Le jour où je suis tombée

(mais j’ai fini par me relever)

Jeudi 22 mars. Une de ces journées tellement pourries qu’on aimerait pouvoir rembobiner le film pour pouvoir la revivre et changer le truc qui fait qu’on est tombée et qu’on s’est fait très mal. Tellement tombé qu’on n’a plus envie de se relever.

(c) Saro23

Mais que s’est-il passé ? La veille, j’ai eu un entretien d’embauche de type idyllique : très bonne entente avec le recruteur, on dépasse le simple cadre de l’entretien pour parler rugby et état de la France, le mec me fait passer en étape 2 m’expliquant que j’étais bien partie. Oh yeah. Le lendemain, étape 2, donc, je le sens mal : le poste est trop beau pour que je le décroche, un 4/5e payé 2000 euros brut. Je me prépare néanmoins, habillée, maquillée, parfumée, bijoutée, j’avale un petit café et hop, on s’en va. J’avais prévu 15 mn de battement. Déjà, le train a 10 mn de retard, je bous ! D’autant que ce train n’a JAMAIS de retard ou presque. Bon, le week-end, il arrive qu’il y en ait de supprimé mais jamais la semaine ! Bon, arrivée au RER, mon pied droit décide de tailler sa route tout seul, je le récupère au prix d’une torsion douloureuse de la cheville. Je me rends compte pour l’occasion que mon talon est cassé, c’est comme si j’avais collé une savonnette sous le pied, top. Clopin clopant, je monte dans le RER qui met bien sa plombe à arriver. Là, j’ai le choix : où je descends à une station, je prends le métro et je finis à pied mais 10 à 15 mn à pied avec ma cheville douloureuse, non. Donc je vais prendre le RER et ensuite, le bus. Sauf que sortie du RER, je pars pas dans le bon sens et quand je retrouve le bus, je dois encore l’attendre 10 bonnes mn. Oui parce que normalement, y en a toutes les 10 minutes mais en fait, c’est pas vrai… Bon, ben voilà, j’arrive à mon entretien avec 20 minutes de retard et une bonne grosse envie de pleurer. Je sauve les meubles en faisant un bon entretien mais 20 minutes de retard, c’est mort. On n’était plus que trois en finale et j’ai lamentablement ruiné mes chances. Même si c’est pas ma faute si les transports en commun ne respectent pas les horaires, je devrais savoir qu’il n’y a rien de moins fiable que la RATP. Enfin, même si nous n’étions que trois, ils n’ont même pas pris la peine de me rappeler, ça me rend dingue, ça ! Je les rappellerai aujourd’hui par acquis de conscience, j’ai pas eu le temps vendredi entre le train et la clinique mais vraiment, ils sont d’une incorrection ! (le job commence aujourd’hui ou demain donc bon…).

Bref, je rentre enfin chez moi (après un nouveau problème de train) et je pleure toutes les larmes de mon corps. Je suis désespérée, je n’y crois plus. On n’était plus que 3 ! Déjà que c’est pas facile de trouver du boulot, si en plus, la malchance s’y met, je m’en sortirai jamais. Je pleure, je pleure, ma sœur essaie de me remonter le moral mais j’ai qu’une envie : tout plaquer et rentrer dans mon pays. Celui où quand on part avec 15 mn d’avance, on arrive avec 15 mn d’avance. Non mais c’est vrai, c’est impossible d’être ponctuel dans cette fuckin’ capitale et j’ai pas non plus le temps de prendre une heure d’avance à chaque fois. Si on prend l’entretien bidon que j’ai eu y a 15 jours ou trois semaines, heureusement que je suis pas partie une heure plus tôt, j’aurais vraiment pété les plombs. Mais je m’en veux terriblement. Si seulement j’avais pas pris ce chemin là… Si j’avais pas perdu 5 minutes de plus à me perdre dans ses rues qui se ressemblent toutes. Je me déteste, mais à un point…

Jeudi, je suis tombée. Le nez dans la poussière, la déprime me plaquant les épaules au sol, j’ai plus envie de me relever. J’en ai marre de me battre, marre de nourrir d’illusions à longueur de temps. Car ma vie, c’est même pas qu’il ne se passe rien : toutes les semaines ou presque, j’ai des espoirs, des entretiens, des pistes à explorer, j’arrive loin dans la sélection mais à chaque fois, alors que je finis par croire, encore un nouvel échec. Moi, je suis pas en acier trempé, je peux plus supporter tout ça, j’en ai marre. Jeudi, j’avais envie de prendre mes verres et de les fracasser contre un mur, de les voir tomber en petits morceaux, juste pour me défouler. Mais y a que dans les films qu’ils tombent en poussière, en vrai, ça fait de gros morceaux. Tout le monde me dit que je suis douée, brillante, talentueuse. Mais franchement, qu’est-ce que j’en ai foutre ? Je veux un boulot, moi, juste ça, c’est quand même pas demander grand-chose. Quand je passe des entretiens, les recruteurs reconnaissent toujours mon talent et mes compétences mais c’est jamais moi qui suis prise à l’arrivée.

Alors j’avais plus envie. Je me suis traînée vendredi jusque dans le train et je suis rentrée chez mes parents. Allons voir la grand-mère à la clinique, histoire de bien finir de m’achever. Ô surprise, elle est devenue charmante, j’ai presque plaisir à aller la voir (petit bémol car y a plus sympa que l’hôpital quand même pour voir quelqu’un). En rentrant le soir, ô surprise again, un bonhomme veut me voir en entretien. Donc retour précipité sur Paris lundi. Espérons que cette fois-ci sera la bonne car, sincèrement, je commence à croire que je devrais choisir une autre voie. Mais vraiment.

40 réflexions sur “Le jour où je suis tombée

  1. Même si j’ai pas laissé beaucoup de coms, je te lis quotidiennement. Pas toujours d’acc avec toi mais j’aime bien tes raisonnement.
    Pourquoi un aujourd’hui ? Parce que ça m,a touché et que c’est vrai j’espere ne pas vivre la même chose dans quelques années si je reviens.
    J’espere que tu vas pas te décourager.

  2. « Résiste !!
    Prouve que tu existe !!! »

    Allez Go go go !! Ne te décourage pas, ça serai domage ! Je supose qu’après tous ce temps à écrire pour des webzines et autres, tu dois avoir un dossier béton ! Il reste juste à attendre LE bon entretient !!
    Il arrive toujours un jour !

    Meuh !!

  3. Bon sang, Nina, ne te décourages pas si rapide! J’ai dit rapide, si, si, si (bien qu’il doit te sembler que tu as passé toute une vie en cherchant boulot). Si tu te laisses porter par le découragement, tu finiras par ne pas faire grand chose, même si tu finis par devenir caissière à Monoprix. On ne sait pas si la chance de ta vie arrivera dans cinq jours aprés finir les études ou dans cinq ans, ça nous le savons tous les deux. Cépendant, je comprends qu’on ait envie de laisser tout aprés presque toucher un boulot si bon, c’est vrai dommage. Mais je ne vois pas ce qui t’empêche de trouver un autre lieu (pareil ou meilleur), si tu as été au bord de réussir. Quoi que tu dises, tu as été trop près, et ça veut dire que tu as fait des progrés, il est indéniable. Si tu t’arrêtes maintenant, tu ne sauras jamais si tu aurais trouvé LE travail au matin suivant… ^^

  4. Bon…que dire? Bah c’est normal…étant dans la même situation que toi je fluctue aussi entre des périodes « I’m the best and je vais tout casser » et des périodes où je dis que je vais finir vendeuse (j’air rien contre les vendeuses hein…c’est juste que j’espère faire autre chose…). Dis toi que tu ne t’es pas levée à 5h30 du mat pour aller distribuer des journaux à la sortie d’une bouche de métro…

    A part ça…rien ne t’empêches d’envoyer quelques candidatures en comm par exemple…ça mange pas de pain…

  5. Inspire toi du « Couperet » de Costa Gavras.

    Plus serieusement je ne connais pas ce type de probleme donc je ne te serais pas d’un grand aide j’avou. Dans quelle branche tu es au juste ? (nouveau lecteur regulier, desolé si je te fais te repeter)

    Puis tout vient a point a… merde voila que je me met a sortir des proverbes bateaux.

    Promotion canapé sinon (mon pere c’est fait piquer sa place comme ca) mais c’est risqué, des patrons integres -ca existe-.

    Et bien persevere, puis comme dirait Woody Allen « La gloire c’est la chance et la reussite c’est le talent. »

  6. d’autant que si on établit (et ce serait logique) un rapport pouvoir/grosse bite, le rédac chef peut avoir un sexe énorme. du coup, tu y gagnerais…
    eh ouais, en s’y mettant à plusieurs, faisons avancer le problème de nina!!

  7. Commence déjà par investir dans une carte de Paris, ça pourrais t’être utile.
    Ensuite les employeurs qui ne rappellent pas, rien de plus énervant.

  8. ca me rappelle il y a quelques mois quand j’etais ds la meme situation, plusieurs entretiens où l’on etait plus que deux et hop raté dont deux poste à l’etranger…bon courage, le vent tourne tj!:-)
    fab

  9. nina arrête de pleurer. tu passes plus d’entretiens en un mois que moi en un an.
    ceci dit, la prochaine fois évite les talons, ça sert à rien de toute façon. si vraiment le mec est sérieux, il va pas regarder tes pieds, mais ta poitrine, heu non pardon, je voulais bien sur dire ton cv…. 😉

  10. J’ai déjà fait le verre contre les murs, ça défoule bien sur le moment, rien qu’au bruit du verre qui se brise. Mais ça reste passager, un ami a entendu ce qu’il se passait et est venu me calmer. N’empêche si ça défoule passagèrement, ça doit te servir à donner un coup de talon (du pied pas foulé) au fond pour pouvoir remonter. Courage! (pas très original, mais c’est tout ce que j’avais sous la main)

  11. « Sinon, t’as raison, au lieu de coucher avec n’importe qui, je ne vais plus coucher qu’avec des patrons de presse, des DRH de journaux et des rédacs chef! »

    Yen a qui couchent pour reussir, moi je crois que je vais reussir pour coucher.

  12. Je viens de lire ta réponse à mon dernier commentaire puis ton article du jour. Effectivement, c’est un peu la Loi de l’Emmerdement Maximum (la LEM est souvent symbolisée par une chauve souris te bombardant avec des enclumes, c’est charmant….). Là, je ne sais que te dire. Je ne suis pas sûr que tu aies vraiment besoin qu’on te plaigne ou qu’on t’encourages. En revanche, tu n’es pas surhumaine malgré la haute opinion que tu peux avoir de toi (je me risque un peu là…). Il arrive donc un moment où c’est normal de ne pas arriver à encaisser, de se sentir fatiqué de cette vie là, d’être lassé de s’entendre dire que « tout ce qui ne tue pas… ne tue pas » ou « entrainement difficile, guerre facile »… Sans faire trop de psy de comptoir de bas étage, essaie de regarder le côté positif du verre aux 3/4 vides. Tu as des ami(e)s; tu es mignone; tu es encore (à peu près) en bonne santé. Tu n’as pas commis de crime irréversible. Il faut aussi que tu te défoules. Le sport (pas la brouette pour reprendre une expression qui t’est personnelle) est un excellent exutoire. Tu as une entorse? Va nager. A défaut d’en avoir envie, tu en as peut-être besoin. Quant au verre à casser, c’est sans doute pas mal, mais même avec les promos de Pier Import, je ne suis pas certain que ce soit rentable à moyen terme. En bref, malgré ces épreuves qui te mettent en défaut, continue de te battre. ça paie toujours. Tu as joué de malchance avec la RATP; on ne t’y reprendra pas. J’espère au moins que tu as profité de la ville rose. Mes prières t’accompagnent dans les entretiens à venir. A+

  13. Je ne laisse pas de commentaire mais je te lis également quotidiennement. Tu as une très jolie plume et un style bien à toi…;C’est beaucoup et le reste suivra. Même si c’est rageant, j’ai tendance à croire que lorsque les éléments vous contrarient à ce point comme dan sle cas de cet entretien c’est peut être aussi parce que ce poste n’aurait pas été aussi génial qu’il le promettait… Donc comme les autres continue, mais comme tu le dis toi même essaie, autant que possible, de ne pas non plus te mettre trop la pression. 😉

  14. Bon je ne sais pas où tu en es avec ton entretien mais j’espère qu’il se passe bien en tout cas .. C’est vrai quoi, tu te décarcasse toutes les semaines et tu n’obtiens jamais rien .. Tiens bon Nina =)
    Pour la Ratp, je tiens à dire que ce sont nous qui créont les problèmes. Mon oncle est conducteur ligne A et quand il y a un truc, c’est un petit c** qui s’est amusé a tirer le signal de frein ..
    Mais je suis d’accord sur le fait que lorsqu’on part en avance, la moindre des choses serait d’arriver en avance !!

    Euh sinon moi viens de commencer mon stage today (celui payé à 360€ par mois ^^), j’ai tellement eu envie de raconter ce qui c’était passé qu’à peine arrivée, ziouu direct sur over-blog lol

  15. La semaine dernière, il faisait froid et moche. Aujourd’hui il fait beau, ça sent le printemps et si les gens ont pas encore passé le stade de l’amabilité, ils font toutefois moins la gueule… C’est porteur d’espoir non?

    Je sais que l’espoir y’en a marre et que ce que tu voudrais c’est du concret mais heureusement, même si le travail s’impose de plus en plus dans notre vie (et entre autre comme un des plus gros agents socialisateurs), tu restes « Nina » et pas « une journaliste douée à la recherche d’un emploi ».
    Petite phrase gratuite mais « Y’a pas que le boulot dans la vie! »
    (je me permet de dire ça vu ton exigence envers toi-même et ta ténacité…)

    Et puis t’as une famille, des amis et même des inconnus qui te soutiennent!

    Cela dit, le bouche à oreille et le carnet d’adresse, je crois que c’est quand même ce qui marche le mieux. J’imagine que t’as déjà fait un petit recensement de ce côté mais qui sait? … Le (nouvel) ami de l’ami de l’ami de l’ami, même si ça paraît improbable, ça marche de temps à autres 😉

    Bisous!

    Une nouvelle lectrice assidue

  16. Contente de lire ce que tu écris avec un peu de recul. Parce que tu sais, tu n’es pas surhumaine (je te promets!) et tu as aussi le droit de t’écrouler de temps en temps! Ca permet de bien repartir! Bon, par contre, je maintiens: du repos et du temps pour toi! Oui, c’est aussi important, et s’il le faut, je donnerais de ma petite personne. Dis, tu me babysitte ce week-end? (ou alors, tu veux être mon +1 chez MSB? Je fliiiiiiiippe d’y aller!) Et au fait, le verre, mauvaise idée, je doute que Kenya apprécie!

  17. Je pourrais te tenir le discours à la con « t’es en bas tu ne peux que remonter » mais je ne pense pas que tu aies besoin de ça, et je rejoins un peu vonwolf sur le côté « pas besoin qu’on te plaigne ni qu’on t’encourage ». Je ne te connais pas, je ne sais rien de toi, j’ai seulement deux certitudes à ton égard : tu as du caractère et tu aimes écrire.

    Ainsi, quand je te vois parler de plaquer le journalisme, je ne peux pas m’empêcher de penser que ce serait du gâchis : c’est ce que tu veux faire de ta vie, à mes yeux ça vaut le coup d’en baver. Rares sont ceux qui ont trouvé leur voie, je te souhaite d’arriver à suivre la tienne 😉

  18. (Bon bah le premier com a encore merdé, vive le copier/coller préventif)

    Je pourrais te tenir le discours à la con « t’es en bas tu ne peux que remonter » mais je ne pense pas que tu aies besoin de ça, et je rejoins un peu vonwolf sur le côté « pas besoin qu’on te plaigne ni qu’on t’encourage ». Je ne te connais pas, je ne sais rien de toi, j’ai seulement deux certitudes à ton égard : tu as du caractère et tu aimes écrire.

    Ainsi, quand je te vois parler de plaquer le journalisme, je ne peux pas m’empêcher de penser que ce serait du gâchis : c’est ce que tu veux faire de ta vie, à mes yeux ça vaut le coup d’en baver. Rares sont ceux qui ont trouvé leur voie, je te souhaite d’arriver à suivre la tienne 😉

  19. arff que dire à part courage et patience même si c’est difficile.
    Mais si t’aimes bien ce que tu fais ça serait dommage de changer de voie quand même non ? je sais plus quel âge tu as mais n’abandonne pas encore…
    Pour les entretiens d’embauche sur paris, je venais toujours 1h à l’avance quitte à squatter un café ou visiter les rues (même si ça pue hihi).
    Allez garde espoir sinon c foutu 😉

  20. Tu dis :
    « Ben, je me le souhaite aussi parce qu’il y a des jours où je suis un peu désespérée. Surtout quand je lis que les journalistes ne servent plus à rien, que tout le monde est journaliste aujourd’hui grâce au net, tout ça. Je me demande pourquoi j’ai investi tant de temps dans un métier aussi dénigré. »

    => j’ai plaqué le journalisme assez tôt, peu après la fin de mes études, peu après avoir commencé en fait, parce que ça sentait le roussi.
    Sorti du celsa j’avais un beau petit carnet d’adresses et j’étais complètement graphomane, je balançais des piges à tout le monde depuis trois ans et j’ai commencé à taffer pour des magazines de vulgarisation scientifique, me suis fait entuber les premières fois puis après je ne me suis plus attendu à rien, j’ai envoyé et renvoyé des pages et des pages à tout ce qui publiait dans les secteurs qui m’intéressaient, toujours dans la presse magazine (je croyais pas terrible au journaliste d’info), puis bon, faire le pisse-copie pendant trois ans, ça finit par payer (au bout de trois ans). Je faisais pas mal de photos aussi (photos pour mag c’est assez bien payé quand c’est basé sur l’actu, a contrario des mags de sciences cités plus haut qui eux font appel aux banques d’images).

    Quand je suis arrivé en Belgique, ya cinq ans et des poussières, les blogs avaient déjà une sacrée importance et l’info sur internet commençait vaguement à être prise au sérieuse ailleurs que dans les amphis. Je dois t’avouer que je suis le premier à crier « joie ! » au vu de comment tourne le net question info, mais c’est une autre histoire, et à mes yeux ça ne se fera pas au détriment des journalistes. Ca se fera au détriment des requins et c’est une approche qui fait bien du mal au rythme bien connu du « on diffuse, on publie, et on verra après ». Elkabbach a publié un article assez édifiant de « je vous prends pour des cons » l’autre jour dans les dossiers du Monde, sur le rôle du journaliste vis à vis du « web 2.0 », qui selon lui devrait se poser en modérateur du web etc. Ca nuira à la réputation du métier. Que le journalisme « réponde » au web, qui joue une contre-voix, par une contre-voix. Qu’il mette désormais son professionalisme au service d’une info de meilleure qualité, et transparente. Le journaliste qui intègrera la leçon du web fera fortune, je crois.
    J’aurais pas tendance à blâmer la profession, enfin les professionnels. J’aurais tendance à blâmer la dynamique actuelle du métier, mais ça passera à autre chose ou ça crèvera. Je sais pas ce qu’un débutant dans le métier devrait faire, à part passer qques mois à se faire enculer à coups de stages à répétition ou à chercher du taf partout. C’est un métier où les jeunes sont hyper bien formés mais qui n’embauche que très peu. Free-lance peut-être ? Proposer une info différente, et la marchander ? (idéaliste, ça, je crois)
    J’ai pas trouvé la solution miracle, mais je pense que ça vaut le coup de s’accrocher : on est à une époque charnière du journalisme, et si j’étais encore dedans, je m’y cramponnerais encore un bout de temps, histoire d’en être quand ça bougera.
    Ya un endroit où je peux consulter ton CV, et savoir ce qui te brancherait précisément, que je voie un peu ton expérience, ta formation, tes spécialités, sans avoir à me taper tous les commentaires de tous les articles de ce blog tentaculaire ?
    (pas besoin des coordonnées personnelles, je vais pas t’embaucher, mais je peux p-ê contacter qques amis à paris, selon ce que tu as à ton actif)

  21. Nina, je te nomme officiellement « conscience externe » (c’est le principe du disque dur externe, mais pour la conscience, la mienne étant défaillante!) (ou comment passer pour une neuneu après un long commentaire (interessant et collant au sujet, j’ai presque honte de moi sur ce coup-là!)

  22. Juste un petit mot d’encouragement de plus. Tu sais, si tu viens de Toulouse, la Dépêche c’est pas si mal… et Sud-Ouest c’est pas mal aussi. Evidemment, on rêve tous de mieux, mais au bout d’un certain temps, on se content de ce qu’on a…

    bon courage, bises.

    TIens ça n’a rien à voir mais je vais te rajouter dans mes liens. Et je tâcherai d’aller alimenter le blog’naliste de Jyvais…

  23. C’est generalement à ce moment là que l’on pense aux bons vieux dictons…
    « apres la pluie vient le beau temps »
    Et le pire, c’est que c’est toujours vrai. Et quand on regarde retrospectivement ces moments où on etait au plus bas, on se rend compte qu’on a la belle vie.
    Je te fais une bise pour la peine !
    🙂

  24. Bon, ce que tu me dis sur la presse et le blog, c’est clair et net mais tu ne réécrira pas ce qu’il y a dans la tête des gens.
    Envoyer des CV, j’ai jamais fait, si ma vague expérience en matière de recherche d’emploi peut te servir (je dois t’avouer que j’ai jamais cherché longtemps, j’ai la chance d’avoir le contact facile et d’impressionner au bon moment les bonnes personnes – je parle VRAIMENT de chance hein), ce que j’avais tendance à faire c’est me pointer dès 9h-10h pour les mags, plus tôt pour les journaux, en somme quand tout le monde est au bureau et que c’est encore calme, et là je ne pars pas tant que je n’ai pas rencontré soit un responsable des RH, soit un cadre quelconque dans le service qui m’intéresse, si la boîte est plus jeune et plus open (parce que pointe-toi chez les vieux briscards de Technikart la bouche en fleur, et tente de parler à un salarié, c’est pas la direction de la DRH qu’il te montre, mais la direction de son pied dans ton cul). Le fait d’avoir qqun en face, à une heure où le boulot commence à peine ou se tasse, on tombe sur des gens dispos et plus ou moins malléables (je dirais une fois sur deux).
    Un autre plan consiste à choper un des cadres à la pause midi, dans le café ou la brasserie près de la rédac. Un quart d’heure de papote, une carte bien réalisée, ça fait son petit effet.
    Tout ça pour dire que pour les candidatures spontanées j’ai jamais essayé le trip « CV-lettre de motiv », trop souvent ça finit dans un tiroir.
    Reste enfin la solution de traîner dans les mêmes endroits, voire d’y bosser. J’ai commencé l’enseignement quand je bossais dans l’édition et que je traînais dans les librairies à longueur de temps, ai connu une directrice d’école comme ça. C’est pas tellement du hasard, c’est un peu pousser les probas. Viser un objectif, y mettre tous ses moyens (pas toute son énergie, mais toutes les méthodes), c’était un peu le truc qui marchait pour moi. Je sais pas comment tu t’y prends, je sais surtout que le journalisme a pas trop changé en six ans mais que ça a empiré question emploi… Enfin bon. Ne prends pas ça comme un conseil, j’essaie juste de partager ce que j’ai vécu à l’époque, ça a porté ses fruits (ça m’a aussi permis d’apprendre à bosser en indépendant, et à préférer ça au travail de salarié – je me sens bien plus en sécurité quand le salaire dépend de la qualité de mon travail et de ma faculté à surfer, que lorsqu’il dépend du bon vouloir d’une société pour laquelle j’aurai pas tous les jours envie de me lever. Puis ce que j’ai connu et ce que je vois aujourd’hui question travail salarié, ça m’inspire toujours pas, ni dans la mentalité, ni dans la rentabilité, ni dans l’intensité du travail, ni dans une optique de cheminement personnel – je veux dire, ça mène aussi à ce que je vise pour le prochain coup de pion)

    Pour ton CV, je pensais plutôt, comme tu as accès à mon email, à ce que, si tu veux que je voie si ça rentre dans le cadre des contacts qu’il me reste sur paname, tu m’envoies tes expériences et ta formation, savoir ce que tu as fait précisément, ce que tu as su faire, ce dont tu es capable désormais, et où tu as appris. Reste vague sur tous les détails qui permettent de t’identifier si ça te chante, j’ai pas la moindre envie de t’écrire des mots t’amour et encore moins que mes potes t’en écrivent. Le but c’est de mobiliser ce qui est mobilisable, à toi de voir – moi je garantis rien, ça se trouve ton profil fera hausser les épaules de certains, mais c’est juste que je ne peux pas parler de toi si ça se tient à « c’est une blogueuse marrante, c’est pas mal ce qu’elle écrit », ils me riraient au nez. Me faut un peu de solide pour parler de toi. Par solide, j’entends : objectifs, presse écrite / photo / radio / TV, com’ externe/interne/instit/évént/théorie, école(s) de formation, nombre d’années d’études, expériences pratiques, maîtrise des techniques, postes occupés, stages effectués, reportages commis, missions, collaborations, oeuvres, j’en sais rien, tout ce dans quoi tu as foutu les pieds, en gros, mais du palpable, de quoi faire la différence entre toi et la blogueuse d’à côté pour les potes de fac’ qui sont encore dans le milieu et les ex-collègues et collaborateurs. Avise, si ça t’inspire. Sinon la proposition reste en suspens, ça garantit que dalle, c’est juste pour sonder le terrain de mon côté.

  25. Sérieusement, Nina, si ce job était si bien que cela….. 15 min de battement, ce n’est pas un peu juste ? Pourquoi ne pas avoir pris 1h de marge, quitte à te prendre un petit café, juste en face du rdv ? J’ai un peu de mal à saisir….

  26. Que tu sois de mauvais poil ne t’autorise pas à être impolie. Je peux tout autant douter de ton parcours : aucun de mes potes de fac, en sortant de formation, n’a galéré un an et demi pour trouver un taf dans le journalisme : en général les études permettent de se faire un carnet d’adresses. Ca doit être parce que tu te fous trop la pression, sûrement.

    Si tu as beaucoup plus ou beaucoup mieux à faire que mettre ton énergie à provoquer des rencontres (n’ai jamais parlé de salle d’attente, il faut savoir insister avec courtoisie – courtoisie, tu sais…), alors il ne faut pas s’étonner que les choses ne se fassent pas. Moi j’ai mieux à faire que tendre la main à une personne qui se plaint d’une chose problématique et ne se donne pas les moyens de la résoudre, surtout si elle se montre impolie envers moi.

    Je t’avais simplement proposé de faire jouer des quelques relations qui me restaient, on appelle ça la cooptation, comme tu le disais si bien. On recommande les gens compétents quand on en a sous la main. Tu ne veux pas ? Je conçois qu’après t’être faite entuber je ne sais combien de fois, tu te méfies. ça ne t’autorise pas à qualifier mes propos de « mauvais plan » et ce que je dis sur moi de douteux. Ce que j’ai fait, je l’ai fait, désolé de ne pas avoir galéré comme toi mais c’est comme ça. Journaliste, webdesigner, commercial pour l’édition, professeur de com, c’est mon cv, j’ai rien fait d’autre mais c’est ce qui arrive aux gens qui ont plus de bol que toi (et si j’étais poli comme toi, je dirais que certaines choses n’arrivent pas par hasard – un an et demi sans proposition, on est autant en droit de se poser des questions sur soi que sur le type sur ton blog qui débarque et te demande ce que tu as fait histoire que les choses avancent).

    Ca m’énerve ce genre d’attitude. Quand qqun cherche à t’aider, la moindre des choses c’est de rester correcte et de pas l’insulter. Si tu ne conçois pas qu’on puisse avoir eu une autre vie que la tienne, ou avoir pris une autre route que la tienne, ce n’est pas bien glorieux. Je n’ai pas voulu te conseiller mais partager une expérience, bon, toi tu en as assez de galérer, c’est concevable, bah toi conçois que d’autres n’ont pas eu tes méthodes et n’ont pas galéré (autant). Ca ne veut pas dire qu’ils te mentent, et ça n’a pas la vocation de te remettre en question (ça c’est ton affaire, normalement).

    Voici pour répondre à ta ‘courtoise’ réponse. J’arrête les frais, ton attitude me déplaît franchement. Une phrase comme « filer ne serait-ce qu’une partie de mon CV à un internaute qui me propose de l’aide d’emblée, ça ne me dit rien, vu ce que j’ai subi comme arnaques », ça passe parce que je ne peux que comprendre. Me faire passer à moitié pour un escroc parce que tu te penses lucide, c’est de la prétention et à la limite de l’insulte. Quant à dire « ce que tu dis avoir fait, j’en doute », le doute, c’est ton affaire, le dire, c’est pas joli. Ce que je t’ai dit, je l’ai fait, et d’autres choses aussi. Ne le conçois pas si ça te chante, mais après, il ne faut pas s’étonner qu’avec une vision limitée, une courtoisie limitée et une énergie limitée, la vie soit limitée. (ça m’énerve, ton attitude est mille fois plus prétentieuse que celle que tu crois que j’ai eue)

  27. Je viens A PEINE de t’envoyer le mp. Ce que j’ai posté sur le forum n’a rien à voir avec les nouvelles infos dont je te parle. J’ai simplement envoyé ici « cf mp. »

    Ce soir tu parles beaucoup sans savoir et tu deviens franchement désagréable, je te prierais de changer de ton. Tes préjugés sont déplacés, et je ne suis responsable ni de ce qui t’arrive ni de ce qui t’est arrivé ni de tes humeurs.

    Quant à vouloir m’apprendre à me servir du net, ou un quelconque terme technique, merci mais c’est inutile, je sais ce qu’est un mp.

    Je ne t’ai pas jugée sur tes échecs, j’ai dit qu’il serait facile de le faire vu les données que tu affiches. Ca veut dire que ta façon de penser m’aurait conduit à te dire que je doutais de tes compétences. Je ne l’ai ni fait, ni pensé.

    Les recherches de jobs, les galères, dans ma vie, tu ne les sais pas et je n’y ai pas fait allusion, ne préjuge pas.
    Le prestige d’une école n’est pas mon problème.
    « 25% des bac+5 etc. » : mauvaise analyse, certains marchés sont saturés. La proportion en psy ou en sciences humaines doit à mon avis y être énorme. Bac+5 en école de journalisme, sachant qu’en général ya 25 élèves sur une promotion, ça fait pas beaucoup d’appelés et ce n’est pas le même monde que le thésard de fac. C’est certainement dommage que le niveau d’études ne promette plus un boulot mais il n’empêche que dans ma promo on a tous trouvé assez vite, déjà parce qu’on a tous commencé à taffer bien avant la fin des études, et que faire ses études sur paris ça aide à avoir des contacts sur paris. (et j’ai quitté paris parce que ça ne me plaisait plus, ne t’imagine pas que je pense que paris c’est mieux qu’ailleurs)

    La chance que j’ai eue est relative, comme je le disais plus haut tu ne sais de ce que j’ai pu vivre que ce que je t’ai dit ici et là. Ca ne t’autorise pas à lâcher tant de venin, je répète : je ne t’ai ni conseillée (j’ai juste proposé à titre d’exemple un parcours différent du tien) ni parlé de salle d’attente, ni demandé des données personnelles, ni dit que je connaissais la vie mieux que toi, et tout ce que tu as pleuré, je n’en suis pas responsable, j’en suis franchement désolé pour toi mais c’est déplacé que tu me vomisses tout ça sur la gueule ici.

    Je me voyais mal assister à tes humeurs dans tes articles et ne pas compatir, j’ai proposé un exemple et un effort de ma part parce que je n’aime pas rester sans rien foutre quand qqun est dans la merde. Je ne t’ai pas prise de haut, mais je n’ai pas apprécié ta prétention à prendre tes angoisses pour des réalités et à m’en taxer, et je t’ai montré quel effet ça pouvait faire si c’était appliqué à TES dires, d’être jugé sur trois coms. Comme tu peux le constater, c’est pas agréable.

    Et si tu ne vois toujours pas en quoi balancer publiquement qu’un mec te balance des bobards, c’est vexant, bah regarde simplement dans quel état ça t’a mis quand tu as cru lire qu’on t’avait jugée sur tes galères. Agréable, hein ?

    Assez de grossièreté publique maintenant, stp. Si tu veux régler tes comptes avec moi, je t’ai envoyé un mp pour rajouter qques infos qui à mon sens n’ont rien à faire ici.
    Compte tenu de tout ça, ça n’a aucun sens de se lancer dans une dispute en public, sachant que de toute manière tout ne peut être dit ici. Merci, donc, de consulter tes mp (ça veut dire « messages privés » ;)) et de prendre en considération les détails exposés ici.

  28. Un message sur le forum parce que j’apprécie mal de devoir quitter un endroit sympa parce que la proprio est chatouilleuse (je sais que tu ne me forces pas). Ca me fait mal d’être jugé, c’est humain, tudieu.

    Un mp parce que les infos en question apportent une bonne raison de préférer une discussion à l’engueulade. Aussi parce que ça a changé quelque chose à mon point de vue. Enfin parce que ce que j’y dis n’a sa place qu’en privé.

    Si je te voulais qqch je t’aurais écrit par mail, je t’aurais dit ce que je voulais, et je ne me serais pas senti capable de te tourner le dos.
    Quant au fait que je suis bavard, je sais déjà, merci…

    Assez, stp. Tu ne perds pas la face, je ne te veux pas de mal, et si je te mésestimais je ne prendrais pas le temps de te répondre.
    Arrêtons là cette discussion dans les commentaires, je t’en prie.

  29. Arrêter, c’est ce que je t’ai demandé. Ce soir je n’ai fait que te REPONDRE. Appeler ça « harcèlement » n’en fera pas du harcèlement. C’est une sale mentalité que celle de vouloir à tout prix dominer l’autre à grands coups de jugements et de mots-scandales, et vouloir avoir le dernier mot.

    J’avais des raisons de te répondre quand j’avais des raisons de penser que tu étais ouverte à la discussion, parce que je préfère le dialogue aux disputes. Si tu considères être dans ton bon droit, et mériter des lauriers (vu que visiblement tu es allée chercher conseil), et si même on te soutient dans cette attitude, moi je n’insiste plus, ne t’inquiète pas. J’ai assez usé de diplomatie contre tant d’agressivité, et tu as épuisé mon stock d’empathie.

    A l’avenir, si tu ne veux pas que les gens te répondent, évite simplement de les agresser publiquement, tu verras, ça marche bien.

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