Avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’’est quoi ?

Par Summer

Je me rappelle d’une réflexion que m’a fait Nina un jour, la tranche d’ages 25-30 ça n’intéresse personne, les gens préfèrent parler de la vingtaine début de vingtaine et des années fac qui vont avec ou du passage à la trentaine, mais entre : rien, que dalle, nada !  

 

Mais alors oui, c’est vrai ça, mais pourquoi ? Abus de Bridget et Sex and the city pour les trentenaires ? Réminiscences de Beverly hills pour la jeune vingtaine ? (oui je sais j’ai des références qui tuent des fois)

 

Avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’est quoi ? En général, on vient de finir nos études et on cherche encore tout plein d’illusions le travail qui correspond un tant soit peu à ce qu’on s’est fait chier à étudier, on est donc Rmiste fauché au mieux Smicard, alors forcément ça intéresse pas des masses la société d’ultra consommateurs que nous sommes, parce que pas de blé, pas de consommation. Je parle bien sur des jeunes diplômés parce que ceux qui ont choisi des formations courtes en général ont vécu ça dans leur belle vingtaine, je n’en connais pas personnellement alors je ne peux qu’imaginer.

 

 Avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’est aussi compter à peu près tout le temps, alors oui je peux aller là ce soir mais demain désolé je pourrais pas je suis fauchée. Forcément on essaie d’entretenir le répertoire d’amis ce qui implique de sortir souvent sauf les fins de mois quand il n’y a vraiment plus rien dans le porte monnaie juste de quoi acheter des pâtes pour survivre d’ici des jours meilleurs. C’est aussi connaître des soirées autres que les soirées étudiantes et se rendre compte que l’open bar n’existe plus quand on nous demande 12€ pour un malheureux cocktail en général on en boit qu’un et on passe même pas au coca après.

 

Avoir 25 ans et plus, c’est payé plein pot les billets de train et les transports en commun. Et se rendre compte quand on passe un entretien que l’on vit à l’autre bout du monde.

 

Avoir plus de 25 ans, c’est souvent connaître le célibat. Dans le sens on envisage que la personne qui partage notre vie depuis 3 mois puisse être la bonne mais on en mettrait pas la main à couper non plus, tant qu’à cette main y’a pas de bague y’a rien de concret (je sens que je vais me faire conspuer là, tant pis j’assume) ou alors enchaîner les histoires sans lendemain. Bien sur là encore il y a les exceptions, y’a les couples de la fac qui décident de se marier ou d’emménager ensemble, mais y’a aussi tous ceux qui se séparent. C’est donc connaître une période plus ou moins longue de célibat et aussi connaître le problème « je remplis ma poubelle d’emballages » parce que, je sais pas si vous avez remarquer, mais qui dit achat pour une personne dis aussi trois tonnes d’emballages individuels, sympa pour l’environnement.

 

Mais avoir plus de 25 ans c’est aussi avoir plein de projets : trouver un boulot forcément épanouissant avec une équipe de travail forcément hilarante, trouver le bon numéro et le traîner devant les bijouteries puis au rayon layettes et petits pots du supermarché (oui je continue dans le cliché, j’aime !), avoir un PEL qu’on remplit comme on peut tous les mois dans l’espoir un jour pouvoir acheter la maison de nos rêves tout en zyeutant de temps à autre les annonces d’appart qui ne ressemble pas à un 12 m² avec WC sur le palier.

 

Et puis quelques fois être une femme de plus de 25 ans c’est acheter un test de grossesse, se rendre compte qu’il est positif alors qu’on n’est plus avec le père et partir s’exiler en Sicile parce qu’on a une super opportunité de job en se demandant si oui ou non on le garde et si oui ou non il faut le dire au mec en question. Cette fille là m’a choquée en m’expliquant son choix d’élever le gamin seule sans jamais le dire au père. Il y a des choix comme ça que je ne comprends pas, mais plus loin que ça je me suis dit que peut être avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’est commencer à faire des choix qui nous engageront pour le reste de notre vie ou du moins une sacrée bonne partie. Alors voilà avoir plus de 25 ans, ça n’intéresse personne parce que peut être le trajet de chacun ne peut être stéréotypé, on commence à entrer dans une catégorie prédéfinie à partir du moment où l’on fait nos choix. Peut être, allez savoir, ça fout les chocottes quand même !

Sex House, la téléréalité érotique mal simulée

En voilà un titre nébuleux. Un titre qui résume la mini série dont je veux vous parler, Sex House, dont on est méga fan avec Vicky, genre, on se regarde ça et on commente sur MSN. Alors comme c’est notre nouvelle passion (mais on a vu le dernier épisode, ça craint), il était normal d’en faire un article.


Sex House, c’est quoi ? C’est le principe d’une fausse télé réalité genre loft story : une maison avec plein de chambres, trois hommes et trois femmes very open, une piscine, un jacuzzi, un salon avec cheminée, une cuisine super moderne et tout, et tout. Evidemment, tout ça est filmé. Nos six « héros » sont donc dans la maison durant un été mais ils peuvent entrer et sortir comme ils veulent et ils reçoivent des gens (histoire que ça tourne pas autour que des 6 mêmes parce que les configurations vont vite toutes être explorées). Présentons un peu les personnages. Du côté mec, on a d’abord Luke, l’étudiant du Mild West un tout petit peu prude au départ mais qui l’est plus du tout après, Zack, agent artistique complètement crétin et égocentrique et Justin, le poète romantique qui dit à toutes les nanas après les avoir baisées « t’es bonne toi, hein ? ». Et parfois, il rajoute même : « t’aimes ça le sexe, hein ? ». Il a trop chanmé la classe, quoi ! Côté fille, on a de la pouffe et de la vulgaire. La plus jolie, Stacy, est une actrice blonde, j’ai pas beaucoup vu d’épisodes avec elle. Ensuite, Alexi, la blonde aussi avec les cheveux courts, je sais pas ce qu’elle fait dans la vie. Elle, au départ, elle veut pas que les gens baisent tout partout dans la maison mais finit par accepter. Enfin, McKenzie, écrivaine de son état mais surtout super vulgaire avec de vagues origines asiatiques qui lui donnent de beaux cheveux. Mais après, quand elle « baise » (enfin quand elle fait semblant), elle a un peu une tête de psychopathe.

Donc voilà, tout le monde vit dans la maison et tout le monde se mélange, sauf les mecs. En gros, le scénario est le même : deux ou trois personnages de la maison et une personne extérieure, parfois deux et ça baise. Bon, nos héros sont parfois rivaux, notamment les filles mais comme elles se lèchent, après, ça va mieux. Bon, j’ai pas vu tous les épisodes mais y a quand même des pépites. Genre l’épisode où la sœur de Luke, censée être vierge, débarque dans la maison. Luke demande à Zack et Justin de pas y toucher, Zack ké-un-gros-relou tente mais Luke intervient à temps. Mais sa sœur, en fait, elle est pas si vierge que ça, elle se masturbe sur le canapé puis par terre, se roulant sur la moquette devant la cheminé en poussant des miaulements super gonflants. Le lendemain, Luke reçoit sa « prof d’espagnol » et demande à Mackenzie, la super bisexuelle, de garder sa sœur parce qu’officiellement, Luke est puceau. Du coup, il va prendre la prof d’espagnol en levrette sur le palier de l’étage, l’autre elle beugle « fuck me fuck me » (oui, les doubleurs, ils se cassent pas, ils foutent la musique à fond pendant les scènes de baise, rajoutant un « ah oui, je viens, han, fais moi jouir » de temps en temps). Mais sa sœur, elle est trop occupée à lécher les godes de Mackenzie avec celle-ci… Qui finit par se la taper.

Ce qui est marrant avec Sex House, c’est que les scènes de cul sont mal faites. Genre le mec et la nana ne bougent pas du tout en rythme, la fille fait semblant de fellationner le nombril ou la chatte de leur partenaire où elles se soulèvent tellement du mec lorsqu’elles baisent que si le mec a pas un pénis de 1 mètre, c’est clair qu’il sort et attention à la descente ! Un écrasement de zizi, ça peut faire mal. Y a des acteurs qui n’y sont pas du tout d’ailleurs, notamment Zack : quand il baise, il se fait chier, ça se sent. Alors que Mackenzie, elle est tellement à fond les ballons qu’elle baise avec ses cheveux (très beaux, certes), et vas-y que je remue la tête, à droite, à gauche, que je te fellationne ou que je te lèche
en bougeant bien la tête… Et puis dans la Sex House, y a la piscine et le jacuzzi. Si on connaissait le nombre officiel de petits nageurs dans ces bassins, je pense que ça ferait peur. Mais c’est très marrant quand Justin levrette chai plus qui, ça fait splash splash avec une gerbe d’eau qui lui pète à la figure, le tout sous le regard de Zack qui est au balcon.

Ceci étant, si ça baise tout partout, des fois, y a de l’amour. Mackenzie tombe amoureuse d’Alexi mais comme elle se fait jeter, elle lui dit : « sale pétasse, t’es
qu’une salope, je te déteste ». Et Alexi, pour s’en débarrasser, lui fout une autre nana dans les pattes. Autre couple : deux extérieurs, Brent aka « le mauvais coup » et Angelica aka « je simule, aucun mec m’a fait jouir » se rencontrent dans la cuisine et partent ensemble, on a même droit à un « han, embrasse-moi » quand ils partent en voiture. Mais nos sex houser, ils finissent par tomber amoureux. En fait, vers la fin de la série, Justin et Alexi sont en couple puis pour la happy end, Stacy et Zack se foutent ensemble et Mack et Luke ensemble et là, apothéose, tout le monde baise autour de la piscine, Luke et Mackenzie se partageant la productrice qui est une pub ambulante contre l’épilation sauvage des sourcils.

Bref, Sex House, c’est super rigolo. Mal simulé, ridicule et prévisible mais quand la nana dit à Justin “et alors, tu as fait quoi? Tu as fait la fête, tu as bu ?
Han, c’est cool » et après avoir baisé on a droit à un :

« t’es bonne, toi, hein ?

– Oui mais c’est pas pour toi que je suis venue, c’est pour Mackenzie »

Nous, avec Vicky, on boit du petit lait… Sans mauvais jeu de mot !

La version audio de l’article :

Podcast d’avril!

Aujourd’hui, je teste le podcast audio, c’est la version audio de mon article de vendredi. Comme c’est un test, n’hésitez pas à me faire des remarques constructives. Constructives exclut le « t’as vraiment une voix trop pourrie » ou ce genre de gentillesses, évidemment. Bon, ma voix manque un peu de spontanéité mais si vous aviez entendu les premières versions…

Bon, maintenant, je vais essayer de trouver un moyen pour que vous puissiez mettre ça sur votre petit ipod ou assimilé grâce au système podcast. Si quelqu’un sait…

Bonne écoute!

Liste de pensées hebdomadaire

Moi, j’ai une vie méga trépidante, la preuve en liste.

– les crêpes de mon papa sont les meilleures du monde, elles sont si fines qu’elles fondent dans la bouche. Le top ultime : étaler du fruit de la passion dessus. Aussi bon qu’un orgasme.

– je sens que je vais militer activement pour la privatisation de TOUS les services publics. Marre que mon facteur ne me livre JAMAIS les colis et que je sois obligée de me taper une demi-heure de queue dans ma poste moche avec des employés neurasthéniques. Marre que la SNCF soit infoutue de respecter ses horaires. Un train qui a 1h de retard dès le départ (exemple : lundi), ça me fait profondément chier, surtout qu’on arrive à prendre encore une demi-heure de retard supplémentaire pendant le trajet, des fois qu’on n’aurait que ça à faire de la journée. Et le pire, c’est qu’on ne sait même pas pourquoi. Le service public : notre engagement ? Mépriser notre clientèle. De toute façon, on n’a pas de concurrence ou alors hors de prix alors faites pas chier.

– Mardi, endormie vers 5h, levée 8h30. Un café à 9h30, un café à 10h dans une grande tasse (mais lyophilisé, c’est pas bon. George chéri, tu as encore beaucoup à faire avant que le monde entier ne boive tes espressos). 14h, après un repas qui déchire avec la vilaine Summer qui a dit, je cite : « tu prends pas un dessert, t’es sûre ? Parce que j’en prends un, moi. Oh, regarde, y a de la panacotta ! ». Ah, la diablesse, j’ai dû en manger du coup. 15h30, un thé frappé à la framboise chez Starbucks. Mercredi soir, 3h10, j’ai toujours pas sommeil… Alors que j’ai dormi 3h et qu’en plus, ce soir-là, suis allée au resto avec mon pôpa et ma sœur et que j’ai bu du vin !

– L’avantage quand le train a très beaucoup de retard, c’est qu’on a le temps de lire et même de travailler.

– L’avantage quand on a une grosse bonne demi-heure d’avance à un entretien, c’est qu’on a le temps de lire et même de travailler (et de boire un café).

– Ca y est, me suis lancée sur second life. Me suis créée une bonhommette, NinaBella Allen. Parce que figurez-vous que sur Second Life, on vous impose une liste de nom de famille et tous les Nina étaient pris. J’ai choisi un avatar qui me ressemble et je suis une girl next door. Mais au bout de 10 mn, ça m’a saoulée, ça ramait (qui a dit que c’était pas conseillé d’avoir i-tunes, 2 word, 3 firefox et second life ouverts en même temps ??). Alors je sais pas trop si NinaBella aura une « second life » (ooooooooooh). Surtout que du coup, me suis excitée sur le paddle et NinaBella s’est mise à voler, j’avais peur de pas la faire atterrir.

– En ce moment, je vis ma vie amoureuse par procuration et c’est vachement mieux, moins risqué pour mon cœur et ça prend moins de temps.

– C’est fou comme je peux être productive quand je m’y mets.

– Penser à étriper ma cousine qui m’a dit au téléphone vendredi dernier : « oh, c’est rigolo, t’as pris l’accent parisien ». Dans tes rêves, je suis toulousaine, moi, vrai de vrai. Nan mais oh ! Ceci étant, j’ai dû réécouter une vieille émission radio que j’avais faite à Toulouse et heu… J’ai quand même plus le même accent, fuck, fuck et re-fuck ! (comme je suis trop une rebelle)

– C’est curieux, dès que je coupe le chauffage, il refait froid. Je vais pas oser le couper une troisième fois.

– Au fait, c’est pas le printemps ?

– Vendredi, réunion pour un webzine, une nouvelle recrue finlandaise, je kiffe son accent, je veux le même-euh ! A un moment, elle nous explique qu’elle habite à Plume-Sur-Berges, MA ville. Donc moi « aaaaaaah, comme moi ! ». « Ah ben, je savais bien que je t’avais déjà vue quelque part ! ». C’est ça, être star, les gens me voient dans la rue et la réciproque n’est jamais vraie. Faut dire, moi, dans la rue, les seules personnes que je percute, ce sont les beaux gosses. Et encore, quand je suis connectée au monde qui m’entoure.

Une semaine qu’est passée méga vite !

Horoscope mois de mars

Nouvelle rubrique, aujourd’hui, je m’amuse à relire mon horoscope du mois de mars et je compare avec ma vie. C’est rigolo.

Biba
 

Bélier : Nées en mars, vous êtes en plein doute existentiel : projets, direction à prendre, tout flotte. Comptez sur vos amis

Rien à foutre, je suis née en avril

Que les autres chaussent leurs bottes de sept lieues

Bon, ben, moi, manifestement, j’ai raté le coche parce que j’ai pas bougé d’un pouce.

Amour : Alors que les natives de mars là aussi s’interrogent, les autres vivent des moments de grâce. Passion, rencontre, chabadabada et happy end

Cher ex petit ami disparu depuis trois semaines, radine tes fesses aujourd’hui pour le happy end, s’il te plaît. Sinon, si on considère le fait qu’aucun mec ne m’a touchée depuis le 02 mars, je suis très loin de la passion. Et la rencontre, ben, j’ai beau cherché, je vois pas.

Cosmopolitan
 

Bélier : Un mois de complicité merveilleuse, avec Jupiter pour muscler les rapports. Avec votre chéri, comme avec vos partenaires de boulot, une pointe de rivalité témoignera de votre vivacité.

Je suis célibataire et au chômage

Pas de panique, c’est sain, à condition de ne pas se laisser déborder

Ben n’ayant ni mecs ni collègues, j’avoue que j’ai pas super paniqué, là

Au moment de la pleine lune éclipsée (le 3), retenez vous de prononcer des paroles définitives

C’est quoi la pleine lune éclipsée ? Sinon, me souviens pas de ce que j’ai fait le 3. Ah si, j’ai dit (après fouille de mes archives perso) que j’allais faire confiance à mon nouveau mec. Celui que j’ai plus jamais revu. Ouais, en effet, j’aurais mieux fait de la fermer.

Dégustez plutôt les fruits délicieux que vous vaudront l’amitié de Vénus et votre propre charme (le 17)

Le 17, je suis allée au musée avec Tatiana et au ciné avec ma sœur. C’est vrai que j’ai maté un super beau brun comme une folle mais de là à parler de fruits délicieux, hein…

Votre bonne étoile : Régulus

Je tiens à dire à ma bonne étoile du mois de mars que c’est une connasse incompétente

La petite étoile Régulus attirera sur vous les compliments, les hommages, les honneurs.

Oui, c’est vrai, j’ai eu des compliments. Après, les hommages, je suis pas encore morte et les honneurs, j’ai pas été faite chevalières des Arts et des Lettres.

Après les moments de lutte viendra le temps où on vous déroulera le tapis rouge (le 15 !)

Qu’est-ce qu’il s’est passé le 15 ? Ah, oui, rien. Le tapis rouge a dû être déroulé le matin, j’étais encore au lit.

 

Ouais, ben, apparemment, le mois de mars était top pour tous les béliers… Je dois être l’exception qui confirme la règle.

 

Si vous lisez des mensuels, n’hésitez pas à m’envoyer la partie bélier, histoire que je complète un peu ! En avril, les prédictions seront-elles plus juste ? A suivre le mois prochain.

Ma petite entreprise, connaît pas la crise

Dans ma vie, y a plein de choses que j’aime faire genre dormir, rêver/rêvasser au beau brun, là, écrire, écrire, écrire, chanter très fort genre je me fais la Nouvelle Star toute seule mais surtout, ce que j’aime bien, c’est mener. Comme ils disent dans mon horoscope, je suis une leadeuse née. Je leade tout le monde : quand je me mets à organiser une soirée, ça rigole plus (d’ailleurs, les girls, c’est mon annif bientôt, champagne ! Lil, faudra juste que tu me donnes tes dates). Et j’applique ça au blog.

Mes amis. Y a de tout, des gens organisés, rigoureux et des plus bohèmes, genre vous leur donnez rendez-vous à 19h et si vous arrivez à 19h30, vous les devancez. Y a les « ouais, ce serait cool de faire une soirée » et qui ne font rien pour. Je n’organise pas toujours tout parce que des fois, j’ai la flemme mais quand je m’y mets, c’est clair, net et précis : liste des invités, qui vient ou pas, qui amène quoi, qui vient en voiture, qui reste dormir (enfin, ça, c’est quand je vivais chez mes parents), qui arrivera plus tard… Bref, j’organisais ça aux petits oignons. Une fois, on a fait une soirée non organisée par moi au lycée et Charles, le copain de Cécile, exaspéré devant le bordel que c’est lance un « ça se voit que c’est pas toi qui l’a organisé », rooooooooh ! Mais le plus fort c’est que souvent, je suis la meneuse discrète, genre j’écoute et quand j’en ai marre que ça avance pas, je prends les choses en main et basta. Non mais c’est vrai, on va pas perdre trois heures à palabrer pour savoir si on va voir un film ou boire un verre.

Aujourd’hui, n’ayant plus de soirées à organiser longtemps à l’avance (oui, en général, on se fait ça à l’arrache), je reporte mon despotisme naturel sur mon blog. Ici, nous sommes donc 9 rédacteurs et je dois gérer tout ça. Bon, alors, je précise que j’interviens peu ou pas sur les articles de mes chers coblogueurs, je corrige les fautes si j’en vois mais c’est tout. Je mets tout ça en ligne (bon, je leur colle pas d’illu, sauf s’ils m’en donnent une), je gère la newsletter (pas toujours) et je les laisse gérer les comms. Par contre, je gère le calendrier. Il faut savoir que mes vingtenaires adorés ont l’étrange manie de tous me rendre un texte en même temps. Bon, ok, en général, c’est suite à un « arghhhhhhhh, putain, j’ai pas le temps d’écrire un article par jour en ce moment ! » de ma part mais quand même. Et là, faut gérer. Première règle : un article from me un jour sur deux. Il faut pas oublier que je suis la star du blog, quand même, en plus d’être la cheftaine. Donc prenons un exemple au hasard : cette semaine. Fin de semaine dernière, suis au fond du trou à pleurer et à maudire la terre entière donc mes amies, sentant que je pète pas le feu et que je vais encore écrire que des articles déprimants, se sont mobilisées. Du coup, je reçois trois articles : Jane puis Marine et Summer.

Appliquant ma politique d’un jour sur deux, je diffuse Jane puisqu’au départ, je n’avais que son article. Ensuite, les deux demoiselles m’envoient un texte, laquelle passera en priorité ? Pas compliqué : celle qui a posté le moins récemment, donc Marine. Summer passe donc lundi. A une époque, c’était assez hard à gérer avec les « tu publies quand que je le mette sur mon blog ? » mais là, ça va beaucoup mieux.

En fait, je suis méga psychorigide avec mon blog, il y a des règles. J’ai crée des habitudes de consommation chez vous, il faut les respecter. Outre le fait que je suis la principale rédactrice, donc, j’ai crée des rendez-vous. Le samedi, maintenant, c’est liste. Le dimanche, c’est léger… Ou pas, des fois, je me prends bien la tête. Mais c’est jamais un article sur moi ni un article de mes co-vingtenaires. De la même façon, certains articles légers ne seront diffusés que le week-end. Par exemple, hier soir, je discutais avec Marine qui était un peu dégoûtée de pas avoir eu plus de comms sur son article rigolo. Elle me propose de mettre cette conversation Internet en article du jour car je savais pas trop quoi écrire mais je m’exclame : « ah non, les conversations MSN, si j’en diffuse, c’est que le week-end ou les jours fériés ! ». Elle me suggère donc de faire un article sur le sujet et voilà.

Faut dire ce qui est, j’adore gérer. Outre ce blog multi auteur, j’ai aussi le forum mais bon, la gestion est soft, je n’ai quasi aucune modération à faire à part un sujet à déplacer parfois, valider une inscription en cas de bug. Là, j’ai un gros projet de blog, pas mon truc girlie funny mais autre chose, Vicky et moi commençons à bosser sur le sujet mais j’en dis pas plus pour le moment, vu que je sais pas du tout ce que ça va donner. Là, y aura un gros boulot de gestion mais pas de soucis, ça me plaît d’autant plus.

Evidemment, quand j’aurai un vrai boulot, je lâcherai sans doute pas mal de lest sur tout ça. Mais en attendant, je me sens un peu la rédac chef de mon blog, même si je réclame jamais d’articles à mes co-blogueurs, certains n’ayant pas le temps/rien à dire/pas envie d’écrire. Ce blog, c’est moi qui l’ai créé, quand même, normal que je le chouchoute. Et n’empêche qu’avec plus 40 000 lecteurs uniques par mois, je pense que pas mal de journaux seraient contents d’en faire autant…

La plus belle du quartier

Par Marine

En ce moment, nous autres vingtenaires, nous sommes pas mal confrontés à l’adversité. Ruptures sanglantes (ou pas), recherche anxiogène de boulot, ennuis de santé en tous genre, directeur dramatiquement silencieux… Pas marrant, quoi. Et comme si ça n’allait pas déjà assez mal, faut-il encore se faire beau/belle pour les beaux jours? La vie est mal foutue.

Heureusement que je suis là, telle l’hirondelle qui accompagne le printemps (et mon ego se porte bien, merci pour lui). Car oui, le printemps est souvent montré comme un renouveau, le retour de la joie de vivre dans les chaumières, apportant enfants rieurs, hommes hableurs, joueurs et dragueurs, et femmes toujours pas à l’heure. Et certes, le retour des beaux jours implique des atours plus légers, qui mettent en valeur les formes onctueuses de la personne, son sourire jovial et sa bonne mine naturelle.
Mais a-t-on signalé sur ce blog qu’au sortir de l’hiver, il y a un sacré boulot à abattre? Teint blafard, musculature approximative, mollesse généralisée de la physionomie. Alors on nous assomme à coups de régime dans toute la presse féminine. Seulement voilà : c’est nul, un régime. Je ne suis pas d’accord. Mieux vaut continuer à manger de bonnes choses, ne pas se priver sans faire d’excès, tout en retrouvant une tonicité incroyable.

La tonicité, justement.
Premier élément : se faire un fessier d’exception pour l’été.
Il faut que je vous parle de Juliette. Juliette, j’étais étudiante avec elle. Bretonne d’origine, bonne vivante, hyperactive. Le genre de personne à aller de République à la place de l’Etoile en roller parce que le métro va pas assez vite (en roller, elle boucle ça en 20 minutes, forcément sans les correspondances, elle triche). Le genre à vous faire un tour de rein en voulant danser avec vous en soirée. Le genre à démonter un punching-ball en voulant se défouler après une journée de cours stressante. Juliette, c’est quelqu’un qui venait mettre des morceaux de la tarte aux fraises/ brioche à la praline dans mon frigo quand j’étais pas là (elle rentrait par effraction, oui oui, elle mettait sa part de gâteau dans le frigo, et elle repartait aussitôt). Surtout, surtout, Juliette est une des personnes au plus beau cul que j’ai jamais vu. Car Jane faisait remarquer à juste titre qu’on mate les garçons nous aussi (sans tomber dans le cliché meeticien), il faut également rappeler que personne ne mate plus une fille qu’une autre fille (même, surtout hétéro). Juliette, elle avait un cul, je me serais damnée pour avoir le même. Un truc d’une fermeté, j’ai jamais vu ça chez une fille (mmmmm non parce que sinon, Tristan c’était…. mmmmm…. je m’égare).
Un jour, Juliette m’a expliqué son secret. Comme ça n’a pas de prix, c’est un peu comme la recette originale de Coca Cola, je vais pas tout vous dire dans le détail. Mais pourtant c’est assez désarmant de simplicité, puisqu’il faut… marcher avec vigueur. A chaque mouvement de jambe, en profiter pour contracter la fesse adéquate. Inconvénient : ça fait énormément rouler du cul. A ne pratiquer que si on sort avec son trench favori. Et contre toute attente, on n’a pas l’air coincé. Au contraire, ça donne fière allure (ceci dit, c’est assez crevant, on le fait rarement plus de 20 minutes par jour… et encore, 20 minutes, c’est pour celles qui en veulent vraiment).
Ca aura en plus le bonheur de muscler les cuisses par la même occasion.

Deuxième élément: le mollet. C’est ingrat un mollet, il n’y a presque aucun moyen de le muscler (sans faire de sport j’entends). Et pourtant, si. Vous travaillez au 5e étage d’une boîte de comm’? Vous suivez vos cours au 4e étage? Vous habitez Montmartre/Belleville? Cessez de prendre ascenseurs et autres escalators (si en plus vous habitez au 6e sans ascenseur, considérez pour une fois que c’est une véritable chance). Munissez-vous de vos jolis talons, bottes ou, c’est le printemps après tout, stilettos pimpantes. Montez les escaliers, et là, je vous garantis qu’en 2-3 semaines de montée d’escaliers avec talons tous les jours, vos mollets se gorgeront de bonheur (sans pour autant devenir amélimauresmesques). Et ça c’est bien. J’y tenais, on parle beaucoup trop peu de l’effet des talons sur escaliers dans l’harmonisation d’une silhouette en ce bas-monde et c’est bien dommage.
Voilà. La prochaine fois, je vous expliquerai comment sortir pas maquillée pas coiffée et avoir l’air sexy quand-même.

N.B. : Le summum du summum, c’est de faire jouer la contracture des fesses en montant lesdits escaliers. Bien entendu, vous aurez compris que l’efficacité de la méthode reste modeste (mais non négligeable) et que ça joue surtout sur le psychologique. Ce genre de tonicité, ça donne envie d’attaquer la journée en conquérant. Et rien ne donne plus l’allure altière et plus onctueuse que la confiance, c’est bien connu.

Je sais de quoi je parle. Hier, aux Galeries, un vigile m’a interpellée quand je sortais pour savoir quel sport je faisais. Etonné devant la réponse que je lui ai faite (« Ah? Euh… benn…. aucun, en fait… j’ai honte, hein…. vachement, même… »), il m’a dit qu’il pensait que j’étais une danseuse ou une nageuse. Outre que le fait que j’en ris encore, hier, Boulevard Haussmann, j’étais la plus belle du quartier.

Et si je devenais la star de ma vie ?

En ce moment, vous aurez noté que je suis pas super fun. Certains me reprocheront peut-être de trop râler mais je les invite à vivre ma vie quelques temps, histoire de voir que c’est vraiment chiant, parfois. Bien sûr, y a pire, gna gna gna mais moi, ce que je vis, ça me mine et je m’en fous de savoir que votre voisine du 3e, elle, c’est pire parce que son mec vient de la plaquer, qu’elle a pas de boulot et qu’en plus son chat est mort. J’ai pas le temps de m’apitoyer sur des gens que je connais pas.

Déjà, je vais arrêter de m’apitoyer sur moi. Oui, en ce moment, c’est pas la joie mais bon, puisque ma mauvaise période a décidé de jouer les prolongations (alors que je croyais qu’elle était partie c’te connasse), je vais l’ignorer, na. Comment ? En mettant un peu de fantaisie dans ma vie. Si j’y arrive.

En ce moment, j’ai envie de me la jouer star. Sans doute motivée par toutes ces filles actrices que j’ai côtoyées grâce à Modo (au moins par téléphone), que ce soit Aurèle, Géraldine (aka Amanda Fromici) ou Zazon (son interview, son blog), j’ai envie de me créer un personnage à moi. Une espèce de Nina super girlie, très princesse et naïve. Mais pas conne, attention. Une Nina qui observe ses congénères, surtout féminines, qui dissèque et qui s’amuse. J’ai déjà pas mal d’idées de sketches pour mon one woman show fantasmagorique (puisque je pense pas être capable un jour de jouer sur scène parce que je suis pas actrice quand même, c’est un vrai métier) et j’ai envie d’étendre le concept. D’abord un blog (oui, je suis totally blog addict et alors ?). Un blog rose méchamment fi-fille avec des sketches et des photos de mon personnage (enfin, pas ma tête, toujours pareil, anonymat, j’ai suffisamment de psychopathes au cul pour pas les encourager en montrant ma trombine), peut-être des slogans car en ce moment, c’est mon grand jeu, les slogans. For exempeul : « Poil sous les aisselles, pas de vie sexuelle » ou « be strong, be couillue ». Ouais, c’est notre grand jeu avec Vicky, je pourrais même en faire des T-shirt, tiens. Bon, bref, un blog délirant avec un pseudo que je pense avoir déjà choisi mais pas sûr. Just for fun. Avec les sketches en podcast audio, peut-être, mais ça, c’est pas sûr, sûr, suis pas sûre d’être capable de les jouer correctement. Bordel, avec mes idées farfelues, va falloir que je prenne des cours de théâtre !

Et puis, mon personnage, faut qu’il sorte dans la rue de temps en temps. Moi, en ce moment, j’ai envie de grosses lunettes rondes fumées, de grands chapeaux genre capelines, de robes à jupons super rétro, de gants en dentelles et d’écharpes toutes froufrouteuses comme celle que j’ai déjà. Je sens que je vais aller à Exopotamie m’acheter celle rose fuschia. Comme ça, dans la rue, quand je marcherai, on me regardera… ou pas, d’ailleurs. Faudra que je mette des jolis souliers à talon et un petit sac à main… Bref, je m’éclaterai. J’irai dans les fripes trouver des vieilles robes qui reviendront vite à la mode, si ce n’est déjà fait et peut-être que je m’offrirai la sublime robe rouge froufrouteuse que j’ai vu l’autre jour dans la boutique « Les filles à la vanille ». Attention, faut pas que j’oublie que pour l’heure, je suis une star au chômage donc pas trop de sous pour m’acheter plein de jolies robes (fuck !)

La question reste : aurai-je assez d’audace ? Venant de la province, j’ai du mal à intégrer le fait qu’à Paris, je pourrais m’immoler sur le quai du métro aux heures de pointes que je passerais à peu près inaperçue. Donc, c’est pas un grand chapeau et des froufrous qui va faire tilter les gens. La preuve : pour mes Catherinettes, j’avais un chapeau clignotant et des playmobils en train de s’enculer sur ma tête, personne ne m’a regardée en dehors du Marais. Bref, il faut que je cultive mon english spirit, si cher à miss Vicky et moi (elle en parle ). En gros, en Angleterre, tu peux peser 90 kg ET mettre un mini-short, tout le monde s’en foutra, c’est normal. En France, j’ose à peine mettre une jupe au dessus du genoux alors que je fais pas du tout 90 kg (et que je vais activer la cellule « c’est l’été, cellulite gommée ») parce que j’ai peur du regard (impitoyable) des autres et surtout des femmes, dans la mesure où j’ai pas la silhouette de Kate Moss. J’ai pas envie/pas le courage de sentir peser sur moi les regards moqueurs qui scrutent ma cellulite et ma graisse. Bon, peut-être que si je le faisais, personne ne me regarderait parce que tout le monde s’en foutrait mais voilà. Du coup, aurai-je l’audace de jouer ma star un poil excentrique, très Audrey Hepburnesque dans Paris ? A suivre. En plus, je me pose la question de ma coiffure : avec ce genre de tenue, je m’imagine bien crinière au vent (note pour moi-même si je retiens cette option : acheter un fer à friser). Mais moi, j’aime quand même bien la coupe de Victoria, sans le blond parce que je suis pas sûre que le blond m’irait. Mais je sais pas si les cheveux courts-courts avec mèche dans la gueule, ça me rendrait plus jolie… Pi c’est pit-être pas pratique pour travailler.

Seigneur, que c’est dur d’être une star !

PS : Ouais, le montage photo, c moi qui l’ai faiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit!

Les règles du jeu ont changé

Par Jane

Non, je ne vais pas vous faire l’apologie de Meetic et de sa nouvelle campagne de pub que je trouve assez affligeante. Oui, je regarde parfois un postérieur masculin dans la rue, mais jamais en meute organisée. Non, je ne me suis jamais plantée de nom au moment de dire au revoir à un partenaire de jambes en l’air (en cas de doute, mieux vaut se taire !) Non, je ne demande pas des capotes à mes collègues de boulot, ma vie sexuelle ne les regarde absolument pas, tout comme je ne veux rien savoir de la leur. Ce qui me fait rire, c’est que cette pub reprend tous les clichés machistes de base et est très fière de nous prouver que nous les femmes, nous pouvons nous conduire comme des hommes. En fait, notre lutte pour l’égalité des sexes, vous ne le saviez peut-être pas, mais ce n’était pas pour avoir des chances ou un salaire égal, non non, c’était juste pour pouvoir nous comporter comme… des connards. En jupe et avec des talons. Remarquez, le côté cyber-marché de la baise est enfin assumé!

 Par contre, le slogan, je l’aime bien.

Depuis toujours, on nous place dans le rôle des petites choses fragiles auxquelles on fait la cour. Enfin ça, c’est pour la bourgeoisie. Dans les campagnes, la cour se faisait jusqu’à la meule de foin la plus proche (et le mariage aux premiers signes visibles du rapprochement champêtre) Nous, petits êtres patients, attendions donc que l’élu de notre cœur nous remarque, tombe sous notre charme, nous tourne autour durant un temps défini par le protocole (et notre degré de sadisme) fasse sa demande en bonne et due forme, et nous rende heureuse pour le reste de nos jours (dans ce scénario, avoir un compte d’épargne bien rempli peut largement aider) Sauf que bon, certaines – genre moi –  avec la chance qu’elles traînent, le méga canon qu’elles reluquent, il ne va jamais tourner ne serait-ce qu’un cil vers elles. Sommes-nous alors condamnées à attendre
1/ Qu’il nous remarque
2/ Qu’il soit intéressé
3/ Qu’il se dise qu’il y a possibilité
4/ Qu’il passe à l’offensive
5/ Qu’il ne se lasse pas trop vite parce qu’on ne s’est pas assez fait désirer
Tout ça pour respecter le protocole? Les règles du jeu sont-elles immuables?

Prenons un cas concret. Blondinet. Blondinet est canon. Blondinet est charmant. Blondinet est… Oui, bon, vous avez compris, j’aime bien Blondinet. Sauf que malgré le moment très agréable passé en sa compagnie, je ne sais pas ce qu’il cherche, ni ce qu’il pense de moi. J’ai donc deux solutions:
Attendre de voir si éventuellement ya possibilité de… En gros, ne rien faire et attendre qu’il vienne en rampant à mes pieds. Bizarrement, je ne fais pas partie de ces filles qui ont une foule de prétendants qui se languissent en espérant secrètement mériter ne serait-ce qu’un regard. Je suis plutôt classée dans la catégorie « filles insignifiantes » dont le seul espoir de se faire remarquer réside dans un humour alternatif.
Changer les règles du jeu, et tenter de prendre un peu les devants. Oui mais non, et si je ne lui plaisais pas? Non mais parce qu’après des millénaires à faire baver le mâle afin de lui faire mériter sa descendance, il y a un certain conditionnement. Et surtout un certain confort. Les mâles courent, les femelles sélectionnent. Nous n’avons donc pas le blindage nécessaire aux râteaux en série. Nous sommes donc subtiles quand il s’agit de tenter une approche. Mais la subtilité, des fois, c’est un peu trop… subtil pour qu’un homme comprenne!

Concrètement, c’est donc le point mort. Il est trop occupé pour donner des nouvelles dignes de ce nom. Ou alors en plus d’être occupé, il ne veut plus me donner de nouvelles (mode paranoïaque dépressive, mais bon, il y a bien un moment où il a du temps libre, par exemple au boulot!) Je ne veux pas passer pour la harceleuse de service, donc j’espace les mails et je ne vais pas lui parler quand je le vois en ligne (vive la messagerie magique qui indique le statut des gens à qui on a envoyé un mail! Ca torture encore plus) Bon, ok, de temps en temps, je craque (avec la bonne excuse du « tiens, ça fait comme un vide quand je ne reçois pas ma tartine de 2 pages de la journée! ») mais rien d’indécent, ni de particulièrement explicite (sauf quand on me connaît et qu’on sait que ma paresse naturelle est rarement troublée par un représentant du sexe masculin à conquérir, je suis plutôt résignée à les laisser passer, et tant pis s’ils ne me remarquent pas)

Et puis pour me torturer un peu plus, je tente de pénétrer son esprit. Parce qu’on ne s’est pas rencontré virtuellement via Meetic (logique vu mon point de vue sur la chose) donc que ce n’était pas forcément un rapport de séduction dès le début. Voire même pas du tout. Donc quelles sont les chances qu’il voit en moi la future femme de sa vie qui ne lui donnera pas les enfants qu’il n’est pas sûr de vouloir? (Oui, là je me projette un peu beaucoup, mais bon, il faut voir grand!) Et quels sont les risques que je sois juste… euh… une connaissance?

Les règles du jeu ont changé, mais ça serait vraiment sympathique de nous les expliquer! (j’accepte tous les conseils et je vouerais un culte éternel à toute personne qui contribuera à un rapprochement moi-même/Blondinet)

Le jour où je suis tombée

(mais j’ai fini par me relever)

Jeudi 22 mars. Une de ces journées tellement pourries qu’on aimerait pouvoir rembobiner le film pour pouvoir la revivre et changer le truc qui fait qu’on est tombée et qu’on s’est fait très mal. Tellement tombé qu’on n’a plus envie de se relever.

(c) Saro23

Mais que s’est-il passé ? La veille, j’ai eu un entretien d’embauche de type idyllique : très bonne entente avec le recruteur, on dépasse le simple cadre de l’entretien pour parler rugby et état de la France, le mec me fait passer en étape 2 m’expliquant que j’étais bien partie. Oh yeah. Le lendemain, étape 2, donc, je le sens mal : le poste est trop beau pour que je le décroche, un 4/5e payé 2000 euros brut. Je me prépare néanmoins, habillée, maquillée, parfumée, bijoutée, j’avale un petit café et hop, on s’en va. J’avais prévu 15 mn de battement. Déjà, le train a 10 mn de retard, je bous ! D’autant que ce train n’a JAMAIS de retard ou presque. Bon, le week-end, il arrive qu’il y en ait de supprimé mais jamais la semaine ! Bon, arrivée au RER, mon pied droit décide de tailler sa route tout seul, je le récupère au prix d’une torsion douloureuse de la cheville. Je me rends compte pour l’occasion que mon talon est cassé, c’est comme si j’avais collé une savonnette sous le pied, top. Clopin clopant, je monte dans le RER qui met bien sa plombe à arriver. Là, j’ai le choix : où je descends à une station, je prends le métro et je finis à pied mais 10 à 15 mn à pied avec ma cheville douloureuse, non. Donc je vais prendre le RER et ensuite, le bus. Sauf que sortie du RER, je pars pas dans le bon sens et quand je retrouve le bus, je dois encore l’attendre 10 bonnes mn. Oui parce que normalement, y en a toutes les 10 minutes mais en fait, c’est pas vrai… Bon, ben voilà, j’arrive à mon entretien avec 20 minutes de retard et une bonne grosse envie de pleurer. Je sauve les meubles en faisant un bon entretien mais 20 minutes de retard, c’est mort. On n’était plus que trois en finale et j’ai lamentablement ruiné mes chances. Même si c’est pas ma faute si les transports en commun ne respectent pas les horaires, je devrais savoir qu’il n’y a rien de moins fiable que la RATP. Enfin, même si nous n’étions que trois, ils n’ont même pas pris la peine de me rappeler, ça me rend dingue, ça ! Je les rappellerai aujourd’hui par acquis de conscience, j’ai pas eu le temps vendredi entre le train et la clinique mais vraiment, ils sont d’une incorrection ! (le job commence aujourd’hui ou demain donc bon…).

Bref, je rentre enfin chez moi (après un nouveau problème de train) et je pleure toutes les larmes de mon corps. Je suis désespérée, je n’y crois plus. On n’était plus que 3 ! Déjà que c’est pas facile de trouver du boulot, si en plus, la malchance s’y met, je m’en sortirai jamais. Je pleure, je pleure, ma sœur essaie de me remonter le moral mais j’ai qu’une envie : tout plaquer et rentrer dans mon pays. Celui où quand on part avec 15 mn d’avance, on arrive avec 15 mn d’avance. Non mais c’est vrai, c’est impossible d’être ponctuel dans cette fuckin’ capitale et j’ai pas non plus le temps de prendre une heure d’avance à chaque fois. Si on prend l’entretien bidon que j’ai eu y a 15 jours ou trois semaines, heureusement que je suis pas partie une heure plus tôt, j’aurais vraiment pété les plombs. Mais je m’en veux terriblement. Si seulement j’avais pas pris ce chemin là… Si j’avais pas perdu 5 minutes de plus à me perdre dans ses rues qui se ressemblent toutes. Je me déteste, mais à un point…

Jeudi, je suis tombée. Le nez dans la poussière, la déprime me plaquant les épaules au sol, j’ai plus envie de me relever. J’en ai marre de me battre, marre de nourrir d’illusions à longueur de temps. Car ma vie, c’est même pas qu’il ne se passe rien : toutes les semaines ou presque, j’ai des espoirs, des entretiens, des pistes à explorer, j’arrive loin dans la sélection mais à chaque fois, alors que je finis par croire, encore un nouvel échec. Moi, je suis pas en acier trempé, je peux plus supporter tout ça, j’en ai marre. Jeudi, j’avais envie de prendre mes verres et de les fracasser contre un mur, de les voir tomber en petits morceaux, juste pour me défouler. Mais y a que dans les films qu’ils tombent en poussière, en vrai, ça fait de gros morceaux. Tout le monde me dit que je suis douée, brillante, talentueuse. Mais franchement, qu’est-ce que j’en ai foutre ? Je veux un boulot, moi, juste ça, c’est quand même pas demander grand-chose. Quand je passe des entretiens, les recruteurs reconnaissent toujours mon talent et mes compétences mais c’est jamais moi qui suis prise à l’arrivée.

Alors j’avais plus envie. Je me suis traînée vendredi jusque dans le train et je suis rentrée chez mes parents. Allons voir la grand-mère à la clinique, histoire de bien finir de m’achever. Ô surprise, elle est devenue charmante, j’ai presque plaisir à aller la voir (petit bémol car y a plus sympa que l’hôpital quand même pour voir quelqu’un). En rentrant le soir, ô surprise again, un bonhomme veut me voir en entretien. Donc retour précipité sur Paris lundi. Espérons que cette fois-ci sera la bonne car, sincèrement, je commence à croire que je devrais choisir une autre voie. Mais vraiment.