Touche pas cette capote, tu vas attraper le sida

Y a des fois, je me demande si je vis bien sur la même planète que les autres et si j’entends bien ce que j’entends. Je force peut-être un peu trop sur le coton tige, c’est pas possible autrement. Notre ami le Pape est en goguette, grand bien lui en fasse, mais voilà que soudain, il ouvre la bouche et dit : « l’utilisation du préservatif en Afrique ne règlera pas le problème du sida, il l’aggrave ». Allo ? Allo ? Y a un pilote dans l’avion ?

Alors il est certes vrai que l’abstinence, c’est le nec plus ultra de la prévention contre le SIDA. A condition bien sûr que l’abstinent n’ait pas l’idée saugrenue de naître d’une mère séropositive  ou d’aller se frotter à la seringue d’un autre. Les gens sont joueurs des fois. Ceci étant dit, la capote, ça reste quand même bien fiable même si parfois, ça se déchire et comme dirait ma blogueuse djeunz qui, hélas, n’écrit plus : « tu peux etre cool et sexy a la fois mais baizé c encore plus debile si tu suce c pire si tu te fais enculer alors la tu es dans une erde mais le pire dans tout sa c’est que si tu baize et que le preservatif éclate sa jte jure tu vas kiffé mais faudrait pas etre mére à 14,15,16,17;mais plutôt à18,19,20,21,22etc…. ». Voilà comme ça, ça restera sur ce blog à vie. Ceci étant dit, si on sait s’en servir, ça se déchire rarement (pour ma part, j’en compte deux sur je ne sais combien d’utilisées).

Vous allez me dire que le Pape, y a plus grand monde qui l’écoute et ceux qui le font pratiquent la virginité avant le mariage, tout ça. Non ben je ne suis pas d’accord. Je trouve dramatique qu’un homme médiatique tienne de tels propos, même si c’est essentiellement pour prêcher pour sa paroisse et qu’on sent bien la mauvaise foi. Deux jeux de mots dans une seule phrase, c’est violent. C’est dans ces moments là que je vomis la religion. Pas le fait de croire, ça, je dirais que ça ne me regarde pas et chacun sa spiritualité mais les dogmes. Déjà, y a un truc que je ne comprends pas. Comment un Dieu si miséricordieux nous impose-t-il des règles aussi drastiques, pour commencer ? Hein ? Bref, on n’est pas là pour avoir un débat théologique, ça importe peu dans cette histoire, au fond. Ce que je trouve gravissime, c’est le discours, la culpabilisation permanente du sexe (coucher, c’est le mal et tu seras puni, c’est comme ça et pas autrement). Evidemment que ce que dit le Pape ne m’empêchera pas de coucher avec capote (voire sans si je me mets en couple après le test adéquat mais ce n’est pas la question). Je ne donne pas foi à tout ce qu’il dit, surtout que mon catholicisme, je l’ai un peu oublié.

Mais quand même, un homme disposant d’une quelconque autorité peut-il réellement dire de telles sornettes ? Est-ce que ce n’est pas un crime de proférer une telle connerie monumentale ? Un homme politique aurait dit ça, il aurait été poussé rapidement vers la sortie (appelée « élections européennes »). Là, le Pape dit ça, les gens disent « ohlala, pas bien » mais le mec reste investi de son autorité. Mais au fond, y a quand même un truc qui me fait marrer (jaune) : on n’arrête pas de cracher sur l’Islam en la présentant comme une religion arriérée mais franchement, le christianisme, avec son « le préservatif aggrave l’épidémie du sida » ou « excommunions ceux qui ont avorté la petite fille de 9 ans enceinte suite aux viols répétés de son oncle », c’est pas mieux. C’est une honte, vraiment. Surtout que même si en France, on est un peu moins sous la coupe des religieux chrétiens, il n’en reste pas moins que dans de nombreux pays,  les dires du personnel religieux reste parole d’évangile. Et là, j’ai peur.

Conclusion : si vous n’avez pas envie de choisir la voie de l’abstinence (je ne vous en veux pas, moi-même, je ne le fais pas), les capotes, c’est le top.

Et on va lire cet article de Charles Mouloud sur le sujet. Je crois que j’aime de plus en plus Rue 89.

Merci la SNCF

Non, ce titre n’est pas ironique, je suis sérieuse. Je dis merci à la SNCF pour de vrai car elle a sauvé mon week-end, contrairement à la RATP qui m’a poussée aux  limites de la crise de nerf.

La semaine dernière, j’ai commencé mon nouveau boulot avec la dose de stress qui va avec. Parallèlement, je dois refaire ma carte d’identité pour mes prochaines vacances sinon je pars pas. Première tentative : non, les photos ne sont pas bonnes, on ne voit pas mes oreilles. Deuxième tentative vendredi matin avec des photos faites dans un studio photo
agréé : non, le fond est trop foncé et on ne voit pas assez vos oreilles (bordel, on voit que j’en ai deux!). Vous partez dans 7 semaines ? Ah mais non, madame, vous ne l’aurez pas votre carte, vous pouvez annuler votre voyage.


Donc j’arrive au boulot déjà énervée avec une certaine envie de pleurer. Oui parce qu’en plus du nouveau boulot, j’ai mes règles et force est de constater que depuis la mort de ma grand-mère, je suis sensible à tout et je pleure pour un rien. La journée se passe tranquille, je liste toutes les solutions possibles pour avoir des papiers d’identité à temps.

18h15, je quitte mon poste (super sérieux). Je mets normalement une toute petite demi heure pour aller à la gare, sachant que le train part à 19h05 mais je me ménage un peu de marge. Je reçois un texto de Vicky m’informant que la ligne 13 est perturbée (comme d’habitude) donc en prévention, je vais prendre la 4, ça me rallonge de 2 mn en moyenne. Je récupère donc la 4, m’assois en me disant « je suis large ». Sauf qu’à la station suivante, le métro ne repart pas. « Suite au malaise d’une personne dans le métro de devant, nous allons rester à quai quelques instants. »C’est ça oui ! Je sens le coup venir, ça va durer des heures. Et la bonne blague, c’est que je suis à l’arrêt Etienne Marcel : là où il n’y a AUCUNE
correspondance. Bon, je sors de la rame, je vais repartir en sens inverse. En sens inverse, le métro ne bouge plus non plus. Putaiiiiiiiiiin !


Bon, ok, c’est la merde. Je pars en courant vers les Halles, j’appelle Vicky : « Je serai jamais à l’heure, j’en ai marre…Y a jamais rien qui va, tout merde tout le temps et je peux pas avoir ma carte d’identité à temps… Bouhouhou ! » C’est ce qu’on appelle un craquage en règle. Arrivée aux Halles, je dois traverser toute la station pour récupérer la ligne 1 puis la ligne 12 pour arriver à la gare. Ouééééé ! Si vous avez été bousculé par un mini furie en larmes qui courait avec sa valise sur l’épaule, je m’excuse.


Arrivée à la gare sur les quais : 19h13. Même pas 10 mn après le départ. Bon, ben, me reste plus qu’à me faire rembourser ce que je peux. Alors que j’arrive à la queue, une mini contrôleuse vient me voir et je lui explique que je voudrais me faire rembourser parce que le métro était en panne bouhouhou et que je l’ai raté bouhouhou et j’ai pas les moyens de m’en acheter un autre bouhouhou… Bon en vrai, je ne pleurais pas vraiment mais j’avais la voix totalement brisée et  quand elle m’a dit que je pouvais échanger mon billet pour le prochain train avec juste 10 euros de retenue, je crois que j’ai jamais été aussi reconnaissante. Hé oui, un fois à la caisse, la petite guichetière très gentille me case dans le train de 21h05. Mon week-end est sauvé ! Je n’ai eu que 70 centimes à payer en plus. Au guichet voisin, une compagne de galère (elle aussi coincée à Etienne Marcel d’après ce qu’elle gueulait) a aussi trouvé une solution et est toute plus calme. Ouf.


Dans le train, je suis dans le wagon des victimes du métro ou de retards de train. Ah, apparemment, le train de 19h05 était maudit. En attendant, le truc dans cette histoire, c’est que je ne savais pas trop sur qui gueuler pour extérioser ma colère. La dame de la mairie de Plumes est très gentille, je peux à la limite gueuler sur l’état lamentable de la ligne 13 qui ne fonctionne jamais mais n’ayant pas de responsable RATP sous la main, ça m’aurait même pas défoulée. En attendant, je crois qu’il devient urgent de se mettre au yoga ou un truc comme ça car je ne peux pas me mettre à pleurer comme je l’ai fait à la moindre contrariété, même si elle vient au bout de 150 subies ces six derniers mois (même si j’ai mes règles), ce qui fait que je suis bouffée par le stress. Par contre, j’ai bien fait de me remettre au sport, j’ai bien survécu à mon sprint à travers les Halles.

Comment ne pas déprimer face à la crise ?

Jeudi dernier ou par là, je m’éveille avec le doux ronron de mon réveil qui me raconte que le chômage a atteint son plus haut niveau depuis des lustres et que plein de gens cherchent du travail. Là, je me suis dit : « heureusement que je ne vis plus en chômagie, je crois que je me serais mis un sac sur la tête et la tête dans le four.

A l’époque de mon chômage, le phénomène était globalement inverse : le chômage ne cessait de baisser même si les syndicats dénonçaient la radiation de certains chômeurs de l’ANPE pour diminuer le chiffre. Toujours est -il que quelque soit le calcul, j’étais encore du mauvais côté de la barrière, même si on m’expliquait que les hauts diplômés (enfin, les bac++) mettaient en moyenne un an et demi à décrocher leur premier CDI. Je ne pense pas qu’être dans la norme m’ait consolée…

Mais là, c’est la criiiiiiiiise. Celle qui va tuer le capitalisme paraît-il. Je ne disserterai pas sur ce point. Ca licencie à tour de bras, les embauches sont gelées, c’est la merde. Comment continuer à y croire ? Surtout que même le gouvernement nous dit que ça va durer au moins jusqu’en 2010. Et y a même pas que Fillon qui le dit, ils le disent tous. Non parce que Fillon, je trouve que plus ça va, plus il ressemble au fossoyeur de Lucky Luke et il m’inquiète. Je ne crois pas qu’un premier ministre sous lexomil nous aide beaucoup pour cette satané crise. Mais alors que faire pour sortir de la chômagie dans ces temps difficiles ?


Et bien, il n’y a pas de solution miracle mais rien n’est joué, certains secteurs continuent leur vie pépère. Je sais de quoi je parle, je viens de changer de boulot. Evidemment, certains profitent de la crise pour geler salaires et embauches et réserver les bénéfices 2008 aux actionnaires mais même en période de gel des embauches, un CDD est toujours possible. Bref, en un mot : la crise ne doit pas servir de prétexte à baisser les bras, interdit ! On n’a pas dit que ce serait facile mais rien n’est impossible. Même s’il est vrai que dans certains secteurs, c’est franchement la cata.

En fait, en cas de criiiiiiiise, je crois que la seule solution pour ne pas se faire bouffer par l’alarmisme médiatique, c’est encore de le snober. On n’écoute plus ni télé ni radio, on ne lit plus que les articles concernant son métier, histoire de toujours être au courant des dernières évolutions mais pas plus. Bon, si vous travaillez dans le secteur de la banque, pas de chance… Mais le chômage est suffisamment pénible à vivre sans que les oiseaux de mauvaise augure viennent encore étouffer l’atmosphère. De toute façon, est-il réellement nécessaire de regarder un JT tous les jours ? Moi, je me contente des journaux en ligne, j’en peux plus de la télé de toute façon. Puis y a des jours, on a l’impression de revoir exactement les mêmes journaux que la veille. Quant à la crise, ils en parlent tous les jours sans rien dire de nouveau, super utile ! Et après, on s’étonne de l’aspect auto-réalisateur de la crise : plus on parle, moins les gens consomment, plus c’est la crise.


Bref, la seule façon de continuer à chercher efficacement en ce moment est de couper un peu ce brouhaha médiatique. Sauf pour ceux qui aiment les défis : trouver un job en temps de crise, la classe !

Les femmes d’aujourd’hui en veulent !

Hier, c’était la journée de la femme, événement passé globalement inaperçu parce que tu comprends, en France, les femmes ne sont pas malheureuses, y a pas de raison, à quand une journée de l’homme, blablabla.  Comme la St Valentin est le jour où l’on se moque des amoureux, la journée de la femme est celle où tous les machos trouvent très drôles de nous rabaisser. Ahahah… Ahem.

Pour l’occasion, Accenture s’est un peu penché sur la place des femmes en entreprise, en voilà une bonne idée. Je vous livre les chiffres en vrac :

– Une femme cadre sur deux (46%) trouve que son responsable ne lui donne pas assez de responsabilités en rapport à ses compétences et qualités professionnelles. Je confirme, c’est même pour ça que j’ai démissionné (entre autres).

– Les femmes sont particulièrement volontaristes : si 59% d’entre elles estiment avoir très bien réussi leur vie et parmi elles, plus de 80% prennent des initiatives, réclament des tâches plus complexes et n’hésitent pas à sortir de leur « zone de confort » pour progresser dans leur carrière.

– Quelques chiffres encore :  78% acquièrent de nouvelles compétences pour passer à l’échelon supérieur, 76% aspirent à de nouvelles fonctions, 68% sont prêtes à voyager pour leurs projets professionnels et 65% réclament régulièrement de nouvelles missions.

L’étude montre en outre que les femmes privilégient la quête de nouvelles responsabilités alors que les hommes quémandent plus volontiers des augmentations. Donc si on en croit cette étude, les femmes ne rechignent pas à la tâche, du moment que l’échelon suivant est en vue. Je sais pas pour vous mais pour moi, c’est TOTALEMENT mon cas. Je suis une carriériste pur jus même si ce mot a une dimension péjorative qui ne me correspond pas. Je n’ai pas les dents qui rayent le parquet, je ne marche pas sur les cadavres de mes collaborateurs, je me contente d’avancer en cherchant des jobs où je m’éclate. Il est vrai qu’à choisir, je préfère un salaire moindre avec le peps dès le réveil (ou à peu près, je ne suis pas du matin) qu’un métier super bien payé qui m’amène tout droit à la dépression.


Ceci étant dit, on a beau être plus motivées, prêtes à se bouger le popotin pour être performantes, aller au-delà de nos simples attributions, que voit-on au dessus de notre échelle sociale ? Le plafond de verre, le fameux ! Ce qui fait qu’en 2008, les femmes gagnaient encore 20% de moins que les hommes. Alors évidemment, on va dire qu’après tout, c’est notre faute, on préfère travailler plus que gagner plus, on se démerde mal aussi. Le peu de femmes chefs d’entreprise ? Ohlala, ça ne veut rien dire, arrêtons de tout stigmatiser, c’est parce que vous ne savez pas vous imposer, blablabla. Tu parles ! Plutôt que de me lancer dans une bataille de chiffres à qui on fait dire ce que l’on veut, je me contente des faits. Chez TGGP, les responsables féminines sont dans les secteurs RH, presse féminine (et bah tiens), communication. Mais dans l’organigramme général, dans les hautes sphères, ça pue la testostérone.

Dans ma première boîte, le chef était effectivement une femme mais si j’ai bien compris, la boîte était un cadeau de papa.  Non qu’elle ne soit pas compétente mais du coup, je me pose la question : aurait-elle pu arriver à un poste dirigeant sans papa ? Hein ?


Alors quelle suite ? On démontre par A+B que les femmes sont globalement plus efficaces et volontaires que les hommes au travail, est-ce qu’on va enfin atomiser ce vilain plafond de verre ?


En attendant, le 08 mars fera la joie de tous les anti féministes qui n’ont pas compris encore qu’en France, même si on n’est pas à plaindre, c’est pas pour autant qu’il faut se la fermer et laisser les choses en l’état. De toute façon, je vomirai ad eternam la politique du « ta gueule, y a pire ailleurs ».

 

Merci à Amélie et Burson-Marsteller pour ces infos !


En province, on a même l’électricité !

Petite, j’étais une grande publivore devant l’éternel, hors de question de me coucher sans avoir regardé la page de pub de 20h30. Depuis, j’ai grandi et je trouve plus d’agacement que d’émerveillement dans ces satanées pages de pubs. Et ce qui m’horripile le plus ? L’image de la province.


J’ai beau être parisienne depuis bientôt 4 ans (quand j’y pense, c’est fou !), je continue à expliquer à tous les gens que je rencontre que je viens du sud. Et la plupart me répondent : « ah bon ? Et l’est où ton accent ? », ce qui me donne envie de pleurer car mon accent du sud ouest était un facteur sympathie indéniable. Maintenant, on ne me demande même plus d’où je viens, je trouve ça d’un triste. Mais bon, je garde ma fierté de fille du sud ouest, je suis contente quand on vent des Airbus, que les équipes de rugby de pas loin de chez moi gagnent des matchs, que plein de Toulousains soient en équipe nationale de rugby et je serais presque émue de savoir que Toulouse (le Téfécé, comme on dit) a battu Bordeaux en foot si je ne détestais pas ce sport. Enfin, ok, c’est pas le sport en lui-même que j’aime pas, c’est tout ce qu’il y a autour.

Alors forcément, quand je vois ma région réduite à des images d’Epinal, je grince des dents. Souvenez vous la pub Rondelé avec Maïté et ses copains qui parlent des bonnes choses et notamment cette bonne femme en tablier immaculé et chignon strict genre « paysanne du XVIIIe siècle dans l’imaginaire collectif » qui ramasse des herbes en les disposant dans son beau panier en osier en disant « la ciboulette, peut-être… ». Alors déjà, j’ai beau ne pas être un as du jardinage, je SAIS que l’herbe et la terre, ça ne va pas du tout de pair avec un tablier blanc. A l’époque, je me demandais où se passait la scène car en France, en vrai, personne ne va ramasser la ciboulette avec un beau tablier démodé et un panier en osier bien garni.

 

Nouvelle pub qui me fait hurler, celle de la twingo XV de France (ou rugby, je ne sais trop) où on voit une classe de crétins qui répètent en imitant l’accent du sud « Engtre lé PERcheeeeeeuh ! ». Alors déjà, en temps qu’ex stagiaire en journalisme rugbystique, on dit rarement « entre les perches », la plupart des journalistes restent avec le « entre les poteaux ». Mais surtout, je suis étonnée que les publicistes parisiens qui ont une si belle image de la province (le Parisien qui « apprend » le provincial avec l’accent, pardon mais ça me fait hurler) n’aient pas tilté qu’il y avait aussi des équipes de rugby hors sud ouest. Y en a aussi dans le sud est et même deux en région parisienne qui évoluent en professionnel (le deuxième, c’est le Racing Metro 92). Plutôt que de mal imiter notre accent et mettre en avant un vocabulaire rugbystique peu usité, ils n’avaient qu’à faire appel à des joueurs de la région, tiens. Ah, c’est sûr, c’est plus cher mais ça m’aurait un peu moins énervée car dès que je vois la couillasse à la télé qui commence à répéter toute fière
« engtre lé PERcheeeeeeeuh ! Engtre lé PERcheeeeeeeeeuh ! », j’ai envie de l’attraper par les cheveux, la jeter par terre et lui donner des coups de pied en lui expliquant que dans mon pays, personne ne parle comme ça en vrai.

Et je suppose que nos amis du Pays Basque doivent aussi être fatigués par le pépé qui « goss goss » avec sa patate ou, à l’époque, la sale gosse qui répétait du basque quand on lui servait du Ossau Iraty.


Parfois, quand je vois la province qu’ils nous sortent dans les pubs, je me demande s’ils ne sont pas allés tourner leur film dans les régions rurales du fin fond de la Chine. Parce qu’à Toulouse, par exemple, on a quand même l’eau et l’électricité courantes, on a même l’ADSL et nous, en plus, on construit des avions ! Alors la province d’un autre siècle, ce serait bien d’arrêter un peu de nous la servir.

Avec ou sans la langue ?

Par Enzo

Plutôt que de laisser un long commentaire, je rebondis sur le récent article de Nina « Si t’embrasses bien, tu baises bien » en écrivant un  moi aussi sur une variante du même thème (c’est tout bénéfice : nouveau contenu, lien interne vers un autre article pour favoriser la lecture et accessoirement le référencement).


La question « Avec ou sans la langue ? » peut paraître infantile et ramener aux questionnements du collège mais elle me semble pourtant pertinente. Quel est ce dogme qui impose l’échange de langues comme pierre angulaire du baiser réussi ? 

Pour bien embrasser il faut obligatoirement pénétrer au plus profond la bouche de l’autre, échanger une quantité importante de salive ? Cette évidence qui ne me parait pas évidente (par réflexion biologique et par expérience) me trouble. C’est un peu comme si on était le seul non-fan d’une série que tout le monde adore. On se demande si on est un peu con ou si tous les autres le sont un peu ou si on est juste différent. 

Pourtant, quel délice peut concurrencer un baiser « à l’autrichienne » (cf Indiana Jones 3), lorsque l’on croque tendrement la lèvre de l’autre tel un quartier de mandarine (mangez cinq fruits et légumes par jour), quel romantisme peut concurrencer un baiser chaste qui ne veut pas mimer la pénétration…

Mais peut-être le débat dont je veux poser les bases est biaisé (et non pas « baisé ») : serais-je un des rares êtres humains à avoir les lèvres plus sensibles, plus érogènes que la langue ? Ou alors je ne suis qu’un aigri frustré qui a une petite-b.. euh petite-langue !

Où trouver l’homme ? Episode 34 : sur un tournage

(Lecteur tombé ici par hasard, je te rappelle que tout ceci est une fiction. En vrai, je n’ai pas assisté au tournage dont je vais
parler mais Pink Lady. Et pour ceux qui cherchent de quoi est morte Chardonnay, c’est d’anorexie.  Je vois que ça en travaille beaucoup en ce moment)


A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

En tant que blogueuse influente, je suis invitée à plein de super opés dont une participation au tournage de Plus Belle la vie. Ne sachant pas exactement de quoi il retourne, j’y vais, curieuse. Je ne suis pas une fana de la série (en vrai, je ne l’ai jamais vue) mais un tournage, c’est toujours une expérience sympa. Arrivée sur place, je rejoins le gang des blogueurs, on va rigoler, hihihi ! Une fois enfouis dans la foule, le réalisateur explique le but de la scène : on doit jouer l’amour et la paix et embrasser les gens qui nous entourent. Plaît-il ? C’est pas que je sois farouche mais embrasser des tas de gens comme ça, ça me paraît un peu curieux. Est-ce que tout le monde a un certificat médical attestant de leur bonne santé buccale ? Non parce que choper une mononucléose à 28 ans ¾, ce serait la lose.



Mais je me suis un peu emballée, les bisous, on peut se les faire sur les joues et s’étreindre pudiquement. Ah bon, voilà une base plein plus intéressante pour faire connaissance. Non parce que si on joue le roulage de pelle dès les premières minutes, bon courage pour attiser le désir ensuite, on a déjà donné une bonne partie de soi. Même si le baiser permet de détecter les mauvais amants.

Un, deux, trois, c’est parti, ça tourne, action ! Alors je fais des câlins à mes voisins et mes voisines, je claque des bises, je rigole, je m’amuse. Deuxième prise, on recommence, les câlins, les bisous, les éclats de rire. Ah, il faut se tourner de l’autre côté et se refaire des bisous et des câlins. Forcément, je repère un peu à qui je dois faire des câlins, histoire de rentabiliser l’expérience. Ah, tiens, j’ai un contact visuel avec un mec pas trop mal… Bon, jouons la fine, approchons nous du monsieur en profitant des différents câlins pour se déplacer, l’air de rien. En deux scènes, c’est fait et j’ai même droit à une bise. Léger mais le réalisateur veut encore faire des prises donc la perspective de câlins m’enchante.




Et ça tombe bien car le tournage commence à se faire long. Rester deux heures sans bouger et dans le froid, ça commence à lasser un tout petit peu. Les sourires se font crispés, les étreintes mollassonnes et les bises, seuls ceux qui ont leur tube de dermophyl indien continuent de pratiquer. On commence à se demander combien d’orteils cette petite aventure va nous coûter, le tout petit de mon pied droit ne répond plus. Ok, il est totalement microscopique et ridicule mais à priori, s’il est là, c’est qu’il doit un tout petit peu servir à mon équilibre. Déjà qu’avec tous mes orteils, il m’arrive de tomber, avec un en moins, je sens que ma démarche féline ne sera plus qu’un vague souvenir.

Avec le jeune homme, on se retrouve partenaire de câlin attitré surtout quand le caméraman passe dans la foule caméra à l’épaule pour filmer les gens en gros plan. Avantage du câlinou : on ne verra pas ma tête. Non que je n’assume pas de participer à Plus Belle la vie mais j’ai une réputation à tenir… Une réputation de quoi, je sais pas, tiens, bonne question.


Sauf que ça n’en finit plus et le jeune homme finit par nous saluer pour partir travailler. De toute façon, à force de froid, je sens mon nez se liquéfier légèrement et se frotter la morve à l’écharpe d’un quasi inconnu, non vraiment, ce n’est pas du tout un bon plan drague…

Liberté, je chéris ton ombre ?

Je voulais écrire cet article il y a 3 semaines, suite à une aventure qui m’est arrivée à Riches Lieux…

Et puis Marc Zuckerberg, le geek a l’origine de Facebook,  est venu en rajouter une couche. Un couche qui est tombée à point !

Vous êtes surement au courant de la dernière entourloupe de Facebook.

Mais oui la p’tite  entourloupe, foirée de chez foirée, car des esprits affutés ont déjoué la magouille…

Marco Z. avait tout bêtement changé les conditions d’utilisation… sans nous prévenir.

Paye ton contrat synallagmatique, Marco (ça c’est pour faire style j’ai fait 5 ans de Droit, ouhai, on y croit à mort)

So What ?

So Facebook a voulu nous mettre profond et l’a eu méchamment dans le cul.

(désolé d’être vulgaire mais face à cette malhonnêteté sournoise la vulgarité est une libération bienfaisante…)

Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable et mondial (avec l’autorisation d’accorder une sous-licence) d’utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n’importe quel contenu déposé sur le site »

L’idée était donc simple.

Tout ce qui a été, est ou sera publié sur FaceBook est la propriété de Facebook.

De la photo de Tata Simone à mon article sur les dauphins tristes en passant par mon CV et la publication de ma version a capella de Walk of Life que je voulais soumettre à Capitol Records et… Ah zut alors j’peux plus, je ne suis plus proprio de mes créations…

Bim.

Marco a donc cru que c’était la fiesta.

Et puis 15 jours plus tard, vazy que je t’enlève le passage incriminé pour revenir à la version antérieure.
Avec un grand sourire et des explications sans queue ni tête sur son blog style :  » hu,hu,hu, en fait c’était une blagounette ».

T’es trop fun, Marco. J’te surkiffe.

Et pourquoi je vous saoule avec ce sujet ? Un sujet désormais passé…

Parce que je me dis que 999 fois sur 1000 quand j’achète un truc via internet, je ne prends pas le temps de lire les CGU en me disant que, dans nos beaux pays civilisés, les boites pensent un peu à leur avenir et n’essayent pas de nous entourlouper. Surtout que depuis qq temps en Europe les législations nationales font rentrer le principe de class action à l’américaine et que les entreprises ont interêt à se prémunir.
J’ai fait 5 ans de droit et en TD de Droit commercial, on a vu des arrêts de fou qui me font penser que les boites ont aujourdhui un bouclier juridique blindé…
Un bouclier, certes, mais pas un glaive !
Ce week end, je suis allé à Hyères les Palmiers (pffff, c’est comme si on disait Boulogne les Platanes…) et je n’ai pas lu les CGU de la SNCF auxquelles j’ai pourtant adhérées en cliquant sur le ptit carré. Si ça se trouve yavait marqué en tout petit qu’un contrôleur peut exiger d’une voyageuse un strip tease et…

Vous les lisez toujours les CGU, vous ?

Et au-delà, vous avez des réflexes de protection qd vous publiez  qq chose sur le web ?

Si on prends l’exemple des Vingtenaires, on a tous des pseudos pour cacher nos identités.
A dire le vrai, je suis sur que Nina l’a imposé plus dans une logique préventive (liberté de parole mais pas trop…) et surtout une logique sécuritaire. On ne sait jamais ; si un DRH, par essence pusillanime, passe sur ces pages, plus ou moins par hasard… Il pourrait juger déplacés les propos qui s’y tiennent (parce qu’il n’y a pas plus faux cul qu’un DRH) et estimer que cette sphère privée manifestement odieuse montre bien que la personne incriminée est aussi nulle dans le boulot… Oui, ça aime bien les raccourcis les DRH.

Au-delà de cette logique préventive, je pense à cet article publié dans le Tigre sur un certain Marc L.
Le rédacteur a réussi a retracer toute la vie de Marc avec seulement les traces qu’il a laissé sur le Web…
En fait, j’en viens même à me demander pourquoi l’Etat français veut mettre en place le fichier EDWIGE : le web est ton ami, Nicolas (oui, dans l’esprit, rien que pour moi, Nicolas sera mon ministre de l’interieur forever…)

Allez, je vous laisse sur le fameux fait d’hiver, celui qui avait été à l’origine de mon envie d’écrire une bafouille sur le sujet.
Anecdote rigolote mais, en fait, heu… pas tellement.

Il y a 3 semaine un vendredi soir, une mère de famille (marmaille hurlant en fonds sonore) m’appelle et me dit qu’elle a trouvé mon portefeuille…

Portefeuille dans lequel il n’y avait pas un seul numéro de telephone (parents, perso, portable, boulot, etc)

Pas une adresse valide vu que j’ai déménagé il y a 3 mois et que mes papiers étaient en train d’être refaits.

Mais la nana a tout bêtement tapé Lucas d’Amore sur Yahoo.

Pas Google, non non non, Yahoo.

Et elle est tombée sur mon CV que yahoo référence en première réponse, première page (38ème réponse et 4èmepage sur Google…) quand on tape mon patronyme…
Je vous laisse tirer les conclusions que vous voulez…

Courrier des cœurs, réponse à Julia

Cette semaine, Julia nous a posé la question suivante : « Ma vie amoureuse est un éternel recommencement : je suis toujours
la roue de secours, celle qu’on prend en attendant de. Depuis mon adolescence, c’est comme ça, les garçons sortent avec moi faute de mieux mais dès que le mieux se présente, je suis gentiment (ou pas) dégagée. Pourtant, j’ai pas l’impression d’être pire qu’une autre… Au secours, que faire?
 »



La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous en pensons

Ella Sykes : Déjà si tu te poses ce genre de questions, c’est mal parti. Faut arrêter de se sentir soumise comme ça à la volonté
des autres. Il faudrait pouvoir se remettre en question. Avoir confiance en soi, le montrer et même en rajouter avec un soupçon d’arrogance, bref être fière de soi, est un des éléments qui éloignent ce type de minables qui te prend pour un tampax.

Tatiana : Bon je réponds même à des milliers de kilomètres d’ici. Quelle grandeur d’âme j’ai. J’ai coutume de penser que lorsque
quelque chose se produit de manière systématique c’est que nous avons un comportement qui amène à cette situation récurrente (putain je parle trop bien aujourd’hui). Bref, analyse chaque situation et regarde si il y a quelque chose de commun. Essaie de voir ce que tu peux changer.

Lucas : Tout pareil que Tatiana. Les hommes préfèrent les chieuses. Je veux dire celle qui ne sont pas en extase devant nous,
béate d’admiration à avaler… nos couleuvres (tu pensais à autre ?)

Au lieu d’être passive quand tu es en couple, propose, discute, ne sois pas d’accord, apporte ta portion d’énergie (purée qu’est ce
qu’il fout là ce mot portion ? moi je parle pas bien je parle culinaire) et va de l’avant. Tu n’es peut-être pas pire qu’une autre mais tu es peut-être trop effacée, voire trop facilement copié-collable ce qui est encore pire à mes yeux.

Keira : Fais comme moi, devient nonne. Ca évite les ennuis. (comment ça pas inspirée ?)

Summer : Pour ma part pas de réponse vraiment à cette question si ce n’est qu’elle doit être un peu trop gentille sans doute,
bref tout le monde sait que les mecs préfèrent les chieuses, je sais plus qui l’a dit avant sans doute Lucas

Enzo : Réponse Courte : « Tous des connards ! »Réponse Longue : …en fait j’ai un peu la flemme là…

Diane : Et de 1/ es tu vraiment sûre que tu sois une roue de secours « en attendant mieux? » Est ce que ça serait pas un peu dans
ta tête tout ça? Si le mec te quitte pour une autre, c’est pas forcément qu’il te considérait comme une « en attendant mieux » mais peut-être juste que bon, vous deux c’était pas ça et puis voilà!
Chose qui arrive à tt le monde tt le temps! ce qui m’amène à 2/si tu te penses, si tu te vois comme une troisième roue du carosse, eh bien tu en es/seras une! L’estime que l’autre va avoir de toi dépend en grande partie de celle que tu as pour toi même. Le côté « j’suis nul(le) j’suis un(e) loser, bouhhh » ça peut éveiller les instincts protecteurs de certain(e)s, mais en général ça finit très vite par saouler plus qu’autre chose… BREF, il me semble que la solution de ce genre de problèmes ne se situe pas dans les autres, mais ds l’estime que l’on a de soi. Sois à tes yeux qqun digne d’être aimé, et tu le seras. Et si c’est pas le cas avec l’un, eh bien ça le sera avec un autre.

Nina : Posons plutôt la question à l’envers : te considèrent-ils comme une roue de secours parce que toi-même tu te considères ainsi ? Peut-être n’exprimes tu pas assez ton désir d’une relation plus sérieuse, plus aboutie et que, du coup, ils considèrent que tu t’en fous et que tu ne cherches rien de plus que ce qu’ils te proposent. Impose-toi un peu plus, peut-être ?

Voilà, si toi aussi tu as une question love and sex à soumettre à notre cellule, n’hésite plus, nous sommes tous ouïe !

Partir ou rester ?

Au fur et à mesure que le chômage s’allonge, on commence par se poser la question de sa localisation géographique. Suis-je au bon endroit ? La France étant un pays peu décentralisé, vivre à Paris / Ile de France paraît un choix stratégique. Mais pour autant, ce n’est pas là que tout se passe.


Au départ de mes recherches, je me limitais à l’Ile de France tout en louchant vers Midi Pyrénées, mon pays. Je me limitais bêtement, devrais-je dire. Ensuite, j’ai commencé à ouvrir mes recherches. Est-il si grave de partir dans une autre région si j’y trouve du boulot ? Je ne le souhaitais pas forcément mais après tout, j’ai bien quitté Toulouse pour Paris, je sais que je peux le faire. Même s’il est vrai que dans mon métier, la place to be reste définitivement Paris, surtout si on veut une vraie évolution professionnelle. Ceci étant dit, des carrières sont tout à fait possibles dans de grandes villes comme Lyon, Marseille, Lille… et pourquoi pas Toulouse, aussi. Et de belles carrières.

Pourtant, j’ai toujours pensé que l’adresse marquée en haut à gauche du CV, la mienne, pouvait être un facteur positif ou négatif pour un entretien. En gros, si j’étais retournée à Toulouse et que j’envoyais une candidature à Paris, est-ce que les 700 et quelques kilomètres qui me séparent du recruteur ne sont pas un handicap en soi ? Techniquement non. Ca pourrait même être un avantage si je montre que je suis prête à faire un aller-retour juste pour un entretien, motivée la fille. En contrepartie, l’avantage d’être sur place, c’est qu’on peut prendre un rendez-vous le jour pour le lendemain, c’est drôlement plus pratique.

Pour un CDI, le choix n’est guère compliqué mais quid d’un CDD ? A l’époque où je fréquentais Guillaume 2 (qui vivait en Bretagne), il m’envoyait parfois des annonces pour des CDD à Nantes ou dans son coin. Louables attentions mais je ne voyais pas bien comment gérer le truc. Par exemple, un CDD de 3 mois, ok, mais je fais quoi de mon logement parisien ? Je le garde en louant un meublé sur Nantes en attendant, laissant mes parents payer le loyer de l’appart parisien ? Dans mon cas, ça n’aurait pas vraiment changé de ma période de chômage mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Sur le coup, je m’étais vraiment posé la question vu qu’un CDD, c’est toujours ça de pris (et une ligne en plus dans le CV) mais n’est-ce pas beaucoup de tracas pour rien ? Je ne connais personne à Nantes, il va falloir que je trouve un appartement en urgence que je ne garderai que 3 mois, un meublé… A l’arrivée, ce
CDD ne risque-t-il pas de me coûter plus qu’il ne va me rapporter ?


Si j’avais connu quelqu’un dans la ville, le questionnement aurait été plus simple. 3 mois est certes une longue période pour une cohabitation mais au vu de ma situation, je pense que peu de personnes refuseraient de me tendre la main, je l’espère tout du moins.

Et si nous avons des attaches affectives dans la ville où nous vivons, que nous sommes en couple ? Il est facile de partir quand rien ne nous retient mais autrement ? L’amour à distance, ça ne marche que dans les livres et encore, la plupart du temps, même pas. Doit-on réellement faire passer le travail avant le reste ? Là, impossible de répondre de façon générale, chacun ses priorités et puis, ça dépend des corps de métier. Dans le journalisme, les choses se passent essentiellement à Paris, rester sur la capitale paraît être une bonne idée. Mais il y a des métiers où la mobilité n’est pas un choix mais un devoir. L’enseignement par exemple.Une fois votre CAPES en poche, vous partez là où on vous dit d’aller, Lucie s’est
ainsi retrouvée deux ans à l’académie de Guadeloupe. Au vu de l’actualité du moment, nous sommes ravis de savoir qu’elle n’y est plus. Avait-elle le choix ? Non.


De façon générale, j’ai quand même tendance à croire que la mobilité reste une bonne chose. Ca montre qu’on est prêt à quitter notre région pour du boulot. Quant à l’expatriation, nous verrons ça une autre fois.