It all began in april 2007

Par Marine

(Tous les lundis, suis la saga de l’été de Marine !)

La saga de l'été des vingtenairs

Avouez que pour une saga de l’été, il faut trouver un début.

C’aurait pu être ma naissance. Mais là, c’était plus « de l’été », ça devenait le concurrent direct d’Harry Potter (toutes proportions gardées, naturellement).

C’aurait pu être ma puberté. Seulement, entre le jour où j’ai eu envie de tuer le sourire jovial de ma mère quand je lui ai expliqué que j’avais mes premières règles, et ma première expérience, il y a comme un hiatus. Un hiatus de plusieurs années. 7 en fait. Ouais ben chacun sa vie. Pas facile d’être une ancienne coincée.

C’aurait pu être ma rupture avec Guillaume. Mais déjà que j’ai mis 3 fois plus de temps à me remettre de cette histoire que ce qu’elle a duré, je refuse de trop en faire. C’est plus être obsessionnelle à ce stade. Ni amoureuse. C’est être Glenn-Closienne (je sais pas si vous gérez votre Liaison Fatale, mais elle finit assassinée par son amant, quand même, brrr creepy).

C’aurait pu être au tout début de 2007. Rappelez-vous, les possibles qui s’ouvrent à moi. Mais en même temps, je tourne en rond chez
moi. Tous mes amis ils sont en couple. Moi je suis seule. Une chanson de Françoise Hardy à moi toute seule. Désespérant. Sérieusement, j’étais sur la pente du désespoir. Tiens d’ailleurs, parlons en de ces « possibles » : un s’est avéré être marié (mais pour de vrai, hein, je veux dire, avec l’alliance et tout!), l’autre s’est avéré ennuyeux et pas intéressant (voire pas intéressé). Si c’est ça mes possibles, ben merci. A croire que je ne suis attirée que par des gens forcément inaccessibles. Pose-toi des questions, fillette, me disait
Alexandre… mmmf. Bon, dont acte.

Tout ça pour dire que la date de début est forcément arbitraire.

Mais pour moi, tout a commencé en avril 2007.

Le printemps bourgeonnait en France, l’ambiance était radieuse, tout était à la bonne humeur, y compris notre Nina qui venait de décrocher un CDI. Il ne faudrait pas longtemps avant que je décroche un CDD, mais je l’ignorais encore… Car pour moi, l’atmosphère extérieure n’était pas à la chaleur. En fait, en avril, pour moi, il faisait froid, très froid. Et il pleuvait. Bien loin de printemps idyllique de Paris, j’étais emmitoufflée dans un manteau de laine, en train de lutter contre le sommeil dans une bibliothèque.

J’étais allée passer quelques jours chez mon ami Nicolas. Dans un genre de sanctuaire où les mecs les plus beaux sont homos. De quoi être aigrie, avouez. Voire tendance homophobique (pragmatisme, les enfants, pragmatisme, mais c’est pas de ma faute aussi, Nico quand il me parlait de ses potes, des mecs beaux et tout, ils étaient tous pédés, hein… bon, j’en remets pas une couche). Bref, j’étais de ces personnes à parler haut et fort pour afficher des discours de célibataire endurcie aigrie, et cacher très très bas la réalité de ce que ça représentait. A tel point que Nico était à 2 doigts de faire de moi une fag-hag. Enfin… Il y a de ces moments d’embarras. L’un d’eux fut sans conteste quand on est allés au restaurant avec Nicolas et Laurence, une autre amie, qui avait targetté un beau jeune homme qui semblait très intéressé par elle, quoiqu’un peu long à la détente.

Elle – Ouah faut que ma cible s’active, le 8 mai je redeviens vierge, ça devient chaud!
Nico – Tu redeviens vierge?
Elle – Ouais, la date anniversaire de mon dernier rapport, quoi. Un an.
Moi – Ouais c’est chocho quand ça arrive, et puis sans compter que ça crée des angoisses inutiles. Alors que faut pas déconner, ces choses-là c’est comme le vélo, ça s’oublie pas.
Elle – Ben oui, tiens. Toi, Marine, t’es célibataire, mais ça remonte à quand?
Moi – Bleuh, bah euh (merde merde merde meeeeeerde). Bon bah moi la date anniversaire ça fait bientôt 6 mois qu’elle est dépassée.
Elle – Ah ouais quand même!
Moi – Ouais, tu vois, rupture blablabla sensibilité blablabla attachement blablabla isolement blablabla douloureux blablabla cécomçacélavie blablabla…

Nous sommes interrompus dans cet échange aussi passionnant que pathétique (pour moi) quand Benoît, un ami de Nico, qui l’a repéré de loin, vient le saluer. On nous indique notre table. Le repas a été sympathique et convivial. En rentrant, Nico me dit qu’il ne savait pas le pourquoi de ma solitude (oui, là, à ce stade, c’est solitude, qu’on dit, pas célibat). Je ne sais plus ses termes exacts, mais il est touché.

Bah… c’est la vie.
Donc, à défaut de regards qui se rencontrèrent, tout a commencé en avril 2007.

Ces gens débordant d’’attention

Par Summer

Premier article chez les vingtenaires ! Angoisse tenace parce qu’en un article je vais me faire détester en moins de deux ! Tant pis… je ne suis plus à ça près. J’ai décidé de râler alors je râle.

Lecteur assidu qui a suivi nos frasques à Nina et moi même avec les 2 vieilles des Deux Magots, j’aimerais aujourd’hui, te faire part d’une autre de mes révoltes inspirées de cette rencontre fructueuse également.

Voilà, ça fait deux mois et demi que je suis en recherche d’emploi. Non, ne t’enfuis pas je vais pas me plaindre de ça ! Je dis volontairement « recherche d’emploi » et non chômage parce que c’est exactement de cela qu’il s’agit. Certains l’ignorent sans doute, mais c’est une activité qui remplit l’emploi du temps d’une journée. Entre les réponses aux annonces correspondant à mon profil et répondant de près ou de loin à mes attentes, et la recherche de contact dans les boites pour lesquelles j’adorerais travailler, je te le dis, lecteur, ça occupe. Y’a bien des moments de relâche, c’est vrai, je suis pas une machine non plus, simplement parce qu’il devient nécessaire de prendre l’air avant de sombrer dans une déprime digne de 10 ans d’analyse chez un psy, genre par exemple après avoir lu « Les diplômes qui donnent du travail » dans le Nouvel Obs. Bien envie de faire un feu de cheminée tout d’un coup, je sais pas pourquoi….

Alors quand en plus on me dit, forcément après un de ces moments de relâche, sans doute pour plus d’impact dans la culpabilité : « mais t’es pas censée (rien que ce mot j’adore déjà) chercher du boulot toi ? » ou pire «  t’as envoyé plein de CV au moins aujourd’hui ? » . C’est vrai que c’est au kilo de CV envoyés qu’il faut raisonner pour savoir si je fais bien mon boulot de recherche d’emploi et si je suis une candidate sérieuse à la palme tant prisée qu’on appelle CDI.

Encore s’il n’y avait que ça, demi mal, mais non, y’a encore tout ces gens si bien attentionné et si bien informé parce que eux ils ont un boulot, comme la petite vieille des Deux Magots, qui entre nous n’a pas la moindre idée de ce que peut être la case chômage du Monopoly de la vie, enfin si je suis méchante, elle sait, parce que la petite fille de la cousine de sa concierge, elle est au chômage depuis deux ans, donc forcément elle sait ce que c’est, et qui parce qu’on lui dit « juriste » crois que tout est acquis sans même savoir ma spécialité, et si j’avais fait droit canonique moi d’abord ? Bon, coup de bol, dans ma spé, normalement y’a du boulot, voire même de plus en plus mais ce qui me tue c’est ces gens qui n’ont pas idée de l’impact que peut avoir leur manière de minimiser les difficultés, genre ma pauvre fille y’a du boulot tu dois vraiment pas être douée pour pas trouver ou ceux qui comme à l’ANPE, maximise les difficultés et vous foute un coup de déprime en deux secondes : « Ah, les Assedics vous on mis en risque peu élevé de chômage prolongé ? Je suis beaucoup moins optimiste moi ! »

Pé***** !

Et puis pour terminer le tableau, les gens vraiment gentils, vraiment plein de bonnes intentions qui pensent à vous et essaient de vous aider dans ce moment de flottement, comme ma Grand-mère qui dès qu’elle entend le mot « propriété intellectuelle » m’appelle comme si elle avait trouvé le St Graal, en me disant « il faut que tu postule ma chérie ! » Sauf que voilà, il cherche un avocat, Mamie, pas un juriste, et je ne suis pas avocat moi !!!

– Mais c’est pas grave, postule quand même, tu sais jamais !

– Si, justement je sais, et j’ai pas envie de passer pour une gourde qui ne sait pas lire une annonce !

Et ça, ben , ça a du mal à faire son chemin dans sa tête et elle n’est pas la seule ! Ah oui, je suis bête, c’est vrai que la valeur d’une candidature dépend du kilo de CV envoyés !

Sauf que voilà, je préfère y aller prudemment mais sûrement, je préfère postuler à des annonces qui correspondent à mon profil (avec la seule réserve des années d’expérience demandées que je ne respecte jamais) en privilégiant une bonne lettre de motiv et en consacrant le reste de mon temps à des candidatures spontanées plutôt que d’envoyer à tords et à travers 150 000 mails telle une spammeuse professionnelle !

Je sais pas l’idée de ne pas complètement me griller dans le milieu avant même d’avoir poussé la porte d’entrée me plait assez ; l’idée de me renseigner un minimum sur la boîte pour laquelle j’envisage de travailler me plait aussi assez histoire de faire une LM appropriée peut être et aussi d’éviter d’arriver le jour de l’entretien la bouche en cœur : «  euh, vous faites quoi vous déjà ? »

Moralité, si les gens débordant de bonnes attentions, parce que c’est le cas en général quand même, c’est pas non plus volontairement méchant, pouvaient deux secondes réfléchir avant de donner des conseils bidons et limite culpabilisant pour certains, ça nous arrangerait grandement, nous les rechercheurs d’emploi ! Parce que contrairement à ce qu’on croit, c’est pas parce qu’on est au chômage qu’on ne sait pas comment on fait pour trouver un boulot !

Le problème c’est qu’en général, on cherche pas UN boulot, mais LE boulot, et ça, ça fait une sacrée différence. 

Le sexe après lui

Rupture. L’un s’en va, l’autre reste. Fini la vie à deux, les habitudes, les « mon chéri, ma puce », les réveils câlins, les petits bisous et les petits mots doux. La rupture, quoi. Elle survient rapidement ou non, au bout de 10 jours ou au bout de 10 ans. Mais curieusement, il y a un sujet donc personne ne parle lors de ruptures : le sexe. Par décence ou par tabou ?

Un couple, c’est beaucoup de choses, un mélange bien compliqué d’un tas d’ingrédients. Il n’y a même pas de recette type, c’est chaque couple qui doit faire ses propres dosages. A l’arrivée, soit un superbe gâteau (à voir ensuite s’il est comestible ou non) ou un immonde tas de pâte. Non, jamais je ne renoncerai à mes métaphores foireuses, faut te faire une raison, lecteur. Parmi ces ingrédients, il y en a un qui reste quand même essentiel quoi qu’on en dise : le sexe. C’est triste à dire mais je me vois mal faire ma vie avec un mec qui ne me permet pas de m’épanouir sexuellement. Ce n’est pas le seul critère de choix mais ça en est un, soyons honnête. Bon, je ne fous pas le mec dehors si la première tentative a été foireuse, rassure-toi, mais si au bout d’un moment, ça ne passe toujours pas, ça va commencer à me travailler et pas qu’un peu. D’ailleurs, quand ça commence à sentir le roussi dans un couple, c’est l’activité sexuelle qui en pâtit la première. Avec Guillaume 1er, sur la fin, on dormait chastement l’un à côté de l’autre, on avait des gestes de tendresse mais plus de sexe. Pendant six mois, nous avons cohabité sans nous toucher. Ce n’est pas que nous étions du genre à le faire cinq fois par jour mais on le faisait quand même beaucoup plus régulièrement qu’une fois tous les six mois… Mine de rien, c’est dur à vivre, cette perte de désir. Si même l’homme qui m’aime ne me désire plus, qui peut encore avoir envie de moi ?

Après Guillaume, j’ai eu peur d’un retour à la sexualité. Pourquoi ? Parce que ça faisait quatre ans et demi que je ne faisais l’amour qu’à un seul homme. Oh, d’un point de vue statistique, j’ai de l’expérience, j’ai dû faire l’amour bien plus souvent en quatre ans que pas mal de gens de mon âge.  Mais pendant 4 ans, je n’ai fait l’amour qu’avec un seul homme, que je connaissais et qui me connaissait. Qu’allait-il se passer ?  Surtout que, suite à la rupture, j’ai eu une sacrée période d’abstinence. 4 ans de sexe avec un seul homme puis quasiment un an d’abstinence, allais-je retrouver mes marques ? Et des questions cons qui m’assaillent : est-il de bon ton de pratiquer la fellation lors de la première brouette ou faut-il attendre ?  Vais-je savoir stimuler un corps que je ne connais pas ? Mais aussi : va-t-il savoir me stimuler ? Finalement, je finis par me jeter dans le bain avec Louis, que je n’aimais pas et avec qui il n’y aurait aucune relation suivie. Comme ça, si je suis pas à la hauteur, ça sera sans conséquence. A l’arrivée, j’ai vite retrouvé mes habitudes. Le sexe, c’est comme le vélo, on n’oublie jamais.

Autre question que je me pose : est-ce que le prochain fera aussi bien que le précédent ? Voilà, imaginons. Avec Brad, c’était un feu d’artifice permanent, un aller direct et garanti pour le pays de l’orgasme, des parties de jambe en l’air anthologique qui me retournaient la tête. Rien que d’y repenser, j’ai chaud dans le ventre. Mais Brad et moi, ça n’a pas duré.  Ça arrive. Arrive Sagamore dans ma vie. Beau, intelligent, drôle, raffiné et compagnie… Oui, je sors pas avec n’importe qui, moi. La stimulation intellectuelle est là, la tendresse aussi (oui, on va pas parler d’amour de suite, faut pas déconner non plus). Il semble évident qu’entre lui et moi, il va se passer quelque chose. Et là, je me pose la question : est-ce que ça sera aussi bien d’un point de vue sexuel qu’avec Brad ?

Plusieurs fois, dans ma vie, après une rupture, dans mes moments de cafard, je repensais à ma relation passée et quand je pensais au sexe, je me disais : « je ne retrouverai jamais aussi bien. » Dieu merci, jusqu’à présent, la vie m’a donné tort. Car chaque homme est différent, aucun ne fait l’amour de la même façon (Dieu merci) donc je ne retrouve pas « aussi bien », je trouve autre chose de tout aussi jouissif. Mais cette crainte persiste. C’est sans doute lié à la nostalgie de ce couple passé puisque je n’ai jamais ressenti ça pour un simple plan brouette. Heureusement, je connais mon corps, je sais ce qui me plaît ou non et j’ai passé l’âge de la fausse pudeur. Ce qui me plaît, je le dis, ce dont j’ai envie, aussi. Je n’impose pas à un homme de me faire des choses, je lui indique juste que ça, ça me plaît beaucoup. Mais bon, c’est pas toujours évident de tout balancer de but en blanc, comme ça…

A l’inverse, comment assurer avec un mec qu’on ne connaît pas ? Après une relation suivie, on découvre vite ce qui plaît au monsieur et ce qui ne lui plaît pas. Mais bon, quand on se retrouve pour la première fois dans un lit avec un monsieur, c’est pas évident de trouver les clés de son plaisir. Bon, il y a de grands classiques mais figure-toi, lecteur, qu’il y a des mecs qui n’aiment pas qu’on leur mordille l’oreille. Si ! Alors que moi, j’adore ça et j’attaque toujours rapidement l’appendice auriculaire d’un homme… C’est super doux, j’adore ! Oui, je suis une fétichiste de l’oreille, j’adore. Enfin, l’avantage de passer plusieurs nuits avec mon mec attitré, c’est que je peux titiller tout son corps et voir ce qui lui plaît ou non. Or son plaisir participant au mien, c’est quand même mieux de taper juste.

Bref, à chaque rupture, j’ai cette angoisse, peur que mon dernier mec reste le meilleur amant que j’aurai dans toute ma vie et ne jamais plus atteindre le 7e ciel de façon aussi systématique. Heureusement, à chaque fois, je me suis rendue compte que c’était faux. Non pas que mes mecs successifs soient meilleurs que le précédent, juste parce que quand on s’entend bien, la jouissance est au rendez-vous.

Fidélite or infidélité

Par Tatiana

Bonjour lecteur (oui il est 11h du mat’ alors bonjour). Ma connexion internet étant totalement foireuse ce matin, je profite du fait que je ne peux pas trainer sur internet pour écrire un vrai article avec une tentative de réflexion. Ca va être dur pour moi mais je vais essayer de faire bien ;). Le sujet du jour c’est la fidélité. Ca faisait un moment que je voulais écrire là-dessus mais je n’avais encore jamais trouvé le temps pour le faire. Depuis ma relation avec mon ex (celui dont je vous saoule dans chacun de mes articles), je n’arrête pas de me demander si la fidélité est-elle vraiment possible.

Je crois que vous savez déjà que mon ex n’était pas vraiment ce qu’on peut appeler libre quand je l’ai connu, et encore aujourd’hui (enfin je dirais a priori vu que je ne sais pas ce qu’il devient) il est avec quelqu’un. Selon moi il y a plusieurs raisons d’une infidélité que je vais vous exposer ici ! Ben oui c’est le but de l’article en fait. Aujourd’hui je vais faire comme Nina : mise en situation pour étayer mon argument. Alors admettons que je suis avec Michael (oui comme Michael Vartan). Ca fait disons deux ans que je suis avec lui, et nous sommes un peu dans un passage à vide. Michael n’est plus aussi attentionné avec moi, notre relation tourne en rond. Et là arrive Orlando (cf. Orlando Bloom) ! Il est beau, il n’a d’yeux que pour moi et problème… il me fait craquer. Je ne sais plus quoi faire, et chaque bourde de Michael me fait avancer un peu plus vers les bras d’Orlando. Jusqu’au jour ou arrive le dérapage. Je cède à la tentation. Forcément je me pose plein de questions sur mes motivations, mon couple… Pourquoi donc ai-je fait cela si je suis bien avec Michael ?? Au bout d’un certain temps (qui varie selon le modèle de votre cerveau et la vitesse de connexion de vos neurones) j’en arrive à la conclusion que Michael ne me comble plus autant qu’avant. Là, deux solutions, soit j’ai une longue très longue discussion avec Micki et on recolle les morceaux, soit je le quitte car je juge que notre relation est arrivée à sa fin et qu’il n’y a rien à récupérer. Alors si vous êtes une fille, c’est plus souvent la première solution, si vous êtes un homme lâche, c’est plus la deuxième (non non je ne suis pas aigrie 🙂 ).

Autre scénario possible : toujours avec Micki notre relation va très bien, tout est beau, tout est rose… C’est l’homme parfait qui me fait tout le temps à manger, me fait tout le temps l’amour, est toujours là pour moi mais pas trop pour ne pas que je me sente trop étouffée. (oui je sais quitte à être exigeante autant l’être à fond). Pourtant ça ne m’empêchera pas d’avoir le coup de foudre pour Orlando. Bam ! Comme ça d’un coup d’un seul. Je me raisonne mais si Orlando vient vers moi avec insistance je ne peux pas résister longtemps. Surtout si je suis du genre instinctive en amour, c’est-à-dire que j’ai tendance à foncer. Ce genre de chose arrive plus souvent qu’on ne le croit et beaucoup de personnes se retrouvent avec un amant ou amante alors que ça ne leur était jamais arrivé. Le pire dans ces cas là c’est quand on finit par être amoureuse des deux et ne plus savoir lequel choisir. Donc là, c’est soit vous rompez direct avec Orlando avant de tomber amoureuse de lui, soit vous êtes sacrément dans la merde. Risque maximum : pétage de plombs et largage des deux.

Autre cas, l’angoisse de l’engagement. C’est quand même plus fréquent chez les hommes. Beaucoup, avant ou juste après avoir fait un pas supplémentaire dans leur couple, doivent se prouver qu’ils sont libres encore et qu’ils peuvent faire une dernière folie. Ou alors ils ont envie de se persuader que non eux ils ne veulent pas d’un couple « sérieux ». Là, c’est pas bon du tout. En général, la première personne qui passe et qui suscite un tout petit peu d’intérêt c’est bon. Je vais emménager avec Michael, ça y est on saute le pas. Mais Michael lui est super angoissé, si ça se trouve même il est pas sûr de vouloir habiter avec moi, mais il voulait tellement me faire plaisir. Du coup il se trouve un peu pris au piège et il a envie de se prouver que non il n’est pas tombé dans un train train et peu aussi aller voir ailleurs et être libre quand il veut où il veut. Cela rejoint un peu le cas où l’on veut retrouver les frissons du début. C’est vrai qu’avec le temps, la relation évolue, se transforme. Certain prennent ça pour un affadissement des sentiments amoureux et pourtant il n’en est rien. C’est vrai que ça fait longtemps que je suis avec Michael et que je n’aime pas trop la tournure de notre relation, elle est où la petite étincelle du début ? Le truc qui faisait que j’étais complètement folle rien qu’en entendant ma sonnerie de téléphone portable (il m’a apppeeelllllléééééééééééééééééeeeeeeeee). Ah mais oui je vais la retrouver avec Orlando !

Il y a sûrement encore plein d’autres raisons, mais là je vous ai sorti les classiques. Vous pouvez aussi ajouter le fantasme de faire quelque chose d’interdit, car souvent les relations de ce type sont vraiment intense. Il faut profiter de chaque moment passé ensemble. Et puis, il y a aussi des personnes qui couchent pour coucher sans vraiment de raison, mis à part le challenge et le score.

Tenter l’’aventure amoureuse

(Article écrit y a quelques temps…)
 L’amour est en soit quelque chose de compliqué, personne ne me contredira. A presque 26 ans, c’est pas qu’on commence à me demander quand est-ce que je vais ramener un homme à la maison mais pas loin… Enfin, mes parents ne me foutent pas la pression, ma mère ayant compris que j’étais quelqu’un qui « naviguait ». Pour ma part, je dirais plutôt que je tente l’histoire, quitte à me planter.
 

L’autre jour, je discutais avec Tatiana sur MSN de nos situations amoureuses respectives (enfin surtout de la sienne parce que moi, j’ai pas grand-chose à en dire) et elle m’expliquait qu’elle ne regrettait pas son choix. « Je sais que ça ne durera pas mais au moins, j’aurai tenté et j’aurais vécu une belle histoire. » Et bien, je trouve que la demoiselle a bien raison. Si je regarde mon propre passé amoureux, je me suis entêtée à vivre des histoires impossibles : avec un trentenaire parisien et obsédé alors que je n’était même pas vingtenaire, toulousaine et une oie blanche, avec un gars avec qui je n’avais pas grand-chose en commun, avec un gars qui vivait loin de moi… Oui, mais voilà : je lui plais, il me plaît, pourquoi je ne tenterais pas ? Le mur est au bout, je le vois gros comme une maison et je sais que je vais me le prendre. Mais en attendant, que la balade est grisante.

Beaucoup de filles de mon âge cherchent « le bon », celui avec qui ça ne pourra que marcher tant il est parfait. Mais quelle erreur, à mon avis ! D’abord, il est
censé être comment « le bon » ? Je m’étais amusée il y a quelques temps à commander au Père Noël mon homme idéal (il m’a bien oubliée, cet enfoiré) mais trouver un homme qui correspond parfaitement à nos critères est utopiste. Bien sûr, nous voulons toutes un homme qui nous correspond tant sur le plan physique que sur la personnalité mais il faut bien comprendre que chaque homme a ses défauts. Tant mieux quelque part, je me sentirais pas à la hauteur d’un homme parfait… Déjà que je me sens rarement à la hauteur des hommes imparfaits, imaginez l’angoisse. Mais même si cet homme est imparfait et qu’il me semble qu’il n’y aura pas d’avenir ensemble, pourquoi ne pas tenter ? De un, rien ne me dit que ça ne durera pas, finalement. De deux, même si ça ne dure pas, n’avons-nous pas le droit de vivre une belle histoire, même si elle ne peut être qu’éphémère dès le départ ?

Certaines histoires d’amour sont condamnées à peine elles ont commencé : distance, manque de temps pour se voir, l’un des deux n’est pas libre… On peut multiplier les hypothèses à l’infini. Oui, l’amour, c’est quelque chose de très compliqué, n’est-ce pas ? Donc on voit le mur au bout du chemin, on le sait qu’il n’y a aucun moyen de l’éviter. Doit-on éviter de partir à toute vitesse dedans ou fermer les yeux en attendant qu’il arrive ? Ou plutôt profiter de chaque sensation avant le crash, la vitesse, le vent qui nous caresse le visage,
le paysage qui défile… Bon, je le concède, ma métaphore n’est pas merveilleuse mais c’est pour faire comprendre l’idée. Après tout, qu’a-t-on à perdre ? Rien, si ce n’est une belle histoire.

Le problème, c’est que beaucoup de vingtenaires veulent trouver le bon, comme s’il y avait une date limite de péremption : vite, vite, casons-nous avant qu’il ne soit trop tard ! Je trouve ça un peu curieux et un peu suicidaire comme comportement. On va refuser les avances d’un jeune homme car il ne nous paraît pas idéal et se jeter au cou du gars qui nous semble parfait. Et si ça ne marche pas, on fait quoi ? On déprime pendant 107 ans ? Par ailleurs, comment peut-on commencer une relation en pensant sincèrement que c’est pour la
vie ? Dire à un mec que lui et moi c’est pour la vie, c’est mentir, quelque part, parce que je n’en sais rien. Oui, aujourd’hui, on s’aime et tout est rose, mais demain ?

Actuellement, j’ai envie de me caser, avoir une vraie relation qui dure plus d’une nuit. Mais je ne vais pas pour autant refuser tous les prétendants avec qui ça risque de ne pas coller sur le long terme parce que si je savais exactement quel mec il me fallait, je ne serais pas célibataire (logique). Ensuite, si j’ai plus envie de plans cul, si une belle histoire qui s’annonce éphémère se profile, la refuserai-je ? Non, je ne pense pas. Je lui plais, il me plaît, allons-y gaiement ! Au moins, sur mon lit de mort, je n’aurai presque aucun regret.

Si je regarde dans mon entourage, très peu de filles sont tombées sur le bon de suite. Surtout que je n’ai que 26 ans et que mes amis en ont rarement plus. Donc pourquoi se mettre la pression à tout prix, pourquoi chercher celui qui sera forcément le père de notre progéniture ?  D’ailleurs, qui nous dit que ma progéniture aura le même père ? Bon, ce serait plus pratique et moins compliqué à gérer mais les familles recomposées existent, on ne peut pas le nier. Même, après ma rupture avec Guillaume 1er, je me suis soudain imaginée avec ma
petite tribu (j’insiste sur le petite) sans papa parce que je ne suis plus avec aucun d’entre eux mener ça d’une main de maître. Bon, très honnêtement, j’espère que j’aurai un compagnon pour m’aider dans cette tâche parce que je me vois pas du tout maman célibataire.

Aimer, c’est tenter. Je crois que sans ça, la vie ne mérite pas d’être vécue. Après tout, si y a bien un domaine où il faut oser, c’est celui-là.

Que c’’est indécent !

La vie est une chose vraiment curieuse. En ce moment, je ne cesse de m’émerveiller sur les surprises qu’elle me fait. Enfin, mon ange gardien s’est réveillé et là, il se fait pardonner des looses subies depuis octobre. Après 6 mois de sales coups, là, je cumule les coups de chance.

 

Donc, il y a trois semaines, je commençais un CDD et j’en étais plutôt contente. Un boulot dans le journalisme, c’était rêvé. Mais voilà, au bout d’une semaine et demi, je retrouve mes vieilles angoisses : après, je fais quoi ? On arrive au mois de mai, c’est bientôt les vacances DONC les DRH s’en foutent de ma candidature, ils verront ça plus tard. Dois-je griller ma super idée de candidature maintenant ou attendre septembre ? Et je fais quoi en attendant ? Je commence à me dire que je vais faire de l’interim en attendant septembre de pouvoir me réinscrire à la fac et faire des stages au besoin. Mais m’inscrire en quoi ? Maman, au secours, je suis perdue ! Donc, je commence à emmerder ma sœur : faut qu’on se voie, faut qu’on mette un plan sur pied. Oui, j’ai promue ma sœur « agent de la Nina ».

Jeudi, avant dernier jour de travail, je fais tranquillement mon boulot en vérifiant de temps en temps mes mails. Là, je vois un mail d’un dénommé Simon Jospin intitulé : « stage, urgent », en gros. Je jette un œil, le CV des gens avec qui je vais travailler me pousse à répondre de suite : CELSA, HEC, Science Po (Paris), oh pinaise ! Je VEUX ce stage. Donc je réponds aussi sec : « je suis disponible à partir de demain mais attention à la convention de stage, j’en ai pas ». Une heure plus tard, Simon me remercie de ma réponse rapide et me dit qu’il me recontacte dès que possible.

Le lendemain, alors que je commençais à désespérer, « tititit », mon téléphone sonne, un numéro que je ne connais pas. C’est mon ami Simon ! Il veut me voir de suite, il me propose un entretien samedi mais je refuse : je préfère passer ma journée avec Alex. Donc rendez-vous est pris pour lundi. Lundi matin, téléphone : Simon m’annonce que le rendez-vous est avancé de 30 mn et que je ne le verrai pas puisqu’il travaille (il est avocat). J’aurai donc rendez-vous avec Michel et Karima, deux autres membres de l’association. Comme j’étais prête, cette petite demi-heure ne me gêne pas. J’enfile mon tailleur (oui, j’aime bien mettre des tailleurs donc j’en profite), mes chaussures à talons (là, j’aime moins) et c’est parti. Je trouve le lieu sans trop de problème, j’appelle Michel qui m’introduit dans un appartement, il me présente Karima. Bon, désolée de faire de la discrimination physique mais ces deux là ont une bonne bouille, ce doit être de jeunes trentenaires qui ont l’air d’avoir 25 ans à tout casser. D’ailleurs, à la fin de l’entretien, quand je parle des difficultés que je peux rencontrer à cause de ma tête de Bisounours (disons qu’on me prend toujours pour la petite stagiaire de 20 ans) et Michel me fait : « Ah ben, on a le même problème ! ».

Première phase : qui sont-ils ? Une association qui sera créée dans les prochains jours mise en place par des gens brillants. Leur mission en gros : aider les jeunes à se faire une place dans les milieux politique, économiques et syndicaux. Donc ma mission : une revue de presse quotidienne sur le sujet, faire du lobbying auprès des partis, entreprises et syndicaux, s’entretenir avec des universitaires sur le sujet… Dans mes yeux, des étoiles s’allument. Je vois mon carnet d’adresse qui se remplit. Je vois une envie de m’investir. Je vois des articles passionnants. Je vois des rencontres avec des gens hautement cultivés et intéressants. Ok, c’est vendu, je veux être prise.

Deuxième phase : qui suis-je ? Ah, partie que je commence à maîtriser. Je balance mon press book qui impressionne toujours un peu (oui, en trois ou quatre ans, j’ai multiplié les expériences mais je dois le refaire). J’explique que je suis une grande curieuse qui adore découvrir de nouveaux horizons, d’où mon CV assez particulier (en gros : du sport, du local, du féminin, des relations internationales, de l’universitaire…) mais je détaille. Je suis trop jeune pour m’enfermer dans un style et j’adore m’attaquer à de nouveaux domaines. J’ai une grande capacité d’adaptation et je suis opiniâtre, ça tombe bien. Rien ne me fait peur. Karima m’explique que je dois gérer la rédaction ET la communication, faire la journaliste et l’attachée de presse. Là, grand sourire : « oui, en temps normal, journalistes et attachées de presse ne s’aiment pas. Moi, au contraire, ça me plaît de coiffer plusieurs casquettes. Au niveau de l’expérience, c’est idéal. » Bon, j’avoue, je suis super motivée donc c’est facile de rebondir sur tout ce qu’on me dit pour m’exclamer : « ah ouais, super, je veux ! ». Bon, il y a le petit souci de la non-convention de stage mais on verra. J’explique que je comprends leur démarche : j’ai des amis dans la politique, j’ai connu les syndicats étudiants et à peine sortie de là, j’ai découvert le monde du chômage. J’ai fait un tabac, d’ailleurs, avec la phrase : « J’ai quitté le monde universitaire pour entrer dans celui du chômage », ça les a fait mourir de rire. Comme je suis trop drôle comme fille, je le fais même pas exprès.

Phase trois, la plus surprenante. Mes deux nouveaux amis me disent :

« Maintenant, on va te laisser cinq, dix minutes pour préparer une interview de Michel.

– Oui mais sur quel sujet ?

– Ben, sur l’association. Mais tu dois faire une interview négative, genre notre association ne sert à rien. Fais ton Fogiel ».

Donc me voilà seule pendant dix minutes et je me prépare à faire ma chienne. En gros, je passe en mode : les jeunes ne sont que des sauvageons qui pètent tout, qui en ont rien à foutre de la politique, de toute façon, et dès qu’on leur propose des solutions pour trouver du boulot (CPE), ils crachent dessus. Nina, odieuse journaliste réac, c’est moi. L’interview commence mais soudain, le ou la candidate suivante appelle donc Michel nous abandonne quelques minutes et Karima me fait :

« Mais tu écris quoi, là ?
– Ben, les réponses qu’il me donne.
– Ah bon, tu notes tout ?
– Ben oui, on me dit de faire une interview, je le fais à fond. »

Bon, bref, fin de l’interview, on en parle un peu. Michel maîtrise parfaitement bien son discours et me renvoie tous mes arguments à la figure sans la moindre agressivité. Les propos sont simples et cohérents, j’apprends pas mal de choses sur leurs objectifs et l’association, ça me rassure. Le but n’est pas de foutre les vieux dehors mais de permettre aux jeunes d’avoir une représentation équivalente à leur poids dans la société. Je dis :

« Oui, enfin, les questions que j’ai posées doivent être assez classiques.

– Ah non, non, pas du tout, certaines ont été très surprenantes ! »

Bon, j’ai essayé de mettre au max des références d’actualité pour montrer que j’avais un peu de culture.

On se sépare là, Michel m’explique qu’ils m’appelleront mercredi pour me donner la réponse car je ne suis pas la seule sur les rangs, une autre personne attend d’ailleurs dans la pièce voisine. Merde, je croyais être la seule sur les rangs. Je pars, plutôt satisfaite de moi-même. Même si j’ai un peu peur de ma non convention de stage, je l’avoue.

Mercredi, 13h, téléphone sonne. C’est Alexandre : « t’as pas de nouvelles ? ». Bah non. 15h30, pas de nouvelles, pas de mails. 16h, toujours rien, c’est le désert. Enfin, le téléphone sonne, je sais que c’est Michel mais mon téléphone refuse de fonctionner. Enfin, on arrive à communiquer et là, il m’annonce la nouvelle : « on voudrait que vous rejoigniez nos rangs ! ». Yes !! En résumé : j’ai été la meilleure. Aujourd’hui, premier déjeuner avec mes nouveaux collègues, j’ai hâte. Je suis extrêmement motivée, ce stage est une chance en or. Je commence de suite et ce jusqu’en septembre, je serai payée 300 euros par mois. C’est pas énorme mais entre un boulot rémunéré n’ayant aucun rapport avec mon métier et ce stage, il n’y avait même pas à hésiter.

Depuis toujours, j’ai pu compter sur ma bonne étoile. Elle avait un peu disparu pendant 6 mois mais là, elle brille à nouveau : vie pro, vie privée, tout me sourit. Bon, il y a une petite ombre au tableau puisque le médecin a confirmé que ma mère avait un lupus mais c’est la forme bénigne de la maladie. Normalement, avec les médicaments, ça ira. Elle a également un accident en sortant de la clinique où elle venait d’apprendre le diagnostic mais seule la portière a morflé (et le malus, aussi, ça fait le deuxième accident en un mois où elle est totalement en faute). Rien de grave, en somme mais quelque part, ces ombres me rassurent un peu. Tant de bonheur, c’est limite indécent.

 

Chronique d’’un suicide annoncé

Par Gauthier
 
Voilà nous sommes mi-octobre, et je vis à Paris.
Alors je sais que ce blog a comme vocation de raconter nos errances sentimentales, sexuelles, éthyliques, donc l’histoire de mon installation dans la capitale ne rentre pas vraiment en ligne de compte. Mais bon je fais ce que je veux, donc j’ai décidé de vous emmerder avec ma vie, un peu plus encore.
 
Au moment où je commence à écrire cet article je suis plutôt d’humeur mélancolique (cf le titre de l’article), j’ai peur que cela se ressente alors je préfère prévenir…
 
Donc petit flash back, au début du mois j’ai appris que j’étais pris en master pro sur Paris, oh joie oh délectation suprême !!! la fièvre retombe très vite et se transforme en immense angoisse du fait que la rentrée a lieu 4 jours après, ARGH !!! là c’est l’angoisse. Sur Paris je connais quelques personne dont notre Nina nationale, mais bon mon réseau social va sévèrement s’étioler, et je ne parle pas du fait qu’il faille que je trouve un appartement en 4 jours, là c’est de la SF.
Bref heureusement pour moi, j’ai de la famille sur paris, donc je me fais héberger gratuitement « le temps nécessaire ». Ouf !!!
Mais avant ça d’ailleurs je me rends compte que je ne vous ai pas parlé du week end avant mon départ ! Rha lalalala je fais n’importe quoi. Donc je rentre sur Toulouse le vendredi sachant que le Lundi je dois repartir vivre sur Paris de façon « définitive », je réunis donc la bande à Zazous et je promets « une soirée mémorable, à inscrire dans les annales «  (sans jeux de mots… quoique… lol) bref ce fut du grand n’importe quoi. Pour résumé, on a bu, bu, bu, bu, dansé, bu, dans, j’ai fait du touche-pipi dans les chiottes de la boîte avec un chouchou plutôt miam-miam, et j’ai forcément explosé ma caisse en rentrant… Je suis pitoyable ! Me voilà donc au milieu d’un rond-point avec les jantes cassées, les amortisseurs cassés, la direction cassée, le moral cassé. Que fais-je ? J’appelle ma mère… No comment, je ne suis qu’un pauvre pédé sensible, dès que j’ai un problème, j’appelle ma mère, j’assume et je vous merde… De toute façon c’était pas totalement ma faute l’accident (les amortisseurs étaient plus que fatigués et l’esp a merdé donc j’ai fais des tête-à-queue). Donc là c’est quand même la grosse panique, je peux pas laisser la voiture là, on va me la foutre à la fourrière, je peux pas appeler les flics, j’ai dépasser le stade du coma éthylique d’un humain normal, donc je fais quoi ? Ben la solution vient de mon assurance de gueudin, j’appelle Europe Assistance, et ils m’envoient une dépanneuse, qui me dépose gentiment chez moi à 50 km de mon point d’impact ! C’est’i pas merveilleux ? Moi perso je suis fan…
Donc là je rentre, je me couche et je dis au revoir à Toulouse pour un moment.
 
Ensuite me revoilà à Paris, des dépenses en veux-tu en voilà, je m’en sors pour 4000€ pour l’instant, soit en 15 jours (donc là il faut mettre : resto, bouffe, sorties, fringues, ticket de métro, frais d’inscription, loyer, caution, meubles…), et le pire c’est que j’en dépenserai encore au moins autant dans le mois qui vient.
Pourquoi ? Ben je déprimouille, donc l’achat compulsif refait surface comme jamais dans ma vie, je suis faible lol mais qu’est ce que c’est bon de faire les boutiques !!!!! je suis sûr que tu connais ce sentiment intense cher ami lecteur, allez avoue que ce petit pull rose fucshia acheté lors des dernières soldes (seul article non soldé du magasin) tu ne l’a mis qu’une fois, parce que la finalité n’est pas de se fringuer, mais de DÉPENSER DU FRIC !!!!!! D’ailleurs si aujourd’hui j’écris cet article complètement déconstruit et dénué de tout sens c’est uniquement pour éviter d’être tenté de faire chauffer la CB (quoi Nina tu pensais que c’étais parce que tu m’avais demandé un article ? lol c’est beau d’être naïf…).
Bon j’avais dit que j’allais raconter ma vie, alors je vais m’y tenir un peu, j’ai donc réussi un exploit : trouver un appart en moins d’une semaine. Bon ok c’est tout petit, mais il est super bien situé (non il est pas dans le marais), sans pousser jusqu’à dire où je vis, je suis plutôt fier de ma trouvaille. Maintenant le plus dur c’est de s’habituer à la vie parisienne, et surtout au vide immense dans ma vie sociale. En plus j’ai plus le net, je devrais le récupérer avant la fin du mois d’octobre, mais bon jusque-là je fais des passages éclair dans des cyber. Et au prix où c’est je ne peux pas me permettre de zoner sur les chats, donc je n’ai plus de vie sexuelle !!! Moi sans vie sexuelle ! Vous imaginez ? Moi non plus… Hein ? Quoi ? Je mens ? Ah oui j’ai oublié de parler du chouchou que je tire régulièrement, mais bon ça compte pas c’est un gentil garçon qui partage ma couche une à deux fois par semaine… Et puis moi je suis dans une ville immense qui regorge de pédales, alors j’ai envie de tisser des liens… En gros oui, j’avoue, j’ai envie de baiser comme un malade avec tout ce qui bouge, ben quoi moi la nouveauté, ça me donne chaud lol
 
Donc voilà aujourd’hui je peux faire ce bilan : plus de vie sociale, plus de vie sexuelle, un découvert démesuré qui s’annonce, donc oui je suis déprimé, mais bon une bonne cuite ce week end et un raccordement au réseau la semaine prochaine devrait y remédier sans mal. Nina il faut juste que tu me prêtes quelques un de tes amis pour que je m’acclimate.
 
Oui lecteur, j’ai failli oublier (comment pourrais-je oublier ça ???) j’ai rencontré Sab, Tink, et Banana, des filles merveilleuses qui me font bien rire, donc je vais les réquisitionner pour des soirées beveuries dont seul j’ai le secret… À bon entendeur…
 
Ps : oui c’est un petit article, mais bon j’ai vraiment trop envie de filer faire les boutiques, je suis incorrigible 😉

L’auberge andorrane

Épisode 1:

Je vais encore vous raconter ma vie, je sais que vous aimez ça bande de petits curieux!!!

Donc cette semaine je suis parti passer 5 jours chez ma moumour qui vit en Andorre. Sa famille est partie en vacances donc elle m’héberge gentiment chez elle. De plus elle a invité quelques amis. Donc je débarque le lundi matin, en route je récupère un ami à elle que je ne connais pas et qui a besoin de me suivre parce qu’il ne connaît pas le pays! Arrivé sur place on m’informe que trois autres personnes vont vivre avec nous, ce qui fait donc qu’on est 6 dans 70m2, ça créé des liens! Mais moi donc je connais ma copine qui me loge, une amie à elle et c’est tout. Les trois garçon français je ne les connais pas du tout, enfin normalement.

Là dessus les filles me demandent « ça te dérange pas que bidule vienne? » je réponds « mais qu’est ce que je m’en fous, je le connais pas! » là éclat de rire général. Je pige pas trop mais je fait semblant de m’intéresser au paysage. Mon amie de répondre « t’es sorti avec pourtant! », PLAIT-IL???????????????? Qu’est ce que c’est que ce plan foireux????????????????? Impossible de me souvenir, dans mes ex j’ai personne qui porte ce prénom, alors elles me disent « mais ça devait être pour une nuit, rappelle-toi,il y a 4 ans » MAIS BIEN SÛR RIEN DE PLUS SIMPLE!!!! Après tout je n’ai couché qu’avec 250 à 300 mecs dans ma vie, et la plus part du temps j’étais saoule… Donc là c’est l’angoisse la plus totale!

Je décide de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Pendant que je me torture l’esprit pour essayer de me souvenir de ce garçon, j’apprends deux nouvelles des plus réjouissantes. Premièrement c’est l’anniversaire de mon soit-disant ex le soir même, et donc deuxièmement la moitié de l’Andorre mange avec nous (on est donc 15 à table!!!!). Et  là j’imagine déjà la scène: 15 copains que je vois jamais en fond et moi devant un mec dont j’ai honte ou dont je n’arrive pas à me rappeler même en le voyant.

A partir de là deux options: le suicide par apnée prolongée, ou j’affronte la réalité! Et là quelque chose me force à assumer ma vie. Mon mec(mais si celui qui me rend fou depuis 15 jours en me traitant comme la pire merde qui soit) m’appelle, et je m’étais promis de ne pas l’appeler, et que s’il m’appelait de l’envoyer chier et de lui expliquer  ma façon de penser par rapport à son comportement (donc je voulais le jeter). Mais j’ai aucune volonté, je suis faible, je suis nul, je suis con, donc j’ai été tout gentil. Mais je suis quand même resté digne, pas de « tu me manque, on se voit quand, je t’appelle demain », juste un « je t’appelle dans la semaine si je peux », c’est digne non? Non, ok je suis nul. Là dessus je suis en colère, et comme ça n’a rien à voir avec le problème qui me tracasse depuis 3h maintenant, je fini par me rappeler de cet « ex ». Bon pour le résumé, c’est un  gentil garçon avec qui j’ai forniquer au sortir d’un sauna il y a au moins plus de 3 ans. Et ce garçon est adorable, donc tout va bien!
Suite de mes aventures:

Je vais quand même vous expliquer ce qu’est l’auberge andorrane, c’est un savant mélange de l’auberge espagnole, de sex and the city et de sunset beach. Ça fait peur non? Moi en tout cas je suis en train de passer les vacances les plus instructives de ma vie!

Donc après la panique par rapport au débarquement d’un « ex », je me disais « ça y est maintenant tu as eu ta dose, les vacances vont se dérouler sans encombres! ». Mais quelle erreur… J’aurai dû me broyer une jambe à coup de mie de pain…

Mardi soir doit nous rejoindre sur place un énième hétéro que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. On me prévient gentiment que ce garçon est un peu brut de décoffrage, mais plutôt gentil dans le fond, même s’il est à tendances homophobes campagnardes. Bref le bonheur!!! On décide d’aller à Caldéa et il nous rejoint là bas. Bon le problème c’est que je le trouve mignon à peu près 3 min (le temps de le voir en maillot de bain, arf tout poilu et gras!). On passe une soirée très sympa dans des jacuzzis, des bains de pamplemousse, des cabines d’UV et autres chaises massantes… L’orgasme!

Avant de partir je décide d’aller me vautrer une dernière fois dans le jacuzzi extérieur avec les autres, et je remarque un charmant jeune homme dans l’autre bain à coté! Mon petit pense à autre chose, de toute façon il est pas pd! Mais je le regarde quand même avec insistance! Et les autres commencent à parler de lui très fort en français du genre « ouais il est mignon, il est beau, je le baiserais bien » et plus ils le faisaient plus lemec me regardait en souriant. Donc là j’ai compris qu’il comprenait ce qu’on disait et que ça ne le dérangeait absolument pas. Problème: comment conclure? Je me dis que c’est pas possible et on se dirige vers la douche pour partir.Je récupère mes affaires et je me pointe devant la cabine de douche libre et il pose sa main sur la poignée juste avant moi, on a presque failli s’effleurer, c’était beau, je ne l’avais absolument pas vu sortir en même temps que nous, donc je bafouille quelque chose et il entre dans la douche.

Et là c’est le drame, il ne ferme pas la porte entièrement et me regarde avec un sourire plus que provocateur, « mais mais mais ce mec est en train de me faire comprendre que je peux entrer dans la douche avec lui?????? » AAAAAAAAARRRRRRRRRRGGGGGGGGGHHHHHHH!!! Que faire dans ce cas là? Ben je rougis et je regarde par terre et je me retourne, donc il ferme la porte! DE DIEU QUE JE SUIS CON! Je m’assois sur les lavabos et j’attends qu’une douche se libère, et c’est sa porte qui s’ouvre la première, il me regarde, ouvre la bouche pour dire je ne sais quoi, je me lève, le temps s’arrête, le coeur se serre, la sueur perle sur mon front, bref il va se passer quelque chose, mais quoi? Mon abruti d’ex plan cul qui jouait avec la clé de son vestiaire décide à ce moment très précis où ma vie aller basculer de lui envoyer la clé dans la gueule!!!!! Donc le charmant jeune homme décide de partir sans m’avouer son amour pour moi!

Comment ça je me fais des films? Et alors y a une loi contre ça? Vous merde, na!

Vous devez imaginer ma bonne humeur contagieuse après ça! Le soir il se passe rien, à part l’hétéro bourrin qui se révèle être un warrior! Mais alors un vrai, il aurait fallu que je note quelques une de ses perles! Bref, le lendemain je ne fais rien de la journée et le soir on va faire une randonnée en montagne de deux heures. Après ça je ne peux dire qu’une seule chose, ou deux:

1/ la cigarette c’est pas bien, surtout un paquet par jour depuis mes 16 ans, ça se sent.

2/ je n’aurais jamais du arrêter tout sport depuis 1997, ça se sent aussi.

Bref je l’ai quand même fait cette fucking rando! Et le soir on décide d’aller manger des tapas. Et là c’est le énième drame de la semaine, et je vous assure que c’est fatigant à ce stade très précis de ma vie!

En revenant dans la voiture je me retrouve avec une de mes cop’s andorrane et le bourrin. Et là le bourrin se lance dans une explication de sexe sur sa non-vie sexuelle. Figurez vous qu’à 22 ans presque 23 monsieur est toujours puceau! Merveilleux n’est-il pas? Et il parle de ces filles qui lui font peur, du sexe qui lui fait peur, et de rajouter « et si un mec me plaît, il faut que je couche avec ou c’est une perversion? » là je bloque et je fais comme si je ne m’intéressais pas à la conversation. On rentre, on se douche et on part au resto. Re-drame, le bourrin se cuite comme jamais avec DEUX verres de sangria. Mais quand je dis cuit je n’exagère pas (et dieu sait que j’ai , je ne sais comment, des gènes marseillais, mais pour le coup non) donc il ne peux plus se lever, il tombe il bafouille, il fait mine de nous vomir dessus, et ça fait 15 min qu’on est dans la place! Comme tout le monde est mort de rire comme jamais, et que je suis le seul à tirer une gueule de six pieds de long, je suis commis d’office au bourrin-sitting. Et voilà que je lui tiens la porte aux chiottes. Je le porte pour l’asseoir, il faut aller le promener, bref la honte de ma life! On finit de manger, je fais toujours la gueule parce que je comprends très bien qu’au lieu d’aller m’éclater en boite il va falloir rentrer pour tenir la cuvette de monsieur. La madre que te pario, roder! (traduction: fucking mother fucker bastard! ou encore : fait chier espèce de gros connard!). Bref on rentre. Il dit aux filles « demain vous bossez allez vous coucher, toi demain tu cours, vas te coucher, toi t’es fatigué, va te coucher! » et moi? « Toi tu reste parler avec moi! » Gloups je le sens mal là! Et heureusement pour moi les mecs restent avec nous deux, et donc il parle, et là si j’avais des doutes sur sa non-sexualité, j’en ai plus un seul. Il est gay, il refoule. Il commence à me demander « comment être sur de ne pas attraper le sida en suçant? » « t’es pas concerné dans le sens où c’est la fille qui doit faire gaffe » « non mais si c’est moi qui suce? » mouais..T’es louche toi mais bon je te réponds quand même. Et ça continue sur le sexe entre mecs. A la fin la conversation, dérive sur des problème d’éducation des filles dans la tiers-monde (me demandez pas comment on en est arrivé là je suis incapable de vous le dire). Et je m’énerve sur lui devant tant de bêtise. Dieu qu’il est inculte et persuadé de tout savoir, je l’aurais brûlé… Je finis par un merveilleux « on passe à autre chose sinon tu vas prendre une claque » Là-dessus, vexé comme un pou il décide d’aller se coucher et il me dit « bon ben si je tombe sur un mec de tel village sur le net je dis non d’office! Bonne nuit. » en parlant de moi bien sûr. Donc ce qui veut dire qu’il chat sur des salons gays, qu’il est gay, et que je suis trop fort de l’avoir vu en 24h alors que ses amis le connaissent depuis des années. Mais pour rien au monde je ne pourrai l’initier, je ne suis pas mère Thérésa!!!!

Le jour suivant il ne se passe strictement rien, sauf que le bourrin rentre dans sa campagne française et que je décide de faire mon associal jusqu’au soir, parce que vraiment je n’ai pas envie de voir et de parler à des gens.

Mais le soir on va en boite donc ça se passera bien, enfin j’espère… Mais par pitié petit jésus si tu m’entend fait en sorte que je passe 24h calmes et joyeuses, là je suis sur les rotules. Merci!

Énième épisode (je sais plus trop où j’en suis en fait arf)

Donc je fini mon histoire par cette merveilleuse prière que je vais reprendre ici  » Mais par pitié petit jésus si tu m’entend fait en sorte que je passe 24h calmes et joyeuses, là je suis sur les rotules. Merci! »

Qu’ai-je pas fait de l’invoquer celui là!!!!!  Roder…

Donc nous sommes à ce moment précis de ma vie jeudi soir, et je suis chez mon amie andorrane (pour ceux qui n’ont pas suivi, mais là il le font quand même exprès!), et on doit se retrouver à 10 à table. Parmi ces gens, j’en connais plus de la moitié, le restant est composé des collègues de mon amie. Dans ce petit groupe se trouve le gentil espagnol très mignon qui fait craquer toutes les filles. Les filles soit dit en passant qui oeuvrent pour qu’il se mette avec ma copine. Histoire de lui offrir une vie sexuelle. Par pure charité, mais bon il est très beau ce couillon donc je me mets aussi à militer pour qu’il se mette avec ma copine. Là il faut que je précise des choses sinon vous n’allez rien comprendre, les mecs en Andorre et en Espagne s’habillent tous, mais alors tous, comme les pédés de chez nous. En fait ils sont juste à la mode. La première fois j’avais l’impression d’être dans une gigantesque gay Pride, mais tout ce petit monde est profondément hétéro, sinon ça serait pas marrant! Ceci dit, je continue.

Je discute avec le garçon, et comme il parle mal français (mais mieux que moi l’espagnol) on se fait aider par nos copines bilingues. Comme c’est fatigant, je le délaisse vite pour me jeter sur une française qui parle espagnol comme moi le russe, et on sympathise. On décide de partir en boite après un repas bien arrosé. A ce moment là, la Française qui me faisait la causette décide dans un merveilleux moment éthyliquement intense de nous faire partager sa passion: les pets de foufoune. Cette fille qui ne connaissait personne j’ai pas vraiment compris pourquoi elle était là) a donc fait une dizaine de pets de foufoune devant une assemblée médusée et sceptique. Et là s’il subsistait un doute, il n’y en a plus: je suis pédé, et cette fille résume tout ce qui me fait vomir chez la femme! (mais je vous aime mes moules à moi, vous c’est pas pareil, vous êtes bien élevées, vous faites pas des pets de foufoune en public!).

On part en boite, on se fait jeter parce que certains n’était pas fringués comme il fallait. On échoue dans un boui-boui immonde que je déteste, mais bon on boit pour oublier. Là je me remet à parler avec l’espagnol, l’alcool c’est merveilleux ça me rend bilingue! On papote et je lui dis « tu sais c’est assez déstabilisant de voir les garçons ici, vous êtes tous habillés comme les pédés en France, les hétéros chez nous ils s’habillent comme ça » et je montre du doigt un français qui passe la semaine avec nous et qui s’habille comme le pire des sac, c’est affligeant, mais il est adorable, mais qu’il s’habille mal, bref on s’en fout, je reprends. Donc je dis ça au petit Espagnol, et il me répond (accrochez vous à vos ceintures) « mais moi je suis gay » avec son plus beau sourire! La Terre s’est mise à tourner à une de ces vitesse que je me suis senti obligé de sortir sans répondre à ça!(en gros ça m’a tellement sonné que je me suis enfui).

Je vais prendre l’air et j’analyse ce qu’il vient de me dire. Il vient me parler et rajoute « tu sais je viens juste de l’avouer à ta copine aujourd’hui, mais je veux pas que ça se sache, donc ne lui en veux pas, ici c’est pas comme chez toi je peux pas être gay » et là je me repasse la soirée avec l’autre conne (je t’aime moumour) qui rigolait quand je disais qu’elle allait faire des bébés avec l’Espagnol! Bref ce moment passé, je décide de m’excuser et je lui dis « je suis désolé, mais ça m’a fait un choc, je me suis retrouvé déstabilisé, parce que je te trouve très mignon et je m’attendais pas du tout à ça, mais je suis content que tu me l’aies dit, je ferai pas de gaffes » (vous devez imaginer tout ça mi-français mi-espagnol, mi petit nègre mi langage des signes). Et lui de répondre en français dans le texte « mais vous êtes très mignon aussi, vraiment ». Mais de qui il parle ce couillon? Et je comprend que c’est juste qu’il me vouvoie.

Petit aparté, les espagnols apprennent notre langue au lycée, et on leur apprend juste le vouvoiement, donc il ne sais pas du tout tutoyer les gens, donc j’ai toujours l’impression qu’il parle à 4 ou 5 personnes, alors que c’est que pour moi, donc je bugge souvent. (quoi je fais que dire « donc »! Et alors? Pfff) On reprend, je lui réponds rien parce que je suis devenu une flaque. Et je me dirige liquidement vers la piste de danse. Il me rejoint me présente des gens, et me prend par la main. On monte aux wc! Diantre, que va t’il me faire? Arf pas grand chose il fait 1m65 à tout péter lol bref il me met dans les wc et me galoche comme un fou! Le bonheur, il est trop beau, il me dit qu’il veut venir me voir chez moi, que si je veux je reviens quand je veux pour le voir, et blablablablabla…

Bref j’ai presque vu arriver le mariage là, argh! Mais comme il vit chez papa maman et qu’il travaillait le lendemain je n’ai pas pu réaliser mon fantasme, un des derniers d’ailleurs, faire l’amour avec un espagnol (je veux qu’on me parle espagnol pendant que je baise, ben vi ça me fait triper!).

Donc il faudra que je le fasse impérativement. D’un autre coté c’était juste comme ça donc pour l’instant je me garde lui et le connard puis on verra bien ce que ça donne! Juste  quelques précisions sur ce garçon pour comprendre pourquoi je m’en veux d’avoir fini par une prière la dernière fois, il a 19 ans, il mesure 1m65, et il s’appelle Jesus (prononcé Rrrréssusse en espagnol). Donc le petit Jésus ben il m’a entendu… Ça me fatigue tout ça,tiens!

Allez, je pourrais encore vous parler d’un milliard de choses mais je me fatigue moi-même et puis il y aurait de quoi faire un film sur cette semaine de ma vie, donc je vais pas en rajouter.