Il y a des jours où je me fais peur

(Pas de chômagie cette semaine, pas enviiiiiiiiiiiie)

Il y a des jours où je me fais peur en ce moment. Hier soir, par exemple, cas typique. J’étais en train de regarder mon Facebook, voir ce qu’il se passait de beau chez mes amis (ouais, en fait, j’adore espionner) quand je vois qu’un couple d’amis de la fac a posté de nouvelles photos de leur bébé. Forcément, je regarde. Ooooooooooooooh, qu’il est mignon ! Oh mon Dieu… Je regarde sciemment des photos de bébés !


Et ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. Déjà, quand j’étais chez TGGP, avec Ioulia, on s’extasiait sur les photos de gosses trop mignons (et on se moquait aussi de ceux qui l’étaient beaucoup moins, il y a des bébés qui font même peur tellement ils ont l’air méchants). Et ce n’est pas tout. Samedi avec Vicky, on est passées par le rayon enfant du Monoprix (officiellement pour aller au rayon bouffe, c’est le chemin) et j’ai poussé plein de cris suraigus devant les mini chaussons, les petits grenouillères, ça donnait à peu près des « hiiiii, c’est trop meugnon, regaaaaaaaaaarde ! Et çaaaaaaaaaaa ! ». Bon, vous allez me dire, ça fait craquer tout le monde ce genre de toutes petites choses mais quand même, je suis censée être cynique et bébophobique. Que m’arrive-t-il ?

Pourtant, je me sens toujours aussi peu motivée à l’idée de me reproduire. Je ne parle même pas de l’acte de grossesse mais vraiment d’être responsable d’un être humain. Le chat, j’arrive à gérer à peu près même si je suis rapidement dans la culpabilisation du genre « Oh mon Dieu, je lui ai pas donné de croquettes ce matin » (sachant qu’elle en mange environ 10 par jour et que quand je pars 3 jours en congés en la laissant seule, elle ne finit par sa gamelle. Donc celle-ci est toujours au pire à moitié pleine mais ce ne sont pas des croquettes versées le jour même), « ohlala, je lui ai pas fait de gros câlin, aujourd’hui, je suis méchante, elle va me détester… ». Donc déjà, quand j’aurai réglé mon petit souci de culpabilisation à outrance, on envisagera peut-être de passer au niveau supérieur, l’être humain, mais là, non, j’ai pas envie et je ne suis pas prête. Et je ne parle même pas du fait que je n’ai pas de père sous la main. De géniteur, oui, c’est jamais bien compliqué à trouver mais un père, un vrai, un qui serait raaaaaaaavi de partager ses gênes avec les miens et surtout de rester après l’accouchement pour élever notre amas de gênes, là.

Mais si ma propre maternité ne me titille toujours pas, celle des autres oui. En clair : je veux un bébé dans mon entourage proche, un sur qui je pourrai m’entraîner un peu, me familiariser avec, jouer un petit peu, le prendre sur mes genoux, tout ça… Je devrais y arriver, non ? Et de préférence pas dans ma famille parce que dès qu’on approche un bébé de moi, ma mère s’esclaffe : « non mais Nina, c’est pas son truc les bébés ! ». Ca ne m’aide pas ! En attendant, je me demande si ça le fait d’acheter la grenouillère rose avec un cœur en strass dessus de chez Monoprix en attendant qu’une petite fille veuille bien naître dans mon entourage ou si je suis pas un peu au bord du pétage de plomb en bonne et due forme. Je sais pas…

Et ce que je craignais arriva… et en fait, c’était pas si mal

Avant de commencer cet article, sacrifions nous à la tradition du 01 janvier, premier jour de l’année et sans doute le plus inutile, le temps qu’on sorte tous de nos comas éthyliques : Bonne année ! Amour, santé, prospérité, travail, famille, (non, pas patrie, c’est pas chez Pétain ici) tout ce que vous voulez. Pour ma part, je fonde de grands espoirs sur 2009, j’en parlerai une autre fois.


Pendant longtemps, j’ai cru que le comble de l’infamie et de la honte sociale était de ne rien faire un soir de réveillon. Si tu ne fais rien un soir de réveillon, c’est que tu es socialement exclu, personne n’a voulu de toi, en gros. Et pourtant, cette année, je fus seule moi aussi, pour le 31. Non que je n’ai pas d’amis qui auraient été ravis de le fêter avec moi, c’est pire : je suis malade. Une bonne vieille grippe qui semblait m’avoir un peu lâchée hier mais qui est revenu à fond aujourd’hui, alors que je dois ranger mon appart pour plausiblement accueillir mon lit samedi (ahahah !). Je crois surtout que je vais me rallonger avec un lait chaud.


Bref, hier après-midi, après une réunion au sommet avec Vicky, on décide qu’il est plus raisonnable de ne rien faire, on se fera un repas plus tard pour rattraper le coup. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se laisser abattre. Etat du frigo : vide. Ok, let’s go. Je m’habille, vais à la Poste qui était fermée parce qu’on est le 31 (qu’ils ferment plus tôt, je veux bien mais 14h, c’est pas vraiment trop tôt ?) puis je me rends chez Picard dit « la Nouvelle Pologne ». Je choisis viteuf de quoi manger et après une queue finalement assez rapide, me voici au Monoprix pour la petite bouteille de champagne (quand même) et des courses de tous les jours. Alors, je vous l’annonce, je vis à côté du meilleur Monoprix du monde : il n’y avait pas de citron. Ni de poche solide vu que la mienne s’est rompue dans le hall de l’immeuble et, curieusement, c’était pas la poche où se trouvait la bouteille de champ. Par contre, j’ai bien remarqué que pendant que je ramassais, un de mes voisins est allé voir son courrier et m’a ignoré ostensiblement et il me semble en plus que c’est mon voisin direct que je trouvais déjà mal aimable.

Bref, après une virée à une Franprix que je viens de découvrir où ils sont aimables (comme quoi), me voici chez moi pour mon petit réveillon. Après avoir trafiqué sur mon ordi, j’ai mangé en regardant des films téléchargés, pause à minuit pour les vœux et c’est reparti jusqu’à 3h30.


Et bien vous savez quoi ? En fait, ne rien faire le 31 décembre au soir n’a aucune espèce d’importance. Quand je me remémore certains réveillons où j’avais voulu que mon esprit sorte de mon corps pour partir de là, je me dis que parfois, passer une soirée peinard entre soi et soi n’est pas si mal. De toute façon, dès le départ, j’avais pas trop le cœur à faire la fête ou autre donc finalement, c’était une bonne année pour tenter le réveillon solo. Je me rattraperai l’an prochain !

Voilà, j’ai survécu à un 31 décembre seule. Par contre, là, j’aimerais un massage car mon dos est en train de mourir.

Une dernière fois : Bonne année à tous, que 2009 soit aussi belle que dans mes espoirs les plus fous.

Studio 30m²- 645 euros TCC

 

C’est parti pour la visite de studios. Je galère pour trouver des visites, la plupart des apparts se louent à une vitesse hallucinante et les agents immobiliers n’ont rien à me proposer quand j’appelle. Ou n’ont pas envie de chercher quelque chose à me proposer, je ne sais. Enfin, je chope un numéro pour un studio sympa sur le papier à Plume-sur-Berges
mais pas du tout dans le même quartier que le mien.

Rendez-vous est pris lundi à 13h. Bon, pause-déjeuner visite d’appart, on s’éclate. Je ne connais pas du tout ce quartier, je végète peu à Plume durant le week-end, j’y étais passée à l’époque où j’avais passé la nuit chez Semi-Russe. Premier point négatif : un ex plan cul super relou dans le quartier. Ceci étant, je suis pas convaincue qu’il me reconnaisse si jamais on se croisant : à l’époque, j’avais de courts cheveux roux. Maintenant, j’ai de longs cheveux bruns, une autre femme quoi.

J’arrive à la première gare de Plume (j’habite à côté de la seconde) et évidemment, je me paume parce que sinon, c’est pas drôle. Il fait une chaleur pas possible et j’ai eu la bonne idée de prendre ma veste, je cuis (cui). Enfin, je trouve le bon boulevard et je remonte. La vache, c’est super loin. Mais en chemin, je croise des tas de bus, de pressings et même un Monoprix : commerce de quartier au top. Mais surtout, en avançant, je longe un parc magnifique avec vue sur Paris. Oh ce parc, ce parc ! J’arrive enfin devant l’immeuble, l’agent immobilier me crie les codes des 2 digicodes. Pas de bol pour moi, j’ai plutôt une mémoire visuelle, limite photographique, pas du tout auditive donc je lui fais répéter. Je rentre dans
l’immeuble, classe et propre, je passe l’épreuve des deux digicodes et me voici dans l’ascenseur, direction 3e étage. Là, j’essaie déjà de me raisonner : le quartier est top, le parc voisin génialissime (trois ans que j’habite à Plume et je ne connaissais pas son existence), l’immeuble a l’air bien entretenu mais ne nous emballons pas, l’appart est peut-être tout
pourri… Arrivée au 3e, je trouve l’appart et… Mince, il est bien.

Détaillons un peu : une grande pièce avec une fenêtre qui court tout le long. Bon, j’ai vue sur la rue alors que de l’autre côté, on voit la Seine et Paris mais l’appart d’en face est loin donc pas de vis-à-vis, je pourrais me balader à poil si je veux. Oui, j’aime me promener nue chez moi et je conseille à tout le monde d’en faire autant. De toute façon, avoir un appart avec vue directe sur la Seine et Paris, c’est facile 50 euros de plus par mois, je suis sûre. Je tourne un peu : oh, une grande salle de bain avec baignoire… Oh la cuisine est équipée au gaz ! Y a même un four et tout plein de rangements. Un grand placard dans l’entrée ! Bref, top de top. Seul bémol quand même : la moquette beige. Je rappelle que mon chat est quand même sombre et que comme tout félin, elle aime se rouler par terre. Mais quand même, à part ça, c’est top. Il y a aussi une cave et une place de parking mais l’agent est plus occupé à vérifier que quelqu’un arrive qu’à me faire visiter. Bon, je prends un dossier pour postuler, on verra bien.

Je repars, globalement emballée. Entre le quartier et l’appart, je dirais que tout est bon. Avec un paravent, je pourrais isoler un coin chambre et puis là… Non, stop, pas de précipitation, ça porte la poisse. J’en parle le soir à mes parents calmement (ou à peu près) et je décide de déposer un dossier, ça ne coûte rien. Enfin, c’est ce que je croyais car je ne me rendais pas compte du parcours d’obstacle dans lequel je m’engageais…

 

A suivre, of course (mouahahah)

La liste de la grande brûlée (aïe)

Accessoirement, ce week-end, je suis en Bretagne chez Vicky, nananananère !

– Je l’ai déjà dit, je suis maladroite, genre j’ai deux mains gauches. Alors vu que j’en ai deux, j’en ai cramé une. Samedi soir, après une partie endiablée de FF X (j’adore les
passages où faut bastonner comme des débiles pour faire monter l’expérience…), il est temps d’aller au lit. Nettoyage en règle, pyjamage et là, c’est l’heure de la bouillote. Je fais bouillir l’eau et pendant que je verse l’eau dans la bouillote… Un gros jet par sur ma main gauche qui tient la bouillote. Je crie, je peste, je passe de suite l’eau sous l’eau froide.
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah, ça soulage. Bon, je me couche, je lis, ma main pique mais ça va passer. J’éteins. Aïe, j’ai effleuré les draps, ça piiiiiiiiiique. Ah l’air, ça pique aussiiiiiiiii !!
Bref je me lève pour passer la main sous l’eau. Je mouille une serviette pour l’entourer autour de la main mais ça me pique vite. Je mets des glaçons dans un petit sac plastique et sur la plaie mais ça fond. A 8h du mat, épuisée, j’ai fini par remplir mon bol d’eau glacée et le poser au pied du lit, la main dedans. Ben, là, j’ai dormi malgré la Kenya qui venait boire de temps en temps. Et pour ceux qui croient toutes les légendes urbaines, non, dormir la main dans un bol ne fait pas faire pipi.


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– Dans la semaine, je décide de torturer d’autres parties de mon corps, pour voir. Les élus : mes pieds. Comme mes chaussures d’été étaient devenues trop légère et mes
chaussures d’hiver de l’an dernier trop mortes (genre la semelle se décollait et je prenais l’eau), je suis allée m’acheter de nouvelles chaussures « trop jolies ». Sauf que les
chaussures « trop jolies » sont aussi celles qui font mal au pied. Rendue optimiste par l’arrêt de la grève, je les mets donc. Le soir, je rentre chez moi avec un tel mal de pied qu’en
fait, je les sens presque plus. Une main et deux pieds martyrisés dans la semaine, heureusement que ma main droite va bien.

– Pourquoi c’est toujours quand on a un rendez-vous que le train est en retard ? Oui, j’ai renoué avec mes amours sénécéfiques. Donc vendredi, j’ai rendez vous à 9h30 à mon
bureau avec Joëlle, la rédactrice en chef de TMF.com. Je me lève, me prépare, boucle ma valise (puisque départ direct du taf ce soir), je fais le lit, donne plein à manger pour Kenya, des fois qu’elle décide de devenir boulimique pile le week-end où je suis pas là, de l’eau, un câlinou pour la route (non mais je l’abandonne deux jours, je culpabilise mais elle, elle veut pas un câlinou, elle veut jouer alors tu me lâches, merci), les chaussures et me voilà dehors. A 9h03, je suis sur le quai pour choper le train de 9h03 mais apparemment, il a décidé d’arriver plus tôt. Plus tôt de combien, je sais pas, j’habite à deux minutes à pieds maxi de la gare et je l’ai pas entendu. Bon bé je vais partir de l’autre côté, avec de la chance, si je cours, je choperai le train de 9h03 qui est en retard, donc. Ah ben oui, de 10 mn. 9h25, je suis sur le quai du métro, la probabilité que je sois dans mon bureau dans 5 mn est d’aucune. Et là, je me rends compte que non seulement j’ai pas pris de tampon (devinez qui a ses règles cette semaine) mais j’ai oublié d’en mettre un ce matin ! Donc là, sur moi, j’ai un shorty gris clair et un pantalon…ah bah gris clair aussi, tiens. Ohlala, je me sens toute poisseuse, je ferme vite mon manteau (gris) pour cacher les dégâts. La rame est bondée, j’ai mon sac de voyage. Et ben tant pis, je tasse, m’en veuillez pas. Arrivée à destination, toute essoufflée et transpirante avec pile 10 mn de retard (les mêmes que le train) et là, mon rendez-vous n’est pas encore là, ouf. Je jette mes affaires et cours dans les toilettes pour essayer de me débrouiller. Je me désape et… shorty nickel chrome, pantalon idem. Hu ? Ah ben, si, en fait, dans mon demi sommeil, j’ai mis un tampon. Du coup, le midi, je m’a trompé, j’en ai acheté des parfumés avec applicateur rose (pour le temps que je m’en sers…). J’ai peur de sentir le airwick maintenant…

– A propos de train en retard, il faut que la SNCF arrête de dire que le train de 19h41 est à cette heure là car il passe toujours à 45 et donc le train de 45 qui m’intéresse car
il dessert Plumes est à 50. Vivement les horaires d’hiver réactualisées.

– Ma brûlure pèle, c’est méga laid et en plus, ça gratte.
 

– Ok, j’ai dit qu’il fallait s’aimer les uns les autres, tout ça, mais certains cherchent les embrouilles quand même. Lundi, je fais la queue au monoprix pour payer ma pomme et ma
salade de fruits. Alors que je suis à peu près à la moitié de la queue, une femme arrive, les bras plein de courses « pardon, pardon, je veux déposer ça ». Sauf qu’elle n’avait pas
précisé qu’elle allait le poser sur le tapis de caisse et griller quasi tout le monde, sans que personne ne dise rien. Et comme personne n’a rien dit et que j’en ai marre de passer pour l’aigrie de service, j’ai fermé ma gueule. Mais j’avoue que tant de culot me laisse sans voix.

– « Nina, tu veux signer la carte pour Vanessa ? ». Vanessa, une grande brune du bureau qui s’en va. Elle a l’air très sympa mais en un mois, je ne lui ai jamais adressé la parole, je pense qu’elle ne sait même pas comment je m’appelle (mais parce qu’en fait, elle est là juste un jour ou deux par semaine et sa remplaçante qui est là depuis 15 jours commence officiellement lundi. J’ai rien compris). Du coup, j’avoue que j’ai cédé ma place sur la carte parce qu’à part « navrée de ne pas t’avoir connue, bonne continuation, Nina », je vois vraiment pas ce que j’aurais pu écrire…

– Pas de clip cette semaine vu que j’ai pas accès à youtube du boulot et que je mets tout en ligne en avance car ce week-end, je suis pas là !

Dans mon oeœuf de Pâques, il y avait une liste

Je sais pas si vous vous rendez compte mais c’est casse couille de trouver un titre différent pour la même chose toutes les semaines ! 



– Je suis allée chez le coiffeur mercredi. Coupe jolie mais j’ai les cheveux oranges, là, ça le fait pas trop, il me semble.

– J’ai acheté de nouvelles chaussures vendredi dernier, j’étais contente parce qu’elles me faisaient pas mal au pied. Mais en fait, mercredi soir, on s’est baladées avec miss Vicky et jeudi, j’ai couru toute la journée avec donc en fait, si, elles me font mal mes nouvelles chaussures à talon.

– Du coup, j’ai mal au dos, si un jeune homme super mignon veut me masser, qu’il ne se prive pas

– J’ai les cheveux oranges

– J’ai été bien gâtée pour mon annif, je suis notamment totalement méga fan du sautoir que ma grand-mère m’a offert, faudra que je lui demande où elle l’a achetée pour m’en faire une collection. Sinon Anne m’a offert un sac génial, je le quitte plus. En plus, il est orange donc assorti à mes cheveux. J’ai eu un t-shirt de la même couleur, aussi…

– Bon, maintenant que j’ai acheté le super amincisseur L’Oréal avec la roulette, là, je me mets au régime. Parce que j’ai pas payé 15 euros ce foutu truc pour me gaver de chocolat et autres cochonneries. Même quand Vicky qu’est des fois une connasse (mais non, je rigole, pas taper !) arrête pas de me parler chocolat dans ses mails. La garce !

– J’ai les cheveux oranges
 

– Si je décroche un boulot dans les prochains jours, je m’achète la sublime robe rouge vue chez Mango à 54.90. Et si je gagne au loto, je rachète toutes les robes des filles à la vanille. Ah, on m’objecte en fond de salle que je joue jamais au loto. Fuckin’ world !

– Avec Wanadoo, c’est top, je dois renvoyer trois fois un mail pour qu’il passe et quand il passe pas, je le sais deux jours plus tard, quand le mail me revient. Messagerie de merde !

– J’ai les cheveux oranges
 

– Monoprix doit arrêter de vendre ses pana cotta parce que j’ai dit que j’étais au régime.

– Moi, je vais voter avec une machine électronique m’informe ma mairie (en m’envoyant ma carte d’électrice). Ok mais ça me plait pas trop : y a plus d’isoloirs et tout le monde va voir pour qui je vais voter. Je ne cache pas mes opinions et tout le monde ici sait pour qui je vais voter mais bon, j’ai pas envie que tout le quartier le sache. Je ne veux pas être « la fille de gauche qui a le chat qui fait le peep show ». « La fille qui a le chat qui fait le peep show », ça me suffit.

– J’ai ressorti ma veste d’été, celle où y a mon badge « 100 £ per hour » et une rose orange symbolisant un pays de l’est. Une rose assortie à mes cheveux.

– Je vous ai dit que j’avais les cheveux oranges ?
 
Quelle semaine, je l’ai même pas vue passer.

Livin’ list

Normalement, aujourd’hui, j’avais dit que je ferai une photo de mon maquillage mais j’ai pas envie et comme je fais que ce que je veux, ici, ben je le fais pas. Je vous montrerai ça la semaine prochaine… ou pas. Du coup, je vous raconte ma semaine sous forme de liste parce que j’aime bien.

– le printemps revient, mon moral est au beau fixe

– elle fait chier la connasse de Phildar à pas ouvrir sa boutique à des heures décentes, j’ai plus de laine. Si elle veut pas tenir une boutique, elle a qu’à faire autre chose de sa vie mais à 15h, ça me paraît normal qu’un magasin soit ouvert.

– j’ai envoyé plein de mails avec CV incorporé, ma nouvelle technique marche bien, des réponses très encourageantes mais je ne dis rien de plus pour le moment.

– j’ai déjeuné avec Servane, la recruteuse de la semaine dernière. Oui, moi, les gens qui me font passer des entretiens, je les marque ! Elle m’a filé plein de petits tuyaux pour mes prochains entretiens, c’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde.

– je dois refaire mon press book.

– je me suis fait lire mon avenir dans le marc de café, ce soir, ce n’était pas le même bonhomme que la dernière fois. Là, c’était une dame très gentille qui m’a dit des choses très vraies sur ce que je suis. Elle m’a dit que j’aurais trois enfants, elle aussi (c’est très fort chez moi, manifestement), je trouverai du boulot dans 4… 4 jours, 4 semaines ou 4 mois. J’aurai le choix entre deux jobs mais de toute façon, quoi que je choisisse je réussirai. La victoire était très présente dans mon café ainsi que le changement, tout le travail que je fais sur moi pour changer va porter ses fruits comme je veux. Pour l’amour, je le garde pour moi.

– d’ailleurs, j’ai passé une nuit extrêmement torride cette semaine, c’était très bon. Je dirais même carrément jouissif. Mais je pense que mes voisins me haïssent maintenant. Mais je m’en fous parce que je compte bien recommencer.

– les bougies chevreuil-jasmin de Monoprix sentent un peu trop le Airwick. Et je sais pas écrire Airwick mais j’ai la flemme de chercher sur google.

– je hais la loi des séries, celle qui veut que toutes mes ampoules pètent en même temps. Parce qu’autant l’hallogène, je peux le changer, autant les ampoules à 3 m de haut (c’est haut de plafond chez moi), c’est plus difficile. Mais ma cuisine est borgne et mon entrée aveugle maintenant. Oui, t’as bien compté, lecteur, trois ampoules ont pété chez moi en une semaine (ou un peu plus).

– je vais finir par l’acheter mon appareil photo de rêve.

– Kenya est chiante comme la pluie en ce moment.

– J’aimerais que la plupart des gens comprennent qu’être journaliste ne me dispense pas d’avoir un avis. Et que si je trouve des choses ridicules, c’est tout à fait mon droit et que si vous n’êtes pas d’accord avec moi, ça ne fait pas de moi une mauvaise journaliste, ça n’a même aucun rapport.

– le week-end dernier, en allant déjeuner chez le frère de ma mamie, j’ai réappris que j’avais de la famille en Russie. Oui, certains de mes ancêtres sont partis là-bas, se sont mariés avec des locales et voilà. Il paraît même que la villa qui abrite les archives de St Petersbourg appartient à ma famille. Si c’est pas la sse-cla, ça !

– tiens, si je dépoussiérais mon rameur ?

– je voudrais bien bosser à Technik’art, histoire d’avoir toutes les références culturelles de la bobo parisienne de base et le vocabulaire. Et si quelqu’un sait ce que veut dire l’expression « mélo minéral », je prends. Exemple : « Le film de Clint Eastwood est un mélo minéral ».

Voilà les enfants !

Les jingles bêlent

Vendredi 23 décembre, 17h30, je pose le nœud-nœud frisé sur un paquet cadeau : ouais, j’ai enfin fini ! Ah non, il manque le super cadeau de mon papa que j’ai oublié d’acheter : un peigne. Oui parce que mon père, quand on lui demande ce qu’il veut pour Noël, il nous répond : « ah je voudrais bien un peigne de poche parce que j’aime bien me recoiffer de temps en temps »… C’est du beau cadeau, ça !
 
 
En général, j’adore le jour de Noël mais qu’est-ce que je déteste la prise de tête pré-fête ! Première étape : trouvons l’idée du cadeau. Bonjour le brainstorming ! Pour mes parents, je suis secondée de ma sœur et de mon presque frère mais lui, ça dépend des fois. Donc début décembre, Alice et moi nous nous mettons en mode : « on offre quoi à papa et maman ? ». Alors, pour ma mère, en général, ce n’est pas très difficile : une statue africaine (quoi que plus maintenant), un CD de musique lounge ou de n’importe quoi (sauf rap, là, je la tuerais ou pire, du raï), des beaux vêtements, des bijoux, de la déco… Enfin tout, tant que ça n’a pas de rapport avec la technologie. Mais pour mon père, quelle galère ! Il ne fume pas, il ne boit pas, il ne lit que peu (surtout des magazines d’actu), ne va jamais au ciné, regarde peu la télé… Ses passions : son métier, sa famille, le rugby. Mais il aime pas les livres sur le rugby et on va pas lui offrir une nouvelle blouse ou un nouveau stéthoscope… J’essaie de convaincre Alice de lui offrir un petit enfant mais non.
 
Une idée?
Cette année, c’est la cata : dès qu’on a une idée, on se rend compte que ça va pas. Commençons par ma maman : des places pour le concert de Julien Clerc. En effet, on pensait que son dernier album était un best of mais non… Du coup, on renonce (et on a bien fait, ma maman n’aime pas son nouvel album). J’erre, solitaire, dans les rayons, je ne trouve rien, mais alors rien, pas l’ombre d’une idée. Finalement, ma sœur découvre que Laurent Gerra fait un nouveau spectacle, et deux billets pour M. Gerra, emballé, c’est pesé. Sinon, elle veut un pantalon d’intérieur en « velours ». Ma sœur : « t’inquiète, je vais à H&M ce week-end ! ». Finalement, elle trouve pas, la mission m’échoit. Jeudi matin, je pars donc amener ma maman à l’hôpital (elle y travaille) puis Kenya au véto puis direction la Halle aux vêtements : il est 8h45, ça ouvre à 9h30, tout va bien. J’y retourne donc une heure plus tard, je trouve pas. Je vais au Leclerc, je trouve pas. Y a un joli pantalon d’intérieur Dim mais pas en velours. Je vais à LMV, je trouve pas. Je vais à Etam : du pantalon en velours, y a, mais
du rose barbie, du vert fluo ou du rouge orangé pas beau… J’atterris à Monoprix et là, en appelant Alice, elle me fait : « bon ben tant pis pour le velours ! ». Arghhhh, elle m’aurait dit ça plus tôt, j’aurais pris celui du Leclerc ! Donc quelle est la cruche qui se retrouve à aller au Leclerc un vendredi 23 décembre à 14h30 ? Moi ! Naturellement, j’aurais pu y aller ce matin mais ma mère ayant pris la voiture… Ben non, je pouvais pas ! Sinon, mercredi, je lui avais déjà acheté un ouvrage fort intéressant : « Internet pour les nuls ». Sauf qu’au centre culturel du Leclerc (oui, je sais, j’y vais tout le temps), ils donnent pas de poche et qui c’est qui se retrouve avec un livre pour sa maman à la main alors que celle-ci vient me chercher car j’ai pas de voiture ? Donc je le fourre dans mon sac. Sauf que le lendemain, en revenant donc au Leclerc, en sortant, j’ai fait bip… Oui, il faudra un jour qu’on m’explique pourquoi ils démagnétisent jamais correctement ce qu’on achète ! Bon, pour ma maman, c’est fait !
 
Pour mon papa… Naturellement, un peigne, c’est nul comme cadeau. Donc on se creuse la tête, que lui offrir ? Surtout qu’un mois avant, c’est son anniversaire, youpi ! Un DVD Trivial Poursuit ? Super, il ne s’en servira jamais ! Des vêtements, c’était son cadeau d’anniversaire alors quoi ? Bon, finalement, on se décide pour une webcam. En fait, l’idée c’est d’acheter quatre webcam : une pour mes parents, une pour Yohann mon presque frère, une pour Alice et une pour moi. Comme ça, on sera tous les quatre à pouvoir se voir. Bon, naturellement, je bloquerai tout le temps mes parents sur MSN, le temps de changer de pseudo au besoin. Je suis pas sûre qu’ils captent un truc du genre : « Quelle brouette de feu cette nuit » mais un « Aïe, j’ai bobo la tête, l’alcool cé pas bo, l’alcool cé pas bien », si…Donc, c’est parti pour la webcam, Alice me dit qu’il y en a des pas chères au Leclerc. Donc mercredi, j’y vais. Je regarde : premier prix avec microphone intégré : 35 euros, à peu près. J’en prends 4 et le vendeur me fait : « ah non, vous m’avez détruit tout mon beau rayon », en déconnant. Je continue mon chemin et appelle ma sœur pour lui demander des infos pour un cadeau pour son tendre Anthony et là, en lui parlant des webcams, elle râle : « non mais attends, 35 euros, c’est super cher, je comprends pas…Attends, je te rappelle ». Bip ! Bip ! « J’en ai trouvé à 20 euros à côté de chez moi, je m’en charge. » Ok ! Je sors de là et retrouve ma mère qui fait la gueule : non mais elle va pas se trimballer avec 4 webcams (ma mère ne sait absolument pas à quoi ça peut ressembler, au passage) dans le train ! Je lui ai dit : « certes, ça m’emmerde aussi mais ça fait quand même 60 euros d’économie ! ». Mais bon, mercredi, ma mère était d’une humeur massacrante, de toute façon.
 
Après, il y a le cadeau pour les hommes de la famille, à savoir Anthony et Yohann. Pour le premier, en désespoir de cause, je lui ai offert un livre sur la pêche, sa passion (chacun son truc…). Ma mère avait pensé à une boite à outils mais le gentil vendeur de castorama (rien à en tirer, ma mère m’a cassé le coup direct en disant : « bonjour, je cherche un cadeau pour le copain de ma fille »…avec moi à côté !) lui a fait remarquer qu’offrir une boîte à outils à un mec, c’est comme offrir un fer à repasser à une femme… Du coup, elle lui a payé une montre de course qui mesure les battements de cœur et je sais pas quoi car il s’entraîne dur pour devenir pompier de Paris (et c’est pas facile !). Pour Yohann, grosse panne d’idée, Alice est avec moi sur le coup. Le problème étant que Yohann était au fond du trou début décembre, en pleine dépression donc que lui offrir ? Il ne faut surtout pas se planter. Au début, j’avais pensé à deux passeports pour Disney, histoire qu’il se détende un peu mais il y a peu, il voulait tout plaquer pour aller vivre dans une ferme, donc non. Des vêtements, trop classique. Des livres ou des CD, mais lesquels ? Des lampes, on lui en a déjà offerte une pour son anniversaire, un beau stylo, il écrit pas… Bon, finalement, ce sera un immense bougeoir (plus grand que moi), le livre de Yann Arthus Bertrand et une petite sacoche pour sortir (on y met un paquet de clopes et un portable, c’est tout).
 
Pour ma sœur, là, c’est facile. J’aime bien faire des cadeaux à ma sœur : c’est l’occasion de lui montrer que je l’aime bien quand même, même si on est pas proche. Après un Palm trouvé à moindre prix sur ebay, j’ai eu une idée : des savons en forme de carrés de chocolat dont parle Cosmo. Vu que ma sœur est perpétuellement au régime, voilà du chocolat qu’elle peut consommer à volonté ! Je me rends donc chez Sephora mais y en a plus, pas plus que du sublime éventail rose de chez Chantal Thomas. Je fais tous les Sephora qui se dressent sur mon passage, rien, rien, rien. Donc à la place, je lui achète des « sucres effervescents » pour le bain, des berlingots pour le bain aussi et des trucs du genre et je mets ça dans une jolie boîte ! Bon, en emballant la boîte tout à l’heure, je l’ai ouvert : eurk, ça pue le magasin de parfum, là dedans ! Ben oui, toutes ces odeurs délicieuses qui se mélangent, c’est un peu trop fort…
 
Je vais commettre un meurtre!
Mais le plus chiant dans ces périodes, c’est pas de trouver les cadeaux, c’est de les acheter. Je suis profondément misanthrope et agoraphobe : je déteste l’homme quand il se déplace en troupeau. Parce que, déjà, en temps normal, y a toujours un lourdingue qui marche à deux à l’heure devant vous et qui ne marche même pas droit, ce qui fait que chaque dépassement se termine en collision : « non mais vous pouvez pas faire attention ! » Et toi, tu peux pas passer la seconde et tenir ta droite ? Mais à Noël, ils sont tous dehors ! Par exemple, j’ai eu droit à la bonne femme qui téléphone devant un rayon, pile devant ce que je voulais donc je me pose poliment à côté : « excusez-moi…excusez-moi… » Bon, ben tant pis, je bouscule, elle avait qu’à appeler ailleurs. Non mais ça m’horripile cet égoïsme ! J’ai beau exprimer le fait qu’elle me dérange de façon polie, elle feint de ne me voir ni ne m’entendre… Et ils sont tous comme ça ! Donc faire mes courses de Noël, ça me rend généralement de mauvaise humeur parce que non seulement je ne trouve pas ce que je veux mais en plus, je peux mesurer la connerie de l’individu en société. Moi, je ne demande qu’une chose : en finir au plus vite.
 
Outre ces courses horripilantes (d’autant que quoi qu’on fasse, on a toujours un cadeau de dernière minute à faire, genre un peigne…), ce que je déteste, c’est l’emballage cadeau. Je suis nulle pour faire les paquets, c’est désespérant. Chaque année, on se moque de moi : « ahahah, il est trop bizarre ce paquet, il y a du scotch partout, c’est de Nina, ça ! » Oui ben l’an prochain, je les cacherai dans la maison comme ça, y aura quand même la surprise mais pas de paquet. Faut dire aussi que les papiers cadeaux sont de plus en plus merdiques, l’an prochain, j’achète du papier kraft ! Donc, cet après-midi, atelier emballage, je perds trois fois le ciseau par minute, j’ai pas coupé assez de papier donc je rajoute une chute pour pas que ça se voit, je frise le ruban (ça, ça m’amuse), je coupe, je scotche, je soupire. Le livre de Yohann, y a le prix inscrit sur la couverture. Mais qu’ils sont chiants les éditeurs à faire ça ! Surtout ce livre là, c’est clairement pour un cadeau ! Donc un coup de marqueur pour cacher le prix. On emballe, on écrit les initiales sur le paquet, on met sur
le côté… Ai-je bien enlevé le prix ? Merde, au moment où j’écris cette phrase, j’ai un doute sur le cadeau d’Alice, je crois que j’ai laissé le prix sur la boîte. L’an dernier, ma mère, très en forme, avait laissé le prix sur tous mes cadeaux ou presque… Hum ! A un moment, j’ai une idée : et si j’utilisais les chutes de papier cadeau pour faire des faux bonbons pour mettre dans la boîte d’Alice pour accentuer le côté « gourmandises » ? Je vais chercher des boules dans le jardin, j’en fais un…deux… Non, c’est une mauvaise idée.
 
Voilà, ce soir, j’ai presque fini, sauf mon peigne, et c’est tant mieux. J’ai passé la semaine à faire ces foutus courses. En plus, en général, cette période pré-fête est particulièrement tendue chez moi, tout le monde ayant un cadeau de dernière minute à faire, etc. Heureusement, on se réconcilie tous devant le sapin quand on ouvre les cadeaux… Mais ça, j’en parlerai dimanche.