Les nouvelles amazones

En ce moment, la mode, ce sont les femmes amazones. Enfin, quand je dis en ce moment, ça date d’il y a un petit moment quand même. Depuis Sex and the city ou peut-être même avant, je ne suis pas sûre. Tiens, je ne suis pas sûre ? Intéressant, creusons un peu.

xena-amazone

Quelle est la femme des années 2000 ? Une femme qui s’assume, yeah. Elle baise, elle jouit, elle se masturbe, elle jette les hommes comme les Kleenex sans complexes ni culpabilité. Quoi que… Moi, j’utilise pas les hommes comme des Kleenex, y en a même que j’essaie de garder parce qu’ils me plaisent bien et que l’idée de faire un bon bout de chemin ensemble me donne des ailes. Bref, la femme des années 2000 est une sexuée fière de l’être et qui revendique son donjuanisme. Sur ce point, je suis d’accord. Mon nombre de partenaires sexuels a deux chiffres (mais on s’en fout du nombre exact) et de ce fait, je pourrais passer pour une salope. Mais à part quelques accidents de parcours, j’ai toujours eu du respect pour ces hommes tout comme ils en ont eu pour moi et les souvenirs que j’en garde sont souvent de bien agréables moments. Parce que même si la plupart d’entre eux ne furent pas des officiels, ça n’empêche pas qu’il y avait quelque chose. Pas de l’amour mais une
certaine affection. Bref, j’utilise pas les hommes comme des godes vivants. Et, ô surprise, beaucoup de femmes libérées raisonnent comme moi.

En ce moment tourne une nouvelle pub meetic, censée représentée la femme des années 2000 et que les hommes regardent en croyant avoir tout compris à la gent féminine. Je ris. Je regarde cette pub et je me reconnais dans peu de nanas. A la limite celles qui matent mais nous sommes beaucoup plus discrètes que ça. Et la black qui fout son mec dehors est géniale (quoi que notez que c’est elle qui a fait la valise comme quoi, rien ne change). Mais après, honnêtement, j’ai un rencard avec un mec, je demande pas de capotes à mon collègue car :

– on va chez moi, j’en ai à la maison

– les trois quarts du temps, le mec en a

– y a des distributeurs dans toutes les stations de métro

– mes collègues n’ont pas à savoir que je baise. Je n’ai pas honte d’avoir une vie sexuelle mais j’aime bien que les choses soient cloisonnées.

Sans parler de la nana qui met les mains de son mec sur ses seins sur la moto, pas sûr que ce soit le meilleur endroit pour s’accrocher et forcément, ça casse tout le charme. Moi, j’aime mieux quand un mec arrive sur mes seins après quelques instants de papouilles, dans la logique des caresses. Non mais c’est vrai quoi…

Bon, bref, on nous fait croire que la femme des années 2000 est donc un vrai mec, si j’ose dire, qui ose s’endormir après le sexe et consomme les hommes comme d’autres les dragibus. Ce qui est bien, c’est qu’on substitue un cliché par un autre, on passe direct de Bree à Samantha, en gros, sans transition aucune. Merci les publicistes. Pourtant, j’ai réfléchi à ce « depuis quand on est des Samantha » et je trouve pas de réponse. Tout simplement parce que la femme des années 2000 n’a rien de nouveau, y a bien que des mecs pour penser ça. Revenons un peu en arrière. Le MLF, les femmes qui brûlent leurs sous-tifs, qui revendiquent le droit à l’orgasme, au contrôle de leur corps…. Années 60-70. Nos mamans. Oui, moi, ma mère, elle a beau être vierge comme le veut les statuts de la secte des immac’ réunis que je suis en train de créer avec Vicky, c’est pas précisément le genre prude. Souvenez-vous, ma mère, cet être merveilleux qui rigole comme une bossue devant un tableau qui s’appelle « La pinède en feu » avec un pompier qui tient fermement sa lance (à incendie) au niveau des reins, qui me répond que c’est pas de sa faute si y a plus de vierges à la maison quand je lui dis qu’on devrait acheter la beeeeeeeelle statue de la Vierge dans la vitrine parce qu’on n’en a pas (c’était ironique), qui me répond, quand je m’indigne que les prostituées ne soient payées que 30 euros la pipe « bah, au moins, elles sont nourries ». Là, voilà, ça, c’est ma maman. Pas hyper coincée du cul (mais toujours vierge). Et même, quand je lis, je constate que des femmes jouissantes et amatrices de sexe, des maîtresses femmes, ça n’a rien de nouveau. Oui parce que faudrait pas croire que l’orgasme, c’est une spécialité des femmes des années 2000, on n’a rien inventé.

Alors, vous allez me dire « ouéééééééé mais attends, on drague plus comme avant, vous êtes plus entreprenantes ». Heu, vous en savez quoi ? Oui alors certes, dans la bourgeoisie du XIXe, la séduction était ultra codée mais vous croyez vraiment qu’à la campagne, dans les bals populaires et autres, seuls les hommes prenaient les devants… Les femmes ne sont pas des saintes vierges (sauf ma mère), il serait temps d’atterrir. Parce que si vous attendez que les publicistes vous donnent une image (fausse) des femmes, vous êtes mal barrés messieurs.

Elucubrations nocturnes

 Par Tatiana
 

La nuit, souvent je fais des rêves. Oui, bon je sais tout le monde en fait. Mais le truc c’est que moi je m’en rappelle tout le temps (car en général je me réveille juste après et je me rendors aussi sec), et qu’ils sont assez bizarres. Mon inconscient aime à s’exprimer haut et fort. Déjà quand j’étais au lycée, une des premières choses que je faisais en arrivant le matin c’était raconter mes rêves devant une audience mi-captivée, mi-interloquée devant mon imagination nocturne. Aujourd’hui ça continue. Je pourrais écrire un livre sur mes rêves. Une de mes amies m’a même dit que mes rêves étaient tellement bizarres qu’elle va m’acheter un livre sur l’interprétation des rêves pour mon anniv. Faut dire que les psychanalystes se régaleraient tellement ils sont symboliques.

L’autre soir mon inconscient a remis ça, une fois de plus. Voici ce dont je me souviens, donc pardon pour les choses peu claires :

Je suis dans mon appartement et il fait jour. Je dirige mes yeux vers ma fenêtre et là à mon grand étonnement et énervement, je vois un mec (le chanteur Raphaël) sur mon balcon me regardant avec l’œil pervers et avec le sexe qui sort de son pantalon. Ca me met hors de moi et je lui hurle dessus (mais il se marre) et je finis par appeler la police. Mais comment est-il arrivé sur mon balcon ? Alors en fait il à balancé une corde par-dessus la fenêtre et il a fait genre je m’accroche à la corde. Oui parce qu’il habite l’immeuble en face et il faut savoir que ma rue est très étroite et que de ma fenêtre à celle de mon voisin y a pas tellement de distance. La police met un certain temps avant d’arriver et au final je me rends compte d’un coup que je suis tranquillement en train de parler avec lui chez moi. Ni une ni deux je le remets dehors et je ferme les volets pour être sûr qu’il ne remette pas les pieds chez moi. C’était un conseil de la police. De son côté je crois que la police lui interdit de remettre les pieds sur mon balcon et il doit jeter sa corde sous peine de grosse amende. Après je ne me rappelle plus de rien, j’ai du me réveiller je crois.

Bon et là c’est seulement un aperçu, il est pas si bizarre que ça ce rêve. J’en ai fait des pires, dont celui ou des extraterrestres qui ont l’apparence de la faucheuse, descendent sur terre (enfin chez mes parents) et je me bats contre eux. Ou encore celui où je vois un chat s’éventrer devant moi (tout en me parlant en même temps) et se recoudre ensuite. Celui là il m’avait traumatisé à l’époque. J’en passe et des meilleures cela va s’en dire.

Vous l’aurez donc compris, ma vie nocturne est aussi folle que ma vie normale. Mon paysage onirique est très varié, on ne peut pas dire que je n’ai pas d’imagination. Par contre, soyez gentils de ne pas trop interpréter mes rêves. Si justement cela apparait codé c’est bien pour que ça n’arrive pas jusqu’à ma conscience.

Mettre la photo de son ex à poil sur le net, c’’est pas sport

Aujourd’hui, j’ai pas envie de faire un article sérieux parce que là, je viens de finir un article sur la bataille juridique autour de l’avortement au Portugal (aujourd’hui, c’est encore illégal) et que dès que j’ai fini ici, je passe sur le retour des brigades rouges en Italie. Bref, je m’éclate. Donc légèreté est mon amie, parlons de conneries.



L’autre soir, je regardais la navrante émission Paris Dernière présentée par la voix sexyssime de Xavier De Moulins. Non mais sans déconner, une voix pareille qui vous susurre des mots cochons pendant la brouette, rien que ça, ça vous file un orgasme. Bref, c’est pas le sujet. A un moment, il interviewe un mec que je trouve méga choupi de prime abord, genre brun mal rasé mais là, le mec explique qu’il gère plusieurs sites pornos et de suite, je le trouve moins sex. D’ailleurs il filme une nana topless pas belle du tout qui est là pour se venger de
son mec. En gros : « regarde mon corps, tu l’auras plus jamais ». Ouais, super, ça fait trop rêver…

Du coup, je me dis que je pourrais faire un article sur ma superficialité genre « le mec méga choupi, à partir du moment où je sais qu’il fait dans le porno, ça me refroidit un peu » mais étant curieuse, j’ai cherché sur le net pour trouver le lien du site. Et en fait, y en a deux. Celui de notre ami (Milukman, pour ceux qui veulent chercher) d’abord où faut payer pour avoir accès à pas mal de choses, notamment le top moche « vengeance censurée car filles trop moches » (pourquoi tu les publies alors ?). On apprécie l’élégance de la chose. Bon, bref, c’est surtout un site qui permet de retomber sur tous les sites pornos du monsieur, c’est pas très drôle.

 

J’en ai trouvé un autre un peu plus marrant même si, quand même, c’est un peu bof. Des nanas à poil, des maigres, des minces, des normales et des un peu rondelettes (mais pas énormes non plus). Des photos d’une finesse folle. Bon, je regarde et je lis les textes, c’est rigolo. J’ai beaucoup aimé le « je mets pas ta tête car je te respecte ». Ou le « t’es qu’une sale pute, je veux plus voir ta tête de c******* ». Oui, pute, ça passe mais connasse, ne dépassons pas les bornes. Y a aussi ceux, très courageux « comment j’ai pu me taper un thon pareil ? ». Ben, je sais pas mon gars, à toi de nous le dire. Bon, les filles, si vous avez posé à poil pour votre mec et que vous lui avez fait un coup de pute, allez vérifier… Ou si la rupture s’est mal passée parce que bon, on n’a que la version des indélicats. Quoi qu’il en soit, je trouve pas le procédé très correct. Perso, si je fais assez confiance à mon mec pour poser devant lui à poil, j’ai pas envie qu’il s’en serve comme ça. Perso, les photos de mes exs à poil, je les garde pour moi. Remarque, le seul que j’ai à poil dans toute sa superbe, ça lui ferait une sacrée pub parce que mmmmmmm… elle serait ratée, ma vengeance ! Du coup, à partir de maintenant, je suis officiellement traumatisée et je poserai jamais nue pour un mec. Non parce que pour le coup, vous manquez d’élégance messieurs parce que j’ai beau chercher, y a pas l’équivalent masculin… Parce que très franchement, faudrait vraiment qu’un mec me trompe avec ma sœur et ma mère pour que j’en arrive à un tel comportement. Parce que bon, c’est peut-être rigolo de prime abord mais je trouve ça un peu bof comme vengeance. D’abord parce que ça n’a rien d’original. Ensuite, je me dis que certaines choses doivent rester privées. Puis en plus, une fois la colère passée, vous risquez de regretter mais tout le monde aura vu votre ex à poil, peut-être même son boss.

 

Alors si vous avez des envies de vengeance, vengez vous plutôt des pigeons parce que, ça, c’est des sales bêtes. Ca pue, c’est moche, con, ça envahit tout partout, ça salope tout et en plus, ils me font peur. Oui, quand je passe sous un vol de pigeon (parce qu’ils pullulent à ma gare), j’ai toujours peur de me prendre du guano sur la tronche. Parce que tout le monde s’en prend un jour ou l’autre, surtout quand il faut pas. Genre mon père le jour d’un enterrement, pile sur le smoking noir. Ca aura eu le mérite de faire marrer les gens mais bon… Donc voilà, faites comme moi, détestez les pigeons et vengez vous d’eux !

Allez, promis, la prochaine fois, je fais un article plus sérieux.

PS : Ouééééééééé, c’est vraiment la photo de mon ex à poil là, mais j’ai « coupé » l’essentiel… Tant pis pour vous!

Le retour

Par Lucas

Salut à tous !

Je voudrais commencer cet article par des excuses envers tous les djeunes cool qui ont participé à la Vingtenaire Academy. En effet, je n’ai pas vraiment eu le temps d’écrire des choses sur le site des Vingtenaires avant le nouvel an pour cause de « cours intenses »avec une grosse charge de travail (si,si, en école de commerce on peut bosser boucou boucou, je vous promets : c’est même un acte de quasi rébellion!). En ce qui concerne la période qui suit le nouvel an j’ai une bonne excuse. Pas d’accès Internet ni de quoi écrire jusqu’à la mi fevrier…

Pour résumer…

J’ai passé mon réveillon chez une amie à Molitor à Paname. On avait fait les choses en grand : open champagne pour la soirée. J’avais même ramené un grand cru classé de Reims! Donc une soirée tres sympa. As usual puisqu’on remet le couvert là bas depuis 3 ans dejà.
Sur le coup de 2h00, je refuse de ramener une copine parce que je me sens un peu bourré. Je pars alors comater « un peu » sur le lit où tout le monde avait déposé manteaux et sacs… Vers les 6h00 je décomate… Ouais je sais, je profite trop de la vie, je suis trop un teuffeur de ouf… Bouh Lucas, tu sors!!!!

Vers 6h40 je pars de chez la copine. J’en profite une fois dans ma caisse pour faire un alcootest. Negatif. Du coup je démarre et je m’arrête devant le feu rouge qui est à coté du lycée La Fontaine
C’est mon dernier souvenir…

2 minutes plus tard, devant Roland Garros je percute à 100 km/h un arbre (la trace y est encore)
Merci le Samu, appelé par un temoin, d’arriver en 5 minutes.
Merci le Samu de s’échiner une heure à me désincarcérer.
Merci mon moteur d’avoir choisi de rentrer dans l’habitacle coté passager et non de mon coté…

S’en suivent 12 heures sur le billard à l’Hosto Georges Pompidou.Sic.

Puis un coma artificiel de 7 jours… Je vous raconte pas l’angoisse de mes parents…

Et puis on me réveille…C’est là que ça devient fendard.

Je commence à enchaîner famille et infirmières en anglais, voire en italien. Ouais paye ton coté international… Paye tes séjours à Vancouver et Milan!!
J’enchaîne avec des énormités. Du genre quand on me demande où je suis je réponds, sûr de moi : « A DesMoines,Iowa, USA. »
Sachant que je n’ai jamais mis les pieds à Des Moines !!

Dans le même genre, je saoule tout le monde en disant qu’un de mes potes est dans le placard en face de ma chambre et que j’ai vu sa gueule à travers la vitre de la porte dudit placard. Bien sûr à part ma grand mère personne n’est allé vérifier…
En ce moment ma soeur me fait un best of des conneries que j’ai pu proférer ! Je vous tiens au courant…

Bilan de tout ça : une jambe cassée en 4 avec le genou incrusté ds le tableau de bord, transpercé par le tibia (oui je suis trash) un bras cassé et des problèmes sur la mémoire à court terme : genre on me donne 3 mots et 5 minutes plus tard je m’en rappelle de 2 seulement.. C’est sur que passer de 100 à 0 sur un mètre c’est pas cool pour la tête…
Mais j’en viens au sujet principal de mon article.

Debut février j’ai été transféré ds un hosto spécialisé en banlieue ouest.
Et là c’est du trash.
Certains patients sont là depuis 1 an. Certains sont des légumes. D’autres mettent 30s à répondre à une question. D’autres ont perdu l’usage de la parole et annoncent des choses pour être compris. D’autres « parlent » par clin d’oeil…
Glauque..

A les voir, tous les jours je me dis que j’ai eu de la chance et que j’ai le devoir de sortir au plus vite pour donner la place à qui en a plus besoin…Du coup je me defonce en kiné tous les jours pour passer au plus vite dans un système d’hosto de jour où je vais venir 3 jours par semaine pour des exercices de kiné, d’ergo, etc…

Alors si vous avez une suggestion à me faire, des conseils à me donner pour apprécier la vie à 100%, sur des choses que je pourrais effectuer à la sortie, je suis preneur !!! Pas un truc sentencieux du genre « Lucas, roule moins vite! » Je parle de comportement avec les copains, la famille, tout ça : d’avenir !
Merci à tous
Et encore desolé pour les candidats de la Vingtac. Je ne garantis pas de pouvoir faire d’autre contributions rapidement parce que cet ordi est à un coloc de chambre qui part dans 10 jours… Mais dans un mois…

Lucas

La gratuité, ça coûte cher

Début janvier, je suis allée prendre un verre avec Lo, notre amie New Yorkaise de passage sur Paris. Elle travaille dans la comm, métier assez proche du mien donc ça crée pas mal d’affinités, surtout qu’elle s’intéresse pas mal au cinéma et moi, comme je bosse sur Modo… A un moment, elle me parle de viadeo, site Internet permettant de se faire un réseau. Si je veux, elle m’invite. Oui, je veux bien

Comme je fais les choses bien, je remplis mon profil, j’envoie des invitations à tout le monde ou presque et je me retrouve rapidement avec 8 contacts donc certains qui en ont très beaucoup donc j’ai plein de gens en contact indirect. Oui, je vous explique comment ça marche : je linke les gens que je connais, par exemple, ma sœur, qui est donc un contact direct. Ses contacts à elle sont des contacts niveau 2 pour moi et les contacts des niveaux 2 sont des niveaux 3 et les contacts niveau 3 sont niveau 4. T’as compris lecteur ou je t’ai déjà perdu ? Bref, c’est top pour se faire des relations, ouah ! Je m’inscris aux « hubs » (fils de discussion) qui m’intéressent genre « recherche d’emploi » et « journalisme ». Bref, je le trouve fantastique, ce site.

Mais, il y a un mais. Au bout d’un mois, hop, ma période d’essai est terminée et là, ô surprise, je ne vois plus les noms de ceux qui visitent ma fiche, je peux plus entrer en contact avec les gens, je peux plus faire des recherches par mot clé. Je décide donc de m’abonner, pour voir. Ah oui mais c’est vachement bien foutu : ça me coûte 5 à 8 euros par mois, soit un versement unique de 125 euros (parce qu’on en prend pour plusieurs années) ! Heu… Ils sont cons ou ils ont pris des cours ? Résumons-nous : voici un site qui permet de se créer un réseau de relations, ce qui nous
aidera dans notre recherche d’emploi (car y a pas mal de gens qui cherchent du taf dessus). Et pour se faire, je dois payer 125 euros. Ben oui, chuis au chômage, j’ai tout à fait les moyens de me payer un abonnement à 125 euros, tiens ! Là, j’avoue que j’ai du mal à saisir le raisonnement. Je peux tout à fait concevoir que ce service soit payant mais ils pourraient pas mettre soit des tarifs moins onéreux, soit la possibilité de payer effectivement par mois ? Non parce que, sincèrement, je me demande qui peut bien payer autant juste pour ce genre de site. Parce que bon, une fois qu’on est mis en contact, voilà, c’est fait. Après, on s’écrit pas des mails sur le site, on bénéficie juste du réseau de ses amis.

Une fois de plus, je me dis qu’un outil qui serait fantastique pour les chômeurs nous est limité par les prix. Parce que le problème, c’est que je ne peux être sûre de trouver du boulot par là mais c’est une piste comme une autre et c’est dommage que je ne puisse pas pleinement en profiter. J’ai un peu l’impression que c’est un espèce de club des cadres où les gens sans emploi sont tolérés mais bon, on va pas trop faciliter leur intégration non plus. Tant pis si ce sont les chômeurs qui pourraient le plus profiter de ce genre de site.

Alors voilà, moi, je suis emmerdée. Parce que je peux pas me permettre de me fermer une voie intéressante mais que payer 125 euros (c’est le forfait le plus intéressant), je trouve que c’est vraiment trop cher pour les services que l’on m’offre. Et puis je suis un peu dégoûtée car je ne pensais pas que la version gratuite était aussi limitée. Heureusement, dans mon récapitulatif hebdo, je vois le nom de la personne ayant visité ma page (notamment un blogueur que je connais de nom mais je sais pas s’il a percuté que c’était moi, vu que j’ai pas parlé des vingtenaires sur viadeo,
des fois que vous auriez envie de fouiller). Bref, c’est un outil fantastique mais cette sélection par l’argent me gonfle profondément. J’ai cherché le bouton contact mais j’ai pas trouvé, histoire de leur suggérer de changer un peu de formules. Parce que payer 5 euros par mois, ok, 125 euros d’un coup, non. Faut que je vive, moi aussi…

Enfin, je ne désespère pas que ça évolue… On ne sait jamais !

Listing de la semaine

Voilà un article vite écrit et rigolo, peut-être que je vais en faire un rendez-vous incontournable du samedi. Ou ça va me gaver et je le ferai pas. Bref, je suis une grosse rebelle, na. Alors, pensées de la semaine

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– dans la série « dans ma famille, on est pas toujours doués », cette semaine, on découvre que Carambar, le chaton de ma sœur est en fait… une chatonne. Cette semaine, ma sœur, son namoureux et donc leur chat sont partis chez mes parents. A peine arrivé, Carambar comme à se frotter partout en roucoulant bizarrement et en mettant son cul à l’air dès qu’on l’approche. Soit il est gay passif, soit il est femelle. Après vérification, il est femelle. Ben ma sœur qui voulait le castrer l’a finalement ovarectomisé. Il était temps car la pauvre bête était en pleine chaleur donc n’arrêtait pas de miauler et de tripoter Clio, la chatte de mes parents. Et voilà, à force de la traiter comme un mâle, on en a fait une chatte lesbienne (je vais attirer plein de pervers, là).

– vendredi matin, j’ai accumulé les catas. Levée à 8h20 (si, si). 8h40, je suis habillée, il me reste 20 minutes pour me maquiller et boire un café donc je décide de lancer le café avec ma nespresso mais le réceptacle à capsules vides est plein et en vidant les capsules dans la poche qui me sert de poubelle, j’ai foutu du café partout par terre donc je nettoie (les lingettes grattantes qui sentent puent le citron de M. Propre sont top). Après, je remets la capsule dans le nespresso mais j’arrive pas à fermer le truc donc je renverse la machine pour récupérer ladite capsule et en fout partout. Oui, le matin, je suis extrêmement blonde. Du coup, je suis à la bourre, du coup, je rate le train. J’arrive sur le quai et lit en attendant le train suivant, hop, je monte dedans, j’arrive à la gare pour prendre le RER et là, je réalise que nous sommes le 02 du mois… et que j’ai pas racheté de carte orange (mon grand classique, ça). Bon, c’est pas grave, je vais me démerder. Je me rapproche des portiques et je vois des agents RATP, et meeeeeeeerde ! Mais ils regardent la bandas qui joue donc je demande à un monsieur s’il peut me laisser passer avec lui et hop, me voici devant le guichet automatique… Et là, je me souviens que ma carte bleue trône fièrement sur mon meuble d’entrée, chez moi… Ok, je suis vraiment gourdasse quand je m’y mets.

– j’attire les gosses, c’est un fait. Mardi, je suis allée au salon de thé avec Summer, un salon de thé très classieux, très smart (très cher mais on s’en fout, on se fait plaisir). Et bien en 3h, la table voisine a été occupée par trois groupes différents dont deux avec enfants… Et ils étaient systématiquement à côté de moi !

– la semaine prochaine, je vais bosser à la bibliothèque, ça me fera du bien de changer d’air. Ou alors au Starbucks, surtout qu’ils sont toujours beaux, les serveurs, et que ça fait toujours du bien aux mirettes. Et puis ça sent toujours bon le café.

– faut que je me remette au sport.

– la semaine dernière, j’ai vu un trop beau cahier, j’ai hésité à l’acheter mais quelqu’un a été plus rapide que moi. Depuis, je culpabilise, ce cahier m’obsède

– ca y est, j’ai acheté mon appareil photo. Mais je l’ai pas encore reçu

– le printemps arrive, la Kenya est roucoulante et j’ai 10 idées à la minute.

– par contre, des fois, j’ai des réflexions vraiment très connes. Par exemple, jeudi soir, je somnolais sur mon canapé, enroulée dans ma belle couverture violette quand je remarquais qu’en France, on avait la fin de semaine qui correspondait à jeudi/vendredi alors que le week-end, qui veut dire la même chose, désigne le samedi et le dimanche. J’ai trouvé ça fascinant, sur le coup.

– vendredi, suis allée à l’expo Doisneau avec Summer et j’ai vraiment adoré, j’ai acheté un livre de photos du coup. Et quand j’aurai reçu mon appareil, je ferai ma Doisneau, na

– y a des mecs qui sont vraiment des connards (pas le mien). Je croyais en avoir une belle collection mais finalement, y a des copines qui ont trouvé pire. Mais bon, je me dis que ce genre de comportement, on le paie toujours à un moment ou à un autre.

– chéri, je fais comment si j’ai un entretien avec la trace que j’ai dans le cou, maintenant ? (mais je t’en veux pas ! Hihi)

Voilà, une semaine bien remplie, en somme !

Entretien pluvieux, entretien merdeux

C’est l’ébullition, les entretiens s’enchaînent ! Après avoir caressé le rêve d’un CDI y a 15 jours, j’avais un nouveau entretien, mercredi. Cette fois, c’était pour un magazine étudiant donc je laisse tomber le tailleur et m’habille simplement,maquillage et hop, je suis prête. La veille, Mappy m’avait informée que je mettrai une heure pour y aller (putain !). Bon mappy, il veut que je prenne un bus puis le métro puis le métro puis le tram. Moi, j’ai fait train-métro-tram, faut pas déconner non plus.

15h45, me voici partie avec mon press book sous le bras (2 bons kilos), je prends le train puis le métro, puis le tram. Arrivée à la station de tram, je suis un peu perdue mais je retrouve mon chemin, même si Mappy n’avait pas eu la bonne idée de me mettre tous les noms de rue. Je n’avais jamais mis les pieds dans ce quartier et je me perds rapidement. Oui je devais prendre la rue « poète du XXe siècle », mappy m’a dit que c’était la première à droite. J’arrive à la première à droite : rue « philosophe du XVIIIe ». Huuu ? Heureusement, j’ai mon GPS personnel, j’appelle ma sœur (elle est en vacances donc je peux l’embêter). Je finis par arriver à la bonne adresse, un peu excédée par la nullité de Mappy et mouillée grâce à la pluie. Je suis face à un immeuble résidentiel… Hein ? Bon, j’ai déjà 2 minutes de retard, on va pas la jouer fine, j’appelle et j’apprends que ce que j’avais pris pour un cabinet médical était en fait le centre social du groupe qui édite le magazine. Bien. Je rentre, un peu étonnée par l’exiguité des lieux mais soit. Je m’assois sur un canapé et au bout de 10 minutes, le rédac chef me récupère pour l’entretien le plus édifiant de ma vie.

Dès le départ, j’avoue que je le sentais pas trop : il m’avait envoyé un mail pour me proposer un entretien, j’avais appelé tout le vendredi mais sa secrétaire n’avait pas « son agenda » et enfin, lundi, j’ai droit à un rendez-vous. Et puis le mail ne précisait pas le pourquoi de l’entretien (pige ou poste). Je sens que je vais arriver devant un mec qui ne sait absolument pas qui je suis. J’ai donc pris un CV en prévision et ça ne rate pas : « vous êtes là pour l’annonce ? ». Non, moi, je suis Mlle candidature spontanée… Bon, il regarde mon CV deux minutes par politesse, bloque sur un webzine où je bosse qui s’adresse aux étudiants. « Ah, des concurrents ! », il fait mine d’aller sur le site alors que je lui propose de lui montrer mes articles, je lui dis dans quelle rubrique je bosse mais il a l’air de s’en foutre. Puis il me demande si je suis encore étudiante. Non, je ne le suis plus (c’est marqué sur mon CV…). Donc je l’intéresse pas. En effet, ce magazine est écrit par des étudiants bénévoles, « ça leur fait une bonne expérience » et « vous comprenez, je vais pas payer pour ce que j’ai déjà gratuitement ». Oui, il a dit ça le monsieur. Mais peut-être que quand ils auront recruté quelqu’un pour le site Internet, ils auront besoin de moi ponctuellement pour des piges.

Là, il jette un œil sur mon CV : « mais vous vivez à Paris ou à Toulouse ? ». Tiens, mon adresse postale manque de clarté, visiblement… « Paris ». « Et vous connaissez pas deux étudiants sérieux à Toulouse ? J’en cherche pour distribuer des journaux devant les lycées pendant une semaine ». Ah ok, en fait, il me prend pour la VRP de Manpower, je comprends mieux la raison de ma présence. Non, je connais pas. Et même si je connaissais, j’aurais pas donné les noms, ça va aller, la blague. Je lui explique qu’à mon âge, mes collègues ont généralement fini leurs études. « Ah oui, 26 ans, vous êtes une vieille… ». Et ma main dans ta gueule, elle va être vieille ? Bon, l’entretien se termine là, il me dit de le recontacter dans quelques temps pour voir s’il a des piges pour moi puisqu’il me dit honnêtement qu’il ne me recontactera pas, lui. Ça a le mérité d’être clair. Il ne me raccompagne même pas à l’entrée, ne me serre pas la main, rien. Non mais si je le dérange, il a qu’à le dire, moi, ça m’a tellement éclatée de me taper une heure de RATP, tiens.

Une fois dans la rue, j’appelle ma sœur et lui raconte, excédée. Franchement, s’il voulait juste avoir accès à mon carnet d’adresses, il suffisait de régler ça par mail, je n’ai pas 2h30 à perdre en pleine après-midi pour ce genre de bêtises. Surtout que bon, ça fait quand même naître un espoir, tout ça pour rien, pas même un embryon de pige. Dommage, je trouvais ce magazine de qualité, il est clair que j’aurais écrit pour eux quand j’étais étudiante si je savais qu’ils fonctionnaient pour ça. Mais là, j’avoue que me faire venir sans même savoir pourquoi, ça me dépasse totalement. S’il croit que j’ai que ça à faire de perdre deux heures en plein après-midi…

Du coup, en rentrant, je me suis acheté des fruits de la passion, de l’ananas, je me suis fait une timballe de coquilles St Jacques. On se console comme on peut. Le pire c’est que s’il avait présenté les choses autrement, j’aurais pigé bénévolement pour lui car il me manque carrément une expérience dans la presse ado magazine. Mais là, j’avoue que ça a refroidi mes ardeurs. Et ça m’a un peu vrillé le moral aussi parce que cet entretien, c’était un peu une bonne nouvelle et ça s’écroule comme un soufflé. Ma mère m’a demandé pourquoi je l’avais pas franchement envoyé chier mais je préfère éviter de me griller, on ne connaît jamais les connexions entre les gens. Enfin, au moins, je vois le positif : j’ai pris le tram.

Réflexions en tous genres

Par Tatiana

Bon alors j’ai envie de faire un article mais j’ai pas de trucs précis à raconter. Je vais vous faire ma journée d’hier. Hier j’ai été mangé avec des gens de mon ancien stage, et comme d’hab j’ai appris plein de ragots. Cette boîte est pleine de gens qui s’aiment pas. C’est hallucinant comment ils taillent les uns sur les autres. Le seul hic c’est que moi je m’entends avec deux groupes différents alors ça me gêne un peu quand ils se crachent dessus. Des fois j’ai l’impression d’être l’enfant dont les parents se dispute la garde. C’est assez étrange. Bon de toute façon je suis obligée de m’y faire. Parmi les gens avec qui j’ai mangé hier midi, il y a barbe rouge. Non il a pas de barbe rouge en vrai mais je trouve que ça lui va bien comme surnom. Barbe rouge je l’apprécie, il est sympa. Le seul hic c’est que plus ca va et plus j’ai l’impression que lui il m’aime plus que bien. Je vous vois venir vous allez me dire « mais pourquoi tu dis ça t’as pas de preuve… », ben si j’ai des trucs qui me mettent la puce a l’oreille et aussi mon intuition qui ne me trompe jamais. En tout cas sur ce plan, elle ne m’a jamais fait défaut. Alors ça m’embête carrément, parce que déjà barbe rouge il a une copine que j’aime beaucoup et aussi parce que moi j’ai pas envie de ça. Je crois que dans ma chance il tentera rien même si a une soirée y a pas très longtemps j’ai vraiment flippé qu’il dérape. Du coup j’aime pas trop qu’il paie mes repas quand je le vois, ça me mets mal à l’aise.


Et puis mon ex c’était un ami de lui, même s’il sait rien de tout ça. Je me demande ce qu’il en penserait s’il savait. Je me demande aussi si c’est pour ça que mon ex il avait autant peur qu’il le sache. Parce que a chaque fois que je lui demandais pourquoi, il voulait rien me dire. J’adore me retrouver dans des triangles foireux. Enfin bref, après j’ai fait des trucs l’aprem rien de transcendant, à part peut être une queue immense à la poste (l’enfer!). Dans ma chance, il y avait un guichet spécial retrait de lettre.


Le soir je suis allée boire un verre avec Cynthia et un mec qui est l’ex de sa sœur. J’ai trouvé ça plutôt marrant qu’elle ait gardé contact avec un ex à sa sœur. Elle m’a expliqué qu’ils étaient restés super longtemps ensemble et que sa sœur l’avait dégagé du jour au lendemain. On a passé une bonne soirée mais je crois qu’on l’a surpris par moment sur ce qu’on disait. On a parlé quasiment toute la soirée cul et histoire d’amour et on l’a un peu scotché quand on lui a expliqué comment des fois la drague dans les entreprise ça peut vite devenir relou. Tout le monde sait que dans les entreprises le jeu de séduction est de rigueur, c’est comme une règle tacite. On fait tous ça, mais y a des degrés différents. Le petit jeu de séduction pour avoir tes infos plus vite ou autre ça c’est normal, mais après t’en a qui croient que c’est la fête et que tout est permis. Là, t’es obligée de les remettre à leur place et en même temps tu peux pas y aller franco car c’est tellement fait par sous-entendus que l’autre serait capable de te dire que tu te fais des idées. Sans compter que des fois c’est un de tes supérieurs. La pauvre Cynthia c’est des chauds du cul dans sa boîte et franchement elle se fait tout le temps draguer par les mecs. C’est un peu abusé car ils la draguent vraiment de manière pas du tout respectueuse, et souvent bien sûr ils sont mariés ou en couple. Ca donne une très belle image de la gent masculine.


La soirée s’est passée et chacun est rentré chez soi. Ce matin Cynthia m’envoie un mail en me disant que l’ex de sa sœur je lui ai bien plu. (là je viens de réaliser que ça fait très narcissique comme article mais normalement je suis pas comme ca). Bon mais moi je le trouve sympa mais c’est tout. Mais par contre à chaque fois que je rencontre un mec qui me plait pas ça me fait culpabiliser. Je me dis est ce que je devrais pas plus apprendre à le connaître ? est-ce que vraiment il n’y a rien qui m’attire chez lui ? Pourtant c’est pas de ma faute, je devrais pas culpabiliser, et pourtant je le fait. Faut dire que ça serait plus simple s’il m’avait plu. En fait je crois que ça me donne l’impression de jouer la nana genre hyper difficile qui crache sur tout. Oui alors c’est vrai que je suis un peu difficile. Et d’ailleurs je me suis engueulé avec des amies la dernière fois a cause de ça. Elles veulent absolument me caser avec un mec qui ne me plait pas. Le problème c’est qu’elles elles le trouvent bien alors elles comprennent pas pourquoi moi non. Limite elles me disaient genre « vas-y fait un effort ». Mais je comprends pas qu’on puisse avoir cette conception de l’amour. Normalement tu dois pas avoir besoin de faire des efforts, surtout au début. Je m’étais super énervée à essayer de leur faire comprendre que moi je marche pas comme ça. Si y a rien dès le début ça viendra pas ensuite.


Alors à quand le mec à qui je plairais et qui me plaira ?

Sri Lanka : l’’impossible paix ?

Fin octobre, les violences ont repris de plus belle au Sri Lanka, alors que les rebelles Tamouls et le gouvernement sri-lankais se rencontrent à Genève pour tenter de trouver un accord de paix. Mais les diplomates ne se font guère d’illusions sur l’issue des discussions.

srilanka

Les affrontements ont repris au nord-ouest du Sri Lanka, alors même que rebelles Tamouls et membre du gouvernement sri lankais tentent de trouver un accord de paix à Genève. Pour la première fois depuis huit mois, les deux partis ont accepté de se rencontrer afin de tenter de mettre fin à la violence qui déchire l’île depuis plus de trente ans. Ceci étant, les diplomates ne fondent guère d’espoir sur cette rencontre bilatérale étalée sur deux jours. Depuis la dernière concertation en février dernier, pas moins de 3000 personnes sont décédées lors de combats. Durant le mois d’octobre, 250 militaires ont été tués lors de deux attentats suicide. Côté tamouls, la police sri lankaise a retrouvé deux corps d’activistes suite à une attaque contre une patrouille. D’ailleurs, l’attentat le plus meurtrier de cette guerre a eu lieu en octobre, tuant 103 personnes et faisant 150 blessés parmi les soldats gouvernementaux.

 

Un conflit qui s’éternise

Or, en février, les deux partis s’étaient engagées à ne plus recourir à la violence, promesse qui n’a pas été respectée, d’où le pessimisme des diplomates. D’ailleurs, alors que se déroulait la rencontre, un soldat a été abattu par les Tamouls et deux bombes ont explosé dans le district de Vavuniya (nord-est du pays), blessant 6 personnes.

 

Les Tigres Tamouls, regroupés sous le LTTE (Tigres de libération de l’Eelam tamoul), se sont soulevés en 1972 et mènent depuis une lutte armée afin d’obtenir l’autonomie du nord-est de l’île, majoritairement peuplée de tamouls. Depuis 1983, le LTTE qui regroupent des gens de confession tamouls et hindous, réclament au gouvernement de Colombo, essentiellement
cinghalais et bouddhiste, la création d’un Etat indépendant dans le nord-est de l’île. En 30 ans, ce sont 60 000 personnes, militaires et civils, qui ont péri dans cette guerre. Un cessez-le-feu avait pourtant été signé en 2002 mais il n’a pas été respecté. Erik Solheim, le médiateur norvégien, a réaffirmé que son pays continuerait son travail de médiation, entamé il y a 7 ans, jusqu’à ce que le paix revienne. Regrettant les déplacements massifs de population (environ 200 000 civils depuis février), il a rappelé qu’une aide financière extérieure dépend de la
fin des combats. De leur côté, les Tamouls comptent sur la pression internationale pour parvenir à un règlement du conflit. Le leader du LTTE, S. P Thamilselvan a ainsi déclaré : « Si la communauté internationale échoue à faire pression sur le gouvernement pour mettre en œuvre le cessez-le-feu alors le pays sombrera dans une vraie guerre ».

 

Les négociations au point mort

A Genève, les deux délégations vont donc tenter de se mettre d’accord sur un processus de paix, le tout sous la médiation norvégienne. Le gouvernement a envoyé 8 de ses membres dont le ministre de la santé Nimal Siripala de Silva, qui a échappé à un attentat de la LTTE en 1996,  tandis que les rebelles tamouls ont délégué 14 personnes pour défendre leur cause dont leur leader S. P. Thamilselvan. Dans l’état actuel des choses, les diplomates suivant le dossier estiment que si cette négociation aboutit sur la promesse de se revoir d’ici la fin de l’année sera déjà une belle victoire. Pour cette nouvelle ronde, aucun ordre du jour n’a été fixé. En effet, les deux délégations se sont rencontrées la veille pour un déjeuner et n’ont pas réussi à s’accorder sur le programme des négociations. Les tamouls souhaitaient débuter sur les questions humanitaires, en particulier la réouverture de la principale route permettant d’accéder à la péninsule de Jaffna, coupée en août par les combats. Ce quasi-blocus menace en effet un demi-millions de personnes qui voient leurs réserves en vivres diminuer de façon significative. Le gouvernement, de son côté, préfère entamer les discussions sur le volet politique. Or les discussions sur un éventuel partage de l’île entre les deux camps sont des impasses depuis plusieurs années, déjà. En juin, les deux parties devaient se rencontrer à Oslo mais les Tamouls avaient refusé, estimant que la délégation gouvernementale n’était pas de rang assez élevée, d’où la présence cette fois-ci de quatre Ministres.

 

Du côté de la médiation, Suisse et Norvège tentent de tirer la couverture à elles. En effet, les deux Etats sont les champions de la diplomatie, se proposant pour arbitrer tous les conflits. Ainsi, alors que la Norvège se charge du dossier sri lankais depuis 7 ans, la Suisse s’invite dans la discussion, organisant chez elle cette nouvelle rencontre. D’ailleurs, l’ambassadrice suisse Heidi Tagliavini n’a pas hésité à rappeler aux deux camps l’obligation de respecter le droit international humanitaire. «  En tant que dépositaire des Conventions
de Genève, la Suisse ne peut pas échapper à ses responsabilités de rappeler aux parties en conflit leur obligation de respecter le droit international humanitaire, en particulier de protéger les civils. ». Si la Norvège est le médiateur officiel de ce conflit, la Suisse multiplie les déclarations à destination du Sri Lanka afin de ne pas se faire oublier. Le pays helvétique déclare qu’il est prêt à répondre à toutes les sollicitations des belligérants si ça permet d’arriver à un accord de paix. Ainsi, Suisse et Norvège se retrouvent souvent sur les mêmes dossiers,
comme pour le conflit israélo-palestinien ou en Colombie. Ceci étant, ces deux pays ne sont pas les seuls à espérer la paix au Sri Lanka : les Etats-Unis, le Japon et l’Union Européenne essaient également de favoriser un processus de paix entre les deux parties. Sans succès jusque là.

Je suis journaliste et je t’’emmerde

Depuis quelques temps, les commentateurs en désaccord avec moi me sortent l’argument ultime, ils m’attaquent sur ma profession. Je ne suis pas d’accord avec eux, c’est donc que je suis une mauvaise journaliste. J’ose émettre une opinion sans avoir fait 10h de recherche documentaire ? Je suis donc une mauvaise journaliste. Et bien première nouvelle les enfants : ici, ce n’est pas la journaliste qui s’exprime mais la femme qui, comme vous, a des opinions.

femme-journaliste

Là, il est quasiment 1h du matin, j’écris cet article en speed avant d’aller au lit. Les autres soirs, c’est pareil voire plus tard. J’écris d’une traite, en 30 mn chrono, je dis ce que j’ai sur le cœur comme n’importe quel blog intime, des trucs que j’ai pensé dans la journée, des situations que j’ai observées, tout ça, tout ça. Donc effectivement, pour écrire sur ce blog, je ne fais pas 3h de recherche documentaire. Au plus, je vais vérifier un nom sur wikipedia si j’ai un doute où j’avoue carrément que je sais plus parce que j’ai pas envie de chercher. Je fais déjà l’effort de faire un article par jour, ce blog est un loisir, pas un taff donc ça va aller. Bref, je suis sur ce blog comme je serais dans un café face à vous, pendant une conversation anodine. Quoi que des fois, j’ai pas le temps de développer un argument parce qu’après, on dit que mes articles sont trop longs (5 mn de lecture, c’est déjà trop apparemment, pour certains). Alors évidemment, ça me saoule quand on m’attaque sur ma profession sur ce blog où je n’expose rien de ce que j’écris pour le taff. Ca me saoule que dès que je suis pas d’accord avec quelqu’un, on me critique sur mon boulot. Mais bon, je me leurre pas, je serais prof, les mêmes personnes me balanceraient sans doute qu’ils plaignent mes élèves, si j’étais femme de ménage, qu’ils me confieraient pas leur chemise à repasser, etc.

 

Alors, oui, je suis journaliste mais je suis aussi citoyenne, personne normale qui lit des livres et des magazines, regarde la télé, écoute la radio, sort, voit du monde et, forcément, a des avis. Comme tout le monde. Je suis exaspérée quand on me balance dans la gueule un « en tant que journaliste, je suis étonné que tu regardes pas tout sur un sujet avant d’émettre un avis ! ». Ah parce que vous le faites, vous ? Je devrais me taper la Bible, le Coran et la Torah avant de choisir ma religion ? Et encore, même pas, en ne me penchant que sur les religions monothéistes, je fais de la discrimination, là, attention ! J’ai des avis comme vous et je vois pas pourquoi je devrais respecter les vôtres quand vous ne respectez pas les miens. Débattre, ce n’est pas chercher à convaincre à tout prix en attaquant bassement la personne quand elle ne se laisse pas convaincre. Mes journées ne font que 24h, comme les vôtres, je passe une grande partie de mon temps à balancer des CVs et écrire. J’ai aussi une vie sociale et j’en ai besoin parce que rester chez moi toute la journée à candidater, ça vous mine vite une Nina. Le soir, j’aime tricoter devant la télé, ça me détend, j’aime lire, aussi. Donc je vois pas pourquoi en plus de tout ça, je devrais me taper des recherches documentaires dès que j’avance un avis. Ici, je ne fais ni une thèse ni un article journalistique, je partage juste une vision personnelle du monde. C’est pour ça que ce blog est classé en journal intime, d’ailleurs. Qu’on ne soit pas d’accord sur tout, ok, mais vous ne connaissez pas donc calmez vos ardeurs sur les jugements personnels. Je peux avoir des échanges parfois houleux (c’est un peu le problème de l’écrit, les commentaires sont courts) mais ce n’est pas pour autant que je suis fâchée. Lil et moi n’étions pas d’accord dimanche, ça ne nous a pas empêché de boire un verre ensemble hier (y avait Summer aussi !), sans tension aucune. Parce que l’une comme l’autre comprenons la limite d’un débat en comm.

 

Aujourd’hui, il y a des choses que je n’ose plus dire sur ce blog. Je ne partage plus ma tristesse car je sais que ça ferait plaisir à certains qui me lisent et n’attendent qu’une chose : que je me plante. Y a qu’à voir les comms sympas d’anonymes que je me prends parfois. Oui, je sais, c’est le jeu, je suis pas la seule à m’en prendre dans les dents, bien sûr, je ne dis pas le contraire. Mais quand je lis que Loïc Le Meur ferme ses comms à force de se faire insulter, je me dis que trop de gens se servent des blogs pour se défouler sur des inconnus. Le Meur, on aime ou pas mais si on aime pas, je vois pas bien l’intérêt de l’insulter. C’est tellement plus facile de se défouler derrière un écran ! Si vous voulez vous défouler, achetez un punchin’ ball, y en a même pour les bureaux. Des fois, je suis tentée de modérer les comms puisqu’après tout, c’est quand même mon espace ici et je peux tout à fait décider qui est le bienvenu et qui ne l’est pas. Je n’ai pas envie de le faire, ne serait-ce que pour permettre aux gens de se parler s’ils en ressentent le besoin. Et comme je suis pas là tout le temps, je peux pas les valider en temps réel. Je n’ai pas envie d’établir une dictature, de virer les comms qui me dérangent (sauf très rares exceptions). Mais c’est clair qu’à partir de maintenant, je me ferai plus chier à répondre à ceux qui me balancent dans la tête que je suis une mauvaise journaliste, juste parce que je suis pas d’accord avec eux et que je me laisse pas convaincre.

Et pour être méchante, je vous mets un article journalistique que j’ai écrit pour un webzine mais que j’ai jamais envoyé donc pas publié (pas la peine de le chercher sur le net, quoi).