Liste de la fille qui est officiellement guérie

« Votre genou est guéri, vous n’avez plus aucune contre-indication, vous pouvez reprendre une activité normale”. Yeaaaaaaaaah !! Une bonne conclusion à deux semaines survoltées, je suis épuisée, je veux dormiiiiiiiir. D’ailleurs l’activité du blog s’en est fortement ressentie.

– Vous aussi, vous avez entamé votre hibernation ?


– Petit jeu statistique : mon voisin de bureau de droite est malade. Mon voisin de bureau de gauche est malade. J’ai passé la nuit avec un mec malade (qui n’est aucun de mes voisins de bureau). A votre avis, j’ai combien de chance de pas choper la crève ?

– Entendu pour de vrai “Hé, t’as vu Afro Samouraï resurection ?”. Je trouve que l’idée même d’avoir créé un truc comme est violente alors penser qu’il y en a eu au moins deux…

– “Ah mais en fait; vous êtes hyperlaxe”. Oui, monsieur le chirurgien, c’est possible, je sais pas ce que ça veut dire. Alors voilà, vendredi, j’ai appris que j’avais une très grande souplesse des articulations, ce qui faisait que j’étais naturellement douée pour la natation, la danse et la contorsion. Bon, pour la danse, j’ai aucune coordination et la contorsion, je me suis jamais lancée dedans. Mais je ne savais pas qu’il n’était pas normal de pouvoir quasi toucher son avant-bras avec son pouce juste en tordant le poignet. Du coup, le chirurgien m’a pliée dans tous les sens pour montrer à ma mère qui a dit “bééééééééééé ! Je vais vomir”. J’en prends pour 10 ans de psychanalyse…

– Dans la série “AAAAAH QUE LE MONDE EST PETIT!” (souvenez-vous, la chanson qui reste dans la tête), encore un fait incroyable. Semaine dernière, je vais dîner avec mes anciens collègues de chez Pubilon et retrouve entre autre Ethan que j’avais pas vu depuis une éternité et demie. Il me demande où je bosse, je lui révèle le nom de ma boîte et là “non mais attends, tu bosses rue Robespierre ?” Heu bé oui… “Ah mais attends, je suis au 17 !” Moi au 19. Bon ben du coup, on va se faire des déjs !

– Le problème quand tu cumules des nuits de 4 à 6h (avec une pointe à 7) pendant 10 jours, ben tu finis par avoir envie de pleurer tellement t’as sommeil.

– La semaine dernière, j’ai expérimenté un truc de dingue : un atterrissage parfait. Aéroport de Marseille, j’étais côté hublot (ouais!) donc je suivais l’atterrissage de près. On s’approche de la piste, on est juste au-dessus, je me recroqueville un peu en attendant le choc et là… Le pilote ouvre les volets des ailes. On avait atterri, je n’ai absolument rien senti. Au retour, ce fut bien plus brutal.

– Leçon de vie sur Twitter hier, il paraît qu’un homme qui vous dit que vous êtes jolie, c’est une agression, un antiféminisme total et que je suis la reine des connes de ne pas voir le mal, que j’ai, je cite “si peu réfléchi à la place d’une femme dans une société d’hommes”. C’est un peu là que j’ai eu envie de m’injecter de la testostérone tellement j’ai eu mal à mes ovaires. Ceci étant, si quelqu’un comprend cette indignation, qu’il parle. Enfin, apparemment, qu’un homme me parle de mon physique, c’est avilissant (parce que nous, les femmes, ne regardons que la beauté intérieure, bien entendu)

– Mercredi soirée haïtienne très sympa au centre de Wallonie rue Quincampoix. C’est jusqu’à ce soir, je vous conseille. Y a trois volets : une expo photo sur Haïti, un spectacle de danse et un concert. Le spectacle de danse est très bon, je vous le conseille chaleureusement.

– Ma mère a laissé les robes de mariée de ma soeur dans ma chambre. Non, elle ne m’envoie pas de message. Mais oui, j’ai terriblement envie de les essayer… Comme ça, hop, je résous le fantasme de porter la belle robe blanche et j’ai encore une raison de moins de me marier.

– J’ai envie de faire du kayak, quelqu’un en fait ici ? (en petite couronne parisienne, ça m’arrangerait bien).

– Ne critiquez jamais flash sur Twitter, vous allez vous faire insulter par des développeurs flash. Par contre la SNCF, vous pouvez, les contrôleurs ne sont pas branchés réseaux sociaux apparemment.

– Rester professionnelle en toutes circonstances, voilà qui n’est pas aisé. Du genre lundi, j’ai rendez-vous avec mon big client, une marque de luxe. Je vais aux toilettes (que ma vie est passionnante) et là, le drame. En fait, j’avais mis mon pantalon sans bouton et pour pas que la braguette glisse, faut la remonter d’un coup sec. Evidemment, le chariot m’est resté dans les mains, a plus braguette ! Remercions cependant le ciel de m’avoir donné la bonne idée de porter une tunique ce jour là. Néanmoins, je me suis pas sentie hyper à l’aise jusqu’à ce que je rentre.

– A l’aéroport, on a fouillé mon sac aux portiques à l’aller et au retour… Je crois que j’ai une gueule de terroriste.

– Dans mon boulot, je dois parfois faire preuve de polyvalence. Alors quand j’ai réussi à monter un onglet facebook via la plateforme d’un de nos prestataires en mettant un css nickel, j’étais super fière de moi. Bon ok, j’ai un peu appelé un développeur à l’aide mais à la fin, je lisais le css comme un roman de Guillaume Musso, facilement mais sans plaisir aucun. Surtout que les onglets en question, ils étaient en italien, espagnol et allemand. Va mélanger du css, du html et une langue que tu maîtrises pas, toi.

– Pour finir, mon nouveau fantasme masculin (la beauté intérieure, tout ça) (cette bouche, mmmm, cette bouche) (c’est celui que j’ai mis en photo plus haut, Jon Kortajarena) :

Faut-il prendre ses capotes en séminaire ?

Oui, je sais, je sais, no zob in job mais avouez quand même qu’une centaine de personnes entre 25 et 35 ans dans un hôtel loin de chez eux avec piscine et alcool, ça peut déraper.


Il y a donc un mois, nous avons appris que nous allions tous voguer gaiement vers la Sicile pour un séminaire permettant de mieux nous connaitre les uns les autres et de pas nous entretuer dans l’open space. Parce que le travail bien fait nait du sentiment d’appartenance à la boite, de la sensation que nous sommes tous sur le même bateau et que celui-ci ne s’appelle pas le Titanic. Premier accroc dans notre fol enthousiasme : en fait, on va plus en Sicile mais à Marseille. Oueeeeee…


Mais peu importe le lieu, on se retrouve pendant 2 jours et demi loin de chez nous, occupés à resserrer les liens à coup de jeux d’équipe et d’alcool. Techniquement les risques de rapprochement très intimes ne sont pas nuls, c’est un fait. Sauf que ramener ses capotes, est-ce que c’est pas légèrement présomptueux ? Surtout si à priori on n’a pas envie de quelqu’un du bureau à la base. Mais bon, comme on dit avec Anaïs (copine de plongée qui n’est pas impliquée dans le voyage) : on sait jamais. Mais on a une private joke sur le sujet. Oui on ne sait jamais.


Et puis c’est pas forcement pour moi en plus. Je veux dire que peut-etre que ma compagne de chambre ou un bon camarade ait moyen de conclure et voilà-t-il pas qu’ils n’ont pas de protection ? Heureusement la fée capote (moi quoi) arrive telle la providence et leur offre deux petits capuchons (bon, peut-être 3, ça dépendra de mes stocks et s’ils doivent passer la nuit ensemble). Non parce que quitte à glisser dans un de ses collègues à la faveur d’une soirée arrosée, autant ne pas aggraver la situation en évitant de mettre un préservatif. La grossesse accidentelle entre collègues bourrés n’est valable que dans Melrose Place (ça arrive d’ailleurs ou pas ?). Et je ne parle pas des MST mais le cœur y est.

Cependant revenons en à la boite en temps qu’objet. Une boite = 12 préservatifs et le séminaire = 2 nuits. Prévoir 6 capotes par soir, c’est le risque de passer pour une grosse affamée facile à embarquer dans son pieu et ça fait de vous la cible idéale de tous les quolibets. Or je sais pas vous mais moi, j’ai pas envie de devenir jusqu’à la fin de mon contrat « 12-pack » ou « la dalleuse du SM » (toujours social media). Et je n’envisage pas de démissionner de suite (oui, ça change mais vu que je viens de le dire sur mon blog, la vie va forcement me contrarier dans 15 jours sur le sujet).


Alors en fin de compte, la solution est simple : je me contente d’avoir toujours des capotes sur moi et pas spécialement pour le séminaire. Après tout, j’ai bien du déo et des tampons dans mon sac, pourquoi pas des capotes ?

Une prochaine fois, nous répondrons à la question subsidiaire soulevée par Tobias mon collègue : faut-il prévoir toutes les tailles dans son stock ?

Liste de la fille qui reprend la plongée

Ma vie est tellement lol !

– Je suis un peu un boulet parfois. Avec ma soeur, nous avons décidé de nous inscrire dans une chorale. Après une recherche avec mon ami Google, j’en trouve une qui me semble bien, je partage l’info avec ma soeur et envoie un mail pour demander des renseignements. Les cours sont le lundi soir, ok. Lundi dans la journée, je checke le site pour voir où c’est exactement. Je retrouve ma soeur et dans le métro, soudain, ma mémoire photographique se réveille et réalise que sur le site, y aurait marqué que les cours débuteraient le 19 septembre… Nooooon… Vérifions sur le mail tandis que ma soeur m’annonce qu’elle me tue si je me suis trompée de date. Alors… Alors elle a eu la bonté de m’épargner. Merci mémoire photographique de réagir avec deux heures de retard

– Petit cours de potin à mon bureau. Deux personnes, un homme et une femme d’obédience hétérosexuelle se chamaillent. Notre nouvelle chef de projet, ancienne stagiaire, Charlotte, me regarde et on commence à rigoler et à faire nos petits potins. “Hé, on pourrait inventer des rumeurs, me lance-t-elle. -Ahahahah oui, on colle qui avec qui ? – Bah, Arthur et toi!”. J’ai donc dû lui expliquer qu’un ragot me concernant, fallait pas le partager avec moi puisque je savais déjà qu’il ne s’était rien passé avec Arthur et que ça m’empêche d’observer les signes pour voir si c’est vrai ou pas.

– Dans la bouche d’Anaïs, ma vie est bien plus extravagante. Morceaux choisis : “j’ai raconté comment tu t’étais cassée la jambe à mon patron et lui, il croyait que tu dansais nue !”. Heu… Il est fascinant ledit patron. Peu après, je raconte que j’ai dû donner un cours de potin à Charlotte et, là, Anaïs se réveille : “Il s’appelle Arthur ? Et bah dis donc, tu les collectionnes !”. Quelqu’un a compris que je n’avais rien fait avec le jeune homme ou je suis pas claire ?

– Palapampam, j’ai réussi la mission chausson !


– C’est moi ou la pub Darty avec le mec qui marche au ralenti avec ses différents avatars est totalement ridicule et même légèrement anxiogène quand il marche au ralenti?

– Samedi, forum des associations, je passe faire un long coucou au stand du club de plongée où je suis un peu la petite star à base de “hé mais tu marches ! Oh wouah ta cicatrice!”. Oui, j’étais en short, il faisait une chaleur torride. Super ambiance, je suis ravie de retrouver tout le monde. D’ailleurs, on a l’air tellement sympa comme club que tout le monde veut venir et là, on est limite un peu trop. En attendant petite photo prise samedi soir, je l’aime bien (oui, je sais, je dois arrêter de jouer avec Insta.gram):


– C’est marrant comme le débardeur/short, tu le vis vachement mieux en journée aux Buttes Chaumont que le soir Porte de Pantin…

– Mardi retour à la piscine pour mon cours de plongée (oui, j’ai droit). Ben figurez-vous que nager la brasse en n’utilisant qu’une seule jambe et les bras, ça tue. D’ailleurs, je confirme, j’ai des pectoraux et vu comme ils me tiraient, je crois qu’ils ne sont pas contents que je les ai réveillés. Mais je m’en suis relativement bien sortie même si en sortant de l’eau, j’avais les jambes en coton. Mais j’avais eu 2h de kiné entre midi et deux et un claquage de la fesse (ça fait mal).

– Phrase de la semaine lue sur CB News pour montrer à quel point le marketing n’aime pas parler aux initiés (ou aime employer des anglicismes pour donner la sensation de la maîtrise) : “le retail est-il arty ?”. Vous avez trois heures.


– Cette semaine, j’ai dû nettoyer mes contacts viadeo vu qu’ils ont décidé de débrider le nombre de “vous connaissez peut-être” et n’importe qui me rajoutait en contact direct (y compris des Indiens et des Chinois, j’aimerais savoir comment je peux crédiblement être dans leur “vous les connaissez peut-être”. Bref). Alors quelques astuces : une personne qui a une astérique dans son nom est un spammeur dont le compte a déjà été supprimé, une personne genre Paul Dupont consultant à Dupont Consulting est en vrai un chômeur et aligner les intitulés de poste y compris ceux qui n’ont rien à voir est plutôt mauvais pour leur crédibilité. Un peu comme si je disais que j’étais community manager, chef de projet SM et cracheuse de feu.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui !

L’open Space m’a trépaner

Soyez explicites les mecs

Par PinkLady

Je sais pas si je vous ai dit mais je suis officiellement célibataire depuis un petit moment déjà, Wannabe John-John s’en est allé. Après la période de deuil obligatoire puis la période de célibat festif, me voici back dans les tracks pour tenter de trouver un nouvel amour, un wannabe K-P (dire key-pi). Comme Karl-Philip de Suède que voici :


Mais Karl-Philip, c’est unsex au possible donc Key-Pi. Parce que c’est pas tout ça mais le célibat festif, ça me prend beaucoup de temps et j’aimerais trouver mon wannabe K-P (WKP) avant les premiers frimas car un mec, c’est plus grand qu’une bouillotte. Faudrait juste qu’il soit pas trop chaud parce que WJJ, tout adorable qu’il soit devait avoir une température corporelle proche des 60° et ça me faisait un peu chaud dans mon corps. La phrase précédente ne parlait pas de sexe. Oui je sais, je critique les magazines qui nous poussent à une surconsommation sexuelle l’été pour trouver un doudou l’hiver mais je dis pas que mon envie est universelle non plus.


Bref, je veux un WKP rien qu’à moi et j’ai une liste de prétendants. Enfin, eux ne prétendent à rien (à ce que j’en sais) mais je les trouve très hiiiiiii, tu ferais tellement bien dans mon lit et autour de la table familiale. Alors du coup, telle une bachelorette occulte, je jauge mes prétendants. Sauf qu’aucune prod ne me paie de tête à tête à Venise ou New-York et ça, je trouve que ça craint un peu. Bref, je jauge et j’essaie d’interpréter les signes.

– me regarder fixement pendant 30 secondes, c’est un signe ?

– me parler de sexe en me regardant direct in the eyes, c’est un signe ou c’est juste parce que je suis en face ?

– m’envoyer des images trop lol, c’est un signe ?

– draguer une autre fille sous mes yeux, c’est pour me rendre jalouse ? (non, celui-là, je rigole… Quoique…)


Des fois tu te dis que oui et tu fais la roue en chantant Love is in the air. Puis après, tu remarques que ce long regard appuyé ne voulait peut-être rien dire, que sa taquinerie vis à vis de toi est la même qu’il utilise avec les autres filles et que, bordel, tout ça manque cruellement de clarté.


Alors j’envisage de mettre au point une love machine qui permettrait de décrypter le comportement masculin histoire de voir lequel de mes prétendants qui ne prétend à rien a follement envie de faire de moi sa princesse de Suède et lequel est juste super cordial. Ou un truc qui mesure les phéromones. Je suis pas sure que la machine va déterminer s’il veut faire de moi sa princesse ou la petite catin que l’on butine sur les bottes de foin mais après tout, la bachelorette a aussi le droit de coucher sans transformer.

Ah, j’entends que les hommes aimeraient une machine similaire pour les femmes ? Mais messieurs, j’ai déjà du mal à être cohérente dans mes comportements, comment voulez-vous que j’en fasse une machine ? Aaaaah, c’est pareil pour vous ? Bon, alors je crois que je vais faire une machine « tu veux ou tu veux pas ? ». Un gain de temps magique.

La cantine, c’est politique

Résumé des épisodes précédents : en janvier, j’ai trouvé un poste très chouette dans une boîte qui l’est tout autant située en banlieue très proche genre on y va en métro. Puis cet été, il y a eu un déménagement pour une autre banlieue très proche qui a aussi le métro. Je n’ai pas vécu le déménagement pour cause d’arrêt maladie mais mes copines de boulot me racontèrent via le chat Facebook : “c’est horrible, on est dans un open space immense et bruyant et la cantine est dégueu!”. Oui, avant, on avait des tickets restos (à 8.65, quand même). Maintenant, on a une cantine dans le même immeuble. En gros, vu que j’ai arrêté de fumer, je sors pas de l’immeuble avant le soir. Youpi.


Le premier jour à la cantine, j’étais avec des habitués qui m’avaient bien prévenue “tu vas voir, c’est dégueulasse”. Bon, je vais passer rapidement sur cette histoire de goût. C’est pas que c’est mauvais, en fait, globalement, tant que tu mets pas de sel dessus, ça n’a pas de goût. Une fois que tu as salé, ça a goût de sel. Mais voyons le positif, je mange du poisson et des légumes comme ça, c’est meilleur que les sandwiches. Meilleur dans le sens bon pour la santé, s’entend. Par contre, pour le moral… Quand tu vois ton assiette, t’as un peu envie de pleurer.

Mais surtout, la cantine, c’est un lieu social particulièrement révélateur, le fameux dis moi avec qui tu manges, je te dirai qui tu es dont j’ai déjà parlé. Tant qu’on n’avait pas de cantine, on n’observait rien de tel vu que la plupart des gens mangeaient devant leur écran. Maintenant, on mange à la cantine et faut que tu choisisses ton camp. Dans le mien : les chefs de projet et les stagiaires. De ce que vous devez retenir (enfin, vous faites ce que vous voulez), les titulaires sont : Charlotte, Salima, Tobias, Arthur et Adrien. Plus nos stagiairounettes mais deux s’en vont en septembre (la dernière, on la garde jusqu’en décembre, ouais !). Parfois, une consultante vient manger avec nous (enfin, elle est pas consultante mais j’ai pas retenu son intitulé). Et là, attention, ça vire Heathers cette histoire.

Pour ceux qui ne l’ont pas vu, Heathers est un teen movie noir avec Wynona Rider et Christian Slater. Je passe sur le pitch en lui-même, ce qu’il faut retenir, c’est la longue scène de la cantine où chacun est avec ses semblables : les nerds entre eux, les populaires entre elles, les beaux gosses juste à côté, les pas aimés de leur côté et ceux qui sont seuls sont vraiment tous seuls et là, on a mal pour eux. Ben la cantine, c’est pareil. Les chefs de projets avec les chefs de projets, les consultants avec les consultants et le tout par pôle, on se mélange pas. Tellement pas qu’une soudaine fracture me saute à la figure : même au sein du pôle SM auquel j’appartiens, il y a des clans.

J’aime pas les clans. Parce que ça heurte mon bisounoursisme (enfin, ce qu’il en reste). Non mais c’est vrai, dans mon monde merveilleux, tout le monde s’aime et tout le monde est pote. Sauf les gens que j’aime pas qui sont priés d’aller voir sur un autre nuage si j’y suis. Genre un nuage bien noir, chargé de pluie et d’orage. Mais sinon, on est tous copains, on se tient tous la main, youpi ! Ben en fait non. L’autre jour, nous étions donc à la cantine entre chefs de projet et stagiaires à parler de je ne sais quoi quand arrive le directeur associé du pôle (je crois, je suis toujours perdue dans les intitulés des uns et des autres)… Il y a 4 places à côté de nous mais il feint peu discrètement de pas nous voir. On se mélange plus, c’est comme ça. Et ça me fait comme une sorte de… de fussoir. Non mais un intitulé, ça veut dire quoi ? Si demain, l’un d’entre nous passe officiellement consultant, il doit changer de groupe ? Au lycée, les 2ndes ne mangent pas avec les 1ères et si tu redoubles, tu manges avec ta nouvelle classe, c’est comme ça.

Enfin, c’est pas grave, je suis dans le groupe le plus cool de toute façon.

La vie d’un Américain vaut-elle plus que celle d’un Africain ?

Ou d’un Afghan ou d’un Irakien. Ceci étant, je dis Américain mais je devrais dire occidental.
Hier nous étions donc le 11 septembre, 10 ans qu’Al Qaïda a frappé les Etats-Unis, un traumatisme pour le pays qui l’intègre désormais dans toutes les séries, y a toujours un mec qui a connu un mec mort lors du 11 septembre, ce genre de choses. Ok, normal, ce fut violent. Sauf que de voir tout l’Occident se tenir la main à l’unisson pour commérorer la tragédie 10 ans après, ça m’agace légèrement. Oui, ce fut dramatique, des tas de gens sont morts, des familles brisées… Mais tous les jours, des tas de gens meurent dans des guerres provoquées notamment par les Etats-Unis (Afghanistan, Iraq), à cause d’une famine terrible qui ne semble pas vraiment émouvoir l’Occident… Mais ça, ça ne mérite pas tant d’émotion.



D’où ma question : la vie d’un civil somalien, irakien ou afghan vaut-elle moins que celle d’un Américain ? La semaine dernière, 19 personnes sont mortes dans un attentat en Inde commandité par AL Qaïda. Combien de morts ont été causés par le terrorisme pakistano-indien ? Je ne le sais pas mais si on les additionne, je ne doute pas qu’on se rapproche du bilan du WTC mais tout le monde s’en fout. Et j’avoue que ça me rend dingue. Oui, les Etats-Unis ont été victimes dans cette histoire, je n’en doute pas. Sauf que combien de morts ont-ils ensuite causés dans des guerres qu’ils sont infoutus de gagner ? Le 11 septembre nous aura prouvé que l’hyper puissance américaine n’est plus, du moins sur le plan militaire. Finalement, ils sont plutôt mauvais en guerre…

Je suppose qu’il y a un effet d’identification fort. Les Américains, ils sont plus “comme nous” que les Irakiens, Somaliens, Indiens… On les voit tous les jours à la télé à nous raconter des histoires où ils sont les meilleurs du monde, tellement forts qu’ils foutent même les extraterrestres hors de notre atmosphère. On les connaît, on les aime ou on les déteste mais ils ne nous laissent pas indifférents. Alors que les autres, si on regarde pas Envoyé spécial quand ils y passent ou quelques reportages de France 5, on ne sait rien sur eux. Ils n’ont pas la même culture, tu comprends, on peut pas se mettre à leur place, ils ne raisonnent pas pareil. Les HIndous, tu vois, ils pensent que si t’as une vie de merde, c’est que tu as un bien mauvais karma et c’est bien fait pour toi. Sans parler du fait que eux, la misère, c’est leur quotidien, les gens qui meurent dans la rue et tout alors ça doit pas les toucher. Nous, on a de vraies préoccupations avec nos crises boursières, la course au AAA …


Evidemment, tout n’est question que d’exposition médiatique. De façon individuelle, nous ne sommes pas tous fascinés par les dramas américains ou franco-français, beaucoup ne perdent pas de vue que des centaines de gens meurent quotidiennement en Somalie-Ethiopie et que l’affaire DSK n’est qu’un feuilleton en comparaison. Sans parler des bourses qui se croient sur un grand huit. Nous ne sommes pas tous guidés par les médias qui nous montrent là où on doit regarder, nous n’avons pas l’indignation et l’émotion sur commande. Je me pose néanmoins la question : les médias parlent généralement de ce qui intéresse les gens, j’ai vu les gens s’agiter sur Twitter autour du 11 septembre, j’ai entendu le couple derrière moi en parler au Monoprix pendant que je faisais la queue. Chacun raconte ce qu’il faisait le jour J. Faut dire que pour la peine, on ne manque pas d’images, on a vécu le drame en direct et ça, c’est vrai que ça restera dans les annales. Peut-être est-ce parce que, justement, on a vécu le drame à travers nos télés qu’on se sent directement concernés… Je ne sais pas.

Malgré tout, si on pouvait consacrer le dixième du temps que l’on a consacré aux dix ans du 11 septembre à ceux qui sont en train de crever dans l’indifférence aujourd’hui, je me sentirais peut-être un petit peu moins mal à l’aise face à cette compassion qui ne semble réservée qu’aux Occidentaux.

Liste de la fille qui aimerait souder sa tête sur ses épaules

Alors que s’est-il passé dans ma semaine ? Des trucs de dingue, comme d’habitude. Enfin, pas tant que ça mais vous me connaissez, j’aime rien tant que l’emphase.

– Cette semaine, j’ai retrouvé le mauvais stress grâce à un contrat freelance que j’ai vite dû abandonner tant la charge de travail ne correspondait pas aux termes du contrat. Lundi nuit, j’ai dormi de 0h à 4h puis j’ai tourné, viré, me demandant si je ne devais pas démissionner. A 5h30, n’en pouvant plus, je me suis levée. Et j’ai bossé. Et j’ai démissionné. 4 jours plus tard, je n’ai toujours aucune réponse à mon mail de démission. Bien.



– Fatigue physique et ma jambe gauche n’est pas contente du tout, j’ai régressé par rapport à la semaine dernière, mon quadriceps a refaibli malgré ma demi-heure de marche minimale par jour (c’est à dire que si je sors pas, je rentre à nouveau à pied et ça me fait une heure). Je ne m’en sortirai donc jamais ?

– Mon chat, ce monstre de caprice qui me fait une scène pour avoir un bout d’ananas. Je lui en donne, elle snobe le bout mais continue de piouter pour réclamer. Mais bon, faut savoir que mon chat a une passion dans la vie : se frotter aux fruits et légumes qui sentent fort. Le must ? Le céleri

– J’ai entamé le tricot. Le premier soir, j’y ai consacré deux heures dont une heure trente de montage de mailles, mon énorme point faible. Je n’y arrive pas. Mais alors paaaaaaas. Après, j’étais bien partie mais j’ai foiré le rabattage des mailles et j’ai dû recommencer. Je crois que je vais finir par les acheter des put***s de chaussons.

– Je déteste mes voisins d’open space, je vous raconterai en détails mais ça va être la guerre dans pas si longtemps. Trop de bruits tue la cohabitation

– Mardi, je suis allée au hammam avec Amy et Loxy_More. J’ai préparé mon petit sac, toute fière de ne pas avoir oublié mon savon noir et mon gant de crin. Par contre, le maillot, lui, je l’ai puissamment zappé. Quand on est arrivées dans le vestiaire avec de vieilles anglaises à poil, je me suis sentie plus à l’aise. Puis j’ai erré enroulée dans ma serviette. Jusqu’à l’heure de bien se savonner. Merde, on est entre filles, il y a de la buée et je suis épilée alors allons y gaiement… Mais je ne l’oublierai plus, je me suis pas super sentie à ma place sur le coup.

– Soirée de vendredi : loisirs créatifs, tricot et cuisine. Je me fais peur.

– OPA changeons d’ordinateur de bureau. Je n’en peux plus, je le hais, je dois des fois le redémarrer en pleine journée car mon navigateur ne fonctionne plus (légèrement ennuyeux quand on bosse sur le web), je n’ai plus accès au serveur sur lequel est stoqué un doc dont j’ai besoin… Bref, je peux pas bosser correctement, sans parler du temps infini qu’il peut prendre parfois et qui est devenu un running gag. Sauf que l’humour de répétition, j’ai jamais été fan.

– Réunion de production cette semaine, pitch d’intro de super manager : “ouais alors le séminaire, c’est toujours le week-end du 24 septembre mais en fait, on va plus en Sicile mais à Marseille”. Tu la sens mon énorme déception ?

– Lundi, lever à 6h30. Mardi, lever à 5h30. Autant vous dire que le reste de la semaine, j’ai totalement planté mon projet de me lever plus tôt pour écrire des articles. D’ailleurs, c’est pour ça qu’il n’y en a pas trop eu cette semaine.



– Cette semaine, j’ai été la reine des étourdies. Du coup, j’ai fait des coquilles au boulot, rien de grave mais j’aime pas qu’on me reprenne parce que j’ai manqué d’attention. Que je fais même de grosses fautes du genre “j’ai accès ma réponse sur…”. Bravo, clap clap. Mais là où j’ai excellé, c’est quand même jeudi. Le gars qui avait pris mes affaires que j’avais amenées dans le Var m’attendait au pied de mon immeuble pour me les rendre. Sauf que moi, je trouvais plus mes clés. Qui étaient sur la porte. Côté extérieur… Ca vaut presque ma carte bleue perdue y a 3 semaines… En fait, elle était juste sur mon bureau.

– Pour finir en beauté, une vidéo qui me fout des frissons. J’ai beau être mal à l’aise avec l’idée de nationalisme, la ferveur du public néo-Zélandais, elle me fout la chair de poule.

Mais pourquoi s’endort-il après l’amour ?

Par Pink Lady


Hé mes pioupious ! Vous avez vu comme elle est belle ma bannière ? J’ai longtemps hésité entre une carrière de marketeuse et de graphiste… Hum. Mais laissons de côté mes talents de graphiste pour revenir à ce qui inquiète la pétassista et en premier lieu son homme, son jules, son mec. Et cette étrange manie qui le meut : pourquoi s’endort-il après l’amour (on dit amour, pas sexe) ?


Et bien je dois avoir un petit bout de gêne Y qui traîne car je vous le dis sans détour : MAIS TANT MIEUX QU’IL S’ENDORME ! Reprenons les bases. Après l’amour, physiquement, je suis un peu bouleversée, j’ai besoin de récupérer. Et de ressentir. Parce que dedans, c’est la rumba, profitons un peu. Mais les filles des magazines, elles, elles veulent parler. Moi je veux bien hein mais on a déjà pas mal parlé avant et là, je vois pas trop ce qu’on peut se raconter. Parce que le dialogue post-amour ressemble à ça :
“C’était bien… ?” (oui, il y a toujours une question dans ce genre de constatation genre “moi j’ai aimé… toi aussi hein ?)
“Ouéééééé…”


Et après ? Tu veux qu’on se la joue patinage artistique ? Note technique : 5.9, note artistique : 5.7 (ça manquait un peu de grâce jeune homme) ? Tu veux qu’on se repasse le film et qu’on commente minute par minute ? Voilà, si l’homme ne parle pas après le sexe, c’est parce qu’il n’y a rien d’intelligent à dire à ce moment précis de l’histoire. Ah, tu veux parler de votre relation ? C’est sûr que c’est tout à fait le moment, tiens. Et en plus, il s’endort le goujat ? Mais il a raison et tu devrais en faire autant. Je sais pas si t’es au courant mais tes hormones, elles viennent un peu de se taper une montagne russe de la mort, un peu du genre de celle de Las Vegas qui est sur un toit et qui fait très très peur. Ou ça :

Et du coup, ça te fait aussi les jambes en coton et le besoin de récupérer. C’est pas une question d’homme ou de femme, c’est biologique. D’ailleurs, ça m’énerve toujours un peu quand l’homme, au lieu de dormir après le sexe, décide que tiens, il va se rhabiller et rentrer chez lui alors que moi, j’ai pas envie de bouger du tout. Je m’en fiche de dormir à deux mais si tu restes dormir, ça m’évitera de me relever et ça me fera plaisir, merci. Ou alors attends au moins un peu, le temps que mon corps se souvienne dans quel sens il marche.

Mais j’ai peut-être une explication à cette terrible question. Si j’en crois les magazines, le sexe avec son amoureux, c’est romantique, on fait l’amour, donc, point de perversion, de fantaisie, c’est long, langoureux… En un mot, c’est mou, tu prends pas ton pied et tu ne te fatigues même pas. Tu m’étonnes que t’aies envie d’en parler, après !

Changer de rythme pour changer de vie

Je me ferai brûler pour un titre pareil, on dirait un titre d’émission de TF1 ou M6 (de mémoire, y a un truc genre “nouveau look pour nouvelle vie”, je crois).


Ce matin, j’ai fait un truc un peu foufou : je me suis levée à 6h30. Et ce pour deux raisons : je devais à tout prix finir une présentation pour ce matin. J’avais prévu de la faire tranquille hier soir mais à 18h, j’ai reçu la visite de Jérôme, mon bon vieux PCR qui était venu avec des herbes à fumer et j’avais du champ. 3 cigarettes arrangées, une bouteille de champagne et quelques acrobaties plus tard, j’étais totalement à côté de mes pompes. Même après une pizza avalée en un temps record pour tenter d’arrêter de planer. Bon, ok, je suis infoutue de me concentrer. 22h30, je file donc me coucher, réveil mis à 6h.


6h30, je suis debout (oui, je suis toujours une grosse adepte du snoozing). 7h, en tenue d’intérieur, je sirote mon café en travaillant sur mon doc et en écoutant ma musique. 7h45, j’ai bien avancé, je chante les bras en l’air, rock n’roll ! 8h, j’ai envoyé ma présentation, reste le benchmark mais je vais me préparer. 8h30, je suis propre, habillée, maquillée et il me reste encore 30 mn pour avancer sur le benchmark. 9h, je pars. 9h05, seul couac : j’ai légèrement oublié de m’envoyer le doc, je dois recommencer le benchmark au bureau. Groumpf un peu.


Mais voilà, force est de constater que, 9h27, je suis au bureau, de bonne humeur, seule dans l’open space ou presque, en train de siroter mon 2e café. Je suis réveillée, je suis de bonne humeur (mais il fait beau, ça aide), je suis parée pour bosser (donc j’écris un article de blog, hmmm). Et comme à chaque fois que je me lève avant l’extrême limite du “je me lève maintenant ou je vais être dramatiquement en retard”, je me dis que, ouah, c’est cool d’avoir du temps le matin. Sauf que maintenant, j’ai 31 ans et je suis assez consciente que mes bonnes résolutions, je ne les tiens jamais. Et pourtant, je n’y vois que des avantages. Le soir, en sortant du boulot, hop, petit tour au centre nautique qui est dans la même rue et en rentrant à la maison, j’ai le temps de faire la popote, de lire ou tricoter ou coudre (bordel, faut que je m’y mette!), tranquille. Si je sors, pas de soucis. Je tente au maximum de me coucher à une heure encore à deux chiffres (se coucher ne veut pas forcément dire dormir, je peux lire au lit). En me levant plus tôt, genre à 7h30, j’ai une heure de temps pour, par exemple, écrire sur mon blog.

Imaginons donc le rythme idéal : au lit à 23h, j’ai eu la soirée pour me reposer (regarder la télé, tricoter, coudre, cuisiner…), je lis 1h et dodo. C’est TELLEMENT la solution à mon envie d’hyperactivité jamais assouvie. Comme ça, en me levant une heure plus tôt, je peux écrire mon article du jour tranquillou et même travailler sur sa version en anglais. Ah oui parce que j’ai décidé de bien maîtriser l’anglais, je m’en sors pas mal mais j’ai pas du tout de vocabulaire donc l’idée est d’écrire l’article en anglais à la main puis le retaper. Puis je le posterai sur la version anglophone du blog où je préciserai que je suis pas anglophone et qu’il faut pas hésiter à corriger mes fautes (histoire que je progresse). Je me tâte à lancer la version italienne aussi, histoire de renouer avec la langue de Moravia (cette phrase n’a rien de sexuel). Enfin, là, je m’emballe clairement.


J’ai toujours pensé que j’avais le temps de faire tout ce dont j’avais envie grâce à une bonne organisation, mon immense point faible (avec la procrastination et la sérendipité). Allez, je tente ? Cap ou pas cap ?
On verra demain matin.