Ah, tu as une copine…

Je vous racontais l’autre jour que j’avais maté Teresa avec Anna, Anaïs et son cousin. Au détour d’une scène, on s’esclaffe tant ça sent le vécu. Une étudiante en médecine blonde dont j’ai zappé le prénom se rapproche de Mariano en mode bon pote mais elle, elle veut plus. Jusqu’à ce que Mariano prononce la phrase fatidique : “Et si on sortait tous ensemble ce soir ? Je vais appeler ma fiancée pour lui en parler!”.

La pauvre blonde se décomposa avant de se ressaisir : “ah tu as une copine ? Ok, ben super, on fait comme ça” et nous de crier devant la télé “hannnnn, c’est tellement ça !”. Qui n’a jamais vécu ça ? Voici le beau Stéphane qui s’avance. Vous l’avez repéré et entamé quelques travaux d’approche à base de roucoulades, de rires de gorge et de tortillis de cheveux qui, dans votre monde, veut dire “TOI JE TE VEUX!”. Alors que vous discutez avec lui, il glisse soudain les mots fatidique “ma copine” (voire “mon copain”, j’ai un gaydar tout pourri). Et là, vous sentez comme une enclume tomber dans votre estomac, votre sourire se crisper et votre cerveau (à moins que ce ne soit votre orgueil) hurler à votre corps de se ressaisir. Feins l’indifférence ma fille, reprends la conversation l’air de rien, comme si le fait que le sublime Stéphane était désormais hors de portée ne vous affectait pas. Oui, je sais, on a le droit de s’attaquer à des hommes en couple mais de 1) ça complique la donne et de 2) je n’encourage pas ce genre de pratique, c’est un peu du masochisme. Bref.

Le problème, c’est que rien n’est clair. Je veux dire que dans un monde idéal, on aurait chacun une petite marque nous indiquant qui est dispo pour quoi. Alors, toi, tu es célibataire et hétéro, ok, toi célibataire et gay donc je vais te présenter à quelqu’un. Toi, t’es en couple mais tu cherches une maîtresse… Oui alors là, mon système de marque s’effondre parce que y aurait une marque “en couple libre” et une marque “en couple exclusif officiellement mais je suis pas contre un 5 à 7 avec un(e) autre” et le monsieur infidèle aurait un peu de mal à gérer la situation. Mais est-ce que c’est ma faute si les gens ne déclinent pas de suite leur situation aussi ? “Salut, je m’appelle Stéphane, j’ai 31 ans et j’ai une copine”. Au moins, on saurait et ça éviterait l’enclume dans l’estomac.

Le pire étant quand le beau Stéphane se trouve une copine après vous avoir rencontrée. Parce que le coup du tortillis de cheveux, c’est touchant mais peu entreprenant, il peut aussi penser que vous êtes juste un peu cruche. Stéphane étant un être indépendant, il est sorti et a rencontré une belle demoiselle qui s’est mieux démerdée que vous (ou qui lui plaisait plus, ça arrive). Là, c’est pas une enclume mais trois qui vous tombe dans l’estomac pendant que votre machoîre pend lamentablement au bout de votre visage. Merde, merde, meeeeeeeeeerde ! Comment a-t-il osé ? Bordel de bordel. Vous refaites le match dans votre tête, vous vous demandez à quel moment vous avez loupé le coche. Mais toujours est-il que vous voilà devant le fait accompli : le Stéphane s’est envolé. Va falloir se reconstruire un peu l’ego là. Parce que même si on est loin du traditionnel râteau qui te fait cracher les dents, là, t’as quand même un peu mal : pourquoi Stéphane est allé se mélanger avec l’autre greluche (dans ce cas, l’autre pauvre fille est forcément une greluche, pouffiasse, connasse, boudin…rayez les mentions inutiles si tant est qu’il y en ait) plutôt qu’avec nous ?

Et pourtant, c’est une facétie plutôt classique de la vie amoureuse ou plutôt de l’art du flirt. S’il était pris avant, haussons les épaules en maudissant la fatalité. Il était célibataire au départ ? De 2 choses l’une : soit vous n’étiez pas son genre (ça arrive), soit vous avez été trop godiche et n’avez pas bien fait passer votre message de “je te veux”. Quoi qu’il en soit, remettez-vous : à défaut d’un Stéphane, il vous reste des tas d’Arnaud, Pierre, Jacques, Samir, Louis ou je ne sais qui. Mais soyez plus claire dans vos désirs la prochaine fois.

Le stress pré vacances

Juste avant de vous parler de mes vacances en Thaïlande, parlons de ce que je déteste par dessus tout : le stress pré vacances. Vacances J-2, 3 ou 4. Alors que dans votre tête, vous commencez à exécuter la danse de la victoire, votre corps, lui, est lancé dans un terrible sprint final, une course de longue haleine nécessitant de mêler endurance et vitesse que nous appellerons « la course de la to do list ». En gros, le lundi, tu arrives en te disant « hiiiiii, dernière semaine avant vacances » puis tu regardes ton cahier to do list (oui, j’ai un cahier dédié à ma liste de tâches) et là, ça te prend à la gorge, la terrible angoisse. TOUT CA ?? BOn, respire ma fille, tu peux le faire, tu sais le faire. Un petit reporting, ça va vite. Un planning édito ? Les doigts dans le nez. Hop, hop, travaillons pour obtenir ce plaisir subtil et éphémère de cocher la case pour dire que c’est fait. Sauf que tes clients, ils s’en foutent un peu de ta belle to do list rédigée avec soin le lundi matin. Eux, leurs demandes, c’est tous les jours de la semaine, c’est normal. Arrive mon fameux phénomène d’asthme mental. Ou plutôt de noyade mentale : tu es enfermé dans une boîte et le niveau de l’eau ne cesse de monter, tu essaies d’écoper avec une mini éponge mais tu ne peux endiguer le flux. Et ton taux de stress est proportionnel au niveau de l’eau, tu commences à flirter avec la panique, voire l’hystérie : au secours ! Alors à un moment, tu tries. Tout est urgent, rien ne l’est, donc. Tu priorises du mieux que tu peux, tu essaies de réduire au maximum les délais d’exécution. Tu pleures dès que ton téléphone sonne et que tu sais qu’au bout du fil, la personne a une demande « urgente » et qu’elle aimerait même que ce soit fait pour hier. Il y a des jours où je me dis que je devrais rapidement inventer une machine à voyager dans le temps, ça devient urgent là. Donc tu dis oui, tu dis non, tu pars deux minutes de ci de là à accéder aux petites requêtes doivent être exécutées maintenant parce que « mais ça prend juste deux minutes ». Oui mais les minutes, une fois dépensées, tu les récupères pas. Et au lieu de mettre 3 minutes à faire une slide, t’en mets 15 et tu restes bloquée sur cette phrase entamée coupée en plein milieu car quelqu’un est venu te demander un truc. Mais qu’est-ce que je voulais dire déjà ? Comment terminer cet embryon de phrase qui danse sur ta slide blanche, comme s’il se moquait de toi. Les embryons de phrases sont mesquins. C’est la veille du départ et cette pute de to do list ricane en te montrant du doigt, en te faisant bien sentir que tu n’y arriveras pas. Tu fais de ton mieux, tu mobilises ton énergie en te répétant mentalement ton nouveau mantra : “efficacité”.Je peux le faire, je peux le faire. Ah ta gueule le téléphone ! Je sais qu’au bout du fil, mon interlocuteur veut que je fasse quelque chose en urgence, quelque chose qui n’est pas dans ma to do list. Maaaaaaaais, personne n’a entendu quand j’ai dit que j’étais en vacances le soir même ce qui signifie clairement “je dois finir à tout prix mes tâches ce soir alors tais-toi, laisse moi tranquille”. Mais non, tu n’avances pas, tu sens la pression monter, encore, encore, encore. 20h, tu n’en peux plus. Tu dois encore rentrer chez toi terminer ton sac et repartir chez Anaïs. Tic tac tic tac… Tu renonces, tu sais que tu ne peux plus, il te reste à minima une demi-journée de travail sur ta to do list. Alors tu ouvres un mail intitulé à peu de choses près : ce qu’il reste à faire. Puis tu ranges ton bureau, tu éteins ton ordinateur, tu dis au revoir aux deux qui restent puis tu prends l’ascenseur. Une fois les portes refermées, tu souris : tu es en vacances !

Pour fêter ça, je ramène une petite bouteille de champagne. Demain, nous serons dans l’avion destination la Thaïlande.

Où j’ai failli ne pas revenir

Terminons ce cycle “mes vacances en Thaïlande” par un article sur mon retour et mon ressenti de tout ça. J’avais prévu de vous faire un article sur mon voyage en avion mais finalement, à part “alors j’ai plus peur de l’avion du tout, j’ai passé les deux fois 19h à regarder des films, manger et dormir”, j’ai rien à dire. Ah si, je pourrai rajouter sur mon road map “Doha et Kuala Lumpur”, je m’y suis posée.

Mais avant tout, revenons sur l’anecdote de fin de voyage me concernant. Je dois avouer que j’ai passé dix jours idylliques, tout s’est bien passé si on excepte mon caisson cassé et surtout l’ADD de Mathilde (oui, bon, ça, c’était pas anecdotique).Mais la veille du départ, un nuage discret se forme dans mon ciel. Alors que l’on refait nos sacs, Anaïs me parle d’un papier qu’on nous a donnés à l’aéroport. “Heu, tu veux dire le papier qu’on nous a donné à la douane là quand on a tamponné nos passeports ? Ben je l’ai jeté…”. Oui, la Nina 2.012 jette, c’est une nouveauté. Sauf qu’il paraît que le papier, c’était pas juste un récépissé, c’était ma departure card. Ouiiiii… Mais bon, j’ai le tampon sur mon passeport, c’est pas grave.

Le lendemain, je soumets mon cas à notre responsable qui commence à méchamment paniquer : “mais tu te rends pas compte ! Ils te laisseront jamais partir sans ça ?”. Heu… Mais quel est ce pays qui empêche les gens de rentrer chez eux ? En tant que Française, je suis pas habituée, nous, on a tendance à faire l’inverse… Il fait appeler l’aéroport mais je me sens un peu dans Midnight Express (film que j’ai jamais vu en fait). Peu de temps avant le départ, un de nos camarades se réveille : lui aussi l’a jeté. Sachant que ce mec là a manqué le vol à l’aller et a dû se payer un nouveau billet. Ok, toi, les avions, c’est pas ton truc. Donc on a droit à un coaching angoissant : “à l’aéroport, vous courez vite vous enregistrez et après, vous allez à l’immigration. Jouez pas aux cons sinon vous allez rater l’avion et ce sera la merde”. Oui mais j’ai le tampon sur mon passeport, ça marche pas ? Bon, on va voir. Arrivés à l’aéroport, on fonce avec mon camarade d’infortune nous enregistrer. Arrivé au guichet, l’hôtesse nous demande notre departure card. “Oh, we lost it…” Elle nous regarde : “Ok be careful the next time, it’s important… There is your new departure card, have a good flight”. En gros : “oh ben c’est pas bien de perdre le papier, tu feras attention la prochaine fois, je t’en donne un nouveau, salut!”. Heu… C’est tout ? C’était bien la peine de nous faire flipper…

Epilogue de cette histoire : arrivés à l’immigration, je donne ma departure card (sans tampon), je passe sans soucis. Mon camarade, par contre, a dû parlementer 5 minutes pour avoir le même honneur. Ah ouais, les avions, c’est vraiment pas ton truc à toi…

Bref, hormis cette sémillante anecdote, y a pas eu d’accroc. Et bon sang, ça fait tellement de bien. Pendant 10 jours, j’étais coupée du monde, coupée du net, je ne savais plus l’heure ni même le jour. Je me souviens de ce soir, notamment, où Anaïs et moi étions assises sur la terrasse à l’avant du bateau avec pour vue la mer qui défilait sous notre embarcation et les poissons volants surgissant des flots (curieusement, ma vue semble s’être un peu améliorée sur place) et nous parlions de nos vies, sereinement. A ce moment précis, j’étais heureuse, purement heureuse. Pour la première fois, j’étais en vacances avec aucune envie de rentrer mais alors aucune.

En 2011, toutes mes vacances ont été gâchées : celles de janvier par une rupture, celles de juin par un genou cassé, celles de décembre par la mort de ma grand-mère. Et ça finit par rendre paranoïaque. J’avais sourdement peur, peur de ce qu’il pourrait mal se passer. Oh, je me doutais bien que j’allais pas me recasser un truc : mes os sont restés intacts pendant 31 ans, ce serait bien le diable de m’en briser deux en moins d’un an. Pourtant, ça partait mal : partie enrhumée, mes oreilles n’ont pas bien supporté les trois atterrissages de l’aller, je perdais à chaque fois une bonne partie de mon ouïe. Mais finalement, j’ai pu plonger sans quasi aucun souci d’oreilles, y a juste eu une descente un peu compliquée mais comme je signale ce problème d’entrée de jeu, l’encadrant sait qu’il faut me laisser faire.

Je suis revenue surboostée, bronzée, reposée, heureuse. La vie m’a vite rattrapée, j’ai eu pas mal de boulot dès mon retour, mon entretien annuel, des milliards de choses à faire. J’ai repris ma vie trépidante, je n’ai déjà plus de soirées de libre alors que j’ai envie de faire des milliards de chose comme la boxe (oui, ça m’obsède maintenant), j’ai commencé un nouveau roman, je veux faire des bijoux et autres petites choses manuelles… Le repos physique risque d’être de courte durée. Mais le repos mental, lui… C’est officiel, le marasme 2011 est derrière moi (et la vie, je te remercie de pas me prouver le contraire en me faisant tomber une tuile monumentale sur la gueule vu que c’est un peu ton habitude, tu aimes contredire mes écrits, je le sais).

Le problème, c’est que t’es trop gentille

Guillaume mon manager 06 mars 2012

Mon voyage en Thaïlande ayant agacé mes collègues, j’ai eu la grande joie de subir mon entretien annuel dès ma rentrée des classes. Entretien globalement positif sauf que j’ai un terrible défaut : je suis trop gentille. Du genre à dire oui au client à peu près toujours et finir tard parce que je me suis engagée à finir un truc.

Ce défaut, si tant est que ça en soit un, n’est pas réservé au boulot, je l’ai aussi en dehors. J’ai un côté bonne poire godiche. En fait, c’est pas que je suis trop gentille, c’est juste que les 3/4 du temps, je choisis de laisser couler en me disant « à quoi bon s’énerver ? ». Je dis pas que des fois, ça me démange pas de monter au créneau, de dire que la personne m’ennuie avec ses faux problèmes, ses dramas créés sur mesure pour qu’on s’occupe d’elle, ses arguments fallacieux ou bancaux. Mais tu sais que tu n’auras pas gain de cause de toute façon et qu’arrive un moment, vaut mieux économiser sa salive que de tenter de démontrer en quoi l’autre a tort ou me fatigue. Sauf qu’à force de courber le dos, tu chopes un lumbago. J’envisage une carrière de parolière hip hop, t’as vu ?

Et puis Guillaume a dit autre chose : »tu devrais faire un sport de combat ». Je ris « mais je suis trop godiche, j’oserai pas frapper » »oui ben quand tu te seras pris une bonne mandale, tu oseras ! ». La nuit portant conseil, je me dis qu’il a peut-être pas tort… Ça fait quelques temps que je suis blasée de ma laisse couler attitude, que je sens la moutarde me monter au nez et que j’ai envie de dire merde plus souvent qu’à mon tour. Que je ressens la nécessité de me réimposer, de ne plus accepter l’inacceptable et advienne que pourra. Plus méchante la Nina 2.012 ? Méchante non, caractérielle oui. Après tout, j’ai quand même de quoi être sûre de moi, arrêtons de tenter de couler peinarde entre les rochers.

Alors j’ai jeté un œil sur le net mondial pour voir. Boxe française (celle où on ne frappe pas au visage), j’ai une salle pas trop loin du boulot. Seul souci : quand ? Je veux dire j’ai chorale le lundi, plongée le mardi, salle de sport avec Anais le jeudi. Le mercredi ? Non, j’ai aussi besoin de me reposer en semaine. Le vendredi ? À voir, c’est un soir souvent pris dans mon agenda. Le week-end ? Je dors, je fais le ménage, je vois mes amis. La question est : dois-je me rajouter une activité en plus, moi qui suis en permanence en asthme mental ? Oui mais si ça me permet d’arrêter de faire ma godiche, dois-je vraiment m’interdire de tenter ?

Je ne sais plus, je suis perdue…

La plongée et ses dangers

Depuis que je plonge, j’ai une hantise qui se résume en 3 lettres : l’ADD. ADD ou accident de décompression. Qu’est-ce que donc ? En très gros (et expliqué par une fille pas scientifique du tout) : quand tu plonges, tu respires de l’air en bouteille. Si tu remontes trop vite, ton corps est saturé d’azote, ça fait des micro bulles d’azote dans le sang et paf, accident de décompression. D’où la nécessité de faire des paliers.

Suite aux deux premières plongées, je casse donc mon caisson et décide de tenter le tout pour le tout. Je vire l’appareil photo et mets un tampon à la place puis serre fort le caisson avec une chambre à air (l’amie des plongeurs) pour tester l’étanchéité du truc. Si ça marche, je plonge avec mon appareil na !*


On prépare nos bouteilles pour la troisième plongée quand soudain, agitation : “Mathilde ne se sent pas bien, faut revenir à la côte”. Oui ? Moi, pleine de sollicitude : “elle a quoi, elle a mal à la tête ?” “Non, elle est bleue avec des marbrures sur le corps…”. Ok, c’est donc un… ADD. Plongée annulée, on la place sous oxygène et on lui donne de l’aspirine, le bateau met le cap vers la côte. 4h de trajet. On vit notre vie sur le bateau, le couple qui est parti avec nous tient compagnie à Mathilde, on ne sait pas trop quoi faire : si on va trop la coller, on a peur de la stresser. Peu de temps avant d’arriver à la côte, je descends dans la cabine récupérer Dieu seul sait quoi et quand j’en sors, je vois Mathilde en train de préparer son sac pour débarquer. Je lui demande comment elle se sent, lui demande si elle avait bu “non, non, juste un verre…”. Heu mais je suis pas ta mère, je parlais d’eau, moi… A un moment, elle me dit qu’elle doit retourner en haut chercher un truc, je lui demande si elle veut que je reste. “Oui, au cas où…”. 5 minutes après, c’est Céline, sa coloc, qui apparaît : “Mathilde ne se sentait pas bien, on l’a remise sous oxygène”. Ambiance.

Finalement, on arrive sur la côte vers 20h, Mathilde est prise en charge par une ambulance, on repart aussi sec. L’ambiance du soir est unpeu étrange, Anaïs et moi sommes un peu impressionnées par ce qu’il vient de se passer mais Céline nous rassure : “les ADD, c’est super rare ! On en a eu un sur le bateau, ce serait dingue qu’il y en ait un deuxième”. Elle avait raison et Mathilde n’a subi “que” 3h de caisson et a pu nous rejoindre deux jours plus tard (mais n’a plus plongé).


Du coup, avec Anaïs, on a bu, beaucoup. Parce quela plongée de Mathilde était très carrée donc le problème ne venait pas d’une remontée trop rapide mais d’un problème de fatigue et de déshydratation. Vu que j’avais eu un souci de déshydrataton entraînant un vertige alterno barique lors du passage de mon niveau 2, j’ai bu. Beaucoup. 3 litres par jour environ. A la fin, j’en pouvais plus de pisser tous les quarts d’heure et mes reins faisaient la gueule. Ah oui, la plongée, c’est pas un sport glamour au fait…


Retour à mes histoires de plongée. Je vais pas vous les raconter toutes, je passe à l’essentiel. Vu : la raie manta, donc, deux tortues, une énorme murène serpentant entre deux rochers (beurk), des poulpes, des barracudas, thons, fusiliers… Et des milliards de poissons tropicaux tous plus magnifiques les uns que les autres. Sans parler d’énormes concombres de mer qu’on se montrait avec enthousiasme avec Anaïs (surtout le gros blanc qui s’est érigé quand on est passé. Et le concombre de mer ça ressemble vraiment à une grosse bite), de coraux, de nullibranches, doris… Et même des labres, poissons nettoyeurs qui ont salement piqué (moi la jambe, d’autres les oreilles ou les lèvres). Il y avait aussi des poissons perroquets, j’aime bien, ils ont une bonne bouille.

J’ai aussi testé les dérivantes : on se place dans le courant et on se laisse dériver. A un moment, à Richelieu (spot magnifique), j’avais un peu la sensation d’être à Eurodisney, dans la maison hantée : tu restes assis et tu vois le paysage défiler. En remontant au boot (traduction : à la corde de la grosse bouée en surface), il y avait pas mal de courant, je jouais dans ma tête à l’avion avec trou dans la carlingue où les passagers s’accrochent pour pas se faire aspirer dans le vide. Oui, je joue à des trucs bizarres des fois. J’ai aussi expérimenté (malgré moi), les thermoclines, ce sont des courants d’air chaud ou froid qu’on peut voir en surface car ça ressemble à des traces d’huile. Sous l’eau, ça fait une vision trouble comme de l’eau mêlée à de l’huile, effectivement (une huile transparente) mais quand tu te chopes une thermocline froide, t’as beau avoir une eau à 25°, quand elle était à 29 quelques secondes plus tôt, tu te gèles…

Niveau pratique, j’ai eu une mésaventure avec mon parachute. Un matin, on plonge au boot, toujours, y a pas mal de courant donc interdiction de le lâcher tant qu’on est pas en bas. Ok on commence à descendre quand je sens un truc toucher ma jambe mais genre un truc mou. Je regarde : mon parachute est sorti de son enveloppe, la corde de 6 mètres avec le plomb au bout flotte tout autour de moi. Réflexe : je lâche le boot pour rattraper mon barda. J’ai dû bien pédaler pour rattraper le boot et finir ma descente. Arrivée en bas : 160 bars (partie avec 190). Ra-té.


Autre point curieux : j’avais toujours un membre de ma palanquée dans mes palmes ou pile sous moi. Par exemple, je flotte peinarde quand je me dis que je vais redescendre un peu. Le temps que je saisisse mon direct system (le bouton pour vider l’air de mon gilet), j’ai quelqu’un littéralement sous moi. Mais vraiment dessous genre si je sors mon ventre au max, je leur touche le dos. Je savais pas que sous moi était the place to be…

Bilan de cette semaine : j’ai progressé. Malgré mon surlestage parce que j’ai pas voulu enlever un plomb (alors que je retombais à chaque palier ce qui indiquais que j’étais mal lestée), j’ai diminué ma consommation, remontant à chaque fin de plongée avec 70 à 80 bars, tranquille, alors que les autres (sauf Marine, ce qui est un peu un mystère vu comme elle s’agitait) étaient largement dans la réserve (à partir de 50 bars). Bon, ça sert pas à grand chose, ça montre juste que je consomme mieux.


Bref, en destination plongée, je vais évidemment dire qu’il faut un jour se l’offrir mais bon, ça me paraît un peu couler de source. Du coup, avec Anaïs, on louche sur les Maldives, les Philippines ou l’Indonésie pour 2013 ou 2014. Surtout qu’en 17 plongées, j’ai pas eu de soucis d’oreille, yeah ! Par contre, entre les brûlures de filaments de méduses, les écorchures et les bleus dûs à la montée du Zod au bateau, la plongée, ça rend vraiment pas sexy !

Demain, je coupe mon récit de voyage parce que perso, j’ai un peu envie de parler d’autre chose. Mais il me reste encore plein de trucs à raconter. Pfiou !

* Oui, non, ça n’a pas marché

On dirait que je suis pas encore rentrée

En fait, je suis en France depuis hier mais suite à un gros coup de barre hier soir, j’ai pas écrit une ligne. Tout comme durant les 12 jours de mon voyage car j’en avais juste pas envie et ça fait du bien de déconnecter.

Donc je reviens vite avec des articles sur la Thaïlande (faut aussi que j’organise un peu ça, j’ai des milliards d’anecdotes, de trucs, je sais pas bien comment organiser tout ça).

Bisous les gens

Vacances now

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J’aurais aimé en faire des tartines mais je vais me contenter d’être concise. Enfin relativement, vous connaissez ma propension au bavardage.

Je suis venue vous dire que je m’en vais. 12 jours en mer d’Andaman. Ouais c’est en Thaïlande (c’est pas comme si j’en parlais depuis une plombe). Mes dossiers sont à jour, j’ai mon passeport, mes papiers pour la plongée, mon appareil photo submersible (que j’ai failli ne pas récupérer à temps suite à une facétie de ma soeur ou plutôt de sa valise), mes tibias dans leur intégrité…

Du coup, je flippe : des vacances qui s’annoncent sans pépin, vraiment ? Je vous dirai ça. En attendant, maintenant que je n’ai plus aucun stress, je suis épuisée… Heureusement que le vol sera long !

On se retrouve donc ici le 06 mars. En attendant, faute de temps, je n’ai rien préparé. J’essaierai de profiter des vacances pour écrire quelques bafouilles sur mon iPhone afin de vous servir quelques articles sympas en mars. Sans parler du récit de voyage qui, j’espère, sera riche en anecdotes !

À très vite !

Nina, tellement euphorique

Vilaines maigres

Par Pink Lady

Hello les pioupious !

Ça va bien ? Pas trop dur le froid ? Moi j’ai la peau en mode crocodile et les cheveux qui font des éclairs dès que je retire ma chapka. Mais je ne veux pas vous parler de ça, ça suffit de dire qu’en hiver, il fait froid et qu’en été, il fait chaud. Non, je veux vous parler de la guerre qui secoue actuellement les milieux féminins : la guerre des grosses et des maigres.


Si on en croit Hegel, l’histoire n’avance que par confrontation entre deux groupes distincts, en général les riches et les pauvres. Je schématise, j’ai jamais étudié la philo en dehors de ma petite année de terminale. Aujourd’hui, il se joue cette dialectique dans le monde glamour des paillettes, les filles à l’IMC bas contre celles à l’IMC élevé. Laisse ton corps choisir ton camp. Tout a commencé par une série de photos où une mannequin grande taille enlace un mannequin taille zéro pour d’étranges photos. Puis il y a eu un article mal écrit d’une journaliste auto proclamée s’indignant de la grosse fille qui danse dans la pub Catalunya. Perso, je l’aime pas trop cette pub. Non pas à cause de la mannequin ronde qui se trémousse mais parce que ça renvoie à une certaine image des grosses, à savoir la fille un peu exhubérante qui remue ses cuisses pour dire merde aux diktats de la mode. Un peu comme cet épisode de Friends où les personnages jouent au « et si », Monica imagine sa vie si elle était toujours grosse. Et bien la Monica obèse est lourde. Ce jeu de mots est sponsorisé par Kinder.

L’apparition des filles rondes dans les magazines a provoqué un étrange phénomène. Enfin, je dis apparition mais il y en a une tous les 6 mois, faut pas exagérer. Mais en étalant leurs formes sur papier glacé, elles ont libéré la parole des grassouillettes qui désormais s’en donnent à coeur joie : les maigres sont laides, on voit leurs os, c’est dégueulasse !

Il faut savoir que dans les magazines, les femmes sont rondes malgré elles alors que les maigres le sont forcement par choix. On ne reproche plus aux femmes leurs kilos en trop parce que, tu comprends, on ne sait pas ce qu’elles ont vécu, y a des femmes qui ne sont pas faites pour être minces, le métabolisme… Et ça peut être vrai. Par exemple, regardez Loana, ça se voit que ses kilos en plus sont dus à des traitements médicaux. Sauf que pourquoi on ne reconnait pas les mêmes excuses aux femmes maigres ? Certaines femmes n’arrivent pas à grossir, elles regardent leurs petits bras maigrichons avec détresse, elles aimeraient les bras plus épais des stars d’Hollywood. Devant leur miroir, elles soupirent devant leurs os apparents, leur silhouette d’une finesse qu’elles trouvent peu féminine. Oui, la maigreur n’est pas le résultat d’un régime strict à base de trois grains de raisin par jour.

Mais les maigres, on peut les attaquer sans souci. Leurs corps sont laids, pas féminins, pas sexy, pas appétissants… Je vous épargne les mots les plus grossiers, c’est sans intérêt. Et puis ça me rend assez furieuse en fait. Je suis pourtant du côté des pas trop fines, même si mon imc est tout fait normal. Mais c’est terrible tous ces jugements dont dont victimes le corps des femmes. Trop rondes ou trop minces, les femmes sont victimes de jugement en permanence. Je ne ressens pas la même pour les hommes, il y a moins la pression de la belle silhouette. Par exemple, prenons la série Friends, une nouvelle fois. En 10 ans, les actrices sont restées minces (sauf Lisa Kudrow pendant sa grossesse) alors que certains acteurs ont litteralement gonflés comme Matthew Perry ou Matt Leblanc. Ou si je regarde les présentateurs télé français : Benjamin Castaldi ou Thierry Ardisson sont loin d’être minces mais côté féminin, à part Laurence Boccolini et Valerie Damidot, on est au royaume des petits culs et des ventres plats. On se fiche que tu sois douée, on voudrait que tu sois bonne.


Les femmes sont en perpétuelle lutte contre leur corps, pour le faire grossir ou mincir afin de correspondre plus ou moins à un idéal. Alors pour se venger de pas correspondre au corps qu’on voudrait, on insulte les petites copines. Voilà qui n’est pas sport…

Et puisque la silhouette est un élément de séduction (les hommes aiment les formes, oui, non, ça dépend), je vous file un truc les filles : certains hommes aiment les filles minces, d’autres les filles enveloppées. Après tout, vous aimez bien les mecs grands ou petits ou fins ou baraqués… Alors si vous craquez pour un mec dont vous n’êtes pas le type, c’est dommage. Mais n’allez pas en conclure que tous les mecs aiment les filles rondes ou minces. Car hey, y a pas de règles ! Fou fou non ?

Rupture de stress

Semaine dernière, ce fut fort en stress. Sans trop en dévoiler, nous devions mettre en ligne une application Facebook et je jonglais entre le client qui appportait trois milliards de modifications et le prestataire qui développait ladite application. Le problème, c’est que j’arrivais très en aval de cette application donc je ne maîtrisais que peu les paramètres. D’où le bordel.

Mercredi soir, 21 heures, je décide de rentrer chez moi face au silence assourdissant du prestataire qui m’avait promis mon appli à 19h. Je suis cassée, de mauvaise humeur, j’en peux plus, j’ai un peu envie d’hurler sur quelqu’un. Sauf que bon, à part mon chat, j’ai personne sur qui me défouler et la pauvre bête n’y est pour rien. Après une telle journée, je suis tellement épuisée que j’en ai même pas sommeil, j’essaie de profiter de cette énergie pour avancer sur des trucs.

Jeudi matin, je me lève et là, paf, me voilà sereine. Peut-être étaient-ce les prémices de mon vilain rhume ou alors j’étais l’heureuse victime de ce que j’appelle “la rupture du stress”. Mon corps, y a des fois où il en a marre d’être maltraité. Parce que j’enchaîne les semaines tendues et que je me repose pas forcément le week-end. Alors il commence à me faire vibrer la paupière pour me dire que ça va pas trop mais je l’écoute pas trop. Tiens, je mange du chocolat, ça te calmera paupière puis tais-toi, je pars en vacances dans peu. Sauf que mon corps, il vit au présent, il s’en fout de la promesse de vacances futures. Donc voyant la pression monter, monter, monter, il a évacué tout le stress, un peu comme on évacue la vapeur d’une cocotte-minute. Non, là, mon cerveau n’a pas voulu gérer donc il a tout relâché.

Jeudi, je suis arrivée au boulot tranquille. Un petit rendez-vous étrange où on se rend compte qu’en fait, c’était à ma soeur qu’elle voulait parler et pas à moi, puis je reprends mon dossier compliqué. Qui ne fonctionne pas mieux et tandis que je m’escrime à le régler, ma to do list n’avance pas alors que la deadline, elle, court vers moi en criant : “mercredi soir, tout doit être terminé !”. Mais tant pis. Je ferai de mon mieux et advienne que pourra. J’ai déjà annulé ma séance de sport avec Anaïs, je n’annulerai pas mes vacances de toute façon. Dans cette affaire, je ne peux me remettre en cause, j’ai travaillé du mieux que je peux, j’ai essayé de récupérer les balles que l’on me lançait un peu n’importe comment pour jongler avec. A un moment, tu peux plus gérer. Mais à côté de ça, tu gères d’autres applications sans faillir. Quand celle-ci n’apparaissait toujours pas, j’ai réussi sur une autre à coordonner la création du design, écrire et déposer un règlement et mettre en ligne une autre application dans les temps. Comme mon stress est tout rompu, je préfère retenir ce point positif. Je suis carrée, j’ai mon rétroplanning. Ce n’est que quand je n’ai pas les cartes en main que ça foire.

Prétention, quand tu nous tiens. Mais du coup, ça fait du bien de respirer, de ne plus s’angoisser. Après tout, à un moment, faut savoir admettre qu’on ne pourra pas tout faire, même avec la meilleure volonté du monde. Et c’est pas en s’angoissant qu’on fera du bon boulot.

Je veux être la fille des pubs

Il y a quelques temps, tournait sur mon écran télé une pub dont j’aimais bien le début : une fille dont la vie part en couille : rupture, galère de boulot, poche poubelle qui se déchire. Je sais pas vous mais moi, je trouve que ces putes de poubelles se déchirent surtout quand tu trouves déjà que la vie t’en veut un peu. Un peu le dernier coup de pied dans l’estomac après un cassage de gueule. Mais la fin m’irritait : ta vie, c’est de la merde ? Achète une robe et tout ira mieux !

Je ne reviendrai pas sur mon marasme 2011 mais quand j’étais déprimée, au fond du trou, je peux vous garantir que toutes les robes du monde ne m’auraient pas rendu la patate. Surtout quand je me suis cassée le genou, il n’est pas aisé d’être coquette avec béquilles et attelle. Les filles des pubs, elles, elles deviennent ivres de joie à la moindre chaussure ou fripe, quitte à prendre des risques insensés comme la navrante pub Zalando. Pour ceux qui ont raté ce monument de clichés sur les femmes, il y a une prise d’otage dans une banque où il n’y a que des femmes (ah…) et pendant que les vilains braqueurs accomplissent leur forfait, les demoiselles discutent de la beauté de leur robe et chaussures, sereines. Le cambrioleur en chef leur intime l’ordre de se taire mais là, un livreur Zalando rentre dans la banque, peinard et les femmes deviennent hystériques, elles renversent les cambrioleurs et le livreur pour assouvir leur passion dévorante pour les robes et les chaussures. C’est là que je me frappe le front avec le plat de la main en me jurant de ne jamais rien acheter sur Zalando tant que dans la pub, les femmes passent pour des dindes (la nouvelle mouture n’est pas mieux).

Bref, je m’égare. Les filles des pubs, elles font chauffer la carte bleue et là, elles sont si heureuses qu’elles font la roue de bonheur. Non mais imaginez comme tout serait plus simple. Non parce que moi, la semaine dernière, ça a été très similaire à la pub Showroom privé : un dossier ultra chiant qui n’en finit pas de se complexifier, une cliente qui me crie dessus au téléphone en s’excusant parce que “oui, j’ai que ton numéro donc ça te tombe forcément dessus” (et aussi parce que je suis la plus gentille), une fatigue qui ne me lâche pas, un rhume qui m’assomme, des pamplemousses qui se font la malle en pleine rue. Me manque que la rupture par rapport à la fille de la pub mais vu que je suis pas en couple, ça aurait été un comble. Pourtant, je ne suis pas sûre que le consumérisme va m’aider à chanter la vie, bien au contraire. Je somnole, je fantasme juste sur ma bouillote alors cliquer frénétiquement sur un site pour acheter des vêtements alors que j’ai aucune envie de quitter mon pyjama, bof, quoi.

C’est toujours assez dramatique de voir que la femme a une arme massive dans l’univers des pubs pour soigner sa dépression : le shopping, les robes et les chaussures. Et bah tiens. Il y a une part de vrai là-dedans mais j’ai envie de dire que c’est unisexe : quand t’es au fond du trou, le fait de reprendre soin de soi est une première marche pour remonter à la surface. Enfin, chez moi. Le jour où je tape du poing sur la table en disant : ça suffit la négligence, je me fringue mieux, je m’épile, je vais chez le coiffeur, je me fais un masque… C’est une façon de me reprendre un peu en main. Mais j’ai pas besoin de faire chauffer la carte bleue pour autant, j’ai déjà des fringues que j’aime bien. Mais ce qui m’agace, en fait, c’est de voir qu’on limite la femme à la coquetterie. Homme comme femme, le fait de prendre soin de soi est signe qu’on va bien/mieux mais ça ne suffit pas. Etre apprêtée ne fait pas de moi un être accompli et parfaitement heureux, j’ai aussi besoin de m’accomplir dans un projet, quel qu’il soit. De construire quelque chose, peu importe quoi. C’est toujours ce que je fais quand je suis au fond du trou : masque sur la figure, je commence à écrire, je tricote, je projette. Et je fous la paix à ma carte bleue. Alors oui, c’est plus fatigant qu’un simple shopping. Mais tellement plus valorisant.