L’autre jour, en lisant l’article de Virgo sur Jennifer Aniston et un autre sur la même demoiselle sur le club Sex and the city, j’ai eu une révélation : la presse people, dans son traitement de « l’actualité » en dit parfois long sur nous, plus qu’on ne croit, en tout cas.

Depuis que je pige chez Closer, je reçois donc le magazine à la maison et je le lis (surtout dans le bain). Bon, des fois, je me moque un peu, surtout samedi où j’ai bien ri quand j’ai lu qu’Angie était traumatisée car Romain l’avait violenté, il l’avait poussée très fort, tellement qu’elle en a, je cite, « perdu ses extensions ». Oui, j’ai des fois un humour particulier. Mais merde, quel drame, elle a perdu ses extensions ! Mais c’est pas d’Angie dont je veux vous parler, c’est du sempiternel trio amoureux Jennifer Aniston – Brad Pitt – Angelina Jolie. Je résume les épisodes précédents : Jennifer, la gentille Rachel de Friends, arrive à choper le bellissime Brad Pitt (alors que Courtney Cox qui est un peu la plus canon du show serre David Arquette, y a comme un illogisme). Donc on s’identifie toutes à elle. Sauf que la supra garce Angelina Jolie le vole et là, bouh, c’est une honte ! On se sent un peu comme au lycée quand le beau gosse ultime daignait nous regarder pour finalement finir avec la bonnasse de service dont il se murmurait qu’elle pratiquait des choses sales dans les
toilettes.

Du coup, depuis 5 ans, on nous annonce tous les 4 matins qu’Angelina Jolie et Brad, c’est fini, que celui-ci est resté très proche de Jennifer, on se réjouit que Jennifer ait été trop canon et trop parfaite lors des oscars alors qu’elle avait son ex et sa pouffe juste sous son nez… Bref, il y a comme un parti pris évident pour Jennifer Aniston parce que elle, c’est nous. Et c’est là que je prends toute la mesure du pourquoi du comment de la presse people. En fait, la presse people, ce sont les cancans du lycée quand il y avait deux clans : les populaires et les autres. Donc people = populaires et les autres = le reste du monde (dont toi et moi). Et dans les people comme dans les populaires, on a quelques figures sympas, des « comme nous », des qui pourraient nous faire croire qu’on peut arriver au Panthéon comme eux. Surtout que Jennifer, jeune, elle était grosse. Elle faisait un 40 quoi. Elle s’est aussi fait refaire le nez mais pas trop, ça va. Elle reste une girl next door alors on
lui pardonne de tricher un peu.

Et puis il y a ceux qu’on déteste comme Angelina Jolie, donc, qui passe toujours pour l’hystérique, mère abusive ou mère absente, folle, épouse étouffante de Bradou (même si en fait, ils sont pas mariés). Certainement parce que c’est une belle femme et qu’on peut pas lutter, que son mariage avec Brad ne fait pas rêver parce qu’on ne peut pas s’identifier. Contrairement à Vanessa Paradis, par exemple, imparfaite mais surtout française qui a un peu chopé le beau gosse ultime qui nous a tant fait rêvé durant notre jeune adolescence (oui, j’étais amoureuse de Johnny Depp dans 21 Jump Street comme j’étais amoureuse d’Alex Dimitriade dans Hartley Cœurs à vif, je me demande d’ailleurs si ça vient pas de là mon affection pour les mecs qui louchent). Bon ceci étant, j’aimerais être imparfaite comme Vanessa Paradis… Mais voilà, force est de constater que plus une people est canon, plus on va rire de sa cellulite. Par exemple Demi Moore qui a l’outrecuidance de se taper notre fantasme d’adolescence Ashton Kutcher (enfin, moi, j’étais plus très adolescente quand ils ont diffusé that 70 show) ou pire, Madonna qui se tape une bonnasse de 24 ans. Alors elles, dès qu’on peut mettre une photo où elles sont moches et se moquer très fort, on y va. Et vas-y que Madonna est une tarée, control freak à mort, trop vieille sous ses liftings, elle chante en playback…

C’est moche hein ? Mais j’avoue que globalement, ça me fait plutôt rire. Surtout les drames humains impliquant la perte d’extensions.