Les petits bonheurs

Il y a quelques temps repassait à la télé Amélie Poulain, film culte de notre génération, il paraît. Bon, honnêtement, moi, Amélie Poulain, je l’ai trouvé chiant la première fois que je l’ai vu, j’ai plus apprécié le deuxième visionnage. Quelque part, ce film, c’est une espèce de blog filmé : des petits riens collés bout à bout pour faire une histoire. Mais ce n’est pas le sujet de l’article. Ce que je retiens de ce film, c’est ce que j’appelle la philosophie des petits bonheurs.

Souvent, quand on demande aux gens une définition du bonheur, on a souvent le trio : amour, argent, travail. Voire la santé, ce qui nous fait donc un quatuor. Moi comme les autres, d’ailleurs, mon idéal de bonheur, c’est d’avoir un boulot qui me plaît et bien payé, avec un homme qui me comble pi peut-être un ou des enfants et un chat. Sauf que pour le moment, je n’ai que le chat. Ce n’est pas pour autant que je suis malheureuse. Bon, ça me lourde de pas avoir de boulot, c’est évident et vous le savez mais ça ne me rend pas malheureuse pour autant. Car rien ne vaut la philosophie des petits bonheurs.

Mais qu’est-ce que donc ? En fait, c’est très simple : c’est se réjouir à la moindre occasion. Par exemple, mes petits bonheurs à moi, c’est une discussion entre amis, un délire sur MSN avec
Gauthier, une discussion rapide avec un ou une inconnue dans la rue (quand il ne s’agit pas de drague), un truc à la télé qui me fait rire, lire mon magazine dans le bain, le bain tout court, une
soirée en amoureux. Manger des grenades, acheter un truc joli, faire un câlin à mon chat… Tout est source de bonheur quand on y pense, il suffit d’être attentif.

En grandissant, je me suis rendue compte qu’il ne fallait pas attendre ce bonheur ultime pour être heureux. D’abord parce que rien ne me dit que j’arriverai à l’atteindre un jour et quand bien
même, il est toujours entaché de soucis. Exemple, mes parents : le boulot qui plaît, des sous pour vivre confortablement (sans pour autant payer l’ISF, je vous rassure), l’amour, les enfants et
même un chat à tête de clown (je l’adore la chatonne de mes parents). Ben mes parents essuient quand même des soucis : récemment, on a appris que ma mère développait une maladie dégénérative. Heureusement, ça peut se soigner mais c’est pas agréable comme nouvelle. Bon et puis trente ans qu’ils sont ensemble, ils en ont traversé des épreuves et des pas drôles. Mais bon, c’est la vie, on est tous logés à la même enseigne. La vie en rose, ça dure pas, c’est comme ça.

Donc plutôt que d’attendre ce GRAND bonheur, autant profiter des petits. Comme on est bien dans ses pompes après une soirée entre amis, comme on est rayonnant, vous ne trouvez pas ? C’est que du bonheur, comme dirait Arthur, je crois…. Ah non, c’est Castaldi, plutôt… Oh merdouille, je sais plus. Le tout, c’est de savoir le reconnaître. Le bonheur, ce n’est pas forcément gagner des mille et
des cents à la télé, il y a des choses tellement plus accessibles, tellement plus bêtes qu’on n’y pense même pas. Le bain, par exemple, mais quel délice ! Quand je me plonge dans l’eau et que j’ai
la sensation que mon corps se dissout dans le liquide parfumé (oui, je mets des sels dans mon bain, c’est encore meilleur). De sentir la vapeur d’eau qui tapisse ma peau, mes narines. Après une
bonne lecture, je me bichonne, petit gommage et compagnie, le peton. Je ressors de là comme après une mue : apaisée, heureuse, détendue. C’est le cas de le dire, tout baigne.

Le problème, c’est qu’on nous force à avoir la folie des grandeur, « on a soif d’idéal » comme dirait Souchon. On allume la télé, on est bombardés par des produits de luxe, on voit des gens gagner
de l’argent en ouvrant des boîtes… Trop facile. On ouvre nos magazines (y compris sérieux), nous revoilà avec nos produits de luxe, nos femmes tellement belles grâce à la retouche informatique, des concours faciles où on peut gagner jusqu’à 10 000 euros en envoyant par coupon réponse la réponse à la question : « qui présente telle émission tellement populaire que même dans ta grotte, t’en as entendu parler ». Mais jusqu’à quel point tout cela crée une frustration ? Par exemple : ce qui me rendrait heureuse, c’est de m’acheter ce petit gâteau tout joli. Non, je veux ressembler à une
Adriana Karembeu miniature donc hors de question de manger un truc de plus de 3 calories. En plus, là, c’est l’effet vicieux des régimes : à force de se priver n’importe comment, on craque et nous
voilà à dévorer un paquet de biscuits et à culpabiliser. De la même façon, on va économiser drastiquement pour s’acheter, mettons, une super télé. Du coup, plus de cinéma, plus de resto, plus de magazines, plus de livres, CD… Bon, à la fin, on arrivera peut-être à l’acheter la télé mais les programmes resteront toujours aussi merdiques. Economiser, oui, c’est bien, mais ne nous interdisons pas un petit plaisir de temps en temps. Quand un CD me plaît, je l’achète. Chaque mois, je me paie Cosmo. De temps en temps, je me fais un petit resto avec Gauthier ou un cinéma. Le tout est de ne pas abuser, ce n’est pas ce que je dis. Mais bordel, une soirée dans un petit resto à refaire le monde, ça me booste pour la semaine, ça !

Récemment, je suis allée dans le sud ouest pour un week-end coquin avec Olivier. Entre autres choses, nous sommes allés à la plage. Allongée sur le sable, les yeux face au ciel bleu (qui avait eu
la gentillesse de se découvrir peu après notre arrivée), bercée par le bruit des vagues, ça m’a frappée : j’étais heureuse. J’ai retenté l’expérience le 1er novembre. J’ai un peu fait chier mes
parents pour aller à Perpignan sur la tombe de mon grand-père puis on est allé manger en bord de mer (mon papa s’est d’ailleurs trouvé une cousine lointaine au restaurant), je me suis fait un
méli-mélo de poisson délicieux. Puis on s’est promenés au bord de la plage, j’ai plongé mon petit peton dans l’eau. Le soir, nous sommes rentrés, tous sourires : une journée parfaite. Toute simple
mais parfaite. En plus, en furetant chez un bouquiniste en bord de plage, j’ai trouvé un Moravia que j’avais pas ! Finalement, le bonheur, quand on y pense, c’est tout les jours qu’on peut
l’avoir.

Si j’avais un pénis…

Chacun a ce que j’appelle un « fantasme ultime », c’est à dire celui qui nous fait rêver mais qui demeure inaccessible, quoi qu’on fasse. Pour ma part, j’adorerais être un mec pendant quelques jours, juste pour voir comment ça fait.
 
Je me souviens, petite, je passais mon temps avec mon cousin Guillaume qui a le même âge que moi. Forcément, durant nos jeux, il arrivait que notre vessie se rappelle à notre bon souvenir et j’étais contrainte de rentrer faire pipi aux toilettes alors que lui se plantait devant un chêne et se laissait aller, tout heureux, arrosant de son petit jet l’écorce de l’arbre. Depuis mon plus jeune âge, je suis fascinée par ce que permet de faire un zizi. C’est tellement pratique de faire pipi debout, n’importe où, comme ça ! Moi, je suis obligée de m’accroupir derrière des arbres et, une fois, hautement inspirée, je me suis accroupie dans des orties… Pour une fois, j’ai eu littéralement le feu aux fesses. Toutes les femmes rêvent de pouvoir pisser debout même si, aujourd’hui, je me vois mal pisser de bout dans la rue comme certains le font. Je me souviens, il y a quelques années, Valérie Lemercier avait sorti un film qui s’appelait « Le derrière », je crois, que je n’ai absolument pas vu mais sur l’affiche, on la voyait debout contre un arbre en faisant semblant d’uriner. En interview, elle a expliqué qu’elle avait réalisé cette affiche justement parce que toutes les femmes rêvent de faire pipi debout.
 
A une époque, ils avaient sortis un espèce de truc qui permettait de faire pipi debout. Oh, super, notre rêve se réalise ! Sauf que c’était une sorte de cône qu’on attachait à la culotte… Donc pas glamour du tout et surtout très sale : moi le cône, une fois utilisé, je le jette, je vais pas garder ça ! Bref, un flop commercial total : on n’est pas faites pour faire pipi debout, ce n’est pas la peine de lutter contre la nature.
 
Petite, je me demandais ce que ça faisait d’être un garçon, surtout que j’étais toujours avec mon cousin et ses copains, la seule fille de la bande (ce qui faisait que j’avais plein d’amoureux mais pas celui que je voulais… bref). Un été, alors que je passais mes journées au centre aéré (qui a beaucoup fait pour ma culture sexuelle), je demande à mon papa en rentrant le soir :
« Papa, ça fait quoi d’être un garçon ? Parce qu’être une fille, c’est nul, on a des règles (oui, ça, je l’ai appris très tôt).
– Ben, les garçons, ils ont le service militaire ! »
Sur le coup, ça m’a consolée : ouais, moi, j’aurai mes règles et je ferai pas pipi debout mais j’aurai pas à sauter en parachute (oui, je croyais que c’était obligatoire, à l’armée). Il n’empêche que quand Chirac a annoncé que l’armée n’était plus obligatoire, j’ai repensé à cette réponse de mon père…
 
Mais mon fantasme n’est pas purement urologique, loin de là. Je veux savoir ce que ça fait de faire l’amour à quelqu’un avec un pénis ! Je harcèle toujours mes amants avec mes questions (pas pendant, hein, après l’acte) : « qu’est-ce que ça fait une fellation comme sensation ? Et la pénétration ? C’est quoi le mieux ? Et si je gratouille les testicules, ça fait quoi ? Ça te plaît ou pas ? » Oui, j’ai un côté très scientifique, par moment. Petit à petit, je me fais une idée de ce qui fait quoi, ce qui est le plus agréable… Bon évidemment, après, tous les hommes n’aiment pas exactement la même chose, certains aiment bien qu’on leur effleure le pénis ave les ongles, d’autres ne veulent même pas en entendre parler. Durant mes interrogatoires post coïtaux, j’ai donc appris que :
– la pénétration anale, c’est le top parce que c’est encore plus chaud et plus serré que le vagin.
– la fellation, ça fait un peu comme quand on se suce les doigts.
– pendant la sodomie, si on met les doigts dans le vagin, on sent le pénis de l’autre côté (à y réfléchir, c’est pas si surprenant mais sur le coup, ça m’a étonnée)
– l’intérieur du vagin varie d’une femme à l’autre. L’extérieur, je le savais mais l’intérieur non, je mets pas mes doigts dans celui des autres, je suis polie.
 
Bref, je me renseigne. Selon les positions, c’est pas la même sensation et si je fais mes exercices de musculation du vagin pendant l’acte, ça fat des choses (et puis ça m’entraîne pour quand je devrai me rééduquer après une grossesse). Je pense que beaucoup des femmes aimeraient savoir ce que ça fait. Pour mes 20 ans, mes amis m’avaient offert le grand livre du pénis (la même année, j’avais eu le kama sutra, bonjour la réputation que je me traîne) et dedans, ils avaient demandé aux femmes ce qu’elles feraient si elles avaient un pénis. Bon y a eu le pipi debout, y a une nana qui affirmait vouloir sodomiser son mec « jusqu’aux couilles », une autre qui voulait que son chat joue avec ses boules. Il faudrait dire à cette jeune femme que c’est très sensible ces choses-là, à mon avis, un coup de griffe mal placé et elle aura hâte de ne plus avoir son service trois pièces.
 
Moi, je ne voudrais pas juste avoir un appareil génital masculin, je voudrais être un homme pendant, mettons un week-end. Et là, je testerai tout. D’abord une femme. Je suis sûre que de savoir ce que ressent exactement un homme pendant l’acte peut rendre n’importe quelle femme un super coup. Je réviserai tout mon kama sutra avec toutes les capotes que je trouverais : rainurées, nervurées, évasées… Car il paraît que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce genre de petites choses mais moi, je veux vérifier donc… Puis une fois, je testerais sans capote. Oui, c’est un fantasme ultime, il n’arrivera pas, je le rappelle. Parce qu’en vrai, il faut en mettre des capotes, hein !
 
Au petit matin, j’abandonne la jeune femme (oui, j’ai qu’un week-end, désolée pour madame)et je rentre chez moi prendre un bain. Ça doit être bizarre, quand même, comme sensation un pénis qui flotte… Je me le laverais bien délicatement parce que c’est fragile, cette petite chose. Tiens, aimerais-je être circoncis ou pas ? Il paraît que, techniquement, ça ne change pas les sensations… Bon, au vu de ma religion de baptême, je serai pas circoncis. Après, peut-être que je me masturberai, pour voir ce que ça fait.
 
Je me repose puis le soir, je file dans une boîte gay pour tester de nouvelles sensations. Je me trouverai un compagnon pour la nuit mais il faut qu’il soit actif/passif, c’est important. Parce qu’il faut tout essayer. En effet, je me demande si la pénétration anale est la même chez les hommes et chez les femmes. Ça peut paraître idiot comme question mais je me la pose. Est-ce que c’est plus ou moins serré chez l’un par rapport à l’autre ? Par contre, être passif doit être bien différent : en tant que femme, je n’ai pas de prostate… Donc, forcément, les sensations ne sont pas les mêmes !
 
Après cette folle nuit, je sortirais de chez le jeune homme et j’irais pisser contre un arbre : la boucle serait bouclée.
 
Mais bon, les fantasmes ultimes ne sont pas faits pour être réalisés. Malgré les subterfuges, jamais je n’aurai de pénis… Peut-être dans ma prochaine vie !

Belle-famille, je t’’aime……ou pas.

Dimanche, je suis allée avec M. Gauthier voir un film « Un esprit de famille »… Je vous épargnerai mon avis, on va encore dire que je sais que critiquer. En gros, vous prenez tous les films américains qui mélangent Noël et famille, vous y prenez les clichés habituels (les vieux films, le beau sapin, des histoires d’amour à la mord moi le nœud…) et vous avez ce film. Mais pour rentabiliser cette soirée (enfin, on a papoté avec Gauthier, c’était quand même sympa), j’ai décidé d’écrire un article sur la « belle famille ».
esprit-de-famille
Comme tu le sais sans doute, lecteur, je n’ai jamais été mariée. Cependant, j’ai été quatre ans et demi avec un garçon, Guillaume (pour les nouveaux arrivants) et j’ai donc eu droit à divers repas de famille chez lui. Et lui chez moi. Comme je le sentais bien, ce petit copain-là, je l’ai ramené au bout de trois semaines chez mes parents. Je pense que mes parents sont plutôt sympathiques, on raconte des histoires de famille marrantes. Parfois, on fait de grandes tablées : les trois enfants (avec mon presque frère) et nos compagnons respectifs… Ah famille nombreuse, ah famille heureuse ! Je ne crois pas que mes parents soient des gens intimidants mais bon, moi, ça fait 25 ans que je les connais, je suis pas très objective. Bref, au bout de trois semaines, je ramenais Guillaume chez moi et nous partagions la même couche. A y repenser, ils sont ouverts d’esprit mes parents, quand même ! Guillaume est le seul petit ami que j’ai ramené à la maison.
 
De la même façon, les parents de Guillaume sont les seuls que j’ai côtoyés. Je me souviens parfaitement du jour où je les ai rencontrés. Ça faisait six mois qu’on sortait ensemble et je leur avais parlé quelques fois au téléphone, de grandes conversations.« Allo, madame Bidule ? J’aurais souhaité parlé à Guillaume, de la part de Nina, s’il vous plaît, merci ! ». Passionnant, n’est-il pas ? Donc, un jour, je ramène Guillaume de chez mes parents où nous avions passé le week-end et là, il me fait : « viens, je te présente à mes parents ! ». J’étais alors vécu d’un mini short qui tenait plus de la culotte qu’autre chose et je me suis sentie de suite follement à l’aise ! En plus, j’étais morte de trouille parce que son père était très strict et je ne savais trop comment ça allait se passer. Rassurez-vous, ses parents ont été charmants avec moi, ils m’ont proposé des verres mais je n’ai pas accepté, j’avais trois quarts d’heure de route pour rentrer chez moi.
 
Une fois la première rencontre faite, je faisais partie de la famille. Comme Guillaume était fils unique, sa mère me donnait plein de bricoles genre trousse à maquillage ou bracelet de la Redoute, ce qui était très gentil de sa part. Contrairement à tout ce qu’on m’avait dit, sa mère ne me considérait pas comme la « rivale », celle qui allait lui voler son fils pour toujours… Son père me stressait plus, donc, car il était très strict avec son fils et je me suis parfois retrouvée entre les deux quand le ton montait. Bon, Guillaume s’est aussi retrouvé entre ma mère et moi lors de disputes donc finalement…Son père était très gentil avec moi même s’il avait tendance à toujours me remplir mon verre, ce qui faisait qu’à la fin des repas, je me retrouvais un peu ivre.
 
Ensuite, en tant que compagne de Guillaume, j’ai assisté à de nombreux repas de famille, j’ai donc rencontré tous ses grands parents. Son grand-père paternel était sourd donc je devais parler fort et distinctement pour m’adresser à lui… J’avoue que je suis pas du tout habituée et j’en faisais des caisses pour être sûre d’être comprise. Côté maternel, nous allions voir ses grands parents à chaque fois que nous partions en vacances dans l’appartement de ma grand-mère au bord de la mer, ils habitaient à côté (nous avions tous deux des origines catalanes). Quelquefois, il y avait d’autres membres de la famille ce qui fait qu’en quatre ans, j’ai rencontré quasiment toute la smala. Je me souviens, une fois, on avait passé un après-midi chez eux, devant le Tour de France, Guillaume et son grand-père sur un canapé en train de parler de la course, sa grand-mère et moi en train de faire semblant d’être éveillées sur l’autre. La dernière fois que je les ai vus, je venais de pleurer toutes les larmes de mon corps car on avait eu une discussion assez difficile avec Guillaume. En gros, j’avais compris que c’était terminé, lui aussi, mais nous n’avons pas rompu à ce moment-là. Je devais vraiment avoir une drôle de tête avec mes yeux rouges et gonflés…
 
Quoi qu’il en soit, j’ai eu de la chance avec cette belle famille (je crois), je m’entendais bien avec tout le monde et je pense avoir été bien acceptée, notamment par ses cousines que j’aimais bien voir. La seule que j’ai pas rencontrée, c’est une dénommée Nina qui était journaliste… Amusant ! D’autres ont moins de chance comme, au hasard, ma mère. Quand elle a rencontré mon père, il avait encore ses deux parents mais ma mère ne les a rencontré que tard, vu qu’ils vivaient loin. Le jour J, ma mère se trouve face à sa future belle-mère et celle-là lui assène un : « Et bien, je n’ai pas de complexes à avoir ! ». 30 ans plus tard, ma mère lui en veut encore. Mais il n’y a pas eu que ça. Mon père et ma mère ne sont pas du même milieu social donc pour le mariage, ma grand-mère paternelle a refusé de cohabiter avec la famille de ma mère, des « ploucs » et a déjeuné dans une pièce voisine. J’ai des valises d’histoires comme ça. Il y eut la fois, aussi, où mes parents et moi-même étions chez mes grands-parents pour le week-end, ma mère et ma tante (la femme du frère de mon père) étaient enceinte, ma mère avait un trimestre d’avance sur ma tante mais ma grand-mère lui faisait faire tout le ménage alors que son autre belle-fille (pharmacienne et donc d’un niveau social plus élevé que ma mère) se prélassait, fatiguée par sa grossesse. Ce jour-là, ma mère fit ses valises et partit, rattrapée de justesse par mon père à la gare… Enfin, je vais pas tout raconter, je pense qu’on a saisi l’essentiel.
 
Je n’ai jamais rencontré d’autres beaux-parents, même si je les ai souvent vus en photo ou entendus au téléphone. Je me souviens, quand j’étais avec Arnaud, mes parents étaient venus sur Paris. Sur le coup, je l’avais un peu taquiné : « Tu veux pas que je te présente à mes parents ? Ils sont sympas ! ». Bien entendu, c’était une blague mais quand je lui ai demandé s’il avait déjà rencontré les parents de ses anciennes copines, sa réponse négative m’avait étonnée. « J’ai jamais eu l’occasion ! ». Ça, ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille.
 
A la réflexion, je ne comprends pas vraiment pourquoi on craint à ce point la belle-famille… Evidemment, on peut tomber sur des cas comme ma grand-mère mais malgré toutes ses tentatives (dont certaines lettres), mon père a tout de même épousé ma mère et ils ont eu deux super enfants ! Certes, ma première expérience en la matière fut plutôt rassurante puisque le principal défaut des parents de Guillaume était leur caniche que je détestais et qui passait son temps à me sauter dessus (je n’aime pas trop les chiens). De plus, sans me vanter, je pense être une belle-fille plutôt bien : polie, serviable, souriante, jolie (ahah !), diplômée, une bonne situation (oui, d’ici que je me trouve un fiancé qui me présentera à ses parents, j’aurai un boulot)… Je peux même être non tabagique sur demande. Bon, je ne sais pas encore si je suis fertile mais selon le dernier voyant que j’ai vu, oui.
 
Du côté de mes parents, ils doivent se demander pourquoi en un an et demi de célibat, je ne leur ai présenté personne alors que Yohann ramène régulièrement de nouvelles conquêtes. Ils ont su que j’étais sortie avec Arnaud dont il ont vu une photo et je suppose qu’ils sont au courant pour Guillaume. Pendant les vacances, mon père a répondu à mon téléphone portable quand Guillaume appelait… Or quand il appelle, une photo de lui en peignoir apparaît… Hum ! Et encore, heureusement que ce n’est pas ma mère qui a répondu, sinon, elle aurait eu droit à un « chérie ! »… Je me demande aussi si ma sœur n’a pas craché le morceau (oui, elle est au courant, comme ça, elle me garde Kenya quand je pars en Bretagne) puisque vendredi, elle m’a sortie une petite pique.
« Ce que j’envisage, expliquai-je, c’est de commencer ma carrière à Paris puis partir ensuite en province.
– En Bretagne, par exemple… »
Ma mère m’a fait aussi une référence au pays des crêpes mais je me souviens plus laquelle… Mais bon, outre le fait que Guillaume et moi ne nous engageons pas, je vois pas en quelle occasion je pourrais lui présenter mes parents.
 
En fait, là où la présentation des beaux-parents peut être angoissante, ce n’est pas tant de rencontrer deux individus qui n’ont rien de plus ou de moins par rapport à nous. Mais être présentée aux beaux-parents est un pas de plus dans la relation… La prochaine étape, c’est quoi ? L’appart commun, les fiançailles ? Ah, quel stress ! C’est vrai que, dans ma famille, on a une certaine pudeur par rapport à ça. Une fois ma mère m’a expliqué que ça la gênait que Yohann ramène toutes ses copines : « Tu comprends, on s’attache aux gens et après, ils s’en vont… ». Du coup, le prochain que je ramènerai, j’attendrai un peu plus de trois semaines avant de le ramener !

Stage ta mère !

C’est la misère : je cherche du travail mais je n’en trouve pas. Décidée à ne pas quitter le journalisme de vue, je décide de chercher un stage mais, là, il est difficile de ne pas se faire piéger. Mon dernier stage, narré ici, fut une pure catastrophe, il faut bien le dire : pas rémunéré, exploitée, peu considérée, je devais amener mon propre ordi… C’était limite si je ne devais pas amener mon propre café ! Pour éviter tout ça, j’ai décidé d’être plus exigeante.

stagiaire

Le mois dernier, j’ai donc passé un entretien dans la mairie où travaillait Bouki. A la gare, en attendant que notre train parte, nous discutons avec Helmut et, je ne sais plus pourquoi, le sujet dérive sur les stages. C’est fou le nombre de gens prêts à accepter un stage non rémunéré… De toute façon, si on est payés, c’est, au mieux un tiers du SMIC. Mais pour ma part, il est hors de question de ne pas avoir un petit pécule pour mon prochain stage.

 

Pour moi, il y a différentes catégories de stages : ceux que l’on sollicite et ceux que l’on trouve par annonce. Dans la première catégorie, quasiment tous les stages que j’ai fait. Dans ces cas-là, il me paraît assez légitime que l’entreprise refuse de me payer : ils n’avaient pas forcément besoin de moi, c’est moi qui veut aller chez eux. Ceci étant, dans le journal local où j’ai travaillé et lors de mon premier stage parisien, j’ai eu des compensations. Pour le premier, j’ai eu droit à 210 euros (150 euros pour mes écrits plus 60 euros pour les photos) de gratification. Pour le second, outre les tickets resto et 50% de la carte orange, j’ai eu un aller-retour pour ma ville natale où j’allais couvrir un match (et passer le week-end chez papa et maman), un aller-retour et nuit à l’hôtel à Clermont et un aller en avion pour Toulouse (après, j’étais en vacances donc je suis revenue plus tard).

Dans la deuxième catégorie de stages, où je postule actuellement, il est hors de question de se passer d’un minimum de rétribution : s’ils mettent une annonce, c’est qu’ils ont besoin de quelqu’un, qu’ils y mettent le prix. J’avais trouvé mon deuxième stage catastrophique sur le net, une annonce : le mec avait besoin de gens pour travailler, les stagiaires, c’est le pied, c’est de la main d’œuvre gratuite. Moi, je dis non. Je ne réponds qu’aux annonces qui donnent dès le départ le salaire car les « à négocier », ça veut dire qu’il n’y en aura pas mais on peut vous filer une prime, on ne sait jamais… Donc non. Après tout, je fais le travail d’une personne, je fais mes 35 heures, voire plus. Souvent, au bout de trois jours, on est totalement autonomes donc il ne faut pas déconner, on mérite un salaire !

Mais les entreprises savent très bien qu’on n’a pas le choix, beaucoup de formations se terminent par un stage obligatoire. Du coup, on voit des annonces hallucinantes genre un grand éditeur qui propose un stage de 6 mois à un an à 300 euros par mois ! J’appelle ça tout simplement de l’exploitation. Un an, y a des CDD plus courts que ça ! Et le pire, c’est qu’ils savent très bien qu’ils trouveront quelqu’un. On voit de ses annonces, des fois ! Y en a une qui a été dénoncé moult fois : une entreprise qui recherche un stagiaire photographe
non rémunéré mais la personne doit avoir un appareil photo numérique dernier cri, un mac et des logiciels de retouche particulier… Comme plusieurs personnes ont dit, manquerait plus qu’on paye pour avoir un stage 

Pourtant, je ne nie pas l’utilité des stages. J’ai appris plus au cours de mes stages qu’au cours de mes études. Dans mon master, j’ai appris (vaguement) à me servir du matériel mais rien ne nous apprend à affronter la vie au sein d’une rédaction. De fait, j’ai fait un stage dans une radio nationale d’une semaine. En gros, je posais mon cul sur une chaise à agresser les journalistes pour qu’il me donne quelque chose à faire (« silvouplé une brève a écrir, silvouplé ! »). Et bien, ce fut bien instructif que les cours de radio que j’ai eu cette année, par une journaliste de ladite radio. Ce n’est pas la journaliste qu’on doit remettre en question, je l’ai trouvée bonne enseignante mais le journalisme, ça ne s’apprend pas en théorie, ça se vit sur le terrain, y a que comme ça qu’on apprend. Le journaliste n’a pas d’horaire : on a la journée pour écrire notre ou nos papiers, à nous de gérer. Pas mal de métiers sont comme ça. Par exemple : prof. On peut croire que c’est réglé comme du papier à musique : le lundi, 2h avec la 6ème 1, le mardi, une heure avec la 5ème 3… Mais après, faut gérer la préparation des cours, la recherche des documents, la correction des copies. Ma tante est prof, Lucie et Guillaume mon ex aussi, je vois comment ils procèdent. Ça, aucun cours ne nous apprend à faire, à nous de démerder. En plus, la position de stagiaire est assez rassurante : on fait le travail d’un journaliste mais si pépin il y a, la responsabilité tombe sur le tuteur de stage, jamais directement sur nous. Ce n’est pas pour autant qu’il faut en profiter…

Donc je ne suis pas contre les stages, bien au contraire, je suis même en train d’en chercher un si je ne trouve pas d’emplois mais le système est en train de se corrompre : chaque formation professionnalisante (et il y en a) ne peut s’achever qu’ainsi et on ne peut pas remettre en cause ça. Le problème ne vient pas des écoles (quoi qu’il faudrait qu’il y ait plus de suivis à ce niveau-là, ma sœur est partie trois mois à Londres pour faire… des photocopies !) mais surtout des entreprises qui savent que cette main d’œuvre très bon marché voire gratuite existe. Pourquoi créer un poste alors qu’il y aura toujours un stagiaire pour faire le boulot ? Depuis le temps que je consulte les annonces, je vois que certaines entreprises recrutent régulièrement des stagiaires : même texte, même poste, même rémunération, quand il y en a. J’ai même vu que mon tuteur de stage de cet été recherchait un nouveau stagiaire. Et il est toujours marqué : « gestion de la culture dans les collectivités » et « rémunération à négocier ».

Y a-t-il cependant une solution ? Est-il possible de demander aux entreprises de limiter le nombre de stagiaires et la durée du stage ? Pourquoi pas mais comment le prendra-t-on quand on nous répondra : « ah ben non, on peut pas vous prendre, on a atteint notre quota ! ». Non, le problème est plus au niveau de la rémunération : si on veut quelqu’un pour faire un travail, il est normal qu’il soit rémunéré. Parce que l’expérience, ça ne nourrit pas son homme… Après tout, on fait notre travail comme les autres, il n’y a pas de raison… Et puis si ça pouvait nous permettre de cotiser, ce ne serait pas plus mal…

Enfin, le débat naît, je ne sais pas trop ce que ça va donner, je ne suis guère optimiste. Je pense que le débat va faire long feu mais les entreprises apprécient trop les avantages des stages pour y renoncer sans lutter. En attendant, moi, je cherche toujours…

A qui tu ressembles ?

 Pendant les vacances, Guillaume m’a initiée à un nouveau jeu (non sexuel, bande de pervers !) : le site myheritage. Vous mettez votre photo sur le site et il vous calcule votre ressemblance avec des personnalités. Comme j’ai trouvé ça très amusant, j’ai testé avec plein de photos et les résultats sont parfois très surprenants. En tout cas, pour lui, ça marche puisqu’il ressemble à Ewan
McGregor à 72% (ahah, je suis trop forte, je l’avais dit avant !).

Première photo, je ressemble le plus à… Natalie Portman. Honnêtement, je ne vois aucune ressemblance entre Natalie (qui est très belle, au demeurant) et moi… Sur les autres photos, en vrac, j’ai eu en premier deux fois Scarlett Johansson (non plus, j’ai des lèvres super fines), Uma Thurman en deuxième position (heu… suis pas sûre non plus). Ensuite, j’ai eu du Madonna (j’ai
un petit espace entre mes deux incisives mais sinon…). Celle qui est ressorti systématiquement, c’est Aishwara Rai, une star de Bollywood… On a effectivement la même forme des yeux, en amande, mais sinon, la ressemblance n’est pas des plus frappantes. Dans le vexant, j’ai eu un Ariel Sharon… Ah ? Enfin, j’ai visiblement un visage très féminin puisque j’ai eu très peu d’hommes. Ma sœur, à l’inverse, a un visage un peu plus carré et a eu beaucoup d’hommes dans les résultats (dont Keanu Reeves, pas des moches). A l’inverse, Guillaume a eu quelques femmes dans ses résultats, sans doute parce qu’il a des traits fins… Et puis il a des cils, c’est pas juste que des hommes aient de si beaux cils alors que nous, on doit mettre du mascara dessus pour avoir un plus beau regard. La nature est parfois curieuse, tout de même.
 
Bon, j’ai trouvé ça follement amusant, j’y ai passé une demi-journée, communiquant à chaque fois à ce pauvre Guillaume les résultats : « Oh, Uma Thurman, ahahah ! ». Ce qui est étonnant, c’est que je n’ai eu qu’une fois Kate Winslet alors qu’on m’a dit plusieurs fois que je lui ressemblais. Enfin, en vrac, on m’a déjà dit que je ressemblais à Kate Winslet, donc (pas faux), Dana Scully, le Dr Lewis d’Urgences, Natasha St Pier (j’ai pas une grande bouche, moi !) et d’autres que j’ai dû oublier… C’est amusant cette manie que l’on a à toujours chercher à qui ressemble les gens. Ma mère et moi, on est expertes en la matière.
 
La scène : Nina et sa maman dans la rue. Dialogue : « hé, regarde, lui, là-bas, on dirait bidule! ». Une fois, je me souviens, on était à l’aéroport de Toulouse, elle me
file un coup de coude et me montre un monsieur en faisant : « Hugues Auffray 
– Ahahah, c’est vrai qu’il lui ressemble! 
– Forcément qu’il lui ressemble, c’est lui! »
Oups ! Mais bon, c’est pas ma faute si ma maman passe son temps à me filer des coudes en me disant : regarde le mec là-bas, il ressemble à truc ! »
 
Je pense qu’on agit de la sorte pour se souvenir de la personne, pour se « l’approprier », en quelques sortes. Dans la mesure où on n’aime pas de prime abord ce qu’on ne
connaît pas, trouver une ressemblance entre une personne et une autre doit nous rassurer, quelque part. J’avoue que j’ai hérité de ce mauvais trait de ma mère, je trouve des ressemblances à tout le monde. Ca horripile mon père, nous, ça nous fait rire!
 
Pour en revenir aux ressemblances, à qui je ressemble vraiment? A mon père, ça, y a pas à dire ! Bon, mes parents sont tous les deux petits, châtains clairs aux yeux bleus donc en tant que digne héritière, j’ai récupéré ces caractéristiques, tout comme Alice. Après, j’ai les yeux de ma mère et sa poitrine, hum, opulente, son genou fragile mais pour tout le reste, c’est papa.
 
Pourtant, il y a avait des éléments qui ne rentraient pas dans le puzzle : à qui appartient mon nez? Ce n’est ni celui de mon père, ni celui de ma mère… Récemment, j’ai retrouvé des photos de mon grand-père partenel jeune (que j’adorais)… Seigneur, je suis sa version féminine ! Même nez (le voici donc), même folle tignasse, même forme du visage… Ben, ça peut paraître
idiot mais j’aimais tant mon grand-père que lui ressembler physiquement est un grand honneur. Surtout, j’avais peur de tenir certains de mes traits de ma grand-mère, son épouse, donc, mais visiblement, je dois tout à mon papi, youpi ! Ma soeur, par contre, tient du côté maternel (même si, de loin, on se ressemble, comme quoi…). C’est très impressionnant : si on regarde des photos de la soeur de ma mère jeune, c’est Alice, trait pout trait. Une fois, petite, cette fameuse tante amena ma soeur à son boulot et tout le monde lui dit : « On saurait pas que tu n’as pas d’enfants, on penserait que celle-là est à toi ! ».
 
Enfin, bref, allez faire un tour sur myheritage et mettez en comm à qui vous ressemblez… Je sens qu’on va bien s’amuser !
 
 

Drague à la pizzeria

Par Fanficsworld

 

Pour bien vous raconter mon râteau, je vais commencer par me présenter, et vous situer le contexte. Mon nom est donc Thomas, j’ai aujourd’hui 26 ans, et je suis employé dans un Fast Food en attendant mieux. A l’époque de ce récit, j’avais 18-20 ans, j’avoue ne plus savoir exactement. J’étais en tout cas au Lycée, et le midi j’allais manger en ville avec les tickets restaurants de mon père. Délicieuse période où j’avais droit à une grande liberté tous les midis ! L’utilisation de ces tickets se révéla très diversifiés. Je m’en servais pour manger dans la même Chaîne de Fast Food où je travaille aujourd’hui, et où je prenais les 3/4 de mes repas. Mais à côté de ça, je prenais également des repas dans 1 brasserie,  dans un 1 self service, et dans 2 pizzerias. Les dernières années, j’avais même trouvé une idée de génie : je prenais un mon ticket restau de 35F, j’achetais une boite de céréales à 10F et avec la monnaie obtenue, je rajoutais 10F pour me faire un ciné lol Ciné gratis, et céréales pendant la séance lol J’ai fais ça pendant plus de 6 mois tous les lundi, car j’avais pas courts l’après-midi lol Pour comprendre le râteau, il faut savoir qu’à l’époque j’étais d’une timidité maladive, au point que je n’adressais la parole à aucune fille de ma classe… Revenons donc au récit qui nous intéresse. Ce jour-là, je décide de tester une nouvelle pizzeria. J’entre, je m’installe, et un vendeur me donne la carte. Je la consulte, mais aucun nom de pizza ne m’est familier ! Je cherche dans les ingrédients, je trouve un produit nommé des « airelles », et j’ignorais totalement ce que c’était à cette époque ! Je me suis donc dit « Oh, sûrement un variété de champignon », et je commande lol La pizza arrive plus tard. Le vendeur me la présente, et me souhaite bon appétit. Première bouchée. Je m’arrête en pleine mastication… qu’est-ce que c’est que ce goût infâme ? Ce jour-là, la réalité devint officielle : je n’aime pas les airelles ! Je teste une seconde bouchée, toujours aussi dégoutté. Dépité, j’entreprends donc de trier la pizza, en virant toutes les airelles ! Au bout de quelques secondes, un petit tas d’airelles commence à se former sur le bord de l’assiette ! Le vendeur repasse alors devant moi entre deux commandes, m’adresse un sourire aimable et un « alors, ça vous plait ? ». Je rougie tandis qu’il baisse les yeux sur mon assiette. Voyant un problème, il relève la tête, et un peu gêné je lui dit : « Je… crois que je me suis trompé de nom de pizza ! » Le mec a l’air très embêté pour moi ! Il regarde autour de lui, et s’approche de moi… « Bon, le patron n’est pas moi, on va s’arranger. Vous voulez quoi ? » Je commande une nouvelle pizza et il récupère l’ancienne. Là, je vois déjà le lecteur lire ma prose en hurlant comme un perdu : « MAIS QU’EST-CE TU NOUS EMMERDE AVEC TES HISTOIRES DE PIZZA ? IL EST OU TON RATEAU ? »… patience, j’y viens ! Il revient quelques minutes après, en me disant que ça cuit. Je le remercie. Il revient à nouveau, et m’offre très gentiment un bol de salade ! Je le regarde, carrément gêné… « Euh… j’aime pas la salade ! » Il a alors un temps d’arrêt (les yeux exhorbités^^), il rigole, et se tourne vers une autre table. « Tenez, je vous offre une salade ! » Quelques minutes après, il revient avec la pizza toute neuve. Il me sourit, et pose la pizza devant moi. Je prends fourchette et couteau en le remerciant… « J’espère que je serai récompensé, après ça ! » qu’il me lance alors ! Là, sous mes yeux médusés, il me lance un regard complice, puis retourne à son taf’. Un peu surpris, j’entame la pizza, déjà bien meilleure. Je la mange tranquillement, assez vite car je dois retourner au lycée après (et que j’ai prit du retard avec ce ratage de commande^^), et vient le moment de payer. Mon vendeur revient alors, et moi je sors les tickets restaurants. J’ai décidé, bien entendu, de lui laisser la monnaie (environ 10F) en pourboire pour le remercier. Il vient donc m’encaisser, et me demande… « Alors, ça allait, cette fois-ci ?
– Super ! Que je lui répond ;
– Alors, je vais avoir le droit à un petit cadeau, après ça ? » Là, je sors les deux tickets restaurants… «  »Oh, je crois qu’il va y avoir un petit pourboire ! Vous garderez toute la monnaie des tickets ! » Il rigole… « Désolé, mais on ne rend pas la monnaie sur les tickets restaurants. » Et à nouveau, me voilà gêné. « Euh… bah alors y’aura pas de pourboire, j’ai pas d’argent à part ça !
– Je sais pas, moi… qu’il me lance alors (il se laisse pas démonter, le bougre !) ; Je pourrais peut-être avoir un numéro de téléphone ? » Cette fois, c’est moi qui reste sans voix quelques secondes. J’avais déjà de doutes avant, mais là c’est officiel : je me fais draguer par un homo ! Mesdames et messieurs, sortez le champagne : c’est la première fois que ça arrive ! Je suis re-gêné méga beaucoup, je bafouille n’importe quoi, et je conclut sur un mensonge honteux… « Euh, je suis désolé… j’ai pas le téléphone… 
– Voyons… dit-il d’un air gentiment railleur ;
– Si si je vous jure ! Mes parents veulent pas de téléphone, ils… euh… » Je m’arrête là, il rigole, il me lance un dernier regard amusé déçu, puis s’en va. A la fin, je me lève de table et je m’en vais en baissant les yeux. Il me salut, et je bredouille un « au revoir, merci » et me précipite vers la sortie lol Après ça, je précise qu’à chaque fois que je passais devant la pizzeria et qu’il me voyait, il m’adressait de grands signes et sourires amusés. C’était mon premier et dernier homo, je m’en rappelle encore, tellement j’ai été gêné à l’époque lol Il faut dire que c’était pas une petite drague là, il a carrément tenté de me brancher grave lol Du vrai rentre-dedans ! Aujourd’hui, j’ignore encore à quel point il a tenté de me draguer. Je me plais à penser qu’il n’avait qu’envie de draguer un petit mec, histoire de se marrer. Bien entendu, ce n’est pas sûr du tout… et jamais je ne saurai le fin mot de l’histoire. Car aujourd’hui, le restaurant est fermé depuis longtemps (dommage, je serai bien allé lui dire deux mots lol Pour savoir, une bonne fois pour toutes lol).

 

J’aime pas l’hiver

17h, il fait nuit, mon thermomètre m’indique que les températures sont passées en dessous de zéro. Hop, je jette sur les épaules ma super couverture en mohair de mémé et je me fais une infusion : l’hiver sera long.
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Mercredi 22 décembre, 16h, ma mère et moi sommes dans la voiture, on fait les courses de Noël… Et on n’y voit rien. « C’est pas possible, doit y avoir un incendie ! » clame ma mère. Faux, c’est le brouillard. A 16h30, c’est comme s’il faisait nuit, je répète ma charmante litanie : « Berk, j’aime pas ça, c’est sinistre, ce temps ! ». Effectivement, on n’a pas revu le soleil avant le samedi, le thermomètre n’atteignait même pas le zéro en journée, les stalagmites formées par la canalisation pétée dans le jardin restent là, les toiles d’araignées sont détruites par le givre, trop lourd pour elles. Je me plante devant la cheminée, une couverture sur les épaules (c’est mon truc, ça), avec juste une envie : roupiller un coup. Ou alors ne rien faire, bouquiner tranquillement. Mettre le nez dehors ? Je suis obligée ? Parce que l’hiver, j’hiberne. Je ne sors que contrainte et forcée, j’essaie de faire un maximum de trucs à partir de chez moi. Quelle déprime !
 
L’année commence en plein hiver. Passé les premiers jours pleins de motivation (une nouvelle année, une nouvelle vie !), la déprime revient : il fait froid, il fait gris. Le seul avantage de l’hiver, c’est que je me promène dans la rue sans me faire draguer par quiconque. Faut dire qu’il faut être en manque pour avoir envie de moi dans ma tenue anti-froid : une immense doudoune qui me fait ressembler à une chenille informe, un chapeau enfoncé jusqu’aux yeux, une écharpe qui me cache le cou… En gros, on ne voit que deux choses : mon nez rouge qui a tendance à couler dès que je rentre dans un lieu chauffé et mes lèvres craquelées par le froid ou barbouillées de baume hydratant. Sexy au possible, en somme. Ce qui est particulièrement pénible, en hiver, ce sont les changements de températures. Outre le nez qui coule, on se prend des suées insupportables. Quand j’habitais à Toulouse, j’avais dix à quinze minutes de marche pour attraper le métro donc je traçais dans la rue pour me réchauffer et une fois que j’entrais dans le métro, je devais virer toutes mes épaisseurs sous peine de me mettre à dégouliner… Evidemment, je chopais un rhume, de temps en temps. Je me souviens particulièrement de l’hiver 2000 où je ratais une semaine sur deux de cours à cause de foutues crèves qui me clouaient au lit (j’ai quand même eu ma licence, n’ayez pas peur). En plus, les rhumes, c’est mauvais pour mon nez. Par exemple, si vous regardez les photos familiales de Noël 2004, vous ne m’y verrez pas : j’étais malade et j’avais la tronche écorchée à force de me moucher.
 
Outre ces petits problèmes de santé soignés à coup de grog qui m’assomment littéralement, il y a une baisse de forme indéniable sur tous les plans. Par exemple, en hiver, j’ai la libido d’un poisson : je ne cours pas après les brouettes, j’ai plus envie de chastes câlins pour se réchauffer à deux… De toute façon, l’hiver, je ressemble à rien : outre ma tenue anti-froid, l’électricité statique me fait de drôles de coiffures. A propos d’électricité statique, cette dernière m’en veut particulièrement. Je me prends des pignes en permanence. Quand je rentre chez moi, j’enlève mon manteau et quoi que je touche, paf ! Je me prends une décharge. Ouvrir ou fermer la porte d’une voiture ? Paf ! Avant de faire un câlin à Kenya, je me décharge en prenant une pigne pour pas lui faire mal. Mais l’autre soir, alors qu’elle me faisait un câlin, clac ! Même en me peignant, je prends le jus ! Quand je me déshabille, le soir, je jette mon pull le plus loin possible, il atterrit dans un tonnerre de claquements, j’attends cinq minutes pour le ramasser. Je me souviens, plus jeune, ma mère m’avait offert un pull en polaire que je mettais tout le temps quand je rentrais chez moi, le soir. Une nuit, je l’enlève puis j’éteins la lumière. Et là, le voilà qui me fait des éclairs verts ! Bonjour l’angoisse…
 
Les journées sont plus courtes et notre activité s’en ressent : se lever alors qu’il fait encore nuit, il n’y a pas pire à mon sens. Je me souviens, l’an dernier, je partais de mon appartement à 7h30 le matin pour aller en cours, l’ambiance dans les rues était glauques : pas un passant, peu de voitures et surtout ce froid atroce… Je me souviens, une fois, j’étais partie travailler à 7h à la Poste, j’avais dû traverser le Pont neuf qui enjambe la Garonne à pied car le métro était en panne et je devais rejoindre mon bus au Capitole. Durant la traversée du Pont, j’ai cru mourir, le froid me mordait tellement que j’ai cru un instant que mes oreilles allaient tomber. Parfois, on commence les cours, il fait encore nuit, c’est tout de même étrange… De la même façon, le soir, il fait nuit à 17h et on n’a qu’une envie : une soupe et au dodo. En ce moment, comme je suis au chômage, je n’ai pas d’horaires particulières et quand la nuit tombe, j’ai l’impression que la journée est finie et que je n’ai rien fait. Faux, il n’est que 17h, j’ai encore le temps de faire des tas de choses. Mais sortir une fois que la nuit est tombée, ça ne me séduit que peu. Quand j’étais au lycée, c’était ma litanie préférée : « c’est horrible, on passe notre journée à l’école : on arrive, il fait nuit, on repart, il fait nuit ! ». Il est vrai que quand je compare mon emploi du temps en hiver et celui en été, ça n’a rien à voir. Même mon temps de sommeil n’est pas le même, je dors beaucoup plus en hiver qu’en été. Parfois, je me dis que je ferais mieux d’hiberner, ça irait plus vite !
 
De toute façon, il est prouvé qu’en hiver, on déprime, c’est scientifique : on voit moins le soleil, ça joue sur l’humeur ! Quand je suis allée voir Yohann en Suède, j’ai pu mesurer l’effet des longues nuits sur nos vies. Yohann est un lève-tôt : pour lui, se lever à 9h, c’est une fantastique grasse matinée. Pourtant, quand je suis allée le voir, on se levait jamais avant 11h. De toute façon, on passait plus de temps dans les cafés qu’ailleurs. Le premier jour, on va au centre commercial voisin et quand on ressort, il fait nuit.
« Tu veux faire quoi ? me demande-t-il.
Ben, il est tard, on va peut-être rentrer.
Nina, c’est 16 heures… »
Oh Seigneur ! Du coup, il y a des tas de choses qu’on ne peut faire, genre aller se promener en forêt… Enfin, si, nous l’avons fait, mais on s’est perdus et on a manqué de se retrouver dans la forêt en pleine nuit, seuls et abandonnés de tous… Heureusement, on a fini par s’en sortir, pas du tout là où on pensait… Et on fumait ! On allait de cafés en cafés (quand il fait nuit, traîner dans les rues, ça tente moins) donc on fumait. D’ailleurs, après ce voyage, j’ai arrêté quelques temps…
 
Bref, l’hiver est une saison qui me semble morte, où rien de positif ne peut vraiment se passer. Pourtant, j’ai rencontré Guillaume mon ex fin janvier, par exemple, il s’en passe des choses pendant ce temps-là. Mais c’est vrai que mon humeur est extrêmement cyclique : charmante le matin, irascible l’après-midi, une crise de fou rire peut succéder à une crise de larme (ou vice et versa). Oui, parce qu’en hiver, je pleure tout ce que je n’ai pas pleuré tout le reste de l’année et je pleure pour un rien. Je pleure devant un film, parce que je suis fatiguée, parce que je sais même pas… Et puis je ris pour rien aussi. L’hiver, je suis totalement paradoxale : je ne veux voir personne et je ne supporte pas la solitude. Par exemple, dimanche, je rentre de chez ma sœur chez qui j’ai déjeuné, mes parents sont repartis pour notre sud natal. Je m’étale sur mon lit et Gauthier m’appelle. « Tu veux aller au cinéma ? » Grande question : oui… et non. Oui, j’ai bien envie de me bouger un peu, de voir Gauthier. Mais non, j’ai pas envie de sortir et ai-je envie de voir quelqu’un ? Bon, finalement, j’accepte, on va voir un navet américain mais ça fait du bien, finalement, on discute un peu après et ça me fait du bien. En hiver, je recherche le maximum d’activités à l’extérieur mais sur le coup, ça m’emmerde de sortir… C’est où Sainte Anne, déjà ?
 
Enfin, bref, vivement le retour du printemps, du soleil, du jour quand je me lève, des températures normales, des bonnes humeurs permanentes…Plus que trois mois, courage !

Un article triste

Par Gauthier
Nina m’a dit aujourd’hui « je n’écris que des trucs sur ma lose en ce moment, il faut impérativement que je fasse un article drôle cette semaine ». Ben moi j’ai le cafard ce soir, je devrais donc me forcer à aller au lit comme ça ? Non je vais en faire profiter tout le monde, tant pis pour les stats de drôlerie du blog. J’ai le blues et je vais le crier haut et fort…

Alors par quoi commencer ? Ah ben non en fait, il n’y a pas besoin de faire de chronologie, je suis lunatique, je passe du rire aux larmes en moins de 5 min. Bon ce trait de caractère est accentué par la fatigue, la déprime, ou la faim, mais bon même quand tout va bien dans le meilleur des mondes, je peux avoir envie d’aller me cacher sous ma couette en me répétant « mais pourquoi personne il ne m’aime ? ».

En plus là forcément mon mac m’aide bien puisqu’il ne me passe que des musiques inscrites sur la playlist « à écouter avant mon suicide » technologie aléatoire de merde…

Je vais quand même essayer de m’auto analyser. Ouais ça coûte moins cher qu’un psy et c’est surtout beaucoup plus rapide… Alors je suis à Paris après 15 jours chez mes parents. Ils m’ont pris la tête, mais ça vous le savez déjà. J’ai revu mes amis mais pas tous et pas autant que je l’aurais souhaité. J’ai mes examens dans moins de 15 jours et j’ai strictement rien préparé. Je n’ai pas de stages en vue, et l’échéance se rapproche. Je dois me rendre chez un médecin pour évaluer un pretium doloris. Je sors avec deux mecs en même temps, mais celui qui m’intéresse vraiment se détourne un peu trop de moi à mon goût. Voilà en gros, mais j’oublie le problème récurrent : je manque cruellement d’argent pour terminer mon année malgré un prêt étudiant (que j’ai joyeusement gaspillé à tort et à travers).

Donc prenons les problèmes dans l’ordre de priorité :

1/ L’argent, problème : il m’en manque, solutions : arrêter de me cuiter tous les week-ends (je me pends), ne plus faire de shopping (argh les soldes commencent cette semaine), arrêter de fumer (mais ça va pas non ?), faire cracher l’assurance au maximum (ben voilà j’ai trouvé).

Ça c’est fait, la suite maintenant.

2/ Mes parents, problème : ils me prennent pour un ado attardé incapable de gérer sa vie, solutions : gérer ma vie et leur prouver que j’ai tort (ahahahahah et puis quoi encore ?), me plaindre des mauvais traitements auprès de SOS Enfance maltraitée (là j’aurais un peu honte quand même), ou pire auprès de ma grand-mère (je garde l’héritage… à méditer…), les faire culpabiliser à mort parce que le pauvre Gaugau il est tout seul dans la grand’ ville et il a besoin d’un soutien familiale sans faille (ben voilà !)

Je suis ignoble je sais…

3/ Mes exams, problème : j’ai rien préparé, solutions : payer les profs (j’ai dit que j’étais fauché, faut suivre…), coucher avec les profs (ah non là même avec la meilleure volonté du monde ce n’est pas humainement possible, un jour je vous ferai passer un trombinoscope de mes profs vous comprendrez..), croire en Dieu et compter sur ma chance insolente le jour de l’exam (ben ça marche depuis que j’ai passé mon bac, alors on va pas s’arrêter en si bon chemin).

Oui il n’y a de la chance que pour les pourris…

4/ Le stage, problème : j’en ai pas, solutions : faire jouer mes relations ( si seulement je couchais utile ça pourrait aider, mais non il faut toujours que je me tape le petit peuple pfff), postuler partout (ça c’est déjà fait, et manifestement il me manque le petit truc en plus, communément appelé PISTON), croire en Dieu un peu plus longtemps que durant la semaine d’exam (après tout du moment qu’on m’oblige pas à bouffer une ostie).

S’il existe, je vais me prendre un retour de bâton dans peu de temps moa…

5/ Les mecs, problème : j’en ai deux, solutions : attendre que l’un des deux s’en aille (et ça ne sera pas le bon), les larguer tous les deux parce que c’est pas bien la bigamie (oui ben c’est mieux que de baiser tous les soirs un mec différent), en choisir un et me consacrer à ses beaux yeux (oui et puis il me larguent le lendemain, ou il me dit « ah bon tu pensais qu’on était ensemble ? C’est mignon »), en prendre un troisième pour passer le temps et laisser décanter tout ça (et en plus je sais qui, ben voilà).

Bon ben, je crois que j’ai fait le tour, que de solutions je peux pondre en moins de 15 minutes, je suis très fier de mon cerveau de plus en plus tordu avec l’âge 😉

Bien sûr si vous avez des suggestions je suis preneur. Parce que ça ne va absolument pas se dérouler comme prévu donc je prévois de me reprendre tout en pleine face d’ici à 10/15 jours. C’est le temps qu’il faut pour que je refoute toute ma vie en l’air en général.

Comment ça je suis superficiel, et je ne sais pas ce que c’est que d’avoir de vrais problèmes ? Et alors ? Je déprime avec ce que j’ai… Dans le fond je suis un garçon tout simple 😉

Ah oui j’oubliai, LA solution globale à tous mes problèmes : Saint Lexomil 😉 J’adore le progrès… Comment ils faisaient avant ? Un jour je vous écrirai un article sur les vertu de la médication dans ce domaine typiquement français : le mal-être au quotidien…. (ou autrement dit je-ne-sais-pas-pourquoi-mais-je-vais-pas-bien-alors-je-me-shoote)

Marabout d’’ficelle

Hier soir, je suis allée voir un voyant qui lit l’avenir dans le marc de café. Il est fort, il est très fort, ça en devient gênant… On a l’impression qu’on peut rien lui cacher ! Avant de vous raconter mes prédictions (plutôt positives) d’hier, revenons un peu sur mes expériences de voyance.

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Pendant longtemps, je me suis « contentée » de faire des échanges sur un forum ésotérique, c’est à dire tirage contre tirage. Mais j’ai arrêté la voyance depuis quelques temps, essentiellement parce que j’en avais marre de trop vivre en fonction des prédictions qu’on me faisait. Mes dernières expériences datent de septembre, en voici le récit ! 

Début septembre, je suis allée voir un voyant dans un restaurant avec Zoé, mon ancienne collègue, et Gauthier. Le principe est simple : on mange au resto et, si on veut, on se fait lire l’avenir dans le marc de café pour la modique somme de 15 euros. Ce n’est pas très cher pour une voyance. Personnellement, je ne suis allée voir des voyants payants que deux fois, dont notre ami caféinomane. La première fois, je n’avais payé que cinq euros pour une voyance totalement à côté de la plaque : « vous allez trouver l’amour auprès de quelqu’un que vous connaissez déjà, un collègue qui est plus jeune que vous. Ça se fera pendant une soirée. Vous savez qu’il est attiré par vous mais vous ne voulez pas le voir. »

– Heu… Là, je vois pas.

– Non mais vous verrez au moment venu. »

Alors résumons : je suis au chômage donc pas de collègue. Au moment du tirage, j’étais en stage… Si on rajoute le stage précédent, deux jeunes hommes avaient la donnée « plus jeune » mais :

– le premier, certes très mignon, était très sympathique et plutôt mignon mais nous nous sommes vus qu’une paire de fois et nous ne nous sommes jamais dragués.

– le second, très gentil, m’a draguée comme un malade en commençant toutes ses phrases par : « et alors, ma copine… ».

Bon, en gros, j’ai perdu 5 euros et je suis un poil énervée car on avait le « choix » entre trois voyants et j’ai pris le plus mauvais. 2 heures d’attente pour dix minutes de cartomancie, n’importe laquelle de mes copines ésotériques aurait pu le faire. Et puis quatre mois plus tard, toujours pas de collègue plus jeune… Alors, certes, Guillaume est plus jeune que moi mais c’est pas mon collègue et on n’a pas « conclu » en soirée ! Donc plantade.

 

Suite à ce premier échec, je me laisse convaincre par Zoé d’aller voir M. marc de café. Elle m’a vanté ses qualités mais comme je suis St Thomas, j’aime voir pour croire d’autant que le monsieur lui a prédit ce qu’elle voulait entendre, on a toujours tendance à les croire, ces gens-là.

 

Donc on se rend au restaurant avec Gauthier et la demoiselle, elle passe à la voyance en premier puis je lui succède. Je bois le café, infâme et plein de dépôt (mais c’est fait exprès), je dépose ma tasse en faisant une grimace et j’attends car M. marc de café est parti. Il revient, me salue en me demandant mon prénom puis il regarde dans la tasse avec attention.

« Vous avez une personne importante pour vous dont le prénom commence par A. Qui est-ce ?

– Heu… ma sœur, Alice ?

– Elle a deux ans de différence avec vous ?

– Oui.

– Bon, c’est donc elle. »

Voilà, dès le départ, je suis calmée. Et il est fort, le monsieur, j’ai l’impression qu’il lit directement dans ma tête, me révélant mes hantises les plus profondes. D’abord, ça commence de façon soft, il explique que ma présence ici n’est pas logique. Je le regarde, me demandant ce qu’il veut bien dire…  Il m’explique que je ne veux pas écouter ce qu’il me dit, que je suis sceptique. Ce n’est pas faux : quand la prédiction m’arrange, je la garde, sinon, je jette. Après, il me parle de mon manque total de confiance en moi avec les hommes mais je devrais pas… Ensuite, il me dit qu’il faut que j’arrête d’avoir peur de finir seule, ça n’arrivera pas puis il me sort : « Ça sert à rien d’avoir peur des enfants, vous en aurez ! » Pourquoi il utilise le pluriel ? Ensuite, il me dit d’être plus égoïste et que je n’étais pas ma mère… Ensuite, il part sur autre chose : « vous allez bientôt avoir une proposition d’emploi, faudra l’accepter ». Comme si j’allais refuser ! Mais sur le coup, je suis un peu étonnée : je vois pas comment on pourrait me proposer quoi que ce soit, je pense plutôt que ce sera une réponse positive à un de mes envois de CV… Puis il me parle d’un homme plus âgé que moi dans mon entourage « j’espère que c’est le bon car c’est quelqu’un de bien ! ». A l’époque, j’étais avec Arnaud, plus âgé que moi donc j’ai tendance à penser que c’est lui.

 

Puis il repart sur ma sœur : « elle a une fatigue qui n’est pas normale, elle devrait faire du sport ». Ma sœur est hypothyroïdienne… Mais le plus fort, ce qui m’a beaucoup émue : « Qui est mort dans votre famille ?

– Ben, plusieurs personnes, hélas.

– Qui est mort près de l’eau ? »

Sur le coup, je pense à une noyade, personne n’est mort ainsi puis je me connecte sur mon grand-père, décédé à Perpignan, près de la mer donc je lui dis ça et il me fait :

« Oui, c’est lui, il vous protège. »

C’est con mais je suis émue aux larmes, essentiellement parce que j’ai toujours su que mon grand-père était auprès de moi, je rêve souvent de lui alors que ça fait 19 ans qu’il est mort…

 

Bon, petit bilan. Alors pour la proposition d’emploi, j’en ai eu deux, une qui n’a abouti sur rien (le remplacement de Bouki) et mon entretien de lundi qui est en attente (j’en parlerai quand j’aurai la réponse). Côté cœur, mon histoire avec Arnaud a tourné court donc bon…

 

Hier soir, nouvelle tentative, je bois mon café pas bon, le monsieur me regarde et me fait : « Détendez vous, vous êtes toute stressée ! ». Effectivement, ma vie est tellement au point mort que s’il me fait une mauvaise prédiction, je vais me mettre à pleurer. Il regarde et me fait : « A ou C, c’est vous.

– Heu… Non.

– Si, si. C’est quoi votre nom ?

– Nina.
– Votre nom de famille ?
– Bartoldi. »

Bon, mes autres prénoms et mon signe astrologique ne coïncidant pas, il finit par penser à quelqu’un d’autre, ma sœur, en l’occurrence (encore). Il me demande si elle m’influence… Mmmm… Il est sûr que de voir ma sœur avoir réussi ce dont je rêvais (un boulot dès la sortie des études) et qu’elle m’envoie des annonces, essaie de me conseiller donc, effectivement, je ne peux nier une certaine influence sur moi. Mais ma sœur ne reviendra plus dans les prédictions. Après, il fait : « vous avez assez pleuré ! » puis il me signale qu’il serait temps de se mettre au sport (heu…) et que j’avais tout pour plaire aux hommes et que je devais arrêter d’en douter (c’est pas moi qui en doute, ce sont eux !). Puis, il reprend : « N’ayez pas peur de finir seule, ça n’arrivera pas, vous aurez des enfants…Trois ! »

 

Trois enfants ! Bon, je vais m’acheter un dictionnaire des prénoms, en prévision… Y a quelques prénoms qui me plaisent déjà mais en général, ils ne plaisent pas à mes compagnons…C’est marrant, ado, j’étais persuadée que j’aurais trois enfants, c’était un espèce d’idéal : 2 garçons et une fille. Mais trois, c’est chiant : tout est fait pour 4 ou pour 6, pas pour 5 ! Enfin bref.

 

On passe sur le professionnel : « vous allez avoir une proposition d’emploi très vite, en février, c’est réglé. Il y a quelqu’un avec un double prénom, c’est avec lui que vous allez travailler. » Je lui parle de mon entretien de lundi et il me décrit une des personnes que j’ai rencontrées de façon très convaincante, je suis bluffée. Donc, pour lui, j’ai le boulot. Youpi !

 

Ensuite, l’amour, houuuuu ! Bon, tout va évoluer durant les trois prochains mois, je vais être raide dingue d’un homme qui a une « faiblesse aux yeux »… Ce qui ne m’étonne pas, vu ma passion pour les binoclards. Oui un homme à lunettes, je trouve ça sexy ! Sauf s’il a des lunettes en plastique à la Annette dans Premiers Baisers parce qu’on n’a plus huit ans, quand même… Je lui demande si je le connais déjà et il me fait « j’espère pas parce que vos histoires sentimentales jusque là, c’est pas ça, sauf le garçon avec qui vous étiez en 2001 (Guillaume, donc). » Pif, paf, dans les dents ! Enfin, cerise sur le gâteau, cherry on the cake (oui, j’aime bien faire mon Nelson Monfort, des fois), il me sort spontanément : « vous allez publier un livre… un livre pour enfants. » Alors là, je suis aux anges ! Un livre ! Le rêve de ma vie.

 

Franchement, je suis bluffée. Je sais que certains voyants se basent sur la psychologie mais il y a des choses qu’on ne peut dire comme ça… Comment pouvait-il savoir que j’aimais écrire ? Que ma meilleure histoire d’amour était avec le garçon avec qui j’étais en 2001 ? Que je cherchais un métier dans la communication (oui, il me l’a dit) ? A quoi ressemblait l’une des personnes que j’ai rencontrées lundi ? Il y a des choses trop précises pour n’être que du flan…Enfin, on verra déjà en février où j’en suis niveau boulot !

Mister vingtenaire!

Bon, voilà, les résultats sont tombés, nous avons un gagnant. Comme je suis sympa, je mets même les six premiers !

 

Alors, tatatan, je vous la joue pas du 6e au 1er puisqu’il suffit de descendre l’ascenseur pour voir de suite le premier donc
aucun intérêt !

 

Alors, Mister vingtenaire 2006 est : le candidat 43 alias Sechev ! (il a aussi envoyé des photos de sa tête, hein !)


 

Le premier dauphin est le candidat 24, alias Corentin !

 

Le deuxième dauphin est le candidat 3 alias Niko.


 

Arrive ensuite (là, je mets plus les photos) : Stef, David et Lolo.

 

Meilleure photo : Corentin

 
Meilleur texte :
Stef.
 

Classement par « étoile »

(chaque jury devait donner son podium : une première place = 3 étoiles, deuxième place = 2 étoiles et troisième place = 1 étoile).

1er : Niko (14 étoiles)

2e : Sechev (13 étoiles)

3e : Bernardin (8 étoiles)