Bonne année… (connard !)

Non, lecteur, cet article n’a pas pour but d’insulter des gens, rassure toi. Il veut juste souligner une étrange coutume que nous avons, nous, les hommes et les femmes au mois de janvier : on souhaite la bonne année. Même à ceux qu’on n’aime pas.

bonne-annee

L’autre jour, je dînais avec mes parents (des œufs brouillés à la truffe, on se fait plaisir) et ma mère racontait son retour à l’hôpital (où elle travaille, hein !) où elle souhaitait donc la bonne année à ses collègues. A un moment, elle parle de son chef de service qu’elle déteste cordialement. D’après ce que je comprends, le monsieur, du type Lequénois dans la vie est un long fleuve tranquille, s’est montré un peu trop entreprenant avec ma maman il y a quelques années et, évidemment, elle l’a envoyé balader. Du coup, il en fait baver à mon père qui
consulte de temps en temps à l’hôpital. Bref, c’est règlements de compte et co, c’est un peu le bordel. Mais bon, voilà, c’est la nouvelle année, on se présente les vœux alors que comme disait ma mère « tu parles si je lui souhaite une bonne année, à ce connard ! Ca me saoule tous ces vœux, je les pense même pas, les trois quart du temps ». Et oui, voici un merveilleux exemple de ce qu’on appelle les conventions sociales. Au mois de janvier, quand vous croisez une connaissance pour la première fois du mois, vous vous exclamez (hypocritement ou pas) un joyeux (ou forcé) : « Bonne année ! ». Moi, j’avoue que ce genre de conventions, ça me passe à des kilomètres au dessus de la tête. Déjà, après le 03 janvier, j’oublie carrément de souhaiter la bonne année. Moi, les gens les plus proches, soit je les appelles le soir même du réveillon, soit je leur envoie un petit texto. Pour les autres, ce sera un mail, quand je m’y mettrai (là, faudrait que je le fasse, d’ailleurs !). Ces vœux sont un peu une occasion de reprendre contact avec des amis un peu éloignés dont on n’a plus de nouvelles. Pour peu qu’ils répondent, c’est pas toujours le cas mais c’est la vie.

 

Par contre, il y a ceux qu’on n’aime pas et qui nous offrent de grands « bonne année, tous mes vœux » avec un grand sourire. Vous, vous avez une violente envie de lui cracher un « mais va crever, je te souhaite rien du tout, je préfère garder ces jolis vœux pour des gens dont je souhaite le bonheur ! ». Mais ça se fait pas. C’est comme quand vous n’aimez pas quelqu’un et que vous devez lui faire la bise parce qu’il y a plein de gens et qu’on ne peut pas ne pas faire la bise qu’à une personne. A la fac, il y avait notamment Aristide, que je n’appréciais pas du tout (mais alors pas du tout) et l’état de propreté de sa personne (j’ai jamais compris comment il arrivait à voir à travers ses lunettes) ne me donnait pas super envie de lui faire la bise. Moi, les gens que je n’apprécie pas, ça m’arrache vraiment la gueule de leur faire la bise. Donc, quand j’arrivais à la fac et qu’il était là, je me jetais dans les bras de Guillaume pour l’embrasser (enfin, quand on n’arrivait pas ensemble) ou je faisais un geste de salut général. Et là, vous en aviez toujours un pour vous faire la bise et vous contraindre à en
faire autant. Et quand vous faites la bise à une personne, vous devez le faire à tout le monde. Les vœux, c’est pareil, d’ailleurs. Vous arrivez dans une assistance, quelqu’un vous saute dessus en criant « bonne année ! », osez dire que vous ne le souhaiterez pas à tout le monde (la bise en prime).

 

Du coup, le fait qu’on vous souhaite une bonne année ne veut plus rien dire en soit. Etre touché parce que bidule ou machin vous a présenté ses vœux ? Mais si on regarde la liste des destinataires du mail, on se rend compte qu’il n’y a pas de quoi se réjouir, il l’a même souhaité à truc qu’il n’apprécie pas. Bref, le début d’année, c’est une période où tout le monde est censé s’aimer, tout le monde il est beau, il est gentil et il se souhaite le meilleur. On pourrait être ému par tant d’amour et d’altruisme. Oui parce que souhaiter à tout le monde amour, gloire, beauté et santé, c’est de l’altruisme. Ca ne mange pas de pain mais après tout, ça ne coûte rien de le dire et des fois, c’est même sincère. Moi, les gens à qui j’ai souhaité la bonne année entre le 1er minuit et le 2, c’était que j’en avais envie. Ceux qui recevront un mail dans les prochains jours aussi. Mais y en a d’autres, je leur dis ça comme je dirais « tiens, y a un pigeon sur le balcon », genre, je m’en fous qu’il passe une bonne ou une mauvaise année. Honnêtement, si souhaiter la bonne année donnait vraiment un peu de chance à ceux à qui on la souhaite, je peux vous dire que j’userais de cette convention sociale avec parcimonie. Et je commencerais par me la souhaiter à moi parce que moi aussi, j’ai droit à une belle année, à l’amour, à la gloire, à la tune, la santé et pi tout ça. Après, à mes parents et ma sœur parce que d’abord, ce sont les seuls que je fais l’effort d’appeler le 31 à minuit et que quand il arrive quelque chose à ma famille nucléaire, ça me touche directement et vice et versa. Vous nous verriez, tous les 4, en période de crise… Après, y aurait mes amis proches, très proches, ceux dont le bonheur ou le malheur me touche, aussi. Les autres, j’avoue que je m’en fous. Enfin, les gens heureux, ça fait toujours plaisir mais les gens que je connais à peine, leurs malheurs ne me touchent pas et honnêtement, je ne peux pas pleurer pour tout le monde non plus. Quand aux « médiocres », ceux que je supporte par obligation, je m’en tamponne le cocotier de ce qui leur arrive et leur souhaiter une bonne année est d’une hypocrisie sans nom.

 

De toute façon, là, on est le 06, j’ai déjà arrêté de le souhaiter !

La malédiction du mobile

Lecteur, si tu me suis depuis longtemps, tu le sais, je n’aime pas le téléphone, je le déteste, je l’abhorre. Appeler ma maman, c’est sympa, appeler mes exs qui vivent loin pour
leur souhaiter leur anniversaire ou prendre quelques news, c’est sympa aussi mais point trop n’en faut. On en parlait avec Summer, quand on nous appelle, on n’est pas à fond dans la conversation
car on n’est pas physiquement avec l’autre personne et on a vite fait d’être distraits.

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Avant, il y avait le téléphone fixe, le truc qu’on pouvait laisser sonner en faisant semblant de ne pas être là. Parce que je suis pas toujours chez moi. Ou alors, j’étais sous la
douche et j’ai pas entendu. Alors qu’en vrai, j’avais pas envie de parler à quelqu’un à travers une machine. Alors que le mobile, c’est un nouveau boulet à mon pied. Quand je ne prends pas un
appel, je dois trouver une excuse. Parfois vraie, parfois, j’avais juste pas envie de papoter au téléphone parce que je n’aime pas ça. Mais voilà, il n’est pas normal que je ne réponde pas si le
téléphone est allumé. Comme si j’avais prévu qu’on allait m’appeler ce soir là où j’ai envie de faire l’autiste. Surtout que le téléphone et moi, comme ça fait deux, j’y pense pas, à lui. Non,
j’ai pas envie d’être joignable tout le temps, j’ai pas envie de devoir me justifier parce que j’ai pas répondu, expliqué que « oui mais je l’avais laissé en silencieux, je l’avais pas
entendu » ou « je l’avais oublié chez moi ». Ce qui est vrai parfois, d’ailleurs. Mais bon, c’est pas parce que je fais rien de particulier que je suis forcément disponible, na. Si
je veux papoter, je prends rendez-vous avec la personne comme ça, on est face à face, j’ai bloqué mon temps exprès, je suis 100% disponible. Et puis le répondeur, c’est pas fait pour les chiens,
si y a quelque chose à me dire, laissons un message. Ah oui, c’est vrai, je les écoute pas. Mais moi, j’aime les gens qui m’envoient un texto pour me demander s’ils peuvent m’appeler, comme ça,
au moins, je peux décliner.

 

Mais surtout, le mobile fait entrer la vie privée dans la sphère publique. Combien de fois vous avez assisté malgré vous à une conversation qui ne vous regardait pas entre une
personne que vous ne connaissez pas et le détenteur du mobile ? Parce que dans le métro, y a du bruit donc forcément, les gens crient. Alors voilà, je suis ravie de savoir que la blonde
assise en face de moi dans le métro a passé la nuit avec chéri-chéri qui est trop craquant, mignon, adorable, super, trop cool, qu’elle est trop in looooooooooooove et qu’en plus, chéri chéri,
c’est du Dieu au pieu, waaaah ! A la limite, vous croyez que je peux demander le numéro de chéri chéri au cas où ça ne dure pas entre eux ? Il y a des gens qui pestent contre ces
conversations imposées, j’ai déjà vu un mec emmerder une nana qui était au téléphone en faisant genre « ah oui ? Non c’est pas possible ? Ben ça alors ! ». Moi aussi, je
n’aime pas ça mais vu qu’il m’est déjà arrivé de téléphoner dans le train avec ma maman, je dis rien. Bon, j’essaie de parler le plus bas possible car même si à ma maman, je lui raconte rien de
cochon (heureusement !), c’est pas une raison pour imposer notre conversation à tout le monde.

 

Par ailleurs, si notre vie privée envahit la sphère publique, l’inverse est vraie. On vous appelle, immanquablement, si l’autre entend les bruits de rue, c’est du « t’es
où ? ». Je t’en pose des questions moi ? Je suis dans la rue, ça te suffit comme indication. Tu veux pas que je te dise combien de fois je suis allée aux toilettes, aussi ? Du
coup, difficile de mentir. On peut pas dire qu’on est coincée chez soi si on est pas dans un environnement calme. A l’inverse, on peut pas dire « je suis dans le métro, j’arrive » alors
qu’on est pas encore parti de chez soi parce que le métro, ça s’entend vachement au téléphone. Des fois, je regrette l’époque où on ne captait pas dans le métro, c’était plus calme. Ca m’évitait
d’entendre les aventure de Blonde et chéri chéri, les problèmes de boulot de cadre fatigué, les gens qui hurlent car ils entendent pas ce qu’on leur dit (alors que nous, on entend très bien
notre réponse). Surtout que dans le métro, on peut pas sortir dans le couloir pour appeler tranquille comme dans les trains (même si tout le monde ne le fait pas dans le train). Le pire, c’est
que maintenant, les numéros de portables sont utilisés pour des enquêtes. Par exemple, premier jour de travail chez TGGP, mon téléphone sonne « privé ». Allo ? Bonjour, c’est pour
une enquête. Non mais j’ai pas le temps. Ca prend 5 minutes… Non mais je suis au travail, là. Oui à 11h du matin, en semaine, je suis au travail. Alors que s’ils appelaient chez moi à la même
heure, je répondrais pas puisque je suis pas là !

 

Bref, quand je dis que le téléphone, surtout portable, est une plaie, y a des jours où je me dis que, vraiment, j’ai raison.

Les joies du réveillon

Aujourd’hui, faisons léger car je le sais, tu n’as pas trop la tête à te la prendre, justement, parce que ce soir, c’est la fête. Dernier jour de l’année, saluons 2006 qui a été une bonne année ou pas, rendons lui hommage ou hurlons notre bonheur d’être débarrassés. Ce soir, c’est la fête, c’est obligatoire.

 Cocktail party

Oui, obligatoire. Ce qui est terrible avec le 31, c’est que le passer seul, c’est limite signe de déchéance sociale, le dernier pas avant le suicide. Cette année, j’ai été à deux doigts de le passer seule, moi aussi, suite à la dispute avec Gauthier. Je n’étais plus invitée au réveillon que nous devions faire ensemble en Andorre et j’avoue que j’étais pas super motivée pour me trouver quelque chose à faire, pas du tout la tête à ça. Parce que j’ai pas envie de me bourrer la gueule, d’être déjà saoule à minuit, non, non. Donc je voulais quelque chose de calme, comme la plupart des gens, il me semble. Il est hallucinant de voir tous les gens autour de moi qui font des réveillons en petit comité, cette année. Ma sœur le fait en tête à tête avec son amoureux, mes parents entre amis, ils ne seront que 12, Tatiana m’a dit pareil, Lo nous a raconté qu’elle passait le réveillon au ballet avec sa sœur. Je me demande si c’est un phénomène général ou juste un hasard. Peut-être que je fréquente juste des gens qui ne sont pas très fêtard, en fin de compte. A moins que, cette année, les gens aient un peu perdu le goût de la bringue à tout prix pour se retrouver avec des gens qu’ils ont vraiment envie de voir, je ne sais pas. 2007 marquerait-elle l’année du retour à la petite cellule, aux petits groupes, aux vraies relations.

 

Quoi qu’il en soit, 20 décembre, je ne sais que faire. Zoé est seule pour le réveillon aussi, je peux le passer avec elle sur Paris, Tatiana me convie au sien également. Je glisse deux mots à mon chéri sur le sujet, il semble déjà pris. Tant pis, moi qui ai deux bouteilles de champagne au frais ! Mais bon, c’est pas grave, on se rattrapera. Donc, mes premières options sont sur Paris et ça m’emmerde un peu. Pourquoi ? Parce qu’à Paris, y a pas mes parents. Et que psychologiquement, pas leur faire de bisou de bonne année avant début février (c’est là qu’ils montent sur Paris), ça m’emmerde pour de vrai. Oui, je suis très proche de mes parents et je veux leur souhaiter la bonne année de visu, c’est important pour moi. Finalement, ce mercredi 20 décembre, je vais voir Anne qui m’invite à passer la soirée avec son namoureux, elle et d’autres amis. Oui parce que sur le coup, je voulais pas faire chandelle mais c’est bon, on ne sera pas que trois et je serai pas la seule célibataire (bonjour le grand moment de solitude, sinon…). Donc ce sera une soirée tranquille à base de bouffe et soirée tranquille. Pile poil ce que je voulais. Quelqu’un a dit sur ce blog que l’année était à l’image du réveillon et comme je veux une année calme et sereine (c’est mon mot récurent, ça), je pense que ça ne pouvait mieux tomber.

 

Quoi qu’il en soit, le soir du 31 est LE soir où il ne faut pas être seul. Etre seul le soir du 31, c’est limite la honte, le signe ultime qu’on n’a pas d’amis et que personne ne nous aime.. Mais moi, des gens, j’en connais des tas mais je peux pas faire le réveillon avec tout ce petit monde. D’ailleurs, honnêtement, cette année, j’avais pas super envie de le fêter, je me voyais plus volontiers passer une soirée mémère chez moi mais vu que les occasions de voir Anne sont assez rares, j’en profite, aussi. Ce sera finalement une soirée comme une autre, sauf qu’à minuit, on se dira bonne année. Et quand on voit tout ce qu’on se démène juste pour ces quelques secondes où on se fait des bisous, ça fait rêver…

Noël, ça pue

Souviens-toi, lecteur, comme c’était cool Noël quand on était petits. Noël, c’était le sapin et la crèche faits par papa-maman, et des cadeaux apportés par un vieux monsieur qui fait le tour de la Terre super trop vite sur son traîneau tiré par des rennes. Ouais, logique : quitte à inventer un personnage qui vole dans le ciel, on prend des rennes, animaux non volants, pour traîner son traîneau, tant qu’à y être. D’ailleurs, si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi des rennes, ce serait sympa.

Bon, bref, au début, Noël, c’était bien. Puis, il y a 19 ans (bim, dans ma gueule !), j’appris un jour de je sais pas quel mois qu’il n’y avait pas plus de vieux monsieur qui vole dans les airs sur son traîneau et passe par les cheminées que de petite souris amatrice de mes dents et qui me file de la tune ou de cloches qui volent en crachant du chocolat. Ouais, ok, en y repensant 30 secondes, c’est clair que c’était pas crédible. Bon, pendant quelques années, encore, j’ai eu droit à de vrais Noëls de gosse, puisque je n’avais pas d’argent de poche et que ma sœur croyait encore au Père Noël mais est arrivé le Noël où il fallut faire des cadeaux. Les acheter. Aller dans des boutiques pleines de gens aussi pressés et excédés que moi pour trouver LE truc qui fera plaisir. Alors ne vous méprenez pas, j’adore faire des cadeaux, avoir des idées et tout. Par exemple, cette année, j’ai eu une idée super top pour Yohann, mon presque frère, mais comme je le soupçonne un peu de lire ce blog, je vous le dirai après Noël, pour pas gâcher la surprise.

En général, on agit ainsi : Alice, Yohann et moi, on fait le cadeau des parents, Yohann et moi celui de ma sœur, Alice et Yohann le mien, Alice et moi celui de Yohann, j’en fais aussi un aussi à Anthony, le copain de ma sœur, à Anne, ma meilleure amie depuis toujours et à mon chéri quand j’en ai un. Bon, donc, tout cumulé, ça fait facile une dizaine de trucs à acheter. Alors, il y a deux types de cadeaux, les « on sait ce qu’on veut et c’est cool » et les « bon, on va traîner dans les magasins, des fois que l’inspiration soit cachée sous une assiette ». Cette année, globalement, coup de bol, on a été dans le premier cas, ce qui fait que j’ai commencé mes achats hier à 10h39 et que je les termine demain vers 17h. Et encore, il me manque juste un truc pas essentiel sinon, j’ai tout. Mais ce fut galère. Déjà, hier, j’ai entrepris d’aller à la FNAC pour acheter une tablette graphique pour mon papa. Bon, j’avais bien mes lunettes sur le nez mais comme j’étais pressée (j’allais voir Anne après) et qu’il y avait du monde (non mais c’est pas un endroit pour téléphoner, la FNAC, surtout que les gens qui font ça, ils s’arrêtent toujours pile devant le rayon qui m’intéressent !), je vais voir direct le vendeur. C’est hallucinant la côte que j’ai auprès des vendeurs FNAC, quand même. Par exemple, l’autre jour, alors que j’étais avec un pote, je me suis faite dragouiller, c’était marrant. Je venais de passer une folle nuit de passion (mais vous saurez pas avec qui parce qu’il est tout timide. Mais je place quand même le fait que j’ai eu deux nuits de folle passion la semaine dernière et toc !) avec un charmant jeune homme donc j’étais très guillerette. J’aborde le vendeur photo pour lui demander où je peux trouver un stylet pour retoucher les photos « Non, ça n’existe pas, ça, mademoiselle, ça doit être une tablette graphique que vous cherchez ». Bon, je rougis un peu, je le remercie et lance une blague sur l’affluence, genre « y a du monde, aujourd’hui, mais que se passe-t-il ? Ahahah ! Y a une remise de 50% sur tout le magasin ?

– Si c’est le cas, je vous invite. Juste, vous, mademoiselle. »

Sympa pour le pote qui m’accompagnait, tiens ! Un autre m’avait fait ça quand j’étais avec Gauthier, je lui avais fait remarquer après coup : « Non mais il est gonflé, t’aurais pu être mon mec !

– Nina, j’ai acheté le calendrier des Dieux du Stade, le Gay Vinci Code et un DVD de Mylène Farmer ! »
Ah ok…

Don, revenons en à mon vendeur FNAC, d’hier : ma tablette, elle n’y est plus, y a la version à 60 euros, soit le double de celle que je veux. Ben nan ! Pas grave, je la trouve à une autre FNAC. Pareil pour le scrabble de ma sœur (oui, ma sœur voulait un scrabble…), je vais dans un magasin de jouets, je pleure sur les playmobils (et là, je réalise que ça fait plus de 10 ans que j’en ai pas achetés et que ceux que j’avais n’existent plus) et je ne trouve que la version deluxe du dit jeu : 60 euros ! Bon, ok, on va aller ailleurs.

Bon, maintenant que les achats sont faits, reste le plus pénible : les papiers cadeaux. Je suis nullissime en la matière donc, cette année, j’ai décidé de cacher ma nullité en faisant des papiers cadeaux originaux : à la place des rubans, je vais mettre des bas et des chaussettes pour rappeler un peu le côté « on met les cadeaux dans les chaussettes ». Je suis trop fun comme fille, y a pas à dire ! Je vous mettrai une photo plus tard si vous voulez.

Bref, depuis deux jours, je touche plus pied par terre, je suis épuisée, agacée par la foule, par les gens qui savent pas conduire, ceux qui ne trouvent pas leur carte bleue à la caisse, ceux qui payent en liquide, ceux qui demandent des trucs à la con au vendeur à qui je veux, moi aussi, poser des questions, ceux qui essaient de me gruger (mais qui n’y arrivent pas)… Et en plus, tout le monde me saoule avec les gens de Noël, la pub Kinder est encore plus affreuse que les années précédentes… Et pour couronner le tout, chaque année, on a une catastrophe de Noël. Ca aurait pu être ma journée merdique de lundi mais y a pire : Anthony est coincé sur Paris, il pourra pas redescendre. Ma sœur est donc totalement déprimée, je sais même pas si je lui emballe ses cadeaux ou pas…

Je vous le dis : Noël, ça pue (mais lundi, quand j’aurai eu mes cadeaux, ça ira mieux !)

 

Théâtre de rue

J’ai eu une fin de semaine démentielle, donc j’ai beaucoup pris le métro. Je me suis tapée 16 stations de RER (bon, ok, à un moment, je suis partie dans le mauvais sens), 37 stations de métro et deux trajets en train. J’ai effectué 8 changements. Je portais un string passionata. Bon sang, je te cache rien, lecteur !

 

Donc dans le métro, des fois (souvent), je lis et des fois j’observe. En fait, aujourd’hui, j’aai accumulé de la matière pour un futur article en observant les couples dans le métro et cherchant à en tirer des réflexions à peu près intelligentes mais là, je ne les partagerai pas pour le moment, ça viendra quand je pondrai l’article sur le sujet (suspense !).

Lors de mon dernier changement, alors que j’avais 10 minutes d’attente à la gare et aucune envie de lire (pas assez concentrée, un peu totalement morte), je rêvasse. Soudain, arrive une nana blonde et un bébé qui s’assoient à côté de moi, le bébé sur les genoux. Un mec s’approche et babille un peu avec le bébé, je les regarde d’un coin de l’œil : couple normal, ils ont l’air jeunes, surtout elle. Je fais pas trop gaffe quand je repère une brune qui ressemble à Clara, un peu, et qui regarde la scène un peu à l’écart. Et là, le monsieur du couple quitte la maman et va embrasser la brune. Hein ?? Quoi ?? Il rapatrie la demoiselle devant la maman et son bébé et j’en tire des conclusions : ce ne doit pas être le papa mais l’oncle, un truc comme ça. La maman et le monsieur continuent de parler, Maman parle du manteau du petit et gâtouille, je comprends que la brune est étrangère vu que le mec lui parle en anglais (mais alors quel esprit de déduction !) mais à un moment, les deux Français montrent un train au bébé « oh, le train, le train ! » et là, Brunette sort un truc genre « Okakyo ! ». (c’est du phonétique). Bon, ça fait un peu japonais mais elle n’est pas asiatique. La blonde appelle quelqu’un pour lui annoncer qu’elle rentre car tout le monde est fatigué, surtout le petit, je me dis que c’est le papa, le mec et la brune se papouillent devant nous. Puis le mec se repenche vers le bébé et fait « viens voir papa ! ».
Quoi ?? Finalement, le petit trio finit par s’éloigner, la blonde portant toujours le petit, le mec au milieu et la brune qui le tient.

 

Bon, petit bilan : le mec est le père du bébé, sûr, la brune n’était pas sa mère ou avait un instinct maternel pire que le mien. A l’inverse de la blonde : je la trouvais drôlement préoccupé par le petit si elle n’en est pas sa mère. J’ai trouvé ce double couple fascinant. D’un côté le mec et la brune, de l’autre le mec et la blonde, les deux filles ne se sont pas parlé mais il ne semblait pas y avoir d’hostilité entre elle mais on avait limite l’impression que quand il était avec l’une, l’autre aurait pu être une simple passante,ça aurait été pareil. Et
puis, ça me paraît bizarre de papouiller une nana comme ça face à son ex. Perso, je présenterais mon mec (si j’en avais un) à Guillaume 1er, je me tiendrais, je trouve que c’est une question de pudeur. De toute façon, dans la rue, on se tient, un peu, non mais !

Bref, je racontais tout ça à Marine sur le net hier soir, elle m’a effacée de MSN depuis et m’a demandé de ne plus jamais l’appeler. Non, je déconne, of course. Donc je lui racontais ça, parce que j’ai trouvé cette petite histoire intrigante. D’ailleurs, ça m’a bien occupée en attendant le train mais ils sont partis à l’autre bout du quai, après, j’ai raté la fin. Donc pendant que je lui racontais ça, je disais « putain, la rue, c’est mieux que la télé ».

Combien de gens croise-t-on par jour ? A Paris, c’est même pas chiffrable à mon avis. Parfois, un individus ou deux se détachent de la foule par leur comportement. Leurs histoires rentrent dans notre champ tout à coup. Pendant quelques instants, on a conscience d’eux et de leur vie. On ne sait pas ce qui s’est passé avant, on ne sait ce qu’il se passera après, on laisse notre imagination combler les trous. Comment en sont-ils arrivés là ?

Sans doute que c’est mal poli d’écouter les gens comme ça, de les observer l’air de rien. Sauf que moi, j’adore. Surtout qu’avec mon imagination débordante, ces vies sans doute ordinaires deviennent dingues ! Si j’écrivais une nouvelle sur tous ces fragments de vie captés dans mes filets, je pourrai écrire un livre épais comme un annuaire. Car finalement, on peut tout imaginer mais souvent, la réalité est plus fascinante que la fiction.

One woman show

Dans la vie, je ne fais pas que regarder la télé en envoyant des CV, non, non, non. Il m’arrive de sortir et de faire des choses à visées culturelles. Donc lundi, je suis sortie pour voir un one woman show, Lady Brind’zingue, joué par Aurèle (si vous tombez sur le blog de Lady, mieux vaut le lire après avoir vu le spectacle, sinon, vous allez pas comprendre). La demoiselle joue tous les lundis soir, à la Loge, dans le 9e, la plus petite salle de théâtre de Paris (17 places !). Grâce à mon boulot d’attachée de presse pour Modo (c’est elle qui tient le rôle principal dans le synopsis en vidéo, pour ceux qui ne suivent pas), j’ai pu avoir une place gratuite.

 J’arrive un peu en avance pour pouvoir choisir ma place puis le spectacle commence. Bon, je vais pas tout vous raconter, je ne veux surtout pas déflorer votre plaisir. Je vous fais un petit résumé : après s’être débarrassée de son petit ami Jean-Paul (en le poussant en haut d’une falaise), Lady repart à la recherche de l’amûûûûûûûr. Mais vu que Lady n’est pas comme les autres, cette recherche ne ressemble à rien de connu. Oui, c’est pas Bridget Jones sur scène, non, non, non ! Parce que moi, les Bridget, Clara et compagnie, elles me saoulent un peu. Comme si être célibataire était la fin du monde… Là, justement, c’est marrant car Lady a une vision très particulière de la séduction et de l’Homme. Bon, je vais pas vous en dire plus parce que sinon, je vais balancer des vannes à base « ouais et quand elle dit ça, c’est trop drôle » et je déteste les gens qui font ça. Genre les gens qui me balancent qui est le tueur dans Usual Suspect ou les gens qui vous indiquent gentiment « atta, atta, là, c’est trop drôle ! » comme si j’étais pas capable de m’en rendre compte toute seule. Ca va, je suis pas débile non plus, je peux comprendre toute seule quand il faut rire ! Bon, Aurèle, moi, je l’avais vue dans les courts de Mitchoum Productions, des films qui ne jouent pas précisément la carte de l’humour donc j’avoue que j’étais curieuse de la voir dans un rôle comique. C’est dingue, on dirait carrément pas la même personne ! Mais elle assure dans les deux domaines.
 

Bon, ensuite, nous avons pris Gildas (le scénariste de Modo) sous le bras et on est allé boire un verre tous les trois dans un bistrot voisin en grignotant des tapas. On revient un peu sur le spectacle et sur le public du soir. Il faut savoir que, dans son spectacle, Aurèle fait participer le public et c’est toujours à quitte ou double. On tombe bien, ça se déroule tout seul mais si vous tombez sur le ronchon de service, sortez les pagaies. Par exemple, souvenez-vous du spectacle d’Axelle Laffont en DVD, elle demande à un mec dans le public de faire la voiture, il lui répond « elle est en panne ». Super ! Donc, là, il faut reprendre la situation en main sans paniquer. Aurèle m’a raconté plusieurs anecdotes du style pour son spectacle, des gens qui lui font ce genre de tour. Faut vraiment réagir au quart de tour sans faire remarquer que ce genre de réponse n’était pas attendue…

Le public est très important dans ce genre de spectacle, même si vous le faites pas intervenir. En octobre, j’étais allée voir un one man show et on avait discuté ensuite avec l’artiste et la chargée de prod qui disaient que, selon le soir, le public ne réagit pas pareil et les jours où ça rit pas trop, c’est plus dur de donner le meilleur de soi. Aurèle m’a dit la même chose. Il y a des soirs où les gens rigolent à la même blague et d’autres où les gens sourient. Non mais imaginez, vous êtes en train de jouer votre spectacle et personne ne réagit, ça doit être dur. Moi, avec mon foutu caractère, je finirais par péter un plomb et arrêter le truc en plein milieu… Non, ok, je le ferais pas mais c’est vrai que ça doit être super frustrant. Surtout que selon les gens avec qui on assiste au spectacle, ça peut avoir un effet inhibant ou, au contraire, exaltant. Lundi, quand j’y suis allée, il y a avait une famille certes sympathique mais qui ne jouait pas trop le jeu. Du coup, ça inhibe vachement (même si moi, j’ai joué le jeu, nananère !). C’est un peu comme au lycée ou à la fac, quand vous étiez dans des classes ou personne ne participe. L’ambiance est plus tendue et, du coup, vous n’osez pas l’ouvrir. Sauf si le prof est super beau, là, je participais toujours mais c’était assez rare que j’aie de beaux profs. Et le dernier prof qui m’a interrogée, j’étais un peu pompette, j’ai répondu juste alors que je comprenais même pas ce que je disais. Les relations internationales, c’était inné, chez moi.

Mais revenons à notre spectacle. J’explique à Aurèle que, pour rigoler, j’avais décidé d’écrire un one woman show qui compte joyeusement… un sketch. Mais j’ai d’autres idées en prévisions : la politique, l’hypersexuelle (c’est notre chouchoute avec mon agente, aka LilVirgo), l’ANPE… Enfin, faut juste que je les écrive, quoi. Là, Aurèle et Gildas me demandent, tout enthousiastes : « Mais pourquoi tu le joues pas ? ». Non mais ça va pas ? Me mettre sur une scène devant des gens qui me regardent et qui m’écoutent mais c’est pas possible ! Je suis pas actrice moi ! La dernière fois que j’ai joué la comédie, c’était en terminale pour la fête de l’école, je jouais un nain de Blanche Neige avec 3 autres filles (oui, notre princesse était un mec en santiags, on était profondément débiles). Evidemment, j’arrive sur scène et je perds mon bonnet donc je commence à rire, encouragée par Yohann en fée qui est mort de rire et on s’emmêle un peu les pinceaux sur scène mais bon, tout est bien qui finit bien. Tout ça pour dire qu’actrice, c’est pas mon métier. Je suis même pas sûre d’être capable de retenir tout ce texte, pourtant écrit avec mon clavier. Et surtout, si le public est du genre pas expansif, je vais mal le prendre, je serais capable de leur dire : « Ben alors, vous avez le droit de rire, vous savez ? ». Non, moi, j’admire les gens capables de s’exposer comme ça, sur scène, de jouer un spectacle d’une heure à une heure et demi en étant tous seuls sur scène. Etre actrice (ou comique), c’est un métier… Et c’est clairement pas le mien (même si je suis pas timide et super drôle, mouarffff !)

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Politique fiction

J’ai trouvé récemment dans une librairie un livre fort sympathique qui suscite forcément un article. Non parce que je fais pas que regarder la télé, je lis beaucoup mais j’en parle
pas forcément. Mais là, ce livre très drôle m’a donné envie de saisir mon clavier et de vous en parler. Toi aussi, cultive-toi, lecteur !
Tsunami-Sur-L-elysee

Bon, de quel livre je parle ? De « Tsunami sur l’Elysée », de Dominique Ambiel et Antoine Rault. L’histoire est simple : c’est celle des élections de 2007, les présidentielles (pour les trois du fond qui seraient pas au courant, des fois qu’ils sortent du coma). Le scénario est simple : les candidatures se multiplient, tant à gauche qu’à droite. En vrac : Chirac, Sarko, Hollande (secondé par Ségolène, le livre est sorti en juin), Fabius, Kouchner, Tapie, Bayrou, Arlette, Besancenot, Marine Le Pen (papa ayant fait un malaise cardiaque en direct à la télé et ne pouvant plus dès lors se présenter)… Bref, à l’arrivée, ils sont 27. Puis 26 puisque Chevènement jette l’éponge. Donc, dans la première partie, le livre nous présente les principaux candidats et ce qui leur passe par la tête. Chirac veut emmerder Sarko, Fabius et Kouchner veulent jouer leur carte, Hollande est poussé par le parti après une attaque cérébrale de Jospin, devenu bégayant, Marine remplace papa, Arlette et Besancenot défendent leur cause… Bien sûr, tout ceci n’est qu’une fiction mais c’est tellement bien fait que, parfois, on a limite l’impression que les deux auteurs ont repris des confidences de ces candidats.

 

La campagne se déroule bon an mal an jusqu’au drame : à quelques jours des élections, de nouvelles émeutes de banlieue. Besancenot appelle les jeunes à manifester mais ils
sont durement réprimés par la police. Le premier tour se passe et l’impossible se produit : au deuxième tour, on retrouve Marine face…à Besancenot ! Bon, je ne dirai pas qui gagne (parce que le livre le dit), histoire de ne pas déflorer votre plaisir. Ceci étant, les stratégies de ralliement sont extrêmement drôles. La crise de panique chez certains politiciens, aussi. Le passage de pouvoir entre Chirac et celui ou celle qui remporte les élections, à ne pas rater !

 

Bref, ce livre n’est qu’une fiction, bien menée et hilarante. Mais on rit jaune quand même : et si ça arrivait ? Nous sommes encore loin des 27 candidats, on peut déjà rayer de la liste Fabius et Kouchner (dont le regard est désormais tourné vers l’OMS), Tapie et les PRG se sont ralliés au PS pour récupérer des ministères. Par contre, il me semble peu probable que Chevènement n’en soit pas. Et je ne suis pas sûre qu’on ait pas droit à un candidat dissident du PS, genre Mélenchon. Ceci étant, si un mec du PS se présente en sus de Ségolène, perso, je le virerais du parti : s’il est pas foutu de respecter le vote des militants, c’est qu’il y a un sacré problème ! Quant à Chirac… Lui et sa dame nous refont le coup de la troisième candidature ! Si, si, si ! Ca fait frémir tout de même. Parce que, des fois, quand je suis les infos, je me dis : « merde, le bouquin n’a pas tapé si loin que ça ! ». Bon, pour l’heure, Le Pen est bon pied bon œil mais il est plus tout jeune, pépé…

 

Bref, ce livre est parfait pour rigoler un bon coup, c’est plus drôle que les Guignols. Il y a des scènes excellentes mais comme les plus drôles sont vers la fin, je peux pas vous
les raconter, sinon, je vous dévoilerai le nom du nouveau ou de la nouvelle Président(e). Mais quand même, ça fait un peu réfléchir. Pourrait-on se retrouver avec un 21 avril bis mais dans une configuration encore pire ? Parce que le livre explique comment on en arrive là, c’est pas juste une facétie d’écrivains. Outre l’émeute susmentionnée, il y a également un abstentionnisme massif des 30-45, les jeunes ayant tendance à voter plus facilement pour les extrêmes, tout comme les personnes âgées (mais ce ne sont, à priori, pas les mêmes extrêmes). Or en 2007, il y a une pluie de ponts ! Je n’oserai pas dire que les vacances passent avant des élections pour une majorité de gens mais je me dis que 4 scrutins en même pas deux mois, beaucoup vont sécher (et ça me navre, sachez-le). Et encore, Dieu merci, ils ont décalé les municipales à 2008 parce que là, ça aurait été l’hécatombe ! Bon, je vais pas m’emporter sur le sujet « putain mais
quelle idée de merde de foutre législatives et présidentielles à un mois d’intervalle », ce n’est point le sujet. Or quitte à faire impasse sur un scrutin, vous sécheriez le premier tour ou le second, le décisif ? Ben, le premier, évidemment ! Si vous saviez tous les gens impliqués dans le tissu syndical et associatif que je connaissais et qui n’ont pas voté le 21 avril 2002 (mais qui sont quand même allés manifester, on rêve…), ça montre que la mobilisation est nulle.

 

Un nouveau 21 avril est-il possible ? Techniquement oui, tout est toujours possible. Seulement, j’espère que le « Tsunami sur l’Elysée » restera une fable…

Trop canon la meuf !

Non, aujourd’hui, je ne parlerai pas d’un éventuel revirement de cuti de ma part, je suis toujours hétéro. Mais je veux te parler de beauté féminine ou plutôt celle de nos amies
les célébrités parce que, des fois, y a des trucs qui m’interpellent.

Cette semaine est sorti au cinéma le film « Le concile de Pierre », avec Monica Bellucci dans le rôle principal. D’ailleurs, sur l’affiche, on ne voit qu’elle. Et là, quel est l’argument marketing de ce film ? « Ouais, Monica a accepté de s’enlaidir ». Donc, s’enlaidir, c’est se couper les cheveux et se mettre de la boue sur la joue ? Bon, pour le coup des cheveux, je pourrais me vexer mais bon, y a plein de belles filles avec des cheveux courts comme Carole Bouquet et Cécile de France ou Miranda dans Sex and the city. Enfin, bref, c’est pas un article capillaire, reste lecteur ! Donc moi, je n’ai pas vu ce film mais j’ai vu la bande annonce en allant voir Prête moi ta main avec Gauthier l’autre jour. La bande annonce se termine sur un gros plan du visage pensif de Monica qui regarde par le hublot d’un avion. Non mais vous croyez vraiment qu’on aurait intégré un gros plan comme ça d’une fille moche ? Non mais rien que pour ça, j’ai pas envie de voir le film.

 

Dans l’industrie du cinéma, ils aiment ça l’argument « elle s’est enlaidie, quel courage ! ». On nous a fait le coup avec Nicole Kidman, Charlize Theron, Natalie
Portman et j’en oublie certainement. Donc, si je résume être une actrice belle et accepter de s’enlaidir, c’est une preuve de courage ? Elles ne font que leur travail ! Tous les rôles ne demandent pas aux actrices d’être juste belle, faut composer parfois un peu ! Va-t-on applaudir une infirmière qui nettoie un malade qui s’est fait dessus ? Non ! Alors pourquoi applaudir une comédienne qui ne fait que son boulot ? Ces actrices sont effectivement très belles (quoi que Charlize Theron, je la trouve un peu banale par rapport aux autres) et c’est sûr que quand on est belle, c’est pas toujours facile de s’enlaidir. Non mais c’est vrai mesdemoiselles, laquelle d’entre nous serait ravie de sortir de chez elle enlaidie ? Perso, moi, même pour aller au supermarché, je reste pas en jogging ! Bon, je me maquille pas, quand même, faut pas déconner (surtout que les beaux caissiers, c’est au McDo qu’ils sont) mais c’est vrai que je suis incapable de sortir chez moi avec les cheveux sales ou un t-shirt souillé, par exemple.

 

Mais il n’y a pas que ça. Avez-vous remarqué comme on a tendance à dire « elle a accepté de s’enlaidir, c’est une vraie actrice ». Sous-entendrait-on qu’en fait, l’actrice en question ne doit son métier et sa renommée qu’à sa beauté ? Bon, pour Monica ou Charlize, c’est vrai que leur carrière n’est pas particulièrement marquée par de grands rôles de composition, c’est plus « Sois belle et tais-toi ». Mais bon Nicole Kidman, elle a quand même su montrer qu’elle déchirait, belle ou pas ! Parce que si je comprends bien, une belle actrice ne peut être bonne (donc une bonne actrice est forcément laide ?). C’est la jalousie qui parle ou pas ? C’est intéressant de voir qu’une femme belle est toujours suspecte. Genre sans son physique, elle n’aurait pas réussi. Faut être honnête, pour faire actrice, faut quand même un physique. Pas forcément être une bonnasse intégrale à la Pamela Anderson (qui n’a pas un très joli visage et qui n’est pas une excellente actrice puisqu’elle joue plus avec ses seins qu’avec le reste de son corps), il y a des actrices qui ont un charme fou. Je parlais de Prête moi ta main plus haut : ben, moi, Charlotte Gainsbourg, je la trouve bourrée de charme. J’avoue que ses premières prestations cinématographiques ne m’ont pas vraiment convaincue mais là, on sent la femme sereine et sûre d’elle. Mais revenons-en à la beauté. Ne peut-on pas être belle ET douée ? Il est évident que certains films ne jouent que sur la plastique de la comédienne donc on s’en fout qu’elle soit douée, on lui demande juste d’être belle, de prendre des pauses interminables, des tenues sexy et tout ça. Bon, là, effectivement, on peut remettre en doute ses qualités d’actrice. C’est vrai que Monica n’a pas eu des rôles vraiment réfléchis, surtout dans Matrix où elle a un rôle de potiche intégrale. Peut-être ne lui propose-t-on pas d’autres rôles, j’en sais rien (j’avoue que je m’en fous un peu, en plus). Mais c’est hallucinant comme on attend toujours les belles actrices au tournant : « ah, là, elle va pas pouvoir jouer sur sa plastique, on va vraiment voir si elle vaut le coup ou pas ! ». Bon, en l’occurrence, je suis pas sûre que le Concile de Pierre soit un rôle totalement novateur pour miss Monica mais pourquoi on ne fait pas de même avec des actrices à la plastique moins irréprochable mais qui s’enferment toujours dans le même rôle ? Par exemple, Mimi Mathy, pourquoi personne ne l’attendrait au tournant si elle jouait un rôle dramatique ? Non parce que sorti des films comiques et de Joséphine, l’ange gardien, on sait pas de quoi elle est capable, Mimi.

 

En somme, je ne comprends pas pourquoi la beauté et le talent seraient forcément antinomiques. Certaines actrices sublimissimes sont capables de tout jouer, comme leur métier le leur demande. Alors ne nous enthousiasmons pas parce qu’elles ont accepté de s’enlaidir. Et arrêtons de guetter le faux pas ! Oui, on peut être belle et talentueuse, heureusement, d’ailleurs !

Samedi, ça me dit

Aujourd’hui, lecteur, c’est samedi. Je sais, ce blog est un puits de science pour toi, tu en apprends tous les jours ! Après la scopophilie, je te tiens au courant du
calendrier, des fois que tu sortirais du coma et que les infirmières t’aient filé un pc portable wifi et pas de calendrier (les garces).
 

Le samedi, c’est un jour que j’aime bien. D’abord parce que les trois-quarts du temps, je mets pas mon réveil. Aujourd’hui, si, je l’ai mis car ma sœur venait me chercher en
voiture pour que je puisse récupérer mon colis super lourd et encombrant à la Poste car le livreur a trouvé plus simple de mettre direct le papier dans ma boîte plutôt que de se faire chier à
trimballer le colis. Bon, bref, je vais pas vous raconter cette histoire-là, ça va encore m’énerver. Mais bon, depuis mardi, je milite activement pour la privatisation de la Poste et pour le
renvoi de la connasse du centre d’appel qui m’a raccroché au nez.

 

Bon, le samedi, disais-je, j’aime bien. Ado, c’était le jour où j’avais pas école mais que je pouvais faire plein de trucs parce que tout était ouvert. Le samedi, c’est le jour des
balades et du shopping, des sorties et surtout, des journées glande assumées. Je laisse le boulot de côté, je fais ce qu’il me plaît, le peton ! Et si je veux rien faire, je complexe même
pas ! Mais le samedi, c’est encore mieux quand on travaille en semaine car là, on savoure vraiment. Moi, pour le moment, suis au chômage donc la différence entre semaine et week-end n’est
pas flagrante. Sauf qu’il ne sert à rien d’appeler la mairie ou les assedics et la Poste ferme à midi. Oui, le samedi, c’est pas le jour des démarches administratives, c’est comme ça.

 

Le samedi, on peut voir nos amis salariés, aller boire un verre en terrasse (quand le temps le permet) et refaire le monde sans faire attention à l’heure, profiter tranquillement.
On peut aller au musée, aussi, faire des courses, du shopping mais pas trop quand même (parce que moi, la foule, j’aime pas ça). Par exemple, avec Gauthier, y a quinze jours, on s’est fait un
samedi Cité des Sciences (faudra y retourner voir l’aquarium). Et puis le samedi, tout vous invite à sortir : y a rien à la télé, même pas les Feux de l’Amour ou Plus belle la vie donc c’est
pas ça qui va vous retenir chez vous. Mais pour les plus pantouflards, vous pouvez prendre un bouquin et vous lover sous la couette avec un maxiccino à portée, et le chat qui ronronne sur votre
ventre.

 

Moi, aujourd’hui, j’ai (enfin) récupéré mon nouvel aspirateur, l’ancien n’aspirant plus. Bon, il est vieux pépé, il a 6 ans et ce genre de petit aspirateur, c’est pas le pied. Ce
soir, j’enchaîne deux soirées (je suis une warrior) . Mais si je veux tenir jusqu’au bout de la nuit, il me faut des forces. Donc je vais faire une sieste !

 

Bon, voilà, je voulais faire un article dadaïste genre j’écris tout ce qui me passe par la tête mais là, mes seules pensées sont : « putain, ça pèle, je vais rallumer le
chauffage » et « je me ferais bien une petite sieste ». Tant pis, l’article dadaïste, ce sera une prochaine fois !

 

Si vous voulez un homme nouveau, votez Ségo !

(ou pas)

Bon, aujourd’hui, je vous prouve que je suis une journaliste, une vraie : toujours à la pointe de l’actualité ! Donc aujourd’hui, comme tu le sais ou pas, les militants socialistes vont voter pour choisir leur candidat aux élections présidentielles. Si y a un deuxième tour, on saura donc le 23 novembre qui sera le candidat du PS et moi, j’avoue que j’ai un peu hâte de savoir. Même si, étant de gauche, je suis pas super motivée par nos trois candidats.

 

Lundi, dans un élan citoyen, j’ai accompagné Gauthier au meeting de Ségolène au gymnase Jappy où elle tenait son meeting. Après tout, peut-être qu’après cet happening, j’allais devenir totalement fan de notre amie. Donc on arrive, LilVirgo nous rejoint. On se pose à l’étage, juste derrière un vieux qui pue la vieille poubelle, je sentais que j’allais pas forcément apprécier ce meeting ! Le meeting devait commencer à 20h. 20h20, les gens se lèvent et applaudissent à tout rompre, les diaporamas commencent sur les deux écrans géants de part et d’autre de la salle et… rien. C’est ce qui s’appelle une fausse entrée. 20h30, rebelote et, enfin, à 20h40, la voilà enfin, elle met bien 5 mn à faire 30 mètres, assaillie par les partisans, les journalistes, protégée bon an mal an par les gardes du corps. Bon, ok, comme je suis légèrement agoraphobe, je comprends à ce moment là que je ne serai JAMAIS une personnalité politique. Bon,
première constatation : elle est petite Ségolène. Oui, je la voyais assez grande mais en fait, c’est que François est déjà nain. Donc en gros, au début, je vois un bras gainé de tissu rose fuchsia émerger de la foule.

 Bon, première partie du meeting, le député du 11e fait un discours introductif qui nous refait l’histoire du socialisme parisien du XXe siècle, youpi you ! Parce que ce meeting est très parisiano-centré, genre « Oui, Paris est de gauche, la France de droite, c’est pas possible, ça, Vive Delanoë ». Mouais, je suis pas convaincue par cet argument là. Bon, enfin, le monsieur finit son discours et Ségolène Royal prend (enfin) la parole. Enfin, elle essaie parce que les vivats de la foule n’aident pas. Elle se dresse au milieu de la salle, ne se colle pas au pupitre contrairement à M. le député et entame son discours. Elle prend soin de se tourner régulièrement pour ne pas tourner le dos à toute une partie de la salle. Bon, elle maîtrise bien le topo, pour ce que je peux entendre. Non parce que ce qui me gonfle dans les meetings, c’est cette manie qu’ont les gens d’applaudir n’importe quand, dès qu’un mot leur plaît, en plein milieu d’une phrase, ce qui nuit quand même à la bonne écoute du discours. A un moment, elle aurait pu nous traiter de pauvres débiles profonds, ça aurait été pareil, on n’entendait plus rien. Suite à ce discours triomphant, on passe à la partie « question du public » et là, Ségolène Royal se débrouille beaucoup moins bien, elle cherche ses mots, elle hésite. Comme on s’est dit avec Lil et Gaugau, face à Sarko, elle va se faire plier en deux minutes.

Bon, sur le fond, je n’ai pas grand-chose à dore. Oui, je pense que l’éducation est très importante et qu’il faut assurer au maximum l’égalité des chances. Mais je suis contre les internats pour les mauvais élèves, ça risque de les dégoûter de l’école plus qu’autre chose. Je ne suis pas non plus pour que les profs restent 35 heures au collège. Soyons honnête, une salle des profs, c’est pas l’endroit rêvé pour bosser, corriger des copies, préparer des cours… Je comprends qu’un prof qui n’a cours que de 14 à 17h ne vienne pas passer la matinée au collège. C’est quand même plus simple de préparer des cours à domicile avec tous les bouquins à portée ! Par contre, les tutorats, je suis pour. Pour le reste, ce qui me gonfle un peu, c’est la question des femmes. Comment se fait-ce que cette question ne peut être traitée que par une femme ? Si on est un homme, on ne peut pas défendre le droit des femmes ? Et bien, bordel, on est mal
barrées, mesdemoiselles et mesdames ! Parce que le fait qu’on ne voit qu’en Ségolène que son sexe (je parle du genre, pas de son intimité !), je trouve ça totalement navrant. J’en parlais déjà y a un an et j’ai pas changé d’un iota. Je n’ai jamais voté pour une candidate que parce qu’elle était femme, y a rien à voir. Je trouve grave que les adversaires de Mme Royal l’attaque sur sa féminité mais je trouve ça aussi grave qu’elle utilise son genre pour jouer les victimes. Avant d’être femme, elle est une politique et c’est au fond tout ce qu’on lui demande. J’aimerais vraiment que ses adversaires arrêtent de lui parler cuisine ou famille, que les journalistes arrêtent de ne parler que de son physique (bien que j’avoue qu’elle est très élégante, jolie et super bien foutue). Et j’aimerais aussi que la demoiselle évite les questions gênantes en répondant « vous me poseriez la question si j’étais une femme ? ». On s’en fout qu’elle soit femme, on veut qu’elle soit candidate.

Quoi qu’il en soit, je ne suis définitivement pas fan des meetings. C’est le deuxième que je fais en un mois et demi (le premier, c’était celui de Jack Lang) et le parti pris favorable des gens présents m’agace. Quoi que le candidat (ou la candidate) dise, on applaudit n’importe quand, on n’écoute finalement pas ce que dit la personne, on se contente de lui manifester son soutien. Et si on les laissait parler, juste pour voir ? Parce que, mine de rien, ce genre de discours sans les vivats de la foule, je suis sûre que, de suite, on accroche moins.