pour accéder à Technopolis. En gros, je demande une rétribution de genre 2 euros et après, c’est accès illimité au blog et à Technopolis. Mais êtes-vous disposés à payer? Ou alors je mets un système « si vous voulez me donner des sous, c’est par là »? Ou alors je donne ça gratuitement et si je veux me faire de la tune, j’ai qu’à me faire éditer ?

Et puis si quelqu’un s’y connait en paypal et/ou allopass, je suis toute ouïe…

The interview (part 3)

Tock : le futur mec de ta vie pourrait-il lire ton blog et le rester sans risques ?
Bien sûr. Mes derniers mecs connaissaient le blog et ça n’a rien changé entre nous. Il ne faut pas exagérer l’impact du blog non plus, c’est un truc que je fais comme ça, c’est pas toute ma vie.
– Faut-il nécessairement être égocentrique et/ou exibitionniste et/ou dépressive pour faire un bon blog ?
Non, je pense pas. Perso, je ne me considère pas comme exhibitionniste vu que je garde l’essentiel pour moi et que je ne m’expose que par les mots. Comme j’ai un pseudo et qu’on voit pas ma photo, c’est un peu déconnecté de ma personne. J’ai rencontré pas mal de gens par le blog et rare sont ceux qui continuent à m’appeler Nina hors Internet ! Je vois pas du tout ce blog comme un outil de valorisation de ma personne, une fenêtre sur moi ou une thérapie. Je suis pas du tout dépressive mais y a des jours où ça fait du bien de se défouler, comme mon article sur la fin de mon stage, tapé en 10 mn chrono tellement j’étais énervée. Une fois tous ces mots « évacués », ça allait déjà mieux. Je vois plus le blog comme un partage : « je vois les choses comme ça et toi ? ». Si j’étais réellement égocentrique, ça fait longtemps que j’aurais mis ma photo !
 
– T’es tu forcée un jour à rédiger un article pour tenir la moyenne (un par jour) ?
Y a des jours où j’ai rien à raconter et pas envie de me lancer dans des grands articles de réflexion donc oui, c’est déjà arrivé. Dans ces cas-là, j’écris des conneries, ça marche toujours ! Disons que le format du blog est tel que je peux pas faire un article de 10 lignes sur une anecdote à la con, les gens seraient déstabilisés. Alors les anecdotes, je les fous toutes dans un article plus long les jours de vide ! 
 
P-O : Comment compte tu concilier ton job de journaliste avec tes convictions politique si tu es appelée à travailler ds une publication non partisane ?
Ben, si je travaille dans un mag féminin ou sportif, ça posera pas de problèmes ! Plus sérieusement, faut comprendre que la neutralité/objectivité journalistique est un leurre. Dans l’asso où j’étais, il fallait être le plus neutre possible donc j’essayais de pas trop faire de tournures de phrases lourdes de sous-entendus. Le pire, c’est la fois où ma revue de presse a été corrigée par une nana qui bosse dans la comm, elle revenait quasiment sur tous les mots ! Ou les « mais mets ça en citation, on va croire que c’est toi qui le dis alors que c’est l’auteur de l’article ». Pourtant, une phrase qui dit : « Selon bidule, blablabla », on comprend bien que c’est bidule et pas moi qui donne son avis !
Sinon, j’avoue que, pour l’heure, j’ai pas eu trop de soucis à ce niveau là mais si on me commande un papier sur la conférence de presse d’un homme politique, par exemple, sans que ce soit partisan, j’essaierai de coller le plus possible à ses déclarations et essayer d’apporter un éclairage de ses déclarations par les faits et non pas faire de procès d’intention. Ceci étant, des publications non partisanes, y en a quand même pas beaucoup !
 
Gladis : comment réagissent les personnes de ton entourage lorsque tu évoques une partie de leur vie? (par exemple Alex, tes parents, Guillaume 1er) Sont-ils tous au courant de l’existence de ce blog?
Ca les fait marrer plus qu’autre chose en général. Mes parents savent que j’ai un blog mais le connaissent pas du tout donc de toute façon, ils s’en foutent que je parle d’eux dessus. Idem pour ma sœur même si je lui ai passé deux, trois articles que je lui ai envoyés. Guillaume 1er connaît le blog aussi mais ne le lit pas. Quant à Alex, il le connaît et je l’ai pas mal épargné, ne parlant de lui que quand c’était nécessaire. De toute façon, quand je sors avec un mec qui lit le blog, je publie jamais rien sans son accord. Après, je fais attention à ne jamais dévoiler l’intimité de mes amis outre mesure, c’est une question de respect. Je n’aimerais pas qu’un de mes amis raconte sur son blog des détails croustillants sur moi sans mon autorisation, normal de rendre la pareille.
 
LilVirgo : Quel membre de Take That préfères-tu? Et t’as pas le droit de répondre Robbie..
Celui que j’ai entouré, j’arrive pas à savoir si c’est Jason ou Howard. De toute façon, à y regarder de près, ils sont tous moches sauf Robbie.
 
Taz : Que penses tu la mode de certaines marques ou « sites » d’utiliser les blogs les plus lus pour qu’ils présentent un avis positifs sur eux ?
Si tu parles des influenceurs, par exemple, j’en fais partie mais j’avoue que je le fais pas sérieusement donc pour le moment, j’ai fait de la pub pour rien. Perso, je considère que je mets ce que je veux sur mon blog et si un truc ne me plaît pas, je n’en dirai pas du bien. Après mon blog n’est pas non plus un espace publicitaire ! Sur OB, je pourrais avoir un contrat de partenariat pour gagner des sous avec mon blog mais je ne le veux pas. D’abord parce que des bannières pubs, c’est moche et ensuite, j’ai pas crée mon blog pour ça. Après, les blogs sont une nouvelle forme d’expression et marchent pas mal, normal que les annonceurs veuillent leur place dessus. Si ça ne dérange pas les blogueurs, je n’ai pas à les juger.
 
Manumeuh : Les articles des autres vingtenaires : c’est eux qui les proposent, où c’est toi qui leur demande ? Y as t il un « planning » des articles ?
Je n’impose rien même si, des fois, je leur dis : « ah, c’est marrant ce que tu racontes, tu devrais en faire un article ! ». A un moment, ils m’envoyaient tous leurs articles en même temps donc je devais faire un roulement. C’est pas compliqué : passe en priorité ceux qui n’ont pas posté depuis longtemps. Mais bon, comme certains ont leur propre blog, c’est un peu chiant car ils veulent publier sur le leur en même temps qu’ici et sur le leur, c’est assez pénible à gérer. Mais bon, c’est moi la boss, c’est moi qui ai le dernier mot ! Faudra que je fasse un article sur le sujet.
– Ce blog, aurai-t-il duré aussi longtemps sans les commentaires ? (Manière détournée de demander la place des commentaires dans la destinée de ce blog)
Très honnêtement, je n’en ai pas la moindre idée… Enfin, si, je pense que ça joue, effectivement. Pas tant les comms que les lecteurs réguliers, ceux qui font un peu partie de ma vie. Y a eu quelques fois où j’ai été tentée d’arrêter, les jours où j’avais plus le moral, le jour où trois lecteurs me laminaient sur place, les jours où les gens me jugent sans me connaître… Mais bon, de l’autre côté, je ne trouverais pas juste que tous les autres lecteurs, dont beaucoup d’anonymes, soient « punis » pour trois connards. Maintenant, j’ai choisi ma date de fin et d’y penser, ça me fout un peu le cafard mais bon, chaque chose à une fin. Mais je pense que les comms m’ont aidée à me prendre au jeu, en effet ! Après, je n’écris pas des articles que pour les comms non plus sinon j’écrirais beaucoup plus d’articles populo-sexuels ! 
– As-tu un autre blog, où tu n’est pas cachée, et où tes proches vont prendre de tes nouvelles (Par pour demander l’adresse, juste pour savoir si, comme certains, tu gère plusieurs blogs… Si oui, chapeau)
Je vais créer un blog sur un site pro où je ne parlerai qu’actu, il faudrait que je m’y mette, d’ailleurs, mais j’ai un gros projet à finir avant. Je ne donnerai pas de nouvelles, dessus, par contre. Je crois que la fille derrière Nina n’a pas envie de raconter nommément sa vie ! De toute façon, la plupart de mes amis connaissent les vingtenaires et pour savoir comment je vais, suffit de lire mon pseudo MSN tous les jours ! 
– As-tu vu tous les blogs de tes commentateurs (Tel Jean-Christophe Bataille… Chapeau again ! Il a même fini par atterrir chez moi… C’est dire !) , ou seulement ceux qui t’interpellent, ou encore « Ca va pas ? J’ai du boulot et une vie aussi ! »
Je ne visite pas tous les blogs, je n’ai pas le temps. Je vais voir ceux dont les pseudos ou nom de blogs m’interpellent ou encore ceux qui laissent des comms intrigants. J’avoue que je zappe systématiquement les space MSN, par contre, je n’aime pas du tout l’interface. Je lis quotidiennement les blogs qui sont ici en lien (enfin, ceux qui publient quotidiennement). J’en lis quelques autres que j’ai pas encore linkés ou que je ne linkerai jamais pour des raisons particulières.
– Que pense-tu du phénomène blog en général : bien, pas bien, nombriliste, psychologiquement inquiétant, socialement passionnant, révélateur d’un malaise, ouverture sur les autres… Toi aussi participe à cette liste de thermes abscons !
Il y a du bon et du moins bon dans les blogs, c’est comme tout. A la base, je ne voyais pas trop l’intérêt. Des gens qui racontent leur vie sur le net et alors ? Puis, forcément, en tant que journaliste, je me suis penchée un peu sur le phénomène. En gros, je dirais :
– bien : facile à utiliser donc n’importe qui sachant se servir d’un ordi peut en ouvrir un. Ca multiplie les sources d’info de façon exponentielle, on découvre de nouvelles personnes, de nouveaux univers, ça permet aux gens de partager leur passion, leur vision du monde… Un blog bien écrit est, à mon sens, aussi intéressant qu’un journal. Pour les journalistes, c’est du pain béni : sur n’importe quoi que tu travailles,t’as un blog associé.
– pas bien : car justement, n’importe qui peut en ouvrir un et raconter n’importe quoi dessus. Si demain, je veux ouvrir un blog et expliquer dessus que manger des bananes, ça guérit le cancer, personne ne peut me l’interdire. Et on sait pas qui va tomber sur ça…Je peux faire des blogs de propagande nazie ou d’extrême droite. Si je respecte certaines limites, on ne peut pas me l’effacer. Et c’est là que les blogs sont dangereux à mon sens. Surtout que c’est très facile à faire. Après, je pense que la plupart des gens sont assez intelligents pour faire la part des choses mais ce serait bien d’apprendre aux jeunes à l’école de pas croire tout ce qu’ils lisent sur le net…
– Et Technopolis :’( ? Auras-t-on la suite ??
Oui, quand j’aurai monté le blog qui lui est destiné
– D’où vient ta vocation de journaliste (Un film, un livre, par passion de l’écriture, depuis vraiment toujours ?) Parc que… A part être fan de Superman, un enfant qui a envie d’écrire, rêve de devenir écrivain !
Ben petite, je voulais être écrivain ! Ma vocation journalistique, je ne sais pas exactement à quand elle remonte. Mais je sais que j’ai décidé d’en faire mon métier à 15 ans avec un plan d’études très détaillé et tout ça. Disons que je suis quelqu’un de curieux qui aime apprendre : quand tu écris un article, tu apprends toujours un truc, même minime, et tu rencontres des tas de gens. Et puis écrivain, les revenus sont aléatoires et non garantis alors que journaliste, tu as quand même un salaire à la fin du mois (quand t’as du boulot, of course).
– Y as-t-il des articles écrits pour se blog, et qui n’y paraîtront jamais ?
Oui, plusieurs. Soit ils sont périmés car je les ai commencé et jamais finis. Par exemple, j’en ai commencé un sur l’arrivée de l’été que j’ai pas eu le temps de finir. Périmé. Des que j’ai commencé mais j’ai repris l’idée dans un autre article donc à moins de se répéter, inexploitables. Après, y aussi des articles que j’ai écrit sous le coup de la colère à base de « les mecs tous des connards, surtout lui ». Une fois calmée, je voyais plus l’intérêt de les publier donc ils sont dans un dossier de mon ordi, ils pourrissent.
– Mr et Mme Fonfec ont une fille, comment l’appellent-t-ils ?
Sophie
 
Anonyme : – Pourquoi Gauthier est il aussi parfait dans tout ce qu’il fait?
Gauthier n’est pas du tout parfait, il vous donne cette impression car je suis toujours là pour le seconder. Par exemple, quand vous lisez un article de Gauthier, vous vous dites : « ce garçon a une orthographe irréprochable et maîtrise la syntaxe comme un pro ». Faux !! Gauthier, il écrit on s’en fout sans t (on s’en fou), il met des er à la fin de participes passés et il met une virgule devant les et alors qu’il faut pas. Gauthier n’est pas parfait mais profite de l’aura de ma perfection (tiens, tu l’as bien cherchée cette réponse !! :D)
Si d’autres questions, je répondrai en comm!