2005 sera longue ou ne sera pas

Par Océane

Pour Gauthier

Dans notre joyeux petit groupe d’amis, nous avons certaines coutumes. Ainsi, à chaque changement d’année, nous observons la soirée et énonçons certaines phrases qui donnent les grandes lignes de l’année à venir…
Ainsi, en 2004, nous avions prédit : «2004 sera vulgaire ou ne sera pas » et « Tango et tchatcha ou slow et macaréna » Je vous épargne le résumé de cette année mais elle fut effectivement vulgaire  et affreusement tango, tchatcha, slow et macaréna…
En 2005, les grands thèmes furent :
« Rail et sirtaki ou Barry White et mal de tête »
Ma foi, on n’est pas passés loin.
Quant à la phrase résumé, celle qui vous poursuit toute l’année, celle que j’ai eu le malheur de prononcer suite à un road-movie nocturne à 4km de Auch, celle qui me vaut l’interdiction formelle de recommencer à jouer les prophètes pour l’année 2006.
Celle qui fut déespérement criante de vérité…
Celle que l’on subit chaque seconde depuis.
Cette mythique phrase était donc :
« Je sens que ça va être long 2005 » (à prononcer avec un ton d’une lassitude extrême)
Nom de dieu, que c’est long…
Les six premiers mois furent pour nous une sorte de végétation régressive dénuée de toute vie (tant sociale que sexuelle)
Nous nous consacrâmes à nos études avec plus ou moins de résultats à la clé.
Puis arrivé le mois de juin, telles de vielles couleuvres sorties de leur hibernation, nous nous sommes réveillés…
Nous avons donc rattrapé les six premiers mois…
Bon quand on condense six mois en quatre, forcement ça laisse des séquelles :
-taux d’alcoolémie en permanence au dessus des 2,5 grammes
-chute vertigineuse du nombre d’amis
-impossibilité totale de construire quoique ce soit de stable (ok c’était valable avant, mais là c’est accentué, si si, encore plus que d’habitude)
Puis le premier octobre, Gautier nous a lâchement abandonnés pour monter vers la capitale.
Nous avons persévéré avec mister mirabelle et avons enfin trouvé notre rythme de croisière. Nous nous sommes alors lancés dans une frénésie de public relation and sexual relation. Ce qui nous vaut à présent d’être connus, reconnus et conviés à tous les événements butifull people de notre belle ville.
Malheureusement pour nous, 2005 n’est toujours pas finie…
Il reste encore 18 jours à tirer. Et quand une seconde standard en vaut trois dans notre galaxie, inutile de préciser que ça va être long…
Tout ce pavé pour ne pas oublier la colocation ratée, ton master, ta migration, le minibus de Millau et nos dépressions cycliques, nos amants, nos non-amis, nos périodes 150 boîtes et 3 million d’ambiances, nos accidents de voiture, nos toxicos et leurs cendriers, nos verres magiques, nos DJ et barmen…
Tout ce pavé pour te souvenir que tous ces événements surréalistes font partie intégrante de la même année.
Tout ce pavé pour te présenter toute mes confuses car je suis une amie pitoyable qui ne mérite pas tes reins.
Tout ce pavé pour éviter te t’affronter au téléphone et t’écrire que pour ton retour, je serais vestiaire dans une boîte de bodega espagnole…

Le dico de la drague

Par Aurélie

Il existe plusieurs moyens pour arriver à vos fins messieurs, enfin presque. Voici un recueil d’exemples de tentatives ratées d’après des évènements ou faits réels (eh oui mesdemoiselles ça existe vraiment, eh oui messieurs prenez notes de ce qu’il ne faut pas faire).

Un ouvrage conseillé pour les losers et les nanas qui veulent s’en débarrasser. On ne vous donnera pas la clef de la drague parfaite (sinon, ça se saurait) mais des éléments pour être un parfait loser.

Voici quelques extraits :
 
Le coup de l’amitié :
 

Technique : Prendre un accent étranger (anglais ou italien), il paraît que ça donne un air sexy, et cela justifiera le fait que vous ne compreniez pas certains mots. Cette technique vous permettra d’être lourd et insistant à outrance et d’ignorer ses refus. Dites-lui « just friends» pour avoir l’air (faussement) branché et demandez-lui toutes les minutes son numéro de téléphone. Précisez à chaque fois que c’est pour la connaître en toute amitié. Si elle dit qu’elle a un copain, sortez la carte « just friends »  en précisant toutefois que vous n’êtes pas jaloux.

Avantages :À force d’être lourd, il se peut que la fille cède pour avoir 2min de paix.

Inconvénients : La fille peut vous donner un faux numéro pour avoir 2min de paix.

Le pipo enchanté :
 

Technique : Pour avoir le plus de chance, il faut augmenter vos probabilités. Pour cela, n’hésitez pas à tester votre discours pipo sur plusieurs filles dans la même soirée. Faites comme si vous la connaissiez (sa ville, ce qu’elle fait…) en ajoutant des « ah oui je connais »  même si ce n’est pas vrai (ça la rassure et vous rapproche en points communs), et des « je suis sûr que…» (cela vous donne un air d’assurance qui va surprendre votre conquête ). Si cela ne marche pas, sortez la carte «  oui ça doit être ça » pour vous mettre en accords. N’oubliez pas de la complimenter et de la flatter pour l’amadouer.

Exemple :

– Je suis sûr que tu viens de Marseille, j’adore cet accent !

–  Bah, non, je viens d’Albi, dans le Tarn.

– Ah oui je connais… y’a un parc d’ attraction là-bas!

– Euh, non y’ a pas de manèges, à part pour carnaval.

– Ah oui ça doit-être ça…tu es la plus jolie fille de la soirée blablabla

Avantages : vous avez une chance sur dix de tomber juste (ou de vous planter), c’est mieux que rien. C’est ça la probabilité !En plus vous ne vous fatiguez pas à faire la conversation, mais vous répétez à chacune vos répliques préparées à l’avance.

Inconvénients :vous faire repérer par une fille qui mettra au jus votre prochaine conquête de la soirée (à savoir sa sœur ou sa copine) pour se venger et rire à vos dépends. Cette dernière pourra donc vous donner toutes les réponses à vos questions d’un seul trait avant même que vous ne les posiez. Cassé !

Le coup de la dernière chance :

Technique : Dans la rue, repérez les filles en position statique (ça évite de courir après). Faites plouf-plouf et lancez -vous vers l’heureuse élue . Proposez-lui de lui offrir un café, comme ça, pour la connaître. Si elle vous demande pourquoi quand même, avouez -lui que vous tentez votre chance comme ça on sait jamais, que vous avez envie de lui offrir un resto, et pourquoi pas l’hôtel si elle est sage.

En cas de refus faites comme si vous cherchiez quelques chose au sol et comme si vous ne l’aviez pas vue. Barrez-vous subitement sans dire au revoir.

Avantage : Vous ne perdez pas votre temps.

Inconvénient : Rapide mais peu efficace.

Voilà…pour découvrir le reste des perles de la drague foireuse achetez « Le dico de la drague foireuse » aux éditions « sur tout ce qui bouge » . 18 €

Un ouvrage réalisé par Aurélie.

Je crois que j’’ai vu un gros minet ou pas !!

Par Océane

La semaine dernière, j’hébergeais Mister Big, notre SDF régional. Mais que s’est il passé ?

 

Lundi : je ne me souviens pas bien

 

Mardi : j’ai accompagné mon futur ex fil rouge à son futur travail, à savoir une boîte échangiste !! Ah ce qu’il ne faut pas supporter pour se faire troncher !!! Et dire que 50 ans de féminisme nous contemple !!!

 

Mercredi : en journée, lessive chez moi avec mon futur ex fil rouge, une amie qui va être serveuse dans une boîte qui va bientôt ouvrir et Mister Big…

 

Jeudi : Harry Potter avec mister big puis je rejoins mister Mirabelle ainsi qu’un ex que nous avons en commun dans un bar gay.

Je les abandonne ensuite pour me rendre dans la boîte la plus nulle de ma ville.

Comme je suis hypermétrope et astigmate je ne vois pas de suite mon ancienne colocataire accompagnée d’une ancienne amie qui vampirisent l’espace vital de DJ Kriss.

Je me cantonne donc à l’autre bout du bar et commence à boire les verres qu’on m’offre (oui ben petit Jésus a été très tendre avec moi, il n’y avait que des gens que je connaissais ce jour là !!!)

Puis arrive un serveur rugbyman avec qui j’avais déjà flirté…

Forcément ce qui devait arriver arriva : nous nous sommes mélangés sur le canapé vert des parents d’un de ces collègues…

Bon je fus très très déçu car non seulement son anatomie était peu flatteuse pour lui mais en plus il ne savait absolument pas s’en servir…

C’est encore plus frustrant les cas comme ça qui sont la parfaite démonstration du vieux dicton : « mieux vaut être seule que mal accompagnée »

 

Vendredi et samedi : au vert et au calme…

 

Heu dimanche je suis sortie avec Mister Mirabelle pour l’inauguration d’un nouveau concept gay night.

Donc forcément, on a bu pas mal puis nous sommes partie en direction de notre point de chute habituel. Puis DJ Kriss est arrivé, m’a profondément énervée avec une réflexion de merde et nous sommes rapidement parti sans lui dire au revoir.

Une semaine après je peux déjà en tirer un petit bilan :

– mon futur ex fil rouge s’est trouvé une pouffiasse autre que moi (en même le mec qui à 25 balais n’a tronché que trois filles, j’suis pas sûre moi)

– il va falloir que je présente des excuses à DJ Kriss mais j’ai peur d’être un tantinet violente, verbalement bien sur !

– les rugbymans sont très décevant !!!
– j’ai peut-être trouvé du travail

– au mieux pour le moment, on est quatre pour le jour de l’an !!!

– je ne vous écrirais pas d’article sur le fait que j’adore la sodomie car tout est dans le titre…

– par contre je vous en promets deux (les fameux 50 ans de féminisme qui nous contemple et les théories à 2 balles de Gautier et Mister Big)

Gauthier, 24 ans, profession, fieffée salope ;)

Par Gauthier
 
Alors pour expliquer un peu je vais vous retranscrire une conversation qui me fit réfléchir quelque peu. Dans la semaine, votre cher Gauthier appelle Océane qui se trouve avec Mister Big :
 » Tu as baisé aujourd’hui ?
– Non …
– Moi oui !!!!
– De toute façon je ne passe pas ma vie à baiser… Pffff
– Ah ouais ? Et dimanche, tu t’en n’aies pas fait trois en 6h ? Allez combien de mecs tu as baisé dans ta vie ?
– Mais j’en sais rien…
– Mais essaye…
– Je peux dire une moyenne de 50 différents par ans.
– C’est tout ?
– Là moi j’aurais plutôt dit une centaine par ans !
– Mais non regardez depuis que je suis sur Paris (1e octobre) j’en suis à … (2 min plus tard) … 10 ! Sur 8 semaines ça fait presque un par semaine, c’est ma moyenne ! ça compense les périodes où je baise pas !
– Et quand est ce que tu baise pas ?
– Ben regarde, en septembre … (3 min plus tard) … ok c’est un mauvais exemple j’en ai eu 5 !
– C’est bien ce qu’on disait…
– Ok … (sentiment de solitude intense) … je suis une salope !
 
Donc pour mémoire j’ai une vie sexuelle active depuis 2000 (j’ai commencé avant, mais avant c’était… avant… bref), ça fait donc 5 ans. Et selon mes calculs et mes stats perso (50/ans) ça me fait donc : 250 mecs !!!! PUTAIN 250 ! Et encore, je suis sûr après cette conversation qu’on peut revoir le chiffre à la hausse. Par exemple 2004 fut soft (mes études me prenaient beaucoup de temps, et j’ai vécu quelques mois chez mes parents), mais ça compense 2003. Sainte année de tous les excès… Sexe drogues, alcool et rock’n’roll ! Là c’est sûr j’ai battu tous les records, et Océane m’a rappelé que ça m’amusait beaucoup de l’obliger à m’aider à me souvenir des prénoms de tous… Suis sadique par moment ! Quand je relis mon journal, je découvre des choses « tiens, j’ai baisé avec lui ! Ouha mais je m’en souvenais pas, c’est de la super bombe en plus ce mec… ».
 
Donc je suis une salope. Bon ben nous voilà bien avancé… Qu’est ce que je vais faire moi maintenant ? ça me fait doucement rire quand je vois dans un article que la moyenne nationale est de 14 partenaires pour un homme et 3 pour une femme dans toute une vie ! La différence vient du fait que les hommes non contents de gonfler le chiffre ne comptent pas de la même façon que les femmes qui en général ne mentionnent que les hommes qui ont réellement compté pour elles. J‘entends d’ici les mauvaises langues qui disent que je fausse les statistiques, JE NE SUIS PAS LA CAUSE DE TOUS LES MAUX DE CETTE PAUVRE PLANÈTE !
 
Je me souviens quand je suis arrivé dans le milieu. J’étais tout jeune (19 ans à peine) et je pratiquais déjà le plan cul. Mais pour une autre raison, je pensais être bi (muarf muarf muarf j’en ris encore, bref), et je ne me voyais pas rester avec un mec. Je pensais que ça me passerait, ou que je passerais ma vie avec une femme et que de temps en temps je lui mettrais une ou deux cornes avec un mec de passage. À cette époque donc on me présente un jeune homme (d’un an mon aîné) et il me dit « putain je viens de perdre un pari, je devais me faire 150 mecs cette année et mes amis me payaient une bouteille de champ’, mais j’en suis qu’à 116, j’aurais jamais le temps, il faudrait que j’en baise 34 en 4 jours ! ». Putain, 150 ? Mais comment est ce possible ? Et il n’en a eu QUE 116 ? Mais, mais, mais, mais c’est quoi ce mec ???? Je me souviens que ça m’avait choqué à mort, je ne comprenais pas, surtout pour une bouteille en boite, donc pour 400F de l’époque. J’ai bien changé…
 
Donc 250, ça en fait des litres de sueur et de spermes… Et de tant d’hommes différents. Qu’est ce qui me pousse à en avoir autant ? Ben déjà j’aime le sexe, et je ne pense pas être le seul, hein les copains ? Ensuite, ça me permet de compenser pas mal de chose. Je baise à outrance quand je me sens pas bien, pas sûr de moi. Quand je me sens accompli, je n’ai pas besoin de troncher du puceau. Non ! Par contre une semaine comme celle-là, où Marc vient m’annoncer qu’il m’aime encore, mais qu’il ne sait pas vraiment ni comment, ni pourquoi, où je m’ennuie à la fac, où je m’ennuie tout seul chez moi le soir. Ben ça me pousse à multiplier les rencontres. Et j’ai fait fort : 4 en 5 jours, ça calme. Et pas du thon en plus. Et j’ai fait dans le mélange des genres : du 19 ans maqué de l’est de la France, du couple juif, et du beur jeunot bombasse. Toi aussi baise à l’international, ça va t’ouvrir l’horizon !!!!! Bref, mélange de forme, mélange de couleur, 2005 sera (est ?) interculturel !
 
De toute façon même quand je suis en couple je n’arrive pas à être fidèle, il faut toujours que je couche avec tout ce qui bouge. Pas pour tromper, non je reste fidèle. Comme dit Mister Big « c’est pas parce que j’y met ma queue que j’y met mes sentiments ». Je préfère coucher avec un mec que de penser à lui pendant 2 semaines. Oui une fois que je l’ai eu je m’en fous, et je retourne dans les bras de mon homme. Une seule fois j’ai trompé un homme, enfin de mon point de vue, j’ai mangé avec Marc alors que j’étais en couple avec un garçon que j’aimais beaucoup, et là j’ai vraiment eu l’impression de lui foutre les cornes. Pendant tout le repas, et toute la semaine qui s’en ait suivie, je ne pensais qu’à Marc, je l’aime encore et c’est là que je trompe mon homme. Pas en me faisant sucer dans un coin sombre par une poufiasse dont j’ai oublié le prénom. Chacun son point de vue. Mais ce qui est sûr ce que mon mec s’il me fait ça, je le tue ! Faut pas pousser…
 
Revenons à nos moutons, 250 !!!! Imaginons, ils m’auraient tous filé 1000€ (et je vaux bien plus que ça !), ça ferait 250 000 € !!! Putain, demain je me prostitue !!!!! Même avec des tarifs de groupe et de réductions pour les étudiants je rentrerais facilement dans mes finances !!!! Quoi je délire ? Meuh nan… Enfin le bilan n’est pas tout rose. Je me demande si un jour je serais capable de me caser, arf et encore pour quoi faire ? Me prendre le chou avec un abruti qui finira par porter des couches à force de se faire sodomiser ? Bof je suis pas sûr que la perspective m’enchante plus que ça… Mais continuer à coucher avec tout ce qui bouge et faisant attention de conserver une certaine distance, ce n’est pas non plus la plus belle façon de vieillir. Et puis ça va un temps, mais mon sex appeal finira par subir le poids des ans.
 
Ah lalalala que de réflexion philosophique à l’orée d’un week-end qui s’annonce long et sans sexe. Mais qu’est ce que je raconte ? Je vais être en retard, j’ai un roumain-espagnol à voir ce soir ! Et c’est reparti !!!!!! Enjoy 😉
 
Ps : petit rajout de dernière minute : je me sens bien seul sur le coup. Avoir autant baisé dans ma vie… J’ai l’impression que ce n’est pas la norme. Donc je demande à tout ceux qui le souhaite de mettre en com’ le nombre de partenaires sexuels que vous avez eu dans votre vie. Merci d’avance. Celui qui me bat gagne quelque chose, à négocier…

Un relou de première catégorie

Par Manue

« Je pars avec une bande de copains pas vraiment proches, dans une baraque de ouf, près d’Hendaye. Je suis une des seules filles et très vite, je repère un petit gars, bien sympathique, Nicolas. Comme le courant passe bien, je me dis, passe à l’attaque cocotte, c’est le bon plan de l’été ! C’était sans compter sur le Jean-Claude Dusse de la bande alias Gaspard, un pauvre type en plein paradoxe : il se présente comme un loser mais refuse qu’on le perçoive comme tel. Pour te faire une description rapide, il n’est pas canon de chez pas canon et oscille entre un manque de confiance en soi pathologique et une suffisance hors pair. Comme il travaille pour un magazine connu, il se la pète méchamment et il est persuadé que c’est sa meilleure arme pour faire tomber les culottes ! (il est vrai que cela suffit à beaucoup de nanas). Ceci dit, il n’est pas idiot du tout, et étonnement il se serre pas mal de meufs en utilisant des techniques pas toujours très classes.

Visiblement J.C. m’a repérée et il commence « soft » : guili-guili sur la chaise longue, lutte provoquée dans la piscine. Je déteste ces situations car ce n’est pas assez explicite pour dire « bas les pattes » mais ça l’est trop pour ne pas me mettre mal à l’aise.

Je l’évite et tâche de lui faire comprendre en douceur que c’est mort. Arrive un soir ou Binta, un fille de la bande très cash et qui avait repéré le petit manège, lui demande devant la troupe au complet : « Alors, elle te plait Manue ? ». Il répond, l’air au bout du rouleau « ouais, mais je sais que c’est pas possible… ». Binta ne lâche pas l’affaire et me coince avec ses « fat questions » : « et toi, Gaspard, il ne t’intéresse pas ? »

J’ai failli perdre le face mais je me suis raccrochée aux branches en disant (ce qui était vrai par ailleurs) que je flirtais avec mon ex réapparu soudainement dans ma vie (NB : ici une illustration parfaite de la théorie du retour de l’ex) et que je me sentais assez amoureuse. Ca m’a un peu vénère car du coup, je me grillais face à Nicolas, ma target initiale.

Là, je me dis, les choses sont claires, je vais pouvoir respirer. Pourtant J.C. continue de me faire des allusions cheums, de m’effleurer, de me demander des massages. On revient de la plage après une nuit blanche ; les uns et les autres vont progressivement se coucher mais il faut que quelqu’un reste éveillé pour accueillir un technicien EDF. Je me propose avec Simon. Gaspard tombe de fatigue mais refuse d’aller se coucher et il continue de me titiller. Finalement ses potes insistent pour qu’il file mais je sens qu’un sale truc se trame. Alors que je suis dans la cuisine, Simon me dit (je dormais avec lui pendant le séjour) : « tu veux que je lui laisse la place ? » J’ai cru halluciner. En discutant avec lui, j’ai réalisé que J.C. avait monté un bateau à ses potes, du style : « Manue est folle de mon corps mais elle n’ose pas l’avouer, ce soir Simon, tu me laisses ton lit, elle n’attends que ça ! ».

Pourtant, Simon, petite frappe, me dit : « surtout balance pas que je te l’ai dit… » Ce gros dégonflé a préféré croire son pote plutôt que de me demander mon avis. Heureusement, pas de péril en vue car je me suis couchée tranquillement avec Simon pendant que Gaspard ruminait et constatait l’échec de son plan de porcasse.

Je me lève la première et je tombe nez à nez avec J.C., passablement zaraf. Pourtant, on discute posément de choses et d’autres et pour échapper à sa présence je me dirige vers la douche. A peine dans la salle de bain, je l’entends qui essaie de rentrer et il gratte à la porte comme un toutou dépité. Franchement, ça m’a glacée. Je l’ai trouvé pathétique mais j’ai trouvé également pathétique la façon dont ses potes l’ont couvert et ne lui ont pas mis un panneau stop, style là tu abuses, tu devrais t’arrêter.

Après cet ultime épisode, il a fait la gueule tout la journée. Je suis partie le lendemain avec quelques autres. Lorsque je l’ai revu, il a fait encore un vieille allusion : « Comme tu ne voulais pas de moi, je suis devenu super irascible (il avait grave la dalle ou quoi ?) et pour passer mes nerfs j’ai vanné Célia, tout le reste du séjour ». Ce salaud lui a balancé des horreurs du genre « une question comme ça, mais, est-ce que tu te considères comme le plan cul d’Aurélien ? ». »

Oups!

Par Océane
 
Bon ben voilà vendredi soir j’étais bloquée chez mes parents, mister Mirabelle est venu me kidnapper. En gros il a fait comprendre à mes géniteurs qu’il fallait absolument qu’on satisfasse nos pulsions sexuelles ! Oui pour mes parents, mister Mirabelle et moi-même formons un couple stable depuis plusieurs années déjà…
Bref je suis libérée pour la soirée tant que je suis là pour le repas du samedi midi…
On commence à boire un peu à son appart avec son coloc puis on part pour le bar du patron qui me tire régulièrement depuis trois mois et qui s’avère être à une demi rue de chez mister mirabelle.
Là bas nous rejoint un ex à moi qui est également un ex à mister mirabelle ( oui on partage beaucoup de choses tout les deux !) et on continue à boire…
Inutile de décrire la tête de mon patron préféré qui en l’espace de quelques heures s’est retrouver sans caisse enregistreuse (un grand moment de solitude pour tout le monde), sans la compagnie de sa femme qui nous trouvait vachement plus drôle que lui et sans sa maîtresse vu que mister mirabelle et moi simulons à merveille le couple hétéro…
Après avoir essuyé une tournée du patron plus que mortelle, nous nous dirigeâmes vers un lieu très in et très gay où les serveurs, incompétents, se prennent pour des balais dans le cul géants…
Bon ben là bas, on a retrouvé des potes, de l’alcool et même ces glaçons de barmen ont été chaleureux…
 
Ensuite ce fut la première séparation vu que les hommes sont partis dans une boîte gay et que la femme, à savoir moi, s’est fait amenée dans sa garçonnière privée (la boîte la plus nulle de toute la région pour ceux qui ne suivent pas). Je répare quelques incidents diplomatiques commis lors de beuveries inénarrables avec mister mirabelle puis je m’installe au bar…
Bon comme d’hab, le verre magique…
Résultat, je repars avec un gars qui est, paraît-il cuisinier.
Il paye la taxi jusqu’à chez moi puis nous montons.
Alors comment vous décrire la suite…
Ben lui tatoué percé quasi-partout ( il m’a rappelé mes ex qui dealaient), bourré à la vodka pomme, moi tatouée percée aux endroits stratégiques et bourrée à la vodka pomme…
A peine rentrés on étaient déjà à moitié nus sur le canapé et 02h00 après on atteignait mon lit…
Quand il a fallu retrouver nos fringues, ce fut le parcours du combattant (limite avec la culotte accrochée au lustre !)
 
Deuxième séparation
Il faut que j’honore de ma présence le repas de la familia donc smack pour les adieux et oups je ne lui ai demandé son numéro de téléphone !!!
 
Bilan ?
Heu ben je sui une fieffée salope qui n’a plus honte depuis très longtemps et j’adore la sodomie…

Une semaine de sexe

Par Gauthier
Si ce titre ne ramène pas plus de lecteur, je me fais moine 😉
 
Donc voilà un article digne de Mister Big, mais à ma sauce quand même. Vous savez à quel point je m’ennuie et à quel point la vie et les sorties toulousaines me manquent. Que faire pour combler ce vide ? Tout simplement combler des anus ! (rho elle est belle celle-là, et oui j’en suis très fier na !)
 
Donc faisons les choses de façon chronologique, nous sommes mercredi, une grève ratp/sncf m’oblige à sécher (rho zut alors, comme c’est dommage !). Revenons un peu en arrière, mercredi dernier je papote toute la journée sur un chat et je tombe sur un rugbyman de 28 ans, blond aux yeux bleus de 85 kg MIAM. Il me propose de passer chez moi après sa journée de travail, j’accepte. Il m’appelle une demi heure avant d’arriver et me demande tout gentiment « euh je sors du travail, ça te dérange si je viens en costume ? », je réfléchis une milliseconde et je répond « mais noooooooooooon ! Dépêche toi !!!! ». Oui moi les mecs en costards ça me fout en feu… De toute façon qu’est ce qui me met pas en feu moi ? lol bref il se pointe donc sur le coup des 20h. On papote, j’apprends que ce mec bosse dans un ministère, il voyage beaucoup, on parle relations internationales, bref il est super intéressant, et en plus il est très beau. Après une heure de bavardage, on rigole du débile de la situation, se rencontrer pour une brouette et papoter de politique extérieure, on décide donc de se sauter dessus. Je le déshabille, et il est foutu comme j’adore : grand, du muscle, mais grassouillet là ou il faut, enfin bref je suis en train de me faire sucer par un magnifique pilier de rugby (breton de surcroît). Après une heure de brouette conventionnelle qui se termine par une magnifique levrette qui me fait quitter la Terre l’espace d’un instant, il se rhabille et rentre chez lui. Je n’ai pas son tel, en fait je ne connaissais même pas son prénom. Donc pendant qu’il remet son pantalon je le lui demande (oui suis poli quand même), et je sors un merveilleux « enchanté », RI-DI-CULE !!!!! Et je lui glisse que s’il veut me rappeler surtout il n’hésite pas… En fait ce garçon serait un parfait petit copain, enfin disons qu’il a toutes les qualités requises pour que j’aie envie qu’il soit mon petit copain. Mais bon il ne semble pas intéressé par ce genre de chose, alors j’espère qu’il me rappellera pour une brouette, ou pour une discussion politique autour d’un verre (suivi d’une levrette).
 
Le dimanche suivant, je papote avec un garçon à 5h du matin, il m’informe qu’il a un piercing au gland (diantre, je rêve d’en voir un en vrai, oui je n’ai encore jamais eu ça dans ma bouche…), il est mignon, gentil… Bref on décide d’aller boire un verre le dimanche soir en bas de chez moi. Il est anglais, avec un accent magnifique (moi l’accent anglais ça me met en feu). Il fait des études de droit (4e année), bref le garçon farpait ! Il repart après une heure de discussion fortement intéressante, parce qu’il a beaucoup de travail. On décide de manger ensemble le lundi. Le lendemain donc, je le retrouve encore une fois en bas de chez moi pour un resto gastronomique (Quick), on papote encore de tout et de rien, son accent rhaaaaaaaaa !!!!! je le ramène chez moi pour un café (oops j’ai pas de café, on s’encule ?) et donc on se saute dessus mutuellement. Et quand je dis qu’on s’est sauté dessus je n’exagère pas, j’en ai pété une latte de mon canapé… Je déchire ses vêtements avec frénésie, enfin je le vois : THE piercing !!!! Maman, Dieu existe ! Et en plus c’est beau ! Avec une main timide, je le prends, et je décide d’y goûter, là je suis beaucoup moins timide !!!! Bon à part pour le côté esthétique ça ne sert pas à grand chose. Sauf que le truc sympa c’est qu’avec mon piercing à la langue ça claque 😉
Une chose quand même sur ce garçon, il est bizarre. Moi je suis doux, câlin, tendre, bref je fais l’amour plus que je ne baise en réalité. Après je pète un plomb suivant l’humeur, mais c’est plutôt rare. Donc lui c’est pas tout à fait pareil. En fait il m’a demandé que je lui pince les tétons, bon soit, j’attrape ses tétons et je pince.
– Plus fort…
– …
– Tire dessus plus fort, pince plus fort, vas y tire dessus, MORDS-MOI !!!!
Et ben c’est la première fois qu’on me dit « mords-moi », et en fait ça me plaît !!! Donc j’ai mordu, tiré, pincé, traumatisé ses tétons, et ce jusqu’à l’orgasme… Bon piercing au gland oblige, il a fallu que j’y goûte jusqu’au bout… et niveau goût, ça change rien lol (suis con des fois moi pour penser que ça pouvait changer quelque chose looooooooool). Bref du sperme ça reste du sperme qu’il soit anglais ou français, qu’il soit aéré par un piercing ou pas… Le jeune homme se sauve pour aller à son cours de fin d’aprèm, et moi j’appelle Océane en commençant juste par :
– J’ai pas encore remis ma culotte, il est toujours dans l’escalier…
– Salope, tu viens de baiser ! Racoooooooooonte !!!!
Ouais c’est beau la transmission de pensée 😉
 
Bref AU SUIVANT (copyright Will and Grace saison 4) !!!!!! Donc hier soir (mardi), après une journée sans cours, je me colle sur le net. Je devais revoir mon anglais, mais manifestement il m’a oublié, qu’à cela ne tienne, je cherche un remplaçant. Ben oui c’est comme dans les équipes de rugby, il y en a toujours sur la touche pour remplacer au cas où. Donc je vais faire un tour sur mon banc de touche pour voir ce qui pourrait faire l’affaire (donc je fais le tour de ma liste de contact MSN). Là je commence à en chauffer 3, oui il fait toujours en mettre plusieurs sur le feu en même temps, on ne sais jamais lequel sera à point à temps, et puis certains peuvent vous claquer dans les doigts. Vous passer pour une allumeuse mais c’est pas grave, puisque ceux qui seront frustrés ce soir-là de pas avoir obtenus vos faveurs resteront sur leur faim. Donc on prochain coup, ils seront chaud beaucoup plus vite, et ils penseront « ce garçon est bien, il attend de connaître un mec pour coucher avec », donc ça tombe deux fois plus vite. C’est une technique mise à l’épreuve depuis longtemps, et grâce à elle je peux coucher avec la quasi-totalité des mecs que je chauffe sans qu’ils aient l’impression de prendre un ticket et de faire la queue ! Oui je suis une pute, et alors… Donc après moult hésitations, j’invite un gentil cheminot de 25 ans, blond, yeux bleus, imberbe, musclé, passif à souhait. Il est 2h du mat’, mais c’est pas grave, j’ai faim… On se déshabille tout de suite, on se viole. Bon le truc c’est que le garçon aime qu’on lui donne des ordres (c’est fatigant, j’aime pas parler quand je baise moi !), des trucs du style « suce-moi, lèche-moi les pieds, à 4 pat’ traînée… », moi c’est d’un naturel quand je fais ça, j’vous raconte pas ! Et puis si je vous raconte « Euh … Tu peux me sucer s’il te plaît, si tu as envie, enfin ça me ferait plaisir… » ou encore un merveilleux « coquin va ! » MAIS C’EST NUL TOUT ÇA GAUTHIER, T’ES UN MEC BORDEL, TU PEUX ÊTRE VULGAIRE AU LIT !!!!!! Ben non j’y arrive pas…. Mais bon on continue quand même. Et enfin, à 4h du matin, on termine, ouffff. Mais comme je dois me lever à 7h pour aller en cours, je me dis que je vais avoir du mal. Heureusement pour moi monsieur ratp et Monsieur sncf ont conjointement décidé de ne pas faire circuler de train ce mercredi béni !!!!
 
Voilà donc à quoi ressemble ma vie en ce moment : je visite des anus amis, je multiplie les rencontres, mais toujours avec une cagoule, parce qu’en plus il fait de plus en plus froid. Pensez-y… à la cagoule… ça serait dommage d’attraper la crève les enfants 😉

Gays, Gays, pacsons-nous!

Par Mister Big

 
Ce blog existe pour raconter ce que l’on a sur le cœur, parler de nos petits soucis ou bien encore dire du mal de nos exs, sans oublier, bien sur, ce qui génère 95% des commentaires : le cul. J’ai déjà parlé de sexe, ça en a même fait chauffer le compteur… et rassurez-vous, je suis pas prêt d’arrêter ! Mais aujourd’hui, je me pose plutôt des questions sur ma vie sentimentale…
 
Car oui, j’ai une vie sentimentale ! Mes rapports avec les autres membres du sexe masculin ne se résument pas à raboter les amygdales sans les mains ou à tasser le repas de la veille. Je serais même à classer dans la catégorie « Serial Lover ».
 
L’évolution de l’espèce humaine a engendré l’Homo Sapiens Sapiens,  qui, comme tout espèce répondant aux lois de l’évolution, s’est divisée en l’Homo Sapiens Footballisticus et l’Homo Sapiens Homosexualis. Nombreux sont ceux qui croient que, par un problème évident de reproduction, cette dernière espèce est vouée à stagner et ne jamais évoluer. Mais tout ceci est faux. La preuve en est mon appartenance à une sous-branche de cette famille : l’Homo Sapiens Homosexualis Romanticus. N’y voyez pas une référence à Roméo et Juliette ou quoi que ce soit du genre… Le H.S.H.R. est un spécimen d’homosexualis qui croit en ce que nombre de gens appellent la vie de couple…
 
Personnellement, je suis un fusionnel. Je n’arrive pas à imaginer une histoire à long-terme en restant chacun chez soi. Si je voulais ce genre d’histoire, moi chez moi, toi chez toi, je serais comblé par celle que j’ai avec mon facteur ou ma banquière. Moi, j’ai besoin de rentrer et de trouver chez moi mon homme sweet homme. Au moins, ça motive pour rentrer plus vite !
 
Mais de nos jours, nombreux sont ceux qui veulent le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière, c’est-à-dire avoir un mec, être fous amoureux et que tout se passe pour le mieux du monde, mais rester à vivre comme un célibataire dans son petit chez-soi… Et là, y’a comme un os dans le Bonbel… Suis-je le seul à encore vouloir vivre à deux ? La sous-espèce Homo Sapiens Homosexualis Romanticus se limite-t-elle à une seule erreur génétique, c’est-à-dire moi ? Je ne crois pas. Vous allez trouver ça redondant, mais ce qui me pousse à dire cela, c’est la solitude. Avouez : combien d’entre vous se sentent seuls, en ce moment, devant leur PC, à lire cet article ? Si vous êtes au boulot et que vous lisez cela, c’est bien que vous êtes seuls à ce moment précis. Ou alors faites gaffe : c’est peut-être votre patron qui est avec vous ! Si vous êtes chez vous, le soir, après le boulot ou la fac, vous êtes seuls devant le PC, seuls dans votre petit appartement, ou seuls dans votre chambre avec vos parents à l’étage d’en dessous… Et combien de vous trouvent ces moments pesants ? Combien vont éteindre leurs PC pour aller se coucher à contre-cœur, d’un pas lourd, car ils sont seuls chez eux ?
 
Bien sur, la solitude a du bon, et elle est nécessaire au bon équilibre de la psyché, elle est souvent réparatrice, reposante, propice à le réflexion. Mais quand elle ne l’est pas, elle est le pire ennemi qu’on puisse avoir. Elle est là, dans l’écho des pièces vides, dans le silence quand on se couche, dans le repas mangé seul chez soi devant la télé… Moi, mon réconfort, c’est quand je demande « tu préfères manger quoi ce soir ? », « y’a quoi à la télé ? », ou quand j’entends le souffle de mon copain qui dort à coté de moi, quand je peux sentir sa chaleur à mes cotés… Mais comment avoir tout cela en vivant chacun chez soi ? C’est quasiment impossible… On ne peut découvrir qui l’on est qu’à travers le regard de l’autre, et en l’occurrence, l’autre idéal pour moi est mon copain… quand j’en ai un !
 
Je vous conseillerai d’ailleurs l’ouvrage « Solitude » de Françoise Dolto à ce sujet. L’écriture n’est pas facilement compréhensible à la première lecture, mais ce qu’elle y dit sur la solitude est bourré de vérités.
 
Mais revenons à notre H.S.H.R. Ce brave romanticus a donc pour but dans la vie de se caser… mais du coup, le ferait-il avec n’importe qui ? Je me suis posé la question… et au final, c’est vrai que je ne me suis pas toujours caser avec des mecs qui me correspondaient… Si ! Le dernier, on était fait pour être ensemble… Mais personne ne m’avait précisé avant que j’avais pris l’option « plante moi un couteau dans le dos » avec celui-là… Moi qui pensais n’avoir pris que l’option « brouette »… Mais comme le dit le dicton : « qui aime bien, châtie bien »… Il était donc raide dingue de moi, vu ce qu’il m’a fait… Mais ne nous attardons pas sur ces puits de souffrances que sont les exs, sinon Causette aurait l’air d’être une nympho sous exta à coté de nos petites histoires ! Reprenons avec notre romanticus. Il est donc là pour trouver l’âme sœur et vivre avec… Mais de nos jours, une des choses qui ne se fait plus dans les couples, ce sont les compromis. Et je parle pas du « j’ai toléré le fait qu’il se gratte les couilles » ou autres fadaises comme ça. Je parle du vrai compromis, c’est-à-dire de l’abandon d’une partie de soi. Car pour que les deux personnes cohabitent, il leur faut céder une partie de ses habitudes et de sa façon d’être pour que la sauce prenne. Mais qui est prêt à le faire ? Quelle est la fille qui, de nos jours, ne va pas se sentir flouée d’années de lutte féministe si on lui demande de réduire son nécessaire à maquillage pour poser sa brosse à dent dans un coin du lavabo ? Et quel mec ne va pas prendre peur et fuir en imaginant le mariage quand sa copine lui dira « au fait, y’a ma mère qui va passer demain soir récupérer le service à raclette… Ca te fera une occasion de la rencontrer ! » ? La plupart ne piperont pas un mot, mais commenceront à sentir la main envahissante de l’autre sur sa vie… Mais moi, je ne demande que ça ! Qu’on m’envahisse ! Je veux voir ses fringues traîner sur les chaises ! Je veux pouvoir râler contre ses sales manies ! Les conflits, j’adore ça ! Ca met du piment dans la vie… Et s’engueuler avec son mec, c’est déjà, d’un, avoir un mec (!) et de deux, échanger avec lui, avoir une relation dynamique ! Après, il faut savoir trouver la limite entre chamailleries et engueulades graves… Si tu finis à l’hosto, tu peux commencer à te poser des questions, là ! Bref… tout ça pour dire que le romanticus, dont j’espère ne pas être le seul spécimen existant, est prêt à accepter tout ça pour vivre une vie à deux. Là où la difficulté s’accentue, c’est qu’il n’est pas juste un Homo Sapiens Romanticus, mais un Homo Sapiens Homosexualis Romanticus ! Et là, bizarrement, ça coince. On voit tout le temps des mecs, sur les sites gays, dirent qu’ils cherchent le grand amour, le seul, l’unique, mais pas un n’est prêt à vraiment se lancer dans une histoire. Tous prennent peur dès que cela devient sérieux. Perso, je suis pas plus un ange qu’un autre : si l’envie me prend, un moment chaud me dérangera pas du tout ! Mais si je rencontre un mec qui m’intéresse, je ne vais pas non plus faire semblant… A part une paire d’histoires qui n’ont pas dépassé le mois pour X raisons (dont la number One pour moi : la distance), les autres ont duré au moins 6/8 mois, jusqu’à plus de 2 ans pour la plus longue… Il faut vraiment se laisser une chance, et ne pas prendre peur aux premiers signes de conflit, de désaccord ou à la première déception quand l’auréole de sainteté, souvent due au phénomène « tout nouveau tout beau » qui arrive au début d’une histoire, se sera ternie…
Là dessus, Gauthier vous dira que je suis trop bonne poire, justement… Je fais des concessions, des efforts, trop même, tout ça pour me faire planter à la fin… mais bon, on ne se refait pas ! Quand j’aime, j’aime ! D’ailleurs, garder des relations amicales avec mes exs est toujours très dur pour moi, car si je les ai aimé, ce n’est pas pour rien, et je les aimerai toujours, même si ce n’est plus tout à fait pareil, et même le dernier qui m’a arraché le cœur à main nues pour le donner en pâture à des corbeaux affamés… et le tout sans anesthésie ! (comment ça j’en fais un peu trop ? Pas si sur… je vous raconterai si vous êtes gentils !) Dans un milieu, le milieu gay, le sexe est tellement facile et les contextes parfois si difficiles (car, disons-le, même si je n’ai quasiment jamais eu de problème à cause de ma sexualité, nombreux sont ceux qui tombent encore sur des spécimens d’Homo Sapiens Footalisticus dont la mentalité est restée bloquée en 1864…) que créer une histoire qui tient la route est de plus en plus dur à réaliser… Et, chers amies blogueuses, chers amis blogueurs, bonne nouvelle ! Tout ceci vous pend au nez à vous aussi, bande d’hétéros ! Héééé oui… vous les premiers, adeptes du net, vous découvrez les joies du sexe de plus en plus facile… mais avez-vous remarqué comment le fait de se caser, et pour de bon, devenait de plus en plus difficile… ? Certains nieront le rapport entre ces deux faits, mais pas moi… Comptez vos rendez-vous sans lendemains… et faites vous même le bilan…
 
Allez, cet article est beaucoup trop long pour mon faible cerveau… Je vais vous lâcher avec mes histoires de Romanticus… mais repensez à votre solitude, à ce vide en vous, et demandez vous si le meilleur moyen de le remplir ne serait pas avec un amour partagé plutôt qu’avec des amants ou maîtresses d’une nuit ou d’autres ersatz tels que le net, les jeux vidéo, etc… A vous de voir…