Fallin’ in love again

Un an. J’ai beau compter et recompter dans tous les sens, ça fait bien un an. Un an que quoi ? Un an que je n’ai pas aimé, ma bonne dame (ou mon bon monsieur). Vraiment, je veux dire, j’ai eu des petites histoires depuis, des très courtes, des un peu moins courtes mais bon faut dire ce qui est, si je regarde ma dernière année amoureuse, ça manque de passion.
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L’autre jour, je fais la remarque à future coloc et elle me répond : »arrête de te brider, fais le battre ce petit coeur » (ou à peu près). Mais je bride rien, moi. Mais résumons vite fait ma vie « amoureuse » de cette dernière année. Alors deux configurations :

– je sors avec un mec, il me lourde avant que j’ai le temps de tomber amoureuse. Parce que je tombe pas amoureuse en 2mn28, je le fais pas exprès. C’est juste que je suis normalement constituée, je suppose.

– je craque sur un mec genre « miam, il est trop beau, je le veux », je nous imagine déjà en train de s’entraîner à se reproduire (oui, moi, y a que la phase entraînement qui m’intéresse, pas envie de jouer le match). Donc je souris, je papillonne et là : « ouais et alors ma copine… ». Connaaaaaaaaaaaaaaaaaard! Non mais c’est vrai quoi, il aurait pas pu m’attendre, sans déconner ? Quoi, je suis totalement égocentrique ? Heu… Ouais ok.

Bon, là, je grossis le trait, je n’en veux pas vraiment aux mecs qui m’ont pas attendue pour se foutre à la colle avec leur grognasse qu’est moins bien que moi (mais allez, je décooooooooooonne!). Juste qu’à force de vivre toujours la même chose, je commence à être un peu lassée. Et non, je le fais pas exprès puisque je l’apprends APRES que je me sois dit « tiens, si je lui proposais de tester la capote Durex? ». Non parce que ce serait le plan « en fait, avant que je sache que t’avais une copine, je te trouvais moche mais maintenant, je te veuuuuuuuuuuuuuux! ». Non, non, je n’aime pas la complexité.

Alors attention, il ne faut pas prendre cet article pour que ce qu’il n’est pas. Je ne me plains pas, je ne fais que constater. Je ne suis pas du tout en pleine angoisse existentielle genre « haaaaaaan, je vais finir seule avec mon chat », non, non, non. Quand je dis : « j’ai 27 ans, je vis seule avec mon chat et ma mère me prend pour une lesbienne », c’est pour de rire, hein. En plus,dans un fol élan d’optimisme forcené, j’ai tendance à croire que je finirai par le trouver et le garder mon prince charmant. J’en suis même intimement persuadée. Après tout, j’ai déjà vécu 4 ans et demi avec un mec, je vois pas pourquoi ça ne se reproduirait pas. Parce que bon, objectivement, y a aucune raison que ça n’arrive pas (si ce n’est ma propension à tomber sur des enfoirés).
Alors pourquoi cet article constat si au fond, tout va bien. Ben, en fait, c’est que je m’ennuie. Moi, je passe la journée avec les ados qui me parlent de leurs amours, si intenses, absolues… et éphémères. Moi, je m’amuse à parler d’un mec qui me plaît mais bof, je suis pas amoureuse et vu que j’apprends vite que monsieur a une madame, je laisse tomber. Mais mon jouet, il est tout cassé ! En fait, on en parlait l’autre jour avec Tatiana, quand on a une cible, on se pomponne, on se fait belle, c’est agréable. Même s’il ne doit rien se passer, la perspective de suffit. Mais à quoi bon se faire jolie pour un gars qui a une copine donc, à priori, ne me regardera pas ? Ou quasi pas ? Alors oui, on peut se faire belle pour soi aussi, tout à fait mais ça va un temps ça. Nous, les filles, on a besoin d’une carotte et non, ce n’est pas un jeu de mot foireux. Moi, quand je nage, j’aime imaginer qu’un mec qui me fait super craquer va s’extasier devant mon corps (presque) musclé et orangé doré par mon auto bronzant. Non parce que Ducrette, elle se décarcasse à perdre des kilos mais y a qu’elle qui le voit. Ducrette, elle s’épile mais ça sert juste pour la piscine. Scrugnugnu quoi.

Et puis en plus, j’ai envie d’être transportée, de parler de cet amour naissant, de saouler tout le monde avec, de me prendre des « putain mais t’es chiante avec ton mec, on le sait qu’il est parfait!! ». J’ai envie d’arriver épuisée au boulot après une nuit de sexe intensive et pas parce que j’ai lu le Nouvel Obs jusqu’à pas d’heure. Je veux dire je t’aime et pas juste à mes amis (parce que je les aime fort mes amis mais chastement, c’est pas le même amour, quoi) ou à ma famille. Non, je veux le dire à un homme et je veux le dire sincèrement. Non parce que je peux le dire. Je pourrais balancer ça à mon semi Russe mais je suis pas sûre que ça la rassurerait le monsieur. Je pense même que ça le ferait fuir ! Puis de toute façon, je vois pas l’intérêt de le dire si je le pense pas.

Bref, j’aimerais être in love pour de vrai et très fort. Penser à lui toute la journée, compter les heures qui nous séparent, avoir une banane de 150 km de long dès que je pense à lui, dès que je reçois un texto de lui, avoir ma voix super neuneu quand je décroche au téléphone « ça va chériiiiiiiiiiii ? ». Oui, l’amour rend con, je l’ai déjà dit. Mais moi aussi je veux être con, bordel !

Ca va être mon nouveau défi, ça, tomber amoureuse. Bon, pour le moment, j’ai mon semi Russe mais c’est beaucoup trop tôt pour être in love. Ne précipitons pas les sentiments, que diable !

La liste de la fille un peu totalement paradoxale

– Durex m’a choisie pour être testeuse, je vais donc recevoir une capote pour tester. Moi, c’est rare que je n’utilise qu’une capote avec un mec. Mais d’un autre côté, comme je n’ai aucune confiance en l’homme en ce moment, elle servira carrément pas, la capote. Ou alors au pire du pire, je la testerai avec Jack.

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– J’ai trouvé une futur colocataire. Après discussion, notre appart devra : avoir du plancher parce que le lino, c’est froid sous les pieds et puis c’est moche et la moquette, c’est salissant. On veut 3 pièces dont deux chambres, une terrasse, au dernier étage avec ascenseur, haut de plafond. Un parking, ça nous arrangerait aussi et puis si ça pouvait être du côté St Lazare-Opéra, ce serait très cool. Le tout pour 1200 euros ou moins TTC. Et la baignoire, ça nous ferait plaisir. On n’a aucune exigence quant aux moulures au plafond.

– Jeudi, je suis retournée à la piscine, j’ai nagé 1km750. Faudrait que j’arrive aux 2 km mais il faudra que j’arrive plus tôt car là, j’ai fini à 13h40 (soit une séance d’une heure) pour éviter de me prendre les connasses de l’aquagym mais je me les suis prises quand même (conasses parce que 10 mn avant le début du cours, elles envahissent le bassin et c’est impossible de faire ses longueurs).

– Mardi, je suis allée au parc avec un mec, le parc de St Cloud que je connaissais pas, c’était vraiment bien, quelle détente ! On s’est promené, on a pris un verre (ou tenté de, ce fut épique ça aussi), on s’est posés dans l’herbe, face au soleil, avec un petit pét. Vive le 1er mai.

– Ce qui est bien avec les lunettes de plongée, c’est qu’on peut mater les mecs sous l’eau et la natation en rend certain vraiment très canon. Miam. Par contre, le vieux en maillot blanc lâche et limite transparent, non. Mais ces corps, ces corps…

– A ma piscine, les Asiatiques ne savent pas nager. Mais ils essaient. Beaucoup. D’ailleurs je trouve qu’on devrait faire des couloirs selon la vitesse et le type de nage, histoire qu’on se gêne pas. Et je trouve que ce serait top que j’en ai un que pour moi.

– J’aimerais savoir comment j’ai réussi à choper un coup de soleil sur la tronche en prenant un verre à Beaubourg jeudi soir à 19h.

– J’aime bien l’orage mais je l’aime encore mieux quand j’ai un amoureux. Mais avec ma lose avec les mecs, je sens que c’est pas demain que je vais en avoir un.

– Un jour, Kenya comprendra que tant que je suis pas en station debout, faut pas foutre le souk. Ou pas.

– Je crois que mes collègues sont des compétition addicts. Quand ils jouent pas aux fléchettes, ils font de l’athlétisme sur console, je sais pas laquelle.

– Je me plains des connards que je croise mais j’ai vu un beau spécimen à la télé, aussi, l’autre jour, sur Total in love. Un mec genre fils à papa étudiant en école de commerce qui se la joue trop beau gosse. Genre la beauté est proportionnelle au poids de gel que tu mets sur tes (pauvres) cheveux. Le mec, il a carrément deux numéros de téléphone, le vrai et un faux où quand tu appelles, tu tombes sur un « bonjour, je suis Pierre-Yves, si je t’ai donné ce numéro, c’est que je ne compte pas poursuivre la relation avec toi », un truc du genre. Ca m’étonne que le bouffon de la semaine dernière, celui qui m’a dit « mais bien sûr qu’on reste en contact » juste avant de m’effacer de MSN m’ait pas fait le coup.

– Xavier Desmoulins, il a une voix, mmmmmmm… Il me fout en transe.

Donc, en résumé de la semaine : j’aime plus les mecs. Mais en fait si. Fais chier. Sinon, le boulot, j’en ai pas parlé mais ça va bien, hein.

La terreur de la maternité

Dans la vie, j’ai des phobies, comme tout le monde. J’ai peur de l’avion, des serpents, de finir seule et aigrie comme ma grand-mère paternelle (parce que curieusement, plus t’es aigrie, plus t’es méchante et plus t’es seule), de la mort des gens que j’aime… et de la maternité. Ouais, avoir un bébé, ça me fout la trouille et grave.

Première trouille : le déni de grossesse. Etre enceinte sans m’en rendre compte et arriver un jour à l’hôpital avec de supers crampes au bide « Aaaaaaaah, je crois que j’ai l’appendicite !

– Non, mademoiselle, vous êtes en train d’accoucher.
– Mais, je suis pas enceinte !
– Si et vous venez de perdre les eaux. »

Bon, ok, le déni de grossesse, c’est très rare mais bon, quand j’ai une vie sexuelle avec capote (ben ouais, n’encourageons pas le sort), je suis contente d’avoir mes règles et si elles sont plus courtes que d’habitude, je flippe. Même que j’ai l’impression d’avoir plus de seins que d’habitude (déjà que…). Même qu’en juillet, Gauthier m’a fait une réflexion sur mon opulente poitrine à base de « dis donc moumour, ils sont énormes tes seins aujourd’hui ! ». Et là, la machine à flip est en marche. Bon alors, j’ai pas eu de sexe depuis mai, j’ai eu mes règles depuis mais elles étaient un peu courtes, non ? D’un autre côté, avec Alex (puisque c’était de lui dont il s’agissait), on n’a jamais sauté l’étape capote, celles-ci n’ont jamais craquées et puis en plus, j’étais dans une période non décisive de mon cycle. Bon, ben non, je dois pas être enceinte.

Ma terreur de la maternité est joyeusement entretenue par la télé. Oui, oui, la télé. Entre les émissions sur les dénis de grossesse (bordel !), les multiples messages sur les dangers domestiques, sur tout ce qui peut tuer mon futur bébé. Nom de Dieu ! Il faut faire attention à la table à langer (genre j’aurais la bonne idée de le laisser là tout seul parce qu’un bébé, c’est bien connu, une fois posé, ça bouge plus), aux prises électriques parce qu’un bébé, il voit des trous, il faut qu’il mette les doigts dedans et ses narines, il a déjà testé, aux cacahuètes parce qu’il va forcément s’étouffer avec, la casserole d’eau chaude qu’il va forcément se renverser dessus… Oui parce qu’un bébé, faut le savoir, ça n’est pas indépendant et ça se surveille comme le lait sur le feu… Qu’il ne faut pas laisser à sa portée pour pas qu’il se le renverse dessus, donc.

Alors imaginons. Avec Sagamore, on s’aime et on décide de se reproduire, youpi ! Sauf que ce qu’il ne savait pas, Sagamore, c’est que j’ai chopé un foutu gêne de « mère juive ». Je sais pas d’où il sort mais je l’ai. Déjà, quand je laisse mon chat tout seul, je culpabilise alors j’imagine le cauchemar avec mon enfant, la chair de ma chair, ce petit bout que j’ai porté 9 mois dans mon ventre. Déjà, enceinte, je serai une terroriste. Le premier qui fume à moins de 100 mètres de moi, je lui explose la tête ! Comme j’irai chez une diététicienne pour manger comme il faut pour avoir un beau bébé tout parfait donc je ne dînerai plus chez les gens parce qu’ils ont foutu une lichette de rhum dans le gâteau et ont OSE faire une daube au vin. Non mais tu veux que mon fœtus se tape une cirrhose ? Et alors qu’on ne touche pas trop mon bide parce que mon fœtus, il a besoin d’être protégé et tu crois que tu peux toucher son cocon avec tes mains pleines de microbes ? Tu veux le tuer ?

Et puis après, je vais accoucher et là, ce sera pire. Parce que jusque là, mon bébé, il était dans mon ventre donc je pouvais le surveiller en permanence et personne d’autre que moi était en contact direct avec lui. Mais là, il est exposé au monde et à ses horreurs ! Il est soumis aux microbes, à la pollution, aux « areuh ! areuh ! » débilitants des gens qui essaient de communiquer avec lui. Et puis tous ces gens qui n’arrêtent pas de le prendre dans leurs bras, aaaaaaaaaah ! Vous êtes propres au moins ? Non parce que c’est fragile un bébé, faudrait pas lui filer une cochonnerie, quoi… Et ça va être de pire en pire parce qu’en grandissant, il va devenir mobile, il va vouloir mettre ses doigts partout, dans son nez, la prise électrique ou le mixeur ! Il mangera tout ce qui lui tombera sous la main : ses pieds, son playmo spécial petits enfants, la pilule de maman… Je rigole pas ! Moi, petite, j’ai trouvé un spasfon par terre, c’est un médicament rose de la forme d’un smarties. Donc je l’ai mangé. Si je m’en souviens encore aujourd’hui, c’est que le goût dégueu du médicament au lieu du délicat choco fondant m’a profondément traumatisée.

Et puis après, il ira à l’école et ce sera le début de la fin ! Les autres enfants vont me le prendre mon petit, il ira jouer chez des gens et regardera des films érotiques chez eux. Rigolez pas, c’est arrivé à mon voisin, ma sœur lui a montré un film érotique alors qu’ils étaient encore en maternelle (mais mes parents sont de très bons parents en dehors de ça). Et puis après, il va arriver au collège mon petit et il voudra faire du scooter et même qu’après, il commencera à mélanger sa langue avec d’autres gens ! (oui, je n’exclus pas la possibilité que mon fils soit éventuellement pédé, ne soyons pas sectaire). Et la mononucléose, il y pense ? En plus, si l’autre a un appareil dentaire, ça peut lui abîmer la bouche et lui donner des aphtes. Et puis, après, ce sera encore pire ! Il voudra faire du sexe ! Oh bordel, je vais lui expliquer que trois capotes valent mieux qu’une, on ne sait jamais… Non parce que je voudrais pas qu’une MST abîme mon petit, quoi… 

Bon, évidemment, là, j’exagère (au cas où vous auriez pas compris) mais c’est vrai que l’idée d’être mère, ça me donne surtout envie de pleurer parce qu’un gamin, c’est tout petit, tout fragile et si je me plante, c’est lui qui paiera les pots cassés. En conséquence : jeune fille névrosée et totalement flippé cherche mec pouvant assumer le rôle de père et de mère. Si déjà père d’enfants majeurs, je prends.

Mentir, c’’est naturel

L’autre jour, je lisais Cosmo et il y avait un article sur le mensonge, expliquant que c’était naturel. Je me penche sur mon cas. Oui, je suis une menteuse sans être mytho, je mens toujours pour la bonne cause. Pourquoi je ne rends pas mon article à temps ? Problème d’ordi. Je veux pas venir bosser ? Suis malade. Je fume ? Mais non, maman, voyons. Je pars en week-end en Bretagne voir un mec ? Mais non, Alice, je pars dans les Yvelines consoler une copine en pleine rupture.

 

Donc, je mens. Mal, mais je mens. Comme tout le monde. Que celui qui n’a jamais menti me jette la première pierre mais j’aurai du mal à le croire. Bon, le problème, chez moi, c’est qu’une fois sur deux, je me fais attraper. J’ai une particularité : je parle aux gens en les regardant droit dans les yeux. Sauf quand je mens. Je me souviens d’une fois où Gauthier, plein de bon sens, m’a dit de retourner dormir dans le lit après une dispute amoureuse. Oui, moi, je voulais dormir dans la baignoire, tellement j’étais furieuse. « Moumour, tu retournes au lit ! Je te vois demain et je saurai si tu mens ou pas et si tu as dormi dans la salle de bain, ça va chier ! ». Bon, ben du coup, j’ai rejoint piteuse le fameux lit.

 

Parfois, mes mensonges se retournent contre moi. Exemple : en 2002, je travaillais à l’Observatoire de la vie étudiante, à la fac. C’est-à-dire que je corrigeais les questionnaires renvoyés par les étudiants, passionnant ! Heureusement, on avait quelques perles, ça nous occupait. Un vendredi matin, j’avais le choix entre aller bosser et aller faire un micro-trottoir avec deux mecs de la radio dont le fameux démon tentateur. Bon, ok, je vais faire le micro-trott’, c’est mieux pour ma carrière, après tout. Donc, la veille, je m’engage à les rejoindre en expliquant que je raconterais que j’ai une fuite chez moi. Jeudi soir, je fais ma tambouille quand j’avise une flaque sous le frigo. Hein ? Bon, je passe la serpillière, pensant que j’ai fait des cochonneries en faisant la vaisselle. Eeeeeeeeet merde, la flaque revient, c’est pas normal, là ! Diagnostic : mon frigo est en train de décéder. Ca t’apprendra à mentir, vilaine !

 

Mais pourquoi on ment ? Pour ma part, c’est essentiellement pour éviter les conflits. Par exemple, il y a des moments où je suis pas au mieux de ma forme et donc les gens me saoulent rapidement donc plutôt que de leur dire cash : « tu me fais chier, je te trouve vraiment trop con(ne) », je m’abstiens. Surtout que quand ça va mieux, je me rends compte parfois que j’ai exagéré et je m’en veux. De la même façon, j’évite de dire à ma mère que je fume pour pas qu’on entre en conflit ni que je suis de gauche, même si, ça, mes parents le savent bien. C’est du mensonge par omission mais je sais qu’on peut pas débattre chez moi donc pas la peine de s’engueuler. Je mens aussi pour le travail, histoire de ne cacher mes manques de sérieux, parfois. Genre, au lieu de dire : « j’ai pas fini mon travail parce que j’ai traîné au lit jusqu’à 10h », je dis « la recherche documentaire m’a pris du temps », ce qui n’est pas faux. De toute façon, ça prend du temps de lire les sources et de rédiger, surtout quand on fait autre chose en même temps… Mais le mensonge a ses limites et des fois, je suis bluffante d’honnêteté, je le fais pas exprès. Au début de mon stage, mon boss me demande pourquoi j’ai pas traité la PQR, réponse : « j’ai complètement zappé ! ». Pareil, une fois, on regardait les infos avec mes parents et y avait un sujet sur les jeunes et le shit. Ma mère :

« Mais ça me dépasse ça, pourquoi ils se droguent les jeunes ? T’as déjà fumé un joint, toi, Nina ?

– Oui. »
Hein ? C’est moi qui ai répondu ça ? Oups !

« Ah ? poursuit ma mère. Faudra que j’essaie un jour, histoire de voir. »

Ah ben tiens, je m’attendais pas du tout à cette réaction. N’empêche que voir ma mère fumer un joint, ce serait quand même énorme !

 

Après, je ne suis pas pour autant mytho. Quand mes amis me font chier, je le leur dis. Genre quand Gauthier s’ennuie au boulot et me pourrit sur MSN, il a droit à un aimable : « Bon, tu me laisses bosser, oui ? » ou « Non, je n’irai pas voir Madonna en concert, je la supporte pas ! ». J’ai passé l’âge d’être conformiste et de dire que j’aime tout ce qu’il faut aimer pour être hype. J’aime pas Madonna, ni Louise Attaque, « Clint Eastwood » de Gorillaz me donnait envie de jeter mon réveil par la fenêtre et j’ai bien aimé lire le Da Vinci Code. J’ai pas vu le journal de Bridget Jones et je compte pas le voir, j’ai détesté la dernière saison d’Ally McBeal et le dernier épisode de Friends pue la guimauve. Non
mais ! De la même façon, quand on me parle de quelque chose que je connais pas, je fais pas semblant. Je ne suis pas une usurpatrice, je reconnais que je ne sais pas tout sur tout et heureusement. Si à 26 ans, j’étais déjà omnisciente, ce serait bien triste. Moi, ce que j’aime dans la vie, c’est apprendre. Quand Alex me parlait de ses études, je le regarde les yeux ronds, la bouche ouverte : je connais rien mais j’essaie au moins de comprendre. Quand on me parle du Metropolitan Museum de New York, j’écoute sans donner mon avis : j’y suis jamais allée, je vais pas faire semblant ! Car s’il y a bien un truc qui m’agace, ce sont les gens qui ne reconnaissent pas leurs lacunes en matière de culture alors que c’est évident qu’on ne peut pas tout savoir.

 

Le pire : les mythomanes. Et j’en ai croisé ! L’an dernier, je fréquentais une nana et plus ça allait dans le temps, plus je tiquais : ses histoires n’étaient pas cohérentes. Un coup elle avait rencontré l’amour de sa vie à une soirée, un coup dans la rue. Au début, je me suis dit que j’avais mal compris, jusqu’à ce que je la prenne en flagrant délit de gros mensonge. Durant l’été, la demoiselle m’informe gentiment qu’elle a « la foufoune en feu » car elle est allergique au latex. Je suis heureuse de le savoir, tiens ! Deux mois plus tard, je vais déjeuner chez elle avec une autre amie et là, elle nous explique : « avec machin, on ne s’est jamais protégés et il me demandait même pas si je prenais la pilule ». Hein quoi ? Question : comment peut-on faire une allergie à la capote si on en utilise pas ? Parce que c’est bien avec machin qu’elle avait fait son allergie !De la même façon, un jour, elle m’expliquait que son pire drame serait de ne pas avoir d’enfants. Un autre jour, sa plus grande phobie est d’avoir un enfant, elle n’en veut pas, elle ne supporte pas l’idée. Hein quoi ? Bon, du coup, j’ai fini par la dégager de mon entourage. Je ne sais même pas si elle consciente ou pas de sa mythomanie mais je n’aime pas qu’on me prenne pour,une bille. De la même façon, l’autre jour, je parlais avec Lucie qui m’expliquait que Johanne, mon ex amie totalement barrée était mytho. « Oui, elle nous a raconté qu’elle s’était fait violée étant jeune ! ». Quoi ? Je la connais depuis la maternelle, je sais précisément quand et comment elle a perdu sa virginité, vu qu’elle avait la pudeur d’un ver de terre. Bon, alors, je conçois tout à fait qu’un viol, c’est traumatisant mais il me semble que c’est plus logique d’en parler à ses amis proches qu’à des quasi inconnus entre le fromage et le dessert.
En même temps, sa mythomanie n’est pas une découverte : vers la fin, elle me racontait qu’elle voyait des monstres la nuit pour justifier le fait qu’elle passait la nuit chez de parfaits inconnus. Des fois, je me demande ce qui pousse les gens à mentir comme ça. Pour la fille dont je parlais en premier, c’était clairement dans un désir absolu de plaire, elle arrangeait sa vie selon ses interlocuteurs. Pour Johanne aussi, je pense. Sauf que, perso, quand je prends une personne en flagrant délit de mythomanie, j’ai tendance à prendre mes jambes à mon cou. C’est sans doute pour ça que ses personnes sont seules, au fond.

 

Bref, mentir, tout le monde le fait, c’est pas forcément bien mais si ça permet d’éviter certains conflits, ce n’est pas condamnable. Du moment que ça ne devient pas une habitude…

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Sodomy is not a crime

(© Mister Big)
 
S’il est une pratique sexuelle qui soulève débat, c’est bien la sodomie. Cet article ne se veut ni un plaidoyer ni un pamphlet, seulement une réflexion pour comprendre :
pourquoi c’est encore tabou ?
 
Commençons par une anecdote (histoire de rigoler). Il était une fois notre amie Anne, que tout le monde connaît. Un jour, elle était au resto universitaire en train de déjeuner quand son ex amie nymphomane particulièrement vulgaire (à mon goût) arriva, et après avoir dit bonjour, elle se mit à hurler : « Putain, j’ai testé la sodomie, hier, c’est gé-nial ! ». Et voilà comment foutre la honte à cette pauvre Anne qui déjeunait avec des amis qui ne connaissaient pas notre amie nympho. Quand Anne m’a raconté ça, j’ai surtout été surprise que cette demoiselle ne découvre que si tard la sodomie, dans la mesure où elle avait couché avec la moitié du campus.
 
D’après mes quelques expériences et le témoignage des hommes de ma connaissance, beaucoup de jeunes femmes ont du mal à accepter la sodomie. Pourquoi ? Plusieurs arguments. Tout d’abord, c’est sale. Alors, certes, c’est de ce côté que sortent nos déjections mais de l’autre côté, tous les mois, on évacue les débris du nid organique que notre corps a fabriqué pour un fœtus qui n’est pas venu… Mais quand même, cet argument reste et au-delà de la simple « saleté » physique, je pense que beaucoup de filles y voient une saleté « morale ». Ce n’est pas fait pour ça. C’est contre nature… Et la fellation, c’est naturel, peut-être ? En effet, si on considère que le « naturel » signifie : « coït dans le but de procréer », comme le font les animaux, le pénis ne doit visiter que le vagin de la demoiselle et encore en période de fécondité (donc pendant 2,3 jours par mois). Il ne doit pas se perdre dans une bouche, une main, un anus, entre les seins, non, non, non ! Je veux pas présumer mais je pense que beaucoup de filles qui mettent en avant la « saleté » de l’acte en pensant « contre nature » n’ont rien contre ne petite fellation ou un petit cunni (oui, ça aussi, ça me paraît pas très naturel, hein !). Honnêtement, ça ne me paraît pas sale à partir du moment où la personne concernée à une hygiène normale. Parce qu’après tout, si c’est sale par derrière, je ne suis pas sûre que ce soit plus propre par devant.
 
Autre argument qui revient régulièrement : « ça fait mal ». Effectivement, ça peut être le cas, surtout si le partenaire y va comme un bourrin. Ça ne sert à rien de forcer, ça finira par entrer donc allez-y en délicatesse, messieurs ! Souvent y a un problème de lubrification, il existe des gels exprès pour qu’on peut même acheter au supermarché (si, si). D’ailleurs, si vous utilisez une capote, merci de toujours mettre du gel, ça évitera que la capote se déchire.
 
Je me souviens, ado, j’écoutais Lovin’ fun (oui, je sais, j’étais une pintade, ado) et une dame avait appelé pour parler de sodomie en disant : « attention à bien lubrifier si vous voulez pas rester coincés ». Elle avait parlé de couples arrivant aux urgences emboîtés l’un dans l’autre et incapables de se sortir de là. Réalité ou légende urbaine ? Je ne sais mais ça m’a fait rire, j’avoue (que je suis méchante, quand même !). Avant de connaître, la sodomie me révulsait, je trouvais ça bizarre, déviant comme pratique. Et puis, j’ai découvert malgré moi. Je n’ai franchement pas aimé ça la première fois, sans doute parce que je n’avais pas donné mon accord pour, le monsieur s’est promené par là sans penser que je n’avais jamais pratiqué. Peu importe. Depuis, je suis plus ouverte sur cette pratique et ça, de suite, ça excite les hommes. A l’époque où j’étais sur meetic et que j’arrangeais des nuits torrides avec des inconnus, une question qui revenait régulièrement : « et la sodomie tu pratiques ? ». Il suffisait de dire oui pour qu’ils soient tout émoustillés. Sauf que ce n’est pas parce que je dis que je l’ai déjà fait que je le fais systématiquement, j’aime pas les coïts réglés comme du papier à musique, de toute façon.
 
Ce qui est amusant, c’est que certaines filles utilisent la pratique de la sodomie pour marquer leur émancipation sexuelle, comme la demoiselle évoquée plus haut. « Je suis
sodomisée donc je suis libérée ». Et c‘est vrai que les hommes s’affolent dès qu’une fille dit ça. Personnellement, à moins qu’on me pose la question, je ne le crie pas sur tous les toits. Ce n’est pas une question que j’ai honte ou que je n’assume pas, juste que je ne vois pas l’intérêt de le dire. Il faut vraiment que ça fasse partie de la conversation, je me vois pas dire au milieu d’une discussion sur la politique intérieure : « moi, j’adore la sodomie ! ». D’une part, ça risque de jeter un blanc, d’autre part, je crois que si on donne déjà à son futur partenaire la liste de ce qu’on aime ou ce qu’on n’aime pas, il n’y a plus d’intérêt. En outre, il y a des filles très libérées sexuellement qui n’aiment pas la sodomie. Et d’autres qui aiment ça mais qui ne sont pas des coups fabuleux donc il ne sert à rien de généraliser.
 
Il me semble que la sodomie est un peu moins taboue depuis quelques années, même si ce n’est pas encore accepté partout. Il y a des pays où c’est illégal et même dans certains Etats américains comme le Texas. Ainsi, deux homosexuels se sont retrouvés emprisonnés pour acte sodomite. Et là, je me dis qu’il y a un réel problème : qu’est-ce que ça peut faire que deux adultes consentants fassent l’amour en pratiquant la sodomie ? Est-ce que cela nous regarde ? Je suis convaincue que ce qui se passe dans les chambres doit rester privé, la loi n’a rien à y faire à partir du moment où les deux personnes sont adultes et parfaitement consentantes. Certes, la sodomie n’est pas un moyen de procréer mais à partir du moment où les deux partenaires trouvent du plaisir, il n’y a aucun mal et je ne vois pas en quoi cette pratique est déviante. Elle me paraît, par exemple, moins choquante qu’un sado-masochisme poussé… Mais de toute façon, en matière de sexe, je crois que chacun a ses propres limites, ce qui le choque et ce qui lui paraît normal.
 
A présent que la sodomie commence à entrer dans les mœurs, quel sera le prochain tabou ? Pour moi, il s’agit de la « feuille de rose » (soit un léchage de notre petit trou). C’est fou comme les hommes sont motivés pour nous visiter par là mais pour nous lécher, y a personne ! Je comprends qu’on puisse hésiter mais après tout, soit la demoiselle est propre et y a pas de soucis, soit elle ne l’est pas mais dans ce cas, le cunnilingus aussi se retrouve proscrit… Quant au coït, à chacun de voir…
 
Quoi qu’il en soit, chacun est assez grand pour pratiquer ou non la sodomie, elle n’est pas un crime, comme dirait Mister Big, arrêtons d’y voir un signe de perversion. Après tout, des gens très bien la pratiquent !

Septembre : ramonez la cheminée !

Par Anne
Un de mes ex, Karl, vit en France depuis 3 ans, on s’est rencontrés un mois avant que je parte en Angleterre et à mon retour six mois après, il m’a quittée, je n’avais rien contre je l’avoue… c’est pourquoi on est restés proches et depuis on se voit de temps en temps chez l’un ou chez l’autre, au ciné, dans un pub ou en boite, en tout bien tout honneur. A semaine dernière il m’annonce qu’à la fin du mois il repart définitivement dans son pays, et qu’il faisait une soirée de départ bientôt. Depuis on s’est écrit des mails presque tous les jours (pendant le boulot) et sans raison particulière, alors que ma vie sentimentale était depuis 3 longs mois plus pathétique que la vie sentimentale d’une table,voilà que nos conversations partent complètement en live.
 
On s’est dragouillés pendant une bonne semaine virtuellement pour se mettre en appétit, avant de passer aux travaux pratiques, morceaux choisis: (traduits de l’allemand en français pour plus de compréhension, et en gardant les maladresses des mails écrits en français pour plus de charme, lol).
Karl: -« je me souviens d’un fois où tu avais mis tes bas, tu as toujours »?
Anne: -« Oui, pourquoi? »
Karl: -« Tu pourras les mettre encore? »
Anne: -« il fait trop chaud pour les mettre en été »
Karl: »je vais m’occuper du temps » « j’adore ton bas, c’est très sexy, surtout les noirs à trous » (en parlant de mes bas résilles)
Karl : Dis moi à ton tour quels vêtements tu veux que je porte
Anne : peu importe, tu ne les gardera pas longtemps.
[…]
Karl:- « Dis-moi un de tes souhaits »
Anne, 16h:-« Hum… une glace » (pas sexy du tout comme réponse)
Karl:- » Rien d’autre? je porterai un glace la semaine prochaine, tu en auras besoin pour te refroidir. »
Anne:-« Tu veux donc dire que je vais avoir chaud? »
Karl: -« Si tu me ouvres la porte de ta appartement, alors oui » (très poétique ces allemands, y a de la recherche métaphorique)
Anne: – » Alright, be ready, boy »
Karl: -« Oh I will, babe, I will. Tu es pour moi une « femme fatal »
[…]
On parle de ce qu’on aime, ce qu’on aime pas, etc.
Ce site est autorisé aux mineurs donc la suite est censurée.
 
Le mot d’ordre : organisation. 
 
2- La veille du jour J, procédez par étape, l’action pouvant se dérouler dans toutes les pièces, vérifier l’état de celles-ci avant utilisation. Avantage du T1 bis : la surface est vite inspectée.
Chambre : ranger les culottes qui traînent ça et là.
Salon : décrocher le calendrier des dieux du stade offert par Gauthier pour mon précédent anniversaire.
Autres vérifications : les bas résilles (éviter d’avoir l’air bête le jour J avec les bas troués comme du gruyère.)
le stock de bougies et le stock de capotes.
 
3- Le jour J : en rentrant du boulot : becter un morceau, faire la vaisselle, remplacer les draps en flanelle, passer sous la douche et se soumettre au détecteur de poils : checking de la tête aux pieds, effectuer les corrections qui s’imposent.
 
Léger contretemps : Lucie m’appelle 2h avant l’heure H, son chauffe eau vient de décéder, elle demande si elle peut venir prendre une douche chez moi, je lui dit qu’elle peut venir mais c’est maintenant ou pas du tout.
Elle arrive, je lui explique le pourquoi du comment, la séance « brouettage » / ramonage prévue à 20h (film réservé aux plus de 18ans). On s’assoie 5 mn, en mangeant un morceau de gâteau au chocolat, elle me dit qu’elle déteste tous ceux qui ont une vie sexuelle…je lui dis qu’en trois mois d’abstinence j’avais l’impression d’être redevenue vierge et que j’espérais ne pas avoir mal, eh oui, pas très glamour comme discussion, mais c’est bien la réalité. Ça ne vous ai jamais arrivé mesdemoiselles ?
 
A l’heure H (+ 18 mn) : Il sonne à la porte, il me fait un bisous, on papote 5mn sur mon canapé, on boit un verre, on met de la musique, « Leonard Cohen », il commence par me masser les pieds (si certaines comme Nina n’aiment pas ça, moi j’adore), puis les mollets, puis il glisse sa main sous ma nuisette, doucement, il caresse mon ventre, un peu plus haut, un peu plus bas, je lui enlève sa chemise, j’effleure son dos avec mes ongles, il frissonne (c’est trop marrant) il m’embrasse dans le cou (je fonds littéralement), il me croque l’oreille, il passe sa main dans mes cheveux, je galère un peu pour lui enlever son jean mais j’y parviens quand même !! Il m’enlève ma nuisette (déjà à moitié enlevée), on reprends les préliminaires, j’adore ces moments, et là une nouveauté, il se met à souffler légèrement sur mon ventre en remontant sur les seins, je peux vous dire que ça m’a fait un drôle d’effet !!! La suite est censurée, c’est pas un site porno ici, et le mot est mal choisi car cette nuit n’avait rien de « porno », je trouve que ce mot a une connotation trash, que j’associe à « transformation de la femme en pute ». Cette nuit était passionnée, tendre et ludique, à l’écoute de l’autre, rien à voir avec de la « baise »  pure et dure.
 
Le secret pour passer une nuit de rêve avec son amant :
Soyez une princesse : se faire faire tous les massages et tout ce que vous voulez avant de rendre la pareille ! (warning : le ramoneur est tellement excité qu’en ce qui concerne la gâterie, en deux minutes, montre en bouche, le travail est achevé !) C’est ce qui s’appelle finir sur une note de poésie.