Hiiii, j’ai couché avec un people

Par Pink Lady

Et me revoici, pour ceux à qui j’avais manqué. Comme je me décide toujours pas à rouvrir mon blog (j’ai le choix entre écrire sur un blog mort depuis plus de 6 mois et un toujours actif, vous choisiriez quoi, vous ?), j’ai envie de squatter ici et de lancer un petit concept. Comme certains savent, je travaille dans un milieu féminin donc en bonne veilleuse que je suis, je suis abonnée à moult newsletter. Souvent, les titres sont racoleurs et j’ai décidé de rigoler un peu : prenons une question ou un sujet évoqué dans la newsletter et développons.

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Pour info, le vendredi, ce sont souvent les newsletter sexe. Pour nous inspirer le week-end ? Non parce que n’oublions pas que la femme est creuse et incapable de gérer sa sexualité sans être guidée par ces chers magazines, online ou offline. Non mais heureusement qu’ils sont là, je saurais toujours pas si je dois coucher le premier soir ou pas. Quoi que vu qu’ils reposent la question tous les 2 mois, la réponse n’est toujours pas claire, mmmm… De toute façon, là, c’est l’été, faut que je baise ou je suis une grosse loseuse, c’est comme ça. A moi les mycoses et le sable qui gratte dans la culotte, youpi ! Mais aujourd’hui, le titre qui m’a interpellé est celui-ci : « témoignage : elles ont passé la nuit avec un people ». Pour info, c’est Elle.fr qui me propose ça mais je ne vais pas lire l’article.

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Bien, reprenons. Ecartons tout d’abord une certaine propension de mythomanes, il y en a toujours sur le sujet dont la plus célèbre, Alexandra Paressant, celle qui prétendit coucher avec Tony Parker. Un peu comme Barbara Morel, la miss France cheap de Mme de Fontenay. Mmmm… Est-ce que quelqu’un peu m’expliquer pourquoi on s’invente des idylles avec Tony Parker ? Moi, il ne me fait guère rêver… Mais peu importe. Imaginons que ce soit vrai, je me glisse dans le personnage de celle qui va copuler avec l’homme connu. Mettons avec Bruno Debrandt, tiens, parce que je viens de revoir la saison 3 d’Engrenages et que j’aurais pas été contre une culbute dans son bureau, moi aussi…

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Et puis il n’est pas mondialement connu, ça donne la sensation d’être encore accessible. Oui, j’ai beau rêver un peu ma vie, là, je le fais en un peu réaliste quand même. Donc imaginons qu’en soirée, je croise le beau Bruno et qu’il se dise « Mmmm, cette pomme-là, j’ai bien envie de la croquer ». Moi, je veux bien, il est mignon sauf que faudrait pas qu’il croit que sa célébrité va suffire. Déjà, faut la jouer serrée parce que forcément, un mec qui passe à la télé, t’as toujours une idiote ou deux pour lui tourner autour en faisant « hiiiiiiiii », de la fille qu’il serait facile de ramasser pour tirer son coup tranquille. Sauf que bon, se taper pour une célébrité pour une célébrité, je m’en fous un peu. Sinon j’irais traîner dans les boîtes où ils trainent et je me ramasserais un candidat de téléréalité déprimé car son heure est déjà passée. Donc déjà, s’il me la joue « je passe à la télé », je le laisserai aux « hiiiiiiiiii »euses.

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Admettons que Nono, il soit plus classe que ça et que nous passions la nuit dans les bras l’un de l’autre. Bon, voilà, j’ai couché avec un people (quoi que people, ça veut dire qui passe dans les journaux du même nom ? Je me suis un peu trompée de mec alors ?). And so what ? J’ai toujours été amusée par ces bimbos décérébrées fières d’avoir été tirées par un people. Genre la meuf de Secret Story X qui s’est faite sauter par Ronaldo. Comme, au doigt mouillé, une bonne centaine de meufs comme elle. Et c’est là toute la tristesse de cette aventure : quand toi, tu passeras ta vie à te vanter d’avoir couché avec une star, l’autre t’auras oublié quelques instants plus tard. « Oh, j’ai passé la nuit avec une fille, comment elle s’appelle déjà… Heu… Granny Smith ». Et puis, le people n’est pas un homme comme les autres ? Si la célébrité rendait les amants meilleurs que les autres, ça se saurait. Ce qui est pour toi extraordinaire reste pour lui quelque chose de très normal, de déjà vu, d’oubliable. Et tu vas en plus t’en vanter ? Bonjour tristesse.

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De toute façon, je me serais tapée une star, je n’oserais pas le raconter de peur qu’on ne me croit pas (ou qu’on me range dans le même sac que les demoiselles précitées). Non mais imaginez « oh ben dis, je me suis tapée George Clooney hier soir, si tu savais… » « Mais oui c’est ça et vous avez été interrompus par John Malkovich qui voulait du café, c’est ça ? ». De toute façon, peu importe, j’ai autre chose dans la vie pour faire mon intéressante.

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N’empêche que moi, pour de vrai, je me suis tapé le frère d’un acteur qui monte, qui monte (mais à l’époque il était pas connu) (et ça pue bien comme fait d’arme, quand je vous dis qu’on ne retire rien à se vanter de coucheries avec des people ou leur entourage)

 

PS perso : Bruno, si tu me lis, mon mail c’est pomme.acidulee@gmail.com Non parce que c’est pas parce que je trouve ridicule et un peu pathétique de se vanter d’avoir couché avec un people (si tant est que ce soit vrai) que j’ai pas les hormones en ébullition devant Engrenages, hein… Puis moi, je m’en vanterai pas.

La formidable hypocrisie du droit à l’adoption

Aujourd’hui, je souhaite vous raconter une histoire triste qui me fout sacrément les nerfs, l’histoire de mon cousin Philippe. Philippe a un petit ami depuis près de 10 ans, Thomas. Après quelques turpitudes amoureuses qui n’ont rien à voir avec mon propos, ils achètent un appartement ensemble et décident de tenter l’impossible : adopter un enfant.

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Evidemment, ils ne peuvent pas adopter en tant que couple, c’est Thomas qui fait la demande à son nom seul. Ils se sont préparés, ce ne fut pas simple, il a fallu effacer toute trace de mon cousin de la vie de son compagnon. Psychologiquement éprouvant, je vous laisse imaginer. En fin de compte, Thomas obtient le droit à l’adoption. Victoire ? Non leurre. De fait, il n’a le droit d’adopter que dans certaines zones (Asie, Amérique latine, je crois) et, attention l’entourloupe : que des enfants de moins de 5 ans. Or dans ces zones, ils refusent de laisser un enfant de moins de 8 ans se faire adopter par un homme seul. Ils ont demandé une dérogation mais en vain. En somme, le droit à l’adoption de Thomas n’a aucune valeur.

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Vous ne connaissez pas Thomas et Philippe, moi si. Surtout Philippe, nous étions très proches enfants. Il n’y a pas homme plus doux et plus dévoué aux autres, un imaginatif très drôle. Souvent, je me dis que si j’avais été un homme, j’aurais été Philippe. Ce couple était prêt à accueillir un enfant, le sortir de l’orphelinat dans lequel il croupit pour lui offrir une chance d’avoir une vie meilleure. Oh, Philippe est conscient que la perfection n’est pas de ce monde et que rien ne garantit qu’ils auraient été des parents idéaux mais ils auraient fait du mieux qu’ils peuvent. Un enfant a été privé de la chance de démarrer sa vie ailleurs que dans un orphelinat, un couple a été privé d’un enfant à qui il aurait donné le meilleur d’eux pour tenter de le rendre heureux. 3 malheureux et tout ça pour quoi ? Parce qu’on n’a même pas le courage de se dire qu’un homme, qu’il soit célibataire ou en couple avec un autre homme, peut faire un bon père. Pas même un père
tout court.

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Ca m’écoeure. Déjà, je ne supporte plus l’argument “non mais un enfant, ça a besoin d’un père et d’une mère”. Alors quoi, on fusille toutes les femmes enceintes qui n’ont pas de père à leurs côtés ? Dès qu’un enfant perd l’un de ses parents, on l’arrache à celui restant pour le foutre dans un camp en attendant qu’une famille avec un papa et une maman le prenne en charge ? Les enfants ont besoin de référents masculins et féminins pour bien grandir. Après tout, admettons que ce soit vrai, pourquoi pas ? Je ne sais pas vous mais dans mon enfance, j’ai eu certes un papa et une maman mais j’ai eu aussi des taties, des tontons, un papy et des mamies, j’ai même eu un babysitter mâle (c’est pas si courant). Autour de moi des petits garçons et des petites filles. Je n’ai pas manqué de référents sexués, mon papa n’était pas le seul homme autour de moi. Et malgré une famille type, j’étais un vrai petit mec à jouer aux petites voitures, au soldat, à être la chef de gang au CE2 (groupe où il n’y avait que des garçons et c’est moi qui avait la place du milieu au fond du bus), à avoir les cheveux courts et jamais de jupe. D’après ce que j’ai lu sur certaines études genrées sur les comportements enfantins, j’aurais dû devenir lesbienne (ce qui démontre la connerie de ces études). Et bien non, jusqu’à présent, je suis hétéro. Et on ne peut pas dire que ma famille ait été très en phase avec le modèle type papa-maman si on considère que mon père ne bricole absolument pas, qu’il cuisine et nous préparait les repas le soir quand ma maman travaillait et que l’autorité, ça a toujours été ma maman. Côté patriarche autoritaire, mon père a été complètement à côté de la plaque. Et après ? Et après rien. Si le modèle familial avait un quelconque impact sur nos choix amoureux, faudra m’expliquer pourquoi ma soeur et moi sommes autant aux antipodes sur la question. Et si un couple gay adopte un enfant qui devient à son tour gay
(déjà on ne sait toujours pas si les préférences sont de l’ordre de l’inné ou de l’acquis et je souhaite sincèrement qu’on ne le découvre jamais), où est le problème ?

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Pour rappel, être homosexuel n’est pas un crime. Etre homosexuel ne signifie pas être incapable d’élever et d’aimer un enfant du mieux que l’on peut. Etre homosexuel ne signifie certainement pas qu’en présence d’un petit garçon, les choses vont finir par déraper. Etre élevé par une famille “différente” n’est pas synonyme de malheur.

Pensez-y.

Philosophe ou inconsciente ?

Les gens admirent souvent ma capacité à illustrer l’adage “faire contre mauvaise fortune bon coeur”. J’ai beau être une râleuse sur les petites conneries du quotidien, l’éternelle loi de Murphy qui me taquine en permanence, globalement, je suis plutôt de bonne composition comme me l’avait fait remarquer un marin en Martinique “il pleut et tu ne te plains pas”. “Bah, je pourrais être sous la pluie à Paris alors tu sais…”. Philosophe.

 

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Mais parfois, mon optimisme n’est pas dû à une philosophie de vie mais juste à une mauvaise conscience de la situation. Je me souviens de ce lundi soir de janvier où j’étais sortie avec la gang TGGP. J’aime bien dire la gang, à la québécoise, c’est mignon. Passablement éméchée, je rentrais chez moi ivre de confiance : la crise que je venais de provoquer avec l’Amoureux allait trouver une issue positive, on allait s’en sortir. Deux jours plus tard, c’était fini. Raté… Mais j’ai l’alcool beaucoup trop euphorique, je trouve, j’ai beaucoup trop confiance en la vie et je finis par monter sur les bars et me péter le genou. Sur du Lady Gaga. So sad face.

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Le cas qui m’intéresse actuellement est celui de mes réactions vis à vis de ma jambe. Parce que j’ai pas bien compris la gravité de la situation, je crois. Petits morceaux choisis “c’est rien, c’est une entorse”. “Bon, je vais me faire opérer mais le docteur a dit que je pourrai reprendre le boulot dans 15 jours”, “non mais je vais rentrer sur Paris avant ton mariage, je vais pas avoir un arrêt maladie pendant 107ans”, “je reprends le 18 juillet”, “je reprends le 24 juillet”, “hors de question que je reprenne fin août, c’est trop loin !”. Oui, je n’avais pas compris la gravité de la fracture, rappelée d’un air grave à chaque fois par le chirurgien : “dans 15 ans, vous risquez de souffrir d’arthrite, quand même”. Oui, ok mais je retiens aussi qu’à 2 cm près, je m’arrachais aussi le péroné et les ligaments et cette phrase clé d’Isa 4e du nom parce qu’il n’y a que des Isa dans mes histoires de plongée : “Mais en fait, tu aurais pu te tuer!”. Oui alors forcément, je suis toujours en vie et je n’ai “que” le plateau tibial fracturé et en plus, les dernières radios sont très bonnes donc comment tu veux que je m’angoisse. Philosophons : j’ai échappé à bien pire. Alors oui, mon été est foutu, je ne peux pas jouer avec mes crushes pour voir si c’est réciproque ou si je fais un peu mon érotomane (si mes rêves sont prémonitoires, y a quand même de la réciprocité… ou alors je suis juste frustrée), j’ai pas pu danser au mariage de ma soeur, je ne peux plus aller en Martinique. Mais là encore, relativisons. Mes crushes, si réciprocité il y avait (s’il n’y a pas, il n’y en aura pas plus à mon retour donc c’est même pas la peine d’en parler), soit y aura toujours réciprocité à mon retour, soit ça ne devait pas se faire et puis c’est pas grave, des crushes, j’en ai tout le temps. Pour le mariage de ma soeur, je me suis quand même dandiné sur ma chaise et je me suis pas ennuyée au final, observant les gens, activité que j’adore par dessus tout. Pour la Martinique, j’y suis déjà allée et l’argent que je ne dépense pas là, je vais le garder pour cet hiver pour aller ailleurs (et je sens que dès que j’ai fini de payer mes dents, je tente une économie à mort pour me payer les Philippines, j’en crève vraiment d’envie et y a des semaines à 2500/ 2600 € à l’UCPA). Puis je peux digérer tranquillement les séquelles du Marasme comme déjà dit et tourner définitivement la page, j’ai du temps pour écrire, je travaille quand même un peu et je profite de ma famille. Et de toute façon, il fait dégueulasse donc je perds pas beaucoup de terrasses et de pique-niques.

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Cependant reste ce côté un peu inconscient du problème. Je pensais pouvoir remarcher vite, j’en ai pour 2 mois post-op (j’en suis à peine à un mois), je dois renoncer au voyage en Egypte avec le club de plongée car d’ici à ce que je sache si en novembre, je pourrai replonger ou pas, les places seront prises. Philosophons : ce qui ne se fait ne devait pas se faire. Puis l’Egypte, c’est un peu comme Rome, ce sont mes destinations un peu maudites. L’Egypte, je devais y aller en 98, la fameuse année de l’attentat de Louxor. Je me souviens, la veille de l’attentat, mon père a dit “ahah, si tout se passe bien dans 2 mois, on est en Egypte!”. Et ben non, à la place, on est allés au ski, ma mère s’est arraché les ligaments croisés dès le troisième jour. Idem pour Rome, j’y suis allée en 96, j’ai eu la gastro de ma vie au Vatican (une vraie crise de foi(e)…krr krr krr), je n’ai vu ni la Chapelle Sixtine ni le Colysée car on avait perdu la fille d’une prof. Je devais y retourner en 2003 avec mes parents et ma soeur mais 4 jours avant le départ, celle-ci a appris qu’un concours qu’elle avait passé était annulé et reprogrammé… le week-end où on devait partir. Mais pour Rome, je crois avoir une compagne de voyage toute désignée…

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Bref, les gens sont souvent admiratifs de mon optimisme mais en fait, je crois qu’ils se leurrent. Je suis pas optimiste, juste totalement à côté de la réalité.

Résister a la pression sociale pour affirmer ses choix……ou pas ?

Par Saez

[Aujourd’hui, on accueille Saez, 24 ans, qui vit près de Lyon. On est poli, on lui réserve un accueil chaleureux !]

Pression sociale, le mot est lancé, car c’est bien d’elle que je vais vous parler aujourd’hui.

Késako ?

Expression a la mode pourrait-on dire, la pression sociale est l’influence qu’exerce un groupe d’individus sur chacun de ses membres. Cela a pour conséquence un changement des comportements et croyances d’une personne, même minime. Par ex : si parmi l’ensemble des personnes qui ont 30 ans on retrouve 75% de personnes mariés, alors, ces personnes auront tendance a influencer, a « peser » sur les choix de vie des 25% de célibataires.

La pression sociale…..c’est le mal ?

Sans aller jusqu’à dire que « l’enfer c’est les autres », ce qui serait bien trop simpliste, on trouve quand même ce regard des autres, cet critique de l’originalité, de l’autre, parfois trop pénible a supporter ! Deux alternatives s’offrent a nous : nous soumettre a la masse c’est à dire aller jusqu’à nier nos valeurs, nôtre personnalité sur l’autel du conformisme où, autre
possibilité, être reconnu pour ce que l’on est même si on s’estime différent des autres, affirmer ses choix sans violence, en faisant preuve d’assertivité, assumer sa part d’originalité dans ce monde (de brute ?). Néanmoins, il faut reconnaître que dans certains cas la pression sociale est bénéfique quand elle n’est non pas motivé par la peur (du regard des autres, de la solitude etc) mais au contraire poussé par l’idée de donner le meilleur de soi (dans le milieu de la compétition, l’idée du dépassement de soi), dans ce cas, et, si elle ne nous est pas excessive, elle pourra jouer le rôle de « booster ».

Oui mais moi dans mes relations je fais quoi ?

On peut dire que le verrou du  » les moeurs nous interdisent et ci et ça « , cette répression du désir, a bel et bien volé en éclat ces dernières décennies mais une autre forme de contrainte est demeurée en place : la pression sociale et son cortège de questions, de curiosité sur vôtre personne au moment des repas de midi (les fameux :  » encore seule ?  » ou  » l’enfant tu nous le fait quand ? « ). Dans le fond nous sommes libres, libre d’avoir plusieurs partenaires, libre de coucher le premier soir, libre de…..(bon vous avez compris ?) mais dans tout ça il ne faudrait pas confondre liberté et désir, plus de liberté entraîne moins de désir (et donc de plaisir, a long terme j’entend). L’idée force c’est de ne pas oublier le plaisir du voyage quand on est arrivé a destination, prendre son temps dans une relation, et, en même temps, de ne pas croire que la débauche nous rend plus libre, plus heureux, elle nous oppresse (omnibulé par le fait de repousser sans cesses ses limites), autrement….

Je terminerais cet article par une phrase tiré d’un livre : Je t’aime la vie  ,  que j’apprécie vraiment :

 » En affirmant ce que l’on est et en restant intransigeant sur ce que l’on veut, peut-être ferons nous fuir ceux qui nous voudraient différents ; Mais ainsi nous donnerons-nous l’opportunité de nous aimer tel que l’on est  » (Catherine Bensaid 2004)

 

La rééducation, c’est canon

L’être humain est une machine imparfaite. Laissez une voiture à l’arrêt trois semaines, si la batterie ne lâche pas, elle roulera sans problème. Laissez un humain alité une semaine, faut lui faire des piqûres pour lui éviter une phlébite (putain de piqûres) et surtout le rééduquer vite pour pas que ses muscles fondent. Pauvres petites choses que nous sommes.

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Donc une semaine après mon opération, me voilà chez le kiné. Un gars très sympa dans un cabinet où le plus âgé des kinés doit culminer à 35 ans. Dès le premier jour, je refais ma légende, je deviens la fille tombée du bar, une nana qui écoute la conversation est morte de rire. Ouéhohein…  Au début, la rééducation, c’est tranquille : je me fais masser le genou par mon kiné, pressothérapie et sport-elec. Bon, c’est pas vraiment du sport-elec mais c’est un peu le même principe. La pressothérapie pour ceux qui ne connaissent pas, je vous explique, j’adore ça. Je mets ma jambe cassée dans un plastique puis le tout dans une espèce de grosse chaussette qui me monte jusqu’à la hanche (en vrai, je suppose que ça doit monter à la cuisse mais je suis petite) et ça fait gonfler les parois de la chaussette pour presser le membre dedans, ça masse. J’adooooooooore. Mais j’en fais plus trop maintenant, grumpf. Et le massage au talc aussi, je suis absolument fan.

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Ce que j’aime dans la rééducation, c’est la sensation de progresser. Au début, je ne faisais rien puis petit à petit, les exercices sont venus : écraser la main du kiné avec ma cuisse, m’asseoir sur un ballon ovale et faire bouger mon pied sur un skate (pour plier déplier le genou), lever ma jambe avec un poids à la cheville. Puis marcher. Depuis le 11 juillet (2 jours après le mariage de ma soeur bien sûr), mon pied gauche a enfin retrouvé le sol. Saviez-vous que quand vous posez pas votre pied au sol pendant 3 semaines, quand vous le refaites, ça fait comme de l’électricité. Petit à petit, je rajoute du poids d’appui, j’en suis déjà à 30 kg ! La guérison me paraît proche. Puis la semaine dernière, j’ai pu faire du vélo (ouiiiiiiiii!) et à partir de cette semaine, une séance par semaine de balnéothérapie (re-ouiiiiiiiiii!). Non parce que plus je végète dans mon lit/sur le canapé/sur un siège quelconque, plus j’ai envie d’aller marcher longtemps, sur mes deux
jambes, d’aller nager à la piscine, de m’inscrire à tous les voyages UCPA. D’ailleurs, petit conseil hors sujet : n’allez jamais errer sur le site UCPA sauf si vous avez 10 semaines de congés par an et que vous gagnez pas loin de 100 k€/an sinon ça frustre. Non mais le voyage aux Philippines et à Hawaï, ils m’ont trop démoralisée… Donc bref, tout ce qui ressemble de près ou de loin à une activité physique me rend ivre de joie.

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En plus, le kiné, il a un pouvoir magique. D’abord, il a des mains super douces et ça fait du bien à ma jambe. Mais surtout, il fait un truc de fou pour qui me connaît : il me touche le pied sans que je vire hystérique. Non parce que je suis hypersensible de la voûte plantaire. Par exemple, la veille de l’opération, quand l’infirmière est venue me badigeonner la jambe et le pied de bétadine, j’en pleurais (de rire). Là, lui, il me touche le pied, ça me fait rien. Je sais ce que c’est son superpouvoir mais je suis fascinée.

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Bref, dans mon été no life, j’attends mes heures de rééducation avec impatience parce que c’est à peu près la seule chose qui me sort de mon traintrain, qui me fait voir des gens n’ayant aucun gêne en commun avec moi et même un mec pas trop mal qui s’inquiétait que je fasse du vélo pied nu. Oui, j’ai tendance à virer mes chaussures et mon attelle en arrivant et je ne les remets plus. Ne t’inquiète pas petit, mes pieds sont dans un tel état que j’ai une semelle intégrée… En fait, la rééducation, c’est un peu LE point positif de la convalescence, je mate discrètement toutes ces machines de sport que j’ai envie d’utiliser pour avoir un corps parfaitement sculpté. Sauf que là, j’ai juste envie de tous ses appareils précisément parce que je ne peux pas m’en servir… Mais dès que j’ai l’autorisation de refaire du sport, je vous jure que ça va faire mal (à mon compte en banque). Ca me rappellera le kiné. Sauf que dans les salles, y a personne pour vous masser
avec du talc. Pffff.

Le mystère Josh Radnor

Que tout ceux qui ont lu le titre en s’exclamant “qui ?” lèvent la main. Pour ma convalescence, je me suis prévue quelques petites séries à mater comme la saison 6 d’How I met your mother (HIMYM). J’ai d’ailleurs regardé le premier épisode en anglais non sous-titré, j’ai pas ri. Mais en fait, je suis rassurée : de l’avis général, ce n’est pas parce que je n’ai pas compris, c’est que ce n’est pas drôle. Ouf.

 

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Cette série recèle quand même un sacré mystère, le mystère Josh Radnor, l’interprète de Ted dans la série. Pour vous expliquer pour ceux qui n’ont jamais vu HIMYM, Ted est le héros, celui qui raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère, se perdant dans foule d’anecdotes qui font autant d’épisodes. Autour de lui deux hommes, Marshall et Barney, et deux femmes, Lili et Robin. Evidemment, de suite, on retient Lili vu qu’elle est interprétée par Alison Hannigan, la Willow de Buffy. Mais comment expliquer que le héros d’une série est l’acteur masculin le moins connu de celle-ci, justement ? Le vice va même plus loin puisque les premières et deuxièmes saisons tournent autour de l’amour que se portent Ted et Robin, actrice dont je n’ai pas non plus retenu le nom (Cobie Smulders me dit Wikipedia…). Mais comment est-ce possible ? Je crois que nous assistons au fameux phénomène : les faire valoir valent mieux que le(s) personnage(s) principal(aux).

 

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On peut observer ce phénomène dans Friends dans une moindre mesure. La série tourne essentiellement autour du couple Rachel-Ross, les autres ayant pendant les premières saisons des relations plus ou moins éphémères, à l’exception de Richard et Janice. Or au fur et à mesure des saisons, le couple Ross-Rachel s’est effacé au profit de Chandler et Monica. Or au tout début de la série, Chandler, au même titre que Phoebe, ne devait être qu’un personnage limite secondaire. Le public préfère-t-il les faire-valoir, plus riches en répliques cultes ? Il faut dire ce qui est, Ted n’est pas funky, Ross l’est déjà plus et il reste le père des deux poingts frappés l’un contre l’autre pour dire “je t’emmerde”. Ted, il ne dit rien de mémorable, il se contente de tomber amoureux et de réaliser quelques belles preuves d’amour mais après, son personnage n’a pas la folie d’un Barney ou d’un Marshall. En fait, il est un peu chiant. Mais l’acteur est mignon (j’adore
les mecs aux longs cils), ça excuse le truc.

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Le problème, c’est que les scénaristes ont accentué le trait jusqu’à perdre de vue le principe de la série : how I met your mother, comment j’ai rencontré votre mère (I am bilingue, t’as vu ?). Les premières saisons concernaient bel et bien les amours de Ted mais on le perd de plus en plus de vue et, pire, on s’en fout. On veut voir les dingueries de Barney, le couple improbable Marshall-Lili mais Ted, il est chiant, compliqué et on sait qu’il ne rencontrera la mère de ses mioches que lorsque l’on nous annoncera la dernière saison. En espérant que la série puisse avoir une fin, je commence à frémir. Faudra un jour que je vous parle de comment j’envisage le monde des séries télé (monde auquel j’appartiens pas, c’est pour ça que j’envisage ce que je veux). Bref, plus le temps passe, plus on s’en fout de comment il a rencontré cette fille, on veut des fulgurances de Barney, des pétages de plomb entre Lili et Marshall, on veut qu’il se passe des trucs. Et plus ça va, moins c’est le cas. La série aurait-elle perdu son âme au passage ?

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Parce qu’il faut dire ce qui est, on ne se marre plus. Barney a été tué par sa relation avec Robin, demoiselle qui est assez chiante à toujours vivre les mêmes choses (mon travail, les hommes, mon travail, les hommes…), Lili et Marshall deviennent chiants comme la pluie et Ted rêve d’amour sans toutefois réellement faire grand chose pour le trouver. De toute façon, ça ne nous intéresse plus vraiment, on serait ses enfants, on se serait déjà pendus dans le salon tellement son histoire n’en finit pas et que les 9/10e des anecdotes qu’il raconte n’a rien à voir avec le schmiblick. Pauvres petits, votre père est un tocard.

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Alors, doit-on en conclure qu’HIMYM est une série ratée ? En un sens. Je plains quelque part ce pauvre Josh qui pensait décrocher le rôle de sa vie et qui végète finalement dans l’ombre de ses partenaires de série. Mais tu sais, Josh, tu seras peut-être celui qui t’en sortira le mieux. Neil Patrick Harris risque d’être à jamais Barney comme Matt Le Blanc sera à jamais Joey et la suite est bien difficile. D’ailleurs la dernière photo recensée de Matt Leblanc :

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AAAAAAAAAAH !

Oui, Josh, je crois qu’une fois qu’HIMYM sera terminé (bientôt, sans doute), ton physique passe partout se vendra très bien dans les comédies romantiques. D’ailleurs, j’ai appris que tu étais aussi scénariste et réalisateur. Je te vois bien dans le rôle du good boy qui séduit la jeune fille romantique genre Anne Hathaway, oui. Puis tout n’est pas de ta faute. Si on ne retient pas Ted, c’est tout simplement parce que les scénaristes l’ont oublié.

Une histoire d’amour

C’est l’été. Oui, je le précise parce que c’est pas si évident que ça, du moins au moment où j’écris l’article (le vendredi 22 juillet à 22h24) et où je suis ravie de voir que le premier travail de tricot que mon kit me propose sont des chaussettes parce que ce serait bien utile, oui, merci.

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Qui dit été dit amours tumultueuses, passionnées, chabada bada sur la plage, nos coeurs y croient, c’est pour la vie, etc. Alors que je faisais tranquille ma grille de sudoku aux toilettes, je me suis dit : voilà une série sympa à lancer sur le blog, une histoire d’amour ! Attention, pas une histoire d’amour où Daniel et Héloïse se rencontreraient, s’aimeraient et peut-être même finiraient par vivre ensemble et/ou se reproduire. Non je ne sais pas écrire de belles histoires d’amour, je n’ai pas le goût des fins heureuses. Par contre, ce que j’ai envie de faire, c’est de vous proposer des chroniques sur une histoire d’amour, les différentes étapes. Une sorte de suite à “où trouver l’homme”. A noter que je devrais profiter de ma relative inactivité pour écrire la ,nouvelle version d’où trouver l’homme mais en fait, entre le boulot (parce que je télétravaille), la rééducation, le déménagement du blog qui n’avance pas et que je devrais me décider à terminer (quand même !), mon nouveau roman qui a déjà une quinzaine de pages écrites (les dernières tentatives s’arrêtaient à 3 pages), des projets à la pelle, ma tentative de tricot pour devenir super tatie… Bon bref, cet article n’a pas pour but de vous partager ma to do list.

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Donc je vais disséquer chaque étape d’une histoire d’amour à ma sauce, c’est à dire de façon humoristique, sarcastique mais au fond, tendre. Parce que ça fait 6 ans que je parle d’amour sur ce blog mais de façon désorganisée, des bribes de ci de là, quand je vis/lis/vois/entends quelque chose qui m’inspire sur le sujet. Là, je pars de A pour aller jusqu’à Z (enfin, peut-être m’arrêterai-je avant si je me lasse, vous savez que je suis un peu versatile, parfois) prendre les éléments, les ingrédients qui font une histoire d’amour pour les analyser un à un. Je n’ai pas encore décidé de la forme que prendrait cette chronique, si je parlerai à la première personne du singulier où si je créérai cette fameuse histoire d’Héloïse et Daniel… Quoi que cette dernière option donnerait la sensation d’une vraie histoire d’amour.

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Mmmmm, on verra. Bon, je vous laisse, j’ai un déménagement de blog à poursuivre (en vrai, selon l’heure où vous me lisez, comme tous les week-ends de ma convalescence, ou je dors, ou je lis le Nouvel Obs. Ou je lis le Nouvel Obs en m’endormant).

Tatatan, super tata !

Avant d’aller plus loin dans cet article, précisons une chose : si un jour un de mes neveux/nièces a le malheur de m’appeler “tata” et pas “tatie”, je l’abandonne sur le bord de l’autoroute.

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A présent que j’ai un beau-frère de façon on ne peut plus officielle, il va falloir que je me prépare : je vais devenir tatie tôt ou tard. Oui, je sais, y a pas besoin d’être mariés pour faire des enfants mais ma soeur voulait qu’il en soit ainsi parce que “tu comprends, il est pompier, c’est un métier à risque, il vaut mieux que nos enfants soient nés dans le cadre du mariage”. Oui, oui, comme tu veux. Mais voilà, la bague au doigt est passée et comme dit mon beau-frère (je m’en lasse pas de l’appeler comme ça) “il va falloir envoyer la soudure”. Et là, je suis toute émoustillée… A l’idée d’être tatie, hein, la fabrication du petit, je ne veux pas trop savoir, c’est ma soeur, merde !

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Vous allez me dire “toi qui n’aimes pas les enfants, tu as envie d’être tatie ?”. Oui et même que je m’entraîne dur. Par exemple, suite à l’enterrement de vie de jeune fille, le dimanche, on a fait un petit gueuleton à la maison avec les survivants. Parmi les convives, la filleule de ma soeur, Louise, 2 ans et demi au compteur. Petite star du groupe, elle mène tout le monde à la baguette. A un moment, elle vient me tendre un livre pour que je lui lise, elle s’installe sur mes genoux et me fait des bisous hiiiiii ! Mais les enfants sont des sales petits cons petits démons versatiles, lors du mariage, elle ne s’est intéressée à moi que le samedi, elle tend les bras vers moi, je lui dis “tu veux me faire un bisou”, elle me dit non et tire sur ma voilette. Ah les enfants. Quoi que le vendredi, nous avons ce dialogue :

“ C’est quoi ça ? en montrant mes béquilles.

– Ce sont mes béquilles.

– Pourquoi tu as ça ?

– Parce que je me suis fait mal à ma jambe.

– Tu me montres ?

– Non, c’est vilain.

– Ah. Et ben moi, j’ai pas mal!” et zou, elle se barre

Heureusement, le dimanche, quand les adultes rangeaient ou jouaient aux boules (ben oui), j’ai eu ma revanche, si j’ose dire. Une petite fille que je ne connaissais pas est venue me voir à un moment et ne m’a plus quittée, mangeant ses bonbons nonchalamment appuyée contre moi. Elle était toute mignonne, Louise venait parfois la voir et me tendait mes béquilles pour que j’aille marcher avec elle (Louise est objectivement très intelligente et éveillée).

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La petite fille, Emma, me tenait cependant des discours étranges, j’ai rien compris mais j’ai bien fait semblant. En fait, cette fillette semble traumatisée par une histoire de ballon crevé, je suppose qu’elle parlait des ballons en baudruche du vendredi soir chez Anthony qui éclataient soit à la chaleur soit avec des plaisantins jouant avec des clopes (j’ai toujours trouvé ça con mais passons). “Non mais les gens, ils me crèvent toujours mes ballons. Pourquoi ils crèvent les ballons ? Réfléchissons. Il me faut la carte mais elle est dans mon sac à dos et je l’ai pas. Réfléchissons. Il faut aller chercher des ballons dans la forêt des rêves bleus et dans le ciel avec les arcs-en-ciel. Tu sais comment on fait ?”. Heu… Bon, je suppose que les histoires de sac à dos et de carte, c’est du Dora mais j’ai senti que j’avais encore du mal avec les bambins.

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Surtout que ma mère, elle m’encourage vachement ! “Oh ben Nina, tu fais des progrès dis donc. Quoi que toi, ce sont les bébés ton problème”. Mamaaaaaaaaaan ! Dieu merci, 2011 se révélant très fertile, je vais pouvoir m’entraîner avec quelques bébés à venir de mon entourage (non mais faut pas prendre mal l’entraîner, hein !). Sauf que bon, un bébé, ça fait pas des masses des trucs donc j’ai décidé de devenir une sorte de tatie fashion et de leur confectionner des petites choses de mes blanches mains. Si, si. Alors j’ai acheté du tissu mais ma machine à coudre (et mon tissu) est à Paris et celle de ma mère à l’étage. Or avec ma patte folle, j’évite les escaliers. Du coup, c’est pas grave : la floppée des bébés de mon entourage étant programmés en décembre, je me suis commandée un kit tricot héhé. Faudrait que je me mette aussi au crochet, je crois que c’est mieux pour les chaussons et les gants (oui des gants, les bébés, ça
se gratte et ça se griffe le visage, j’ai hyper révisé mon sujet).

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Ahlala… Je sens que mes futurs neveux, nièces et assimilés vont avoir une tatie gâteau qui va en faire des petits êtres résolument fashion. Ou pas parce que j’ai pas encore commencé mes oeuvres. Plus tard, je leur expliquerai que le sexe, c’est pas sale mais pour le moment, laissons les naître. Voire être conçus.

J’ai fait ma Pippa trijambiste

Un mois avant le mariage, j’angoissais : quelle robe vais-je mettre pour être très jolie ? Non que j’ambitionnais de rencontrer qui que ce soit à ce mariage : je connais les amis de ma soeur et sais qui est célibataire mais je ne suis pas intéressée. Sauf que qui dit mariage dit 3 milliards de photos (oh que oui) et donc si je pouvais être pas mal sur quelques unes, ça me ferait plaisir.

 

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Sauf que patatrac, cassage de genou et donc, mes plans tombent un peu à l’eau. J’avais acheté deux robes charmantes mais courtes (et que j’avais laissé sur Paris bien entendu). Les faire rapatrier ? Pourquoi faire, pour exhiber à tout le monde ma cicatrice de 13cm ? Oui, putain de 13 cm ! Je suis défigurée du genou gauche, c’est atroce. Bon, ça va passer, là, ça rosit bien mais bon, cet été, je vais pas aller draguer en short. Enfin, je vais pas aller draguer tout court vu comme je suis torride avec ma démarche de vieillarde. Bref, je me retrouvais donc sans tenue pour le mariage, ma maman a donc agi et m’a acheté une belle robe longue pour le samedi et une combi-pantalon pour le vendredi. Combi-pantalon qui a remporté un fort succès et qu’elle a acheté…chez Leclerc. J’avoue que ça m’amuse (moins quand je pense au prix de l’une de mes robes parisiennes). Mais il faut avouer que la dite tenue était réhaussée d’un sautoir magnifique et d’une étole qui a fait grand effet.

 

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Le vendredi, je vous l’ai dit, nous sommes arrivés avec 20 minutes de retard. Ma soeur surgit de la voiture, applaudie par la foule des invités en délire (j’ai tendance à beaucoup tomber dans l’emphase en ce moment). J’arrive derrière, claudiquante et là, j’ai droit à mes applaudissements. Heu… Je vais pas lever les bras pour vous saluer mais le coeur y est, hein. Et là, les compliments pleuvent “oh mais que t’es belle” ou mon préféré “la maquilleuse a trop bien fait son travail!” “Non, je me suis maquillée toute seule…” mais je suis très forte en self maquillage. Bon, voilà qui me booste un peu l’ego. Le lendemain, ce sera la même avec ma robe longue, ma voilette et mon maquillage réalisé cette fois-ci par la maquilleuse (et ma coiffure par une coiffeuse, je sais pas me faire un chignon).

 

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Etre handicapée, c’est aussi avoir droit à plein de gens qui vous sont dévoués. “Tu as soif ? Tu as faim, tu veux quelque chose ?”. Pas besoin de bouger le petit doigt, tout le monde me sert, je me suis même retrouvée avec deux assiettes de fruits de mer, une apportée par mon papa, l’autre par mon cousin. Et je n’ai jamais manqué de champagne. Je n’en ai point abusé non plus, ma maîtrise somme toute relative des béquilles ne me permettait pas de trop faire n’importe quoi non plus. Lors du discours de la mariée (qui adore le micro), j’ai eu droit à mes 3 secondes dédiées “on remercie aussi nos soeurs qui nous ont bien aidés… Même si la mienne est bien estropée!”. Lalalala.

 

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Mais le mieux fut au moment du bal. Décidée à ne pas trop rester de côté, je m’étais tranquillement installée sur une chaise juste sur le bord et là, des tas de gens sont venus me passer la main dans le dos en me disant “ma pauuuuuuuuuuvre” y compris une fille que je croyais ne pas connaître (mais que j’ai rencontré à l’enterrement de vie de jeune fille, en fait). Je fais pitié, moi ? Mais non, ce n’est qu’une vue de l’esprit. Le petit copain d’une des témoins (celle qui a attrapé le bouquet) m’a saisi la main et l’a remuée “comme ça, c’est un peu comme si tu dansais”, le mec de mon cousin m’a fait la même, la témoin du bouquet a demandé quelles chansons je voulais pour venir danser avec moi (toujours assise) et quand Poker Face a fini par passer, j’ai eu droit à mon ovation. Ah oui parce que pour la petite histoire, c’est sur Poker Face que je suis tombée du bar… Grumpf !

 

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Y a aussi un mec qui avait l’air de bien aimer venir me parler sauf qu’il n’enregistrait pas trop ce que je lui disais. En fait, il est venu me voir lors du vin d’honneur “Salut, c’est toi la soeur d’Alice qui s’est cassée la jambe ?”. Heu ben vu que je suis la seule en béquilles…Je confirme et il m’explique être l’ancien petit ami de la fameuse témoin au bouquet (décidément !) et qu’on s’était croisés il y a 10 ans. Ah ouiiiiiiiiii… Le soir, il revient me parler “tu te souviens de moi?” Oui, oui… “Tu en as pour combien de temps” donc je lui raconte, je lui parle des circonstances de l’accident en vacances plongée “ah mais c’est marrant parce que je me souvenais de toi comme d’une fille calme”. Oui, je suis calme quand je suis chez mes parents et qu’il n’y a pas un bar sur lequel danser sur du Lady Gaga. Bref, il repart et revient me voir 30mn après “et tu en as pour combien de temps” “ben jusqu’à la fin de l’été au moins, j’espère pouvoir reprendre
la plongée dès septembre.” “Ah bon, tu fais de la plongée ?”. Bon ben on va ravoir la même conversation alors. De toute façon, c’est pas comme si j’avais que ça à faire de discuter, hein… Et puis tiens, on va imaginer que je lui plais un peu bien au jeune homme, ce sera mon frisson romantique de l’été. Oui, rappelons que j’ai une cicatrice de 13 cm sur le genou, que je suis totalement sédentaire et que ma seule activité, c’est le kiné chez qui j’ai repéré personne. Quand bien même, vu que je suis totalement dépendante de mes parents, paie ton intimité, quoi…

 

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Le lendemain, lors de mon retour à la salle, on m’a apporté à manger et une petite fille de 2 ans et demi a décidé que j’étais sa nouvelle meilleure amie, les gens de mon âge jouant à la pétanque plus loin. L’effet Pippa, c’est comme Cendrillon : une fois le bal passé, c’est terminé ! Quoi qu’avec les photos, j’ai encore eu droit à des tas de “waouh, t’es canon quand même” et même des “ma
collègue, elle m’a dit que tu étais très belle”. Même ma grand-mère qui est méchante l’a dit. C’est con, mon ego est surboosté et je suis coincée dans mon lit par ma patte cassée. La vie est mal faite. Par contre, quand je vais revenir en septembre, ça va chier (oui parce que je rentre encore dans mon short acheté moins d’un mois avant mon cassage de figure et je peux faire du vélo chez le kiné donc j’ai pas grossi) ! Mâles, attention, j’arrive.

La mariée n’était pas une bridezilla

Lecteur, j’aime te surprendre. Alors aujourd’hui, alors que tu ne t’y attendais absolument pas, je vais te parler de… du mariage de ma soeur ! (tatan !). Depuis le temps que je te le promets, je me bouge enfin le cul.

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Nous allons diviser ce récit en plusieurs articles, celui-ci sera un récit objectif de ce qu’il s’est passé, sans le côté “avoir des béquilles à un mariage, c’est un peu pas cool”. Tout acommencé le jeudi par la décoration de la salle. C’est assez excitant en soi, on sent la pression monter et c’est le début de la vie en communauté : autour des mariés, mes parents, mes tantes,mon oncle, la soeur du marié et son mari, des amis des mariés et moi, donc (oui, je suis la reine des rubans, souvenons-nous). Petit avant-goût du vendredi où là, tout commence.

 

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La mairie est à 18h, ma mère et ma soeur courent de coiffeur en manucure, la maquilleuse arrive pour maquiller une mariée en retard. Et ce qui devait arriver arriva, tout le monde étant à la bourre, nous (mes parents, ma soeur et moi) sommes arrivés en retard à la mairie, 18h20 au lieu de 18h. La bonne nouvelle, c’est qu’il s’agit d’une petite mairie et l’adjoint au maire est un ami du couple donc personne ne se plaint de ce retard. Et cette cérémonie fut très émouvante (oui !), l’adjoint au maire avait fait un discours magnifique, mélangeant anecdotes et grands sentiments, faisant pleurer tout le monde dans la salle (même moi). Pour une fois qu’une cérémonie de mariage à la mairie est émouvante… On file ensuite chez les parents du marié pour une première soirée assez campagnarde : ballons qui éclatent au soleil, moules à la paille, soupe de champagne (oh mais ça, mes enfants, c’est une tuerie), paella et fraisier. Le tout devant la scierie familiale. Ambiance bon enfant, on fait quelques photos où je suis priée de cacher mes béquilles (ahah, c’est SI facile). Bref une première soirée fort sympa où ma soeur a fumé comme un pompier (elle avait arrêté depuis 2004, elle a repris récemment alors que moi, ça fait 1 mois que j’ai pas touché une clope. Conseil : si vous voulez arrêter de fumer, cassez-vous la jambe), où ma tante m’a parlé
fesses et m’a demandé si j’étais inscrite sur netechangisme, ce qui m’a légèrement traumatisée quand même.

 

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Le samedi, c’est une autre paire de manche, c’est l’église. Tadam ! Etape 1, le coiffeur ou plutôt la coiffeuse qui me fait une coiffure toute mignonne qui ira à la perfection avec mon chapeau à voilette (oui, j’aime les chapeaux à voilette). A peine rentrée, je passe entre les mains de la maquilleuse qui me fait un regard charbonneux et des lèvres corail. Là, si tu as bien tout suivi, tu auras noté qu’on m’a tartiné les lèvres alors que j’ai pas mangé. Donc ce jour-là, je n’ai effectivement pas déjeuné (j’ai posé quelques carrés de chocolat sur la langue pour les manger sans abîmer mon maquillage). La cérémonie est à 16h, on est à l’heure cette fois. Je me retrouve tout devant, le rang avant la famille Bartoldi qu’on ne fréquente pas vraiment. L’entrée dans l’église est un peu bordélique, on a perdu le père du marié donc ma mère rentre avec les deux témoins qui font bien dans le mètre 80, 85 alors que ma mère culmine à 1m50, c’est très mignon. Ca embouteille un peu et du coup, on ne fait pas vraiment attention à l’arrivée de ma soeur au bras de mon papa hyper solennel. Que dire de la cérémonie ? Pas tip top à mon goût. La musique live (jouée par Yohann notre presque frère) était top mais le prêtre était pas des plus charmants, il a fait un sermon sur “croire ou ne pas croire en Dieu” (heu, ouiiiii ? Le rapport avec le mariage ?) et du coup, y a pas eu une larme, pas même ma maman. Heureusement qu’on avait pleuré à la mairie la veille. Par contre, la sortie de l’église était excellente : les pompiers ont fait une haie d’honneur avec leur casque, on a jeté pétales et fait des bulles (enfin, moi, j’ai essayé mais elles partaient dans le mauvais sens) et un des témoins a réussi à prendre un véhicule de la caserne où Anthony a fait ses premières armes, il est donc arrivé toutes sirènes hurlantes, ça a vraiment fait son effet.

 

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Direction le vin d’honneur qui avait lieu à la salle des fêtes, une salle des fêtes magnifique (il s’agit de vieilles écuries réhabilitées) avec une vue imprenable sur la vallée.

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Là, c’était super bien joué, l’apéritif commençait à être servi pendant les photos, ce qui a évité que l’on trouve le temps long. Le traiteur a fait un travail génial, on s’en est mis plein les papilles et le repas fut léger ensuite donc pas de sensation de peser 4,5 tonnes surtout que, moi, j’étais un peu punie de bal. Champagne à volonté, plancha de fruits de mer et foie gras et atelier photo avec des accessoires marrants pour laisser aux mariés des photos amusantes de nous.

 

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Pendant le repas, il y a bien sûr eu les traditionnels powerpoints, une chorégraphie des amis de ma soeur sur Wake me up (géniale), un lancer de lanternes thaïlandaises qui aurait été très réussi si le vent ne les rabattait pas vers les arbres (mais on n’a pas foutu le feu, va savoir comment on a fait). Puis l’ouverture du bal des mariés qui nous ont fait une choré géniale sur un mix de chansons. Quand on connaît mon beau-frère (hiiiii!), l’avoir fait danser comme ça tient du miracle.

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Bref, en résumé, je crois que c’est la première fois que j’assiste à un mariage sans le moindre couac, tout était génial, la déco, les robes de la mariée, les mariés, les invités, le DJ (on n’a pas eu de Michel Sardou !), la nourriture. Tout le monde était heureux, tout le monde a participé, c’était beau… C’est pas pour autant que ça me donne envie d’en faire autant mais pour une fois que tout se passe bien à un mariage, soulignons le !

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Demain (ou un autre jour), je vous raconterai comment j’ai fait ma Pippa même avec des béquilles, na.

PS : Si vous cherchez une photographe pour votre mariage en Midi-Pyrénées, envoyez-moi un mail (nina.bartoldi[a]gmail.com), je vous donnerai les coordonnées de celle qui a fait le mariage de ma
soeur, elle était vraiment super.