Questions à choix multiples

Par Anne
L’amour conjugué…
 
Au passé:
Nous étions deux filles en concurrence pour le même mec. Il hésitait entre nous deux. Il la choisit elle et pas moi. Quel goujat!
 
Le présent:
Elle le quitte, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec moi. (dommage) Et le voilà qu’Il me rappelle. Il me dit qu’il s’est fait jeté, qu’il a fait le mauvais choix entre les deux, il m’invite autour d’un verre et il me fait comprendre que je lui plais. A ce moment là, que vous dîtes-vous ?  Je me suis dit:
– Quel goujat!
-Je m’en fous et c’est bien fait pour sa gueule. (hum… mais quelle belle gueule)
-Ah, ben si elle l’a jeté, c’est un loser, j’ai rien perdu finalement.
– Maintenant qu’Il est libre, je lui saute dessus.
-Non, zut, crotte, flûte, je suis fière et je ne suis pas un second choix, s’il revient vers mois je l’envoie balader.
-Mais comment peut-il passer d’une fille à une autre aussi vite?
-Je réfléchis à une vitesse phénoménale, je ne suis pas si blonde que ça.
-Et si je sors avec lui et qu’il passe de moi à une autre fille aussi vite?
-J’aimerais l’envoyer chier mais il m’attire toujours autant bordel, je me sens vraiment pitoyable de savoir que je suis prête à m’asseoir aussi facilement sur ma fierté pour un mec qui ne m’a pas choisie en premier.
-Merde, je n’ai pas envie de l’envoyer paître, s’il insiste je craque…
 
Comportements sociaux
 
Le conditionnel:
Vous avez la possibilité de connaître d’avance l’issue de votre histoire d’amour, peu importe comment, vous êtes médium, Dieu vous a parlé, vous habitez dans un manoir, vous avez deux soeurs sorcières et vous avez des prémonitions…. L’histoire est belle au début mais la fin est tragique, VOUS finirez par le quitter, vous lanceriez-vous dans cette aventure?
C’est reparti pour une avalanche de questions, je prends un efferalgan.
 
Si oui, pourquoi?
a) parce que la personne concernée vous plaît beaucoup malgré tout au moment présent (instinct animal)
b) pour profiter des bons moments du début, tant pis si vous souffrez ensuite. (carpe diem)
c) pour essayer de savoir ce qui ne colle pas et de changer la fin de l’histoire. (louable)
d) pour passer le temps en attendant une autre occas’. (honteux)
e) Autres:
 
Si non, pourquoi?
a) pour éviter de le faire souffrir et de souffrir aussi. (trouille)
b) pour éviter de perdre du temps dans une relation vouée à l’échec. (aigri)
c) pour ne pas passer, entre temps, à côté de l’homme de votre vie. (supposition)
d) pour éviter de réfléchir à ce qui peut faire échouer la relation (lâche)
e) Autres:
Vous êtes passionné et un peu SM, vous aimez l’exotisme et le danger, cette aventure est faites pour vous … Dernière démarque sur les coeurs torturés … J’attends vos suggestions.

La sitcom de Killian

Les Feux de l’Amour, Gloire et Beauté c’est très surfait par rapports
aux aventures ordinaires de nos chères vies… Petit exemple ? Soit.
 
Killian organisait joyeusement une soirée. Y serait un de ses
meilleurs amis, en tout cas le confident du moment. Y serait également
une des meilleures amies de Killian, confidente parcelaire du moment.
Y serait aussi la fille que Killian convoitait depuis une dizaine de
mois.
 
Etait au courant le confident, la confidente non (celle ci étant à
ranger dans la catégorie coincée moralisatrice). Confident même
extremement au courant et ayant déja vu la demoiselle ciblée quelques
fois, 2 pour être exact et explicite… Killian n’osant parlé avait
prévu une soirée avec la donzelle une semaine plus tard pour expliquer
son cas, et avait mis au courant l’ami présumé.
 
Celui ci dragouille et parviens à son but, la demoiselle légerement
beurré, Killian dépité, devant un huluberlu brésilien chantant dans un
petit concert de rue en l’honneur de cette délicieuse année du brésil.
Tout le monde se rend bien compte du dépit du Killian qui s’éclipse et
retourne au lieu de la soirée.
 
Celle ci se poursuit. Killian s’éclipse pendant que le pédant
pseudo-ami fait boire la donzelle tant enviée. Il s’éclipse avec la
meilleure ami un peu saoule également. Dépité, commence au bord de la
Seine un petit jeu qui finit dans une chambre. Les autres présents
rapporteront à Killian le lendemain qu’une fois la donzelle bien
bourée, il tenta de l’emmener dans la deuxieme chambre individuelle de
la maison, malheuresement déja occupé par une connaissance ivre morte,
aiguillé par un tiers ami à Killian.
 
En guise d’épilogue, la donzelle largua l’ami au bout de 10 jours puis
signifia son mépris à Killian, tandis que la douce amie ne se montra
douce à nouveau que 15 jours après, et ce pour la dernière fois : la
morale réprouvait le comportement sale et malsain de Killian.

Un article pour rien

Par Gauthier
Lectrice, lecteur, autre, je m’adresse à toi pour t’informer que je n’ai strictement rien d’intéressant à dire. Alors je vais pondre un article (forcement !). Le but premier de ce blog c’est d’être une sorte de journal intime, t’es d’accord ? Donc c’est parti…
 
Je m’en vais te conter mon escapade toulousaine de ce week end, tu vas voir lecteur c’est folklo !
 
Mercredi 3h02 (du matin pour les deux du fonds qui suivent pas) :
 
Je prends une décision mûrement réfléchie au vue de mes finances catastrophiques : ce week end je rentre à Toulouse. Comment payer un billet d’avion quand on bouffe des pâtes ? « Allo maman, oui je vais pas bien en ce moment, j’accumule les merdes, j’ai besoin de vous voir, que tu me dorlotes, que tu me fasses des madeleines, que tu me dises que je suis ton fils aîné préféré, tu me payes un billet d’avion ? » *Insérer ici le sourire le plus hypocrite de votre répertoire* « Bien sûr mon chéri, tu arrives quand ? » (ndlr : je n’ai pas appelé ma mère à 3h02 mais le lendemain matin, je ne suis qu’un demi-monstre, quand même…)
Et voilà je suis ignoble, je sais, surtout que ma mère sait très bien que je viens pas pour la voir mais pour me biturer avec la bande à neuneu qui me sert de groupe d’amis. De plus Nina sera sur place aussi, tu rajoutes à cela une présentation officielle du Yome à la troupe, je me devais d’en être…
 
Vendredi 8h00 :
 
Mon réveil sonne…
 
Vendredi 9h00 :
 
Mon réveil sonne toujours…
 
Vendredi 10h00 :
 
JE SUIS EN RETARD !!!!! Je me prépare en 2 min, je fais ma valise, j’oublie mes magazines pour l’avion. Je me baisse pour les prendre (ils sont « rangés » sous ma table basse), et là c’est le drame : mon genou gauche m’informe que je devrais passer le week end sans lui (traduction il implose sous mon poids). Là je dois dire que comme je suis un homme et que je suis grand et fort, je me mets immédiatement à pleurer sous la pression (et la douleur surtout).
Résultat : je ne peux donc plus marcher sans ressembler à un GIG/GIC !!!!
Seule solution : prendre un taxi (centre de Paris —> Orly = je n’ose même pas l’imaginer le prix !)
 
Vendredi 11h00 :
 
Oui rapidement pour moi ça veut dire 1h, et alors ???? Je boite jusqu’à la station de taxi la plus proche (impossible de remettre la main sur cette foutue carte de taxi que j’avais « rangé là parce que si un jour j’en ai besoin je la trouverai rapidement »). Là un type est avant moi dans la file, un taxi se profile à l’horizon, le monsieur me lâche un généreux « tu as l’air presser, je t’en prie prend le ! » avec un sourire qui voulait dire quelque chose comme « tu me suces salope ? », mais bon pas le temps… Je demande au chauffeur s’il va à Orly (ben oui j’ai pas l’habitude de sortir de Paris en taxi môa), et le charmant jeune homme me lâche un « tu parles il doit bander pour le coup ! ». Là tu rajoutes le chauffeur de taxi qui me raconte toute sa vie (viiiiiiiiiiiiiite opération iPod, c’est pas poli, mais ça fait du bien !)
Qu’est ce que j’ai fait au bon Dieu pour attirer tous les tarés de la Terre ? 23,80€ plus tard je suis à Orly… avec une heure d’avance !!! J’aurais peut-être dû boiter dans le métro et j’aurais été à l’heure quand même ! Non je souffre trop (limite hélitreuillage pour sortir du taxi).
 
Vendredi 12h30 :
 
« Je vous mets sur un autre vol ? Vous êtes en avance… » « Non, mon billet n’est pas modifiable » « Ah tant pis, il va falloir attendre alors »
Je hais le personnel d’Air France !
 
Vendredi 13h50 :
 
« Votre commandant vous informe que nous survolons actuellement la Creuse » « … »
Je prends l’avion assez souvent, et je dois dire que c’est la première fois qu’on me fait le coup ! Quand je le raconte hilare à mon père, il me dit hilare aussi « mais c’est pour vous dire que si vous vous écrasez vous ne tuerez personne ! ». Je rappelle à l’assistance que j’ai peur de l’avion, heureusement que je n’ai pas penser à ça là haut, sinon je me petit suicidait.
 
Vendredi 16h00 :
 
Je souffre trop, je décide d’aller voir mon kiné, qui me connaît depuis que j’ai 10 ans. C’est pratique ça permet de débarquer sans rendez vous. Là tu rajoutes un merveilleux « je souffre, tu peux regarder vite fait ? ». et ça marche, non sans que je me prenne un merveilleux « alors le parisien, ça va bien sous ta pollution ? ». Mais bon ça c’est autre chose.
Il m’annonce, qu’en fait, je n’ai aucun problème au genou, pas de problème aux ligaments, pas de problèmes aux muscles, alors pour lui ça vient des os. Il ne me manquait plus que ça ! Je promets de consulter un docteur, et je me sauve (à l’heure actuelle je n’ai toujours pas vu un docteur et j’ai encore mal, mais c’est mon côté maso qui ressort). Et puis de toute façon le généraliste va encore me dire « mais Gauthier, tu sais très bien que tu es hypocondriaque… » OUI ET ALORS ?
 
Vendredi 22h00 :
 
Je suis à la bourre à mon rendez-vous avec Emma, Yome, Lucie, Mister Big et Nina.
 
Vendredi 22h30 :
 
J’arrive à mon rendez vous, au passage je greffe une ancienne collègue de promo de l’année passée. On part dans un bar pourrave de notre belle ville. J’avais oublié qu’Océane avait fricoté avec le serveur, ce qui nous fait une tournée à l’œil (parce que lui il m’a reconnu, moi je m’en suis souvenu en moins de 5 min, c’est un record perso).
Et avec Mister Big on se fait engueuler par un Yome qui nous trouve « bien sage ». Eheheheh le coquinou, qu’est ce qu’il a pas dit ! Deux tournées plus tard je me souviens juste que je lui tripotais les oreilles. Mais je vous rassure, on est resté soft !
Bon peut être qu’en fin de soirée je l’ai embrassé sur la bouche au milieu d’une boite bondée, mais comme je suis poli, j’avais demandé la permission, et je l’ai obtenue (tu te démerde comme tu peux Yome maintenant pour sauver ta réputation)
 
Épilogue :
 
Voilà je ne vous raconterai pas la soirée de samedi, elle est totalement inintéressante (j’ai bu, j’ai mangé, j’ai fait l’andouille en boite), ni celle de dimanche (j’ai dormi). Je suis donc rentré à Paris le lundi soir (en taxi = 29€ ; note pour plus tard, le taxi le soir c’est plus cher), et depuis je glande en attendant de reprendre les cours vendredi.
Et je t’informe ami lectrice, lecteur et autre que je viens de taper un article de 1132 caractères pour ne RIEN DIRE ! Et je suis sûr que je t’ai fait sourire au moins trois fois. Ce n’est pas la peine de nier, je t’ai vu.

Le kangourou

Par danger ouioui

Quand un lapin est trop gros, il finit par ressembler a un kangourou !

A une époque lointaine où j’étais célibataire  je travaillais dans une grande entreprise de plusieurs centaines de salariés et une jeune fille m’avait fait forte impression : les cheveux noir et raide un peu asiatique, un visage aux lignes douces, de grands yeux noisette, la taille fine les hanches rondes, bref, parfaite ! …Mes amis l’appelèrent « kangourou » !

AU prix de manœuvres stratégiques ô combien machiavéliques  j’étais parvenu a démêler l’echeveau des copinages à nouer, pour parvenir a entrer en contact avec la belle.

Au bout de quelque mois d’un travail quotidien et acharné, j’avais réussi le pari incroyable de déjeuner une fois par semaine avec elle et ses copines. Il faut noter que dans cette entreprise existait un très fort clivage homme-femme et lorsque je déjeunais a la cantine de l’entreprise seul garçon au milieu de 6 jeunes filles, je passais pour un extraterrestre aux yeux de tous et pas seulement mes collègues.

Donc tout fier de ma petite victoire, je m’enhardis a proposer a la demoiselle une promenade en roller avec d’autres amis car je savais qu’elle aimait cela. Elle accepte, la soirée se passe bien, on « rolle », on boit un coup puis chacun rentre chez soi, en se promettant de remettre ça une prochaine fois.

Alors convaincu que la partie était bien engagée, chaque fois que j’organisais quelque chose susceptible de l’intéresser  je lui proposais. Bien sur souvent elle refusait, mais parfois, elle acceptait. Mais chaque fois qu’elle acceptait, un imprévu de dernière minute l’empêchait de venir, j’ai eu droit a : son petit frère a l’hôpital l’interdiction de sortir de sa mère (elle avait 25 ans), l’anniversaire de son petit frère  l’anniversaire de sa grand-mère… Au deuxième anniversaire de son petit frère j’ai commence a prendre ça vraiment a la rigolade, alors je l’invitais a toutes les occasions, bien sûr mes copains et copines se moquaient bien de moi, et des paris s’engageaient sur l’excuse farfelue qu’elle me servirait pour ne pas venir. Un soir, je fut invité a dîner chez un collègue  c’était mon anniversaire, comme ce collègue connaissait la demoiselle, je me dis que cela la motivera peut être de ne pas être chez des inconnus donc je demande si je peux l’inviter, un autre des futurs convives était là a ce moment là et s’exclame alors : « je te parie mon slip, qu’elle viendra pas ! » , moi bien sûr, parce que je suis joueur, je réponds : « pari tenu ! ».C’est ainsi que je dus, le soir de mon anniversaire, me dessaper et offrir mon boxer a mon hôte  devant les yeux médusés de sa femme que je voyais pour la première fois. Mais je ne suis pas rancunier, et comme la chasse au lapin géant me faisait bien marrer, j’ai continué à inviter cette jolie jeune fille, qui a finit par céder et m’offrir une soirée en tête a tête au restaurant … je crois que je me suis jamais autant ennuyé avec quelqu’un (probablement, elle non-plus), nous n’avions rien en commun, pas le même humour, pas les mêmes centres d’intérêt  plus j’apprenais de chose sur elle plus je la trouvais repoussante.
Pour finir, je lui ai poliment proposé une balade digestive a pied histoire de discuter un peu encore. Elle declina l’offre, et je la ramenais chez sa mère.

Par la suite je ne l’ai plus invité de peur qu’elle accepte.

Coup de foudre

Par Julien
« Pour replacer cette histoire dans son contexte, celle-ci se déroulait lorsque j’entamais ma deuxième année à la faculté. L’ambiance était particulièrement bon enfant, et les soirées fréquentes. Avec un cercle d’amis assez vaste, issus de différentes promotions, nous organisions régulièrement, ces évènements qu’étaient les soirées étudiantes. Il nous arrivait souvent de nous associer aux boites de nuit ou aux cafés pour les évènement les plus communs, mais parfois, pour les soirées d’exceptions, nous louions une énorme salle. Nous faisions alors le voyage dans un pays frontalier pour aller acheter bière, vodka, et autres alcools en quantité, afin de pouvoir réhydrater la moitié du campus qui venait invariablement à chacun de ces évènements.
Si je parle de ces préparatifs, c’est parce que je remplissais souvent le rôle de gardien du temple à ces soirées … enfin par gardien du temple, je veux dire gardien du bar, barman, ce qui vous pouvez me croire était une charge tout aussi sacrée et importante.
J’avais un goût et un certain talent pour la fabrication de cocktails, je gardais la caisse avec le sérieux d’un mastiff gardant son os, et le plus souvent par la parole j’arrivais à désamorcer les conflits avant qu’ils n’éclatent réellement. J’aimais vraiment cette fonction … en plus, tous mes lecteurs le sauront, le bar est un endroit stratégique dans une soirée. C’est l’un des endroits les plus calmes (pour pouvoir entendre les commandes), tout le monde y passe, et généralement on a une vue imprenable sur toute la salle.
Mais ces précisions données, revenons en à notre histoire … Avec les membres de notre petite « congrégation » puisque c’est comme ça que nous appelions notre bande, nous avions organisé une de ces gigantesques soirées, afin de fêter la fin des partiels du premier semestre de la Faculté de Droit. Dans l’après midi précédent cette soirée, l’un de mes amis, qui sans être un proche était quelqu’un que je fréquentais assez régulièrement dans le cadre de l’organisation de ces évènements, François, s’approche alors de moi.Ce faisant, il précède de peu une magnifique jeune fille … involontairement, mon regard s’attarde un peu sur cette dernière, une petite brune, des yeux verts très clairs, semblables à des émeraudes, un visage et un sourire d’ange … une jeune fille un peu petite certes, mais avec des courbes à damner un saint.

Naturellement, ma réaction ne passa guère inaperçue, se « taper un fixe » d’une dizaine de secondes alors même que l’on vous est en train de vous parler est loin d’être une relation que l’on pourrait qualifier de discrète.

Néanmoins, une fois le trouble passé, François me présente sa sœur Gwen, et après quelques derniers détails sur l’organisation de la soirée, il me glisse à l’oreille d’un air amusé, alors qu’ils s’apprêtaient à repartir : « Jules, espèce de crevard, c’est ma sister, si t’y touches, t’es mort ».

Avec un sourire de circonstances et la franchise d’un arracheur de dents, je lui assure que l’idée ne m’a même jamais traversée l’esprit, qu’il n’a absolument aucun souci à se faire, et que je suis même prêt à la considérer comme ma propre sœur. Mes déclarations sont accueillies par un sourire un peu sceptique, mais finalement, nous nous séparons, chacun allant faire de son coté les derniers préparatifs et les ultimes achats.

Arrive finalement, le début de soirée. François et moi nous rejoignons sur place, et je note l’absence de sa sœur. Il me dit qu’elle arrivera plus tard dans la soirée et me demande de garder un œil sur elle, afin qu’elle ne fasse pas de bêtises et qu’elle ne boive pas trop. Me regardant, il précise d’un ton insistant « Un œil, Jules … j’ai bien dit, un œil, hein ? ». J’acquiesce encore une fois, et je le laisse repartir vers l’entrée alors que je m’installe nonchalamment au bar.

François, petit, mais vif et teigneux, adepte de divers arts martiaux, aux noms aussi exotiques qu’imprononçable, assurait avec deux autres potes le service d’ordre de la soirée. Peu à peu, petit à petit, la salle se remplit, et la pendule avançant la foule autour du bar s’éclaircit. Je remarque alors Gwen, traînant l’air un peu perdue un verre à la main. Je lui fait signe, et malgré son air un peu éméchée, j’accepte suite à son insistance de la resservir, allant même jusqu’à lui offrir le verre.
Oh oui, je sais, chers lecteurs, j’entends déjà vos cris indignés sur mon manque d’éthique, mais je crois que je n’aurais rien pu refuser à cette fille. *petit sourire triste*

Toujours est il qu’au bout de quelques minutes une discussion un peu hésitante s’engage. Mon cœur s’emballe un peu, j’apprends qu’elle est en première année de droit, que c’est la petite sœur de François (ce dernier était en maîtrise), mais que comme c’est la petite dernière de la famille son grand frère est très protecteur à son égard (Sans blague, j’avais cru remarquer). On papote encore un peu, de tout et de rien, échange un chaste baiser, et finalement quand elle me dit qu’elle est crevée et qu’elle aimerait bien faire un petit break, je lui propose de se reposer dans la cuisine inoccupée, située juste derrière le bar.

Dix minutes après, déposant quelques bières gratuites sur le comptoir, je ferme temporairement le bar, histoire de voir comment elle va. On discute encore un peu plus, on s’embrasse, timidement d’abord, et finalement plus férocement, assise sur une des grandes tables en inox de la cuisine, je la serre très fort contre moi … quand soudainement la porte s’ouvre brutalement, François en furie fait irruption dans la pièce (j’apprendrai quelques mois plus tard qu’il était venu récupérer la caisse), allume toutes les lampes et nous éblouissant par la même occasion. Un flot ininterrompu d’injures et de propos sur la confiance trahie sortait de sa bouche. J’essaye de le calmer, en vain, je reçois dans la foulée un violent coup de poing à l’œil droit, me laissant hébété, rapidement suivi de quelques autres. Au bout d’une éternité on nous sépare enfin, et François quitte la pièce en trombe en traînant sa sœur par le bras, me laissant chancelant, abasourdi et relativement choqué !

La soirée, se finit dans une atmosphère glaciale, digne d’un blizzard sibérien. Le lendemain, tous les organisateurs se réunissent pour faire les comptes. Des commentaires sarcastiques accueillent mon œil au beurre noir, et une muraille humaine se forme pour nous isoler François et moi. Bien que tenaillé par une puissante envie de revanche, je cherche néanmoins à m’expliquer calmement avec lui, à obtenir des excuses … Sans succès.

Au cours de la semaine, je réussis finalement à obtenir le numéro de portable de Gwen, par l’amie d’une amie, je l’appelle, et je me fais répondre sèchement pêle-mêle : qu’elle ne veut plus rien avoir à faire avec moi, que son frère lui à parler de moi et qu’elle se demande comment j’ai pu agresser ainsi ce dernier (sic !), pour finalement finir par constater que « je n’était vraiment qu’un salaud » dans un ton qui aurait pu fournir un bel exemple d’hystérie à des étudiants en psychologie. Inutile de préciser qu’à ce moment seulement j’étais non seulement assez dubitatif, mais que j’ai aussi senti mon cœur voler en éclat.

La situation aurait pu en rester là, mais quelques jours après, j’apprenais auprès de certains de mes « amis » que ma participation n’était plus souhaitée pour l’organisation des prochaines soirées. D’ailleurs, en fait, je me retrouvais tout court « persona non grata » à celles-ci.

Cette situation allait durer jusqu’à la rentrée suivante et fut, bien entendu, particulièrement dure à supporter. Je la relate désormais avec le sourire, mais il m’arrive encore quelques fois d’en rire jaune. »

Maudite St Valentin

Par Emma

 

            Je déteste la St Valentin depuis longtemps, et je vois arriver avec aigreur, horripilation et dégoût total cette date fatidique. Bon, je dis pas, si j’avais un amoureux, et qu’en plus il m’offrait des fleurs ce jour-là, sans doute que je vivrais beaucoup mieux cette dégoulinante célébration de l’amûûûûr. Mais c’est pas le cas, alors moi je dis merde. On va encore nous bassiner pendant 15 jours avec des gros cœurs partout, des « je-t’aime-moi-aussi-ah-mon-amour-qu’on-est-heureux-un-diamant-c’est-éternel », des réductions à la con auxquelles ont a droit uniquement lorsqu’on se présente à 2 et tout plein de spéciales « St Valentin ». (Argh j’ai la nausée).
 
            M’enfin qu’est-ce-que je lui ai fait à ce Valentin pour qu’il me nargue ainsi tous les ans à cette même période ??? C’était dans une vie antérieure, c’est ça ??? Je l’ai largué et il m’en veut depuis ??? Pfff tous les mêmes les mecs, et rancuniers avec ça…
 
            Il faut dire que ma première St Valentin ne fut pas une réussite, et peut-être que mon aversion pour cette fête date de ce temps-là. A l’époque, j’étais en 3ème et je vivais mon premier flirt, mon premier coup de foudre, mon premier baiser, tout ça tout ça avec un garçon qui avait 2 ans de plus que moi, et j’étais complètement love. Lui m’aimait beaucoup, ça s’est prouvé par la suite, mais c’était à peu près tout, rien à voir avec les textes enflammés que je lui dédiais dans mon semblant de journal intime. Il était plutôt imprévisible et insaisissable, et avait la fâcheuse manie de me poser des lapins. La St Valentin tombait pendant les vacances scolaires de Février. Aucune nouvelle de lui la première partie des vacances, j’était attristée (pour ne pas dire effondrée) mais je ne me faisais point d’inquiétudes, il était évident qu’il penserait à moi ce jour-là . Faut dire qu’à l’époque j’étais passionnée (je le suis toujours) et très naïve (je le suis beaucoup moins). Dans l’attente de cette journée pleine de romantisme et d’amour, je lui achète un petit cadeau : une petite figurine de lapin toute mignonne (oui très gnan-gnan mais déjà pleine d’humour sarcastique la fille) qui j’espérais, lui plairait tout en faisant passer le message. Bref, le 14 au matin, me voilà, amoureuse et pleine d’illusions, attendant son coup de fil. Qui n’est jamais venu. Ni ce jour-là, ni les autres jours avant la fin des vacances. J’étais à moitié morte. A la rentrée, je lui ai fait part de ma déception mais je n’ai pas pu beaucoup développer, étant donné que « il était désolé mais pendant 15 jours il avait réfléchi et que ça serait mieux qu’on reste amis ». Donc, conclusion de l’aventure, J’AIME PAS LA ST VALENTIN !!!
 
            Au-delà de cette pénible mésaventure, il faut avouer que la commercialisation à outrance de cette fête est tout de même assez écoeurante. L’amour et les preuves d’amour ne se monnayent pas me semble-t-il. Pourtant c’est la bataille rangée tous les ans pour vendre bijoux, fleurs, parfums, voiture, assurance-vie, cuisine équipée, lingerie sexy, abonnements divers et variés, bibelots en tous genre, autre. Et le matraquage publicitaire qui va avec. Et là, chez moi, je dois dire que c’est l’overdose totale. Ca dégouline, ça vous balance à la gueule le bonheur des autres, presque ça vous ferait culpabiliser d’être seul(e). En parlant de pub, vous avez vu la dernière publicité pour le site de rencontres ‘Meetic’ ? Oh putain ! Déjà que je déteste ce truc, avec cette pub-là devant le nez dès que j’allume ma télé, c’est l’apocalypse que je vais déclencher un de ces 4 !!! C’est limite mensonger (le nombre de types qui ne cherchent que du cul là-dedans c’est phénoménal)-(je dis bien ‘limite’, connaissant personnellement un couple qui s’est rencontré par ce biais) et en plus c’est à faire pleurer d’envie les gens seuls… Je zappe rageusement dès que je tombe dessus, maugréant un truc du style « font chier tous ces cons ». Le monde entier a décidé que je serai frustrée ou quoi ???
 
            Le cœur du problème étant évidemment CELA. Je n’ai pas d’amoureux, alors les gens qui s’aiment un peu trop ostensiblement, ça me gave, ça m’énerve, ça me saoule, ça me court sur le haricot. Qui n’a jamais eu envie lors d’une période de célibat un peu dure à avaler d’égorger le gentil petit couple se roulant honteusement des monstrueuses pelles devant tout le monde au milieu de la rue ? Hein ?
            Mais bon, je suis une fille, tout ce qu’il y a de plus fille. Donc si un jour j’ai un amoureux (Inch’Allah…) et qu’il a la très mauvaise idée de se ramener le jour de la St Valentin sans un petit truc pour moi (même pas grand-chose, juste histoire de marquer le coup), et ben ça va me mettre à l’envers, et lui aussi par la même occasion !!! Parce que moi j’aurai pensé à lui, comme j’espère pouvoir le faire tous les jours. Si on revient à l’essentiel, l’amour se prouve, se construit, s’épanouit tous les jours et toutes les nuits d’une relation. Sauf pour ceux qui oublient ce précepte essentiel, pas besoin d’une fête à la c– pour ça !
 
            Aaaah, ça fait un bien ! Je vous tiens au courant de la suite des évènements, je suis pas loin, je reste par là…
 

Sam en tas

Par Sam
N’ayant pas beaucoup de plan ‘drague’ a mon actifs, malgré mon âge, je vais tous les raconter, il n’y en a pas pour long, juste qq. lignes.

1) Premier « contacte » avec une fille. Plantage du décor : piscine de la ville, avant la 6eme (si ma mémoire est bonne), fin du cours de natation, arrive les 5 minutes de jeux dans l’eau avec des bouées gonflable, genre chambre à air de roue de camion. Je plonge, j’arrive sur la bouée pleine de monde, par en dessous. Je remonte à la surface. Allô Houston, j’ai un problème! Mon appareil dentaire est accroché au maillot de bain d’une fille au niveau de son arrière train. Devant toute la classe, la honte.
2) 5eme ou 4eme, je vais la queue pour manger au réfectoire de l’école, je sens une paire de mains sur mes fesses. Sur les premières secondes, je trouve çà « agréable » jusqu’au moment où je me rends compte que, contrairement à ce que je pensais, cet acte était volontaire. Je me retourne et je vois trois nanas en train de se foutre de la gueule comme ce n’est pas possible. Inutile de préciser que j’ai piqué un phare (tiens au fait, on dit : phare ou fard?) et que j’étais terriblement gêné pendant les 15 minutes d’attente, avant d’aller manger, je ne savais plus où me mettre. Ce n’est pas très agréable de se faire plotter sans qu’on le veuille. Je n’ai pas trop de mal à comprendre les réactions des femmes a qui cela arrivent dans le métro ou autre.
3) Vers 14 ans, je crois, comment on appelle çà déjà, une « partie » il me semble. Une fille m’invite à danser, 3 secondes plus tard j’étais dehors, seul, en train de prendre l’air, tellement j’ai eu la trouille, j’ai toujours été TRES timide. Je ne sais plus par quelle raison j’ai fuie comme çà, enfin si, je sais mais çà c’est encore une autre histoire. Et pourtant je la trouvais vraiment très jolie cette fille. Sans doute « trop » pour moi.
4) Fin de la 3eme, pendant la récré, une copine de classe SAM1 vient me dire que SAM2, une autre copine de classe, a plus ou moins « flashé » sur moi. Allez savoir ce qui m’est passé par la tête pour sortir une connerie du genre : « çà tombe mal, j’ai l’intention de devenir curé ». Le pire dans cette histoire c’est que je « flashais » également sur SAM2. Je ne sais pas bien ce qu’il m’a pris, je pense que cette façon de faire était trop « brutal » ou trop rapide pour moi, à l’époque. Il me faut du temps pour réfléchir pour prendre une décision, et j’avoue avoir des difficultés pour en prendre spontanément.
5) En Term., Rien, pas le temps de draguer les filles, il y avait le bac a préparer. Je ne pouvais pas faire deux choses en même temps. Oh mon Dieu, bien trop compliqué de faire un truc pareil. Et puis c’est vachement important d’avoir le bac. Quel con j’étais oui ! Tous les midis j’allais en perm pour travailler (mon côté cigale est quasi inexistant, mais mon coté fourmis, lui, il m’a bien pourri la vie). Et tous les midis je croisais cette fille, rousse et peu sauvage, regard de braise, terriblement attirante. Elle était assise toujours au même endroit, sur le rebord d’une fenêtre, dans le couloir qui menait à cette salle d’étude dont j’allais chaque jour. C’est curieux, pourquoi ce n’est qu’avec du recul, qq. années après, que je me suis rendu compte qu’elle me déshabillait du regard comme si je passais au rayon X à chaque fois. Mais je n’ai rien fait, comme d’hab. D’abord le bac, me dis-je, ensuite on verra pour les filles.
6) IUT, ben, je ne peux rien faire, 120 élèves et seulement 4 nanas. C’est l’avantage de prendre une filière non littéraire.
7) BTS, mes deux plus belles années d’études, ben oui venant d’un IUT, le BTS était un peu de la révision et donc ‘relativement’ facile. La fille en question s’appelait SAM3, je me suis rendu compte que je l’aimais qu’au bout d’un an et demie passé à ses cotés (dans la même classe). Je me souviens encore, on était tous en cours de math et quelqu’un est venu lui annoncer un décès dans sa famille, par un papier ou dans l’oreille, je ne sais plus. Je me souviens de l’avoir vu pleurer, et d’avoir eu mal au cœur comme jamais auparavant, de la voir souffrir ainsi. C’est là, à ce moment précis, que j’ai compris ce qu’était le mot ‘amour’.
Elle vivait dans un appart en coloc avec 2 autres filles de ma classe, allez savoir pourquoi j’étais souvent chez elles. J’arrivais toujours à trouver une bonne excuse, en plus je servais de taxi pour les 3, chaque WE, covoiturage oblige.

Les derniers mois, avant de passer le diplôme, SAM3, faisait toujours référence à ‘il’ en me regardant avec un petit sourire en coin. Elle avait tiré, une fois, les cartes de tarot, pour ‘voir’ son avenir. Toujours en parlant d’un ‘il’, bien sûr je croyais fermement que ce ‘il’ était moi, comment aurait-il pu en être autrement?! Les cartes ne mentent pas, c’était bien de moi qu’elles parlaient, ces cartes, je me suis reconnu, aucun doute possible. Bref, la fin de l’année est arrivée, les examens était passé. Je me suis enfin décidé à lui déclarer ma flamme, la dernière fois que je la ramenais chez elle en voiture. Je n’avais plus rien à perdre de toute façon, c’était coups double, soit-on ne se voyait plus jamais, soit c’était parti pour une belle histoire. Et bien sûr je me suis pris une belle ‘claque dans la gueule’, quand elle m’a dit que le ‘il’ n’était pas moi, mais un autre qu’elle aimait depuis plusieurs mois déjà. Ce jour là, j’ai compris l’expression « l’amour rend aveugle » et avoir le « cœur brisé en mille morceaux ». Je m’entendais super bien avec elle. Je m’en suis voulu longtemps d’avoir été aussi con et aussi aveugle. J’ai pleuré à chaudes larmes pendant, chaque soir, une bonne semaine, tellement j’avais le cœur ‘serré’ et qui me faisait atrocement mal. Je crois que c’est mon plan le plus foireux de toute ma vie, attendre deux ans et se prendre un ‘vent’, comme çà, après tous les petits moments de ‘complicité’ que je ‘croyais’ avoir eu avec elle, çà ma vraiment fait souffrir.
C’est en partie pour ça que j’avais choisi une école près de la Belgique plutôt qu’une autre école plus proche de chez moi, l’année suivante. J’avais besoin de prendre de la distance, en pensant que se serait plus facile d’oublier ce ‘chagrin d’amour’. Cà n’a pas vraiment marché, un an plus tard, j’avais eu envie de la voir, même de loin. Je me suis donc inscris à une course à pieds (20 kms de footing) qui passe juste devant chez elle. J’ai donc couru pendant 13kms (elle habite environ à mi-parcours) en espérant l’apercevoir, même quelques secondes. Et bien sur, je ne l’ai pas vu. Au bout des 20km, j’étais mort, rincé, vidé, mal aux genoux, mal aux jambes, mal partout, je ne suis pas un grand sportif. Je me souviens d’avoir dit à un proche « c’est la première… et aussi la dernière fois que je fais cette saloperie de course ». Deux ans après j’ai remis çà, plus dans l’intention de la voir, juste pour ‘le fun’. Je m’étais entraîner plus sérieusement, ben je n’ai quand même ‘chié’ comme c’est pas possible, je pense que c’était bien elle, cette fois ci, que j’ai aperçu avec un type et un bébé, j’ai comme qui dirait fait mon ‘deuil’ ce jour là, quand je l’ai vu, me semble t’il, heureuse.
Depuis, je m’inscris à cette course chaque année, juste pour savoir si je peux le faire, ces satanés 20 kms. Cette année, je n’ai même pas pensé à regarder si elle était là ou non, à présent je m’en fiche, mais ça m’a pris beaucoup de temps.
8) Cà fait qq. années que je travaille dans la ‘vie active’. J’ai essayé qq. plan drague sur mon lieu de travail, c’est plutôt déconseiller de faire ce genre de chose. Il y a eu SAM4, suite a un sourire de sa part, j’ai commencé une petite ‘correspondance’ par mail.On s’écrivait un tas de connerie, une bonne 30taine de messages par jours, où on n’arrêtait pas de rigoler. Cette fois là, je n’ai pas mis deux ans pour tenter de l’inviter au cinoche, mais comme par hasard, malgré que le courant passait bien, elle sortait d’une relation un peu difficile donc elle a refusé. Avec les filles, j’ai toujours été un sacré veinard. Quelques semaines après, j’ai su qu’elle était mutée sur Paris, donc plus aucun contact. J’ai pleuré un peu, en même temps on ne c’était vu que 3 ou 4 fois dans les couloirs.
Voyant que cette méthode de ‘correspondance’ marchait un peu, j’ai essayé de renouveler cette façon de faire, avec deux ou trois autres filles, sans aucun succès. 
9) Il y a 3 ans environ, au premier le l’an, rencontre de SAM5. Elle est sympa, gentille, mignonne. Le courant passe bien, comme un con je ne pense pas à lui demander son numéro. J’espère la revoir au premier de l’an suivant, bien sûr elle n’est pas là. Dans l’année j’apprends qu’elle m’a envoyé une lettre, que bien sûr je l’ai jamais reçu. Peut de temps avant le deuxième Jour de l’An, je la revois au restaurant où je mange tous les jours. Le lendemain, je me décide à lui écrire une lettre, lui déclarant plus ou moins mon envie de la revoir. Il semble que la période de deux ans de réflexion, soit récurent chez moi. Au Jour de l’An, elle n’est pas là, j’apprends qu’elle est sur Paris et qu’elle est ‘maqué’ avec un policier.
10) Cet été, au mariage de mon cousin. Je fais la connaissance de deux filles SAM6 et SAM7. Je sympathise avec SAM6, danse avec elle, discute, puis plus rien. Je pense que c’est de ma faute, sur ce coup là, je ne me suis pas assez ‘occupé’ d’elle. En effet, pendant les ‘fêtes’, j’ai la fâcheuse tendance à ne pas picoler et vouloir ‘aider’ tous le monde, apporter les plats, faire la vaisselle, ranger, … Plus tard, SAM7, qui, j’ai l’impression, a des vues sur moi, commence à me parler, patati patata, elle m’attire pas plus que çà, je la trouve trop autoritaire à mon goût. Fin de la soirée, pratiquement tout le monde est parti, j’aide les personnes restant à préparer le retour de mariage. Le lendemain, il ne se passe rien, je discute avec SAM6 et un peu avec SAM7. Fin d’après midi, elles m’invitent à boire un verre. Une fois de plus, comme le gros con que je suis, je me sens obligé d’aider à ranger avant de les rejoindre. Je pensais en avoir pour 1 heure grand maxi, ben non, çà a duré plus de 3 heures. Bien sûr, je suis aller au rendez-vous avec plus de 3 heures de retard, et évidemment il n’y avait plus personne. J’ai vraiment le c.. bordé de nouilles. Quelques jours après, j’envois un émail ‘collectif’, une blague à deux balles, avec SAM6 et SAM7, entre autre, en destination, en espérant avoir un ‘retour’ de la part de SAM6. Mais rien, aucune réponse, puis le lendemain, SAM7 me répond. Ce n’est pas elle qui était convoité au dépard, mais bon, essayons, je n’ai rein à perdre après tout. Il s’ensuit une légère correspondance par mail de 2 mois, tout l’été donc, jusqu’à une ‘engueulade’ entre nous deux après une mauvaise compréhension des désirs de chacun, fin de la correspondance. Et depuis… rien, nada, quedal.

Aujourd’hui, je suis comme ce type dans un avion, qui doit sauter en parachute et qui se trouve tétanisé devant la porte de l’appareil à 20 000 mètres d’altitude. Avec cette peur du vide qu’il lui bouffe les tripes et n’attendant qu’une chose, qu’on lui donne un bon coup pied dans le c.. pour sauter. Il se sait pourtant qu’il va prendre son pied à « sauter », il sait aussi qu’il y a des risques de plantage. Mais ce n’est pas de çà qu’il a peur, il juste peur de ce vide, cet inconnu. Peur du saut uniquement.

C’est dingue, après tous ces échecs j’en suis à me demander comment une femme me perçoit, gros, petit, moche, laid? Je n’en sais absolument rien. Je suis bien conscient de ne pas avoir le physique de Brad Pitt mais je ne crois pas non plus, enfin j’espère, avoir le physique de Quasimodo. Je ne peux pas m’empêcher de m’interroger. FIN

La guerre des sexes

Par Gauthier

Nina nous a pondu hier un très bel article sur les méandres de la psychologie masculine. C’est de bonne guerre. Elle conclut par ceci « parce que, finalement, ce que l’on prend pour une incompatibilité entre les sexes n’est ni plus ni moins que deux personnalités différentes qui se rencontrent ». Et bien moi je dis non ! Pourquoi ? Mais je m’en vais vous l’expliquer. Avant de commencer, je rappelle que je n’ai aucun diplôme de psychologie et que tout ceci est uniquement la conséquence de mon vécu et de mon ressenti.


Passons outre le fait que naturellement deux personnes qui se rencontrent ont du mal à se comprendre. Il faut passer par un long travail d’apprentissage de l’autre, je suis entièrement d’accord avec cette affirmation. Bien entendu ça ne vient pas uniquement de la différence de sexe, j’ai du mal à comprendre les hommes, alors que je suis pénissalement équipé (oh il me plait ce néologisme !!!!). Mais revenons à nos moutons.

L’homme a changé, pour plusieurs raisons, mais surtout parce que la femme a changé avant lui. Je suis un féministe convaincu, par moment je suis plus féministe que les femmes. Certaines de mes amies me hérissent le poil quand elles me disent « c’est une salope, elle couche avec tout le monde », moi aussi je couche avec tout le monde, « mais toi c’est pas pareil t’es un mec ! ». ET ALORS ???? Oui bon je me bats à mon niveau pour faire avancer les choses, même si je suis d’accord avec vous, ça semble plutôt futile…

Aujourd’hui les femmes travaillent, sans l’accord de leur mari (et seulement depuis 1967 ou 1969, là j’ai un trou, j’avoue), elles peuvent avorter, elles élèvent seules des enfants, elle sont carriéristes, elles peuvent même se présenter à l’élection présidentielle en étant crédible (n’est ce pas Madame Royal ?). Bref que de chemin parcouru en un demi-siècle d’émancipation du « sexe faible » ! Oui « sexe faible », c’est bien là que réside le problème. Parce que si tout le monde se réjouit de l’évolution de nos sociétés occidentales, les préjugés et les stéréotypes sont coriaces. Je ne vous referais pas ici le cours de communication sur les préjugés et les stéréotypes que j’ai eu le bonheur de suivre cette année. Tout ce que je vais vous dire c’est que l’image que nous avons des femmes (tout sexe confondu) dans la société actuelle ne représente plus la réalité. Pourquoi doit-on s’extasier devant une cadre sup’ qui allie parfaitement une vie de famille (trois enfants) et un salaire annuel supérieur à 50 K€ ? « Quelle femme « ! ». Je ne vois pas où il est impossible pour une femme de réussir ça ! Je ne vois pas pourquoi je devrais être admiratif, elle a travaillé, elle a réussi. Point barre ! Ah mais oui bien sûr c’est une femme, le « sexe faible »…

Alors que se passe-t-il concrètement chez les mâles ? Et bien ils changent aussi. Combien de magazines de société ont consacré des unes à ces « hommes nouveaux », à « l’homme beau », ou au « métrosexuel » ? L’homme assume son corps, assume ses faiblesses, et surtout il assume sa « féminité ». Aujourd’hui quoi de plus naturel qu’un homme de 30 ans qui passe deux fois par semaine dans un club de gym, qui met des crèmes de jour, et qui assume pleinement d’avoir un jour recours à la chirurgie esthétique. Et je ne parle pas que des stars de cinéma ou des hommes politiques, non, toutes les csp sont concernées. Mais surtout ce qui change c’est son rapport à la femme, à l’autre sexe, à cet ex « sexe faible » que l’on ne comprend plus.

Mes parents sont nés dans les années 50, bien qu’ils soient de la génération post-soixante-huitarde, ils sont relativement conventionnels. Par exemple ma mère s’est mariée, elle a eu deux enfants, elle a arrêté de travailler, et elle a consacré sa jeunesse à nous élever, mon frère et moi. Par la suite elle a repris un travail « quand nous sommes devenus assez grand », comme elle nous dit. Et il y a 4 ans lors d’un déjeuner, elle m’avoue ceci :
– Tu sais je ne suis pas heureuse avec ton père !
– Tu veux divorcer ?
– Non… (gros blanc) Je me suis mariée jeune, je vous ai eu jeune, je suis très heureuse de vous avoir tous les deux, mais avec ton père ça ne se passe pas bien.
– Je ne comprends pas pourquoi tu restes alors !
– Je ne suis pas heureuse, mais je ne suis pas malheureuse, ton père est gentil, il subvient à nos besoins, si j’étais malheureuse je partirais, si je tombe amoureuse de quelqu’un d’autre je partirais.
– Tu n’es plus amoureuse ?
– Je ne le suis plus depuis que j’ai 17 ans…
Pour l’histoire ma mère a rencontré mon père à 16 ans, elle s’est mariée à 18, et à l’heure actuelle ils sont toujours ensemble.

J’ai mis longtemps à comprendre pourquoi elle restait, à présent je suis assez grand pour supporter le divorce de mes parents, mon frère aussi, alors pourquoi ? Parce que ma mère estime que sa place est auprès de mon père, de même que mon père ne pourrait pas vivre sans sa femme. C’est un compromis, une sorte d’accord qu’ils ont passé tacitement, tant que ça tient, ça tient. Qui à l’heure actuelle se verrait dans ce genre de situation ? Quelle fille de mon entourage verrais-je faire ça ? Franchement personne !

Les femmes ont changé, et les hommes aussi. Maintenant le fond du problème est le suivant : messieurs, ces dames n’ont plus besoin de vous. Une femme aujourd’hui a envie d’un mari, elle a envie d’avoir des enfants, elle a envie de réussir sa vie professionnelle. Mais elle n’a plus besoin d’un mari pour exister, elle n’a plus besoin d’être mère pour être reconnue. Là réside le fond du problème, les relations ne peuvent plus être les mêmes quand on remplace le besoin par l’envie. Alors on cherche des solutions pour se comprendre, pour pouvoir s’aimer comme se sont aimées des générations avant nous. Mais l’amour n’est qu’une illusion, on ne peut plus reproduire ce que faisaient nos aïeux, pourtant on s’y accroche.

Outre les changements dans les mentalités des deux sexes, ce sont les changements dans leurs rapports qui vont encore faire couler beaucoup d’encre. Surtout en France où nous sommes si cartésiens, et où tout semble décorticable et compréhensible pour peu qu’on veuille vraiment comprendre. À mon sens, le vrai défi de ce siècle naissant n’est pas de percer les mystères de la psychologie, mais de savoir comment nous allons interagir. De là découle une nouvelle conception du couple, de l’amour, et, bien entendu, de la famille.

La saleté

Par Gauthier
Minuit : bilan de la journée, levé à 14h, je traîne tout l’après midi en sous-vêtements, nourriture : nicotine et caféine. Je réponds à mes mails. Je passe sur les chats, je vérifie le blog. Je pars manger à l’extérieur. Des gens me regardent dans le métro, d’autres m’ignorent. Tout est normal, Paris est pleine de gens seuls qui ne communiquent qu’à travers des regards dans le métro. Merveilleuse avancée technologique que le portable, on peut parler, mais pas directement, pas avec les gens que l’on croise, uniquement avec ceux de notre cercle. Ces gens-là, assis en face de moi, ce sont les « autres », je ne les regarde que pour avoir matière à analyser, ou critiquer, ou montrer mon indignation. Ils sentent mauvais, ils ne sont pas beaux. Les « autres » c’est la saleté.
 
Cette saleté me poursuit, s’insinue partout en moi. Elle me dérange. Je dois encore mettre ma main sous mon nez pour respirer du parfum. Je dois détourner le regard, la saleté est visuelle : les SDF, les pauvres, les cons, tout sent mauvais, tout est saleté.
 
Je passe la soirée sur le net, je ne parle qu’aux gens qui m’intéressent, les gens beaux, les gens que je connais déjà, mes amis. Je zappe les autres, toujours ces autres, ils sont partout, la saleté est chez moi. Je me sens agressé, j’ai la nausée. Comment puis-je retrouver le sourire ? Comment pourrais-je avoir envie d’aller vers les autres ? C’est impossible. Je dois conserver ce que je suis, ceux que j’aime, je dois me protéger.
 
Je me sens seul. Personne ne me regarde chez moi, personne ne me parle, personne ne respire mon air, je me protège trop ? Non si j’ouvre la porte les autres vont entrer, et je serais sali.
 
Un homme veut venir se faire baiser. Encore un, c’est le quatrième ce soir qui me le propose. J’accepte, j’ai besoin d’un miroir dans lequel me trouver beau, me trouver important, même si ça ne dure qu’une heure. Je prends une douche, je dois me débarrasser de la saleté, des odeurs, des sensations, je dois être neuf, presque vierge, pour supporter que quelqu’un me touche, me sente, me baise… Je frotte, je commence déjà à me transformer, je le sens. Je suis beau, je suis désirable, je suis cet homme à qui j’aimerais tant faire l’amour, à qui j’aimerais tant donner, sans rien attendre en retour. Comment pourrait-il résister ? J’ai besoin d’être sûr qu’il soit séduit au premier regard, qu’il me déshabille avec ses yeux, qu’il me regarde avec ses mains.
 
La sonnette retentit, avant d’ouvrir la porte je regarde une dernière fois ce visage dans le miroir, j’aime ce reflet. Je mouille mes lèvres quand j’ouvre la porte. Mon cœur s’emballe quand je pose mes yeux sur lui. Il entre en me souriant, il me regarde, il a une lueur dans les yeux. Mais il ne me voit pas, il ne voit que cet homme que j’offre à tous ces amants de passage. Je suis devenu celui que j’aspire à rencontrer, celui que je ne suis pas. Il flatte un étranger, il lui dit les choses qu’il a besoin d’entendre pour se laisser aller. Je deviens complètement l’autre, je sais qu’il est à moi, je l’ai séduit, je le tiens. On s’étend, on se caresse. Nos transpirations se mélangent, nos râles se synchronisent. L’odeur de sa peau, l’odeur de son sexe, l’odeur de son excitation, l’odeur de son plaisir, tout m’envahit et me transporte. Je lui donne tout, je viens en lui, le voile se déchire et je retombe.
 
Je me retire, fébrile, et tel un puceau découvrant l’orgasme je m’effondre sur le lit, je ne le regarde pas, il me parle encore, il me flatte toujours. Je ne suis plus là, je ne veux plus être là. Je touche mon ventre, mon torse, mon sexe, tout est moite, tout est sali. La saleté, elle est encore là, elle vient de moi, elle vient de lui, elle vient de nous. Je ne la subis pas, je l’ai désiré, je la chéris. Pour la première fois de la journée je ressens et j’exalte, bref je vis.
 
Qui sont les autres ? Cet homme dans le métro qui me sourit, cette femme qui rajuste le blouson de son bambin dans la rue, ce SDF qui parle tout seul avec sa bouteille de vin à la main, cet homme que j’invite chez moi à 2h du matin, ce reflet dans le miroir de ma salle de bain ? La saleté c’est les autres, oui, mais c’est moi aussi, elle m’empêche de m’ouvrir, mais j’en ai besoin pour me sentir vivant. Je dois devenir ces « autres » pour la supporter.
 
La vie n’est-elle qu’un cercle où je suis en train de me perdre ?

Rencontre amoureuse virtuelle

Par Florent
Ceci n’est pas un plan foireux comme les autres car il s’est passé sur le net
Voila apres mon divorce, au bout d’un an et demi j’ai decidé de mettre toutes les chances de mon coté afin de refaire ma vie. Avec le boulot, ma fille a m’occupé ( c’est moi qui en ai la garde ), le ménage, les papiers … pas le temps de sortir et de rencontrer du monde
Alors je me suis mis a tchater sur le net
Au bout de 15 jours de recherches infructueuses j’ai failli arrêter et c’est là que je l’ai rencontrée. Je me suis mis a parler avec une femme sur le net d’abord puis au téléphone, au bout de 15 jours
Et la le miracle, le bonheur. On avait tout en commun, la même vision de la vie , les mêmes centres d’intérêt, mes mêmes goûts…, bref le bonheur, c’était elle
De jours en jours on s’est de plus en plus senti attiré et tous les soirs on attendait notre appel téléphonique
Tout allé pour le mieux
Alors je suis dit mon grand voila la femme que tu recherches et au bout d’une semaine de téléphone lui ai proposé de nous rencontrer
Le rendez vous a été pris pour le dimanche suivant a 11 h
J’étais aux anges et en meme j’avais tres peur, cela faisait un et demi j’avais pas rencontré une femme
Enfin bon le rendez vous été pris.  Alors le dimanche me suis levé de bonne heure afin de me préparer
Je me suis lavé, rasé, mis ma plus belle chemise, bref j’étais le plus beau lol
Et me voila parti vers l’inconnue, je suis allé chez le fleuriste histoire de faire l’homme attentionné, galant
Bref c’était parti
Et enfin a 11h nous nous sommes rencontré et la….
La surprise fut de taille lol, j’avais oublié un petit détail, on s’était pas vus, ni même en photo
Le clash complet car en fait on s’est pas plu du tout et la j’ai bien senti que ca craignait
On a commencé à se promener, on devait manger au resto et elle a commencé a me dire qu’elle avait mal la tête et moi lui disais que j’étais pressé
Bref chacun de nous cherchait une porte de sortie
Alors d’un commun accord on s’est laissé et à 11h45 j’étais déjà reparti
Comme plan drague c’est pas tres glorieux mdr
Depuis me suis bien rattrapé, j’ai rencontré quelqu’un d’autre sur le net, on s’est montré nos photos et cela fait un an qu’on vit le parfait amour!!!