J’’ai montré mon string au Fouquet’’s

Dans la vie, je suis d’un naturel désarmant. Ma spontanéité, ainsi que mon étourderie, me poussent parfois à commettre quelques impairs dans des lieux publics qui font beaucoup rire les gens qui m’accompagnent. Voici quelques morceaux choisis, j’en oublie certainement beaucoup, je compte sur mes amis pour en livrer d’autres.
L'objet du délit
 
Discrétion, toujours.
Février 2000, nous nous acheminons en groupe vers l’UFR d’histoire pour attendre je ne sais plus qui. A ma gauche, l’éternel Gauthier. A ma droite, un mec que je convoite. On se pose devant l’UFR, on discute, on discute, les esprits s’échauffent gentiment et, je ne sais plus pourquoi, à un moment, je me mets à crier : « je ne hurle pas quand je baise ! ». Je suppose qu’on devait parler de ma voisine qui hurlait. Donc tout l’UFR a eu la primeur de cette information et moi, je me suis payée la honte devant le mec que je convoitais. Ceci étant, je suis sûre que j’ai fait le bonheur des pauvres étudiants qui faisaient semblant de se passionner pour les révélations numismatiques d’une pauvre prof frustrée ou qui devaient analyser un texte de Thucydide. Et je suis quand même sortie avec ma cible avec qui je suis restée 4 ans et demi, comme quoi…
 
Le Café de Flore
Avec Gauthier, on aime bien jouer les snobs. Partis à Paris pour quatre jours de vacances, nous voilà stationnés au Café de Flore pour boire un chocolat chaud à 20 francs la tasse. On discute, on mate les deux couples à côté (un en pleine rupture, l’autre en pré-brouette) puis à force de boire ce délicieux chocolat, j’ai chaud donc j’entreprends d’enlever mon pull et là, Gauthier explose de rire. Je le regarde et il m’indique que j’ai mis mon t-shirt à l’envers, toutes coutures dehors et l’étiquette en érection. Donc, rouge de honte, je renfile mon pull. Et le pire c’est que, le soir, nous sommes invités chez les cousins de notre ami Gauthier, nous n’avons pas le temps de nous changer. Au menu : raclette ! J’ai dû garder mon pull toute la soirée.
 
Le pigeon au Capitole
Avec Gauthier (décidément, tu me portes la poisse ou quoi ?), nous décidons de nous offrir au coca sur la place du Capitole. Pour les non-Toulousain, un coca Place du Capitole coûte en moyenne 3 euros, presque autant qu’à Paris…  Donc, malins, nous nous installons sur la terrasse du McDO. On discute et soudain, je sens un truc qui me tombe dans le dos, je lève les yeux pour voir quel est le débile mental qui a jeté un truc par la fenêtre et là, Gauthier me fait : « oh, y a un pigeon qui vient de lâcher une grosse merde sur la table, regarde ! » Et là, je me lève en poussant un cri : y a pas que sur la table que cette ignoble bête s’est lâchée ! Heureusement, j’avais une veste qui a protégé le reste de ma personne. Je me précipite aux toilettes pour me laver les mains, je reviens et au moment où on allait partir, une blonde entreprend de s’asseoir à notre table, Gauthier commence à l’informer de ce qu’il vient de se passer mais trop tard, elle est assise donc : « bon, viens, on s’en va ! ».
 
Ernest dans mon sac
Une grosse honte évitée mais j’ai eu peur. A Noël dernier, Gauthier et Anne ont eu la grande idée de m’offrir un ladyfinger (petite vibromasseur). Je l’ai appelé Ernest, prénom ridicule qui m’est passé par la tête quand Gauthier m’a demandé de le nommer. Depuis quelques temps, Ernest prend la poussière dans mes sacs à main inutilisés. Un jour, je décide de changer de sac, je transvase toutes mes affaires et je file à mon rendez-vous avec Zoé… Sauf que ce jour-là, des terroristes ont décidé de faire exploser Londres, il y a donc des flics partout dans le métro. Je déjeune avec Zoé et, au retour, la station est pleine de policiers… Et là, je me souviens : j’ai Ernest dans le sac. Seigneur ! Il ne manquerait plus que des officiers décident de fouiller mon sac, ce serait la honte intégrale ! Je passe donc la tête baissée, style : j’ai quelque chose à cacher… Dieu merci, étant blonde, je dois pas avoir une tête de terroriste donc ils ne m’ont pas arrêtée. Sinon, je me serais prise la honte de ma vie.
 
Le verre au resto japonais.
La semaine dernière, Gauthier était chez moi donc je décide de le présenter à Arnaud. C’est pas que l’avis de Gauthier est essentiel pour moi mais il reste très important donc nous voici partis au restaurant japonais à côté de chez moi. Nous passons une délicieuse soirée, j’ai des étoiles plein les yeux, les deux garçons s’entendent bien, je suis ravie. En partant, l’anse de mon sac a la bonne idée de s’enrouler autour de mon verre encore plein d’eau et, là, c’est le drame ! Le verre se renverse directement sur mon pantalon et fait une merveilleuse auréole. Les deux garçons me regardent et là, toujours très courageuse : « vite, on se casse ! ».
 
La cafétéria de l’IEP
Bon, là, je pourrais en faire un article entier ! Les derniers mois, je m’y rendais souvent en compagnie de Gauthier et de Mister Big. On rigole, on est d’une discrétion hallucinante, on tombe amoureux toutes les dix minutes soit du beau gosse (qui m’a demandé plusieurs fois du feu, d’abord !), soit du nouveau serveur surnommé « Nikos ». Le Nikos, il nous rend dingue, il faut dire ce qui est. Un jour, alors que nous avions une conversation philosophique sur nos vies sexuelles (pour changer), Nikos entreprend de laver le micro-onde placé juste derrière nous, une bonne demi-heure d’ouvrage ! Suspect, non ? On rit, on plaisante et au moment où le volume ambiant baisse, je me mets à crier : « non mais va te taper ton gode ventouse et fous-moi la paix ! ». Bon, et bien, me voici cataloguée « grosse cochonne aux mœurs bizarres ». Pour l’histoire du gode ventouse, ça vient d’un film érotique japonais que nous avions visionné chez Mister Big le soir du nouvel an, à un moment donné, une prostituée allait s’empaler sur un gode ventouse collé à un miroir.
 
Mon string au Fouquet’s
La dernière honte en date, très drôle. Samedi dernier, mes parents étaient sur Paris et nous voilà partis boire un verre au Fouquet’s avec Gauthier qui nous avait rejoint. Pour ceux qui ne connaissent pas le Fouquet’s, le café est à 6 euros… Arrive le moment de se quitter, mes parents partant d’un côté, Gauthier et moi de l’autre donc ma mère me rend mes achats du jour, à savoir un chapeau et un string. Inspirée, je décide de montrer mon string à Gauthier et voilà que je le brandis fièrement en plein milieu du Fouquet’s avant de me rendre compte que ma conduite est légèrement déplacée. Ceci étant, ça m’a donné une idée artistique : prendre mon string en photo sur les lieux mythiques de Paris !

Bonus : des mails meetic!

Durant mon expérience meetic, j’ai reçu quelques mails anthologiques… On va encore dire que je me moque mais je ne pouvais m’empêcher de les partager avec vous. Les voici, dans l’ordre chronologique et dans leur intégralité, même l’orthographe a été respectée… Mesdemoiselles, si vous reconnaissez un de ces mails, dites-le, qu’on se marre!

Marketing direct
Message : Envie d’un peu de changement dans votre vie ? Envie de découvertes, de sorties, de balades, d’échanges, de surprises ? Ne cherchez plus, nous avons la solution :

Fruit d’une technologie de dernière génération, notre modèle dispose de multiples et avantageuses fonctionnalités :curieux, il vous fera partager ses découvertes avec enthousiasme, gentil, souvent drôle, il dispose également d’une très pratique fonction musicale (piano, guitare…) qui animera au besoin vos trop longues soirées d’hiver. Simple d’utilisation, il saura facilement s’adapter à vos attentes tout en étant doté d’un bon niveau d’autonomie.

Déjà plébiscité par de nombreuses ménagères de moins de 50 ans (mais pas plus), celles-ci témoignent : « Je l’ai découvert il y a un an, maintenant je ne peux plus m’en passer » Florence G. – 92


« Il est vraiment d’une grande souplesse d’utilisation, j’en parle à toutes mes amies » Hélène S. – 77

Alors n’hésitez plus et joignez-nous par mail ou tchat pour toute question complémentaire !

Disponible sous 24h – Frais de port offerts

 
En vrac…
Message : Bon je sais pas trop quoi dire comme ça mais j’aimerai bien discuter avec toi un de ces jours.

Quelques arguments au hasard pour que te donner envie de me répondre : j’ai une polo, je chausse du 42, mes parents ont un chat siamois qui s’appelle lotus et j’adore porter des sandales quand il fait chaud.

Je vais très bien sinon, j’espère que toi aussi !

PS : ton tatouage sur la photo s’arrête au visage ou est-ce qu’il descend plus bas?

 
Bien tenté
Message : Je t’ai rencontré hier dans le quartier où je passais .Tu y terminais tes course par le lait et quelques fruits. Je n’ai pas osé t’aborder, ce n’est pas toujours une chose facile, comme cela, dans l’instant…Alors sans doute est ce plus aisé par le biais d’internet,je te reconnais donc,

Bien non ??? Ha bon…

Le coup du lait ?

Tu ne bois jamais de lait !

Et tu as eu une journée terrible hier alors je dois me gourrer !!!

bon bon …

Mais quant même, un petit message ???? Qui sait ?

Il a rien compris, lui…
Message : Bienvenue a paris, j’aimerais te faire visiter le paris jeune. Patient de nature calme,je me crois capable d’aimer et d’apprécier les dessins que tu aime a porter au faciès .lol
 
Du vouvoiement au tutoiement en une phrase
Message : salut vous ète belle,on pe faire consc si ca te gène pas
 
La belle histoire
Message : Ce mail a pour but, d’attirer ton attention sur l’individu qui se cache derrière son pc. Bien qu’il ne fasse pas partie de la C.I.A, ni du F.B.I. Il semble porté un intérêt flagrant à ta fiche.

Il m’est avis qu’il faut prendre des mesures. Je suggère de jeter un oeil sur le profil de l’audacieux, pour assouvir une curiosité légitime.

Si d’aventure, l’individu semble avoir un intérêt quelconque, lui renvoyer un mail. En sachant, qu’il est à la recherche d’une humaine. Donc pas d’une belle au bois dormant, car il est difficile de parler à une belle endormie. Sans compter le risque de la réveiller, et de recevoir, tout objet a portée de sa main, en plein visage.

Chose qui, somme toute, fait assez mal.

A bientôt.

 
Bleu, c’est bleu
Message : Tes yeux, bleus. Mes yeux, bleus, et nous, dans l’azur…
 
Proposition directe
Message : si je vous demandais on mariage vous seriez ok?
 
Drôle…
Message : Salut! Tu as les meilleurs yeux que j’ai déjà vu :)))
 
Le menteur
Message :  flasher, pas flasher , flasher, pas flasher… non un ptit mail c plus personnel je pense. bon je me decris : Grand pervers sexuel depuis ma plus tendre enfance, j’ai passé mon adolescence en prison. Alors bien sur a peine sorti je me suis rué sur meetic comme 330.000 gars pour envoyer un mail a la fille aux jolies yeux.

Etant completement taré je suis pret a me jeter du haut de la tour eiffeil si j’ai pas une reponse a ton mail.

Voila ptit quizz maintenant faut discerner le vrai du faux dans tout ca 🙂

J’utilise le compte de mon ami (classique)
Message : Salut,

En utilisant le compte meetic de mon ami, je suis tombé sur ta charmante photo ainsi je me suis permis de t’envoyer ce mail à travers lequel je souhaiterais nouer une connaissance d’amitier si ça vous embarasse pas.

Je me prénome ************, agé de 25 ans j’habitte **********. Ingénieur de formation et aimant le sport, les soirées fun, la musique et le cinéma.

Afin d’échanger nos photos et bien entendu avec ton accord, voici mon adresse e-mail (car je ne suis pas un membre meetic) : ***************

Très bonne journée!

A+

 
Lui, il veut me rencontrer
Message : coucou a toi je voudrais savoir ce que tu recherches sur meetic? et quel sont des criteres de mec ici meme ? l’homme parfait n existe pas j’espere que je suis l’idéal rever enfin a toi de voir j’espere que tu me répondras a mon email et pourquoi pas une recontre par la suite tendre bisous

je ne suis pas contre pour une eventuelle rencontre par la suite si tu veux bien

 
Il est pas prof de français, lui
Message : dèsoler pour les flash a rèpition mais sa dèconne grave sur se site pas moyen de t envoyer un mail ou ptè q sè moi qui dèconne bref alors voila j ai 29 ans je suis electricien je suis pas du genre a raconter des histoire il ya une èpoque ou je sorter pour sortir cinè ,ballade,boite ,et maintenant avec le temps je recherche ma moitier ,je suis quelqu un d ambitieux ,je veus me rèvèiller a coter de la femme q j aime et inchala chouchouter mes enfants j aime voyager ,je kif le cinè , on pe papoter papoter papoter je ve te connaitre mais pas derière un clavier pas trooooo quoi on n et adulte on se doit le respect avec sa je pense q sa sufffffffffffffffit non au bel inconnueeeeeeeeeeeeeeeeee je te laisse mon adresse

**************** et si ta msn envoie t on adresse

 
Direct, le gars
Message : salut a toi!!! je suis sur paris en ce moment, et j ai un peu de temps
libre jusque mercredi prochain… si tu as un moment qui peut coller a mon emploi du temps…je t invite a prendre un verre en tout bien tout honneur… dans un coin a mi chemain entre chez toi et chez moi… avec pleins de gens si tu es parano!!! c peut etre un peu direct comme demarche, mais je sais que je suis pas dingue , pas detraque sexuelle… mais que j ai simplement envie de rencontrer des gens, une fille… si possible jolie?… qui te ressemble…???
je n ai pas forcement envie de communiquer des heures sur l ordi alors qu il est si simple de se rencontrer…
voila, je te laisse…
merci de me repondre meme si c negatif…???
en tout cas… oh mieu tu gagne un verre… voir un pote…

ou ? c toi qui voi…

bisous

je te laisse mon phone… **********

see you

Un bilan meetic-gé

Deux mois que je me suis effacée de meetic, je peux donc en tirer un bilan objectif et je vous en offre la primeur ! Je vous invite à lire l’article que j’avais écrit sur le sujet à l’époque pour voir si mon opinion a évolué ou pas.
Désespérément célibataire 
Soirée déprime fin avril. Je m’emmerde chez mes parents, je trafique sur Internet, ne sachant trop quoi faire. Je réfléchis à ma vie sentimentale et c’est la catastrophe : je viens de débarquer dans une région où je ne connais personne, où suis-je censée trouver une moitié d’une nuit ou pour la vie ? Je connais un site qui pourrait m’aider mais j’hésite car le principe me dérange : un site de rencontre n’est-il pas la version électronique des petites annonces dans le journal ? Pour moi, si. Or, à 18 ans, je me souviens qu’avec une copine de fac, on les lisait en rigolant comme des bossues. Suis-je désespérée au point de tomber si bas ? Après un point sur ma situation, je me rends compte que c’est pas brillant : je viens de débarquer dans une ville inconnue, le seul mec que je connais me fait complètement fantasmer mais il a une greluche et bien qu’on habite à 500 m l’un de l’autre, il ne m’appelle pas. Bon, effectivement, je suis désespérée, allons-y gaiement.
 
Bon, je remplis consciencieusement les dizaines de questions qu’on me pose, je suis limite étonnée qu’on me demande pas la couleur de mon string, mais bon… Je ne mets pas de photos puisque je n’en ai pas sur le pc familial et puis, je me dis que je vais rapidement effacer cette fiche, tout ceci est ridicule. Une fois inscrite, je commence à surfer un peu sur les pages des messieurs qui correspondent à mes critères et là, je vois un gars qui me plaît trop, la trentaine, un visage somptueux. J’hésite encore un peu mais dès que je rentre sur Paris, je mets mes photos en ligne, on verra bien. Je n’attendais rien de ce site dès le départ, je voulais plus me trouver un mec en attendant que l’autre plante sa greluche. J’ai eu beau flasher le beau gosse, je n’ai jamais eu aucun retour de sa part.
Deux mois plus tard… 
Au bout de deux mois, j’ai fini par m’effacer, sur un coup de tête similaire, un ras le bol qui ne voulait pas passer, marre des mecs qui se passent de la politesse élémentaire (avant de me demander si je veux baiser, dis-moi bonjour, déjà). Il faut dire qu’à l’époque, je voulais prouver à Julien que je ne cherchais pas que des histoires de fesses et que, lorsque le courant passait (comme avec lui, je pouvais vouloir plus). Le jour de ma désinscription, alors que je recopiais les mails rigolos que j’avais reçus, un gars m’entreprend en chat et il m’a définitivement prouvé que les hommes n’en voulaient qu’à mon postérieur puisqu’au bout de deux minutes, le monsieur me proposait une sieste crapuleuse… Pfffffff !
 
Presque deux mois après ma désinscription, quel est le bilan ? J’ai reçu 265 flashes, rencontré 6 meeticboys (dont Louis, Benoît, Julien et Christophe), brouetté avec deux. Le score n’est pas terrible, il me semble. Concernant Julien et Christophe, la brouette était prévue mais ça a capoté, comme je l’ai expliqué dans les articles correspondant. Ensuite, il y a eu un gentil garçon que j’ai rencontré en tout bien tout honneur. Extrêmement sympathique avec un très beau sourire, je m’étais dit à l’époque que je le garderais sous le coude, en attendant d’avoir envie d’une relation stable. Résultat : après avoir reçu une carte postale de San Francisco, je n’ai plus eu de nouvelles. Sinon, il y a eu Cédric, le pro de l’annulation  de rendez-vous au dernier moment. Lui, c’est intéressant, j’en fais un paragraphe entier.
 
Premier contact sur le chat, dialogue :
Lui : Je cherche une relation sérieuse
Moi : Pas moi
Lui : Ah…C’est quand qu’on se voit ?
Bon, il s’annonce amusant, ce garçon ! On discute sur MSN, je le trouve très sympathique même s’il est assez empressé, j’apprends qu’il a un fils mais peu importe : je n’ai pas envie de l’épouser, juste de le brouetter. On se fixe donc un rendez-vous. Le jour J, texto : « je suis envoyé à Bordeaux pour le boulot pour la semaine, fais chier », un message dans ce goût-là. Après deux semaines de silence, le voilà qui me relance, on se fixe un nouveau rendez-vous. Le jour J, pressentant le coup foireux, je lui demande par texto de confirmer mais évidemment : « je peux pas, j’ai une réunion ». Evidemment ! Le businessman parvient cependant à débloquer une heure dans sa folle journée pour qu’on puisse boire un verre, une heure de discussion très sympathique, il me file un nouveau rencard pour de folles brouettes. Le jour J : je peux pas, je garde mon fils. On se fixe un nouveau rendez-vous, je l’appelle la veille pour confirmer et, une fois de plus : « non, je peux pas, je garde mon fils ». Cette annulation est plutôt bien tombé, finalement, puisque j’ai passé une folle nuit avec Reno et je n’aurais pas été capable d’enchaîner (enfin, je ne crois pas). On se fixe finalement un rendez-vous la semaine suivante, toute la journée, je guette mes mails, persuadée qu’il va annuler, je vérifie dix fois par heure mon portable (mis sur silencieux) mais aucune annulation. Je finis par quitter mon boulot et, alors que j’attendais le métro, le texto tant attendu arrive : « c’est mort pour ce soir, je vends ma voiture. » Bon, je ne l’ai jamais relancé, j’ai de l’amour propre quand même. Alors, autant pour Christophe, je me dis qu’à 22 ans, on peut ne pas du tout assumer la possibilité de relations sexuelles avec une inconnue, autant à 30, j’ai du mal à comprendre ! Ça m’amuserait qu’il me recontacte, cependant, juste pour le plaisir d’annuler cinq minutes avant.
Aucun regret
Donc, si on résume, meetic m’a rapporté 2 brouettes, sur les 6 comptabilisées sur ce blog, soit un tiers… Aujourd’hui, je me rends compte que je les ai tous perdus de vue, sauf Louis. Pourtant, je ne pensais pas que ce serait avec lui que je continuerais à discuter, nous n’avons pas grand chose en commun mais je suis devenue sa confidente meetic. Les histoires qu’il me narrent m’ont prouvé  que j’avais eu raison de fuir ce site. En effet, en ce moment, il est sur une histoire foireuse avant même d’avoir commencé. Cet été, il « rencontre » sur meetic une jeune fille, l’histoire part bien et voici le moment de passer du virtuel au réel. Le deal est le suivant : elle l’appelle un peu avant le rendez-vous pour qu’ils fixent un endroit pour se retrouver. Une heure après le rendez-vous supposé, n’ayant pas de nouvelles de la demoiselle, Louis lui envoie poliment un texto : « je crois que tu m’as oublié ». Silence radio. Quelques jours plus tard, il reçoit un mail de la demoiselle lui expliquant qu’elle venait de perdre sa tante et que son père était à l’hôpital pour un pontage. Elle n’avait donc pas à la tête à ça. Logique mais ça me paraît un peu gros. Quelques jours plus tard, notre ami Louis découvre que la demoiselle s’est réinscrite sur meetic ! Pour une fille qui n’a pas la tête à ça, c’est étonnant. Elle se connecte et il lui tombe dessus sur le chat, l’autre fait l’étonnée et lui dit de l’appeler demain. Louis me raconte ça sur MSN, dialogue (pour bien comprendre l’ironie de la situation) :
Lui : Elle m’a dit de m’appeler demain à 15 heures, elle sera à l’hosto.
Moi : Elle est infirmière ?
Lui : Non, elle est secrétaire.
Moi : Mais qu’est-ce qu’elle va foutre à l’hosto ?
Lui : Elle va voir son père qui a subi un pontage.
Moi : Putain, arrête, elle se fout de toi. Jamais je ne demanderais à un mec de m’appeler alors que je vais voir mon père malade.
Lui : Je sais. De toute façon, faut éteindre les portables à l’hôpital.
Evidemment, quand il a appelé, il est tombé sur le répondeur. Et surprise : aujourd’hui, elle lui a fixé un rendez-vous pour demain soir, il va y aller pour l’envoyer promener… à condition qu’il ne soit pas annulé, Louis a bien compris la leçon.
 
Aujourd’hui, encore, alors que je débutais la rédaction de cet article, qui vient me parler sur MSN ? Benoît ! Alors, là, je tombe des nues. Il me demande poliment des nouvelles puis veut savoir si j’ai un mec. Comme je lui réponds par l’affirmative, il me dit : « ah, tu n’as plus besoin de moi… Même pas pour une fessée les yeux bandés ? » Non, même pas pour ça (surtout qu’on n’avait jamais fait ça, mais bon…). Si je veux des fessées coquines, j’ai ce qu’il faut à la maison. Du coup, il me demande si j’ai pas des copines qui auraient envie de folles galipettes. Et bien, non, j’ai pas ça sous la main, j’élève pas les copines célibataires, moi, désolée. Il m’informe alors qu’il n’est plus sur meetic car il en avait assez, les filles étaient trop chiante, « pas comme toi », a-t-il précisé.
 
Alors, meetic est-il un ramassis de mythomanes, psychopathes et désespéré(e)s ? Non, je ne crois pas. J’ai pris meetic comme une façon de trouver des camarades de brouette, j’ai eu ce que je voulais. Aurais-je pu trouver l’amour sur meetic ? Je continue à en douter, malgré les témoignages qui prouvent le contraire. Certains me rétorqueront que c’est quand même grâce à meetic que j’ai rencontré Arnaud. Certes, c’est le seul point positif de cette folle aventure !

Un samedi soir aux Halles

Que se passe-t-il quand quatre filles plus ou moins vingtenaires (une l’est moins, une l’autre l’est un peu plus) sortent ensemble le samedi soir ? Ça donne un festival de plan dragues foireux.
 
Acte 1 : le branleur
Nous sommes donc 4, toutes issues du blog de Nicolin : Agnès, Sab, Tink et votre aimable blogueuse, moi. On se retrouve toutes puis on chemine direction la rue St Denis. En chemin, nous croisons un jeune homme un peu étrange qui nous arrête et nous fait : « et les filles, vous connaissez je-sais-plus-quoi ? ». On se regarde, toutes les quatre et on répond par la négative. Pas dépité, le garçon interpelle directement Sab en lui faisant : « si, toi, obligé, tu connais ! ». Comme nous n’avons jamais su de quoi il s’agissait, nous n’avons pas compris pourquoi Sab était censée connaître et nous, non. S’ensuit un dialogue passionnant à base de « non-si-t’es sûre-je te jure » et le monsieur finit par nous lâcher. Ce qui  est particulièrement intéressant dans ce petit plan drague vraiment raté, c’est que durant cette folle conversation, le jeune homme n’a pas arrêté de se tripoter, ce qui nous a légèrement interpellées mais, surtout, ça nous a fait beaucoup rire !
 
Acte 2 : la terrasse
Après s’être délectées d’un délicieux repas japonais et après que Tink nous ait abandonnées, nous voici à trois à la terrasse d’un café à refaire le monde en fumant et en buvant. J’adore les soirées entre filles… Nous avons fui l’intérieur car il y avait une soirée karaoké et…hum…comment dire ? Imaginez les candidats malheureux de la Star Ac, ceux qui ne savent ni chanter, ni danser, qui ont le charisme d’une huître (et la vie sexuelle d’un organisme monocellulaire), ceux qu’on ne prend pas dans le château alors qu’ils ont payé une fortune pour suivre les cours privées de la sorcière violette qui sévit dans ledit château… Et bien imaginez que pour se venger, ils aient tous décidé de laisser exploser leur talent sur la scène étriquée de ce bar des Halles. Un jour, il faudra leur expliquer que gueuler n’est pas chanter mais passons.
Nous étions donc sur cette terrasse quand un mec passe en faisant : « vous voulez passer une bonne soirée » et Sab, inspirée, lui répond : « Non, ça va, on passe déjà une bonne soirée ! ». Sab, je sais que tu liras cet article. Tu sais que je t’adore mais, pitié, la prochaine fois qu’un homme que tu ne connais pas t’adresse la parole dans la rue, ne réponds pas… Car le monsieur a pris cette réponse comme une invitation et le voilà qui commence à vouloir s’asseoir. Sab lui rappelle que nous passions déjà une bonne soirée sans lui mais il semble avoir une audition super sélective et le voilà qui nous baratine, sous nos regards condescendants : « Bon, moi, je n’aime pas parler à des gens que je ne connais pas donc moi, je m’appelle X (j’avoue ne pas du tout me souvenir de son nom), là, c’est mon pote Y, et vous ? » Par politesse, on donne nos vrais prénoms qu’il met deux heures à retenir. A présent que les présentations sont faites, il semble convaincu qu’il va pouvoir poser ses fesses sur la chaise qui reste inoccupée à notre table.
X : « Bon, alors, je peux m’asseoir ?
Sab : Non.
X : Mais c’est toi la chef ou quoi ? Tes copines, elles disent jamais rien ?
Agnès + Nina : Hihihihi ! C’est elle qui a répondu, elle se démerde ! »
Bon, au bout de cinq minutes de monologue, le monsieur comprend ENFIN que nous n’avons absolument pas besoin de lui et finit par nous lâcher, ouf !
 
Acte 3  : le romantique
Aux petites heures de la nuit, après avoir siroté de délicieux cocktails colorés, nous décidons de rentrer dans nos demeures, Agnès nous proposant gentiment de nous déposer chez moi pour que Sab puisse attendre les premiers trains dans la chaleur de mon foyer (aucun double sens sexuel ici). Alors que nous nous acheminons tranquillement vers sa voiture, nous croisons un jeune homme qui nous fait une merveilleuse proposition : « wouah, les filles, ça vous dirait pas une nuit de tendresse ? » Forcément, nous avons ri mais nous n’avons pas accepté, merci bien ! Vu la façon dont la proposition a été formulée, nous n’étions pas du tout tentée. Une « nuit de tendresse », pour lui, ça doit être du pilonnage intensif…
 
A Paris, sortir entre filles est toujours une source de joie et de rire infinie, tant les hommes sont excités par cette gentille troupe. Encore, nous avons la chance d’éviter le : « vous êtes seules ? » Non, connard, on est trois, tu vois pas ! En tout cas, on recommence quand vous voulez, mesdemoiselles !

Tel est pris qui croyait prendre

Par Océane
Alors, après avoir un moment envisager de vous narrer mes aventures version vieux magasine psycho à deux balles avec tout un tas de théories recyclées j’opte finalement pour une simple narration façon reportage animalier. Voici donc les dernières nouvelles en provenance de la jungle urbaine rose…
 
Rappel des faits :
A la base une mère célibataire se plaignant de la platitude de sa vie sentimentale et même sexuelle dont la courbe représentative rivalise avec la droiture scientifique de l’électro-encéphalogramme d’une momie de 3000 ans…
 
Suite à une remise en question nocturne profonde entraînant donc une sensation de solitude proche de celle qu’à dû ressentir machin lors de son ascension de l’Himalaya en solitaire, notre jeune mère célibataire décide de décrocher violemment de son train train et d’accepter  n’importe quelle proposition noctambule surtout si celle-ci est incongrue. Elle se retrouve alors à suivre une connaissance féminine à elle dans un bar salsa.
 
3 jours plus tard, notre sujet d’étude atterrit alors à quatre pattes dans les arrières cuisines dudit bar en train de se faire sauter par le barman (accessoirement cubain et frère du patron).
 
L’histoire n’explicite pas les raisons de cette fin mais plusieurs hypothèses sont envisageables :
– L’inaptitude totale du sujet à danser la salsa et à parler l’espagnol.
– L’incroyable don du sujet pour le zouk
– L’alcoolisme profond du sujet entraînant une consommation moyenne de 10 verres de vodka pomme par soirée.
 
Après cette escale imprévue sur un canapé cubain (oui les arrières cuisines cubaines sont prévues pour tout), le sujet est assez troublé : alors c’est ça la vie ? se faire troncher et puis basta ? Se demande-t-elle.
 
N’est-ce pas un peu dégradant ?
 
Sa réflexion se conclura par un magnifique « Je ne sais pas si c’est dégradant, mais sanitairement parlant, c’est salutaire ».
 
Un mois plus tard, notre sujet décide de tirer définitivement un trait sur ses fantasmes passés (puisque, petit rappel, elle prend un nouveau départ).
 
Afin de ne rien regretter, elle va donc passer une dernière soirée sur le lieu de travail de son ancien fil rouge à savoir Dj Kriss.
 
(NDLR : le Dj est une espèce rare et instable toujours à la recherche de nouvelle proie. Pour une raison incompréhensible, probablement un appel hormonal, les futures victimes se portent toujours volontaires. Une autre hypothèse pencherait pour un attrait social, mais aucune études sérieuse n’a jamais valider la question)
 
Une fois sur place et après avoir réglé les problèmes techniques (dus à un oubli de porte monnaie), le sujet passe sa soirée loin de son ex dulciné jusqu’au moment de la fermeture où elle se rapproche de son ex future proie. Car le sujet est bien élevée ! trop bien peut-être vu que dj Kriss fini dans son lit !
 
Celui-ci repart en lui faisant la bise car le dj, lui, est un goujat par définition !
 
Refusant toute réflexion métaphysique sur son manque total de volonté, le sujet part 15 jours en vacances loin du brouhaha nocturne…
 
A son retour, elle revient sur les lieux de son dernier péché afin de se faire un petit plaisir pervers : voir la tête affolée de son ex, le garçon rougissant facilement…
 
Sauf que l’imprévu s’en mêle et que l’acteur principal est encore en vacances.
 
Et ce qui est en passe de devenir un classique du genre se reproduit, encore : le sujet repart avec le Dj remplaçant !
 
Tel est pris qui croyait prendre…
 
Mais que doit penser le personnel restreint de cette petite boîte de nuit ?
 
Là n’est pas la question !!!
 
Car ce n’est pas encore la fin du reportage.
 
La suite des aventures de notre mère célibataire après la pub…

Rentrée amoureuse (Arnaud)

J’ai une théorie sur la vie : elle est bien faite. En janvier, je parlais avec mes amis de promo dont Clara et j’expliquais que je ne comprenais pas l’intérêt de sites comme meetic. En effet, l’amour vient quand on s’y attend le moins, pourquoi provoquer les choses ? Je reste sur cette ligne de conduite. Je me suis inscrite sur meetic, dans le temps, mais pas dans l’optique de trouver l’amour. Et la vie m’a prouvé que j’avais entièrement raison.
 
Je te présente ma copine, tu me présentes ton copain
Mi-juillet, Clara arrive chez moi. Louis vient nous faire un coucou, officiellement pour me rendre le double des clés de mon appartement (que je lui avais donné pour qu’il nourrisse mon chat pendant un week-end en province), officieusement pour rencontrer ma colocataire provisoire. Le lendemain, il me parle sur MSN, me disant tout le bien qu’il pense de la miss. Il m’explique aussi qu’un de ses amis, Arnaud, est chez lui. Dans le délire (je te présente ma copine, tu me présentes ton copain), je lui demande une photo d’Arnaud, il me l’envoie et là, gros coup de cœur : il est très mignon, ce jeune homme ! Louis me donne aussitôt son numéro de téléphone mais je ne le prends pas : je me vois mal appeler un inconnu, comme ça ! Il me fil alors son MSN, avec l’autorisation d’Arnaud et me voilà partie à discuter avec un inconnu.
 
Dès le départ, il me fait bonne impression, je lui envoie quelques photos de ma personne pour le moins flatteuse. Je le trouve drôle et Louis m’avoue qu’Arnaud me trouve sympa. Chouette ! Quelques jours plus tard, Louis organise une soirée crêpe chez moi, j’y traîne Clara qui n’a aucun atome crochu avec son pauvre prétendant. On se rend chez lui (nous sommes presque voisins) et devant son immeuble, j’aperçois un motard qui enlève son casque. Je le reconnais de suite, c’est Arnaud ! Il m’adresse un sourire : il m’a aussi reconnue, et moi, je fonds.
 
La soirée se passe bien, Clara, fatiguée, somnole dans son coin tandis que je discute à bâtons rompus avec Arnaud et Louis, je suis totalement sous le charme des ses yeux verts et de son sourire, il me plaît mais je ne sais pas ce qu’il ressent pour moi. En repartant, je saute partout dans la rue en poussant des : « Seigneur, qu’il est beau, il me plaît, je le veux ! ».
 
Un peu de drague…
Le lendemain, on se retrouve à nouveau sur MSN, il m’explique qu’il a faim et je lui rétorque que j’ai de la pizza chez moi (elle m’a rendue malade, d’ailleurs), on joue à : « je-viens-non-Clara-dort ». Dans le jeu, je lui propose de passer faire un saut le week-end, je lui donne mon adresse. Le lundi, Clara étant partie, je retrouve mon cher Arnaud sur le net et je me mets à le taquiner :
« Ben alors, t’es pas passé ce week-end ! 
– Non car je n’ai pas de moyen de te joindre.
– Serait-ce une façon détournée de me demander mon numéro ?
– Peut-être. »
Comme je suis polie, je lui donne mon numéro et il me donne le sien. Suite de la conversation :
« Ça te dit qu’on mange ensemble, ce soir ?
– Sérieux ?
– Ben oui, pourquoi ? »
Parce qu’Arnaud est joueur et je ne sais jamais s’il fait de l’humour ou non. Une heure plus tard, il sonne à ma porte et nous voilà partis sur Paris en moto, j’adore la balade même si les pavés maltraitent mon pauvre fessier. Il faut savoir que j’ai un fantasme déjà assouvi avec les motards mais un mec qui arrive avec son cuir de motard, ça me rend toujours dingue. On dîne dans un petit resto, on discute beaucoup, son sourire me ravage à chaque fois et quel profil ! Il a un nez sublime, quelle bonheur. A minuit et demi, on se décide à partir, comprenant que le restaurant n’attendait que notre départ pour fermer. Retour en moto, je me colle un peu contre lui, j’adore ce moyen de transport ! Il me dépose chez moi, je lui fais la bise et je pars me coucher. En effet, il faut savoir que la veille, j’avais passé la nuit avec Laurent donc j’avais plutôt envie de dormir.
 
Deux jours plus tard, je reçois un texto : « ça te dit qu’on se voit ce soir ? » Pas de chance, j’avais rendez-vous avec Raphaël donc je lui réponds : « Non, je ne suis pas libre ce soir mais on peut se voir un autre soir, si tu veux. » Réponse : « Bien sûr que je veux. » Moi : « Si je ne m’abuse, je suis libre demain soir. » « Ok mais n’abuse pas trop, je suis un garçon fragile. » Mercredi soir, rendez-vous avec Raph’ et brouette. Jeudi soir, Arnaud vient me chercher à nouveau en moto, on part dans un bar, il m’offre deux bières, on discute amour et couple, c’est fantastique. Il me ramène chez moi, on longe la Tour Eiffel qui scintille encore, j’hésite à l’embrasser mais je me contente de lui faire la bise, ne sachant trop ce qu’il pense de moi. Oui, comme je l’ai expliqué le lendemain à Clara qui venait de me traiter de triple buse (non, elle n’a pas dit ça, elle a dit : « Non mais Nina, attends, c’est clair qu’il veut sortir avec toi ! »), je ne savais pas s’il m’invitait en espérant mélanger sa langue avec la mienne ou si c’était juste parce que ses potes étaient en vacances et qu’il s’ennuyait. Pourtant, Athéna m’avait tiré les cartes quelques jours avant et m’avait dit qu’il ressentait des choses très positives pour moi, même si j’allais avoir une relation sexuelle avec un mec nettement moins correct. Avec le recul, j’ai l’impression qu’elle a eu totalement raison, certain comportements m’interpellent et m’agacent un peu mais peu importe.
 
Le lendemain, on papote sur MSN en tout bien tout honneur, on aborde le sujet ô combien érotique des chatouilles. A un moment, je lui indique que s’il me chatouillait les pieds, il s’exposerait à mes foudres puis la conversation retombe. Voici le dialogue, retranscris à peu près tel quel :
Moi : Tu boudes ?
Lui : Oui.
Moi : Oh, pourquoi ? 🙂
Lui : Parce que j’ai l’impression que tu joues avec moi et je ne sais pas ce que tu me veux.
Dieu merci, j’étais assise, sinon, je serais tombée et je me serais fait très mal. Que répondre ? Feindre l’indifférence ou exprimer mon attirance ? Je suis au pied du mur, je ne peux plus reculer mais je ne me lance pas franchement non plus. Courage, fuyons. Je lui demande donc pourquoi il pense que je joue avec lui et il m’explique que je lui envoie des signes contraires. Franchement, je ne sais pas ce que j’ai fait pour qu’il croit que je n’étais pas intéressée, il ne m’a pas expliqué mais je finis par me dévoiler : « j’allais pas sortir avec toi alors que tu pars trois semaines en vacances, il y a mieux comme début de relation. »
 
Loin des yeux, loin du cœur… ?
Durant ses vacances, il ne m’appelle pas et ça m’énerve, surtout qu’il m’avait demandé l’autorisation de le faire. A quoi ça sert de me dire des jolies choses s’il ne se passe rien derrière ? Un soir, je le retrouve sur MSN, on discute et je joue un peu ma chieuse : « puisque tu ne m’as pas appelée, tu me dois un cadeau ! Et j’espère que tu as pensé à la carte postale. » Bon, je suis un peu agacée par son comportement désinvolte, je comprends que l’adage : « loin des yeux, loin du cœur » se vérifie tant de son côté que du mien. De retour à Paris après une semaine de vacances en province, je trouve une carte postale de Bretagne dans ma boîte aux lettres, je la retourne et là, voici le texte, retranscris dans son intégralité pour toi, lecteur : « : – )) Arnaud ». Y aurait pas un peu du foutage de gueule, là ? Surtout que monsieur en remet une couche dans le côté provocation : deux jours avant, j’avais reçu un texto : « on est à côté de chez toi, t’es où ? lol On est presque arrivés, on va choper la crève tellement il fait beau ». Bon, de un, je lui avais demandé s’ils passaient près de chez moi pour qu’on se voit, donc la première partie du message est quelque peu agaçante. Certes, ils ne sont pas passés par ma ville mais ce n’est pas une raison pour tourner le couteau dans la plaie. Concernant la deuxième partie, je n’ai eu que la pluie durant mes vacances, façon subtile de me le rappeler. Comme je suis une peste, je réponds : « Je suis en string au bord de ma piscine, j’attends un charmant garçon ». La première partie est totalement fausse, il pleuvait des cordes, le thermomètre culminait à 15°… La deuxième partie est vraie, par contre, mais précisons : le charmant garçon, c’est Gauthier ! 
 
On s’approche cependant de notre retour commun, je me décide à faire le premier pas en envoyant un texto hautement érotique : « tu rentres quand sur Paris ? Moi lundi soir ». Hou, c’est chaud ! S’ensuit un dialogue SMS particulièrement torride à base de : « si tu es à Paris lundi, viens me chercher à la gare ! ». Dimanche soir, alors que je suis honteusement avachie dans la voiture paternelle me ramenant de Perpignan où j’avais assisté à une cousinade, mon téléphone portable pousse son horrible chant. Je le saisis nonchalamment, persuadée que c’était Gauthier et, là, mon sang ne fait qu’un tour : Arnaud ! Je lui indique rapidement que je suis en voiture avec mes parents, je le rappellerai plus tard dans la soirée. Effectivement, après un repas rapidement expédié, me voilà à parler une heure avec le jeune homme au téléphone, c’est très agréable. Je retrouve un peu la complicité que j’avais avec lui lors de nos sorties nocturnes. Il propose de venir me chercher mais je lui explique qu’entre ma valise et mon chat, sur le moto, ça risque d’être serré mais il me dit qu’il essaiera quand même de venir me chercher en métro pour m’aider à porter mes valises.
 
Retour sur le lieu du (futur) crime
Lundi, jour J. Je monte dans le train avec ma valise et mon chat, je m’installe à une place qui n’est pas la mienne pour que Kenya et moi puissions avoir un peu d’espace (enfin, surtout moi, elle était dans sa panière, ça ne changeait rien pour elle). Mon téléphone sonne : Arnaud ! C’est bon, il finit tôt, il viendra me chercher ! Du coup, le voyage me paraît très long (surtout que c’est celui où j’ai dû supporter la monstresse blonde). Arrivée à destination, je vais un peu durer le plaisir en consommant une clope sur le quai de la gare mais je la jette alors qu’il restait trois bonnes bouffées dessus, trop impatiente. Je trace, je regarde partout, je n’ai pas mes lunettes donc la tâche est ardue. Enfin, il est là, en chemise bleue… Mon cœur bat la chamade, j’avais oublié à quel point il est séduisant. Il se charge de miss Kenya tandis que je fais rouler la valise. On rejoint une autre gare pour prendre mon train de banlieue mais celui-ci est annulé donc je lui propose d’aller boire un verre, en attendant. On discute une bonne heure puis retour (enfin) à demeure, je libère ma pauvre Kenya toute shootée qui va se baffrer de croquettes (quand même…). On boit un petit verre de vin puis on se rend au McDo (pas le choix) pour dîner, il me parle, je le regarde en admirant son merveilleux profil, j’ai hâte de me retrouver à nouveau seule avec lui, ce qui ne tarde pas trop (l’avantage du McDo).
 
De retour chez moi, on s’installe sur le canapé, je me colle bien à lui, cuisse contre cuisse, bras contre bras, je pose ma tête sur son épaule de temps en temps et…rien. Il s’occupe surtout de Kenya… A un moment, cependant, les choses s’accélèrent. Je portais ce jour-là un pantalon un peu original avec des cordons et il commence à s’amuser à les tirer, je me débats et voilà que je me retrouve la tête sur ses cuisses, allongée sur le dos, immobilisée car il me tenait les mains. Et enfin, il finit par m’embrasser. Puis il rigole et fait : « tu as dû trouver que j’étais long à me décider ! ». Oui, en effet ! Bon séance de pelotage puis il finit par rentrer chez lui sans brouette, malgré mes tentatives pour l’encourager à dormir chez moi. C’est bien la première fois qu’il ne se passe (presque) rien le premier soir !
 
Le lendemain, il va dîner chez sa mère, il revient sur MSN vers 21h30 et m’explique qu’il regarde Koh Lanta, ce qui me fait hurler mais il me répond : « y a rien d’autre à la télé ! ». Subtilement, je lui suggère de faire autre chose comme, par exemple, poser ses fesses sur sa moto et venir passer la soirée avec moi. Un quart d’heure plus tard, le voilà. Cette fois-ci nous finissons la nuit ensemble.
 
Et me voilà maquée !
Je suis étonnée à quel point il est facile de retrouver des réflexes de couple Je me rends compte que cette complicité entre deux personnes, cette tendance à être et non plus paraître avec un homme avec qui on se sent bien me manquait. Pour le moment, tout est rose, forcément, tout est neuf, les inconvénients du couple sont loin. Actuellement, le seul point négatif, c’est l’absence de câlins (même pas sexuels) le matin. A peine le réveil a-t-il sonné qu’il est levé et habillé, à peine un smack et le voilà parti.
 
Ce week-end, on va essayer de se croiser, une fois que j’aurai abandonné mes parents, en visite sur la capitale. Je suis officiellement célibataire mais vus les stigmates d’une vie sexuelle intense qui marquent mon cou (j’ai des suçons, en clair), ça m’étonnerait qu’ils ne comprennent pas.