Le Français à l’étranger est-il un gros con?

Par Jane

Quand je manque d’inspiration (c’est à dire « quand je n’ai pas écrit depuis 6 mois et que ça commence à faire tâche un peu quand même ») je vais me promener sur d’autres blogs, et je tente de pomper honteusement un sujet. Comme je viens de l’avouer, mon IP va être bannie de la moitié de la blogosphère, mais on s’en fout, je tiens mon sujet, le ciel peut me tomber sur l’écran, ce n’est pas grave.

J’ai d’abord penser au tuning, vous faire un bel article illustré sur la manière de coller des néons sous une Twingo. Et je me suis dit que finalement, non. Trop masculin.

Puis je me suis dit que j’allais vous expliquer comment faire un masque pour le visage à l’aide de ce qui traîne dans votre frigo, mais finalement non. Trop féminin.

Alors je me suis dit que j’allais aborder un sujet mixte, les vacances. Avec ça, tout le monde va se sentir concerné. Sauf ceux qui n’en ont pas, je sais…

PinkLady a parlé del’ado étranger en vacances, ce charmant troll urbain qui se croit tout permis, et surtout te traiter de tous les noms en pensant que tu ne comprends pas. J’aime quand c’est en anglais et que je me fais traiter de femme enceinte (par exemple et totalement au hasard hein, pas du tout parce que je suis rancunière) Sans déconner, le Français n’est pas connu pour briller dans les langues étrangère, mais quand même, les Anglais pensent vraiment qu’on ne les comprend pas??

Je vais de mon côté vous parler du Français en vacances, parce que finalement, on n’est pas mieux que les autres. C’est navrant mais c’est ainsi.

Le Français en vacances se dit qu’il est plus intelligent que les autres (ces étrangers) et qu’il se doit de le faire remarquer à son entourage, dans sa langue maternelle. Comme les étrangers sont forcément de gros nazes, il s’en fout, ils ne comprennent pas. Sauf quand… dans la masse étrangère ambiante, se trouve, au hasard, une Française égarée. Qui habite en zone étrangère, vit avec des
étrangers, et parle étranger tous les jours. Ca, c’est pas d’bol pour nos Français. Mais ça donne des observations très intéressantes.

– Le Français est discret

Dans le bus, le métro où dans la rue, tu le repères très vite, c’est celui qui parle le plus fort. Il s’en fout, personne ne le comprend. Et ça permet de le localiser plus rapidement. Surtout après une longue période en zone étrangère, le radar à France est bien enclenché.

– Le Français est classe

« Ptain, t’as vu la jupe? Non mais comment on peut sortir habillée comme ça? Et mate moi les chaussures, je rêve! » La France, c’est la mode, donc ailleurs, on peut tout critiquer, c’est normal, être français donne immédiatement un statut de fashion analyzer et puis c’est tout.

– Le Français n’a peur de rien

Vu que personne ne comprend, de toute façon, il peut se lâcher. Jusqu’au jour où il tombera sur quelqu’un qui le comprendra. Il reviendra alors de vacances en expliquant que quand même, ces étrangers, ils sont parfois d’un vulgaire…

J’ai ainsi le souvenir impérissable d’une virée shopping de Noël qui a tourné au cauchemar. Parce que deux greluches françaises semblaient faire le même parcours que moi, à 2 minutes d’intervalle. Et que dans chaque magasin, alors que je m’énervais de plus en plus en ne trouvant rien (la marmelade, c’est un peu trop cliché comme cadeau pour toute la famille) je me farcissais leurs commentaires sur… absolument tout. Sauf moi. Parce que le Français à l’étranger semble néanmoins parfois reconnaître les siens, on appelle ça l’instinct de survie. Et cette autre fois, à l’autre bout de la planète, où je découvrais atterrée qu’un vol de dindes francophones avait élu domicile à la table voisine en terrasse. Et parlait tellement fort qu’elles n’ont à aucun moment percuté que
la table à côté était également francophone, notre conversation ne couvrant pas la leur.

Finalement, vous savez quoi? A l’étranger, nous sommes tous des plaies

Les stages ne sont pas éternels

Par Tatiana

L'enfer de la mode

Le 07 juin

La journée est mortelle. On a tellement rien à faire qu’on fait des mots croisés. C’est la période creuse pour le bureau. Chaque année c’est comme ça.  La nouvelle stagiaire supporte mal qu’on lui donne des ordres et qu’on lui donne le sale boulot. Je la comprends mais à mon avis ça lui passera. Pour ma part j’ai rien à dire sur elle car je m’entends super bien avec. Heureusement qu’elle est la car sans elle j’aurais déjà songé au suicide avec n’importe quelle ceinture qui me serait passée sous la main. Pour nous occuper on fait les tests pourris des magazines. On se prend aussi de longues poses déj en parlant des gens du bureau. On est grosso modo du même avis en plus (ou alors elle fait peut-être semblant).

Le 10 juin

La nouvelle stagiaire à parlé avec l’hystérique enceinte (oui c’est comme ca que je l’appelle maintenant) du fait qu’elle n’avait rien à faire et qu’elle n’apprenait rien. Malheureusement il n’y a pas grand-chose à faire pour remédier à cela. Miss enceinte nous a également avoué qu’elle aussi en avait un peu marre d’être ici et que son ancien travail lui manquait. A la base elle était secrétaire juridique et Big Boss était client au cabinet où elle était. C’est comme cela qu’elle a atterri ici. Quand il a appris qu’elle partait il lui a demandé de venir travailler ici 2 ou 3 jours par semaine.

Le 14 juin

Mes écrits s’espacent mais il faut dire que j’ai rien à dire de transcendant. Depuis quelques temps le mec de Big Boss se lâche plus envers moi. Et moi, je m’amuse à lui balancer une ou deux vannes dans la figure. Comme il n’a aucune fierté,et que sa personnalité vaut autant que celle d’une limace, il se contente de rigoler.

A part ça, j’en peux plus des books. Je voudrais pouvoir les jeter à la tête de Big Boss en prenant tous mon élan. Et pour info un book c’est gros et ça fait mal En plus l’ambiance au bureau est très tendue en ce moment car les filles en ont marre de Big Boss et Big Mother. La dernière fois Big Boss à fait une crise à Miss enceinte car il y avait des magazines qui traînaient. Mais on voit que c’est pas lui qui va dans la pièce du fond et qui doit se taper je ne sais pas combien de pile pour trouver UN magazine. Il se rend pas compte que c’est
limite du travail de manutentionnaire à force. Ce mec ne sais rien faire par lui-même. Il sait juste donner des ordres.

Le 17 juin

Quoi de pire que de faire des books si ce n’est de la faire par plus de 35C°. Il fait une de ces chaleurs dans le showroom !!

Le 18 juin

Aujourd’hui j’ai étiqueté des chaussures. C’est chiant mais ça change des books. La minute complot : Big Mother aurait dit à Big Boss que Béa ne faisait pas grand-chose sous l’influence des autres. Du coup ce dernier hésite à la garder car elle en CDD.

Le 20 juin

Engueulade entre Big Mother et Alexia. BM trouvait qu’il faisait un peu froid (alors qu’on crève) et voulait qu’on ferme la porte. Alexia lui a dit qu’elle n’avait qu’à fermer la porte de son bureau. Là, forcément c’est parti en vrille et Alexia a dit ses 4 vérités à BM qui a fait profil bas. Sinon c’est officiel, la nouvelle stagiaire n’aime pas Clarissa et ça me fait bien plaisir. Elle pense exactement comme moi d’elle.

Le 25 juin

La blague du jour : Clarissa a appelé la nouvelle stagiaire par un prénom qui n’a rien à voir avec son VRAI prénom. J’hallucine ! Le pire c’est qu’elle s’est même pas excusée. Elle se croit vraiment tout permis. Plus tard Big Mother s’est adressée à nous de manière très sèche. C’est à croire qu’ils nous prennent pour leur esclaves dans cette boite. Je me souviens un jour Big Boss m’avait carrément demandé de descendre la poubelle.

Le 28 juin !!!

Dernier jour de stage. Pourquoi c’est le dernier jour qu’on me donne des choses à faire ? J’ai passé la matinée à faire des shoppings et des rdv avec des journalistes. Les filles nous ont pris la tête à peine arrivées avec l’autre stagiaire.

En conclusion, je suis bien contente que mon stage se soit fini. Le milieu de la presse mode c’est vraiment un milieu pourri plein de gens snobs et hypocrites. En fait, si on ne colle pas pile poil au stéréotype personne ne vous accepte. Big Boss m’a demandé en partant si je souhaitais faire ce métier. Ca m’a fait rire au fond de moi car je crois qu’il sait comme moi que je n’ai vraiment pas le profil. Je trouve que ce métier c’est du vent. Pas du vent dans le sens où les gens ne font rien car c’est faux ils travaillent. Mais dans le sens où tout sonne creux et vide. La plupart des gens que j’ai croisés n’ont aucune valeur humaine, aucune sincérité. Tout est bancale car tout repose sur les apparences. Même au bureau les filles ne sont pas du tout unies, elles passent leur temps à se tirer dans les pattes dès que l’une est absente. Super ambiance pour une équipe de travail ! Bon, vous l’aurez compris, je n’ai rien retenu de positif de cette expérience. A part le fait que je sais que je déteste ce milieu.

Chuck Norris décide de l’heure qu’il est

Pendant longtemps, je fus inculte, je ne savais pas. Je n’étais pas initiée et ne riait pas quand les autres faisaient des blagues sur le sujet. Puis un jour, je sus et là, depuis, je ris avec les autres.

Tout commença par cette vidéo montrée par Simon (on travaille toujours très sérieusement)

Et là, comprenant que cette vidéo n’était pas une farce mais un réel extrait d’une œuvre avec Chuck Norris, j’ai enfin compris l’engouement pour cette personne. Je l’avoue, je ne l’ai jamais regardé Walker Texas Rangers et pour cause : déjà le générique. Le côté héros solitaire redresseur de torts, ça m’a toujours saoulée. Surtout quand le redresseur de torts est un pro Bush affirmé et qu’il officie au Texas, ça me fait peur. Yohann, à l’époque, m’avait expliqué que dans cette merveilleuse série, les méchants étaient toujours des asiatiques, pour le côté politiquement correct. Donc voilà pourquoi je ne regardais pas.

Puis Simon m’a initiée aux joies des paroles fulgurantes de Chuck. Tu me connais lecteur, tu sais à quel point j’adore les merdes télévisuelles, je les regarde avec délectation, je les brocarde. C’est une passion assez commune, y a qu’à voir comment LilVirgo et Vicky suivaient avec enthousiasme Alerte à Malibu avec moi, comme SoLong et moi parlons d’Hélène et les garçons et ses
suites
pour se remémorer qui a fait quoi avec qui, comme j’ai contaminée PinkLady avec les 5 sœurs (là, ils ont mis un transsexuel qui zozotte, c’est trop bon)… Sur le net, j’ai aussi vu sur des forums des amateurs de nanars. Bref, on a tous en nous une certaine merdophilie, la même qui fera que Cindy Sander va vendre des milliers de singles et qu’on va tous devoir danser sur Papillon de lumière sur les dancefloor cet été.

Mais pourquoi on est fan de Chuck, comme ça, pourquoi tant de fans clubs, de groupes facebook ou autres ? Mais parce qu’on arrive aux confins du ridicule. Franchement, comment peut-on rester de marbre devant de telles répliques magiques, si profondes,
si inoubliables. Evidemment, le risque serait de se faire intoxiquer par une forte dose de bushisme mais alors là, on sort la carte magique du second degré : on se fout de l’intrigue, on ne fait qu’attendre, stylo à la main, la réplique culte du jour. Deuxième risque : tomber sur un épisode nul mais pas suffisamment pour se marrer pour se marrer et donc perdre quelques minutes de notre précieux temps. Au moins, ça repose le cerveau et si on coupe juste après, notre temps de cerveau disponible ne sera pas alloué à Coca. Franchement, après une dure semaine de labeur, une détente du cerveau, c’est nécessaire.

Je t’avoue que depuis mon initiation, j’ai toujours pas regardé Walker texas rangers parce que le dimanche, je regarde pas trop la télé, surtout à cette heure là. Ceci étant, j’ai fouillé un peu sur youtube pour essayer de choper de nouvelles répliques cultes parce qu’au boulot, on n’arrête pas de dire « je mets les pieds où je veux, et c’est souvent dans la gueule » et il nous faudrait de nouvelles phrases cultes en français. Oui parce qu’on a plein d’expressions polonaises genre maintenant, face à une situation complexe genre se rendre
compte que 2 mois pour commander le mobilier de la stagiaire, c’est pas suffisant (si, si, ils m’ont entendue au service fourniture), on soupire « non mais c’est ceski film là ! ». Parce qu’en Pologne, quand tu vas voir un film auquel tu comprends rien, tu appelles ça un film tchèque (ceski), comme nous, on parle de film ousbek. Mais Ioulia m’en a soumis une nouvelle. A voir !

Courrier des cœurs, réponse à Moody Haleine

Cette semaine, Moody nous a envoyé un mail pour nous présenter son cas, attention :

« Chers vingtenaires,

J’ai l’honneur de vous présenter mon honorable problème, un classique classique: Après avoir décidé, à la suite d’une improbable aventure passionnelle avec une nymphomane bouddhiste devenue platonique au bout de 3 semaines et qui m’a fait arroser les saules pleureurs municipaux de façon convaincue (faut pas s’attacher pour la énième fois…), je me jurai de ne plus me précipiter dans des relations frénétiques,ô non ô non trop de problèmes.
Ce qui finit par me faire développer pour une vieille connaissance, évidemment, dont la statistique de fréquentation a connu une croissance exponentielle. Quoi de mieux que de tomber amoureux d’une amie?

Détails piquants:
– Mlle prétend ne plus être tombée amoureuse depuis l’âge de 13 ans (donc + d’une dizaine d’années)
– Tou(te)s ses meilleur(e)s ami(e)s ont déjà une fois ou l’autre essayé de se mettre avec et se sont tou(te)s mangés un râteau. (elle a la main verte)
– Nous écoutons tous les 2 de la New/Cold Wave (ce qui va vous donner un bon prétexte pour vous foutre de moi) et l’une de nos chansons fétiches s’intitule évidemment « Love will tear us apart » (L’amour va nous séparer), de Joy Division, ce qui n’est pas fait pour me rassurer, ben tiens, étant donné ma croyance dans la divination par les juke-box pourris.
– Les éléphants roses sont blancs cette saison.
– Monsieur Damoclés et Madame Eros ont un fils et il s’appelle Tomberamoureuxdesameilleureamie

Bref, Argh, Glurmf, Tzrim, Ploumploum, Zorglonde. Que faire:
1.Essayer de se la jouer romantique fine male pour exciter ses hormones (moi: physique de grand Woody Allen avec une coupe afro) 2. Attendre béatement que le temps arrange tout de manière miraculeuse et scénaristique 3. Fuir très loin?

Merci de vos avis si précieux,
Moody Haleine, du Mortbaillant (56)

P.S.: Elle me sort parfois des compliments du genre « Si je tombais amoureuse de quelqu’un, ben de toi » mais combinés à des phrases du genre « Mais je te le dirais parce que je suis directe ». (Moi-même, je détourne alors la conversation de la plus adroite et la plus constipée des manières).  »




La cellule love and sex s’est réunie comme toutes les semaines et voici ce qu’on en pense :

Diane : Si j’ai bien décrypté le sujet, la question est: je suis amoureux de ma meilleure amie bouhhhh que dois-je faire?

Ttsss….Moody: Dieu a dit: tu ne tomberas pas amoureux de ton/ta meilleur(e) ami(e). C’est mal.

Car, rappelle toi ce que dit la chanson:

« avoiiiiiir un bon copain, c’est bien cqu’il y a d’meilleur au monnndeuuu, puis caaaar, un bon copainnn, c’est plus fidèleu qu’une blondeuuu […]
le grand amour, ça dure un jour

l’amitié dure toujours »

Donc danger numéro 1: si toi y’en a fricoter avec meilleure amie, ça y’en a pouvoir briser à tout jamais l’inimitable complicité chafouine et mutine qui unissait déja vos coeurs et vos âmes du temps q’vous étiez ptits et que vous réinventiez Jules Verne avec vos Playmobils.  (c’est fou ce qu’on peut faire avec un peu d’eau, un jardin, une bassine en inox et quelques playmobils)

Et ça, ça vaut si elle partage ton inclination. S’il se trouve qu’elle te ratise tes élans lyriques, ça risque de mettre un sacré coup de mistral sur vos relations….

Donc, la question se pose: es tu vraiment sûr de tes sentiments pour elle? Ne serais tu pas plutôt dans une mauvaise période (je voudrais pas dire,
mais c’est le printemps, hein…) où ta libido/ta solitude/ton envie de tendresse te travaillent et où, manque de cible potentielle, tu fais un transfert de tes désirs sur la personne féminine la plus proche de toi qui ne soit pas ta mère?

Mon conseil serait donc: laisse le temps faire son ouvrage, ne gache pas une belle amitié c’est trop précieux, attends, attends, et attends encore, et si vraiment au bout deux mois t’en peux plus tu ne penses qu’à elle tu n’en dors plus, alors là, peut-être, tu pourras te reposer la question.

Jane : Déjà, j’aimerais te conseiller d’ouvrir un blog. Je te promets, parfois, ça soulage. Là par exemple, tu pouvais faire facile une trilogie d’articles sur le sujet. Mais comme t’es gentil, t’as préféré nous en faire un condensé, merci merci. Pas qu’on ait l’habitude de répondre à 3 lignes (et laisser vagabonder notre imagination sur la moquette) mais là, tu nous donne tellement de données du problème qu’on a juste envie de dire « Ben voilà, j’suis super d’accord avec toi! » Et ceci n’a rien à voir avec le fait qu’on soit au moins deux à ne pas avoir compris la problématique hein!
Comme je viens d’expliquer que la problématique, après 3 lectures, je ne suis pas sûre de l’avoir trouvée, je vais tenter d’éviter le hors sujet tout en faisant croire que j’ai compris la question. Et rien que pour la performance, ma réponse a sa place parmi les autres. Même si bon, au final, elle va pas aider des masses, c’est l’intention qui compte. Merci de votre attention.
Déjà, arroser les saules pleureurs, c’est cool, parce que ça a vite soif ces petites choses là. Après, une nymphomane platonique, je demande à voir, ça attise ma curiosité. Mais je digresse, je digresse.
Alors ton actuelle (qui n’est pas bouddhiste mais New Age) si je comprends bien, tu l’approches, tu veux la faire tienne, mais elle n’a pas l’air très convaincue. J’ai comme envie de dire que bon, voilà, c’est mort d’avance, mais si tu veux tenter, pour le sport, pour le fun, parce que tu t’ennuies… tu peux toujours essayer. Mais on ne fait pas de service après-vente ici. J’admire néanmoins le fait de ne pas être tombée amoureuse depuis ses 13 ans, à cet âge-là, je jouais à la Barbie sans être consciente qu’on pouvait aimer quelqu’un d’autre que ses parents. Ca a du être quand même sacrément traumatisant.

Nina : D’abord je dirais que quelque part, tu as de la chance, ta dernière histoire foireuse n’a pas été tout à fait inutile, les saules pleureurs de la municipalité t’en sont reconnaissants. c’est vrai, certains ne se retrouvent qu’avec des regrets et l’ego en miette, toi, au moins, tu as fait un beau geste.

Pour le reste, je crois pas en l’amitié qui se transforme en amour. Soit c’est ton amie, soit c’est ta cible mais les deux, non. En tant que fille hyper cloisonnée dans sa tête, les choses sont claires : un mec qui se dit mon pote devient de fait un être asexué dans ma tête surtout qu’en la matière, le temps n’est pas notre ami : s’il avait
dû se passer quelque chose, ça se serait déjà fait et puis c’est tout.

Enfin, finissons par un brin de psychologie de supermarché : n’es-tu pas amoureux d’elle juste par manque affectif? En l’absence d’objet de désir, tu prends la fille la plus proche de toi. Donc réponse à la question : reste ami avec elle et c’est tout.

Lucas : Bon, si je résume, Moody Haleine aimerait être en releycheune pas cheap avec une future ex-meilleure amie. Ça tombe bien, je suis un spécialiste !
J’ai crée il y a 6 mois le groupe sur FB « Je préfère qu’on reste amis« .
Moody risque de recevoir en pleine gueule les désormais classiques :
« Je ne veux pas gâcher une si belle amitié !« ,
« Non, écoute, t’es trop bien pour moi, j’te mérite pas.« ,
« J’t’aime boucou boucou mais ça ne va pas plus loin. »,
« Ecoute, en ce moment tu n’es pas celui qu’il me faut.« ,
« J’ai pas envie de te perdre » (parce que c’est bien connu : les histoires d’amour finissent mal, en generaaal) et surtout le démentiel « Ça vient pas d’toi, t’es un mec génial, d’ailleurs je comprends pas que tu sois célibataire. » (bah moi non plus…)
Pour anticiper ces réparties audacieuses, styiiiiiiiiilées et péremptoires, je pense qu’il faut créer une rupture un beau jour (ou peut-être une nuit), une rupture qui fasse évoluer l’image que la demoiselle a de toi. Que cela lui donne un regard neuf sur ta personnalité (voire sur ta personne alitée…). Bien sûr, il y aussi une autre voie, l’artifice facile de l’alcool pour vous rapprocher… Mais quid du lendemain quand tu te réveilles sourire 10000 watt et que la nana à coté de toi a son sourire gêné ..?
Bref, prend le taureau par les cornes. Ose, lance toi, tu as tout à y gagner et strictement rien à y perdre.

Si tu as une question à nous soumettre, laisse nous un petit comm ou un petit mail, la cellule sera ravie de te répondre !

Courrier des cœurs, réponse à Moody Haleine (2)

Marine m’a transféré sa réponse et j’ai découvert qu’il y en avait une de Summer et Tatiana aussi : en gros, des mails ont circulé sans que je sois dans les destinataires donc voici les réponses manquantes.

Pour lire la question et les avis de Diane, Jane, Lucas et le mien, lisez .

Marine :

ma reponse (en qwerty if you please) :
Je ne t’ai pas lu en entier (c’est mal mais tu mets trop de mots pour mon cervelet), donc deux choses :
– sois plus simple, man. Ca te/nous facilitera la tache. Et si t’exprimes au quotidien dans ce style, songe a le simplifier (je sais blague,
second degre, tout ca, mais on a les blagues de son style)

– on ne sort pas avec qqn dont on est deja ami. En revanche, devenir ami avec la personne avec qui on sort, c’est fondamental pour que ca marche. Traduction : ca marche dans un sens mais pas dans l’autre.

Summer : Les histoires d’amour entre amis ça peut marcher j’en suis la preuve vivante! après faut qu’il y est une attirance mutuelle
dévoilée, en gros arrêter de fuir à chaque phrase non équivoque mais jouer le jeu. C’est un risque à prendre, de tout manière je suis de plus en plus convaincue qu’on a rien sans risque et sans investissement quel qu’il soit. Mais le jeu en vaut vraiment la peine! Après faut essayer d’éviter de se la jouer quand Harry rencontre Sally parce que bon, c’est long!

Tatiana : Moi je réponds Lucas. Je ne suis pas convaincue par le rien à perdre. Parce que s’il se lance et qu’il se prends une des phrases maudites dans la figure, je ne suis pas certaine que leur amitié reste intacte. Faut pas rêver le « comme si rien ne s’était passé » ça marche qu’en théorie. Donc moi je serais d’avis de bien réfléchir avant d’agir. Cela étant, je ne sais pas depuis combien de temps il a ces pensées vis-à-vis d’elle,mais de toute façon il ne la considère plus comme une amie apparemment. Donc est-ce si grave s’il perd son amitié en étant honnête avec elle ?

On fait le bilan

Par Bobby

Note à moi même : « par Bobby » > merde, pourquoi j’ai choisi ce pseudo ridicule ?

Bon, tu vois, cher lecteur, il y a des gens qui aiment vivre le présent comme il vient, profiter de l’instant, savourer chaque seconde et les « maintenant ». Je n’en fais pas partie. Je suis plutôt de ceux qui vivent en retrospectif, qui n’aiment pas (ou ne savent pas) ne pas penser à la suite, ou à ce qui a eu lieu avant. Je suis de ceux qui aiment, entre autre, faire des bilans sur leur vie. Les bilans, c’est super pratique. On peut faire des bilans sur les dernières années qu’on a vécu, ou bien sur des périodes beaucoup plus courtes. En fait, ça dépend des besoins. Par exemple, là, je suis en mode bilan sur ces dernières semaines, notamment sur ma vie sentimentale.

Ca pourrait se présenter de la façon suivante :

– relation éclair et rupture difficile avec Louka (cause : Louka est un connard, et en plus il joue de l’accordéon et fait du patinage artistique)

– échec de mes trois assauts sur des mecs de ma promo à la fac (cause : hétérosexualité des proies visées)

– soirée hautement foireuse (cause : me suis fait draguer par des jumeaux bourrés qui pensaient que j’étais assez démoli pour ne pas réaliser qu’ils venaient me
voir à tour de rôle, en me faisant croire qu’ils étaient une seule personne)

– avortement d’une éventuelle relation avec William (cause : William est super sympa mais moche)

Ouais, bon, ok, cet article est plus un prétexte pour te raconter ma vie, cher lecteur, qu’une véritable réflexion empreinte de pertinence et de lucidité sur mon rapport à la temporalité, et les racines psychologiques du besoin de bilans qu’ont certains individus. Il se trouve que je viens de raccrocher au téléphone avec un ex, que je pète un cable en contemplant le champ de bataille qu’est mon coeur, que je doute quant à ce que je vais faire plus tard…

Ceci dit, les bilans, ça marche aussi sur d’autres choses que la vie amoureuse. Par exemple, si je fais le bilan de ces derniers jours (tournage intensif avec une bonne équipe d’acteurs et de techniciens, du bon matos, une organisation pointilleuse), je pourrais me dire que :

– je ne suis peut être pas fait pour être réalisateur (on m’appelle MONSIEUR je-doute-tout-le-temps)

– les hétéros sont vraiment cons

– je devrais peut-être aller dormir au lieu d’écrire cet article (5 nuits qu’on dort à 5 dans mon appart pour une personne)

Du coup, je ferais une extension de ce bilan partiel en l’associant à un bilan général (et biaisé) de toute ma vie, qui viserait à auto-tester ma détermination à survivre dans le milieu du cinéma : suis-je apte à gérer une équipe, ai-je une réelle autorité sur les autres, est-ce que mon film va être réussi (ce qui se traduit dans ces moments là par : suis-je bon à quelque chose ?) ? Je viens de raccrocher avec un ex qui m’appelle pour me dire qu’il n’aime pas le titre de mon film, qu’il trouve ça moche et inutilement dérangeant. OK, génial. Durée de la discussion : 55 minutes. A partir d’un simple reproche, on en vient à s’engueuler sur nous, on fait le bilan sur notre relation passée et présente et future. C’est fou, parfois c’est juste un rien qui va mal, et on verse un bon coup d’huile dessus, et rien ne va plus.

Pourtant ce tournage s’est plutôt bien passé. Pourtant les gens ont tous dit qu’ils voulaient qu’on rebosse ensemble. Pourtant il me plait ce titre de film. Pourtant il est attachant, cet ex. Pourtant j’ai fait la fête hier soir, et même si Léa s’est envoyée un des acteurs dans ma cuisine et ma salle de bain, pendant qu’on était dans un état proche du coma, c’était franchement cool de se lâcher, de tout oublier, d’exploser ma chasse d’eau et de n’en avoir rien à foutre, de faire du bruit à en déchirer les tympans de la voisine du dessous, etc. Pourtant je me fous d’être célibataire parce que je suis super bien comme ça.

C’est une autre façon de voir les choses, et mine de rien, en quelques lignes, si on cherche ce qu’il y a de positif dans sa vie, on peut réussir à se remonter le
moral à soi-même. Parfois, ça peut faire davantage de bien qu’un bilan peu objectif, dans lequel on se lance avec, déjà en tête, le but inavoué de se faire du mal.

PS : ceci dit, message adressé à So Long et Nina, avec qui j’ai passé récemment une soirée -qu’il faudrait détailler dans un article entier- pour la remise de prix des Vlogs (blogs vidéos), si vous recroisez le beau serveur gay (ou du moins présumé gay), kidnappez-le, séquestrez-le, et prévenez moi….


En ce 1er mai

Bon, j’avais commencé un article et comme j’ai pas réussi à le tourner comme je voulais, ben, je vais pas le publier aujourd’hui, je vais essayer de le récupérer pour
le 8 mai.

Là, je vais pas tarder à sortir donc pas de vrai article aujourd’hui, juste un brin de muguet.

Puis, c’est ferié, sortez pour ceux qui ont du beau temps ou bouquinez, allez voir un film pour les autres…

Je trouve qu’on devrait avoir un jour ferié par mois.

Où trouver l’homme : explication de texte

Petite pause dans mes aventures imaginaires de la recherche de l’homme car apparemment, certains n’ont toujours pas compris le principe. Avant de poursuivre, quelques définitions du petit Larousse illustré :

Fiction : n.f. Création, invention de choses imaginaires, irréelles ; œuvres ainsi créées

Humour : n.m. Forme d’esprit qui cherche à mettre en valeur avec drôlerie le caractère ridicule, insolite ou absurde de certains aspects de la réalité, qui dissimule sous un air sérieux une raillerie caustique.

Après quelques mois de cette saga, alors que je précise toutes les semaines que ceci n’est qu’une fiction, certains trouvent logiques de régler leurs comptes avec la gent féminine par le biais de ces textes là et j’avoue que ça me fatigue mais à un point… Que vous ayez des problèmes relationnels avec des femmes, soit, mais quel est le rapport avec moi ? Comment osez-vous sérieusement me juger, me balancer à la figure que je suis frustrée et aigrie à partir d’un épisode imaginaire ? Je sais que la logique humaine n’est pas la même pour tout le monde mais tout de même, je me demande ce que je dois faire désormais pour que le disclaimer soit suffisamment clair.

Alors pour info, j’aime les hommes, je n’ai même rien contre eux, actuellement. Il m’arrive même de les défendre. Et j’ai même une vie sexuelle très satisfaisante donc, non, je ne suis ni aigrie ni frustrée ni mal baisée. Peut-être ai-je tendance à surestimer l’intelligence de l’internaute moyen qui n’arrive pas à lire tous les mots avant de s’énerver, sans doute en proie à une grande haine contre les femmes car récemment, il leur est arrivé une déconvenue avec l’une d’elles. Mais en quoi suis-je fautive ? C’est quand même dramatique de me
prendre des volées d’insultes régulièrement pour un texte qui ne se veut qu’humoristique et qui me fait quand même passer pour une loseuse les trois quarts du temps. Pour une fille qui pète plus haut que son cul, soit disant, je trouve quand même que je me la joue pas très glorieuse.

Alors concernant l’épisode de la semaine dernière qui a beaucoup échauffé les esprits sans que je comprenne même pourquoi, je vais expliquer le but du truc, histoire que même ceux qui ont du mal avec la notion d’humour et de second degré puissent comprendre (si tant est que ce soit possible) : cette série d’article est une saga, il y a moult épisodes et j’en ai encore pas mal en stock (désolée pour ceux qui se sentent visés dès que j’utilise un personnage masculin). Or, tant que la saga n’est pas terminée, je peux pas trouver un homme car je suis un peu monogame de naissance et si je trouve un homme, je vais pas en chercher un autre. Donc il était impossible
que la balade romantique se passe bien. Je sais, l’immense majorité d’entre vous avait compris car nous sommes ici entre gens de bonne compagnie pour la plupart.

Et puis soyons claires : je sais pas vous mais moi, il n’y a pas que le physique qui compte, c’est une question d’alchimie. Si je m’ennuie au bout d’une heure avec un mec, je ne passerai pas ma vie avec et non, je ne ferai pas l’effort parce que je ne pense pas que ces messieurs qui me reprochent de pas avoir de pitié (oui, j’appelle ça de la pitié) pour un mec avec qui ça ne passe pas se taperait n’importe quelle fille par charité chrétienne. Maintenant, mon gars, si tu t’es pris un râteau avec une fille qui n’a pas compris que tu étais du style taiseux, va t’expliquer avec elle et fous moi la paix. Parce qu’il est illusoire de penser que n’importe quel homme convient à n’importe quelle femme, nous avons chacun nos critères. Et j’ai beau être sympa comme fille, je ne passerai pas ma vie avec un mec qui m’ennuie.

Bref, je sais que ce genre d’article fait chier tout le monde mais là, j’en ai un peu assez des abrutis incapables de lire entre les lignes et de prendre ces articles pour ce qu’ils sont : une fiction gentillette qui n’a pour seul but que de faire rire. Et là, franchement, ça me gâche mon plaisir. Me faire traiter de pouffiasse mal baisée par un mec qui n’a rien compris à l’affaire (enfin, vu qu’il ne sait pas écrire en français, j’ai pas bien compris son commentaire), désolée, ça ne me fait pas super marrer. Bien que les insultes soit l’arme des faibles, j’en conviens. On a le droit de trouver que l’épisode est raté et même de me le dire, je suis même preneuse de tout conseil, suggestion et critique. Mais me faire un procès pour un fait qui n’a jamais eu lieu, là, c’est vraiment ridicule.

Au passage, si tu veux m’insulter, aies au moins les couilles de mettre une adresse mail valide, c’est un peu trop facile de se planquer derrière un écran pour jouer les justiciers. Oui, je sais, là, ça devient beaucoup moins drôle. Mais sache que les comms des personnes non clairement identifiées visant à m’agresser sont systématiquement effacés. Tu n’as pas la politesse de te présenter, je n’ai pas celle de te laisser parler.

Oui, mais c’est sa raison d’être

Par Lucas

Bon alors, tout d’abord, je tiens à m’excuser auprès de toi lectrice, lecteur. J’étais en cours pour valider mon cursus et ensuite je n’avais pas de sujet intéressant à te proposer  alors j’ai préféré fermer ma gueule. Certes, j’avais bien pondu un article sur cette cochonnerie hypocrite des publicitaires qui nous prennent pour des abrutis, « le publi-redac », mais je me suis dit que ça n’avait pas sa place sur les pages des Twentiz. Pages dédiées à ce qui fait notre génération ; souvenirs, présent, avenir… Pas de complaisance !

Aujourd’hui, je voudrais évoquer ce moment feurmideuble qu’est la diplomation. Je sais je n’ai aucune imagination et je me centre sur ma personne mais c’est un passage obligé pour tous les vingtenaires. Pour ma part, il se pourrait bien que j’ai tout validé dans mon école, que je sois libre comme Max et que vous disiez même que vous m’avez vu voleeeeeer…

En théorie, une fois diplômé, on est censé sortir des chaines scolaires pour enfiler les chaines du salariat : en français, trouver un boulot et bosser. Dans ma Bizness Cool, c’est encore mieux : on ne trouve pas un boulot, c’est le boulot qui nous trouve. Une bonne moitié est embauchée avant d’être diplômé et un bon quart dans les 3 mois qui suivent. Reste un quart qui va continuer à
chercher l’eldorado  et dont je vais surement faire partie. Bizarrement, être auditeur chez Deloitte, être Marketeux chez Lindt ça me tente moyen…

Toujours est-il que le diplôme c’est, certes, un nouveau départ mais c’est aussi le moment du bilan. Pour ma part, après ma maitrise de Droit j’ai fait la Conférence Berryer, un concours d’éloquence. Or, ce soir là, après avoir fait mon show je me suis rendu compte que, dans le boulot d’avocat, le coté rhéteur me plaisait plus que le coté juridique. C’est ballot vu qu’en Droit des Zaff  on ne plaide qwasiment jamais.

Je suis donc parti en école de commerce et j’ai l’impression d’en sortir plus vide que je n’y suis rentré. Alors, que faire ??
Ici je marque une pause dans mon « moi-je » un brin reulou pour vous parler de Gaëlle une demoiselle que j’ai rencontrée samedi soir.

Gaelle a fait 3 ans d’architecture avt de partir en école d’infirmière. A mes yeux, une entrée en religion, au service des autres. Un apostolat laïc, un dévouement indéniable. Peut-être cherchait-elle tout bonnement à donner du sens à sa vie et trouver sa raison d’être. Et pour elle, ça passait par le fait d’être présente pour les autres. Les gens bénévoles et bienveillants ont-ils un manque de confiance en eux qui les poussent à chercher dans la reconnaissance d’autrui une raison d’aller de l’avant ? Non, pardon,  je pars ds un
délire Luquien…

Je crois qu’en la matière diverses logiques simplistes s’affrontent.
La vie est trop courte pour s’arrêter sur les pbs des autres ?
Oui mais justement, on peut être heureux, trouver son bonheur dans l’aide apportée aux autres.
En fait, ce sont des siècles de religion chrétienne et un hédonisme égoïste qui  s’affrontent ici. Je crois surtout qu’il faut trouver un truc où on peut s’engager à 100% et y croire jusqu’au bout. Ah on me souffle dans l’oreillette que je viens plus ou moins de vous définir l’espoir…

L’espoir… Des jours heureux… Certes, mais le bonheur, quand tu as été élevé ds une famille qui ne manquait de rien, il passe par l’envie de maintenir un certain confort matériel : en français, par la thune (pourquoi ya un h à thune ?). Or les boulots pour y arriver passent par un abonnement à J’aiPasD’Vie.com pendant quelques années.

Quand tu es appelé à bosser 15h/jour pour faire tes preuves, il faut bien trouver quelque chose qui motive. Mes parents passent leur temps à me seriner l’exemple des enfants de leurs amis qui ont fait Etchici, X, etc. Mon père m’a encore vanté les mérites de la fille d’un de ses amis qui, après Dauphine, a été embauchée par une PME dynamique : deux ans plus tard, elle a un taff où elle est responsabilisée à 100% (mon rêve) et où elle est payée… 100 K€. Ca me parait édifiant et je me demande ce qu’elle peut apporter à la boite pour justifier un tel salaire. Dans mon école, on commence à 34K€ et 3 ans plus tard on est à 45-50 en bossant 15 heures par jour. Ya comme un gouffre. Pourtant 45-50 c’est déjà énorme comparé à un Smicard…

Bien sûr vous allez me dire que l’argent ne fait pas le bonheur. Wabon ?  L’argent ne fait pas le bonheur ? Peut-être, mais il y contribue graaaaave ! De là conclure que travailler plus pour gagner plus a été pondu par un épicurien c’est aller un peu vite en besogne. Le sarkozysme n’est pas un hédonisme…

Pour autant, ça ne fait pas avancer mon schmilblick tout ça. Dans un monde de bisounours, je prendrais le RER le matin à bord d’un wagon rigolard où tout le monde se sourirait en chantant « aye ho, aye ho, on va tous au boulot« . Puis j’arriverais dans ma boite pour y passer une journée trépidante avant de partir vers 22H00 poussé par la fatigue et par le balai de la femme de ménage nocturne…  Allez je vous laisse sur une pub qui me fait rigoler…

Showroom sans dessus dessous

Par Tatiana

L'enfer de la mode

Le 16 mai

J’arrive et c’est grave le bordel. Travaux de peinture dans le showroom oblige : ça sent à fond les produits chimiques. Pour faire les shoppings c’est pas facile. Pour en rajouter une couche on veut toutes les mêmes fringues. A part ça c’est une journée calme.

Le 29 mai

Oui je sais, je n’ai pas écrit depuis longtemps, mais j’ai une excuse. Je suis en train de rédiger mon mémoire de fin de DUT. Mais pour être sûr de ne rien oublier des événements j’avais tout noté.

Tout d’abord l’engueulade avec Valeria. C’était le vendredi juste après la présentation des collections. Je devais faire un shopping et Valeria était assise devant un ordi mais elle ne s’en servait pas. Elle regardait les magazines pour voir si on avait eu des parutions. Je lui demande gentiment si je peux me servir de l’ordinateur (accessoirement j’en ai besoin pour faire le travail qu’on me demande), et elle me dit qu’elle ne veut pas bouger. Ok c’est pas grave. Je lui dis qu’elle peut rester là et que ça ne me dérange pas. Je me mettrais dans
un coin pour me servir de l’ordi. Là, elle prend ses affaires et commence à s’énerver alors que personne ne l’avait agressée. Béa essaie de la calmer mais rien à faire. Elle s’en va au fond et puis revient pour prendre quelques affaires. Et là on passe dans un espèce d’univers parallèle : tout le monde se met à crier. Et je sais pas trop pourquoi mais j’ai explosé. Je me suis mise à crier moi aussi et à pleurer d’énervement. La vraie crise de nerfs : elles m’ont poussé à bout. Résultat : me voilà en train de pleurer dans les toilettes. Ca craint sur son lieu de travail une telle réaction. J’ai super honte et en même temps je suis super sur les nerfs. Mais ce n’est pas fini. Clarissa arrive et me trouve. C’est encore plus la honte. Elle me calme (mince alors elle est douée pour ça !). La journée reprend son cours.

Maintenant il faut que je vous parle de Big Boss qui saoule tout le monde. Il nous rend dingue et plombe l’ambiance dès qu’il est dans les parages. C’est quelqu’un de tout le temps très agité qui quand il te parle ne finit pas ses phrases. Bref, il est très fatigant. Le pire c’est quand il est de mauvaise humeur. Là on a toutes des envies de meurtre bien prononcées. Il y a deux trucs qu’il aime bien faire et qui sont horribles. Le 1er c’est sa petite phrase qu’il aime bien dire « On reste plus tard ce soir ? ». Monsieur arrivant à 13heures c’est sûr qu’il a pas la même notion du temps et de tard que nous qui sommes déjà là depuis 3 heures quand il arrive. Du coup à 19h plus personne n’ose partir. Le 2e truc c’est quand il perd quelque chose. Ca le met dans un état pas possible et il faut que tout monde cherche l’objet perdu. C’est pas comme si on avait que ça à faire. Et puis tant qu’il a pas retrouvé ce qu’il cherche il nous stresse. Un jour il m’a fait un vieux plan : il ne retrouvait plus une feuille de shopping que j’avais fait. Comme d’habitude il était sur les nerfs et me faisait stresser car si j’avais perdu la feuille j’en aurais pris pour mon grade. En fait, ce con, c’est lui qu’il l’avait. J’ai cru que j’allais le tuer sur place.

Et puis c’est aussi la fin d’une période sympa car les books reviennent. Je croyais m’en être débarrassé mais non.

Je continue toujours d’écouter les filles parler. Cette semaine le sujet important c’était la relation de Big Boss et son mec. Big Boss possède un caractère super fort et écrase tous ses mecs. Les pauvres finissent systématiquement en dépression à la fin de la relation. Du coup les filles sont inquiètes pour son mec actuel car il est du genre hyper faible. C’est comme si Big Boss aurait un peu une sorte d’aura qui se nourrirait des personnalités des gens.

Le 31 mai

Je me suis fait grillée en train d’écouter une conversation des filles.

Le 03 juin

Aujourd’hui arrive une nouvelle stagiaire (cool une copine !). Elle a l’air sympa c’est un bon point. Comme il n’y avait rien à faire je l’ai recruté pour les books. Après tout il n’y a pas de raison pour que je me coltine tout toute seule. Et à un moment j’ai halluciné : Big Boss lui a montré des choses alors que moi jamais il ne s’est occupé de moi. La discrimination ! J’ai franchement failli lui demander s’il se foutait de ma gueule. Pendant toute la journée il l’a appelé pour lui montrer les shoppings… J’étais écoeurée.

(la semaine prochaine c’est la suite et fin de mon expérience palpitante)