It all began in april 2007

Par Marine

(Tous les lundis, suis la saga de l’été de Marine !)

La saga de l'été des vingtenairs

Avouez que pour une saga de l’été, il faut trouver un début.

C’aurait pu être ma naissance. Mais là, c’était plus « de l’été », ça devenait le concurrent direct d’Harry Potter (toutes proportions gardées, naturellement).

C’aurait pu être ma puberté. Seulement, entre le jour où j’ai eu envie de tuer le sourire jovial de ma mère quand je lui ai expliqué que j’avais mes premières règles, et ma première expérience, il y a comme un hiatus. Un hiatus de plusieurs années. 7 en fait. Ouais ben chacun sa vie. Pas facile d’être une ancienne coincée.

C’aurait pu être ma rupture avec Guillaume. Mais déjà que j’ai mis 3 fois plus de temps à me remettre de cette histoire que ce qu’elle a duré, je refuse de trop en faire. C’est plus être obsessionnelle à ce stade. Ni amoureuse. C’est être Glenn-Closienne (je sais pas si vous gérez votre Liaison Fatale, mais elle finit assassinée par son amant, quand même, brrr creepy).

C’aurait pu être au tout début de 2007. Rappelez-vous, les possibles qui s’ouvrent à moi. Mais en même temps, je tourne en rond chez
moi. Tous mes amis ils sont en couple. Moi je suis seule. Une chanson de Françoise Hardy à moi toute seule. Désespérant. Sérieusement, j’étais sur la pente du désespoir. Tiens d’ailleurs, parlons en de ces « possibles » : un s’est avéré être marié (mais pour de vrai, hein, je veux dire, avec l’alliance et tout!), l’autre s’est avéré ennuyeux et pas intéressant (voire pas intéressé). Si c’est ça mes possibles, ben merci. A croire que je ne suis attirée que par des gens forcément inaccessibles. Pose-toi des questions, fillette, me disait
Alexandre… mmmf. Bon, dont acte.

Tout ça pour dire que la date de début est forcément arbitraire.

Mais pour moi, tout a commencé en avril 2007.

Le printemps bourgeonnait en France, l’ambiance était radieuse, tout était à la bonne humeur, y compris notre Nina qui venait de décrocher un CDI. Il ne faudrait pas longtemps avant que je décroche un CDD, mais je l’ignorais encore… Car pour moi, l’atmosphère extérieure n’était pas à la chaleur. En fait, en avril, pour moi, il faisait froid, très froid. Et il pleuvait. Bien loin de printemps idyllique de Paris, j’étais emmitoufflée dans un manteau de laine, en train de lutter contre le sommeil dans une bibliothèque.

J’étais allée passer quelques jours chez mon ami Nicolas. Dans un genre de sanctuaire où les mecs les plus beaux sont homos. De quoi être aigrie, avouez. Voire tendance homophobique (pragmatisme, les enfants, pragmatisme, mais c’est pas de ma faute aussi, Nico quand il me parlait de ses potes, des mecs beaux et tout, ils étaient tous pédés, hein… bon, j’en remets pas une couche). Bref, j’étais de ces personnes à parler haut et fort pour afficher des discours de célibataire endurcie aigrie, et cacher très très bas la réalité de ce que ça représentait. A tel point que Nico était à 2 doigts de faire de moi une fag-hag. Enfin… Il y a de ces moments d’embarras. L’un d’eux fut sans conteste quand on est allés au restaurant avec Nicolas et Laurence, une autre amie, qui avait targetté un beau jeune homme qui semblait très intéressé par elle, quoiqu’un peu long à la détente.

Elle – Ouah faut que ma cible s’active, le 8 mai je redeviens vierge, ça devient chaud!
Nico – Tu redeviens vierge?
Elle – Ouais, la date anniversaire de mon dernier rapport, quoi. Un an.
Moi – Ouais c’est chocho quand ça arrive, et puis sans compter que ça crée des angoisses inutiles. Alors que faut pas déconner, ces choses-là c’est comme le vélo, ça s’oublie pas.
Elle – Ben oui, tiens. Toi, Marine, t’es célibataire, mais ça remonte à quand?
Moi – Bleuh, bah euh (merde merde merde meeeeeerde). Bon bah moi la date anniversaire ça fait bientôt 6 mois qu’elle est dépassée.
Elle – Ah ouais quand même!
Moi – Ouais, tu vois, rupture blablabla sensibilité blablabla attachement blablabla isolement blablabla douloureux blablabla cécomçacélavie blablabla…

Nous sommes interrompus dans cet échange aussi passionnant que pathétique (pour moi) quand Benoît, un ami de Nico, qui l’a repéré de loin, vient le saluer. On nous indique notre table. Le repas a été sympathique et convivial. En rentrant, Nico me dit qu’il ne savait pas le pourquoi de ma solitude (oui, là, à ce stade, c’est solitude, qu’on dit, pas célibat). Je ne sais plus ses termes exacts, mais il est touché.

Bah… c’est la vie.
Donc, à défaut de regards qui se rencontrèrent, tout a commencé en avril 2007.

La liste de la marmotte hyperactive

(à ne pas confondre avec la marmotte neurasthénique qui traîne sur un blog voisin et adoré)

– Jeudi soir, Vicky et Nina en soirée VIP on se la pète sur la terrasse du printemps. Soirée organisée par Sony et Kenzo avec que des gens prout-prout. La soirée commence à 18h30. On arrive royalement une heure plus tard, on se trouve une copine dans les escalators et quand on arrive en haut : plus de champagne ! Open Bar nous a tuer. En plus, il en restait partout des coupes à moitié pleines… Du coup, on a pris des photos de la Tour Eiffel, on a fait du karaoké sur Britney, même pas peur. Et en plus, cherry on the cake (oui, j’intègre de l’anglais dans mes phrases, genre je suis bilingue), j’ai gagné un walkman video Sony Ericsson qui déchire sa mère.

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– Aller en réunion chez notre principal client à Trifouille-les-Oies, c’est chiant… sauf quand je me fais balader en scooter par les collègues, j’adore ! D’ailleurs, je
sens que quand j’aurais emménagé sur Paris, va falloir que je m’achète un petit Vespa. Si j’arrive à surmonter la trouille de conduire un deux roues sur Paris (non parce que quand je conduis pas, 
je m’en fous).

– J’aime pas être stressée au boulot parce que je suis tout au bout de la chaîne et que j’hérite d’une station de chat totalement buguée. Que même je suis obligée d’aller pleurer auprès de Yohann et Florent pour qu’ils m’aident alors que c’est pas trop leur fonction, normalement.

– Plus je suis claquée, plus je sors. En gros, je vous la fais courte : lundi, apéro-resto avec Future coloc, mardi, Gabriel, mercredi, verre avec des gens du forum, Vicky, Summer et Enzo puis fin de soirée avec un gars qu’on appellera Nabil. Jeudi, apéro sur le toit du Printemps, vendredi, soirée fi-fille chez
Vicky. En gros, la soirée la plus calme fut celle de jeudi où je suis royalement rentrée à 22h30.

– Ce week-end, je dois aller nourrir le chat de ma sœur. Je l’aurais bien prise chez moi, la bê-bête mais deux chattes dans 27 m² et qui passent leur temps à se peigner parce qu’elles s’entendent pas… Euh… non.

– Cette semaine, nouvel épisode Nina vs la RATP/SNCF. Oui, encore. Jeudi, je me lève la tête dans le pâté au vu de l’alcool ingéré et des quelques folies de mon corps perpétrées. J’arrive à la gare et je le sens mal : le train de 9h30 est retardé… Il est 9h45, presque. A l’arrivée, j’arrive à avoir un train à 10h (normalement, y a un train par quart d’heure donc 2 qui ont sauté) donc suis de mauvaise humeur. Je monte dans le métro et arrivé à une station « ce train ne prend plus de voyageurs, vous êtes prié de descendre et de prendre le
prochain ». Un jour, je comprendrai pourquoi les galères de transports se cumulent toujours.

– Vendredi, j’avais une douleur un peu bizarre au nez. C’est à dire que tout à coup, ça commençait à me faire un peu mal et mes yeux se mettaient à pleurer. Je suis arrivée au boulot en reniflant, les yeux explosés. Toi aussi, passe pour la dépressive de service (alors que non, tout va bien).

– Ce serait cool que certains comprennent que non, je les lis plus donc pas la peine de me faire passer des messages par personnes interposées, je comprends rien, du coup.

– On peut être politique et vraiment con comme ses pieds. Exemple, M. Devedjian qui traite une ancienne députée PS de salope… devant caméra. Trop fort Patrick !

– J’ai un super nouveau pote au boulot : un modérateur qui bosse en République Tchèque, on se refile les pseudos des relous et on commente l’actualité française. Il aime pas Devedjian, d’ailleurs. Et en plus, comme on est pote de bannissement (on veut bannir tout le monde), il m’a filé une vidéo rigolote. Ils ne sont pas de droite les modérateurs de la République Tchèque !

 

– J’ai pris une grande résolution (ouais encore une, gna gna). Maintenant, le matin, je me lève plus tôt pour profiter un peu. En fait, vendredi, ma sœur devait passer entre 8h30 et 9h et comme j’avais pas forcément envie de l’accueillir en petite tenue (oui, voire même carrément en tenue d’Eve), je me suis levée tôt. Mais ma sœur étant à la bourre, j’en ai profité pour me boire un petit café, étendre mon linge… et suis partie au boulot de bonne humeur. Prenons des bonnes habitudes de vie, me lever tôt, ça me permettra de siroter un café tranquille en feuilletant un magazine.

Piou piou font les oiseaux dans le ciel bleu

Ceux qui vivent en France l’auront remarqué : il fait beau, à nouveau. Si, je vous le prouve : mercredi dernier, je suis arrivée dans mon pays avec ma grosse veste
matelassée genre taspé du 9-3. J’en suis repartie mercredi matin bien emmerdée par ma fameuse veste, un peu trop chaude pour la saison (mais bien pour dormir dans le train où ça caille).

beau-temps

Le printemps est enfin là et avec lui ses petites joies. En allant voir ma grand-mère, la semaine dernière, ma mère a décapoté sa voiture et nous voilà sur les bords du Tarn à parader. Rebelote mardi, après avoir pulvérisé les 358 bouteilles en verre qui traînaient chez mes parents dans le récup’ verre. J’adore ça, moi, jeter les bouteilles dans le récup verre, je les lance très fort pour qu’elles se cassent. Ca fait du bruit, ça défoule, c’est top. Nous voici reparties sur les petites routes de campagne, mes cheveux oranges voletant au vent, c’est le top
quand même… Y a aussi les chats qui se roulent sur la terrasses et reviennent tout chauds, la bonne humeur dès le matin, quand le ciel est bleu. On a aussi promené ma mamie dans le parc de sa clinique avec le fauteuil roulant (c’est très drôle en montée ou en descente parce que ma mamie est un peu obèse), elle était toute contente. On a même fait coucou à un âne tout cracra.

 

Mercredi, retour à Paris, donc, je prends un taxi pour rentrer chez moi. Oui, moi, le métro avec la valise trop large pour passer les portiques d’un côté et mon chat de l’autre, ça fait chier donc taxi. On longe la Seine, les terrasses de café. Je n’ai qu’une envie : jeter mes affaires et poser délicatement mon chat à la maison et repartir squatter une terrasse de café. J’aurais pris un magazine, peut-être un news mag pour me donner bonne conscience et j’aurais profité du beau temps. Seule dans ma bulle. Ou alors, je peux pousser le vice à aller dans un
parc m’étaler sur la pelouse tendre, couchée face au ciel bleue. Je me sens toujours pleine de plénitude quand je suis allongée à même le sol en regardant le ciel bleu, comme sur cette plage l’an dernier. Si y a quelques gros nuages blancs et voluptueux, c’est encore mieux, je les regarde bouger et j’essaie de trouver des formes à l’intérieur, comme quand j’étais petite.

 

Bon, évidemment, tout n’est pas rose au printemps. D’abord, il y a des allergies. Elles sont beaucoup moins violentes chez moi par rapport à y a quelques années mais j’ai de jolis accès. Par exemple, dimanche, j’étais donc chez mes parents, repas d’anniversaire avec ma mamie (celle qui n’est pas à l’hôpital, l’autre). Ma grand-mère me regarde : « toi, tu as des allergies ! » Elle dit ça parce que je pleure des yeux et du nez ? Ca me frotte les yeux, ça me gratte les oreilles et la gorge, c’est pas très agréable. Non parce que le nez rouge, c’est pas méga sex quoi (ni la voix nasillarde due à un nez bouché en permanence, malgré les nombreuses séances de mouchage). Ah oui parce que le corollaire du beau temps, du ciel bleu, des fleurs qui fleurissent et qui sentent bons, des oiseaux qui piou pioutent et le soleil qui brille, ben, les hormones, elles se joignent à la fête. Ca fait pshiiiiiiiiiiiiiit dans le string.


Et je sais pas si vous avez remarqué mais le beau temps ça rend les gens (enfin, les mecs entre 20 et 40 ans parce que je regarde pas les autres) beaux. Je tombe amoureuse toutes les 3 secondes et demi. Mais après, je concrétise pas parce que j’ai pas méga envie de me compliquer la vie avec un mec en ce moment. Ca me tombera dessus au moment où je m’y attendrai pas ou quand je dirais
« moi, les mecs, je laisse tomber, j’en ai marre ». L’an dernier, ça a carrément fait ça ! Je décide d’oublier un peu les mecs après une déconvenue (genre j’ai tellement couru que j’aurais pu être championne du monde de marathon sauf qu’à l’arrivée, ben, j’ai rien eu du tout) et là, zbam ! Coup de foudre à la con ou presque. Je me demande dans quelle mesure le printemps ne favorise pas le « coup de foudre » ou du moins le coup de cœur. En effet, tout est tellement beau au printemps, même l’amour.

 

D’ailleurs au printemps, c’est la saison des pâquerettes que l’on peut effeuiller « il m’aime un peu, beaucoup… ». Ouais, y a pas à dire, le printemps, c’est vraiment la saison de l’insouciance.

Fantasmer comme des ados, c’’est beau

Jeudi, journée entre filles. Je retrouve LilVirgo à 12h30 à Odéon et on est parties : un déjeuner puis un chocolat chaud au programme. Déjà, en y allant, je feuillette le Cosmo du mois de mars qui m’apprend que la futilité, c’est gai. Ça fait du bien. Ok, ce sera donc ma journée futile.

Pendant qu’elle déguste sa salade et moi mon sandwich très bon qui coule partout (Lil m’a expliqué que ce petit resto tuait mais faut pas y aller avec un mec qu’on ambitionne de séduire), on parle mecs. Pas ceux qu’on côtoie dans notre vie de tous les jours, non, THE MAN, l’übermâle, celui avec qui on partage nos gênes quand il veut : Michael Bergin. Le monsieur sur la photo là. Pour une
fois, on est vraiment d’accord. Oui avec Lil, on a tendance à pas trop fantasmer sur les mêmes mecs alors que l’avantage du fantasme, c’est qu’on peut justement le partager. Non mais c’est vrai, quel est le pourcentage de chances qu’on a de se taper Michael, sachant qu’il est marié, Américain et qu’il s’est tapé Caroline Bessette (donc qu’il a mauvais goûts en matière de femmes). Caroline
Bessette, pour ceux qui connaissent pas et qui ne sont pas potes avec google, c’est l’épouse de John John Kennedy. Enfin, c’était, elle est décédée la pauvre, ce qui fait qu’on la hait moins de se taper les plus beaux mecs de la Terre.

Bref, nos chances de même croiser Michael sont à peu près de zéro, il ne peut y avoir de concurrence entre nous. A moins que ce ne soit une amitié malsaine à base de « moi mieux que toi » et là, la concurrence serait dans l’intensité des fantasmes (et du nombre de séances de masturbation en pensant à Michael tant qu’on y est ?). Avec Lil, nous, on fantasme ensemble, on bave ensemble, on commente même sur MSN les épisodes où il apparaît. Notamment celui de vendredi où il s’accroche au chambranle de la porte de Caroline pour lui parler. Heure du décès de mon string : 19h28. C’est marrant parce que je suis pas très branchée bodybuildé, y a qu’à voir mes exs : ils étaient plus près des 70 kg que des 80, voire même en dessous. Mais bon, Michael, c’est un fantasme, mes exs, la réalité et un mec avec qui je sors m’intéresse au delà de leurs muscles mais je m’égare. Donc, après notre déj et chocolat chaud, on va dans un bar pour fêter une bonne nouvelle et autour de notre
pulp fusion, on liste les qualités de Michael. Déjà, un beau gosse dans Alerte à Malibu, c’est un peu exceptionnel. Non mais c’est vrai, pour fantasmer, on a le choix entre Mitch, Hobby, Cody le
beauf ou Newman, le moustachu dégarni. A la limite, y a Manni mais je suis pas pédophile. Et puis dans la série, il se tape Caroline qui est la plus belle et la plus naturelle. Bon, elle est chiante mais elles le sont toutes. Alors que Cody, il passe de Pamela Anderson à Carmen Electra, beuark ! Puis vendredi, nous avons appris qu’il jouait dans Alerte à Hawaï donc il faut qu’on trouve cette foutue série.

Bref, fantasmer comme des ados sur un mec, c’est bon, mais vraiment. D’abord, on n’aura jamais le cœur brisé parce qu’on n’espère rien. On se contente d’imaginer qu’il nous sauve, nous ramène sur la plage et nous fait l’amour sur le sable alors que le soleil décline, faisant briller les gouttes d’eau sur notre peau comme de l’or. Dans notre tête, on s’en fout qu’il soit marié ou pas, on veut juste qu’il prête son visage à nos petits films X perso, qu’on puisse parler de lui entre copines autour d’un thé histoire de rigoler et puis c’est tout. Sinon, on est érotomane et faut aller
voir un psy. Bon, avec Lil, on partage des tas d’autres choses mais étant toutes les deux célibataires et disponibles (en gros, aucun mec ne nous obnubile), ben fantasmer sur une célébrité commedes ados, ça nous met de bonne humeur, sans concurrence aucune. Michael, il est à toutes les deux, on en fait ce qu’on veut et c’est ça qui est bon. Bon, après, ça m’a pas empêché de mater les mecs de l’équipe de rugby de l’ESCP qui sont venus squatter le bar, y en avait de mignons mais ils étaient un peu jeunes. Donc oui, on rêve notre vie mais ça nous empêche pas de rester en contact avec la réalité.

Fantasmer comme une ado sur un mec, ça n’a donc que des avantages. Hé oui messieurs, vous n’êtes pas les seuls à baver devant la télé !

La vie ordinaire d’une desperate jobless

En ce moment, vous aurez noté que je parle peu de moi. Sauf pour dire que je prends le métro et que je mate les gens. Sauf pour vous montrer mon sac. Sauf pour vous dire que les bonnes idées naissent sous la douche. Bref, que des choses pas très importantes. Mais que fait la Nina de ses jours (et de ses nuits). Bah pas grand-chose. Enfin, si, mais rien d’exaltant.



Comme je n’arrête pas de le répéter depuis un an et demi, j’aime pas l’hiver. Pas du tout, c’est moche, ça pèle et ça pue. Et même pas il neige vraiment, histoire que l’hiver soit plus joli. Donc l’hiver, j’hiberne ou à peu près. Je dors facile 9h par nuit tout en faisant des rêves super chelou mais des fois, ils sont bien et ils me rendent de bonne humeur (genre quand ils sont de type érotique, huhuhu). Du coup, au lieu de me lever, je me rendors pour essayer de prolonger le rêve, ce qui n’arrive jamais. Et puis quand j’ouvre les volets et qu’il pleut, ça me donne pas envie de sortir. J’ai plus envie de m’enrouler dans ma couverture en mohair violette méga chaude et tricoter toute la journée en buvant du thé. Mais bon, comme je travaille pas, j’ai pas trop de vie sociale hors de chez moi donc j’essaie de me bouger quand même sinon, je vais finir dépressive et asociale.

Donc de temps en temps, je m’organise des déjeuners avec mes coupines, des soirées avec des ami(e)s, des interviews en ville, tout ça, tout ça. Ouais, en fait, j’ai une vie sociale bien remplie. Par exemple : jeudi dernier, resto avec un ami, vendredi, soirée avec Dru Dru et un de ses amis, samedi après-midi, interview, samedi soir, verre+resto avec un charmant jeune homme. D’ailleurs, c’était super drôle, cette soirée. On est tombé dans un espèce de boui boui avec des nanas qui démarraient manifestement dans le métier de serveuse puisqu’il y en a une, elle sert un fond de vin dans le verre à mon comparse pour qu’il le goûte mais elle attend pas, elle nous pose la bouteille et se casse. Bah alors ça sert à rien de verser juste un fond ! Enfin, tout a été à l’avenant, on leur a appris de proposer un café pendant que les gens mangent leur dessert (alors que normalement, c’est après, quand on débarrasse). C’était marrant, on n’y retournera pas. Bon, dimanche, je devais aller au billard avec l’ami de jeudi mais ça a été annulé. Bon, pour le moment, j’ai rien de prévu pour les jours prochains sauf dimanche midi, déjeuner chez l’oncle de mon papa mais je dois voir LilVirgo dans la semaine et Lambchop ce week-end. Ah et j’ai une réu jeudi soir, aussi ! 

En dehors de ma folle vie sociale, j’ai une vie professionnelle. Enfin, j’essaie. Je cherche du taf, quoi. Donc, en ce moment, avec ma sœur, on monte une opération CV et lettre de motivation, tout ça. Mais l’étape ultime, c’était la photo d’identité sur mon CV. Lundi, je décide donc de m’exécuter. Hop, hop, un tailleur avec un chemisier. Hop, hop, du maquillage et même du gloss pour repulper mes lèvres. Hop, hop, on se coiffe nickel. Hop, hop, on est partie ! Evidemment, il pleut, grrrrrrrrr. Bon, je m’installe dans la machine. Merde, y a pas le noir et blanc, ça commence. Bon, première tentative. Non, on va refaire. Deuxième tentative. Ah bah non, j’ai les yeux fermés ! Troisième tentative, je peux pas me rater. Je souris, clic et… faut que j’attende qu’elles sortent. Je poireaute à l’extérieur de la machine (3 minutes, c’est long…) et là, les photos sortent. Bon, ok, je viens de me faire enfler de 4 euros. Non mais où sont passés mes beaux yeux bleus ? Et depuis quand je suis brune ? Bon, moi qui envisageais d’aller chez un coiffeur prendre cette couleur (oui, j’aime changer de couleur de cheveux), au moins, j’ai une idée de ce que ça va donner. Bon, en vrai, j’ai pas le teint jaune mais bon… Là, je vous ai mis le cliché, j’ai juste flouté ma gueule mais j’ai pas du tout trafiqué les couleurs ! Ceux qui me connaissent mesureront la différence entre ma vraie couleur et celle-ci. Du coup, j’ai fouillé mon ordi pour trouver une joli photo qui paraîtra sur mon CV parce que celle là, mais c’est carrément impossible. Je suis donc rentrée chez moi trempée, les cheveux se collant à mon gloss et le moral à plat. Oui parce que moi, une photo moche de ma personne, ça me fout le moral en l’air. Même si, comme dit Gaor, les gens beaux sont jamais photogéniques. Enfin, je réponds à toutes les annonces me correspondant pour le moins et quand tout sera réglé au niveau de mon CV et lettre de motiv, je lancerai ma campagne d’envoi de CV. Bon, avec de la chance, mon chômage touche à sa fin. Après tout, y a pas de raisons.

Bref, en ce moment, ma vie est follement passionnante, c’est dodo-tricot-recherche de boulot. Et là, je sens que je fais beaucoup d’envieux, hein ? Et puis aussi, je mets plein de liens dans mon article comme ça, si tu t’ennuies, tu auras plein de lecture.

Fais sonner ton phone, je te dirai qui tu es

Va te promener dans la rue lecteur et regarde ou plutôt écoute. Rapidement, tu vas entendre une sonnerie de portable, voire même plusieurs. Oui, le concert des bip bip est
devenu permanent et tu entres dans la vie privée des gens sans même le demander. Parce que savoir que la bonne femme assise derrière vous dans le train s’est faite défoncer toute la nuit, c’est une info dont on se serait aisément passé.

 

Alors, le portable, c’est comme les fringues : ça vous place de suite une personne. Moi, par exemple, dans mon désir de trouver du travail, j’ai une sonnerie triste à pleurer
« musique SFR ». En gros, j’ai pas personnalisé. Bon, déjà, je suis pas téléphone et puis toutes celles que j’ai en rayon sont pourries. Bon, je pourrais télécharger des sonneries plus
sympas mais soyons honnêtes, votre chanson préférée devient de suite merdique transformée en sonnerie de portable. Non parce que pour vous donner un genre « je suis une personne de goût », ils mettent plein de musique classique sur votre portable. Mais bon, même avec un clavier bontempi, on rend mieux la beauté de l’œuvre originale. Moi, je serais Mozart, Bach, Beethoven, Vivaldi ou tout ça, je crois que je me retournerais dans ma tombe ! Bien sûr, moi aussi, j’aimerais une musique que j’aime trop en sonnerie, genre un mp3 ou chais pas mais honnêtement, à force d’entendre toujours la même sonnerie, je finirai par la détester, cette sonnerie.

 

Et puis, ma sonnerie donne une indication sur ma personne. Je me souviens, un soir, avec l’asso, on avait une réunion et le portable de Simon, consultant en costard, se
déclenche : Madonna. Fou rire général. Non mais là, y a comme une contradiction dans l’image qu’il envoie quand même « je suis un professionnel qui met des costards et même une cravate… et quand mon portable sonne, c’est Madonna ». Non parce que la sonnerie, c’est une identité. D’ailleurs y a qu’à voir le business (horripilant) autour de ça. Genre les pubs de 30 secondes qui passent sur le câble : « tu veux une sonnerie qui déchire ta mère ? Envoie « déchire » au 82828 ! ». En ce moment, la grande mode, ce sont les rappeurs qui
vous font un jingle exprès genre Joey Starr : « ROAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRR T’AS TON PHONE QUI SONNE ! ». Remarque, moi, une sonnerie comme ça, c’est sûr que je vais répondre mais ça risque de pas me mettre de très bonne humeur pour écouter mon interlocuteur… Bon, ils en font tous, c’est trop la mode… Et comme un filon, on l’exploite à fond, on fait aussi des messageries du genre et même des gadgets qui vous mettent de la musique ou je sais pas quoi quand vous appelez. Alors petite mise en situation. Imaginons M. Employeur, il trouve mon CV génial, il me veut donc il m’appelle. Moi, je suis dans le métro, j’entends pas (parce que j’ai pas mis la sonnerie Joey Starr). Donc pendant que ça sonne, il a droit à une musique pourrie et là, messagerie, une star trop funky lui chante de laisser un message. Et bien, je vous parie que ça va pas le motiver pour m’embaucher le gars.

 

D’ailleurs, les messages répondeur, c’est rigolo. Moi, je suis une rebelle, le mien, c’est madame SFR qui informe que « vous êtes bien sur la messagerie vocale du 06 machin… ». Bon, étant en recherche d’emploi, je devrais effectivement le personnaliser mais j’ai toujours l’air agressive sur mes messages répondeur genre « bon, j’aime pas qu’on
m’appelle et qu’on me dérange, laisse un message, des fois que je serais motivée pour te rappeler ». Par contre, dans ma famille, ils sont trop doués.

Mon papa : « Bonjour, vous êtes bien sur la messagerie du Dr Bartoldi, le Dr Bartoldi n’est pas joignable pour l’instant alors laissez un message au Dr Bartoldi et le Dr Bartoldi vous rappellera dès que possible ». Bon, à chaque fois, je suis morte de rire et je peux pas m’empêcher de commencer le message par : « ici la fille du Dr Bartoldi… ». Bon, il m’a expliqué que ses patients étant vieux, ils comprenaient jamais trop ce qu’il se passait. Ma mère, elle, elle AR TI CU LE bien, genre : « Bonjour, vous êtes sur la messagerie de Maman Bartoldi… Je ne suis pas joignable pour le moment… Alors laissez moi un message… A bientôt… ». Mais le roi et la reine, ce sont Alice et Yohann. Alice fut ado donc elle a fait le traditionnel « allo ? Allo ? Allo ? Bon, j’entends rien alors laisse un message » avec la musique à fond derrière. Mais celui qui m’a fait mourir de rire, c’était le « Ouais, t’es bien sur le répondeur d’Alice, keep cool get funky, allez, laisse-moi un message ! ». Je rigolais tellement que j’ai dû lui laisser un message incompréhensible. Quant à Yohann, à une époque, c’était (voix chuchotante) : « Chut, je suis à la bibliothèque, laissez moi un message après le bip ». Et un jour, sa grand-mère complètement tarée lui laisse un message sur le même ton donc en chuchotant : « oh pardon, je te rappelle plus tard ». Faut dire que sa grand-mère lui avait laissé dans le temps un message de dix minutes à base de « Yohann, je sais que tu m’entends, décroche… Allez, Yohann, arrête maintenant… ».

Bref, pour moi, le portable n’est en aucun cas un gadget, c’est juste un truc chiant qui permet aux gens de me contacter en permanence ou presque. Bon, c’est pratique quand on

attend un coup de fil important et qu’on peut pas rester devant son téléphone mais moi, ça me saoule plus qu’autre chose… Alors par pitié, arrêtez avec vos sonneries merdiques, ce sera déjà ça de gagné.

Insomnie mon amie

Par Tatiana

Rien de mieux pour commencer la semaine qu’une bonne insomnie. C’est le genre de truc qui me rend d’humeur massacrante pour le reste de la journée. Je sais que pour ceux qui connaissent vous êtes comme moi, vous détestez ça. Une insomnie c’est horrible. Déjà tu te réveilles alors que tu voudrais dormir, et comme en général tu fais des insomnies parce que tu es préoccupé par quelque chose, tu te mets à penser et alors là c’est mort pour te rendormir. Donc tu ne peux pas dormir et en plus tu penses a des trucs déprimants ou énervant. Parce que c’est très rare que ton insomnie soit due à quelque chose qui te mets de bonne humeur. En tous cas moi je déteste les insomnies donc là je suis de sale humeur. En plus c’est ma semaine de partiels donc autant dire une semaine de merde.

Mais je vous ferais grace d’un article sur l’insomnie, je vais plutôt vous parler des épisodes de sex and the city de vendredi, et de la nouvelle serie du dimanche sur la six. Vendredi c’était l’épisode ou Carrie et son mec (oui je sais pas comment écrire son nom) se séparent pour la 2e et dernière fois. J’avais jamais vu cet épisode et je dois avouer que je n’ai pas bien saisi les raisons du mec pour rompre. D’après ce que j’ai compris il prend le refus de se marier de Carrie pour une marque de non amour. Il lui met la pression et lui dit que si c’est pas maintenant ce sera jamais. J’ai vraiment trouvé ca injuste pour elle. En quoi le fait qu’ils se marient va changer quelque chose ? S’il n’a pas confiance en elle c’est pas en ce mariant que ca va l’empecher d’aller voir ailleurs. Y a vraiment des gens sur terre qui trouve qu’il y a une différence entre être marié et ne pas l’être ? Moi je crois que tout ça c’est dans la tête et dans le regard des autres. Là le mariage il a réussi qu’à un truc : briser la relation.

Mais parlons de la nouvelle série de la six : Kevin Hill. J’adore glander devant la tv le dimanche aprem donc je regarde un peu tout ce qu’il y a. Et là je suis tombée sur cette nouvelle série. C’est un ally mc beal inversé dans le sens où c’est l’histoire d’un avocat un peu macho qui se tape plein de nanas et travaille qu’avec des mecs comme lui. Le truc c’est que son cousin meure et lui laisse sa petite fille à élever. Il se retrouve donc obligé de changer de cabinet d’avocat car il a besoin de plus de temps libre, et attérit dans un cabinet avec que des filles. On le voit faire petit à petit l’apprentissage du monde de la psychologie féminine et de la paternité. Comme dans ally, on explore les sentiments humains et on voit des procès. Les personnages sont tous particuliers, il manque plus que les toilettes mixtes. C’est clair que la série s’est inspirée d’ally mc beal. D’in côté je trouve ca dommage et de l’autre c’est bien car comme ils les diffusent plus les ally (message à M6 c’est quand que vous les rediffusez ), au moins on a un truc pour pallier. Et puis surtout c’est mieux que les sagas du dimanche que j’ai du voir je ne sais pas combien de fois.

La fille la plus joyeuse du monde

Bon, alors, voilà, on est samedi, je n’ai aucun article sous le coude et aucune envie d’être drôle. Enfin, quoi que si, là, aujourd’hui, ça va mais cette semaine, je n’avais pas envie de l’être donc je n’ai rien écrit. J’avais commencé un sketch pendant les vacances mais aucune envie de le terminer. Donc, là, je fais du freestyle, c’est parti.

Donc, cette semaine, j’ai été chiante. Si. Du genre : « ça va ? » « Mouais bof ! » « Ben qu’est-ce que t’as ? » « A ton avis ? ». Oui parce que moins je suis de bonne humeur, moins je suis patiente donc quand on me demande pourquoi ça va pas alors qu’on le sait, ça m’exaspère un peu. Bref, j’ai été chiante à base de « bof, ma vie, elle est pourrie ». Alors, quand vous allez pas bien, tout le monde vous fait des compliments à base de « tu es belle, jeune et intelligente ». Oui, et je suis chômeuse et célibataire, super utile, tout ça. Bon, je vais pas vous refaire la complainte qui n’aurait pour d’autres objectifs que de récolter de nouveaux compliments ou alors de vous saouler définitivement. De toute façon, le moral remonte alors ça sert à rien.

 

J’avais dit que cette semaine serait meilleure que la précédente et en cela, je ne me suis pas trompée mais l’inverse était tout de même difficile. La seule condition pour que les choses empirent, c’était un décès et bon, voilà, comme une personne peut pas non plus tout subir en même temps, j’y ai échappé. Donc voilà, cette semaine, ce fut une semaine plutôt neutre même si j’ai vu plein de gens, fait des déjeuners en ville (j’aime bien dire ça, ça fait très sex and the city), rencontré des gens, aussi… Bref, finalement, ça fut une semaine dense que j’ai pas vue passer donc c’était pas la peine de chouiner. Oui, j’ai pas eu une forme olympique mais dans des circonstances différentes, j’aurais trouvé cette semaine très chouette.

 

Alors, oui, j’ai pas de boulot mais au moins, je risque pas de le perdre. J’ai plus de mecs donc je risque plus de me faire plaquer. J’ai la santé, en plus, plein de sous parce que j’ai arrêté de fumer (selon mon logiciel, j’ai économisé 95 euros qui me serviront à payer la réparation de mon disque dur externe, pour peu qu’ils soit sauvable). Et puis bon, ça va, y a plus dramatique que ma vie alors j’arrête de me plaindre. En plus, ma libido est en forme, genre je fais plein de rêves érotiques avec de vieux fantasmes qui me montrent leurs (petits…) attributs. Or il me semble que quand on est déprimée, on n’a plus de libido. Le fait que la mienne aille très (voire trop, bordel) bien est bon signe, ça veut dire que tout ne va pas si mal. Et puis j’arrête pas de voir des beaux mecs de partout, même s’ils mettent leur doigt dans leur nez alors qu’ils végètent sur les escalators de la ligne 14 de St Lazare (oui, je t’ai vu, jeune homme !). Bon, évidemment, je mets jamais mes lunettes donc forcément, tout est plus beau dans mon monde de myope mais c’est pas grave, penser que tous les mecs que je croise sont trop cracamiaou, je trouve ça sympa comme concept. Bon, après, je vais pas aller leur parler non plus parce que rien ne garantit qu’ils le sont vraiment, cracamiaou, et c’est un peu la lose d’aller voir un mec et de lui faire : « Salut, je…ah non, en fait, de près, t’es pas beau ! ». Enfin, bref, je préfère vivre dans un monde fantasmagorique où tout le métro est plein de futurs petits amis potables que me rendre compte qu’en fait, c’est pas vrai…

 

Ouais ma vie, elle est passionnante et mon post débile et même pas je vais m’excuser. Parce que j’aurais pu vous faire un post « ouais la vie c’est moche » et qu’à la place,je suis sympa, je vous fais un truc « Nina a pété un plomb et n’est plus en contact avec la réalité ». C’est cool, nan ?

 

Bon, voilà, je vais aller faire une sieste, des fois que des vieux fantasmes aient envie de m’honorer dans mes rêves, ça fait toujours plaisir. Même si le dernier en date avait un tout petit zizi (mais pourquoi d’ailleurs ???).

 

Voilà comme perdre tout son lectorat en un article. Et le pire, c’est que je peux même pas mettre ça sur le dos de l’alcool ou de la drogue puisque je n’ai consommé ni l’un ni l’autre. Même pas une clope en 26 jours, MEME PAS ! Alors que je vais dans des bars enfumés, je n’en taxe aucune. Parce qu’après 26 jours, 95 euros d’économisés et presque 3 jours de vie gagnée (à choisir, j’espère que c’est 3 jours de sexe, tant qu’à faire), ce serait con de recraquer. Parce que comme me rappelle mon logiciel, la raison première de cet arrêt, c’est « je peux le faire ». Hé ouais, je PEUX le faire. Comme je peux aussi trouver du boulot, un mec qui n’a pas un tout piti pénis et puis plein d’autres trucs, encore.

C’’est la saison des marrons !

C’est l’automne, il pèle et les vendeurs de marrons chauds fleurissent aux quatre coins de Paris. Mais c’est pas du tout le sujet de l’article du jour. Pourtant, je me souviens quand j’étais petite, y avait un marronnier dans la cour de l’école et je rentrais chez moi avec mon sac plein de marrons parce que c’est joli, c’est tout lisse, c’est tout doux. Mais passons sur les marrons, parlons plutôt marronniers.

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Quand on est journaliste, on entend très vite ce mot mais qu’est-ce ? Pour ceux qui ne savent pas, j’explique : ce sont des sujets d’actu froide qu’on ressort chaque année à la même époque. Par exemple, les marronniers de Noël, on a les courses, les queues dans les magasins, quel type de sapin faut acheter, la dinde aux marron… niers ! (mouarfffff !). Je tiens à préciser que j’écris cet article alors que je suis totalement sobre. Je reprends. Donc, les marronniers, ce sont les sujets incontournables de l’année. Et mine de rien, c’est super pratique parce que ça vous remplit un journal en un rien de temps. Le nouvel an, les soldes, les vacances d’hiver, l’arrivée du printemps, Pâques, le bac, les vacances d’été, les crèmes solaires, la plage, le prix des resto au bord de la plage, les destinations à la mode, la rentrée, le mondial de l’auto, les feuilles qui tombent, les impôts et hop, Noël… Le marronnier des journalistes, c’est comme les sapins, y a toujours des feuilles dessus.

 

Quel que soit le média, on vous impose chaque année le même discours mais le pire, c’est qu’on réécrit les articles. Enfin, quand je dis on, je parle surtout des stagiaires, ce
que, à la limite, je peux comprendre. Non mais imaginez le journaliste qui fait chaque année le même sujet pendant 15 ans, y a de quoi devenir dingue. Là, j’entends déjà les objections : « vous n’avez pas qu’à changer de sujets ! ». Pas faux. C’est vrai qu’on voit tellement les mêmes reportages chaque année que si on remontait les images des années précédentes, personne ne s’en rendrait compte. Ouais, l’image des bonnes femmes rentrant en courant aux Galeries Lafayette, c’est rigolo (ou pitoyable, au choix), on peut faire un reportage d’1mn 30, voire même 2 mn ! Sur un journal de 20 minutes, ça laisse songeur…Mais bon, comment couvrir les soldes autrement ? On peut multiplier les angles mais vu qu’on les fait tous en même temps chaque année, l’année suivante, on est obligé de recommencer l’exercice. Mais le pire, c’est que les téléspectateurs/lecteurs ne s’en plaignent même pas ! Par exemple, chaque année, dans les magazines féminins, le grand classique du printemps : « perdez 3 kg avant l’été ». Et paf, chaque année, ça marche du tonnerre ! Bon, il est vrai qu’on nous propose chaque fois un régime différent selon la mode. Mais bon, si le régime de l’année précédente a marché, pourquoi en essayer un nouveau ?

 

Après, il y a les marronniers que l’on peut ressortir quand on a un trou dans l’actu, genre les petites astuces quotidiennes pour économiser l’électricité, la protection de
l’environnement, la sécurité routière et puis tout ça. Enfin, tout ce que l’on trouve dans le sommaire de Capital ou Zone interdite… Ah, j’ai oublié la jet set, aussi, ça marche d’enfer, ça ! Ca, c’est le genre de sujets super pratique. Petite mise en situation : je prépare un reportage sur le port de la ceinture par les Français. Mais le jour de sa diffusion, une guerre éclate donc on a pas la place pour mon petit reportage. Deux mois plus tard, y a plus rien à dire sur la guerre et il faut combler les vides… Et ben, on va ressortir mon truc sur la ceinture ! Dans un journal, ça passera sans problème. A la télé, on fera attention à couper les plans où on voit de la neige parce que de la neige en avril, c’est assez rare, et le tour est joué ! Intemporel, on vous dit.

 

Evidemment, ça pose la question de la qualité de l’information. On le sait que c’est Noël, c’est pas la peine de nous montrer les gens en train d’acheter les cadeaux, on y est
allés dans la journée et on a bien vu la cohue ! D’ailleurs, j’ouvre une parenthèse : vendredi dans mon supermarché, il vendait déjà des chocolats de Noël, ça m’a super déprimée. Fin de la parenthèse. C’est comme le sempiternel reportage sur le plus jeune candidat au bac et le plus vieux. Ouais super, une gamine de 13 ans qui passe le bac, c’est… heu… non, on s’en fout. Y en a un(e) chaque année ! Mais c’est tellement facile à faire et ça permet de finir le journal sur une note de bonne humeur et de futilité. Après, vous pouvez partir bosser le cœur léger ou préparer la sieste que vous ferez immanquablement devant Derrick ou les Feux de l’Amour. Quoi que ces deux séries ont un générique hyper stressant qui vous réveillent à la fin de l’épisode… Evidemment, ce serait mieux de terminer le journal par une petite note culturelle, parler d’une expo, d’un livre ou d’un film. Mais les journalistes prennent un peu les gens pour des cons : la culture, ils s’en foutent, ils préfèrent voir les gens se battre pour un T-shirt en solde, c’est plus marrant. En cas d’actu pauvre, on peut même vous en faire tout une série de reportages pour tout remplir. Ben ouais, c’est pas notre faute s’il n’y a pas toujours des guerres ou des coupes du monde. En plus, maintenant que la France se met à perdre contre l’Ecosse, ça va être dur de s’extasier pendant 20 minutes sur la formidaaaaaaaaaaable équipe de France.

 

Mais bon, faire un JT de 20 mn ou remplir un journal, c’est pas tous les jours faciles non plus et les marronniers, au fond, on les aime bien. Enfin, surtout les stagiaires, ça
leur donne du boulot. Ils attendront un vrai poste pour traiter des vrais sujets.

La fin des maigres ?

Bon, c’est vendredi et faisons dans le léger. Oui parce que tout n’est pas noir dans la vie et si des gens me foutent vraiment en colère (surtout si elles sont de sexe féminin), j’ai pas envie de m’énerver pour rien. Alors parlons de choses futiles qui font plaisir : la fin du monopole des mannequins maigrelettes.
La semaine dernière, en faisait ma revue de presse habituelle, je vois une dépêche  » En Espagne, des mannequins trop maigres interdites de défiler « . Je vais lire ça et là, je jubile ! Enfin, on commence à se dire que des filles dont on compte les côtes sans rayon X, c’est pas tout à fait normal. Désormais, une mannequin devra faire 1m75 pour 56 kg. Oui, 56 ! Moi, je croyais qu’une fille d’1m75 devait peser genre 52 kg pour avoir un corps parfait, je suis nulle en poids, une catastrophe.
Mais pourquoi on les interdit ? Parce que ça donne une mauvaise image aux jeunes demoiselles et que ça entraîne des désordres alimentaires chez elles. Bon, je ne discuterai pas sur ce point, moi, je ne suis ni psy ni diététicienne donc mon avis ne sera pas éclairé.
Par contre, je peux vous parler des complexes féminins. Comme toute fille, je suppose, je suis complexée. Enfin, ça dépend des jours. Y a des jours où je suis de tellement bonne humeur que je ne me trouve pas grand chose à redire. Il y a les jours d’humeur égale où je me dis que faire des abdos serait une bonne idée, quand même… Et les jours de mauvaise humeur où je trouve que tout est à jeter, même mes yeux que je ne trouve pas symétrique (alors que mes yeux, c’est ce que j’ai de plus beau, quand même). Mais bon, les complexes les plus répandus, outre le nez, c’est la silhouette. Trop de cul, trop de ventre, pas assez de sein, trop d’épaules ou pas assez, un cou trop long ou trop court, des mollets trop ronds… Enfin, bref, y a toujours un truc qui cloche. Perso, je déteste mon ventre, il est mou et moche. En plus, grâce à l’hérédité familiale, il a un peu tendance à gonfler. Bon, après, le reste n’est pas parfait mais c’est vraiment ce
qui me gêne le plus. L’autre jour, j’en parlais avec un mec sur MSN qui me fait :  » non mais attends, t’en connais beaucoup des nanas de plus de 18 ans qui ont un ventre plat en dehors des magazines et de la télé ? Oui j’en connais ! Mais bon, à la limite, un ventre plat, plat, plat, c’est pas forcément top, une toute petite bosse, c’est joli… Mais minuscule la bosse, pas un boudin !
Le problème, c’est que nos références sont biaisées. J’ouvre un magazine, au hasard le Cosmo d’octobre (qui est pas top et en plus, ils me font chier avec toutes leurs pubs avec échantillon gratuit, ça vous fait des espèces de pages hyper lourdes, c’est impossible à feuilleter et une fois sur deux, quand vous enlevez l’échantillon, vous déchirez la page). Les pages modes sont squattées par des filles sans seins et sans hanches au teint diaphane… Elles ont pas une tête de droguée qui revient d’une rave party mais limite. Et en plus, elles ont une frange, mais quelle horreur ! Je déteste les franges, surtout quand elles cachent les yeux, ça m’agace et ça va à très peu de filles. Moi, la frange, je l’ai eu jusqu’à mes 14 ans, je n’en aurai plus jamais. Mais bon, je digresse, excuse-moi, lecteur. Bref, des gamines de 16 ans qui risquent fort d’être périmées quand elles auront enfin des hanches de femme. Donc, forcément, moi, à 26 ans, on
m’explique que ça, c’est la norme mais à moins de me raboter les os, je ne peux pas avoir de hanches aussi étroites.
Alors, ENFIN, on commence à prendre conscience que la maigreur n’est pas forcément un bon exemple. Merci, enfin, merci ! Parce que même si on nous rabâche que les hommes adorent nos formes voluptueuses (c’est fou comme le politiquement correct a nui au mot voluptueux, devenu une espèce de synonyme de grosse, grasse ou obèse alors qu’il est si joli, au départ, ce
mot), il n’en reste pas moins que les mannequins n’ont que la peau sur les os. L’autre jour, au meeting de Jack Lang, j’ai vu une nana de Top Model, l’émission de téléréalité de M6 qui est passée je sais plus quand. Bon, honnêtement, c’est ma collègue qui l’a reconnue parce que moi, je cherchais la chargée de comm de notre ami Jack et de toute façon, j’avais pas mes lunettes. Bon, cette
fille, c’était une blonde pas jolie (à mon goût) qui a un pif de cochon et des yeux méchants. Bon, cette fille avait été éliminé car elle avait grossi et pesait 56,5 kg, je crois (voire 57, diantre !). Bon ben je sais pas si elle a maigri depuis ou quoi mais elle est drôlement bien foutue et pas si grande que ça (elle doit bien faire son mètre 75, quoi). Donc voilà, à cette nana, on lui a dit qu’elle était trop grosse alors qu’on nous explique maintenant que finalement, son poids à elle est le minimum correct pour sa taille. 
Moi, je suis contente ! Je commence à espérer. Voir des vraies femmes défiler sur des podiums. Des filles qui font un 38-40 avec des seins, des fesses, des hanches et qui n’ont pas l’air de droguées. Si elles pouvaient sourire au passage, on leur en voudra pas. Je rêve d’un jour où je pourrais avoir la silhouette d’un mannequin (mais bon, j’aurai jamais la taille quoi) non pas parce que j’aurai perdu 20 kg mais parce que la norme sera comme ça. Je rêve d’un monde où on arrête de gommer la cellulite des nanas sur les photos parce que, d’accord, c’est pas joli mais nous en avons toute, même avec les supers crèmes anti-cellulite. Je rêve enfin d’un monde où l’esthétique et les canons de beauté féminin ne seront plus dictés par trois couturiers et deux photographes, où le mot voluptueux reprendra son sens initial et où toutes les actrices d’Alerte à Malibu et autres séries sur la plage auront un joli bidou qui donne envie de poser sa tête dessus (je parle pour les hommes, j’avoue que je ne pose jamais ma tête sur le ventre des femmes). Et puis je rêve aussi du jour où la beauté ne sera plus jugée en fonction de la maigreur ou non d’une femme. Parce qu’une paire de fesses, ça ne sera jamais aussi expressif qu’un visage.