Douce réminiscence lycéenne

Par Bastien
 

Quand Einstein expliquait la relativité du temps en prenant l’exemple d’un même temps passé avec un précepteur et une belle blonde il ne pouvait pas viser plus juste. Il y a des
jours qui paraissent véritablement interminables, heures après heures on n’attend que le soir pour pouvoir aller se coucher. Des jours où on a le moral en berne, le sourire en bandouillère et le couillomètre à zéro. Mais voyez vous, ma chance c’est d’échapper à ces jours.

Putain de semaine ! A la base je suis expatrié à près de 500km de chez moi, donc forcément, ayant une mère poule, quand je rentre a la maison après 5 mois d’absence je suis un peu le Roi. Mais la n’est pas le plus grandiose. C’est fou comme en 5 mois on peut manquer à ses plans culs. Madame L, elle n’a pas coïté un seul autre mec durant mon absence, d’où un appétit plutôt féroce !  Madame T qui ne s’est toujours pas fait déprépubériser l’hymen (pas un plan cul elle, on s’est toujours tenu a un collegian touche pissou). Madame A, maquée, qui refuse même l’idée de me voir de peur de « faire une connerie », quelle conne. Madame E qui m’a envoyé des messages salaces ces 3 dernières semaines, préparant mon retour. Et madame Ti, ma préférée..

Alors Miss Ti n’est pas vraiment un plan cul. Disons plutôt que c’est un fantasme. Un grand fantasme. Des litres de foutre ont du être déversés sur son petit visage dans les imaginaires des boutonneux de mon ancien bahut. Des jambes longues et parfaites, un cul a faire se redresser un bénédictin, une courbe qui ferait rêver Ayrton Senna, des petits seins juste au
dessus de deux petites côtes saillantes, un sourire angevin et des yeux…mais d’un vert…argh !

Mon grand malheur étant de ne l’avoir encore jamais coïté. A vrai dire je l’avais même plutôt perdue de vue ces derniers temps. Et par « ces derniers temps » j’entends « ces 3
dernières années ». Mais un beau matin brumeux de janvier, quand la fraîche rosée faisait briller l’herbe et les fleurs de tout leur éclat (si c’est pas de la chouette littérature ça) la miss
décida de m’envoyer un message pour le moins affluxsanguinisant. En gros, après traduction ce message disait « pourquoi tu ne m’as pas labouré quand on était en term ? Mais rassure toi il n’est jamais trop tard » avec tous les gouzi gouza d’usage. Ni une ni deux, je me fait prescrire une paire de testicules et je pars à la chasse au fantasme ! Résultat elle est passée hier soir chez moi. Bordel, ça devait bien faire un an que je n’avais pas eu la volonté d’être un bon coup, ça fait quand même du bien a la virilité quand la miss hurle a t’en boucher les trompes d’Eustache.

Etre le fantasme de lycéenne de son fantasme de lycéen.. Elle n’est pas belle la vie ?

Bon, la veille, fallait préparer la venue en grande pompe de madame Ti, s’agissait de ne pas effrayer le gibier. Déjà on change les draps, la faire tremper dans la mouille d’une
autre c’est pas sport. On met bien en évidence la guitare, on vire les CDs genre Svinkels ou Suicidal Tendencies et on place des trucs plus soft a la UB40 ou a la Dylan, on aère la chambre parce que l’odeur de clope c’est pas franchement libidinant, on fait un brin de rangement, bref, on prépare le terrain.

 

Tout cela n’a servi stricto a nada ! A peine elle avait posé un pied chez moi qu’on coïtait déjà. Une méduse hémiplégique aurait pu se balader au dessus de nos têtes qu’on ne
l’aurait pas remarquée. Et quelle nuit mes amis ! On a tout fait, le sirtaki a la milanaise, on a remis le couvert version Bangkok, elle m’a même montré Ankara ! Si je vous disais combien de culbutes nous avons réalisés en une nuit vous en seriez tous jaloux. Mais merde, 3 ans de désir a remettre en une nuit ça se comprend que ma libido soit restée droite comme un I !

Voltaire a dit « J’ai décidé d’être heureux car c’est bon pour la santé ». Et il avait bien raison, vive le coït !

Etre VIP ou être une erreur de casting

La semaine dernière, je suis allée à une soirée de la hype qui déchire, on dira. Je vous fais le résumé : je reçois une invitation pour l’inauguration d’un bar à oxygène au Bleu comme bleu qui était jusque là un salon de coiffure, salon de thé et salon de pâtes. Comme c’est avenue Hoche, autant vous dire que si j’avais pas été invitée, j’aurais pas pensé à y aller. L’attachée de presse a l’air sympa en tout cas, alors je prends mes fidèles acolytes, PinkLady et Vicky et on y va. Pour lire le résumé de Lady, c’est là et les photos là. Pour Vicky, elle l’a pas encore écrit la coquine !

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On arrive à 19h30 (pour 19h30, première erreur stratégique), trempées jusqu’aux os. On se présente et on sent déjà que ça va pas être simple « nous sommes des bloggeuses, nous avons été contactées par Gabrielle.

– Heu qui ? Vous avez votre carton ?
– Non, j’ai pas pensé à l’imprimer »

Ok, là, j’ai losé sur le coup, j’avoue. Mais en général, dans les soirées bloggeurs, on se pointe et c’est tout. Donc là, on passe quand même, on arrive aux vestiaires poser nos affaires (trempées), Gabrielle nous présente Lola Séguéla (oui, la fille de) qui tient le lieu et nous voilà invitées à faire un tour. Première étape, le bar. « Pardon, mesdemoiselles mais c’est une soirée privée, ce soir ». Mais ils nous cherchent ou quoi ? On a dû passer déjà je sais pas combien de personne, si on est arrivées jusque là, c’est pas par hasard.
« Oui, je sais, nous sommes des bloggeuses invitées par Gabrielle.

– Gabrielle, qui ?
– Gabrielle l’attachée de presse… »

Apparemment, il y avait beaucoup d’attachées de presse dans l’histoire. C’est pas grave, la dame nous lâche, on peut aller se promener.

Bon, évidemment, le tour est assez rapide et on décide de tester le bar à oxygène, le tout sous la caméra de M6. On est stars ou on ne l’est pas ! Bon, au bout de 30 secondes, j’ai déjà un peu la tête qui tourne, je suis plus habituée à l’air pur. Je dois expliquer à la dame de la télé que j’ai testé Extase comme oxygène car il y en a plusieurs. Heureusement que j’ai gardé fantasme pour après la vidéo, j’aimerais que quelqu’un quelque part ne me prenne pas pour une dépravée. D’ailleurs, c’est amusant de voir le vol de pintades qui suit le champ de la caméra en permanence. On s’en est pris un juste sous le nez, d’ailleurs. On continue à tourner virer, on croise des gens qu’on connaît (en l’occurrence, deux, Mry et Babillages) puis enfin, on a le droit d’aller se chercher une bouteille de champagne. Oui, une bouteille mais des baby, rêvez pas non plus. Alors, là, petit cours de physique : quand on plonge une paille dans une mini bouteille de champagne, ça mousse et ça déborde. Ce qui peut occasionner plein de jeux de mots très rigolos mais avoir du champagne plein la main (oui, tu le sens là le jeu de mots à deux balles), c’est pas hyper glamour. Et boire du champagne à la paille non plus, si tu veux mon avis.

On part à squatter un des salons de coiffure, on est peinardes pour discuter, on est juste dérangées par Monsieur Gadget, un monsieur qui a des lunettes en forme de cœur et une espèce d’oreillette genre blue tooth qui clignote et qui cherche apparemment des journalistes pour parler de son futur site. Ah, y a Bernard Montiel qui traîne aussi dans les parages, il m’a semblé petit mais je me souviens plus très bien. Oui parce qu’oxygène et champagne à jeun, ça me fait un peu perdre mes souvenirs.

La bouteille finie, on décide d’aller manger parce qu’on est toutes les 3 pompettes, on retourne au vestiaire où une grande gigue d’un mètre 80 minimum et de 35 kilos au max d’une soixantaine d’années jette son manteau en vison (ou plutôt en renard je dirais mais vu que j’y connais rien, je dis n’importe quoi) au vestiaire avant d’aller discuter avec des gens. La pauvre fille du vestiaire était toute étonnée « heu mais elle prend pas son billet la dame ? ». Et ben ouais, on a la manteau de fourrure attitude ou on l’a pas, c’est comme ça. En attendant, on a enfin réussi à ne pas se faire dépasser de partout pour récupérer nos manteaux pas en fourrure.

Bilan : je crois que nous étions une demi douzaine de bloggeurs là dedans dont deux à avoir eu officiellement une invitation, à ma connaissance, à savoir Mry et moi. Alors autant, Mry, il est dans la catégorie influenceurs et tout, autant moi, je n’ai pas compris ce que je faisais là. Je ne suis pas dans la blogosphère féminine ni dans la blogosphère de luxe, je pense que peu de mes lecteurs seraient prêts à payer 90 euros un brushing (c’est le prix du salon de coiffure, j’ai pas eu les autres mais ça m’étonnerait que ce soit donné), je ne me considère pas vraiment comme une influenceuse non plus. Alors je ne sais pas. J’ai juste l’impression d’avoir été une erreur monumentale de casting pour le coup. D’ailleurs, l’accueil qu’on nous a réservé semble le confirmer même si en partant, la dame qui devait être shootée à l’oxygène a été vachement sympa « au revoir les bloggeuses, hihi ! ». Après, est-ce que je conseillerais
d’aller fréquenter cet endroit ? Ben oui, si vous avez les moyens, c’est très sympa. D’ailleurs, moi, je me ferais bien des shoot d’oxygène, des fois. Mais je crois qu’en l’espèce, je corresponds pas vraiment à la clientèle type.

Où trouver un homme ? Etape 2 : la salle de sport

(Rappelons avant tout chose que cet article est une vaste blague, second degré inside)

La semaine dernière, après avoir barboté gaiement à la piscine à mater des Adonis masqués, ce qui pourrait être un fantasme s’il n’y avait pas le bonnet en prime, je décide de changer de terrain de chasse. Jetons un peu un œil sur les salles de sport. Evidemment, dans ce monde fantasmagorique où je chercherais activement un fiancé, j’aurais plein de sous et je m’abonnerais à une salle de sport tendance limite lounge comme il en existe tant sur Paris.

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La salle de sport me parle avec des mots ésotériques excitants car globalement incompréhensibles. Aqua suspension ? Non l’aquatique, déjà testé. Tai Chi Chuan ? C’est pour se moquer des gens qui ont un cheveu sur la langue qu’ils ont inventé ça ? Cycling, high low aerobic ? Ah non, y a plein de sports avec du body dedans genre body balance, ça sonne bien ça, tiens. Parce que body attack ou body combat, c’est un peu violent. Je veux un fiancé qui tombe sous mon charme, pas sous mes coups. Enfin, je dis ça, vu la force naturelle que j’ai, c’est moi qui vais me retrouver au tapis.

Mais bon, pour ne pas m’enfermer dans un cours où il n’y aurait potentiellement que des femmes, on va plutôt miser sur la salle de muscu. L’appareil qui permet de se muscler les pectoraux dont je connais pas le nom va me permettre de mettre mes seins en avant, en voilà un bon plan. Oui, ok, le fait que je connaisse pas le nom de l’appareil montre mon niveau en matière de muscu mais faut bien s’y mettre un jour. Et c’est là que la néophyte que je suis va réaliser son mauvais choix stratégique en terme de lieu de drague.

Commençons par la tenue. Il n’y a que dans les clips pour puceaux n’ayant jamais foutu les pieds en salle de gym que les nanas ont des maillots en lycra hypra sex. Moi en vrai, j’ai un t-shirt en coton de préférence XL pour pas qu’il me colle trop et un bas de jogging. De suite, mon potentiel de séduction se gamelle. Sans parler de la coiffure assez primaire ayant pour fonction d’empêcher mes cheveux de trop rester près de mon visage et de mon cou car sinon, quand je vais transpirer, ils vont s’y coller.

La transpiration, tiens. Alors les déo anti transpirants, tout ça, c’est de la connerie. En vrai à la fin d’une vraie séance de sport, on a de la sueur tout partout. Et même si c’est de la sueur fraîchement produite, ça sent pas très bon quoi qu’on en dise. Le seul moment où la sueur est acceptée dans la relation homme/femme, c’est pendant une brouette endiablée. Sinon, elle est priée de se cacher, même si tout le monde transpire mais chut, ce n’est pas un élément séduction. Donc en faisant du sport, je transpire et en plus, je suis rouge. Pour peu que j’ai oublié de me démaquiller, je ressemble vaguement à un panda. Alors on va m’objecter que le maquillage un peu coulé, ça fait très sexe genre je sors du lit après avoir pris mon pied comme une garce mais en vrai, je suis pas hyper fan du concept. Même si j’avoue qu’à titre totalement personnel et prétentieux, ça me va plutôt bien le smocky eyes (comme je maîtrise le vocabulaire girlie au passage) parce que mes yeux sont quand même ce que j’ai de plus joli sur ma figure. Mais le smocky eyes, c’est maîtrisé, le mascara qui coule parce que je transpire, moins.

Donc voilà, je suis pas au top de ma glamouritude mais en plus, il y a un dernier élément essentiel à maîtriser : le choix de la salle. Bah oui, je cherche un fiancé, pas une maman de substitution parce que la mienne est restée dans le sud donc pas de salle à destination de la ménagère de moins de 50 ans. Ou plus, d’ailleurs. On va éviter aussi les salles pleine de machos plein de testostérone qui ne cherchent pas une femme pour la vie mais juste un nom à rajouter sur leur liste. Mais surtout, surtout, il faut se montrer attentive : le jeune homme beau comme un Dieu, finement musclé (non, je ne veux pas le petit frère de Schwarzenegger, Diesel ou Van Damme parce que eurk !) qui vous sourit, vous explique le fonctionnement des engins sans qu’il soit payé pour et qui vous propose même un verre post remuage de graisse, celui que vous voulez épouser dès demain… il est gay. Hé oui, des gay en salle de sport, il y en a et même pas
qu’un seul. Il y a même des salles qui sont assez réputées pour ça.

Bon, finalement, se dégoter un mec à la salle de sport, c’est pénible, même si les endorphines que je produis pendant l’effort me rendent de bonne humeur. La semaine prochaine, je vais prendre des cours de danse plutôt.

Donnons nous la main, soyons copains !

L’autre jour, je lisais Glamour qui donne des petits conseils stratégiques pour sa carrière notamment sympathiser avec ses collègues pour développer son réseau. Sans être aussi calculatrice, je fais attention à mes relations avec mes collègues parce que je les vois tous les jours donc si on s’aime pas, ça va vite devenir invivable.

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 Première semaine, me voici face à une quinzaine de personnes que je ne connais pas avec plein de prénoms à retenir. Ok, je suis là pour un bon moment donc retenons vite qui est qui et qui fait quoi. Ben oui, autant demander les choses à la bonne personne sinon, tout le monde perd du temps. Bon, y a que des garçons à tendance bruns mal rasés mais ça va, je gère, je retiens

vite. Maintenant que je connais les prénoms, passons la vitesse supérieure, adressons la parole aux gens. Dès le départ, certains sont plus chaleureux que d’autres donc on va dire que c’est ma porte d’entrée. Comme j’ai de la chance, la fille que je remplace part la semaine où j’arrive, elle fait donc un pot de départ donc idéal pour discuter avec les gens. Pour sympathiser, j’accepte même une partie de fléchettes. Bon ben voilà, au bout d’une semaine, je me sens déjà intégrée, trop forte moi.

 Oui, mais c’est pas le tout. Les collègues, faut faire amis amis sans pour autant sortir avec eux tous les soirs, c’est pas une obligation. Mais travailler dans la joie et la bonne humeur ça se travaille, manger seule devant son écran, c’est un peu bof comme principe. Dans l’agence on a un espace pour déjeuner (enfin, un canapé et des tabourets autour d’une table basse), la tradition veut qu’on mange tous autour avec ce qu’on a acheté et on papote. Parfois, on va aussi manger dehors, je n’accepte pas toujours parce que bon, resto tous les jours, ce n’est bon ni pour mon porte monnaie, ni pour ma ligne. Bon, bref, il faut trouver un bon dosage pour pas faire la snob de service ni faire pleurer ma conseillère financière. Il y a aussi les pots, des fois, à ne jamais rater, avec le tournoi fléchettes qui va avec (et que je perds toujours lamentablement mais j’essaie quoi).
 

Bon, passer un instant de détente avec ses collègues, c’est bien mais si c’est pour faire tapisserie, ça ne sert à rien. Il faut parler. Face à moi une quinzaine d’hommes entre 25 et 37 ans, la plupart entre 25 et 30 (enfin, 28-30, même). Bon, même génération, de suite ça aide. Mais le problème avec des garçons programmeurs et compagnie, c’est qu’ils parlent beaucoup technologie et jeux vidéos et c’est pas forcément ma tasse de thé. Ceci étant, de temps en temps, je joue avec eux, même qu’une fille qui joue à GTA, c’est pas si courant que ça. Même que je tape tous les gens que je croise dessus, trop forte moi. Bon, la F1 et le rugby, c’est pas leur truc, reste la politique, le cul et les conversations de type scatologiques où je peux suivre. Bon, des fois, on parle taf aussi mais c’est moins marrant. Seulement attention à ces petites conversations. Il est vrai que dans mon cas, mes collègues peuvent être facilement pris pour des potes du fait
de notre âge similaire mais il ne faut point trop en dire. On n’a pas besoin de savoir que je me suis faite secouée dans tous les sens la nuit dernière, tututut. J’ai pas besoin de faire la liste de tous les mecs avec qui je couche, quelles positions on a testées, non. Je dirais même que je préfère pas. Bon, j’ai vaguement expliqué à Rémi et Guillaume le dossier Gabriel, j’avais aussi
clairement la tronche d’une nana qui avait fait des folies de son corps la semaine dernière (je ne boirai plus de Dark dog au boulot, on va croire automatiquement que j’ai sexé) mais je reste discrète, tout comme eux, d’ailleurs. Je sais qui est maqué, le prénom de la plupart de leurs copines mais j’avoue que je suis pas sûre que j’aimerais savoir qui fait quoi. On sort pas
ensemble, chéri, alors tes pratiques sexuelles, je m’en passerai. Déjà que je sais qui fait pipi la porte ouverte chez lui…

 

De la même façon, je suis la seule fille de l’agence avec la boss et la secrétaire (mais on la voit jamais parce qu’elle est dans sa pièce et c’est la seule dans la catégorie plus de 50 ans) donc forcément, j’en joue un peu, je minaude, je demande toujours à celui qui tient la cafetière « tu me sers un café s’il te pléééééééééééé ! » en papillonnant avec ma petite voix mais après, si on se sort quelques vannes de cul, je ne drague pas. Déjà que ça jase quand je papote avec mon collègue tchèque, hein ! Non parce que les histoires de coucherie au
boulot, c’est compliqué, même si elle sont fantasmées. Oui, forcément, ils me taquinent sur le sujet et je réponds mais c’est que du jeu. Mais ça fait que je me sens à l’aise avec mes collègues et c’est ça de pris.

Bref, le boulot, ce n’est pas « que » bien faire son job, c’est également soigner ses relations. Car mine de rien, à qualités égales, on préférera toujours une personne souriante et sociale à celle qui se la joue perso et qui se limite « bonjour, bonsoir, tu me passes l’agrafeuse ? »

Le jour où j’ai élucidé le mystère de la première nuit

Par Marine

La saga de l'été des vingtenairs

Au début d’une histoire, c’est une affaire toujours assez épineuse de savoir si on doit coucher le premier soir ou pas, notamment pour garder un homme. Nina avait d’ailleurs proposé une analyse sur le sujet, je sais plus quand, mais elle sera chou de mettre un lien. [note de Nina : je suis chou!] En l’occurrence, pour moi, la question ne se posait pas vraiment de vouloir garder Benoît, puisque, comme vous n’avez absolument pas pu suivre à travers mon méandre de paroles, la semaine dernière, Benoît était un CDD. Mais par orgueil, je voulais pas être un plan cul au milieu de milliers d’autres. Au-delà de ça, que faire? Coucher le premier soir ou pas?

Autant lever tout de suite le malentendu : la fille qui ne couche pas le premier soir ne craint absolument pas de passer pour une salope. C’est juste qu’elle n’est pas épilée et que, vivante, on ne la déshabillera pas. On en revient toujours à une question de dignité, ceci dit. Car si coucher le premier soir ne fait pas de la fille une salope, coucher alors qu’elle n’est pas correctement épilée fait de la fille une salopiote. Eh vazy, jsuis pas une salopiote, moi. Au moins c’est dit. Le premier soir où j’ai eu Benoît dans mon lit, j’étais pas épilée. Et ça, encore c’était que la partie émergée de l’iceberg. Parce que si je récapitule, ça donnerait quelque chose comme :

– des poils partout (2 semaines sans que mon frêle petit corps ait approché le moindre rasoir/pot de cire) et les vêtements afférents : un t-shirt snoopy gris à manches longues avec des coeurs blancs partout et un superbe pantalon de pyjama à rayures 100% coton, et maintenant je SAIS que je veux rester à tout jamais anonyme pour les lecteurs de ce blog

– mes règles, les vêtements afférents, ie : une culotte pocket de Dim déchirée délavée détendue sur laquelle on devine grâcieusement collées les ailettes de la serviette always ultra sans bavure. -que la nana qui n’a jamais eu de culotte de règles me jette le premier tampax, je suis sûre qu’on se comprend toutes, là. Nan puis quand-même, mes règles, quoi.

– 40°C de fièvre, les vêtements afférents, en l’occurrence une énorme couette en plume enroulée autour de moi, même pas en rêve on me l’enlève, je suis congelée.

– un Nico qui dort à 1,30 m à côté, les vêtements afférents à savoir « PUTAIN MAIS BENOIT, BAS LES PATTES TU TE CROIS OU BORDEL!!!! » (et j’ai bataillé dur sur ce coup là, Nico, tu n’imagines pas). Y en a que ça gêne pas, voire que ça fait fantasmer. Moi pas. C’est pas dans l’éducation que ma mère m’a donnée. Enfin… c’est-à-dire que maman ne m’a pas dit « Marine chérie, évite de baiser en
présence d’amis à toi, s’il te plait, tu seras une bonne fille », mais, dans la mesure où elle ne voulait pas me voir montrer mon nombril, j’en déduis que l’éventualité que mon nombril soit visible avec ni pantalon, ni t-shirt trop court, mais en option un homme sur moi, cette éventualité était exclue.

Alors voilà, le problème du « premier-soir-quoi-qu’on-fait » était réglé, bien malgré moi. Rageant. 18 mois. Pour rien. J’ai dû être une roulure dans une autre vie et on me fait payer ma débauche antérieure.

Mais si le problème du premier soir est réglé, la question reste quand-même entière : est-ce qu’il voudra de moi après consommation??? Quelques jours plus tard, alors que j’étais revenue à Paris-je-t’aime, Benoît vient m’y rendre une petite visite. Evidemment, ça s’est pas tout à fait passé comme prévu. Mais ça s’est passé. Un vendredi soir. Ensuite, Benoît, je devais le voir dans le
week-end, et il a fait preuve d’un silence radio plus qu’assourdissant. Je voudrais pas avoir l’air d’insister mais… je perds de mon intérêt ou quoi??? C’est pas que je me vexe, mais bon… merde, c’est un CDD, et en plus il me plante après m’avoir sautée (pardonnez, je suis vulgaire).

Je finis par l’avoir au téléphone. Le dimanche soir.
« Dis-donc, je te demande rien, non plus, mais tu pourrais avoir la décence de me prévenir, si tu comptes absolument pas me revoir. Je veux dire c’est pas une question de sentiments, juste de bonnes manières », je fais, me drapant dans ma dignité offensée mais néanmoins suprême
« Ouais je suis désolé, j’ai pas eu le temps », il bafouille
« Mouais, un texto, ça prend pas 30 ans, non plus, aux dernières nouvelles », j’insinue, hargneusement
« Mais c’est parce que j’ai réglé quelques histoires pourries d’avant. Je voulais faire le ménage, ce ménage je l’ai fait pour toi, tu sais », il déclame (en fait non trop pas, mais je savais pas comment le dire pour faire style)
« Ouais. Super. Moi je t’ai rien demandé. Je voulais juste te voir ce week-end, c’est tout », je réponds, en me disant que ben merde faut bien que je réponde un truc après tout je suis dans le rôle de la meuf énervée
« Putain mais on dirait que tu t’en fous!! », il proteste
« Mais attends, t’as dit que t’appelais, tu le fais pas t’abuses aussi! », je bougonne

Moi, une chieuse? Peut-être, mais pas salope et encore moins salopiote. Pour le reste,

To be continued…

Faut-il parler politique au premier rencard ?

En ce moment, je rencontre des hommes, merci Meetic. Donc, premier rendez-vous, on se retrouve face à face dans un bar et faut meubler, on va pas se sauter direct dessus. Surtout
que des fois, on a aucune envie de se sauter dessus mais on va pas se tirer au bout de 5 minutes, ça ne se fait pas. Donc on discute. Or en cette année électorale, le sujet politique plane, menace. Faut-il donc l’aborder ou l’ignorer ?

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Moi de mai, je me retrouve à un charmant jeune homme dans un bar, Gabriel (oui, celui avec qui j’ai brouetté plusieurs fois depuis, fin du suspense). Après avoir passé 10 minutes
au mobaïle à essayer de se retrouver (très amusant) puis 10 autres minutes à trouver la Butte aux Cailles, nous voici installés dans un bar chelou à siroter lui une bière, moi un Martini rouge. Et voilà qu’inévitablement, alors que nous sommes entre les Présidentielles et les législatives, le sujet jaillit. Je ne sais plus comment, je ne sais plus pourquoi mais il est là. Chacun est sur ses gardes mais on le sent, on le sait, on n’a pas voté pareil. J’ai voté Ségo (par défaut), il a voté Sarko (par défaut). Un long débat sociétal s’engage, on n’est pas d’accord sur certaines choses. Gloups ! Heureusement une transposition au resto a fait dévier la conversation mais quand je vois que j’ai même pas le droit à un baiser alors qu’il me ramène chez moi, je me dis que nos désaccords politiques m’ont desservie. Finalement, non, j’ai conclu 3 semaines plus tard. J’ai eu le même souci avec Nabil, je sors une vanne et il me fait « quoi, t’as pas voté Ségo quand même ? » Heu… Pas grave, j’ai conclu quand même.

La politique relève quand même pas mal de l’intime selon moi et c’est vrai que parler politique dès le premier rendez-vous me paraît assez risqué. De façon personnelle, je ne

recrute pas les hommes en fonction de leurs opinions politiques, j’ai passé 4 ans et demi avec un centriste, à l’époque où c’était pas à la mode. Cependant, commencer une relation, même purement physique, par un débat houleux sur la France et sa société, on connaît plus romantique quand même. Et pourtant, pourquoi ne pas en parler ? Cette année, ça paraît quand même impossible, je savais en une semaine l’opinion politique de mes collègues, ma mère a (enfin) compris que j’étais à gauche, les blogueurs m’accusent d’être Sarkozyste voire lepéniste et anti-gitan (rien que ça). Bref, en ce début d’année 2007, il paraît impossible d’esquiver le sujet.

 

Mais en temps normal, faut-il éviter, aborder le sujet ? Bien sûr, quelqu’un qui n’en a rien à battre n’en parlera pas. Personnellement, la politique m’intéresse en tant que citoyenne et observatrice. Je ne suis pas militante et je pense être quelqu’un de raisonné, j’admets tout à fait les qualités et les défauts des uns et des autres. J’en parlais hier midi avec Romain et Gonzague, deux collègues de droite et ça s’est très bien passé. Oui, Ségolène Royal a été nulle de critiquer son propre programme, elle perd toute crédibilité à mes yeux. Oui, ça me
saoule les gens qui fantasment sur le méchant Sarkozy et préfèrent sortir 100 fois le même poncif plutôt que de parler de vrais sujets, de ses actions depuis son élection, là où y a débat. D’ailleurs, avec Gabriel, on a parlé de la TVA sociale. Bon, on était globalement d’accord pour s’indigner de cette mesure. Non parce que soyons honnête : si la TVA augmente et que le prix de base des produits ne bouge pas, les prix vont augmenter. 1+1+1, ça fait 3, sauf pour Jean-Claude Vandamme à la limite. Moi, la politique, ça me plaît comme sujet mais je ne quitte pas une table parce qu’un des convives a voté Sarkozy. Surtout pendant un tête à tête.

 

Après, mes opinions politiques font quelque part partie de moi. Mise en situation. Tête à tête avec un beau gosse que j’ai envie de mettre dans mon lit (ou de me glisser dans le
sien). Là, « moi, j’ai voté Sarkozy parce que ça, ça et ça. Et toi ? ». Deux options. Je roucoule un hypocrite et consensuel « moi aussi », aussi faux que ma couleur de cheveux. Ou alors j’assume mes idées. Etant une personne avec un caractère de merde entier, forcément, je vais assumer. En fait, c’est même carrément un bon test. Puisque j’accepte qu’il n’ait
pas voté comme moi, comme une personne censée que je suis, il devrait en faire autant. Honnêtement, un mec qui me jette parce que je suis de gauche, je crois que ça me fait gagner du temps. Je vais pas investir une minute de plus avec un crétin tête de pioche qui refuse d’admettre que les gens n’ont pas les mêmes opinions que lui.

Finalement, c’est plutôt un bon test… Reste qu’on peut faire plus glamour pour séduire un homme.

Comment t’occuper cet été ?

Lecteur, lectrice, avant d’aller plus loin dans la lecture de cet article, je précise que je suis toujours malade, qu’en conséquence, je déteste ma vie. Enfin, je déteste surtout ma gorge, ma tête, mon cou, mon nez et mon dos, les endroits où j’ai mal, quoi. Et je détestes ces enfoirés de putain de bloggeurs qui m’énervent depuis quelques jours. Y en a, ils devraient faire gaffe, j’ai leur numéro et je suis fiévreuse donc out of control. Fais gaffe, fais gaffe !!

Bon, je commence bien, 1er paragraphe hors de propos. Donc aujourd’hui, malgré ma counasse de fièvre persistante, j’ai envie de te parler, lecteur, de m’adresser à toi, de te demander ton avis. Alors voilà, c’est l’été (siiiiiiiiii, je te jure, regarde ton calendrier, c’est marqué dessus. Je sais, il fait un temps de novembre mais je te promets, c’est l’été) et j’ai remarqué dans mes stats que certains d’entre vous étaient partis. Sans même me demander mon adresse pour une cartounette, les ingrats. L’été est toujours une période un peu calme
sur les blogs, entre les vacances des uns et des autres. En gros, la seule à pas partir, c’est moi. Enfin, si, je me prends une semaine en août, faudrait voir à pas déconner non plus. Bref, tu pars lecteur, loin du net donc loin de moi et globalement, ça t’émeut peu. Le défi pour tout blogueur qui se respecte (donc moi), c’est de te faire revenir à ton retour.

Alors, voyons, qu’est-ce qui pourrait te motiver à revenir me voir ? Bon, je peux jouer sur le suspense de ma vie genre « Nina trouvera-t-elle un travail ? ». Ah mais non, ça, c’était la saga de l’hiver. Bon alors « Nina trouvera-t-elle l’amouuuuuuuuuuur ? ». Bof. « Nina couchera-t-elle avec une célébrité sur
laquelle elle fantasme ? ». Ouais ok, je le reconnais, ma vie n’est pas haletante. Bon, alors, innovons un peu. Première idée : une saga de l’été (mais pas avec moi comme héroïne), genre les trucs qu’on voit à la télé sauf que si l’idée me paraît marrante, j’ai un gros doute sur mon temps disponible pour cette bêtise. C’est pas que je sois débordée en ce moment mais euh… un peu quand même. Donc on va abandonner l’idée

Autre idée qui marche bien en général : les concours. Avec résultat mi septembre. Bon, alors, l’idée générale, ce serait de créer un T-shirt vingtenaire autour des slogans genre « do you brouette ? » « Vingtenaire boy/vingtenaire girl » « Vingtenaire et alors ? ». A la limite, si vous avez des idées de slogan,
n’hésitez pas à proposer. Je pensais aussi au désormais cultissime « les tomates, ça tumate » car je sens que ça vous a passionné cette histoire là.

Sinon, je pensais relancer une autre vingtenaire academy mais j’hésite sur la modalité en fait. J’ai envie d’un peu de dessin sur ce blog et vu mon talent… hum voilà. Donc l’idée, ce serait de soit trouver un vingtenaire qui nous ferait des planches à place des articles, soit quelqu’un qui illustrerait les articles de dessins (ce qui implique que je fasse un planning plus rigoureux des articles et que je change pas 20 fois d’idée en route. Ca devient une vraie entreprise ce blog). J’hésite encore, ce sont des idées comme ça que j’ai eues hier, donc
au milieu de ma fièvre donc j’ai pas idée si elles sont bonnes ou pas. Déjà qu’en temps normal, je suis atrocement subjective, là, tout mon sens critique est annihilé.

Sinon, je peux aussi lancer un thème de l’été ou vous proposer des sudokus ou autres. Alors lecteur, c’est à toi, c’est quoi qui te tentes ?

(promis, je me soigne)

De la rentabilité amoureuse

Par Jane

En cette période bénie des dieux (hum hum) de célibat, je me pose de grandes questions existencielles, qui semblent prouver que l’absence d’un homme pour me faire taire et m’assommer d’endorphines
commence à se faire ressentir. Comme je n’ai pas d’homme hétérosexuel à qui poser la question dans mon entourage et que je saoûle suffisamment les copines avec mes questions à la con, je viens
m’interroger publiquement ici. Ne me remerciez pas, vous risquez de souffrir. Ou de comprendre pourquoi je suis célibataire.
Je démarre généralement une relation totalement à l’aveugle. Bon, j’ai toujours tendance à foncer tête baissée, même si un mur visible à 200 mètres se dresse face à moi. Mais je ne cherche pas forcément à savoir si ça va durer une nuit, une semaine, un mois, un an, une vie. Avec un peu de recul, j’aurais parfois du, mais non, rien de rien, non, je ne regrette rien.

Prenons deux exemples:

Avec Ducon (celui de la rupture) je savais que bon, ça pouvait peut-être ne pas marcher. Différence de caractère, de style de vie… Au final, nos caractères étaient assez complémentaires (lui l’impulsif, moi la raisonnable) mais nos styles de vie un peu plus difficiles à faire cohabiter. Et ça s’est fini dans le sang et les larmes, parce que ce n’était qu’un con avec un caractère de merde et pas beaucoup de considération pour la fille amoureuse que j’étais.

Avec Calimero (plus de deux ans de relation) la rencontre eu lieu alors que je sortais avec un de ses potes de promo et que j’avais la carte des cocktails au quasi complet qui coulait dans mes veines. J’avais comme un doute au moment de le revoir (« My god, est-ce qu’il est vraiment aussi mignon que dans mon souvenir? ») mais je me suis quand même lancé, alors que j’aurais pu en rester au stade « homme qui a mélangé sa salive à la mienne lors d’une soirée beuverie » Et ça s’est fini dans les larmes parce que des fois, la vie est une chienne qui nous fait nous comporter comme des chiennes. Avec lui, j’ai aussi règlé définitivement mon Oedipe: j’aime mon père, mais quelqu’un avec son caractère est tout bonnement invivable.
Au départ, deux relations auxquelles je n’aurais jamais cru. A l’arrivée, deux histoires longues, qui m’ont laissé un peu dévastée (sur le coup) mais plus forte et plus réaliste, parce que je sais maintenant que rien n’est acquis, et qu’il faut se blinder sentimentalement, et se dire que tout peut s’écrouler d’un jour à l’autre, sans préavis. De belles leçons de vie.
Alors maintenant, quand je vois la course à la rentabilité amoureuse, ça me fait peur. Ok, je ne sentais pas ces deux relations (pour ne citer qu’elles) et au final, j’ai eu raison. Mais est-ce pour autant que j’aurais du fuir ces deux hommes qui m’ont beaucoup apporté?

Je pense sincèrement que non. Parce que j’ai appris pas mal de choses sur les hommes, les sentiments, la connerie humaine, l’amour, la vie à deux, et sur moi. Ce que je voulais, et surtout ce que je ne voulais pas. Ce que j’étais prête à accepter par amour, et mes limites.
Bon, ok, j’ai eu quelques erreurs flagrantes de casting. Mais généralement, ça ne dure jamais longtemps, on passe vite à autre chose.

Non parce que celui qui arrondissait ses fins de mois en dealant (enfin disons qu’il bossait surtout pour que son activité dite « secondaire » soit moins flagrante), je ne le savais pas à la base, et je suis très vite passée à autre chose. Oui, parfois, je ne tente pas le diable, et « femme de Tony Montana » n’a jamais été mon rêve dans la vie.

Celui qui avait décidé de sauver mon âme (et accessoirement de me convertir au christianisme archi pratiquant) je savais que ce n’était pas viable, et qu’il y avait de plus gros risques que je déteigne sur lui que l’inverse. Mais comme c’était quelqu’un de très intéressant (quand il ne parlait pas religion) j’ai tenté, et le jour où il s’est rendu compte que finalement, l’influenc n’était pas dans le sens qu’il voulait, nous nous sommes séparés d’un commun accord, après tout juste quelques mois. Pour le salut de mon âme, il faudra repasser.

Et je l’accorde, le pote de beuverie qui a un jour atteri dans mon lit, je n’ai jamais pensé qu’il pouvait être l’homme de plus d’une nuit. Parce que qui dit pote de beuverie (et à l’époque, j’éclusais sec) dit forcément témoin de pas mal de choses. Et le jeune homme qui a chauffé la moitié de ma promo, j’ai du mal à l’imaginer se poser avec moi.

Tout comme ce copain de lycée (et là je me rends compte que j’ai un sérieux problème avec mes amis, ou une curieuse manière de leur prouver mon affection) que j’ai consolé d’une rupture récente. Il avait été l’objet de mes fantasmes auparavant, mais après un été à bosser ensemble, il était définitivement dans la case « ami », et non plus celle « futur père de mes enfants », nous le savions tous les deux.

Mais en dehors de ces cas, je me refuse à tirer des conclusions hâtives. Je fais partie de ces gens qui sentent (ou non) les personnes qu’ils rencontrent très rapidement. Et mon instinct ne m’a jamais trompé. Sauf pour mes amours. Là, c’est toujours le brouillard, et j’ai rarement raison.
Alors je sais que je vais sûrement encore vivre quelques jolies histoires, qui se finiront un jour. Que je vais peut-être pleurer à nouveau pour un garçon. Que je me demanderai à quoi ça sert et pourquoi je continue à espérer. Que je me dirai que je n’aurais jamais du tenter. Mais qu’un jour, je rencontrerai une personne qui me conviendra, même si ça ne sera pas évident au premier abord.
Et est-ce que j’ai envie de regarder derrière moi plus tard en me disant que je suis peut-être passée à côté de moments de bonheur par peur de souffrir et parce que ça ne semblait pas pouvoir fonctionner? Hors de question! Je fonce peut-être dans le mur, mais un jour, la route sera peut-être dégagée!

Un jour, mon prince viendra

(nouveau sketch de mon one woman show, merci d’être indulgents sur la version audio, j’ai pas répété)

Un jour, mon prince viendra, un jour, il m’aimera nananananananananaaaaaaaaaaaaaaa ! Un jour mon prince viendra… un jour, il m’aimera…

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Tu parles ! Dès le départ, ça puait l’arnaque ces contes de fées. Non mais regardons : Cendrillon, elle passe sa journée à faire le ménage, aidée par des souris. Blanche Neige,
encore mieux. Elle manque de se faire tuer, elle court dans la forêt et quand elle trouve enfin une petite maison pour s’abriter, qu’est-ce qu’elle fait ? Le ménage ! J’imagine tout à fait le truc : « Oh mon Dieu, on cherche à me tuer, au secours, aidez-moi… Oh, tiens un balai, si je m’en servais ? ». Et cette couillasse de Belle au bois dormant ? La nana, elle voit un rouet, faut à tout prix qu’elle s’en serve ! Moi, je vois un rouet, je sais même pas comment ça marche alors je vais le laisser où il est. Donc voilà, dès le départ, les princesses font le ménage et aiment ça.

Face à elles, le prince charmant, celui sur qui on doit fantasmer. Alors excusez-moi mais dans le genre « je me foule pas », on fait fort. Genre le mec de Blanche Neige. Elle, elle
échappe à la mort, aux dangers de la forêt, elle se tape le ménage de non pas un mais sept nains, elle affronte une sorcière. Et là, le Prince, il arrive, il lui roule une pelle et c’est un héros ? Merde, je savais pas qu’il y avait un nid de princes charmants dans toutes les boîtes de France. Et celui de Cendrillon ? Elle, elle est limite esclave, l’autre, il essaie des chaussures aux filles et ça nous fait un héros, ça ? Ah ben bravo ! Au lieu de chercher le prince charmant partout, je vais aller chez Bata !

Je me moque mais tous ces dessins animés qu’on nous a fait avaler, petites, c’est un vrai drame pour la femme indépendante des années 2000. Si, si. Petites, on nous a appris que
pour une femme soit accomplie, elle doit trouver son prince charmant. Donc nous, qu’est-ce qu’on fait ? On le cherche, évidemment. Et là, c’est le début des emmerdes. Non parce que les garçons, ils ont appris qu’une chaussure, un baiser et hop, on est emballées alors voilà, c’est à nous de tout faire. Non parce qu’on ne dira jamais à un mec « 30 ans et toujours célibataire ? C’est quand que tu nous ramènes une femme ? ». Et puis, eux, ils s’en foutent des princesses et tout ça alors que nous, c’est tellement ancré en nous qu’à 30 ans, si on n’a pas un mec qui veut nous faire des bébés, on est périmées. Pé-ri-mées, oui ! Déjà qu’on vous dit l’air de rien : « et après 25 ans, les ovules se dégradent ». Hé, c’est pas la faute si la nature m’a fait féconde dès 13 ans ! Si elle avait attendu que je sois prête, mes ovules seraient en parfait état quand je déciderais de faire un bébé.

Ah oui parce que le conte de fée, il se termine toujours par « et ils se marièrent, ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Alors moi, je veux bien mais j’aimerais bien
voir la gueule de Blanche Neige après ses « beaucoup d’enfants ! ». Alors moi, je suis une femme indépendante des années 2000 et je n’ai pas envie que mon utérus serve de refuge à une colonie scout ! Déjà un gosse, je saurais pas quoi en faire entre mon boulot, mes cours de yoga, de stretching, mon coiffeur, mon esthéticienne, mon chirurgien esthétique… Non parce que les Blanche Neige, Cendrillon et tout ça, elles pouvaient en faire 50 de gosses, le prince allait pas les larguer à 50 ans pour se taper une bimbo blondasse siliconée. Nan, elles, elles vivaient dans leur château avec leur prince charmant et ils furent très heureux. Bon, on se doute qu’il tripotait une ou deux servantes par ci par là mais il restait. Alors que nous, femmes indépendantes des années 2000 que nous sommes, on ne doit jamais baisser la garde. A 30 ans, faut avoir l’air d’avoir 20 ans, à 40, toujours 20, à 50, faudrait tenter un petit 18 ans…

Alors moi, je dis non. Non aux contes pour enfants où la princesse se tape toutes les horreurs en attendant qu’un pauvre type à cheval vienne lui rouler une pelle pour l’embarquer et lui faire 36 moutards. Le prince charmant, ça n’existe pas. Ils épousent Blanche Neige mais à la crise de la quarantaine, ils se cassent avec Barbie.

I am for gay marriage, between a man and a woman

Par Marine

Copyright Arnold Schwazenegger, bien-aimé gouverneur de Californie et regretté Terminator.

Oh mais moi, j’ai jamais rien eu contre les homosexuels. J’ai même des amis qui le sont, homosexuels. Notez qu’en plus, je dis « homosexuel » et pas « pédé », qui est une insulte, ou encore « tafiole », qui est péjoratif. Ceux qui comprennent comprendront. Bref.

Hem.

Puis, par une belle après-midi fraîche et pluvieuse, tout bascula. Notez que j’emploie le passé simple. Tout bascula donc.

Gay gay gay.
Hayden Christensen. Gay.
Jonathan Rhys-Meyers. Gay. (si si vous connaissez, le gars qui vit la scène la plus érotiques de ces dernières années dans Match Point avec Scarlett Johansonn). Bientôt ils vont nous sortir Jude Law ou Jake Gyllenhaal (heureusement que les blondes sont là pour veiller sur le navire). Tiens, pourquoi pas Colin Farrell pendant qu’on y est?

C’est bien simple, à chaque fois que je me prends à trouver un homme un tant soit peu attirant à la télé, 2 jours après, pof, il cotise. Merde. Nicolas me dit « qu’est-ce que ça peut foutre? ». (Ouais, ça fait Nicolas, comme pseudo, c’est ça?) Bon. Nicolas, dit « la caution ». Il est marrant, lui. Forcément que lui, ça l’arrange que l’homme soit hormosessuel. Forcément, il entre dans le champ de ses possibles, d’une manière ou d’une autre. Le fantasme, c’est fait de ça, mon petit monsieur. Le fantasme on cherche pas à le réaliser. Mais quand-même, on se dit toujours qu’il y a un possible évanescent. Ben là, pour Rhys-Meyers, ben on peut même plus regarder le menu. C’est pas parce qu’on est au régime qu’on peut pas regarder le menu. Certes. Mais là, c’est un peu être allergique aux fraises en allant chez le primeur en mai. Horrible.

Tiens, avec Nicolas l’autre jour. On va manger. Le serveur, charmant. Tous les deux, on se dévisse le crâne. Mais j’ai pas réussi à savoir lequel de nous deux aurait (dans une 8e dimension, hein) aurait eu ses chances.

Merde quoi.

L’heure devient grave.

Je suis pour le tabou social. Pour la stigmatisation. Pour la persécution. Pour l’eugénisme. Pour qu’on découvre que la préférence sexuelle est génétiquement déterminée.

Oh n’y voyez pas une quelconque intolérance. Tout est dans Darwin. Et chacun voit midi à sa porte. Et l’herbe est plus verte chez le voisin. Enfin, la nature a horreur du vide et, au train où vont les choses, c’est bien le vide qui nous attend, mesdemoiselles. D’après Nicolas, on s’achemine vers du 50%-50%. L’enfoiré doublé d’hypocrite. Il croit m’endormir avec du quantitatif. Mais je pense qualitatif, moi, mon jeune ami.

Non parce que si pour un Rhys-Meyers pédé, on a un Sim hétéro, enfin tu vois, là, par exemple, ça me fait une belle jambe, j’ai envie de dire.

La nature a horreur du vide, et là, il avance à grands pas. Deux solutions, mesdemoiselles.
– Le traitement de fond, redevenir attirantes comme aux premiers jours de la nuit des temps, quand Adam n’avait d’yeux que pour Eve (et non pour le serpent). Pour cette option, je vous renvoie à mon article précédent « avoir un beau cul et une démarche de tasspé en même pas d’efforts« .
– Le traitement de crise, le combat.
Evidemment, ces derniers temps, j’ai pas mal forci. La Nouvelle Eve, ce sera pour une prochaine fois. D’où le choix de l’homophobie. Nicolas voit ça d’un oeil semi-vitreux. Mais si l’herbe est plus verte chez le voisin, je vois midi à ma porte. Et moi, j’ai jamais rien eu contre l’homosexualité. C’est elle qui a contre moi. C’est la pénurie d’hommes, si en plus les beaux passent du côté obscur de la force, c’est la merde, oui. C’est que moi, Jonathan Rhys-Meyers, je l’aimais bien, merde…

Et allez, notez que vous me preniez déjà pour une pouffe aux idées politico-sociales scandaleuses, vous voilà servis. You are terminated.