Xavier, ta voix me met en émoi

(version audio en fin d’article)Non, aujourd’hui, je parlerai pas politique car je n’ai rien à rajouter. Ou si, beaucoup, mais ce blog ne se prête pas à une analyse politique, poussée ou non. Donc, plutôt que de parler de la victoire de Sarko ou la défaite de Ségo ou leurs discours ou du débat bisounours d’hier, parlons de choses qui me mettent en transe.

Vendredi soir, comatant devant ma télé, je tombe sur Paris Dernière que j’ai pas vu depuis X temps, vu le bien que je pense de cette émission. Là, c’est la dernière version avec Xavier Desmoulins. J’écoute et là, je ruine mon string. Cette voix, mon Dieu ! La machine à fantasme se met en branle (sans mauvais jeu de mots), je l’imagine me murmurer des mots particulièrement salaces dans l’oreille pendant qu’il me levrette avec ardeur. Heure de décès de mon string : 1h28. Et comme j’aime ça, je regarde la rediffusion de l’émission le lendemain soir, initiant pour le coup Vicky qui a bien craqué aussi. Après négociations, nous avons décidé que j’avais entendu Xavier la première donc il était à moi mais qu’il avait le droit de lui faire l’amour par téléphone. Je suis parfois très généreuse avec mes objets de fantasmes. Xavier, c’est une voix grave, une voix qui souffle beaucoup, on dirait toujours qu’il est en train de vous confier un secret. Mais Xavier, avec une voix comme ça, fais de la radio, surtout le matin entre 8h et 9h, que ma journée commence bien. D’ailleurs, j’ai décidé de faire un montage de sa voix pour écouter ça pour rythmer mes séances avec Jack !

Car la voix, dans la séduction, ça joue énormément, y a pas à dire. Je sais que j’y suis sensible, une voix sexy fera remonter la côté d’un mec moyen comme une voix pourrie fera,baisser la côte d’un mec pas mal. J’ai reparlé récemment de Benoît, maître nageur au corps super miam miam… à la voix de Pokémon. C’était limite : « baise moi et ferme-là », avec lui. Alors qu’un Xavier, il a intérêt à me parler, même pour me dire les pires saloperies. Et même que s’il me parle dans une langue que je connais pas, j’aurai un orgasme avant même qu’il ne me touche.

Oui, la voix est un atout séduction et aussi un bon indicateur de l’esprit de la personne qui vous parle. Plus on est troublé par le désir, plus elle se fait rauque, empreinte de souffle. Je sais que je joue beaucoup de ma voix, selon mon interlocuteur (ou trice), ce que j’attends de lui/elle, de nos relations… En général, il me semble que plus je déconne, plus ma voix part dans les aigus. Dès que je veux faire la sérieuse, je pars plus dans les graves. Il est amusant de voir, quand vous avez cours de radio, que tout le monde ânonne son texte un ton plus bas que sa voix habituelle. Pour se donner un vernis de sérieux. Alors que dès qu’on veut faire les cons,on part plus facilement dans les aigus, voire suraigus. Bref, comme les animaux modulent leurs cris pour appeler le mâle ou la femelle, nous adoptons une voix de velours pour séduire, nous aussi. Après, c’est pas parce qu’on a une voix super sex qu’il faut dire des conneries parce que même Xavier, s’il dit trop de conneries, ça va plus trop m’exciter.

Je sais qu’en lisant cet article, beaucoup d’entre vous diront « ouais, elle a raison ». Normal, j’ai toujours raison, hein ! Plus sérieusement, il est étonnant que tout le monde reconnaisse l’importance de la voix dans la séduction et pourtant, on en parle rarement. Quand on décrit l’homme ou la femme idéale, on parle du visage, de la couleur des yeux et des cheveux, du corps mais rarement de la voix. Peut-être parce qu’il s’agit là d’une séduction plus insidieuse, qu’on entend la personne après l’avoir vue en général. Qu’une voix n’est pas forcément quelque chose de rhédibitoire. Pourtant, une voix sexy, avouez que ça vous fait frémir jusqu’au tréfond, qu’on l’imagine facilement en train de nous susurrer des mots d’amour. Xavier, physiquement, il me
fait pas particulièrement d’effets. Il est pas trop mal mais c’est pas ce que je préfère de lui. Mais cette voix, ça me donne envie de regarder Paris Dernière, c’est pour dire (quoi que j’aime mieux la nouvelle version, j’avoue) ! Cette voix, elle peut tout me demander, je crois que je suis incapable de lui refuser quoi que ce soit.

PS : Si tu t’appelles Xavier Desmoulins et que tu présentes Paris Dernière, envoie moi un mail à nina.bartoldi’at’hotmail.fr, je te donnerai mon numéro de téléphone !

La bise post coïtale

Les hommes ne cessent de m’interpeller tant leur conduite me paraît aller en dépit du bon sens des fois. Article misandre ? Si peu ! En fait, je voulais parler d’une étrange pratique qu’ont certains. Après un coït, au moment de se séparer, ils nous font la bise. Charmant.

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Je suis une embrasseuse affective. Ca veut dire que moi, j’aime embrasser et j’aime qu’on m’embrasse et mon mec, je suis toujours en train de le papouiller (enfin, en privé, en public, je sais me tenir). Quand je suis avec un mec juste pour une partie de jambe en l’air, j’aime bien qu’il m’embrasse aussi, ça fait partie de l’excitation, c’est comme ça. Donc quand après une brouette endiablée (ou pas), monsieur me fait la bise, je le vis relativement mal, quand même. Après tout, il a visité mon intérieur, ça me paraît un peu normal qu’il me fasse un vrai bisou quand on se sépare. T’en fais pas coco, c’est pas parce que nos lèvres se touchent quand tu t’en vas que je vais commander ma robe de mariée.

Pourquoi je n’aime pas la bise post-coïtale ? Parce que manque plus que le mec me file un billet et c’est la complète. Oui, la bise post-coïtale me fait sentir pute, c’est un fait. Genre « Mmm, c’était sympa ce petit coït, faudra qu’on se remette ça. Allez, porte toi bien et bonjour à ton chat ! ». Il croit quoi, lui ? Que je couche avec tout le monde ? Non, je ne donne pas non plus mon corps à n’importe qui donc j’aimerais tant qu’à faire que ce moment particulier se prolonge jusqu’à ce que la porte se referme. Même avec mes plans culs. Après tout, il faisait moins la chochotte quelques temps plus tôt, sa langue était bien dans ma bouche, alors bon… Pourquoi à partir du moment où je suis resapée, ses lèvres n’atterrissent plus que sur mes joues ? Pour moi, la bise post coïtale ne peut être acceptée que dans un cas extrême, à savoir en sortant de l’hôtel où on vient de partager une brouette avec un homme marié qui ne peut pas nous embrasser dans la rue. Sinon non.

Je m’étonne même de rédiger cet article tant certaines choses me paraissent évidentes mais apparemment, on ne fonctionne pas toujours pareil, hommes et femmes. La première fois, c’était Benoît, beau spécimen de connard qui m’avait fait le coup : il arrive et une fois qu’il a eu sa fellation jusqu’au boutiste, il m’explique qu’il doit repartir bosser et me claque la bise. Depuis j’ai compté, 4 autres mecs m’ont fait le coup dont le dernier vendredi soir (d’où cet article aujourd’hui). Non mais je suis quoi pour vous, sans déconner ? Votre égoût séminal ? « Excuse-moi, je passe juste jouir, je t’embêterai pas trop longtemps ». Oui parce que curieusement, à part deux, ce sont des cas typiques de « bon, j’ai tiré mon coup, on va pas passer la nuit ensemble non plus ». Ah, tiens, j’ai un pouvoir magique que je connaissais pas, je peux tout à fait passer pour une poupée gonflable… Sauf que la poupée gonflable, on la lave et on la range soigneusement. Désolée mais c’est un peu facile de tirer son coup et de pas assumer le service après-vente. Parce que si vous avez la flemme de bien faire les choses jusqu’au bout, payez vous une pute. Parce que je suis peut-être gratuite, moi, mais je suis sensible. J’en ai marre de me faire traiter comme une merde par un mec qui vient juste de se retirer de moi. A moins que son amabilité ne soit liée qu’à son érection.

Le pire c’est que ces mecs là, on les traiterait comme ils nous traitent, ils le vivraient super mal genre « je suis tombée sur une salope qui m’a baisé et s’est cassée sans demander son reste, c’te pute ». Ils seraient tout cassés dans leur virilité. Et ça leur ferait pas de mal. Franchement, même avec un plan cul, je fais pas la bise, je trouve ça mesquin et déplacé, tout simplement. C’est bon, j’ai compris qu’on n’était pas ensemble, c’est pas une raison, merde. En plus, c’est le genre de mec à vous appeler juste pour vous baiser. Ils s’en foutent
de votre vie, de ce que vous foutez, de ce que vous pensez et même comment vous vous appelez. Soyons claire, nous sommes des objets et c’est tout alors ferme-là et mets toi à quatre pattes, s’il te plaît, histoire que je tire mon coup et que je me casse, j’ai pas que ça à foutre non plus. Mais monsieur, ce n’est pas parce que nous ne sommes pas un couple que tu ne me dois pas un minimum
de respect. En tout cas, t’étonne pas que je ne veuille plus te voir après ça. Démerde toi avec ta main droite, elle, au moins, elle te demandera rien, juste un coup de savon après le coït.

(désolée, la version audio est pétée, ça fait deux fois que je la refais et qu’elle passe pas)

La drague à l’hôpital

Par Lucas

Aujourd’hui je vais vous parler de ce sujet passionnant qu’est la drague à l’hôpital… Autant vous dire tout de suite que je suis resté très sage pour ma part. Alors oui, bien sûr, j’entends déjà les aigris se foutre de ma gueule en rigolant vulgairement : « C’est sûrement que t’as pas réussi à choper, Lucas !!! ». Pfff, ya vraiment des mecs aigris… Aigris ET lourds.

Je vous rappelle que j’ai mis un peu de temps à retrouver de la clairvoyance après mon coma…

« Lucas, tu sais où tu es là ?

– Bien sur ! Je suis à Des Moines, Iowa, Youhessaiye. Pourquoi ?

– Ah… Bah oui c’est sûr… On a importé de l’Evian et des infirmières qui parlent français… »

 

Une fois revenu à mon état « normal », je me suis interdit de draguer les femmes qui etaient là pour s’occuper de moi : médecins, infirmières, kiné, etc… Bah
oui, elles sont à l’hosto pour aider les gens et pas pour qu’un relou les emmerde ! Vous imaginez l’infirmière qui se pointe et…

« Des douleurs Monsieur Lucas ?

– Non aucune douleur, si ce n’est à l’âme, causée par votre charme… »

 Oh le lourd !
 

Même la patiente la plus jolie je me suis interdit de la saouler ! Du coup j’ai développé un jeu subtil : trouver des analogies entre la demoiselle et moi, lui montrer que je suis un garçon « intéressant » à travers un discours pas trop chiant… Pas facile ! La faire rire ? Pas facile non plus, surtout quand vous traînez votre humour de merde comme un boulet…

Et puis soudain L. est apparue. La belle L..
Espagnole
En maillot de bain.
Quelques explications ?
 

Sur la fin de mon hospitalisation « de nuit » (depuis je dors chez moi et je vais à l’hosto quotidiennement), j’ai eu le droit d’aller en balnéothérapie. Pour les
incultes et les fans du PSG qui nous lisent par dizaines, je précise que la balnéothérapie n’est pas une nouvelle (néo) forme de soins (thérapie) fondée sur la danse (bal) mais tout simplement une sorte de kiné à la piscine. Toi y en comprire ou moi parler le footeux ?

J’ai donc été pris en charge par une kiné TRES jolie (je dois dire que ,sur le coups, j’ai été très heureux de ne pas bander… Oui je suis un poète…)

Je vous laisse imaginer la scène ; la nana en maillot de bain, superbe, et Lucas en moule-bite, couturé de cicatrices, pas beau…La classe. Internationale en l’occurrence. Viva España…

Bon comme je m’étais mis un stop je ne me suis permis que le dernier jour de lui écrire un poème. Un poème non signé. Enfin poème, c’est un bien grand mot… Ma première esquisse depuis l’accident ! Quel lover ce Lucas ! Je vous laisse là-dessus !

Arrêtez-vous !
Oui, vous ! Observez la, Regardez-la nager,
Elle a la prestance d’une sirène en Mer Egée,
L’allant d’une naïade égarée en ces lieux,
L’agilité d’une fée…voire même mieux !
 
Regardez-la…
 
Elle a une démarche gracile et légère,
Comme une déesse tombée sur Terre,
Une beauté évidente, un visage envoûtant :
Un simple sourire d’elle est vraiment… émouvant.
 
Regardez-la mieux…
 
Elle a des yeux qui caressent,
Un regard malicieux et câlin,
Un mélange de joie, de tendresse :
Mon bonheur, certain matin.
 
Regardez la encore…
 
Elle cache un côté audacieux, jovial, et facétieux,
« Como si la fiesta » lui manquait un peu
Cela donne envie de la prendre par la main, tout de go,
Et d’aller, un soir, sur les quais, y danser un Tango…
 
J’avoue…
 
J’aurais aimé tomber dans l’excès,
Ne pas vous la décrire mais plutôt l’encenser
En sourire, dans quelques mois, d’un souvenir éthéré :
Si vous la croisez entretemps, vous lui sourirez ?
 

C’est l’amour au bureau (ahoum tchatchatcha)

(article écrit AVANT même d’avoir mon entretien pour mon nouveau job, je précise hein ! version audio en fin)

Question : où un individu de type actif passe 7 à 10h de son temps par jour en moyenne ? Réponse : au boulot. Question : où un individu de type actif a le plus de chance de croiser des gens et donc, potentiellement, de tomber amoureux ? Cf réponse précédente. Aujourd’hui, on va donc mater nos collègues et tomber amoureux… ou pas.

L’amour au bureau, c’est d’abord un fantasme. Qui n’a pas rêvé de s’envoyer joyeusement en l’air sur son lieu de travail, de virer toutes les affaires de son bureau pour une brouette d’enfer ? Voire même forniquer sur le fauteuil en cuir du patron ? C’est un fantasme méga répandu, je suppose que c’est le côté transgression. Et pour faire l’amour au bureau, qui est le mieux placé pour vous accompagner ? Votre collègue. Regardons autour de nous. Combien de couples se sont rencontrés au travail ? Mes parents, tiens, même pas la peine d’aller chercher plus loin. Bon, je sais pas s’ils ont déjà fait des cochonneries à l’hôpital mais honnêtement, je veux même pas savoir (d’un autre côté, mes gênes hypersexuels, je les tiens bien de quelqu’un donc je me fais aucune illusion quant à la réponse). Ensuite, au collège et lycée, y avait des couples prof. Même que le prof de musique, il a largué la prof de maths qui est arrivé en cours les yeux tout rouge. Ce même prof s’est tapé la prof d’anglais quelques années plus tard lors d’un voyage à Taizé (c’est un truc religieux), elle a divorcé mais ils ont pas fini ensemble. On soupçonnait aussi la prof d’allemand de coucher avec le prof de maths. A mon stage de rugby, Zoé couchait à un de nos collègues et je sais que la secrétaire vacataire s’est tapée le rédacteur en chef. Bref, au boulot, ça baise.

Je me souviens, en première année de fac, un prof nous expliquait qu’aujourd’hui, on avait surtout une homogamie de profession, plus que de milieu social. Si tu sais pas ce qu’est l’homogamie, cherche. Qu’est-ce que je l’aurais bien homogamé, ce prof là… Et c’es vrai, beaucoup de couples se sont formés au boulot et si j’avais pas la flemme et une connexion Internet (j’écris cet article dans le train), je te sortirais même des stats. Perso, ça ne m’est jamais arrivé, à moins que l’on considère qu’un camarade de fac, c’est comme un collègue de boulot. Pourtant, j’ai bossé avec des  beaux mecs des fois, genre DRH choupinou mais quand il passe ses journées à m’expliquer qu’il retape une maison pour y installer sa femme (que je connais même son prénom et ses origines) et son fils de 10 mois, curieusement, on n’a pas envie de tenter quoi que ce soit. Je me souviens aussi du méga beau mec qu’était passé à la rédaction du canard local où je faisais un stage, j’avais compris que c’était un futur stagiaire, j’avais donc hâte qu’il commence son stage… Mais je ne l’ai jamais revu donc jamais viol…euh tenté de le séduire. De façon générale, ayant souvent été la petite stagiaire/vacataire de service, j’ai souvent eu droit à des tentatives de séduction tenant surtout du jeu, notamment avec un pré-quadra qui m’aimait très beaucoup. Une fois, aussi, je bossais pour un organisme de crédit. Un midi, on mange entre collègues et là, le boss fait : « Ouais, ma femme, elle est super jalouse, j’adore la faire râler. Genre hier soir, je lui faisais : ah, on a une nouvelle vacataire, tu verrais le morceau que c’est ! ». Le steack dont il parle, c’est moi, vu que je suis la seule vacataire… Bon, je devrais être flattée mais c’est bizarre quand même. Aux Etats-Unis, j’aurais pu lui coller un procès pour harcèlement. Enfin, il était mignon le gars, y a pas à dire, mais quand même…

Trouver l’amour au boulot, c’est, quelque part, simple et naturel. Ben oui, pourquoi chercher à Pétaouchnok ce qu’on a sous la main ? Enfin, si collègues mignons et correspondant à vos préférences sexuelles il y a. Parce que si vous aimez les hommes et qu’il n’y a que des femmes ou vice et versa ou encore si personne mais alors personne ne correspond à vos critères physiques, tout le monde
ne peut pas travailler avec le sosie de George Clooney. Moi, par exemple, ça ne m’est jamais arrivé. Pourtant, l’amour au boulot, ça peut être risqué. Voilà, imaginons que vous travaillez avec le sosie de George justement et forcément, vous craquez et vous faites l’amour comme des bêtes sur la photocopieuse. S’ensuit une relation folle et passionnée. Mais un jour, l’un de vous décide que
Capri, c’est fini, et votre histoire aussi. Là, faut voir que vous allez croiser votre ex tous les jours. Et même que vous allez le voir flirter avec la pouffe de l’accueil kémêmpabelle. Et que le fait qu’il soit impuissant à petite bite et vous frigide (selon les rumeurs qui circulent au bureau) ne vous empêchera pas de devoir vous farcir ensemble le dossier chiant sans rien vous envoyer à la figure. Non parce que moi, après une rupture, ce que j’aime bien, c’est plus voir la personne pendant quelques temps, histoire de bien marquer le coup, même si on reste potes. Sinon, ça fout la merde.

Faut-il, de fait, bannir l’idée de l’amour au travail des fois que ça marcherait pas ? Ben, comme vous voulez mais n’oubliez pas le temps que vous passez au boulot, vous pourrez pas en passer autant en boîte/salle de gym/théâtre/bibliothèque/musée/Meetic par jour. Alors ouais, coucher avec un(e) collègue, c’est pas forcément l’idée du siècle mais si on se plaît, de toute façon, vaut mieux éliminer la tension sexuelle qui se crée. De préférence sur le fauteuil en cuir du patron !

PS : Je précise pour mes anciens et futurs employeurs que j’ai jamais rien fait sur votre fauteuil en cuir et que c’est pas un fantasme, vous pouvez donc m’embaucher.

L’art indélicat de la séduction

Par Jane

Messieurs, imaginons que vous soyez dans la rue. Soudain, une jeune femme arrive en face de vous, l’air paumé, les écouteurs dans les oreilles, la démarche pressée.

Vous commencez à la dévisager, avec toute la discrétion qui vous caractérise.

Lorsqu’elle vous dépasse, vous continuez à apprécier la bête.

Quand elle vous a dépassé, vous vérifiez les dernières zones non visibles de face.

Et là, vous dites bien fort à vos potes « Wohhh ptain j’suis amoureux là, t’as vu son cul? »

Si c’est votre technique, je vous conseille d’en changer. Parce que ne me faites pas croire que ça marche vraiment! Et que le petit merdeux avait vraiment de la chance que je sois déjà en retard.

Où trouver un homme (de préférence bien)

(version audio en fin d’article)
Extérieur nuit, dans le métro, deux filles parlent. L’une, c’est moi, l’autre, c’est une copine, Aurélie. Nous parlons relations amoureuse et chais pas quoi. Aurélie est célibataire depuis quelques longs temps.

« Tu comprends, ça fait longtemps que je suis pas sortie avec un mec…

– Ben, normal, t’en rencontres pas.

– Ouais, c’est sûr. »

Aurélie, si elle est célibataire, c’est pas qu’elle soit conne et moche (c’est même pas le cas, en plus), c’est juste qu’elle ne rencontre pas. Parce que mine de rien, c’est pas si facile que ça de trouver un homme.

 

Bon, en ce moment, je cherche pas parce que j’ai franchement d’autres préoccupations, ce qui me permet d’écrire un article léger sur le sujet, exempt de mes angoisses existentielles. C’te chance ! Bon, alors, redevons sérieuse, où trouver un homme ? Alors j’aurais tendance à dire de suite d’oublier Meetic. Non mais sans déconner, on va pas payer je sais pas combien pour un mec qui va nous amener au resto, nous sauter et partir au petit matin sur la pointe des pieds en nous promettant de nous appeler mais qui n’en fera rien. Mais non, je dis pas que tous les mecs sur meetic sont de fieffés queutards. Juste la majorité. Le net n’est pas forcément un lieu de chasse à négliger même si beaucoup trouvent ça un peu glauque. Et pourquoi donc ? Après tout, on rencontre des gens comme dans la vie, on discute plus facilement qu’in real puis si affinités y a, pourquoi se priver ? Après tout, vous trouvez plus honteux de rencontrer quelqu’un sur un forum de discussion ou un blog car vous partagez les mêmes centres d’intérêt que dans une soirée où vous et votre cible vous retrouvez à parler de choses qui vous passionnent ? Evidemment, sur le net, les rapports sont inversés : on s’intéresse à la prose avant de voir le physique alors que quand on croise quelqu’un en vrai, on le voit avant de l’entendre.

Mais éteignons notre ordi et allons voir dehors. C’est une métaphore, attends au moins la fin de l’article avant d’éteindre ton ordinateur, quand même. Bon, on va éviter les boîtes parce que moi, je trouve ça plus glauque de se débusquer un mec en boîte que sur meetic. Parce que sur meetic, quand le mec vous parle, y a quand même 9 chances sur 10 que le gars soit tout à fait sobre alors que c’est la proportion inverse en boîte. Oui, y a 1 mec sur 10 de sobre, ça s’appelle un « capitaine de soirée ». Non, allons dans la rue, plutôt. L’homme peut être partout mais il est difficile à trouver. Un homme séduisant dans la rue, y en a des caisses, surtout en ce moment. Ou alors, c’est moi qui ai les hormones au plafond, je sais pas. Seulement, un homme séduisant, on ne sait pas ce que ça cache derrière. Un homme bien, c’est pas juste un homme beau, il doit avoir d’autres qualités. Alors que cherchez-vous chez un homme,
mesdemoiselles ? Selon les qualités recherchées, resserrons la cible. Pour un sportif, allons faire du footing, du roller, du vélo, de la danse de salon ou de la salsa. Mais on évite la danse classique et la gym. Par contre, la salle de gym, ça, on peut. Seul souci (et de taille à mon sens) : moi, quand je fais du sport, je finis vite rouge, ruisselante de sueur, haletante et complètement décoiffée. Je préfère que l’homme ne me voit comme ça qu’après un folle brouette, voyez. En plus, il n’est pas très conseillé de se maquiller pour faire du sport, à moins de viser un amoureux des pandas.

Si vous aimez les hommes raffinés ou cultivés, la bibliothèque ou le musée paraissent être un bon plan. Oui, j’insiste sur le « paraissent ». Non parce que déjà, dans une bibliothèque, on ne parle pas. Enfin, si, moi, ça m’est arrivé. Quand je suis allée à la BNF en 2002, section recherche, suis allée manger à la cafétéria et j’ai passé le déjeuner à papoter avec un parfait inconnu mais on se draguait pas. Quant au musée, moi, quand je regarde des œuvres, j’ai pas envie qu’on vienne me parler et je suppose que je suis pas la seule. Si je suis avec quelqu’un, on commente à deux mais sinon, on me fout la paix. Bonne alternative : la librairie, ça vous permet de voir un peu ce que monsieur regarde comme livre. Sinon, regardez ce que lit le beau mec, là, dans le métro, c’est aussi une bonne indication. D’ailleurs, je me suis rendue compte que lire des mangas érotiques à couverture jaune fluo dans le métro, c’est pas forcément une bonne idée…

Quid des autres lieux ? Le boulot ? Le supermarché ? Le hall de l’immeuble ? La gare ? Tout ça et tout ça ? Ben, en fait, tout est bon et rien ne l’est en même temps. Perso, au supermarché, je vois personne et de toute façon, si je sors juste aller faire des courses, je suis affreuse, genre pas maquillée, à peine peignée, mal habillée… Quand j’ai commencé à parler avec Guillaume IV, nous savions que nous vivions dans la même ville, quasi dans la même rue et il me fait : « ahah, s’il le faut,on s’est croisés à la supérette ! » « J’espère pas », ai-je pensé. Mais non, en un an et demi, on s’était jamais croisé, l’honneur fut sauf ! Alors que la Finlandaise de vendredi, elle, elle m’a déjà vue et reconnue. Contrairement au recruteur de mercredi, je viens de percuter qu’on s’était déjà vus et même parlé, je suis dégoûtée de pas avoir percuté sur le coup. Mais revenons-en à nos moutons. Donc à priori, on peut draguer partout mais en fait, la personne sera-t-elle disponible ? Tout est souvent question de circonstances : si la personne est de bonne humeur, ça sera plus facile, sinon…

Alors où trouver un homme bien ? Ben réponse : partout idéalement mais dans les faits, c’est bien difficile de rentrer dans son espace et de lui faire part de notre existence. Dans un prochain billet, je parlerai de la drague au boulot (ce qui ne m’est jamais arrivé mais je ferai semblant de savoir de quoi je parle) et du pourquoi il faut toujours être jolie quand on sort MEME au supermarché.

Les règles du jeu ont changé

Par Jane

Non, je ne vais pas vous faire l’apologie de Meetic et de sa nouvelle campagne de pub que je trouve assez affligeante. Oui, je regarde parfois un postérieur masculin dans la rue, mais jamais en meute organisée. Non, je ne me suis jamais plantée de nom au moment de dire au revoir à un partenaire de jambes en l’air (en cas de doute, mieux vaut se taire !) Non, je ne demande pas des capotes à mes collègues de boulot, ma vie sexuelle ne les regarde absolument pas, tout comme je ne veux rien savoir de la leur. Ce qui me fait rire, c’est que cette pub reprend tous les clichés machistes de base et est très fière de nous prouver que nous les femmes, nous pouvons nous conduire comme des hommes. En fait, notre lutte pour l’égalité des sexes, vous ne le saviez peut-être pas, mais ce n’était pas pour avoir des chances ou un salaire égal, non non, c’était juste pour pouvoir nous comporter comme… des connards. En jupe et avec des talons. Remarquez, le côté cyber-marché de la baise est enfin assumé!

 Par contre, le slogan, je l’aime bien.

Depuis toujours, on nous place dans le rôle des petites choses fragiles auxquelles on fait la cour. Enfin ça, c’est pour la bourgeoisie. Dans les campagnes, la cour se faisait jusqu’à la meule de foin la plus proche (et le mariage aux premiers signes visibles du rapprochement champêtre) Nous, petits êtres patients, attendions donc que l’élu de notre cœur nous remarque, tombe sous notre charme, nous tourne autour durant un temps défini par le protocole (et notre degré de sadisme) fasse sa demande en bonne et due forme, et nous rende heureuse pour le reste de nos jours (dans ce scénario, avoir un compte d’épargne bien rempli peut largement aider) Sauf que bon, certaines – genre moi –  avec la chance qu’elles traînent, le méga canon qu’elles reluquent, il ne va jamais tourner ne serait-ce qu’un cil vers elles. Sommes-nous alors condamnées à attendre
1/ Qu’il nous remarque
2/ Qu’il soit intéressé
3/ Qu’il se dise qu’il y a possibilité
4/ Qu’il passe à l’offensive
5/ Qu’il ne se lasse pas trop vite parce qu’on ne s’est pas assez fait désirer
Tout ça pour respecter le protocole? Les règles du jeu sont-elles immuables?

Prenons un cas concret. Blondinet. Blondinet est canon. Blondinet est charmant. Blondinet est… Oui, bon, vous avez compris, j’aime bien Blondinet. Sauf que malgré le moment très agréable passé en sa compagnie, je ne sais pas ce qu’il cherche, ni ce qu’il pense de moi. J’ai donc deux solutions:
– Attendre de voir si éventuellement ya possibilité de… En gros, ne rien faire et attendre qu’il vienne en rampant à mes pieds. Bizarrement, je ne fais pas partie de ces filles qui ont une foule de prétendants qui se languissent en espérant secrètement mériter ne serait-ce qu’un regard. Je suis plutôt classée dans la catégorie « filles insignifiantes » dont le seul espoir de se faire remarquer réside dans un humour alternatif.
– Changer les règles du jeu, et tenter de prendre un peu les devants. Oui mais non, et si je ne lui plaisais pas? Non mais parce qu’après des millénaires à faire baver le mâle afin de lui faire mériter sa descendance, il y a un certain conditionnement. Et surtout un certain confort. Les mâles courent, les femelles sélectionnent. Nous n’avons donc pas le blindage nécessaire aux râteaux en série. Nous sommes donc subtiles quand il s’agit de tenter une approche. Mais la subtilité, des fois, c’est un peu trop… subtil pour qu’un homme comprenne!

Concrètement, c’est donc le point mort. Il est trop occupé pour donner des nouvelles dignes de ce nom. Ou alors en plus d’être occupé, il ne veut plus me donner de nouvelles (mode paranoïaque dépressive, mais bon, il y a bien un moment où il a du temps libre, par exemple au boulot!) Je ne veux pas passer pour la harceleuse de service, donc j’espace les mails et je ne vais pas lui parler quand je le vois en ligne (vive la messagerie magique qui indique le statut des gens à qui on a envoyé un mail! Ca torture encore plus) Bon, ok, de temps en temps, je craque (avec la bonne excuse du « tiens, ça fait comme un vide quand je ne reçois pas ma tartine de 2 pages de la journée! ») mais rien d’indécent, ni de particulièrement explicite (sauf quand on me connaît et qu’on sait que ma paresse naturelle est rarement troublée par un représentant du sexe masculin à conquérir, je suis plutôt résignée à les laisser passer, et tant pis s’ils ne me remarquent pas)

Et puis pour me torturer un peu plus, je tente de pénétrer son esprit. Parce qu’on ne s’est pas rencontré virtuellement via Meetic (logique vu mon point de vue sur la chose) donc que ce n’était pas forcément un rapport de séduction dès le début. Voire même pas du tout. Donc quelles sont les chances qu’il voit en moi la future femme de sa vie qui ne lui donnera pas les enfants qu’il n’est pas sûr de vouloir? (Oui, là je me projette un peu beaucoup, mais bon, il faut voir grand!) Et quels sont les risques que je sois juste… euh… une connaissance?

Les règles du jeu ont changé, mais ça serait vraiment sympathique de nous les expliquer! (j’accepte tous les conseils et je vouerais un culte éternel à toute personne qui contribuera à un rapprochement moi-même/Blondinet)

La sexualité au microscope

Mesdames et messieurs, ladies and gentlemen, oyez oyez ! L’INSERM a fait une nouvelle étude sur la sexualité. La dernier datait d’il y a 15 ans, quand même, il était temps de
planquer micros et caméras dans les chambres à coucher pour savoir comment les Français baisent. Toi aussi, attire les pervers de google !
sexualite-couple

Moi,j’aime bien ce genre de grande enquête de société car elle atomise pas mal de préjugés. Par exemple, il était de bon aloi de s’indigner sur le fait que les jeunes ont une
sexualité de plus en plus jeune, damned ! Finalement, la perte de virginité est statistiquement toujours à 17 ans. Quand on sait qu’il y a 50 ans, l’âge moyen de ce déflorage était de 20 ans. 3 ans en 50 ans, c’est limite anecdotique. Hé oui, les ados, ils se la racontent mais finalement, rien n’a changé ! Par contre, on se rend compte que les hommes sont de sacrés fanfarons : alors que les femmes annoncent 4 à 5 partenaires dans une vie, les hommes sont autour de 11 à 12. Alors soit les coïts entre hommes sont beaucoup plus répandus qu’on ne le croit, soit y en a qui mentent. Les statisticiens aiment nous expliquer que les femmes baissent un peu le nombre de leurs partenaires alors que les hommes le gonflent.

 

Bon, je m’abstiendrai de commenter les chiffres car, finalement, je trouve qu’il n’y a pas grand-chose à en dire si ce n’est que peu de changement en 15 ans. Et je trouve que ça
referme une fracture que l’on pose systématiquement entre ados et adultes. On a l’impression que nos jeunes sont plus dépravés de nous, qu’ils parlent sexe comme nous de la météo. Mais c’est sans doute qu’on a la mémoire courte. Moi, quand j’avais 12 ans et durant une grosse part de mon adolescence, j’écoutais Love in Fun, je connaissais le sens des mots fellations, masturbation ou sodomie avant même d’avoir roulé ma première pelle. Pourtant, aujourd’hui, je suis une femme équilibrée à la sexualité épanouie et assumée. Ce n’est pas parce que j’ai grandi en écoutant tous ces discours sur le sexe que je suis une dépravée. Bien au contraire : oui, c’était sans doute trash mais à force d’entendre tous les soirs « tu fais ce que tu veux tant que tout le monde est consentant et surtout mets un préservatif ! », j’ai appris la base du safe sex. Aujourd’hui, j’ai même l’impression que les jeunes n’ont plus d’espace de discussion sur le sexe. Ils en parlent entre eux mais quand on a 16 ans et qu’on n’a pas ou peu expérimenté la chose, il est difficile de conseiller ses amis. Alors, il y a Internet, les blogs et les forums mais on ne sait pas quelle info ils vont trouver. Je pense que certains conseils peuvent faire plus de dégâts qu’autre chose…

Quelque part, c’est hallucinant de voir qu’en 15 ans, le changement majeur, c’est la sexualité plus importante des 50 ans et + (un message d’espoir pour nous, les enfants). Le fait que l’âge du premier rapport ne baisse pas ne m’étonne pas en soit. Déjà, j’ai l’impression que quand j’étais ado, tout le monde baisait sauf moi mais finalement, aujourd’hui, quand je parle aux gens, c’est fou le nombre de personne qui avait atteint la majorité puceau ou pucelle. Je pense que malgré la pornoïsation, réelle ou fantasmée, de la société, il n’en reste pas moins que les ados ne se mettent pas à baiser à peine leur puberté arrivée. Sauf exceptions certes mais c’est pas nouveau non plus.
 

Enfin, « les femmes avouent avoir 4 partenaires dans leur vie ». 4.4 exactement. Une blogueuse m’a fait remarquer que ça ne voulait rien dire en soi et elle a parfaitement raison. Si aujourd’hui, tu me demandes combien de partenaires j’ai eu dans ma vie, dans la mesure où je n’ai que 26 ans et que je suis célibataire (enfin, je suppose), sûr qu’il y en aura au moins un de plus. Même que la voyante de l’autre jour, elle m’a dit que j’aurai d’autreS relationS après celle que j’avais mais qui apparemment est terminée donc ça suppose que… Parce qu’évidemment, vous interrogez une petite jeune de 17 ans qui vient de perdre sa petite fleur, elle vous répondra un. Y a les chanceuses ou pas (gros débat) qui sont toujours avec leur amoureux de leurs 17 ans et qui n’ont donc connu qu’un amant. Et puis, la réponse, la vraie,on ne peut la donner que sur son lit de mort. « Alors, mémé, combien d’hommes as-tu connu ? Houuuuuuuuuuuuuuuuu… Je sais plus ! ». Damned ! Par ailleurs, doit-on compter tous les partenaires ou ceux qui ont un tant soit peu compté ? Non parce que si on ne compte que ceux-là, ben, je suis beaucoup plus proche de la moyenne ! D’un autre côté, un nombre élevé de partenaire ne veut pas nécessairement dire que je suis une fille facile ou une salope. Ca veut juste dire que j’ai pas trouvé mon only one. Si jamais je le trouve.

Les nouvelles amazones

En ce moment, la mode, ce sont les femmes amazones. Enfin, quand je dis en ce moment, ça date d’il y a un petit moment quand même. Depuis Sex and the city ou peut-être même avant, je ne suis pas sûre. Tiens, je ne suis pas sûre ? Intéressant, creusons un peu.

xena-amazone

Quelle est la femme des années 2000 ? Une femme qui s’assume, yeah. Elle baise, elle jouit, elle se masturbe, elle jette les hommes comme les Kleenex sans complexes ni culpabilité. Quoi que… Moi, j’utilise pas les hommes comme des Kleenex, y en a même que j’essaie de garder parce qu’ils me plaisent bien et que l’idée de faire un bon bout de chemin ensemble me donne des ailes. Bref, la femme des années 2000 est une sexuée fière de l’être et qui revendique son donjuanisme. Sur ce point, je suis d’accord. Mon nombre de partenaires sexuels a deux chiffres (mais on s’en fout du nombre exact) et de ce fait, je pourrais passer pour une salope. Mais à part quelques accidents de parcours, j’ai toujours eu du respect pour ces hommes tout comme ils en ont eu pour moi et les souvenirs que j’en garde sont souvent de bien agréables moments. Parce que même si la plupart d’entre eux ne furent pas des officiels, ça n’empêche pas qu’il y avait quelque chose. Pas de l’amour mais une
certaine affection. Bref, j’utilise pas les hommes comme des godes vivants. Et, ô surprise, beaucoup de femmes libérées raisonnent comme moi.

En ce moment tourne une nouvelle pub meetic, censée représentée la femme des années 2000 et que les hommes regardent en croyant avoir tout compris à la gent féminine. Je ris. Je regarde cette pub et je me reconnais dans peu de nanas. A la limite celles qui matent mais nous sommes beaucoup plus discrètes que ça. Et la black qui fout son mec dehors est géniale (quoi que notez que c’est elle qui a fait la valise comme quoi, rien ne change). Mais après, honnêtement, j’ai un rencard avec un mec, je demande pas de capotes à mon collègue car :

– on va chez moi, j’en ai à la maison

– les trois quarts du temps, le mec en a

– y a des distributeurs dans toutes les stations de métro

– mes collègues n’ont pas à savoir que je baise. Je n’ai pas honte d’avoir une vie sexuelle mais j’aime bien que les choses soient cloisonnées.

Sans parler de la nana qui met les mains de son mec sur ses seins sur la moto, pas sûr que ce soit le meilleur endroit pour s’accrocher et forcément, ça casse tout le charme. Moi, j’aime mieux quand un mec arrive sur mes seins après quelques instants de papouilles, dans la logique des caresses. Non mais c’est vrai quoi…

Bon, bref, on nous fait croire que la femme des années 2000 est donc un vrai mec, si j’ose dire, qui ose s’endormir après le sexe et consomme les hommes comme d’autres les dragibus. Ce qui est bien, c’est qu’on substitue un cliché par un autre, on passe direct de Bree à Samantha, en gros, sans transition aucune. Merci les publicistes. Pourtant, j’ai réfléchi à ce « depuis quand on est des Samantha » et je trouve pas de réponse. Tout simplement parce que la femme des années 2000 n’a rien de nouveau, y a bien que des mecs pour penser ça. Revenons un peu en arrière. Le MLF, les femmes qui brûlent leurs sous-tifs, qui revendiquent le droit à l’orgasme, au contrôle de leur corps…. Années 60-70. Nos mamans. Oui, moi, ma mère, elle a beau être vierge comme le veut les statuts de la secte des immac’ réunis que je suis en train de créer avec Vicky, c’est pas précisément le genre prude. Souvenez-vous, ma mère, cet être merveilleux qui rigole comme une bossue devant un tableau qui s’appelle « La pinède en feu » avec un pompier qui tient fermement sa lance (à incendie) au niveau des reins, qui me répond que c’est pas de sa faute si y a plus de vierges à la maison quand je lui dis qu’on devrait acheter la beeeeeeeelle statue de la Vierge dans la vitrine parce qu’on n’en a pas (c’était ironique), qui me répond, quand je m’indigne que les prostituées ne soient payées que 30 euros la pipe « bah, au moins, elles sont nourries ». Là, voilà, ça, c’est ma maman. Pas hyper coincée du cul (mais toujours vierge). Et même, quand je lis, je constate que des femmes jouissantes et amatrices de sexe, des maîtresses femmes, ça n’a rien de nouveau. Oui parce que faudrait pas croire que l’orgasme, c’est une spécialité des femmes des années 2000, on n’a rien inventé.

Alors, vous allez me dire « ouéééééééé mais attends, on drague plus comme avant, vous êtes plus entreprenantes ». Heu, vous en savez quoi ? Oui alors certes, dans la bourgeoisie du XIXe, la séduction était ultra codée mais vous croyez vraiment qu’à la campagne, dans les bals populaires et autres, seuls les hommes prenaient les devants… Les femmes ne sont pas des saintes vierges (sauf ma mère), il serait temps d’atterrir. Parce que si vous attendez que les publicistes vous donnent une image (fausse) des femmes, vous êtes mal barrés messieurs.

Le jeu de séduction au féminin

Qui a dit que les filles ne draguaient pas ? Ben, après la scène à laquelle j’ai assisté jeudi soir dans le métro, je vous le dis : si, les filles draguent. Et elles sont aussi subtiles que l’humour de Cauet. Et comme je suis garce et moqueuse, je vous en parle forcément.

 

dragueuse

En ce moment, je mets mes lunettes de vue. Parce que comme ça, quand je fais mes podcasts vidéos, je fais plus sérieuse. Du coup, ça me permet de voir ce qu’il se passe autour de moi et ça vaut le coup d’œil. Jeudi, je repars après avoir tourné sur le Trocadéro et au fur et à mesure des arrêts, je me retrouve juste à côté d’un mec plutôt pas mal qui est accompagné d’une fille plutôt pas jolie, à mon goût. Déjà, elle doit avoir 10 ans de plus que lui, les cheveux noirs coiffés en casque sans volume, du rouge à lèvres tellement rouge que t’éteins la lumière, tu le vois encore… Bref, de façon totalement subjective, je la trouve pas top. Mais son jeu de séduction est pour le moins remarquable.

 

Etape 1 : « han, t’as vu mes cheveux ? ». Elle part sur un : « tu trouves pas mes cheveux trop longs ? Trop courts ? » « Mouirf ». « Ah mais vas-y, dis-le si ça te plaît pas ». Jeune demoiselle, en hiver, moi, j’attire pas l’attention sur mes cheveux rendus incoiffables par cette putain d’électricité statique de mes fesses. Même s’ils sentent bon grâce au shampoing mandarine-cacao gracieusement offert par Drucilla.

 

Etape 2 : « je remets du rouge à lèvres ». Rouge, donc. Rouge, rouge, rouge ! Un copain m’expliquait un jour en cours de sociologie de l’administration (c’est aussi chiant que ça en a l’air) que les femmes se mettaient du rouge à lèvres pour rappeler la rougeur de leurs autres lèvres. Moi, j’avoue qu’après 4 ans et demis passés avec un « han, t’as
du rouge à lèvres, je t’embrasse pas », j’ai arrêté d’en mettre, sauf grandes occasions genre soirées, entretien d’embauches ou photo pour mon CV (mais le photomaton rend irrémédiablement moche, avec ou sans gloss). Donc mademoiselle sort son petit miroir et se remaquille les lèvres consciencieusement. Là, par contre, j’avoue mon admiration car moi, à sa place, j’en aurais joyeusement foutu partout (sauf sur mes lèvres, ça serait pas drôle, sinon).

 

Etape 3 : « je me fais remarquer ». Donc la demoiselle a tenté d’attirer l’attention sur ses cheveux et ses lèvres sans succès donc elle décide de changer de chaussures. Si, si, si. Elle prend une paire dans son sac tenu par jeune homme et opère le changement tout en tenant des commentaires du genre « MAIS NON PERSONNE NE VOIT QUE JE SUIS EN TRAIN DE CHANGER DE CHAUSSURES ! ». Et son camarade de rétorquer : « si, le mec derrière toi est mort de rire ». Hélas, je dus arrêter là mon observation parce que j’étais arrivée à destination.

 

Mais cette demoiselle s’escrimant à attirer l’attention de l’Homme, même si elle en faisait des caisses, je la comprends. Quelle fille ne s’est jamais retrouvée à sa place, c’est-à-dire en présence d’un homme qui nous fait fondre et qu’il ne comprend pas qu’on le veuuuuuuuuut ? A moins qu’il ait compris mais fasse mine de pas comprendre pour pas nous blesser. Faut dire que la séduction est un art bien compliqué. Hier soir, j’ai aidé un jeune homme à éconduire une demoiselle qui trouvait méga fun de lui parler en le vouvoyant. Moi, je trouve ça juste lourd mais chacun sa technique. Enfin, d’un autre côté, quand monsieur est sous le charme, quelle que soit notre technique, elle marchera. Là, de voir la demoiselle se débattre avec son rouge à lèvres et tout ça, ça me faisait de la peine. Car il était manifeste que le monsieur s’en foutait un poil. Pourtant, peut-on lui reprocher d’essayer ? Que celle qui n’en a jamais fait des caisses pour un homme lui jette la première pierre. Parce que y a rien de pire que de draguer une personne qui ne répond pas, si, si, si ! Moi aussi, j’ai été lourde comme de la fonte avec certains mecs. Je me suis entêtée parce que je ne voulais que celui-là. Et c’est fou comme l’amouuuuuuuuuuuur (enfin, l’attirance), ça nous rend de suite maladroit.

 

Sauf que si monsieur est intéressé, il nous trouvera touchante. Sinon, il nous trouvera juste lourde.