Et le sage dit : « le secret du bonheur est dans la liste »

N’importe quoi mon titre

– Ma freebox était morte de chez morte. Samedi, j’ai besoin d’aller au cybercafé pour mettre mon blog à jour et constituer mon dossier pour ma plainte. 11h30, je pars de chez moi
(j’étais déjà allée à la Poste avant), j’arrive au cybercafé à côté de chez moi : fermé. Je cherche un nouveau cybercafé et après avoir fait un splendide détour, j’en trouve un autre. Fermé. Bordel ! J’ai fini par descendre sur Paris, là où je savais que j’en trouverais un. Heureusement qu’avec Future Coloc, on avait déjà décidé de prendre un autre FAI que free. Lundi, je les appelle pour les incendier et là, je me rends compte que j’ai oublié de raccorder la box à l’ADSL. D’ailleurs, dès que je le fais, ça remarche.

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– L’alcool au bureau, c’est le mal. Mais c’est ma faute à moi si on sort le champagne pour les départs ? Mais j’ai pas fait sonner l’alarme (puisque je suis pas partie en
dernier).

– Grand moment de solitude samedi. Après le cybecafé, je décide de fumer une clope avant d’aller au commissariat mais je trouve pas mon feu. Je vois un gros Black genre le mec
qu’il y a dans le clip « Gangsta Paradise » de Coolio allumer une clope donc je décide de lui demander du feu mais là, il me tourne le dos. J’ai mis deux minutes à arriver à attirer
afin son attention. Je me suis sentie toute petite et invisible sur le coup.

– J’ai de la chance, je suis vraiment tombée sur des flics sympas. Ca fait du bien de voir qu’on est écoutée quand on a un gros problème et ne pas passer pour une folle
furieuse.

– Suis-je programmée génétiquement pour attirer les tarés ? Dimanche, je retourne au cyber en attendant mon rendez-vous avec Patapon et là, je m’assois à côté de M le pervers
un peu malade dans sa tête qui a passé deux heures à regarder un coup mon écran, un coup mes seins, un coup des vidéos érotiques (voire pornos) sur son écran. A un moment, il mate l’écran de son autre voisine qui, excédée, le tourne pour qu’il ne puisse plus voir ce qu’elle fait. A un moment, il s’excite sur son clavier pendant 5 minutes alors que sa session est expirée. Quand je me lève pour partir, il fixe carrément mes seins sans même faire semblant d’être discret. J’adore.

 – Cette semaine, j’ai relu et corrigé la fin de Technopolis. Je me souvenais pas de tout et j’étais à fond dans l’histoire. Et j’ai revécu le traumatisme de quitter mes personnages, ça m’a rendue un peu triste. Mais je vais vite corriger le numéro deux pour pouvoir le terminer. C’est quand même une tétralogie, je n’en ai pas encore fini avec Oceany.

– Avec ma chérichounette, on devient de plus intime. Même qu’elle m’a vue sous la douche (bon, non, en fait, elle regardait pas mais elle était dans la salle de bain pendant que je
me douchais). N’empêche qu’entre nos vacances et tout, ça faisait 3 bonnes semaines qu’on s’étaient pas retrouvées en tête à tête alors du coup, on s’est fait un espèce de grand chelem : pizza, île de la tentation, sex house, vodka rouge-Dark dog… et surtout papotage jusqu’à des 6h du matin. Et en plus, elle m’a offert un savon à la lavande qui sent vraiment très bon.

– Dans la série la RATP m’en veut, là, j’ai une preuve flagrante. Mercredi, je repars de chez chérichounette (dites le à l’oral « chez chérichounette », pas facile !), il pleut. Alors que je chemine vers la gare, sur le trottoir, un bus me dépasse…et m’envoie une belle gerbe d’eau dessus. Je sais pas pourquoi mais là, je me suis vraiment pas sentie glorieuse.

– J’ai refait ma couleur et là, en achetant du châtain, je me retrouve… ben, châtain, c’est dingue non ? Mais je m’aime bien en brune.

 – Sans doute plein de choses encore mais là, je reviens de la soirée forum vingtenaires qui était drôlement sympa, surtout que j’étais très bien entourée, alors j’ai pas trop la

force de cogiter !

La folle vie sociale de Nina

Tiens, si je racontais un peu ma vie pour changer (mouahahahah). La semaine dernière, je suis sortie quasiment tous les soirs, ce qui fait plein de choses à raconter. Pour faire un article un tant soit peu cohérent, je vais vous le faire jour par jour. Ouais, une sorte de liste mais moins fouillis que celle du samedi. Et là, je parlerai pas de pantalon qui tombe.

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Lundi : Soirée avec Lucie, de passage sur Paris. Ca fait du bien de se retrouver face à face après quasi un an sans se voir mais c’est comme si on s’était quittées la veille. Elle n’est pas heureuse sur son île et ça me navre. De façon complètement égoïste, j’aimerais qu’elle puisse revenir vite en métropole car on pourrait se voir plus souvent. Mais surtout, elle pète les plombs là-bas et ça ne me fait pas plaisir du tout, forcément. Mais soirée très très agréable, quoi qu’il en soit.

Mardi : Soirée présentations de la Best de Vicky, c’était important. Bon, en fait, moi, je me faisais pas du tout de souci : si ça arrive que
j’apprécie pas toujours les amis de mes amis, là, quand même, j’avais pas trop de doute. Première partie de soirée : cocktail avec Summer et nous trois puis dîner à la cantine sans Summer, partie rejoindre son Kinder. Comme je le pressentais, tout s’est bien passé avec Best, délicieuse soirée.

Mercredi : Normalement, barbecue entre collègues chez Philippe mais il pleut donc non.

Jeudi : Pique nique anniversaire de Summer avec pas mal de forumeurs. On s’installe dans le jardin des Tuileries mais évidemment, il pleut. Du coup, on
se rapatrie sous les arcades du Louvre et on passe une excellente soirée. Les passants passent bien au large mais suffit de nous regarder pour voir que nous sommes bien sous tout rapport. On passe vraiment une bonne soirée, je me suis cassée à faire des brochettes de bonbons entre midi et deux au boulot (les collègues étaient un peu dégoûtés de pas y avoir droit) que j’ai trimballées
en réunion chez Big Entreprise et tout. On mange, on boit (un peu), on rigole (beaucoup). A 23h30, un type en costard et cravate rose pâle s’approche de nous « Excusez-moi de vous déranger, je ne voudrais pas vous gêner, vraiment, la sécurité du Louvre nous a appelé pour nous demander de vous faire partir. Mais je suis vraiment désolé, hein ! ». C’est pas grave, on était justement en train de plier. Mais ce petit squatt improvisé fut drôlement sympathique, même si on s’est un peu gelé. Ouais, en août, le soir, on se pèle, si c’est pas dramatique.

Dimanche (ouais, entre temps, y a rien eu. Enfin, si, mais rien de socialement intéressant) : 18h, j’ai rendez-vous avec Patapon, le chef des Ra7orboys. En fait, ils avaient fait un jeu où il y avait un tour en mini Ra7or à gagner et la personne qui avait remporté la mise m’avait donné son lot. 18h, je suis assise devant l’Eglise St Augustin où on a rendez-vous. Le ciel se couvre (décidément !). Aux premières gouttes, je me réfugie sous le porche et je fais bien, il pleut des cordes. 18h15, coup de fil de Patapon « t’es arrivée ? ». 5 mn plus tard, je vois arriver la fameuse Mini. Pour monter dedans, je traverse la rivière qui s’est formée sur la chaussée, j’ai de l’eau jusqu’aux chevilles
malgré mes talons de 10 cm. Bon alors le thème de la balade était « on se la pète en mini dans Paris » mais je suis plus sûre d’être dans le ton avec mes petons dans l’eau, là. Le début de la balade est plutôt épique. Il pleut et on fait beaucoup de buée dans la voiture donc on voit rien de chez rien (et non, il conduisait donc on faisait rien de sexuel, bande de pervers). Heureusement, ça finit par se lever et on peut un peu profiter de la balade. De lieux touristiques en rues plus discrètes, j’adore. Oui, faut savoir que j’adore être passagère, moi, en voiture, en moto… Ca me permet de papoter et de regarder le paysage sans trop remarquer qu’il a une conduite pour le moins couillue, Mister Patapon (non, je ne dirais pas qu’il a doublé une voiture par la droite pour se rabattre vite fait devant son nez pour éviter le bus en stationnement. Ah oups, si, je l’ai dit). Après une bonne balade, on va boire un petit café chez lui, histoire de papoter
encore un peu. Comme il est sympa, il me refile le blaireau autobronzant pour mec que j’avais réclamé. Il marche très bien, mon collègue m’a demandé où j’avais réussi à choper un coup de soleil. Huuuuuuuuum ! Comme c’est un garçon charmant, il me ramène même chez moi en mini à nouveau. Et c’est déjà 21h, ciel ! J’apprends au passage que j’habite à à peu près 15 mètres d’un autre Ra7or. Plume sur Berges est vraiment le centre du monde !

Vous allez me dire : et alors ? Et alors rien. Je passe de délicieux moments en compagnie de délicieuses personnes et ça fait du bien de dire que c’est agréable et que ma vie sociale me plaît bien. Un peu trop intense parfois mais faut en profiter tant que je suis célibataire, jeune et sans enfants. Oui, je mets un S à enfants, je vous rappelle que je suis censée en avoir 3, damned ! En ce moment, je rencontre pas mal de gens (la Best de Vicky, Spacior du forum que j’ai découvert jeudi, Patapon) et que j’adore, tout simplement.

Mais promis, je vais essayer de trouver un motif de plainte bientôt, on va croire que je me bisounoursise, sinon. Je râlerais bien après free mais en fait, le problème venait bien de la prise, ça remarche depuis que j’ai rebranché le cordon ADSL, j’avais un peu oublié ce petit détail… Blonde un jour, blonde toujours.

Faut qu’j’vous raconte…

Par Lucas

Cet article répond à une demande de pas mal d’entre vous, filles ET garçons.
Il s’agit de vous raconter un peu plus en détails l’histoire de la Fée du Métro. Histoire qui appelle des commentaires de toutes les couleurs alors n’hésitez pas. Certains parleront de lâcheté, d’autres de geste exemplaire. Lectrice, Lecteur, à toi de juger !!

Nous sommes à Paris en juillet 2006. Il est 8h30, le soleil est dejà haut sur la capitale et la journée va être chaude. Même sous terre ou la moiteur est déjà là. Eh oui, comme des milliers de parisiens à cette heure, je suis dans le metro et je me rends à l’Hopital Tarnier. Perso je kiffe à mort le metro. Avec mon éducation bourgeoise j’ai pas eu la chance de l’utiliser souvent. C’est bien simple, dans une rame je mate tout le monde et j’essaye de deviner la vie des gens. Je suis fasciné par mes concitoyens. Je crois qu’un jour je vais monter dans une rame et hurler à tout va : « Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je m’excuse de vous déranger. Je voulais simplement vous dire que je n’ai pas d’enfants à charge, que j’ai un boulot de rêve, un salaire en conséquence, une copine canon, et je tenais à partager ce bonheur
avec vous qui avez tous des gueules d’enterrement. Bonne journée »

Et vlam, paye ton coup de déprime généralisé dans le métro…

Mais revenons y (dans le metro…)
J’étais plongé dans Aurelien d’Aragon, un roman d’amuuuuuur que j’adore. Et puis, innocemment, je releve le nez pour voir combien de stations il me reste
jusqu’a mon arrêt. Et là…
Là je tombe en pamoison devant une nana bellissima. A dire le vrai, aujourd’hui, son visage m’echappe (merci l’accident de ouature, merci le coma) mais elle était toute gracile. Comme par hasard, elle descend à Raspail, mon arrêt.

Je la suis.

Comme un pervers, je constate qu’elle a des guiboles magnifiques et un pas léger. Gloups.
Et puis on sort de la station.
Elle de continuer tout droit alors que je suis censé prendre à gauche.
L’intensité dramatique est à son comble (enfin je fais ce que je peux)
Dilemme… Que faire ?
L’inviter à prendre un verre et par là même inscrire sur mon front au rouge à lèvres:
« Je suis un dragueur de base, à ta place je dirais non, d’ailleurs je sens que tu vas dire non »
(oui j’ai le front de Frankenstein)
Ou tracer ma route et arriver à l’heure à mon rendez-vous ??
Comme un gros timide je pars à mon rendez vous, tout peiné, tout ronchon.

Bien sûr, je passe la journée à râler contre moi…
Et je préviens à la fin de la journée mon boss que j’aurai une heure de retard le lendemain…
Je quitte mon stage un peu en avance vers 18h30 histoire d’acheter une carte postale chez un libraire.
Une carte postale que je vois tous les jours en passant devant le panneau de présentation.

Le lendemain matin, je suis 10 minutes à l’avance à la sortie de Raspail.
Je m’assois sur un plot de beton et reprend Aurelien …
Un quart d’heure plus tard la donzelle arrive
Imaginez un Lucas avec les deux premières secondes de Un Homme Pressé en mode repeat à la place du coeur…
Je me lève, je range Aurelien dans mon sac et sors la lettre.
Au moment de la croiser je l’interpelle avec un grand sourire niais :

« Excusez moi Mademoiselle… Heu Bonjour.. Heu, vous avez du courrier ! Bonne journée !

Et je m’enfuis vers la station. Limite en courant mais comme j’ai encore des restes de fierté en moi je me retiens…
La carte postale représentait un manège parisien en pleine rotation.
Et je lui avais écrit çà…

Mademoiselle,
Je tenais à vous dire que vous êtes éblouissante, merveilleuse et feerique…
Avec cette carte postale, ce tour de manège, je vous offre un cadeau : un peu d’air dans vos cheveux, pour rafraichir 
votre journée estivale…
J’espere simplement que je vous croiserai de nouveau un jour, par hasard, dans une semaine, une mois ou une dizaine d’année.

Je n’ai pas signé.
La beauté d’un acte gratuit.
Parfois, j’y pense en souriant et j’essaye de me convaincre qu’elle a aimé.

Je suis liste addict

Aujourd’hui c’est samedi et devinez quoi ? Je liste.

– Le podcast audio, c’était une bonne idée mais du coup, je m’amuse à chanter au micro et à m’enregistrer. C’est rigolo mais faudrait que j’arrête de faire la nouille, des fois.

 

– Après 13 années de règles indolores, j’ai eu droit aux méga crampes. Au bord du malaise, légèrement fiévreuse, j’ai passé mon dimanche à maudire mes ovaires. J’aurais eu du sexe depuis mes dernières règles, j’aurais presque cru à une fausse couche. Oui, je vous rappelle que je suis une traumatisée du déni de grossesse.

 

– En France, c’est mal vu de faire des photos dans un magasin. Je vais aller chez SFR acheter vite un nouveau portable qui me permettra de faire des photos et de me les mailer puisque l’ancien a décidé que non, mailer, ça le faisait chier.

 

– Dans la série « Nina vs la RATP », un nouvel épisode cette semaine. Lundi soir, rendez-vous avec Vicky, je pars un tout piti peu en avance car, ce mois-ci, j’ai percuté qu’il fallait que j’achète un billet car on avait changé de mois, on note les progrès. J’arrive à ma gare, j’ai 6 minutes pour acheter mon ticket, largement suffisant. Je me mets devant le guichet de libre, l’autre étant occupé par un jeune homme, j’enfile ma carte bleue dans la fente (enfile et fente dans la même phrase, heureusement qu’elle était pas humide, la fente, ça m’attirerait des pervers…) et là, j’attends trois plombes et demi que la machine m’informe gentiment qu’elle a pas réussi à se connecter à ma banque. Putaiiiiiiiiiiiin ! Bon, le mec à côté de moi a fini, je vais lui piquer la place. « Guichet hors service » Putaaaaaaaaaaaain (bis). La guichetière n’est pas là donc je tape sur le micro pour la faire venir et elle me fait

« Normalement, je dois pas vous servir, j’ai mis un mot pour que vous alliez au guichet automatique.

– Oui mais ils ne marchent plus

– Oui mais normalement, je dois pas vous servir, c’est pour ça qu’il y avait le mot…

– Mais les guichets ne marchent plus ! »

Il me semble pas avoir utilisé des mots très compliqués quand même ! Bon, du coup, j’ai pas eu le train que je voulais, j’en ai pris un autre et c’était plus long.

 

– Le masque Lush, le vrai, le vert qui sent bizarre, est merveillissime. Par contre le baume à lèvre censé réparer les lèvres, moi, il me les a tellement séchées qu’elles ont craqué et ça fait mal.

 

– Comment mourir d’une crise cardiaque par Nina et sa maman. Prenez une Nina ordinaire et mettez là dans un lit pour la nuit. Elle dort. Au petit matin, genre vers 8h15-8h20, prenez une maman de Nina, faites lui monter les escaliers jusqu’au 1er et faites la entrer discrètement dans la chambre de la Nina. Là, faites en sorte que la Nina ouvre un œil et « Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!! Tu m’as fait peur ! ». Véridique.

 

– Ma mamie va mieux mais par moment, pédale un peu dans la choucroute, encore. Jeudi, on va la voir avec ma mère. Déjà, on rentre dans la chambre et elle dort, j’ai un peu la trouille sur le coup et ma mère l’a bien compris. Elle va réveiller ma mamie et là, ma grand-mère me regarde : « c’est qui cette jeune fille ? » Question rhétorique ou réelle question ? Non, ma mère me confirme après qu’elle m’a pas reconnue sur le coup, elle a fait pareil à mon père la semaine dernière. Bon, après, elle me reconnaît et j’ai droit à un « mais que tu es une belle fille ! ». Ma grand-mère est définitivement devenue gentille, on dirait.

 

– Je suis chiante ok. Mais je déteste les bruits de mastication et quand la fille à côté de moi dans le train se met à manger une carotte, ça me rend dingue. Et le sale gosse devant qui n’arrête pas de nous mater, la fille en question et moi, pas mieux.

 
– Conversation familiale :
Nina : Ouais, j’ai mis mon blog sur mon CV.

Maman Bartoldi : Oui, tu as bien fait, il est trop drôle ton blog

Papa Bartoldi : Oui bon c’est sûr que si le mec, c’est un protestant coincé, il va pas t’embaucher… »

Putain mais qu’est-ce qu’ils ont luuuuuuuuuuuuuu ?
 

– J’ai pris rendez-vous chez le coiffeur mardi, je vais me faire la coupe de Victoria, ça y est. Mais en fait, j’aime bien aussi celle de Joss Stone… Sinon, la situation en Iran me préoccupe hautement (c’est juste pour montrer que je suis pas une écervelée obsédée par ses cheveux)

La sexualité au microscope

Mesdames et messieurs, ladies and gentlemen, oyez oyez ! L’INSERM a fait une nouvelle étude sur la sexualité. La dernier datait d’il y a 15 ans, quand même, il était temps de
planquer micros et caméras dans les chambres à coucher pour savoir comment les Français baisent. Toi aussi, attire les pervers de google !
sexualite-couple

Moi,j’aime bien ce genre de grande enquête de société car elle atomise pas mal de préjugés. Par exemple, il était de bon aloi de s’indigner sur le fait que les jeunes ont une
sexualité de plus en plus jeune, damned ! Finalement, la perte de virginité est statistiquement toujours à 17 ans. Quand on sait qu’il y a 50 ans, l’âge moyen de ce déflorage était de 20 ans. 3 ans en 50 ans, c’est limite anecdotique. Hé oui, les ados, ils se la racontent mais finalement, rien n’a changé ! Par contre, on se rend compte que les hommes sont de sacrés fanfarons : alors que les femmes annoncent 4 à 5 partenaires dans une vie, les hommes sont autour de 11 à 12. Alors soit les coïts entre hommes sont beaucoup plus répandus qu’on ne le croit, soit y en a qui mentent. Les statisticiens aiment nous expliquer que les femmes baissent un peu le nombre de leurs partenaires alors que les hommes le gonflent.

 

Bon, je m’abstiendrai de commenter les chiffres car, finalement, je trouve qu’il n’y a pas grand-chose à en dire si ce n’est que peu de changement en 15 ans. Et je trouve que ça
referme une fracture que l’on pose systématiquement entre ados et adultes. On a l’impression que nos jeunes sont plus dépravés de nous, qu’ils parlent sexe comme nous de la météo. Mais c’est sans doute qu’on a la mémoire courte. Moi, quand j’avais 12 ans et durant une grosse part de mon adolescence, j’écoutais Love in Fun, je connaissais le sens des mots fellations, masturbation ou sodomie avant même d’avoir roulé ma première pelle. Pourtant, aujourd’hui, je suis une femme équilibrée à la sexualité épanouie et assumée. Ce n’est pas parce que j’ai grandi en écoutant tous ces discours sur le sexe que je suis une dépravée. Bien au contraire : oui, c’était sans doute trash mais à force d’entendre tous les soirs « tu fais ce que tu veux tant que tout le monde est consentant et surtout mets un préservatif ! », j’ai appris la base du safe sex. Aujourd’hui, j’ai même l’impression que les jeunes n’ont plus d’espace de discussion sur le sexe. Ils en parlent entre eux mais quand on a 16 ans et qu’on n’a pas ou peu expérimenté la chose, il est difficile de conseiller ses amis. Alors, il y a Internet, les blogs et les forums mais on ne sait pas quelle info ils vont trouver. Je pense que certains conseils peuvent faire plus de dégâts qu’autre chose…

Quelque part, c’est hallucinant de voir qu’en 15 ans, le changement majeur, c’est la sexualité plus importante des 50 ans et + (un message d’espoir pour nous, les enfants). Le fait que l’âge du premier rapport ne baisse pas ne m’étonne pas en soit. Déjà, j’ai l’impression que quand j’étais ado, tout le monde baisait sauf moi mais finalement, aujourd’hui, quand je parle aux gens, c’est fou le nombre de personne qui avait atteint la majorité puceau ou pucelle. Je pense que malgré la pornoïsation, réelle ou fantasmée, de la société, il n’en reste pas moins que les ados ne se mettent pas à baiser à peine leur puberté arrivée. Sauf exceptions certes mais c’est pas nouveau non plus.
 

Enfin, « les femmes avouent avoir 4 partenaires dans leur vie ». 4.4 exactement. Une blogueuse m’a fait remarquer que ça ne voulait rien dire en soi et elle a parfaitement raison. Si aujourd’hui, tu me demandes combien de partenaires j’ai eu dans ma vie, dans la mesure où je n’ai que 26 ans et que je suis célibataire (enfin, je suppose), sûr qu’il y en aura au moins un de plus. Même que la voyante de l’autre jour, elle m’a dit que j’aurai d’autreS relationS après celle que j’avais mais qui apparemment est terminée donc ça suppose que… Parce qu’évidemment, vous interrogez une petite jeune de 17 ans qui vient de perdre sa petite fleur, elle vous répondra un. Y a les chanceuses ou pas (gros débat) qui sont toujours avec leur amoureux de leurs 17 ans et qui n’ont donc connu qu’un amant. Et puis, la réponse, la vraie,on ne peut la donner que sur son lit de mort. « Alors, mémé, combien d’hommes as-tu connu ? Houuuuuuuuuuuuuuuuu… Je sais plus ! ». Damned ! Par ailleurs, doit-on compter tous les partenaires ou ceux qui ont un tant soit peu compté ? Non parce que si on ne compte que ceux-là, ben, je suis beaucoup plus proche de la moyenne ! D’un autre côté, un nombre élevé de partenaire ne veut pas nécessairement dire que je suis une fille facile ou une salope. Ca veut juste dire que j’ai pas trouvé mon only one. Si jamais je le trouve.

Elucubrations nocturnes

 Par Tatiana
 

La nuit, souvent je fais des rêves. Oui, bon je sais tout le monde en fait. Mais le truc c’est que moi je m’en rappelle tout le temps (car en général je me réveille juste après et je me rendors aussi sec), et qu’ils sont assez bizarres. Mon inconscient aime à s’exprimer haut et fort. Déjà quand j’étais au lycée, une des premières choses que je faisais en arrivant le matin c’était raconter mes rêves devant une audience mi-captivée, mi-interloquée devant mon imagination nocturne. Aujourd’hui ça continue. Je pourrais écrire un livre sur mes rêves. Une de mes amies m’a même dit que mes rêves étaient tellement bizarres qu’elle va m’acheter un livre sur l’interprétation des rêves pour mon anniv. Faut dire que les psychanalystes se régaleraient tellement ils sont symboliques.

L’autre soir mon inconscient a remis ça, une fois de plus. Voici ce dont je me souviens, donc pardon pour les choses peu claires :

Je suis dans mon appartement et il fait jour. Je dirige mes yeux vers ma fenêtre et là à mon grand étonnement et énervement, je vois un mec (le chanteur Raphaël) sur mon balcon me regardant avec l’œil pervers et avec le sexe qui sort de son pantalon. Ca me met hors de moi et je lui hurle dessus (mais il se marre) et je finis par appeler la police. Mais comment est-il arrivé sur mon balcon ? Alors en fait il à balancé une corde par-dessus la fenêtre et il a fait genre je m’accroche à la corde. Oui parce qu’il habite l’immeuble en face et il faut savoir que ma rue est très étroite et que de ma fenêtre à celle de mon voisin y a pas tellement de distance. La police met un certain temps avant d’arriver et au final je me rends compte d’un coup que je suis tranquillement en train de parler avec lui chez moi. Ni une ni deux je le remets dehors et je ferme les volets pour être sûr qu’il ne remette pas les pieds chez moi. C’était un conseil de la police. De son côté je crois que la police lui interdit de remettre les pieds sur mon balcon et il doit jeter sa corde sous peine de grosse amende. Après je ne me rappelle plus de rien, j’ai du me réveiller je crois.

Bon et là c’est seulement un aperçu, il est pas si bizarre que ça ce rêve. J’en ai fait des pires, dont celui ou des extraterrestres qui ont l’apparence de la faucheuse, descendent sur terre (enfin chez mes parents) et je me bats contre eux. Ou encore celui où je vois un chat s’éventrer devant moi (tout en me parlant en même temps) et se recoudre ensuite. Celui là il m’avait traumatisé à l’époque. J’en passe et des meilleures cela va s’en dire.

Vous l’aurez donc compris, ma vie nocturne est aussi folle que ma vie normale. Mon paysage onirique est très varié, on ne peut pas dire que je n’ai pas d’imagination. Par contre, soyez gentils de ne pas trop interpréter mes rêves. Si justement cela apparait codé c’est bien pour que ça n’arrive pas jusqu’à ma conscience.

Listing de la semaine

Voilà un article vite écrit et rigolo, peut-être que je vais en faire un rendez-vous incontournable du samedi. Ou ça va me gaver et je le ferai pas. Bref, je suis une grosse rebelle, na. Alors, pensées de la semaine

doisneau
– dans la série « dans ma famille, on est pas toujours doués », cette semaine, on découvre que Carambar, le chaton de ma sœur est en fait… une chatonne. Cette semaine, ma sœur, son namoureux et donc leur chat sont partis chez mes parents. A peine arrivé, Carambar comme à se frotter partout en roucoulant bizarrement et en mettant son cul à l’air dès qu’on l’approche. Soit il est gay passif, soit il est femelle. Après vérification, il est femelle. Ben ma sœur qui voulait le castrer l’a finalement ovarectomisé. Il était temps car la pauvre bête était en pleine chaleur donc n’arrêtait pas de miauler et de tripoter Clio, la chatte de mes parents. Et voilà, à force de la traiter comme un mâle, on en a fait une chatte lesbienne (je vais attirer plein de pervers, là).

– vendredi matin, j’ai accumulé les catas. Levée à 8h20 (si, si). 8h40, je suis habillée, il me reste 20 minutes pour me maquiller et boire un café donc je décide de lancer le café avec ma nespresso mais le réceptacle à capsules vides est plein et en vidant les capsules dans la poche qui me sert de poubelle, j’ai foutu du café partout par terre donc je nettoie (les lingettes grattantes qui sentent puent le citron de M. Propre sont top). Après, je remets la capsule dans le nespresso mais j’arrive pas à fermer le truc donc je renverse la machine pour récupérer ladite capsule et en fout partout. Oui, le matin, je suis extrêmement blonde. Du coup, je suis à la bourre, du coup, je rate le train. J’arrive sur le quai et lit en attendant le train suivant, hop, je monte dedans, j’arrive à la gare pour prendre le RER et là, je réalise que nous sommes le 02 du mois… et que j’ai pas racheté de carte orange (mon grand classique, ça). Bon, c’est pas grave, je vais me démerder. Je me rapproche des portiques et je vois des agents RATP, et meeeeeeeerde ! Mais ils regardent la bandas qui joue donc je demande à un monsieur s’il peut me laisser passer avec lui et hop, me voici devant le guichet automatique… Et là, je me souviens que ma carte bleue trône fièrement sur mon meuble d’entrée, chez moi… Ok, je suis vraiment gourdasse quand je m’y mets.

– j’attire les gosses, c’est un fait. Mardi, je suis allée au salon de thé avec Summer, un salon de thé très classieux, très smart (très cher mais on s’en fout, on se fait plaisir). Et bien en 3h, la table voisine a été occupée par trois groupes différents dont deux avec enfants… Et ils étaient systématiquement à côté de moi !

– la semaine prochaine, je vais bosser à la bibliothèque, ça me fera du bien de changer d’air. Ou alors au Starbucks, surtout qu’ils sont toujours beaux, les serveurs, et que ça fait toujours du bien aux mirettes. Et puis ça sent toujours bon le café.

– faut que je me remette au sport.

– la semaine dernière, j’ai vu un trop beau cahier, j’ai hésité à l’acheter mais quelqu’un a été plus rapide que moi. Depuis, je culpabilise, ce cahier m’obsède

– ca y est, j’ai acheté mon appareil photo. Mais je l’ai pas encore reçu

– le printemps arrive, la Kenya est roucoulante et j’ai 10 idées à la minute.

– par contre, des fois, j’ai des réflexions vraiment très connes. Par exemple, jeudi soir, je somnolais sur mon canapé, enroulée dans ma belle couverture violette quand je remarquais qu’en France, on avait la fin de semaine qui correspondait à jeudi/vendredi alors que le week-end, qui veut dire la même chose, désigne le samedi et le dimanche. J’ai trouvé ça fascinant, sur le coup.

– vendredi, suis allée à l’expo Doisneau avec Summer et j’ai vraiment adoré, j’ai acheté un livre de photos du coup. Et quand j’aurai reçu mon appareil, je ferai ma Doisneau, na

– y a des mecs qui sont vraiment des connards (pas le mien). Je croyais en avoir une belle collection mais finalement, y a des copines qui ont trouvé pire. Mais bon, je me dis que ce genre de comportement, on le paie toujours à un moment ou à un autre.

– chéri, je fais comment si j’ai un entretien avec la trace que j’ai dans le cou, maintenant ? (mais je t’en veux pas ! Hihi)

Voilà, une semaine bien remplie, en somme !

Pas le temps

J’ai pas du tout le temps de faire un article, il est 3h32, je viens de passer presque deux heures au tel avec mon ex Guillaume 1er et demain, j’ai beaucoup à faire avant de partir en week-end. Alors pour pas que vous soyez en manque de votre article quotidien, je vous mets plein de trucs en vrac, vous commentez ou pas.

– l’été indien, c’est une belle saison

– j’ai vu un papillon magnifique dans le train l’autre jour, ça m’a enchanté ma journée

– il y avait des grenades au supermarché hier, j’en ai pris deux, une pour hier soir et une pour ce soir, mon palais m’en est très reconnaissant.

– j’ai minci et ça fait plaisir

– Ils m’énervent à mon supermarché de pas bien trier les bas et les collants, j’ai donc acheté par accident deux paires de collants au lieu de deux paires de bas.

– je veux castrer l’immonde pervers qui m’a matée chez moi l’autre nuit alors que j’étais nue dans mon lit et m’a dit qu’il voulait lécher une certaine partie de mon anatomie, ne partant que quand j’ai menacé d’appeler la police et qui m’a foutue une putain de trouille

– les filles sont des psychopathes qui pensent que tous les mecs veulent les sauter. Alors que l’amitié homme/femme, c’est concevable AUSSI pour un mec.

– mon ex (Alexandre) est un mec bien (certes avec ses défauts mais qui n’en a pas?) et je ne laisserai personne dire le contraire. Parce que si je suis sortie avec et aimé de tout mon coeur, c’est pas pour rien. Et s’il s’est tapé trois heures de train juste pour une rupture en bonne et due forme, c’est qu’il ne s’intéressait pas qu’à mon cul.

– mon proprio est un connard qui ose me réclamer 80 euros de charge alors qu’il ne m’a pas remboursé un centime sur les 800 euros de facture de plombier de janvier. Même que si je paie pas, il appelle mes parents. Je prie très fort pour qu’il tombe sur ma mère, histoire qu’on rigole.

– l’épilation laser me fait rêver

– le masque capillaire nutrigloss me fait de superbes cheveux mais je dois quand même aller chez le coiffeur.

– ils font chier à l’INALCO de pas filer des conventions de stage aux premières années, j’irai donc faire semblant d’étudier le russe ailleurs. D’ailleurs, le Russe, ça me fait grave kiffer, je rêve qu’on me parle en russe pendant l’amour (ou croate, à la limite, surtout si c’est le Dr Kovacs), même (et surtout) si je comprends rien.

– j’ai reçu le catalogue sexyavenue, y a un vibro pour langue qui m’a interpellée. A noter que ça sert à rien d’envoyer ça dans une enveloppe banale si au-dessus de mon nom, on lit clairement dans la fenêtre de l’enveloppe : « code : sexy ».

– ce week-end, je vais voir la mer et faire de la moto!

Promis, je me rattrape la semaine prochaine!

Tous les soirs, je me fais une petite……

Mercredi soir, j’ai fait une soirée blog avec plein de gens connus : Gauthier (of course), 7h48, Cham, Wil, le Maniac et Eguemarine. En fin de repas, miss Rouquine est arrivée, accompagnée de Sylvain. On discute un peu de tout et à un moment, elle me dit : « en ce moment, sur ton blog, tu parles pas de toi. » Je lui fais remarquer que j’ai pas grand-chose à raconter de passionnant mais elle insiste. Donc si vous trouvez cet article chiant, vous savez à qui vous en prendre (quelle vilaine lâche, je suis !).

Bon, que fait une Nina en ce moment ? Le matin, la Nina est tirée de son sommeil par un réveil crachant les programmes du Mouv. Parfois, la Nina ne l’entend pas de suite, ce foutu réveil, et émerge plus tard. Il y a des jours aussi où ses gentils patrons l’appellent plus tôt, genre à 8h-8h30 (mon réveil est à 9h) donc la Nina est réveillée par le téléphone, ce qu’elle n’aime pas. C’est agressif un téléphone, ça fait des sonneries super moches et ça fait sursauter notre pauvre Nina qui a l’impression qu’elle va clamser d’une crise cardiaque.

Une fois debout, la Nina va dans la salle de bain pour diverses émulsions. Ensuite, elle enfile une culotte et son paréo, elle va ouvrir les volets, nourrit Kenya et prépare son petit déjeuner : cappucino et biscuit. Si vous voulez tout savoir, en ce moment, c’est bichoco au chocolat, justement. Tandis que le cappucino chauffe dans le micro-ondes (oui, lait et plaques électriques, c’est pas top comme mariage), elle se connecte au blog pour mettre l’article du jour, répond aux comms, lit ses mails et ses blogs préférés (liste sur le côté). Donc une heure plus tard à peu près, elle daigne enfin se mettre à bosser.

Alors, que fait-elle ? Le lundi et le jeudi, c’est revue de presse donc consulter la presse en ligne et récupérer tous les articles sur les 18-35. Des fois, ça fait beaucoup et d’autres, pas du tout. Une fois les articles collectés, elle les imprime, les lit avec son stabilo magique pour souligner ce qui est important puis elle rédige sa revue de presse. Elle la met ensuite sur l’éditeur du site et prévient ses boss que c’est prêt à la lecture. Les autres jours, la Nina rédige des articles sur des sujets parfois intéressants et d’autres qui lui prennent franchement la tête. Par exemple, la Nina a eu beaucoup de mal à rédiger son papier sur l’influence du territoire sur le parcours scolaire. Peut-être parce que Nina déteste le déterminisme. La Nina prépare parfois aussi des interviews, bosse sur un dossier de presse, essaie de répondre aux 38 mails qu’elle reçoit et essaie de comprendre ce qu’on lui dit vu qu’une fois sur deux, une des personnes a oublié de cliquer sur « reply to all » et qu’il manque des bouts de conversation.

Mais bon, la Nina est journaliste donc un peu feignante. En journée, outre son boulot, elle :

– fume
– mange chez elle ou sort rejoindre Gauthier
– fait une sieste

– va faire ses besoins et en profite pour faire une petite grille de sudoku

– se bat avec Kenya qui a décidé que, si, elle dormirait sur le clavier

– boit, beaucoup, du taillefine fizz ou de la menthe à l’eau (que je suis subversive quand même)

– parle aux gens sur MSN

– répond aux comms sur son blog et va en poster sur ceux des autres

– écrit pour son blog
– répond au téléphone quand Gauthier ou Mister Big appellent
– fait la vaisselle
– va faire des courses
– mate Lost (enfin, quand ça passait)
– prend une douche
– va fumer dans la cour de son immeuble pour aérer Kenya
 

Le soir, la Nina glande. Ou sort, ça dépend. Elle peut regarder la télé ou s’endormir devant ou parler sur MSN avec des gens qui sont parfois de charmants mâles. Quand il est l’heure d’aller au lit, elle éteint l’ordi et la télé si elle la regardait puis va prendre une douche délicieusement tiède, se lave avec du savon qui sent bon et, un soir sur deux, se lave les cheveux avec nutri gloss, le shampoing qui rend ses cheveux trop beaux et trop doux. Oui, il faut savoir qu’en ce moment, la Nina tripe sur ses cheveux, faut pas lui en vouloir. Puis après s’être lavée la frimousse et les dents et appliqué sur son corps un lait hydratant autobronzant qui est censé ne pas laisser de traces (et c’est quoi la sale trace marron que j’ai sur le bras, hein ?), la Nina va se faire une petite… grille de sudoku pour se détendre avant de dormir. Tout ceux qui ont pensé à autre chose sont des pervers (ce qui ne veut pas dire que je ne me fais jamais de plaisirs solitaires mais bon, on a dit que c’était un article chiant donc on reste dans la lignée).

Une vie monotone, certes. Mais la Nina ne se plaint pas. La Nina est contente de se lever le matin avec une raison de le faire. La Nina a des projets sur le feu et pas des moindres mais ne peut en parler. N’empêche que ça la rend heureuse. La Nina aime bien son stage parce qu’elle travaille sur un sujet super intéressant. La Nina a des amis, aussi, c’est ça qui compte. Elle les voit des fois, leur parle souvent, rit avec eux… Je vous cite quand même une sublime phrase de mon Gaugau adoré alors que je lui expliquais que j’avais des ampoules plein les pieds : « oh, moumour, tu es la Tour Eiffel des pieds ! ». Yes, j’ai réussi à la placer ! Oui, des fois, le train train, c’est pas si mal.

Les filles, toutes des garces !

L’amitié féminine est quelque chose d’assez curieux. Quand je lis les magazines féminins ou que je regarde ma propre vie, je catalogue l’amitié féminine en deux catégories : l’amitié sincère et l’amitié hypocrite basée sur la rivalité. Je sais pas si c’est pareil chez les mecs mais y a des jours où c’est très fatigant.

J’ai plusieurs amies, des proches et des moins proches, des copines avec qui j’aime bien papoter aussi. Mes vraies amies, on se confie tout. Par exemple, Anne, on a eu des conversations très intimes. Anne, je la considère comme une vraie amie : je suis heureuse pour elle quand il lui arrive des choses biens sans ressentir de jalousie. Là, elle est en couple depuis 4 mois, maintenant, et j’avoue que ça me fait grand plaisir. Faut dire qu’elle n’a pas eu une vie sentimentale très heureuse jusqu’à présent, chose que je ne m’explique absolument pas. Outre qu’elle est très jolie et qu’elle a un corps de déesse, elle a oublié d’être conne, elle se cultive beaucoup. Bref, elle a tout pour plaire et, enfin, elle trouve un mec avec qui ça marche. C’est marrant comme nos rôles se sont inversés : avant, c’était moi la fille en couple, elle la célibataire, moi qui disais : « mais t’inquiètes, toi aussi tu trouveras le bon ». Là, c’est l’inverse. Anne, elle a un mec, un boulot et deux neveux. Tout ce que j’aimerais avoir. Mais je ne suis pas jalouse pour autant. C’est mon amie et son bonheur fait aussi le mien. Idem pour Lucie : quand j’ai su qu’elle avait son CAPES, j’étais réellement heureuse pour elle parce qu’elle avait bossé comme une folle pour l’avoir et l’avoir dès le 2ème coup sans être passé par l’IUFM, c’est quand même une jolie performance. Bon, je vais pas vous faire la liste de tout ce que je pourrais jalouser chez mes copines parce que je suis pas en train d’écrire un roman, là.

J’ai un idéal assez élevé en terme d’amitié, je crois que je suis exigeante dans ce domaine qu’en amour, voire plus. L’amitié, c’est un peu mon arche de Noé, là où je me réfugie en temps de déluge mais là aussi où j’accueille mes amis quand ils ne vont pas bien. Ca marche dans les deux sens : on se soutient mutuellement. C’est aussi un lieu de joie : quand tout va bien, on est heureux de se retrouver tous ensemble pour célébrer nos bonheurs. La vie est suffisamment compliquée pour s’en rajouter avec les amis, même si les prises de tête arrivent.

Revenons à l’amitié féminine. Durant ma vie, je me suis retrouvée dans des cas d’amitiés concurrentielles et j’ai franchement horreur de ça. Cas le plus flagrant : Rachel. Dans le genre « je t’aime autant que je te déteste », on a fait fort. Cette fille, je l’ai rencontrée au lycée, en première et on est devenues très amies en terminale. C’était toujours à celle qui aurait la meilleure note (moi, en général), à celle qui plairait le plus aux mecs, à la plus mince, la plus intelligente… Enfin, moi, je faisais pas attention, je m’en foutais un peu. D’abord, il y eut le gars qui me fit une déclaration en pleine discussion sur Friends, celui qui faisait une rubrique F1 sur une radio locale un peu grâce à moi. Quelques temps après, voilà qu’elle se sent attirée par lui. Un jour, on discute collégialement, elle parle des peluches qu’elle a dans la voiture, je lis l’Equipe quand je vois qu’il y a eu un accident pendant les essais privés donc je m’exclame : « oh, machin a eu un accident » et le gars me parle du coup. Quand on se retrouve toutes les deux seules, je me prends un « il a suffi que tu ouvres la bouche pour qu’il m’oublie » bien amer. Heu…pardon, je l’ai pas fait exprès. Pour compliquer cette relation, Yohann, notre meilleur ami commun de l’époque, la troisième roue du tricycle, en somme, tombe amoureux de moi. Là, la jalousie est à plein régime. Un soir, elle lui dit : « Nina et moi, on a le même caractère, pourquoi tu la préfères elle à moi ? » Sous entendu : Nina est de toute façon trop moche pour qu’elle te plaise par son physique. Ca fait plaisir ! D’ailleurs, je me suis pris pas mal de skuds sur mon physique. Exemple : on part en vacances avec Yohann dans la maison de sa tante au bord d’un lac. Un soir, on parle d’atouts physique et elle me demande les siens, je commence un listing quand elle me fait « Bah, arrête, tu me demanderais la même chose, je serais pas capable de répondre. » Ok, j’ai ramassé mes dents et je suis allée faire la vaisselle.

A la fac, nouvel élément de notre folle passion amicale : Gauthier. Au début, c’est moi qui suis intéressée par lui et je me prends un fantastique râteau. En 2ème année, Gaugau et moi devenons insupportablement complices, on passe nos cours à s’échanger des petits mots d’amour genre « je te prendrais en levrette, la tête dans le frigo». Elle croit qu’on dit du mal d’elle sur nos mots donc systématiquement, elle se place entre nous en cours et fait tout pour qu’on ne s’échange plus nos mots doux mais on y parvient toujours. Déjà, je ne suis pas suffisamment garce pour écrire des saloperies sur une nana à côté de moi. Ensuite, on a appris six mois plus tard qu’à ce moment-là, elle voulait sortir avec le Gauthier et qu’elle était persuadée que j’allais conclure avant elle malgré ma pseudo relation de couple avec Pierre le pervers. Finalement, avec le temps, nos relations se sont normalisées, sans doute parce qu’on ne se voyait plus beaucoup mais maintenant, quand je sens poindre un rapport de rivalité entre une copine et moi, je mets aussitôt de la distance. J’ai passé l’âge de jouer à qui sera la plus belle, qui aura la meilleure note, qui aura le plus de mecs… Je ne nie pas qu’une certaine émulation peut être motivante mais faut pas pousser mémé dans les orties. Avec Cécile, au lycée, on jouait un peu à
« qui aura la meilleure note » aussi mais de façon très soft, c’est-à-dire que quand l’une des deux se prenait une sale note pas du tout attendue, l’autre ne ramenait surtout pas sa fraise. C’était surtout en philo qu’on s’amusait à ça, vu qu’on avait généralement un point d’écart ou la même note. Mais on travaillait main dans la main, celle qui avait compris en premier expliquait à l’autre. En général, je l’aidais en maths, elle m’aidait en anglais, on faisait tous nos exercices à deux sans chercher à impressionner l’autre. Une saine amitié, quoi

Pendant longtemps, j’ai eu du mal avec les filles, en fait. Depuis que je suis sur Paris, j’ai des relations tout à fait normales avec Tatiana, Zoé ou Sab. On se raconte nos vies sans se balancer des piques dans la gueule. Quand Zoé me parle de sa nuit d’amour avec M. Zoé, je peux lui sortir un « han, je suis jalouse ! » mais c’est de l’ordre de la boutade et elle le sait très bien. Idem pour les deux autres demoiselles. Les filles ont quand même tendance à être garces entre elles et quand y en a une qui me fait un compliment, j’ai tendance à le prendre pour argent comptant. Mais je me méfie quand même des hypocrites et Dieu sait qu’il y en a. Quand je surprends une copine en flagrant délit d’hypocrisie, j’ai tendance à me refermer, aussi. L’amitié, c’est comme l’amour, tout est question de confiance, selon moi. Et à partir du moment où ma confiance est trahie, je ne me sens plus très motivée pour faire des confidences. Le pire étant les
nanas qui se la racontent, qui sortent des mensonges aussi gros qu’elles car j’ai vraiment l’impression qu’elles me prennent pour une idiote et ça m’agace. Oui quand on ment, faut bien le faire, c’est tout un art. Quand on sait pas, on s’abstient. De toute façon, je vois pas l’intérêt de mentir en amitié. Se faire passer pour quelqu’un d’autre ? Ben c’est pas de l’amitié ! Entre amies, on devrait se montrer telles quelles, ne pas s’inventer d’histoire d’amour ou de sexe pour pas se sentir moins jolie que les autres, ne pas prétendre qu’on pèse 10 kg de moins que ce qu’il y a marqué sur la balance. D’abord ça se voit. Et puis en plus, on n’est pas là pour se juger. Si mes amies commencent à me juger, c’est que ce ne sont pas des amies, point.

L’amitié féminine est vraiment quelque chose de compliqué. Heureusement, j’ai quelques bonnes amies qui m’empêchent de penser que les filles sont toutes des garces.